mercredi 6 mars 2013

Tribunaux suprémacistes (arrêt Whatcott, suite)

Bénéficiant d'un exorbitant pouvoir pour un pays qui se dit libre,
 on comprend que ces avocats soient de bonne humeur.
Pour le chroniqueur canadien Mark Steyn, il ne fait aucun doute que la décision de la Cour du suprême du Canada la semaine passée (voir notre dossier) est un sérieux revers pour les partisans de la liberté d’expression.

L’intimé, William Whatcott, n'est pas très favorable envers les partisans de l’homosexualité. Si l’on est d’une autre persuasion, on peut facilement être offusqué par les remarques désobligeantes et crues de Whatcott. Mais, pour l’auteur à succès Mark Steyn, il est tout à fait déraisonnable de  criminaliser ces propos.

Bruce Bawer, qui fait partie du groupe protégé par la Loi au nom de laquelle les juristes outaouais ont dit agir, affirme clairement que ces juges peuvent prendre leur finement équilibré, raisonné et nuancé jugement et « se l'enfoncer » :
Ne me faites pas de faveurs. Je me sens beaucoup moins menacé par des gens de l’acabit de Whatcott que par les tribunaux qui croient avoir le droit de resteindre les libertés d'un peuple libre, d’une façon aussi arrogante. Ces magistrats ne semblent pas comprendre – ou ne pas vouloir comprendre – que si l’on veut vivre dans une société vraiment libre, on doit être prêt à côtoyer des concitoyens qui vous considèrent comme une abomination et qui se sentent obligés de crier leurs opinions sur tous les toits.
Mark Steyn partage ce point de vue : Bill Whatcott est bien moins une menace à la liberté que ces six juges. Ce qui est bizarre dans cette histoire, c'est que, partout dans le monde, des peuples qui se disent libres sont ravis de concéder à une haute cour (même à une haute cour aux arguments aussi contradictoires que celle d’Ottawa) un monopole sur toutes les grandes questions de société. Alors même que toutes les autres institutions en Occident – l'Église, la monarchie – ont perdu de leur morgue et de leur autorité, quelques pékins en robes rouges en ont accumulé de plus en plus.

Au sud de la frontière, Paul Mirengoff a écrit un article hier sur ce qu'il appelle « l'empire de la Cour suprême » – c'est-à-dire, l'idée que cinq juges auraient le pouvoir de redéfinir le mariage. En effet, une institution antérieure aux États-Unis de plusieurs millénaires sera définie (ou redéfinie) pour un tiers de milliard d’humains selon l’humeur d’Anthony Kennedy (le juge non marqué politiquement) un beau matin. Cette déférence universelle envers la suprématie de quelques magistrats est curieuse et indigne de la part d'un peuple libre.

Mark Steyn, en tant que « sujet de Sa Majesté au Canada », ne rejette pas tant la décision de la Cour suprême que sa prétention à pouvoir décider quoi que ce soit dans ce domaine. Il conseille à ses compatriotes de faire de même. Si vous rencontrez par hasard « un de ces guignols de juges » lors d'une réception et qu’il veut vous expliquer comme son raisonnement est subtil et nuancé, dites-lui : « Eh bien, tu as droit à ton opinion. Et moi à la mienne. »

Voir aussi


Cour suprême — « toutes les déclarations véridiques » ne doivent pas « être à l’abri de toute restriction » (bref, on peut censurer la vérité au Canada).

Arrêt Whatcott : la Bible pas « haineuse », mais le juge Rothstein a-t-il tout lu ?





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mardi 5 mars 2013

Apprendre à écrire à la main ne sera plus obligatoire dans les écoles de 45 États américains

L'apprentissage de l'écriture à l'école ne sera peut-être plus qu'un lointain souvenir, prévient la journaliste Émilie Lanez dans l'édition du Point de la semaine passée.

À l’heure où nous envoyons des courriels, des textos ou nous clavardons au détriment de belles lettres manuscrites, est-il toujours légitime d’apprendre à écrire de sa main à l’école  ? La question peut surprendre.

Pourtant aux États-Unis, elle a déjà été tranchée : d’ici 2014, l’écriture manuscrite sera un enseignement optionnel dans 45 États américains. À la place, on privilégiera l’apprentissage de … Word.

Après tout, en Grande-Bretagne d’après un sondage, 40 % des citoyens déclarent n’avoir rien écrit à la main depuis 6 mois.

Pour Monica Baerg, 16 ans, élève au lycée d’Arcadia en Californie, écrire en lettres attachées, ça ne sert à rien. Les devoirs sont systématiquement tapés à l’ordinateur. Quand Monica est forcée d’utiliser un stylo, elle écrit en lettres d’imprimerie. « Personne ne nous a jamais forcés à utiliser l’écriture cursive, donc c’était pénible de mémoriser les lettres », raconte cette adolescente… qui a cependant des difficultés à déchiffrer ce que ses parents écrivent.

Savoir écrire à la main, c’est savoir lire

Car comme l’expliquent les chercheurs du CNRS Jean-Luc Velay et Marieke Longchamps, savoir écrire à la main, c’est savoir lire.

Tous deux ont étudié la lecture par imagerie cérébrale. « Quand l’œil lit, le cerveau écrit à la main. Lire, c’est écrire », expliquent-ils. Quand on lit, plusieurs zones du cerveau simulent l’acte d’écriture manuscrite. Lorsqu’on écrit à l’aide d’un clavier, c’est différent  : quelle que soit la lettre choisie, le geste est identique : frapper une touche.

Écrire à la main aide à exprimer ses émotions

En outre, une écriture manuelle reste très personnelle, et permet de retranscrire ses émotions, note Jacques Gilbert, maître de conférence en littérature à l’université de Nantes, interrogé par Le Point.

« Dans l’écriture manuelle, le corps s’exprime, on voit si le scripteur était en colère, heureux, pressé. Le lecteur peut imaginer la personne et reconnaître dans sa graphie manuscrite dans quel contexte émotionnel elle a été produite. L’écriture sur écran renvoie une image distante.&nbsp:»

Mais taper sur un clavier « libérerait » notre écriture

Pour d’autres, taper sur une machine à écrire puis sur un clavier aurait une influence bénéfique sur le mode de notre écriture.

 Dans son livre Internet nous rend-il bête ? (Robert Laffont), l’essayiste américain Nicholas Carr raconte l’achat par le philosophe Friedrich Nietzsche d’une machine à écrire  :
« Une fois qu’il eut maîtrisé la frappe, il fut capable d’écrire les yeux fermés, utilisant uniquement le bout de ses doigts. Les mots pouvaient de nouveau couler de son esprit à la page. Mais la machine eut un effet plus subtil sur son travail. Un des amis de Nietzsche, un compositeur, remarqua un changement dans son style d’écriture. Sa prose, déjà laconique, devint encore plus concise, plus télégraphique. […] ‘Tu as raison, répondit Nietzsche, nos outils d’écriture participent à l’éclosion de nos pensées” ».

En outre, la facilité d’effacer son texte, de le réécrire, le découper via le traitement de texte informatique permet à un amateur de désinhiber son écriture : « Le couper-coller a libéré le geste d’écrire de l’enjeu de la décision. Avec un clavier, on pense un mot plus gratuitement, plus légèrement », analyse Roland Jouvent, psychiatre et directeur du centre émotion du CNRS.

Quitte à moins réfléchir au mot juste, ou à enrichir son vocabulaire, agrémenter son texte de figures de style   « Les outils de la création de l’esprit se perfectionnent, mais ne se substituent pas au talent  : Léonard de Vinci aurait probablement peint ‘La Joconde’ avec autre chose qu’un pinceau », tempère le psychiatre.

Pour lui, quoiqu’il arrive, les nouvelles générations n’auront plus la patience d’écrire avec de l’encre. « Je crois que, dans vingt ans, un maître d’école ne pourra plus tenir vingt bambins dans sa classe en leur faisant reproduire des pleins et des déliés ».

Mais à six ans (âge d’apprentissage de l’écriture en France), un enfant ne préfère-t-il pas montrer à ses parents les jolies courbes de couleurs écrites de sa main hésitante représentant son prénom, aux caractères universels tapés sur un clavier ?

Notons, toutefois, que si l'écriture cursive ne sera plus obligatoire, elle est encore enseignée dans de nombreux districts scolaires, voir les résultats d'un sondage dans le New Jersey à ce sujet ci-dessous.






Source Le Point du jeudi 21 février 2013.




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Robert Ménard sur l'instinct grégaire bien-pensant des journalistes


Robert Ménard est le fondateur de Reporters sans frontières.






Est-ce que cela peut être vraiment différent au Québec dans un monde des médias encore plus petit que la France ? N'y règnent-ils pas ici aussi au Québec le même panurgisme bien-pensant, la même endogamie et la même cooptation incestueuse ? Quel journaliste professionnel envisage ne plus être invité par Radio-Canada, ne plus écrire dans le Devoir ou la Presse ?

Quel est le dernier journaliste professionnel a avoir dit qu'il trouve l'avortement moralement répréhensible, l'immigration (55.000 personnes par an) nettement trop importante au Québec, le réchauffement climatique un problème mineur qui ne justifie pas des politiques ruineuses, l'homosexualité ou la transsexualité peu désirables, de dire comme Ménard qu'il ne souhaite pas que sa fille soit homosexuelle mais qu'il l'aimerait quand même si elle l'était, peut-être même plus car c'est un fardeau ? Quel journaliste d'un grand média québécois oserait dire que la Grande Noirceur est en partie un mythe, un épouvantail, que l'État-providence crée des problèmes sociaux, déresponsabilise, est intenable ne fût-ce que pour des raisons démographiques ? Que voir deux homosexuels s'embrasser en public est gênant (apparemment 40 % des Québécois le pense) ? Que les chiffres sur la violence conjugale sont tronqués (André Arthur n'a plus de micro) ? Tiens, que le cours ECR n'est pas une bonne chose et qu'il faudrait permettre aux parents de choisir la formation morale de leurs enfants ?

Il ne s'agit pas ici d'apporter des réponses positives aux questions précédentes, mais plutôt de savoir pourquoi les journalistes répondent tous de la même manière, trouvent qu'il n'y a aucune matière à débat. Une question de formation à l'université, puis de pressions conformistes au sein de la profession, de cooptation, d'un manque de courage ?

L'unanimisme règne chez les journalistes québécois autant que ceux de France. Philippe Muray les nommait des Mutins de Panurge, des conformistes qui se rêvent rebelles courageux, qui deviennent vite des Matons de Panurge, des gardiens du temple du correctivisme politique. Souvent de bonne foi, parfois hargneux,  peu courageux, mais toujours formatés à l'identique sur les questions sociales. Ils croient incarner le bien, ceux qui pensent différemment sont nécessairement des salauds rétrogrades. Pourtant l'inculture et leur superficialité des journalistes sont souvent manifestes comme le révèle de l'intérieur Robert Ménard.

Rappelons que l'ombudsman de Radio-Canada, Mme Miville-Deschênes, avait déjà dénoncé en mai 2009 le manque de diversité d'opinions des invités à la SRC.

Pour Robert Ménard, la seule chose qui tuera ce conformisme des journalistes, qui comblera le gouffre qui existe entre leurs valeurs et leurs réflexes et ce que pensent les gens du commun, c'est la confrontation avec le réel, parce que le réel donne tort aux journalistes des grands médias.





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lundi 4 mars 2013

La moitié des centres de la petite enfance en déficit


Un nombre croissant de centres de la petite enfance (CPE) n'arrivent plus à joindre les deux bouts. La moitié d'entre eux seraient en situation de déficit.

La Presse nous apprend que plusieurs CPE sont contraints de réduire leurs services. Certains ont aboli les postes de conseillère pédagogique. D'autres envisagent de réduire leurs heures d'ouverture. Certains ont même changé le menu qu'ils présentent aux enfants. On sert davantage de tofu et de légumineuses et moins de viande, de façon à réduire les frais liés à l'alimentation.

L'Association québécoise des centres de la petite enfance (AQCPE) avait sondé ses membres en 2009-2010 et en 2010-2011. Il y a deux ans, 41 % des CPE étaient en déficit. L'an dernier, ce chiffre avait grimpé à 51 %.

Cette année, les échos des membres laissent croire que «la situation s'est encore détériorée», affirme Xavier de Gaillande, directeur général adjoint.

Les subventions de fonctionnement versées par Québec ne suivent pas la réalité sur le terrain. Qu'il s'agisse des frais liés aux locaux, aux dépenses non salariales ou à la progression salariale des employés, les barèmes n'ont pas été indexés depuis plusieurs années, explique M. de Gaillande.

Rappelons que les coûts liés à ce programme ne font que grimper, mais qu'ils sont un échec sur le plan pédagogique, comportemental et démographique. Quant aux prétendues vertus économiques de cette politique ruineuse elles seront remises sévèrement en cause par plusieurs économistes (ici, ici et ).






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Pas facile de concilier multiculturalisme et lutte contre l'homophobie en classe d'ECR

Lise Ravary raconte cette histoire:
Cette anecdote est arrivée à un membre de ma famille, un jeune de 17 ans qui termine son secondaire. Dans le cours d’Éthique et culture religieuse, le prof parlait d’homophobie, que ce n’était pas acceptable, etc. Un garçon a fait valoir devant tout la classe que chez lui, en Haïti, on coupait la tête des homos et qu’il ne comprenait pas pourquoi ce n’était pas comme ça au Canada.
Je ne sais pas si les gais [homos] haïtiens font face à ce genre d’attaque mais chose certaine, l’homosexualité est illégale dans ce pays. 
Vous savez-vous quoi ? Le prof n’a rien dit ! Il a laissé passer ça comme du beurre dans la poêle.
Ce n'est pas sans rappeler cet autre incident :

[...] Enseignant de philosophie dans les cégeps puis d'histoire et du cours d'Enseignement moral et religieux au secondaire, Jacques Tobin reconnaît d'emblée le potentiel explosif d'un tel cours. La politique, la religion et le sexe, susceptibles de se retrouver dans son contenu, sont trois thèmes qui sèment la chicane au Québec, croit ce médiéviste et théologien de formation. « Il y a des éléments du programme qui sont très chargés émotionnellement et existentiellement », note cet enseignant du cours d'ECR à l'école secondaire Marguerite-De Lajemmerais, une école publique réservée aux filles dans l'est de Montréal.

Aborder les questions des menstruations ou de la séduction devant un auditoire plutôt multiethnique lui a valu des reproches de ses élèves qui l'ont sommé de se mêler de ses affaires. Et M. Tobin a suscité de plus vives réactions encore à la présentation du film C.R.A.Z.Y., de Jean-Marc Vallée, dont il s'est servi pour parler de l'homosexualité et des valeurs du Québec dans les années 60-70-80. « Deux gars qui s'embrassent, c'était pour elles "dégueulasse" », a raconté M. Tobin, en admettant avoir reçu quelques appels téléphoniques de parents.




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dimanche 3 mars 2013

Priorité de l'État : vous devez trouver homosexuels, bisexuels et transsexuels «normaux» !

Ce trois mars 2013, le gouvernement québécois du PQ, par l’entremise du ministre responsable de la lutte contre l'homophobie (oui, oui, c’est une priorité), monsieur Bertrand St-Arnaud, a lancé une première campagne de sensibilisation pour lutter contre « l'homophobie ». Il s’agit d’une campagne de publicité qui présente des transsexuels, des bisexuels, des homosexuels si sympathiques, si gentils, si aimables qui nous côtoieraient.   Un couple d'homosexuels, tout mignon tout plein, s’embrassent tout tendrement. Attention, pas de geste réprobateur instinctif ! Le gouvernement nous apprend d'ailleurs que 40 % des Québécois osent encore dire aux sondeurs qu'ils trouvent gênant de voir deux homosexuels qui s'embrassent en public. Il y avait donc pour le gouvernement « nationaliste » urgence.




« Phobie », médicaliser les différences d'opinion

Notons d’emblée l’emploi du mot homophobie qui s’accorde bien avec l’ambition thérapeutique de l’État mêle-tout : les gens qui n’approuvent pas l’homosexualité comme orientation auraient une « phobie », une peur maladive... Est-ce que les homosexuels qui sont dégoûtés par l’idée d'une liaison hétérosexuelle sont des hétérophobes ? Quelle est cette manie de médicaliser les préférences des gens ?

Le gouvernement minoritaire du Québec va donc dépenser de l’argent du contribuable pour convaincre ces mêmes contribuables que l’homosexualité, la bissexualité et la transsexualité sont normales. Une priorité apparemment alors que l'économie québécoise est toujours en pleine convalescence, les résultats des écoliers québécois descendent doucement dans les classements internationaux  (ici aussi) et interprovinciaux, la dette ne fait que croître...

On est donc passé en quelques années de la condamnation de la sodomie à la tolérance de l’homosexualité (c’est leur vie privée, ça fait moins de concurrents) à la volonté de rendre ce choix privé acceptable en public, tout aussi normal que l’hétérosexualité, et cela avec les deniers du Trésor public. Il s’agirait là d’une première mondiale.  Bien évidemment les thérapeutes étatistes québécois en conçoivent un certain orgueil.

Pourquoi l’État doit-il se mêler à ce point de la perception de l’homosexualité ? Pourquoi les gens ne peuvent-ils pas sentir un certain inconfort devant l’homosexualité ? Ce n’est jamais qu’une aversion historique  pour l’immense majorité des cultures, sans doute pour des raisons historiques évidentes de reproduction de celles-ci.

Priorité pour l'État : régir les consciences ?

L’État doit-il vraiment régir les consciences et forcer les gens à dire en public que l’homosexualité est normale alors qu’au fond d’eux-mêmes ils n’en penseront pas moins. Quarante pour cent des Québécois qui avouent toujours ne pas être à l’aise à la vue de deux hommes qui s’embrassent en public, c'est trop visiblement. L'État pense devoir intervenir. Le retour des directeurs de conscience et des Tartuffes, payés à même nos impôts… ?

Il est d’ailleurs amusant de voir les gouvernements de gauche successifs, chantres de la diversité, de l’acceptation de l’Autre (l’immigrant, le musulman) se faire également, en reprenant leur rhétorique vis à vis des « xénophobes »,  les défenseurs du Même (l’homo), du repli nombriliste sur une sexualité identique et de vouloir normaliser le manque d’ouverture envers l’Autre sexe.

Pourquoi ces campagnes gouvernementales pour faire en sorte que les homosexuels se sentent mieux ? Beaucoup d’autres gens sont intimidés ou offensés dans la vie pour des raisons souvent indépendantes de leur volonté : ils sont trop petits, trop gros, plutôt idiots, bègues, chauves, etc.  Ils sont nettement plus nombreux que les homosexuels. Mais voilà ! Ils ne bénéficient d’aucune campagne gouvernementale, leurs lobbies sont inexistants.

Notons que, lorsque la science psychiatrique qualifie les transsexuels de malades, cela n’empêche pas le gouvernement québécois de présenter une charmante « mère » quinquagénaire transsexuelle (ci-dessous) qui fait ses courses et de nous demander si ça nous choque. Toujours agir sur l'émotionnel...




Trouble de la santé mentale, mais ça vous dérange, sale transophobe ?

Sur ses sites lancés à l’occasion de cette campagne thérapeutique le gouvernement bobo du PQ se fend d’une explication : « Bien que le manuel utilisé en pratique psychiatrique considère encore le transsexualisme (dysphorie de genre) comme un trouble de santé mentale, il est communément reconnu que c'est le corps des personnes transsexuelles qui n'est pas conforme à leur genre, nécessitant ainsi un processus de changement de sexe.  » On  ne saura pas qui est ce « on » qui reconnaît communément cette théorie. Toujours l'insinuation, l'émotion.

Cette campagne est l'une des « mesures phares » du Plan d'action gouvernemental de lutte contre l'homophobie 2011-2016, lancé par les libéraux (il n'y a pas de réelles différences avec le PQ sur les enjeux moraux, sociaux ou éducatifs). Le plan prévoit une deuxième phase à cette « campagne de sensibilisation » en 2014-2015. Ainsi, il sera possible d'aborder d'autres sujets, dont l'homoparentalité. Quel bonheur ! Encore un peu plus de propagande, euh, d’éducation citoyenne sortie directement d'officines militantes.

Prébendes pour officines

Lobbies qui ne sont bien sûr pas oubliés par le gouvernement péquiste (ah, le nationalisme et l’indépendance sont si loin !) Parmi les autres mesures déjà mises de l'avant par le ministère de la Justice du Québec, mentionnons la création d'une chaire de recherche universitaire sur l'homophobie, l'augmentation de l'appui financier aux organismes de promotion et de défense des droits des personnes de minorités sexuelles, et la mise en place d'un bureau de lutte contre l'homophobie.

Voir aussi

Les filles aux parents lesbiennes sont 45% moins susceptibles d'obtenir un diplôme d'enseignement secondaire

Étude révèle que les enfants vivant avec des homosexuels accusent un retard scolaire

Après les drogues et le SIDA, le tabou des violences dans les couples homosexuels

Autre étude suggère des risques pour les enfants élevés par des couples homosexuels (Étude de Mark Regnerus)

Garçon gardé par un couple de lesbiennes subit un traitement hormonal pour bloquer sa puberté

École québécoise : l'homoparentalité expliquée aux enfants du primaire par l'État

Sondages : Les États-Uniens surestiment grandement le nombre d'homosexuels

Deux lesbiennes « trahies » par le père homosexuel qui veut voir son fils après un mariage de complaisance

Lutte à « l'hétérosexisme » : manque de modestie constitutionnelle du gouvernement québécois




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samedi 2 mars 2013

Cour suprême — « toutes les déclarations véridiques » ne doivent pas « être à l’abri de toute restriction »

Nuage sémantique de l'arrêt Whatcott
Mise à jour le 2 et 3 mars

Ajouté les réactions de Karen Selick : « Indigne de la plus haute cour du pays, décision liberticide basée sur des critères subjectifs » et de Rory Leishman : « Les chrétiens modérés doivent-ils être rassurés par ce jugement ? »

Table des matières

Article du 28 février

Fort financement des universités anglophones, faible rendement pour le Québec

Les citoyens québécois ayant l’anglais comme langue maternelle représentent environ 8,3 % de la population.

Les établissements anglophones du Québec reçoivent 29 % de l’ensemble des revenus qui sont alloués aux universités.

Une étude réalisée par l’Institut de recherche sur le français en Amérique (IRFA), parue en 2010, a fait la lumière sur les taux de rétention des finissants de différents programmes et universités du Québec. Il en ressort que les diplômés issus des universités anglophones quittent le Québec dans une proportion cinq fois plus grande que les étudiants formés dans les universités francophones. Les universités anglophones forment donc une main-d’œuvre plus encline à travailler à l’extérieur du Québec. Cela s’explique en partie par le fait qu’au sortir de leur formation, plusieurs étudiants ne maîtrisent pas la langue de Molière et savent encore moins l’écrire, par conséquent, ils sont tentés, ou même forcés, de quitter le Québec.

C'est ainsi que dans le cas des facultés de médecine, environ 50 % des médecins de l’université  McGill travaillent au Québec tandis que c’est plus de 90 % pour les finissants de l’Université de Montréal. Or les diplômés en médecine sont parmi les plus chers à former... et bénéficient donc d'énormes subventions de la part de Québec. Dans le cas de la santé, les investissements peu rentables ne s’arrêtent pas là. Même avec un aussi faible pouvoir de rétention et alors que la population anglophone ne représente que 8 % de la population du Québec, l’université McGill s’est vue financer un « mégahôpital» tout comme la communauté francophone très majoritaire (80 % de la population) aura aussi son unique « mégahôpital ».  Pour des professeurs qui s'insurgent de ce faux équilibre qui n'existe qu'au Québec, cela « a eu non seulement pour effet de priver les autres régions québécoises d’investissements considérables et essentiels en santé, mais aussi d’institutionnaliser l’anglicisation du réseau de santé au Québec ».





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Québec — Échec du programme de réinsertion des condamnés par l'éducation

Le programme fédéral d'éducation en milieu carcéral au Québec est un fiasco. La province détient le record canadien de l'échec scolaire en milieu pénitentiaire, selon un document obtenu par Radio-Canada.

« Je trouve ça vraiment scandaleux que c'est nous, au Québec, qui payons le plus au niveau de la formation de nos détenus et qui, malheureusement, avons le plus bas taux de diplomation au pays », affirme Magalie Picard, de l'Alliance de la fonction publique.»

Taux de succès selon les provinces
Ontario :43 %
Prairies :33 %
Colombie-Britannique :25 %
Provinces de l'Atlantique :23 %
Québec :7 %.

L'étude.




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vendredi 1 mars 2013

Dilemme multiculturel : musulman contre lesbienne. Quel droit l'emporte ?

Mise à jour du 1er mars 2013

Les deux parties sont parvenues à s'entendre lors d'une séance de médiation. Au cours de cette réunion tenue à huis clos, Faith McGregor et le propriétaire du salon de coiffure Omar Mahrouk  en sont venus à un accord. Les deux parties ont signé un accord de confidentialité qui leur interdit de rendre public tout détail lié à cet arrangement, une pratique courante lorsqu'un conflit se termine par la médiation plutôt que devant un tribunal.

On ne saura donc pas pour cette fois laquelle des deux « minorités protégées » (l'homosexuelle et la musulmane) aurait eu le dessus dans la course à la victimisation.



Billet original du 12 novembre 2012

Faith McGregor, une lesbienne revendiquée, est entrée en juin dernier chez un barbier, Terminal Barber Shop, sur la rue Bay à Toronto.

Elle voulait se faire couper les cheveux – une coupe « homme d'affaires » dit-elle – cheveux courts sur les côtés, le haut raccourci et effilé. Le barbier, comme beaucoup d’autres à Toronto, ne fait pas dans les coupes de cheveux de femmes. Mais McGregor, âgée de 35 ans, insiste sur une coupe masculine.

Faith McGregor devant le barbier musulman sur la rue Bay à Toronto
Le copropriétaire, Omar Mahrouk, lui répond que sa foi musulmane lui interdit de toucher une femme qui n'est pas une membre de sa famille. Tous les barbiers présents répondent de même.

« Pour moi, il s’agissait simplement d’une coupe de cheveux. Maintenant, on parle de religion, de sexe, de libertés fondamentales et commerciales en Ontario », a affirmé Faith McGregor.

Elle a aussitôt déposé une plainte auprès du « Tribunal » des droits de la personne en Ontario en disant qu'elle se sentait traitée comme une « citoyenne de second ordre. »

Omar Mahrouk a répondu, par le truchement de son avocat David Kolinsky, qu’il ne conteste pas les faits exposés par Faith McGregor, mais il réitère que d’être obligé de couper les cheveux d'une femme violerait sa liberté de religion.

« Nous vivons pour nos valeurs. Nous sommes des gens qui ont des valeurs et nous nous accrochons à elles. Je ne vais pas changer ce que notre foi nous enjoint de faire. Ce n'est pas extrême — c'est juste une valeur fondamentale que nous suivons », a déclaré Karim Saaden, copropriétaire du salon de coiffure.

Il a souligné qu'il s'agissait d'une question de respect de la liberté religieuse, et non d’une question de sexe.

Dans le passé, le « Tribunal » des droits de la personne a penché pour les homosexuels

Par le passé, les commissions des droits de la personne ont été un grand allié pour les militants homosexuels. Peut-être, parce que, traditionnellement, les militants homosexuels ont porté plainte contre des chrétiens. Et les chrétiens blancs constituent la seule communauté à laquelle les commissions des droits semblent n'accorder aucune valeur.

Récemment, les commissions canadiennes des droits de la personne ont condamné un club de santé réservé aux femmes qui refusait à un transsexuel mâle (avant son opération) qu'il se change dans le vestiaire des femmes.

Ils ont obligé des propriétaires chrétiens de pensions familiales d'accepter dans leur maison des couples homosexuels. Ils ont censuré des pasteurs et des prêtres qui ont osé critiquer le mariage homosexuel. Les homosexuels gagnent parce qu’il suffit de dire qu’ils sont outrés et choqués,  qu'ils se se sentent lésés, des citoyens de seconde zone. En effet, pour qu'il y ait offense dans la majorité des provinces il suffit que des actes ou propos soient « susceptibles d’exposer à la haine ou au mépris ». Il est important de noter que les lois ne punissent pas uniquement les propos ou les actes haineux, mais la possibilité que des propos ou des actes puissent être interprétés par un quidam (peut-être très susceptible) de telle sorte qu'il conçoive un certain mépris envers un groupe fondé sur la race, l’origine nationale ou ethnique, la couleur, la religion, l’âge, le sexe, l’orientation sexuelle, l’état matrimonial, la situation de famille, l’état de personne graciée ou la déficience.

Mais dans le cas des coiffeurs musulmans, les militants homosexuels ont enfin des adversaires dignes et à leur taille.  Il n’est pas évident que les lesbiennes seront les gagnantes. Qu’est-ce qui prime? Le respect des convictions religieuses ou la non-discrimination envers les homosexuels ? La lutte contre l’homophobie ou celle contre l’islamophobie ? Pour Ezra Levant qui a été poursuivi par des militants musulmans « offensés » les musulmans ont de bien meilleures cartes que les lesbiennes dans ce cas-ci. Ils sont l'emblème même du multiculturalisme et du correctivisme politique que les commissions des droits de la personne veulent protéger. (Voir la section Liens connexes ci-dessous).

Blancs chrétiens non protégés

Par contre le mâle blanc (et pire chrétien !) ne semble pas protégé par ces commissions si sourcilleuses. En effet, en 2003 un certain Quintin Johnson porta plainte auprès de la commission des droits de la personne de l'Alberta. Il se plaignait de discrimination sur la base de sa race, son sexe et sa religion. La source de cette plainte ? Deux disques de « musique ». Pour Johnson, deux chansons de  ces albums «  étaient susceptibles d’exposer à la haine ou au mépris » les mâles blancs chrétiens. L'un était « Tuez les chrétiens » d'un groupe sataniste nommé Déicide (paroles ici, vidéo pour les masochistes ici) et l'autre « Tuez tous les blancs » par un groupe qui se fait appelé « Type O Negative » (leur bruit ici).

Dans son recours, Johnson demandait à la commission que ces albums soient retirés de la vente. Les disquaires se sont défendus en disant qu'ils n'avaient pas produit les disques incriminés et que les acheteurs offensés n'étaient pas obligés d'acheter lesdits albums.  L'affaire fut entendue par la même commissaire, Andreachuk, qui avait condamné le pasteur Boissoin à une amende de 7.000 $ pour avoir publié dans un journal local un article rappelant la doctrine chrétienne sur l'homosexualité (avec citations bibliques). Elle avait également interdit au révérend de reparler en public de ce sujet.

Que déclara la Kommissaire Andreachuk dans l'affaire Quintin Johnson ?
« ...bien que le contenu et le ton des communications soient à première vue discriminatoires, le groupe ciblé est très peu vulnérable »
Eh, voilà ! Peu importe si les blancs, les chrétiens sont exposés à de la haine, ils ne sont pas vulnérables. Circulez ! (Plus de détails sur l'affaire Quintin Johnson c. Music World Ltée, ici.)

Au moins un des droits est bidon ?

La Commission des droits de la personne dit que deux « droits » s’opposent dans le cas du barbier musulman et de la lesbienne à la coiffure virile.

Karen Selick, directrice du litige, de la Fondation canadienne pour la Constitution (FCC), est d’accord avec ce constat si on présente les choses de la sorte. Une seule des prétentions pourra sortir gagnante. Un des prétendus droits sera violé.

Mais le concept même de « droit », pour Mme Selick, comprend l'inviolabilité de celui-ci. Un véritable droit est quelque chose qui ne peut légitimement être violé par un simple pronunciamiento de la part d’une commission.

Pour la directrice de la FCC, chaque fois qu'il semble y avoir un conflit de « droits », au moins une des demandes — peut-être les deux — doit être fausse. Les seules demandes qui peuvent véritablement être des droits sont celles qui sont à la fois universelles et réciproques pour Mme Selick. Le droit à la vie, par exemple, signifie que vous ne tuez pas autrui et qu'on ne vous tue pas. Mais il ne s'agit pas d'un droit qui impose à d'autres de nous nourrir par exemple. Ils doivent simplement ne pas tuer. Dans ce cas, pour l’avocate, il est facile de discerner quelle est la prétention qu’il faut rejeter. L’affirmation de Faith McGregor, selon laquelle, elle a droit de ne pas subir de discrimination basée sur le sexe n'est pas réciproque. Si l’on devait lui donner raison, on imposerait aux coiffeurs une obligation de faire quelque chose pour elle, quelque chose qu'ils n'ont aucune envie de faire et ne demandent pas qu'elle fasse pour eux. Selon Mme Selick, il s’agit en fait d’imposer une forme de servitude aux barbiers, même si elle les paie pour la coupe de cheveux. 

Le prix d'une coupe de cheveux n'est clairement pas suffisant aujourd'hui pour les inciter à violer leurs pratiques religieuses, de sorte qu'elle les forcerait à travailler contre leur gré. Pour la FCC, les barbiers défendent un véritable droit dans ce cas. Ils doivent pouvoir refuser de couper les cheveux de quiconque — mais pas en vertu de leur liberté de conscience, mais plutôt de la bonne veille et toute simple liberté. La liberté signifie l'absence de coercition. Il comprend la liberté contractuelle. Un contrat implique un accord des parties sur les termes du contrat, y compris l'identité des parties. Pour Karen Selick, si on ne veut pas faire affaire avec quelqu'un pour une raison quelconque – que soit parce que ce sont des femmes, une personne étrangère à sa famille, ou parce qu’ils sont gauchers ou sentent mauvais — vous devriez pouvoir refuser de les servir. S’ils ont le droit de vous forcer à traiter avec eux, on revient à une forme de servitude involontaire.

Précédent du malheureux imprimeur chrétien

Il ne s’agit pas d’un conflit nouveau pour l’appareil des « droits de la personne » ontarien. Un conflit similaire a eu lieu en 1996 quand un imprimeur, Scott Brockie, un fervent chrétien, a refusé d'imprimer du papier à entête et des cartes d'affaire pour une organisation homosexuelle. Scott Brockie s’est prévalu de sa liberté de religion garantie par la Charte canadienne des droits et libertés, mais cela a laissé de glace la Cour divisionnaire de l'Ontario, qui lui a ordonné de payer 5000 $ en dommages et intérêts et de réaliser le travail demandé par l'organisation homosexuelle. Le tribunal avait alors estimé qu'il était justifié de violer la liberté de religion de M. Brockie, droit pourtant inscrit dans la Charte, parce que cette liberté « causait un préjudice à autrui. » La cour concédait que l'imprimeur aurait pu refuser d'imprimer du matériel plus dérangeant pour ses convictions comme des ouvrages de prosélytisme ou de propagande.

M. Brockie avait dépensé plus de 100.000 $ pour sa défense. Il a également dû payer des dépens s'élevant à 40.000 $. Il sera intéressant de voir, dans un cas très similaire, si la demande d'un musulman au nom de sa liberté de religion connaîtra un meilleur sort aux mains de la commission.

Liens connexes

Gay activists have met their match with Muslim barbers (vidéo et article en anglais d'Ezra Levant: McGregor devrait boycotter, militer mais la justice ne doit pas intervenir, c'est le résultat du multiculturalisme et d'une immigration massive voulus par les gouvernements du Canada.)

Cour suprême et arrêt Whatcott  — « toutes les déclarations véridiques » ne doivent pas « être à l’abri de toute restriction »

« Extirper l'hérésie et le blasphème » ? (sur les commissions des droits de la personne au Canada)

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Faut-il continuer à réprimer les propos qui peuvent exposer à la haine ou au mépris, des « pré-crimes », des crimes  ? (Ezra Levant)

Cour suprême du Canada — limites aux propos chrétiens « haineux » « homophobes » ?





Vidéo en anglais sur le sujet

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