jeudi 13 septembre 2012

Université catholique américaine sous enquête : un cours décrit l'homosexualité comme déviance

L'université franciscaine – et donc catholique – de Steubenville, dans l'Ohio, fait l'objet d'une enquête de la part de l'agence nationale de l'Administration américaine chargée d'agréer les cursus universitaires de « travail social » au motif que l'un des cours dispensés dans cette université présente l'homosexualité au nombre des comportements déviants.

C'est sur délation d'un groupe d'étudiants qui s'appellent eux-mêmes les « Franciscan Gay Alumni and Allies » que l'enquête a été lancée ; le groupe réclame une modification du cours afin que l'université « cesse de contribuer à la culture de haine et d'ignorance ». Le cours en question est intitulé : « Comportements déviants ». Il se penche sur le meurtre, le viol, le vol, la prostitution, l'homosexualité, la maladie mentale et l'usage de stupéfiants. En outre, le groupe demande que l'université révise l'ensemble de ses intitulés de cours et « passe en revue tout son programme en vue d'en ôter toute information et enseignement sur ce sujet qui seraient dépassés et qui ne seraient pas étayés par des éléments scientifiques solides ».

Des porte-parole de l'université ont souligné que le mot « déviant » est utilisé au sens sociologique, c'est-à-dire « différent de la norme », et précisent que, conformément à ce qu'enseigne l'Église, elle « traite les personnes homosexuelles avec “ respect, compassion et tact ” (catéchisme de l'Église catholique, n° 2358) tout en considérant les actes homosexuels comme “intrinsèquement désordonnés” ». Les porte-parole ajoutent que l'intitulé du cours résume les têtes de chapitre telles qu'elles apparaissent dans le même cours de nombre d'autres universités, laïques ou confessionnelles. Le directeur de l'agence d'agrément de la Université franciscaine de Steubenville, Stephen Holloway, qui pressé de questions par un organisme catholique (Lifesite) a quelque peu édulcoré l'affaire, indique que l'enquête a été lancée dans la mesure où chaque plainte d'étudiants est a priori prise au sérieux. Il a précisé que le titre du cours ne suffirait pas à faire retirer l'agrément mais que son contenu serait passé au crible pour juger de sa conformité avec les « critères de diversité » inclus dans les conditions d'agrément : il faut et il suffit d'« enseigner le respect pour les personnes homosexuelles et des contenus à propos des styles de vie homosexuelle », a-t-il précisé. Bref, on ne peut qu'approuver l'homosexualité.

De son côté, l'université a fait cette déclaration : « Nous comprenons que certains, ne comprenant pas le terme (déviant) ni son contexte, puissent se sentir offensés par cette description, et celle-ci est en cours d'évaluation. Cependant, changer les définitions sociologiques standardisées est au-delà du champ de notre travail. Comme l'est tout autant le fait de changer les enseignements de l'Église catholique. » Il semble bien qu'on veuille empêcher l'Église catholique de dire ce qu'elle a toujours dit sur le comportement homosexuel.




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mercredi 12 septembre 2012

Québec — la 6e année bilingue pas imposée aux anglophones, mais bien aux francophones et aux immigrants que l'on prétend franciser

De Christian Dufour, professeur à l'ENAP.

Le gouvernement péquiste ne pourra pas étendre aux cégeps l’obligation d’étudier en français à ceux qui ne bénéficient pas d’un droit acquis à l’enseignement en anglais.

La mesure ne recueille ni l’appui de la CAQ, ni des libéraux. Elle apparaît controversée chez les péquistes mêmes.

C’est un problème auquel je me suis intéressé dans mon essai Les Québécois et l’anglais – Le retour du mouton.

Les cégeps n’ont pas d’équivalents dans le reste du continent. [Note du carnet: ou même en Europe, la deuxième année du cégep, par exemple, correspond en France à la dernière année du secondaire, la terminale. Le secondaire est composé du collège (4 ans) et du lycée (habituellement 3 ans) en France.] Ils ne sauraient être assimilés aux universités, la liberté de choix en matière linguistique n’y ayant rien de sacré.

La progression du bilinguisme doit être graduelle si l’on veut maintenir la motivation des immigrants à apprendre le français.

Cadeau empoisonné

Par ailleurs, le réseau d’enseignement collégial n’a aucun mandat pour angliciser les jeunes francophones et allophones à même les fonds publics.

Le système universitaire anglophone est disponible pour les non-anglophones voulant continuer leurs études en anglais. Sans parler du réseau collégial anglophone privé.

Cela dit, pour enlever une liberté existant depuis des décennies, il faut s’appuyer sur du béton. Démontrer que l’équilibre linguistique est vraiment en train de se défaire au détriment de la claire prédominance du français.

Que, par exemple, les allophones choisissant de faire leur collège en anglais dépassent le pourcentage symbolique de 50  %. Ou que le nombre des jeunes choisissant le cégep français devient trop inférieur au pourcentage des francophones au Québec.

Les données du Conseil de la langue française ne montrent pas un tel glissement.

Le gouvernement devrait donc s’attaquer plutôt au cadeau empoisonné du gouvernement Charest en matière linguistique. Une mesure excessive à sa face même, nettement plus dangereuse pour l’avenir du français que la liberté de choix au collégial.

Il s’agit de l’imposition mur à mur de la 6e année bilingue. Au Saguenay et à Québec, mais également à Gatineau et dans le West Island, où vivent des francophones déjà bilingues.

Sans parler de ces écoles de l’île de Montréal où les jeunes allophones apprennent tant bien que mal le français, faute d’un nombre suffisant de francophones.

La 6e année bilingue à Montréal est de la folie pure!

L’ex-présidente de la Commission scolaire de Montréal et nouvelle députée péquiste, Diane De Courcy, a dû annoncer l’an dernier le report de la mesure : le mandat de la CSDM est de franciser les jeunes immigrants, non de les angliciser.

Cette mesure requerra que l’on se prive de ressources précieuses en éducation pour ce qui est fondamentalement un faux problème : les francophones québécois constituent déjà l’une des collectivités les plus bilingues de la planète.

La progression du bilinguisme doit être graduelle si l’on veut maintenir la motivation des immigrants à apprendre le français et le marché pour les produits culturels en français. [Note du carnet: même une progression graduelle aura un impact délétère sur l'assimilation des immigrants d'ici quelques décennies. Il existe un point de bilinguisation d'une société à partir duquel il n'est tout simplement plus rentable d'apprendre la langue dominée.]


Il existe dans les régions francophones une compréhensible soif d’anglais chez des parents ayant souffert de leur maîtrise insuffisante de cette langue. [Note du carnet : On peut se demander si cette souffrance n'est pas parfois due à des sociétés qui imposent à mauvais escient le bilinguisme à tous leurs employés — nous avons vécu ce cas dans plusieurs entreprises — ou à des sociétés qui n'offrent pas assez de services en français]

Mais ne nous trompons pas d’époque! Nous sommes en 2012, pas en 2002. Internet oblige, la pénétration de l’anglais est nettement plus prononcée sur tout le territoire.

La bilinguisation des francophones se fait beaucoup d’elle-même. Fait troublant, la 6e année bilingue ne sera pas imposée aux jeunes Anglo-Québécois.

Comme si le message était que seuls les francophones devront être bilingues dans l’avenir…

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mardi 11 septembre 2012

Québec — Natalité pour six premiers mois de 2012 en léger déclin

Malgré les sommes toujours plus grandes investies dans la  prétendue « politique familiale » québécoise, la natalité du Québec a légèrement baissé lors des six premiers mois de 2012 : alors qu'il était né 43.000 enfants au Québec lors des deux premiers trimestres de 2011, il n'en est né que 42.950 pour la première moitié de l'année 2012. Étant donné que la population du Québec a crû pendant cette période (en moyenne récemment de 70.000 par an), le taux de natalité de 2012 devrait — si la tendance se maintient — une nouvelle fois légèrement baisser. Rappelons que le nombre d'enfants qui naissent chaque année au Québec est très inférieur à celui nécessaire pour remplacer les générations et qu'il n'y a pas de baby-boom, pas plus que de mini-baby-boom.

Entre-temps, le nombre de décès a continué d'augmenter passant de 30.600 pour les six premiers mois de 2011 à 30.800 pour la même période en 2012.

Gageons que l'on ne reparlera à nouveau pas en 2012 des avantages démographique de la « politique familiale », mais qu'on nous rebattra une nouvelle fois les oreilles avec les prétendus énormes gains pour les femmes (qui doivent travailler en dehors du foyer...) et pour l'économie québécoise qu'aurait cette politique dispendieuse. Ceci alors que l'étude qui sous-tend cette prétention a été battue en brèche par de nombreux économistes.

Voir aussi

Taux de natalité du Québec à nouveau légèrement en baisse en 2011

Étude sur les garderies qui se paieraient d'elles-mêmes : la multiplication des pains (l'économiste  Martin Coiteux)

Les CPE ont échoué sur le plan pédagogique... comportemental et démographique

Défendre l’indéfendable… sans succès! (Nathalie Elgrably-Lévy de l'IEDM)

« Le système de garderies à 7 $ est-il payant pour le Québec ? Non. »

« Le Québec, leader en matière de petite enfance »

Pourquoi le patriarcat a de l’avenir




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Ontario — Père demande exemption pour ses enfants pour les matières morales auxquelles il s'oppose

Le Dr. Steven Tourloukis
Un père de famille de Hamilton demande aux tribunaux de forcer l'école de ses enfants à lui accorder l'exemption de ses enfants de certains cours. Il entame ainsi une poursuite contre le conseil scolaire anglais de Hamilton-Wentworth.

Steven Tourloukis veut connaître le contenu de certains cours offerts à son fils en quatrième année et sa fille, en première année. Il affirme qu'il voudrait pouvoir choisir de les retirer de certaines classes ou activités si l'enseignement va à l'encontre des valeurs de sa religion grecque orthodoxe.

« Pour lui et à cause de sa foi, il a l'obligation d'éduquer ses enfants de la perspective chrétienne. La famille, le mariage et la sexualité humaine sont des thèmes qu'il veut dicter la façon dont ils sont enseignés », explique l'avocat Albertos Polizogopoulos, au sujet de son client. Le Dr Steve Tourloukis cherche à obtenir une une ordonnance du tribunal déclarant qu'en tant que parent, il a l'autorité finale quant à l'éducation de ses enfants.

Steve Tourloukis, qui a deux enfants dans les écoles primaires au sein du Conseil de Hamilton-Wentworth District School (HWDSB), dit qu'il croit que le conseil accommode les parents d'autres confessions, notamment des musulmans et des Témoins de Jéhovah.

Tourloukis dit qu'il appuie ces autres familles d'autres, mais qu'il veut bénéficier du même traitement.


Ses demandes ont jusqu'à maintenant été rejetées par le conseil scolaire public Hamilton-Wentworth.

Selon le directeur du conseil, John Malloy, plusieurs familles demandent de pouvoir superviser ainsi l'éducation de leurs enfants chaque année. Il affirme que les élèves doivent recevoir, d'une manière ou d'une autre, la matière scolaire obligatoire inscrite au programme. Selon lui, toutes les demandes, jusqu'à maintenant, ont pu « être réglées » par la discussion.

Dans des documents déposés en Cour supérieure de l'Ontario, l'avocat invoque la Loi sur l'éducation et la Charte canadienne des droits et libertés pour exiger que les choix religieux soient respectés par le conseil scolaire.

Le Dr Tourloukis, un dentiste, dont la femme travaille pour le conseil scolaire  public Hamilton-Wentworth, s'est dit pas le moins du monde un extrémiste, mais il veut que ses enfants reçoivent une éducation sur le mariage, la famille et la sexualité qui respecte les préceptes de sa foi.

Les responsables de l'école lui ont suggéré de mettre ses enfants à l'école privée ou des les instruire à la maison, mais ils lui ont refusé de retirer ses enfants de la classe, car cela serait « discriminatoire » envers les autres enfants, comme le relate le D
r Tourloukis.

La Ministre de l'Éducation de l'Ontario, Laurel Broten a déclaré que les conseils scolaires locaux sont obligés d'accommoder les demandes religieuses.

À titre d'exemple, des parents ont demandé à ce que leurs enfants ne dansent pas, leur école leur a permis de plutôt écrire une rédaction sur la musique, a déclaré Mme Broten au Toronto Sun.

« Ceci dit, notre programme d'études factuelles doit être enseignée partout dans la province, que vous soyez à Timmins ou Toronto...  », a déclaré M
me Broten.

Le Dr Tourloukis est soutenu financièrement par une association torontoise The Parental Rights in Education Defense Fund.


Reportage en anglais sur le sujet

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Hong Kong — Face aux protestations, le gouvernement recule sur le cours d'éducation morale et nationale

Manifestants contre le cours de « patriotisme »
Le 8 septembre dernier, à la veille des élections renouvelant le Parle­ment local, le gouver­nement de Hong Kong a renoncé à son projet d’imposer des cours de patriotisme obligatoires à l’école. Depuis de nombreuses semaines, de très nombreux jeunes Hongkongais et citoyens de la cité manifestaient contre ce projet.

Au lendemain d’une manifestation qui avait réuni plus de 100 000 personnes contre ce projet devant le siège du gouvernement, le chef de l’exécutif Leung Choun-ying a déclaré à la presse que son gouvernement « donnait autorité aux écoles de décider quand et comment elles souhaitaient introduire des cours de morale et d’instruction civique ». Ce faisant, il renonçait au caractère obligatoire de ces cours, cédant à la pression de la rue, devenue considérable ces jours-ci, à la veille du scrutin renouvelant les députés du Conseil législatif[1].

Il y a plus d’un an, le Bureau pour l’éducation du gouvernement de Hong Kong avait ouvert une consultation au sujet de l’introduction de cours de morale à l’école. Après étude du projet, le diocèse catholique de Hong Kong, dont la présence au sein du secteur éducatif est très importante, avait fait savoir son rejet de cette initiative, estimant que les autorités cherchaient à privilégier l’attachement des petits Hong Kongais au Parti communiste et au gouvernement chinois plutôt qu’à la patrie. L’Église reprochait à l’État de chercher à promouvoir une éducation morale et patriotique, là où elle appelait de ses vœux une instruction civique et morale.


Malgré les avis négatifs émis lors de cette phase de consultation, le gouvernement de Hong Kong était passé outre et avait poursuivi son plan pour rendre obligatoires ces cours d'éducation morale et nationale dans les écoles à l’horizon 2016. Ces dernières semaines, l’opposition des enseignants et des élèves n’avait toutefois cessé de monter en puissance, les opposants au projet y voyant une tentative d’imposer une propagande pro-chinoise aux enfants de la région semi-autonome de Hong Kong. Pour le gouvernement de Hong Kong, il s’agissait de permettre au système éducatif de contribuer au sentiment d’identité nationale des quelque sept millions de Hongkongais[2].

L’opposition au projet a culminé le 7 septembre lorsqu’une manifestation statique a réuni plus de 100 000 manifestants au pied des bâtiments abritant le gouvernement de Hong Kong. Dans les dix jours qui avaient précédé, un total de près de 300 000 personnes s’y étaient rassemblées, mettant une pression maximale sur le chef de l’exécutif à la veille d’échéances électorales importantes.

L’annonce du retrait du projet a donc été accueillie avec soulagement par ses opposants, mais ceux-ci soulignent que la partie est loin d’être gagnée. Le chef de l’exécutif a en effet exclu de renoncer au projet mais s’est dit ouvert au dialogue. Selon le P. Stephen Chan, conseiller ecclésiastique de la Commission ‘Justice et Paix’ du diocèse de Hong Kong, Leung Chun-ying a opéré « un retrait tactique » mais n’a pas renoncé à sa politique. Les cours de morale patriotique ne sont plus obligatoires, mais l’administration va s’efforcer de convaincre une par une les écoles et leurs organismes de tutelle, en recourant à des incitations ou à des menaces, pour les amener à adopter le projet gouvernemental. « Nous devons nous préparer à une longue campagne », a souligné le prêtre.

Quant au cardinal Zen Ze-kioun, évêque émérite du diocèse de Hong Kong, il a apporté son soutien aux 14 élèves qui avaient entamé une grève de la faim pour signifier leur refus du projet gouvernemental. Assis parmi les manifestants le 7 septembre au soir, le cardinal a déclaré qu’il espérait que la jeunesse de Hong Kong resterait calme et mesurée, tout en ajoutant : « Si le gouvernement use de méthodes dilatoires, alors nous n’aurons pas d’autre choix que d’agir [en manifestant]. »

À Hong Kong, la question scolaire reste un sujet sensible. Avant ce projet d’éducation patriotique, le gouvernement local s’était heurté aux Églises chrétiennes, à l’Église catholique notamment, qui refusaient – et refusent toujours – la mise en place d’un plan d’autonomisation des établissements scolaires qui aurait pour conséquence d’affaiblir la tutelle que le diocèse de Hong Kong et les congrégations religieuses exercent sur les établissements scolaires qu’ils animent.

Notes

(1) À l’issue du scrutin du 9 septembre, sans suspense tant Pékin garde la haute-main sur la politique à Hong Kong, mais important néanmoins pour établir l’état des forces en présence, l’opposition démocrate a fait relativement pâle figure. Il y a quatre ans, le Parti démocratique et le Parti civique avaient remporté 19 des 30 sièges soumis au suffrage universel direct. Cette fois-ci, sur 35 sièges soumis au suffrage direct, le camp pro-démocrate n’a conservé qu’une courte avance avec 18 élus contre 17 pour les pro-gouvernementaux. Au total, l’opposition garde 27 sièges contre 43 députés favorables au gouvernement. Elle obtient donc le nombre de sièges nécessaire pour exercer un droit de veto sur les amendements constitutionnels mais elle s’est montrée divisée. Deux des dirigeants du Parti civique, Audrey Eu et Tanya Chan, n’ont même pas été élus ; le Parti démocratique est passé de huit élus dans la Chambre sortante à six députés dans le nouveau Conseil législatif  – son président Albert Ho a qualifié ce résultat de « désastreux » et a démissionné. En revanche, le DAB, le parti pro-Pékin, a progressé, récoltant les fruits d’une importante présence sur le terrain.

Divisée et désorganisée, l’opposition n’a donc pas su tirer avantage des nombreux sujets de mécontentement des Hongkongais. Elle devra se restructurer si elle veut peser sur la Chine afin que celle-ci respecte sa promesse initiale d’instaurer le suffrage universel direct en 2017 pour l’élection du chef de l’exécutif et en 2020 pour le Parlement local.

(2) Le manuel gouvernemental, intitulé Le Modèle chinois, fait le panégyrique du Parti communiste, qualifié de « progressiste, altruiste et solidaire », tout en passant sous silence des épisodes comme la répression du printemps de Pékin, à Tian’anmen en 1989, ou les errements du maoïsme. On peut aussi y lire un argumentaire en faveur du parti unique, face à la démocratie et au pluripartisme présentés comme étant facteurs de chaos.

Source

Voir aussi

Hong-Kong — gouvernement persiste dans son imposition d'une éducation morale et nationale

Hong Kong — fin de l'enseignement sous tutelle confessionnelle



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ECR — 300.000 $ de frais juridiques pour la CS des Chênes

La Commission scolaire des Chênes devra assumer les coûts de la bataille juridique dans le dossier des cours d'éthique et de culture religieuse (ECR), qui grimpent à quelque 300 000 $. L'organisation a obtenu une réponse négative du ministère de l'Éducation, qui ne veut pas éponger la facture.

Ajoutons que le Monopole de l'Éducation a également participé à tous les procès pour brimer la liberté de parents trop autonomes et que ces frais doivent être similaires si ce n'est supérieurs à ceux de la commission scolaire.

En outre, le Monopole de l'Éducation est toujours engagé dans une obstinée bataille judiciaire qui l'oppose à la Loyola High School afin de lui faire imposer la manière d'enseigner le cours ECR : une approche « laïciste » plutôt que catholique, pas question que le professeur puisse jeter le doute sur l'équivalence de toutes les religions, valeurs ou comportements, à moins que ce soit dans l'optique multiculturaliste comme le laissait sous-entendre l'inénarrable ancienne juge Deschamps dans son jugement lacunaire et superficiel de la Cour suprême.

Selon un article paru ce lundi dans La Tribune de Sherbrooke, la Commission scolaire des Chênes espère que le nouveau gouvernement épongera les coûts juridiques encourus par ladite commission. Notons, en passant, que la Tribune prétend que la Cour suprême a tranché : le cours ECR n'est pas anticonstitutionnel sans noter deux choses importantes : ce n'est pas la question posée à la Cour (mais plutôt la primauté des parents et donc le droit à l'exemption) et le fait que la Cour a bien précisé qu'avec la preuve qui lui a été présentée, elle ne pouvait conclure que le programme allait à l'encontre des droits et libertés des Canadiens.

Même si elle a combattu  dans le camp adverse, Suzanne Lavallée, n'en revient tout simplement pas que le MELS refuse d'indemniser la Commission scolaire des Chênes. D'autant plus que la Commission scolaire avait fait preuve d'ouverture avant que le Monopole n'adopte la ligne dure.

Dans l'article de la Tribune, malgré le revers judiciaire et les frais astronomiques que la famille de Mme Lavallée a dû payer, le couple des plaignants ne regrette rien et serait prêt à recommencer le combat afin d'obtenir ce qu'il y a de mieux pour leurs enfants et pour les autres élèves québécois. « C'était une cause importante à nos yeux et ce l'est toujours. Malheureusement, nous n'avons pas obtenu une oreille attentive et nous sommes en train de perdre tout ce qui a un caractère sacré, a signifié la mère de famille.  »

Effets nocifs

Mme Lavallée aimerait bien que son fils d'âge primaire puisse s'absenter de ses cours d'ECR, mais elle bute contre l'intransigeance de l'école privée où il est inscrit. La mère drummondvilloise se plaint de ce programme « fourre-tout » et ne peut que constater les effets nocifs de ce cours sur son enfant. Heureusement, selon elle, il est bien encadré à la maison.

« Il arrive à des conclusions tellement farfelues. Les religions lui sont enseignées de façon tellement superficielle qu'il est facile d'en confondre les éléments. Il y a des matières qui seraient nettement plus utiles », a-t-elle conclu.


Rappel

Quebec’s Ethics and Religious Culture course is more about indoctrination than education

« Match nul » sur la constitutionnalité du programme ECR, entretemps Jésus, Superman même combat !



Me Mark Phillips explique le jugement de la Cour suprême du Canada, ce qu'est le programme d'éthique et de culture religieuse (ECR) et ce que demandaient les parents de Drummonville.

Supreme Court — Break with Common Law Putting the Onus on Parents rather than the State





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lundi 10 septembre 2012

France — Enseigner à l'endroit

Yves-Marie Sévillia recevait Laurent Wetzel, ancien inspecteur d'académie pour l'histoire-géographie, Vincent Badré, professeur d'histoire-géographie, et Jean-Pierre Maugendre, président de Renaissance catholique, pour une émission intitulée « enseigner à l'endroit ». Révélations intéressantes sur l'incompétence de certains inspecteurs de l'Éducation nationale française, du parti-pris de certains manuels d'histoire.

Émission (disponible pour quelques jours) :


http://ns227996.ovh.net:8080/rcj/rest/media/play/d80ca7605a870843940068a97482bfea.mp3

Laurent Wetzel : Ils ont tué l'histoire-géo



http://www.bourin-editeur.fr/livre/ils-ont-tue-l-histoire-geo.html

Vincent Badré : L'histoire fabriquée : ce qu'on ne vous a pas dit à l'école...




http://www.editionsdurocher.fr/L-Histoire-fabriquee-_oeuvre_10928.html

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Gare à la morale « laïque »

Droit de réponse de Vivien Hoch à Jérôme Leroy qui a répondu sur Causeur à mon article sur la Morale Laïque de Vincent Peillon.

Évidemment qu’il nous faut de la morale. C’est même le psychodrame occidental que de se laisser aller à un « vivre-les-uns-à-côté-des-autres » dans l’oubli total des principes élémentaires qui font une société – respect, révérence des anciens, solidarité. 91% des français l’ont lucidement compris. Mais qui, dans ces 91 %, éduquent leurs enfants dans le respect des professeurs, des policiers, des adultes en général, de la société, des institutions, de l’histoire du pays ? Comme si les familles se reportaient sur l’État pour pallier à leurs insuffisances… Que l’État, il faut le souligner, n’aide pas non plus comme il faudrait : on cherche toujours une politique familiale forte, et un respect des grandes valeurs d’un foyer serein et stable (lutte contre l’accès facile à la pornographie, contre l’omniprésente violence audiovisuelle, et cette visible haine des valeurs chrétiennes qui ont fait l’Occident)…

réponse à Jérôme Leroy

Oui, une éducation morale couplée à une solide politique familliale sont indispensables. Mais le pouvoir politique est fin : car d’un problème, il en sort une justification de ses propres idées. Car la morale laïque de Peillon a l’imprimatur de la catéchèse socialiste : non contente d’avoir déjà gagné la bataille des idées, de l’art et des médias, elle se veut maintenant éducatrice des foules, et formatrice des « futurs citoyens »… Autant dire des futurs électeurs de gauche. Voyez l’article d’Olivier Vial, président de l’UNI, qui montre, à partir des textes fournis publiquement par les officines socialistes, à quel point cette Morale LaïqueMC (avec des majuscules s’il vous plaît) n’est pas tout à fait « laïcisée » de son idéologie gauchiste. Créer des électeurs de gauche, lutter contre les « discriminations », créer une « égalité réelle », développer l’esprit « artistique » des enfants, lutter contre les « valeurs de l’argent », promouvoir l’ « égalité des genres » ou la « liberté sexuelle », voilà ce que cache la Morale LaïqueMC. C’est là qu’il faut rester vigilant. C’est là que l’office de tout homme lucide consiste à avoir ce mouvement salutaire de recul.

Au plan philosophique, n’importe quelle archéologie de la pensée, à la manière de Foucault, pourrait montrer que l’idée de Morale LaïqueMC n’est pas si pure qu’elle le prétend. Jérôme Leroy fait louange à cette « morale laïque » héroïque qui a mis fin au totalitarisme éducatif de l’Église catholique, et aux Lumières rousseauistes qui ont participé de cette libération. Mais attention. Tout se récupère, comme les marchés ont récupéré le slogan soixante-huitard « il est interdit d’interdire », vous le soulignez justement, la « religion civile » de Rousseau devient « laïcisme » d’état, selon un retournement philosophique tout aussi spectaculaire. À défaut de provoquer de nouvelles Lumières, on recycle et instrumentalise les anciennes. Jusqu’à promouvoir ce que les philosophes des Lumières, justement, dénonçaient. Les nouveaux « curés bourgeois » de Léon Bloy qui pullulent à l’ÉNA et dans les cercles de réflexion de gauche vous semblent-ils à même de nous préserver du totalitarisme moral ?

Quand au procès de non républicanisme, il est difficile de l’intenter à celui qui veut justement conserver cette pluralité d’opinions et de manières d’être qui coexistent, justement, dans une République qui ne tranche pas, et qui ne décide pas « du bien et du mal ». Lorsqu’on se rend compte à quel point cette Morale LaïqueMC est idéologiquement orientée, on comprend bien vite que son universalisme de façade cache en fait la véritable déliquescence de la société. Si elle sert à dénoncer les riches pour défendre les pauvres, à justifier la révolte de ces derniers contre la société, à développer des formes d’« art » déconstructeurs ou à mettre les autres cultures au premier plan pour masquer l’affreuse histoire de France, la « sous-morale des quartier » se verra au contraire renforcée, et n’empêchera pas les charges de CRS. La France ne vaut un concert de rap, et pourtant le socialisme se gargarise en permanence de cet « enrichissement », « avenir » et « évolution » normale de notre civilisation. Pas la peine d’être catholique intégriste ou un identitaire du bloc pour le remarquer.

La crise est spirituelle, mon cher Jérôme Leroy, donc trop profonde pour simples pansements politiques. La République démocratique, tout à la fois notre cadre de vie sociale et notre idéal, ne saurait se faire le vecteur officiel d’une idéologie quelconque, si « laïciste » soit-elle. Car la laïcité socialiste deviendra elle aussi une religion, si ce n’est pas déjà le cas…



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dimanche 9 septembre 2012

L'école dans la cité (débat France Culture)



L'école dans la cité

08/IX/2012 — 09 h 07
Invités :

Philippe Meirieu, spécialiste de la pédagogie, professeur des universités en Sciences de l'éducation, consacré à l'histoire et à l'actualité de la pédagogie

Philippe Nemo, philosophe, professeur de philosophie politique et sociale, et historien des idées politiques français à l'ESCP Europe



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samedi 8 septembre 2012

Mariage — meilleure survie des mariés au cancer

D’après une étude, réalisée de janvier 2000 à décembre 2010 sur 168 patients atteints d’un cancer du poumon et traités par chimiothérapie et radiothérapie, par le Greenebaum Cancer Center de l’Université du Maryland, un tiers des patients mariés étaient encore en vie au bout de trois ans, contre 10 % des patients célibataires.

Les résultats de cette étude rétrospective ont été présentés le 6 septembre 2012 à Chicago lors du Symposium multidisciplinaire d'oncologie thoracique 2012.

Les femmes mariées ont le meilleur taux de survie à trois ans (46 %), et les hommes seuls le pire (3 %). Les femmes célibataires et les hommes mariés ont le même taux de survie sur trois ans tandis que les blancs devancent les afro-américains. Selon Elizabeth Nichols, un des auteurs principaux de l’étude, « de meilleurs soins de soutien et des mécanismes de soutien aux patients atteints de cancer peuvent avoir un impact plus important sur leur chances de survie que beaucoup de nouvelles techniques de traitement du cancer ».

Des études antérieures ont montré une diminution de la survie chez les hommes célibataires atteints de plusieurs types de cancer, notamment les cancers de la prostate, de la tête et du cou. Une étude de 440.000 hommes et femmes norvégiens, publié l'année dernière, a révélé que les hommes qui n'ont jamais été mariés étaient 35 pour cent plus susceptibles de mourir d'un cancer que les hommes mariés. Les femmes jamais mariées étaient 22 pour cent plus susceptibles de mourir d'un cancer que ceux qui étaient mariés. L'étude a porté sur les décès de 13 cancers les plus courants.




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