dimanche 8 septembre 2013

L'université de Cambridge permet des jupes pour les hommes

L’université de Cambridge va mettre en place un code vestimentaire neutre pour sa cérémonie de remise de diplôme. Pantalon pour les femmes ou jupes pour les hommes, les étudiants seront désormais libres de porter les vêtements de leur choix.

Cette décision est le fruit d’une intense campagne menée par les associations LGBTQQ2SA (lesbien, gay, bisexuel, transsexuel, allosexuel, en questionnement, bispirituel et alliés) de Cambridge.

En modifiant son code vestimentaire, Cambridge s’aligne sur son éternelle rivale, Oxford. Selon le nouveau règlement adopté en 2012 ,les étudiants ne sont plus contraints de porter des vêtements spécifiques à leur sexe, à la demande des associations LGBT qui estimaient ces anciennes lois, « injustes pour les élèves [dits] transgenres ».

Voir aussi

Le Québec « en avance » dans la formation des enseignants à la lutte contre l'hétérosexisme

L'université Stanford nomme un aumônier auprès des athées








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Australie — Conservateurs promettent congés de maternité de six mois, fin taxe carbone et immigration restrictive

L'opposition conservatrice menée par Tony Abbott a remporté de manière décisive les élections qui se déroulaient samedi, en Australie.

M. Abbott, qui dirige le Parti libéral australien, succédera donc au travailliste Kevin Rudd à la tête du pays.

Tony Abbott a donc réussi à amener le Parti libéral au pouvoir trois ans après en être devenu chef. Il avait d'ailleurs perdu de justesse lors des élections de juin 2010, forçant la formation d'un gouvernement minoritaire.

Réputé pour son franc-parler, le nouveau premier ministre avait accédé à la tête de son parti au grand étonnement de la classe médiatique. Les travaillistes (gauche) le considéraient « inéligible ».

Il est fortement opposé à l'avortement et au mariage entre personnes du même sexe, alors que ce dernier sujet semble être devenu la nouvelle marotte du Parti travailliste après le rejet par la population de sa politique d'imposition des émissions de carbone.

Son programme, qui se veut pro-entreprises, prévoit l'annulation de la taxe carbone imposée aux grands groupes polluants et mise en place sous les travaillistes. Les libéraux promettent également la mise en place d'une politique très restrictive pour les immigrants illégaux qui arrivent en bateau sur les plages australiennes et six mois de congés payés pour les jeunes mères.



L'Australie élit un dirigeant conservateur... par afp













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France — Relativisme en cours d'« éducation civique »

 Dix questions portant sur le cours, classe de 5e (secondaire II), programme officiel français (éditions Hatier). Les instituts Marie-de-France et Stanislas à Montréal enseignent ce programme.


Passez l'épreuve (ne fonctionnera peut-être pas si vous avez un bloqueur de fenêtres surgissantes).

Site général de l'éditeur.





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vendredi 6 septembre 2013

Québec — garderies privées poussées à la faillite par la concurrence déloyale de l'État


Le taux d’occupation dans les garderies privées non subventionnées aurait chuté sous 50 %.

Plusieurs garderies privées non subventionnées sont au bord du gouffre, faute d’enfants. Elles accusent Québec de les conduire à la faillite et réclament un moratoire pour freiner l’octroi de nouveaux permis.

Forte croissance des garderies privées favorisée par l'État

Le gouvernement a un double discours, déplorent-elles, puisqu’il boude leurs installations (en refusant de les convertir en garderies subventionnées par l'État) tout en favorisant leur croissance exponentielle. Leur nombre a quadruplé en quatre ans et la tendance s’est poursuivie dans les derniers mois.

Soixante-quatre nouvelles garderies non subventionnées (pour un total de 796) ont ouvert leurs portes entre le 1er avril et le 31 juillet, inondant le marché de 3677 places supplémentaires, soit 97 % de toutes les nouvelles places en garderies créées dans les quatre derniers mois.

La ministre de la Famille, Nicole Léger, rappelons-le, a interdit aux garderies non subventionnées de participer à l’appel d’offres pour les 15 000 nouvelles places dites à 7 $ (en réalité près de 60 $ par jour pour le contribuable). Déjà fortement ébranlées par ce refus, elles doivent maintenant composer avec un nombre croissant de concurrents.



Le Journal de Montréal a discuté avec une quinzaine de propriétaires de garderies dans une situation précaire à Québec, Montréal, Laval, en Montérégie, dans Lanaudière et les Laurentides. L’une d’elles, à Laval, a déclaré faillite à la mi-août, même si elle disposait d’installations « cinq étoiles » selon le gestionnaire qui préfère taire son nom. «La concurrence nous a tués. »

Le phénomène est «répandu» selon la Coalition des garderies privées non subventionnées, qui avait sonné l’alarme au printemps. La situation s’est détériorée cet été. Le taux d’occupation de ses membres (qui facturent entre 35 $ et 45 $ par jour par enfant) aurait chuté sous la barre de 50 %.

Pléthore de places ?

« Je reçois des appels tous les jours. Les parents, évidemment, privilégient les places à 7 $. Mais il y a même des garderies à 7  $ et des CPE qui s’affichent en ce moment parce qu’ils manquent d’enfants, je n’ai jamais vu ça en 15 ans», a commenté Marie-Claude Collin au Journal de Montréal. « Ça fait un an qu’on leur dit d’arrêter d’émettre des permis et de décréter un moratoire. La ministre veut 250 000 places subventionnées pour compléter son réseau à 7 $, mais on est rendu à 262 000 places au total. Il y a peut-être une pénurie de places à 7 $, mais il n’y a plus de pénurie de places.»




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jeudi 5 septembre 2013

Essor des écoles indépendantes et du chèque scolaire au Royaume Uni


Les vertus chevaleresques enseignées à l’école primaire ? C’est ce que propose James O’Shaughnessy, co-auteur du programme électoral des conservateurs en 2007 et responsable de la mise en place du programme de la coalition gouvernementale en 2010 et en 2011. L’ancien conseiller de David Cameron prévoit ainsi d’ouvrir une trentaine d’écoles primaires dans le sud de l’Angleterre où l’enseignement de qualités telles que le courage, la persévérance et l’altruisme sera inclus à part entière dans le programme…


Depuis le lancement par le ministère de l’Éducation britannique des premières « écoles libres » (free schools) en septembre 2011, ce type de méthodes expérimentales s’est multiplié. Cette réforme éducative majeure, l’un des éléments-clés du programme de « grande société » promus par les conservateurs, permet à des individus, tels que des groupes de parents d’élèves, des compagnies privées et des associations caritatives ou religieuses, d’établir des écoles primaires ou secondaires financées directement par le gouvernement, mais gérées de façon autonome par leurs fondateurs.

Si ces écoles doivent adhérer aux programmes et examens communs, elles ont par contre beaucoup d’indépendance en termes d’organisation horaire, de choix éducatifs et de recrutement des enseignants comme des élèves. Abondamment critiquée par les syndicats d’enseignants et par les conseils municipaux, qui avaient jusque-là le monopole de la gestion des écoles, cette réforme est cependant très bien accueillie par une majorité de parents. Vingt-quatre écoles libres avaient ainsi ouvert en 2011, soixante-douze en 2012, et plus de cent nouvelles écoles ouvriront cette semaine.

Source

Voir aussi

Royaume-Uni — Des réformes de l’Éducation efficaces ?

Angleterre — Écoles libres : la libéralisation de l’Éducation ?

Les Québécois veulent des bons d’étude et que le cours ECR soit optionnel ou aboli

Comment concilier financement juste et recherche de l'amélioration des écoles




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mardi 3 septembre 2013

Mathieu Bock-Côté sur l'éducation, le cours d'histoire et la Charte des valeurs québécoises


Gilles Parent de la radio FM 93 recevait Mathieu Bock-Côté, chroniqueur au Journal de Québec et chargé de cours à l'Université de Sherbrooke, pour discuter de l'éducation, de Pauline Marois, du cours d'histoire nationale et de la Charte des valeurs québécoises.

Écoutez :

http://www.fm93.com/audioplayer.php?mp3=188810




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Le Combat des chrétiens du Levant



Le Combat des chrétiens du Levant, un documentaire de Marc Wattrelot.


Voir aussi extraits d'un manuel approuvé par le Monopole de l'Éducation du Québec

Manuel d'histoire (1) — chrétiens intolérants, Saint-Louis précurseur des nazis, pas de critique de l'islam tolérant pour sa part

Manuel d'histoire (2) — Chrétiens tuent les hérétiques, musulmans apportent culture raffinée, pacifique et prospère en Espagne

Le ministère français n'approuve pas les manuels. « Seul le régime de Vichy s’est permis cela. » (Non, le Québec aussi se le permet.)

Conférence du « politburo » du Monopole de l'Éducation du Québec




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Débat avec Yves Boisvert et Mathieu Bock-Côté : Renforcement des cours d'histoire


Débat avec Yves Boisvert et Mathieu Bock-Côté : Renforcement des cours d'histoire.

Écoutez

Yves Boisvert a raison qu'il y a plus d'histoire qu'avant, mais nous ne partageons pas son avis que ce programme est bon ou que les manuels sont bien faits.

Voir aussi

Le programme Histoire et éducation à la citoyenneté, un échec ?

Études sur la réforme pédagogique : « plus de mal que de bien », portrait sombre

Québec — Le peu de place consacrée à l'Europe dans les programmes d'histoire

L'historien Ch.-Ph. Courtois critique sévèrement le nouveau programme d’histoire au secondaire

Manuel d'histoire (1) — chrétiens intolérants, Saint-Louis précurseur des nazis, pas de critique de l'islam tolérant pour sa part

Manuel d'histoire (2) — Chrétiens tuent les hérétiques, musulmans apportent culture raffinée, pacifique et prospère en Espagne

« Nos ancêtres, les Amérindiens »

Dumont et Bock-Côté sur le cours d'histoire au cégep




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lundi 2 septembre 2013

Dumont et Bock-Côté sur le cours d'histoire au cégep



Le gouvernement du Parti québécois impose un cours obligatoire sur l'histoire nationale du Québec contemporain au collégial (deux dernières années du lycée en France) dès l'automne 2014. Il lance en outre une consultation en vue d'une réforme des programmes d'enseignement de l'histoire du Québec au primaire et au secondaire.

La ministre de l'Éducation, Marie Malavoy, et le ministre de l'Enseignement supérieur, Pierre Duchesne, en ont fait l'annonce lundi après-midi, à Montréal.

Le gouvernement dit répondre ainsi aux préoccupations d'une majorité de Québécois qui se disent insatisfaits de l'enseignement de l'histoire nationale. La ministre Malavoy se défend par ailleurs de vouloir politiser l'enseignement de l'histoire.

Programmes revus au primaire et au secondaire

Pour ce qui est de la refonte des programmes au primaire et au secondaire, les consultations seront lancées cet automne et un rapport sera remis en décembre. On y entendra notamment les professeurs et autres professionnels du milieu de l'enseignement de l'histoire.

Le sociologue Jacques Beauchemin, qui est aussi sous-ministre associé au ministère de l'Immigration et des Communautés culturelles, ainsi que Nadia Fahmy-Eid, professeure d'histoire à l'Université du Québec à Montréal, mèneront ces consultations.

« Le mandat est de consulter les groupes et les individus. Parallèlement, une section web sur le site du ministère de l'Éducation permettra aux gens de donner leur avis, qui sera pris en considération », a dit la ministre Malavoy.

Dès janvier, le ministère de l'Éducation refondera les programmes sur la base de cette consultation. Des projets pilotes permettront à l'automne 2014 de mettre en application une partie des orientations.

« C'est donc une refonte des programmes d'enseignement de l'histoire. C'est une démarche rigoureuse, claire, transparente, et, nous le souhaitons, rassembleuse. Nous aurons à travers cette démarche un regain de fierté », a ajouté Mme Malavoy.

Voir aussi

Le programme Histoire et éducation à la citoyenneté, un échec ?

Études sur la réforme pédagogique : « plus de mal que de bien », portrait sombre

Matthieu Bock-Côté : Pour l'histoire du Québec

L’histoire du Québec n’a pas assez de place dans l’enseignement et la recherche universitaires

Cours d'histoire au Québec — Une enquête plaide pour un retour de la dimension politique et nationale

Histoire — De Gaulle et son « Vivre le Québec libre ! »

Québec — Le peu de place consacrée à l'Europe dans les programmes d'histoire

L'historien Ch.-Ph. Courtois critique sévèrement le nouveau programme d’histoire au secondaire

Manuel d'histoire (1) — chrétiens intolérants, Saint-Louis précurseur des nazis, pas de critique de l'islam tolérant pour sa part

Manuel d'histoire (2) — Chrétiens tuent les hérétiques, musulmans apportent culture raffinée, pacifique et prospère en Espagne

« Notre » patrimoine religieux autochtone

« Nos ancêtres, les Amérindiens »

Proportion des pages consacrées aux différentes cultures religieuses dans deux manuels d'ECR du 1er cycle primaire

ECR — Au royaume de la confusion

ECR — obsession pour les amérindiens écologistes



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dimanche 1 septembre 2013

Police allemande enlève les enfants d'une famille instruits à la maison

Jeudi, 8 heures du matin. Les Wunderlich, Dirk et Petra et leurs quatre enfants, entament leur journée d’école à domicile. Tout semble calme autour de leur maison dans les environs de Darmstadt. Quand, soudain, la sonnette retentit. À travers la fenêtre, le père de famille voit une véritable armée investir la paisible demeure. Une vingtaine de personnes : travailleurs sociaux, officiers de police et même des agents spéciaux armés. À travers la porte, on lui signifie qu’on veut lui parler. Dirk essaie de poser une question, mais en quelques secondes trois policiers s’approchent avec un bélier pour défoncer la porte. Il obtempère.

Brusquement, les policiers poussent Dirk Wunderlich dans un fauteuil et l’immobilisent. Les forces de l’ordre sont là pour embarquer les enfants. Elles empêchent les parents de passer tout appel téléphonique.

Selon le témoignage de M. Wunderlich, « C’était chaotique, car ils m’ont dit qu’ils avaient l’ordre d’emmener les enfants. Dès que je bougeais, les policiers me saisissaient, comme si j’étais un terroriste. On ne peut pas imaginer qu’une telle chose se produise dans notre calme et paisible village. On aurait dit une scène d’un film de science-fiction. Nos voisins et les enfants ont été traumatisés par cette invasion. »

Le tort, le seul tort des Wunderlich ? Celui de vouloir instruire leurs enfants à la maison : c’est interdit en Allemagne et même la Cour européenne des droits de l’homme – surtout elle – reconnaît le droit des États signataires de la Convention d’organiser comme ils l’entendent l’obligation d’instruction, pour assurer l’intégration au sein de la communauté et la mixité sociale de tous les enfants. Ces mêmes objectifs furent utilisés sous le régime nazi qui, lui aussi, interdisait l’instruction à domicile.

À cette aune les Wunderlich sont de dangereux malfaiteurs et ils ont été traités comme tels. Dirk montre-t-il le moindre signe de vouloir bouger ? Les agents spéciaux sont là pour le saisir de force.

Les quatre enfants, âgés de 7 à 14 ans, ont donc été emmenés sans ménagements, sans même que leur mère ne puisse les embrasser : « C’est trop tard maintenant », lui lance un agent spécial en l’écartant violemment. L’aînée, Machsejah, est embarquée, flanquée de deux volumineux policiers.

Les voisins, témoins de la scène, pleurent.

La famille Wunderlich en 2012 avec au centre Mike Farris,
président et fondateur de la HSLDA

Aussitôt les enfants emmenés – ravis – par les agents de l’État, les parents Wunderlich ont été convoqués par la direction des services sociaux. Ils s’y sont rendus, accompagnés de leur avocat Andreas Vogt qui a sauté dans le premier train pour pouvoir venir les conseiller. Ils ont évidemment contesté l’opération de force par laquelle leurs enfants leur ont été enlevés. Réponse : il va falloir attendre que le juge rentre de ses vacances. Comme on pouvait s’y attendre, et comme l’a précisé Me Vogt à la Home School Legal Defense Association (HSLDA), les autorités n’ont fait preuve d’aucune empathie envers les Wunderlich.

La HSDLA a eu accès à l’ordonnance judiciaire du 28 août, signée par le juge Koenig de Darmstadt, qui a autorisé l’emploi de la force pour « saisir » les enfants : il n’y est question que du fait que les Wunderlich continuent de les scolariser à la maison, aucune allégation de mauvais traitements ou d’autres manquements n’y figure. Pas même une accusation d’instruction insuffisante.

Pire, l’ordonnance précisait que l’utilisation de la force à l’encontre des enfants, si nécessaire, était autorisée, au motif que les enfants avaient « adopté l’opinion de leurs parents » quant à l’instruction à domicile et qu’il fallait s’attendre à ce qu’il n’y ait « aucune coopération » de la part des parents comme des enfants.

Michael Farris, président de HSLDA, a dénoncé l’opération en affirmant que « l’Allemagne a brutalement violé les droits de cette famille ». « Ce dernier épisode, le rapt de quatre beaux enfants innocents, est un acte abominable de la part d’un État voyou. » Et de souligner qu’une telle opération contrevient directement aux droits fondamentaux de l’homme : « L’Allemagne a ratifié de nombreux traités de sauvegarde des droits de l’homme qui reconnaissent le droit des parents de donner une éducation conforme à leurs convictions religieuses. L’Allemagne n’a tout simplement pas respecté ses obligations en vertu de ces traités ou comme démocratie libérale. »

Ces appels à la décence et au respect de traités garantissant les droits des parents a quelque chose de touchant et de naïf : la liberté scolaire et religieuse au Canada et au Québec, notamment, n’a jamais été aussi empiétée par l’État que depuis l’adoption de chartes qui prétendent solennellement les défendre. (cf. affaires Lavallée et Whatcott). Mais, il semble bien que les parents aient bien peu d’autres recours (si l’on exclut l’exil) que de s’appuyer sur le droit, d’autant plus celui-ci donne plutôt raison aux familles qui choisissent la scolarisation à domicile.

Petra, son épouse, s’est dite « atterrée » par la descente des forces de l’ordre et la saisie de ses enfants : « Nous sommes vidés. Nous avons besoin d’aide. Nous nous battons, mais nous avons besoin d’aide. »

Les Wunderlich ont derrière eux un parcours semé d’embûches. Pour fuir l’interdiction de l’école à la maison dans leur pays, ils ont tenté de s’établir dans d’autres pays de l’Union européenne, mais les difficultés matérielles – Dirk Wunderlich n’ayant pas réussi à trouver du travail notamment à cause de la langue – les a contraints à retourner en Allemagne. Dès leur arrivée l’an dernier, les passeports des enfants furent saisis pour empêcher toute nouvelle tentative de « fuite ». À l'automne 2012, Dirk et Petra Wunderlich ont perdu la garde légale de leurs enfants parce qu’ils les éduquaient à la maison. Le 22 novembre 2012, la famille Wunderlich avait reçu la visite de deux travailleuses sociales qui avaient prévu d’emmener les enfants de la famille à l'école pour les évaluer afin de les placer dans une classe correspondant à leur niveau. Lorsque les travailleuses sociales ont demandé aux enfants de les « suivre », les enfants ont refusé. C'est à cette occasion que les travailleuses sociales avaient déclaré « Accompagnez-nous maintenant de gré ou plus tard de force ». Ces menaces ne sont pas restées vaines.


Écrire à l'ambassade d'Allemagne

Au Canada :

L'Ambassade de la République fédérale d'Allemagne
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SUCC. A
Ottawa (Ontario)
K1N 8V4

Télécopieur: +1 613 594 9330

En France :

Ambassade de la République fédérale d’Allemagne,
13-15, avenue Franklin D. Roosevelt,
75008 Paris.
Télécopieur: +33 (0)1 53 83 45 02

En Belgique :

Ambassade de la République fédérale d'Allemagne
Rue J. de Lalaing, 8 - 14
1040 Bruxelles
Télécopieur: 02/787.28.00

Sources: DailyMail et HSLDA.


Voir aussi

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Parents allemands demandent l’asile au Canada.





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