«
Je ne puis m'empêcher de commenter de nouveau le cours Éthique et Culture religieuse, imposé à toutes les écoles du Québec, publiques et privées...
J'y reviens, parce que les pouvoirs publics, la bureaucratie et les intellos progressistes, font preuve d'un mépris offensant. Ils font preuve d'une arrogance prétentieuse à l'endroit des parents, qui résistent à la transformation de l'école québécoise en un laboratoire de détraquement identitaire et de lessivage multiculturel. « Onze années, écrit Charles-Philippe Courtois, de conditionnement idéologique aux enfants québécois. »
Droits
Tous ces parents, qui se dressent de partout au Québec, sont indignés parce qu'on leur a enlevé un droit fondamental, pourtant inscrit dans la Charte des droits, celui d'avoir le choix, pour leurs enfants, au sein de l'école, entre un enseignement religieux et un enseignement moral.
La classe politique et la technocratie de l'éléphantesque ministère de l'Éducation ne cessaient pourtant de leur garantir le caractère inaltérable des droits enchâssés dans les Chartes. Mais, un beau jour de 2005, tout d'un coup, en catimini, le Parlement a effacé le droit au libre choix en matière de religion. Volatilisé ! On comprend l'irritation et la colère des parents d'avoir été ainsi dupés et mystifiés. On le serait à moins !
Enseignement catholique
Quatre-vingts pour cent des parents souhaitaient le maintien du libre choix. Et, ils choisissaient, en très grande majorité, pour leurs enfants, l'enseignement religieux chrétien.
Vous connaissez l'argument pour discréditer ce choix massif : la majorité ne pratiquait pas! Et alors ? Si, même en ne fréquentant pas l'église, les parents optaient, malgré tout, pour l'enseignement catholique, c'était sans doute qu'ils avaient la conviction (où l'intuition) que l'héritage judéo-chrétien constituait à leurs yeux une dimension majeure de notre identité nationale et qu'il était impérieux d'en assurer la passation à leur progéniture.
Où est le scandale ? Qu'y a-t-il de rétrograde et d'anachronique de vouloir que l'école serve de relais à la transmission, aux jeunes générations, du patrimoine culturel et éthico-religieux de la nation? C'est ce que font tous les peuples de la Terre qui veulent que se perpétue leur identité à travers les âges.
Objectifs honorables
Ce cours obligatoire d'Éthique et de Culture religieuse est une espèce de fricassée multi-religieuse (six religions entrent dans la recette) que l'on fait ingurgiter à des enfants dans le but manifeste de relativiser l'héritage judéo-chrétien de la nation québécoise. En fait, officiellement, les objectifs du cours, selon ses concepteurs, consistent à promouvoir le dialogue inter-culturel et la tolérance, ce que les intellos technocrates appellent le « vivre-ensemble ». Mais, ce qu'il y a derrière ces objectifs honorables, c'est la conviction que, pour établir le dialogue avec d'autres communautés (encouragées, elles, à conserver leurs identités), il faut amoindrir, dévaluer et rabougrir, la substance identitaire du peuple québécois.
C'est comme si, pour être tolérant à l'égard d'un autre différent de soi, il fallait à tout prix anéantir sa personnalité. Et c'est comme si, également, la tolérance et le respect d'autrui ne faisaient pas partie du patrimoine des valeurs judéo-chrétiennes.(Illustration du manuel d'ECR Mélodie, publié par Modulo, destiné au 1er cycle du primaire, manuel B, p. 8)
Exemple
J'illustre mon propos... La « spiritualité autochtone » est l'une des six religions du cours. Selon le recensement de 2001, il n'y a que 0,01% de la population québécoise qui la pratique. Et, pourtant, [notre note : « souvent près de »] 20 % des pages des manuels approuvés sont consacrés à cette « spiritualité » [en réalité ces spiritualités autochtones, au pluriel]. On se demande bien pourquoi.(Une autre prière amérindienne à la Terre-Mère, illustration du manuel d'ECR Près de moi, publié par les éditions CEC, destiné à la 2de année du premier cycle du primaire, manuel B, p. 60)
Extrait du [d'un] manuel : « Pilip, le Micmac, fait sa prière et remercie la Terre, notre Mère, et aussi l'Esprit des Plantes et des Animaux. » Et voici l'exercice recommandé : « Que pourrais-tu faire pour prendre soin de la Terre ? » Manifestement, il y a là un effort, sans commune mesure avec l'importance du nombre de pratiquants de la « spiritualité » indienne, pour imposer l'écologisme comme nouvelle religion universelle. Pour les technocrates et les intellos qui ont concocté ce cours, il semble évident, considérant que les diverses religions divisent le monde et entravent le « vivre-ensemble », qu'il faille les remplacer toutes par une nouvelle religion planétaire, selon laquelle la Terre Mère, martyrisée par les méchants humains, doit être sauvée par un étatisme, éclairé certes, mais contraignant et punitif.(Suite d'une autre prière amérindienne à la Terre-Mère, illustration du manuel d'ECR Près de moi, publié par les éditions CEC, destiné à la 2de année du premier cycle du primaire, manuel B, p. 61)
Langue nationale
Le multiculturalisme, une idéologie qui prône le maintien de la pluralité d'identités dans la société, imprègne tout le système scolaire. Quand je vois le précieux dépôt des valeurs judéo-chrétiennes (patrimoine fondamental de la civilisation occidentale) être réduit à la portion congrue, dans nos écoles, par le biais d'un cours bric-à-brac de culture religieuse...
Quand je mesure l'ignorance insondable de notre propre histoire chez les jeunes Québécois...
Quand je prends acte que la défense de notre langue nationale est de plus en plus molasse...
Je ne puis m'empêcher de penser qu'en se coupant de ses racines et de son patrimoine identitaire, le peuple québécois est un peuple en perdition.
»
Carnet voué à la promotion d'une véritable liberté scolaire au Québec, pour une diversité de programmes, pour une plus grande concurrence dans l'enseignement.
mercredi 29 avril 2009
L'ancien ministre Jacques Brassard :« Les Québécois, un peuple en perdition »
L'ancien ministre de Affaires intergouvernementales du Québec, Jacques Brassard, qui avait déjà dénoncé le détournement du changement légitime des structures scolaires en commissions linguistiques pour évincer les cours de religion, revient sur le cours d'éthique et de culture religieuse dans les colonnes du Quotidien de Chicoutimi.
mardi 28 avril 2009
Réal Gaudreault : « Quelles consultations ? » « Quel consensus ? »
Capsule 23 — réactions à la marche de Drummondville
Samedi dernier avait lieu à Drummondville une marche qui réunissait des parents mécontents de se voir privés de leurs droits parentaux en matière de morale, d’éthique et de conscience religieuse. Mais voilà que le premier ministre M. Jean Charest affirme au bulletin de nouvelles de fin de soirée que le cours ÉCR fait consensus au sein de la population. Quel consensus M. Charest ?
Capsule 24 — conforme aux lois ?
Selon le premier ministre Jean Charest, le cours ÉCR est conforme aux lois québécoises. Évidemment, affirme Réal Gaudreault, rien n’est illégal pour celui qui détient le pouvoir d’ajuster les lois au gré de ses fantaisies. Pourtant, des lois sont transgressées toutes les fois que les Commissions scolaires refusent les demandes d’exemption. En effet, le gouvernement du Québec viole l’Article 13,3 du Pacte des Nations Unies sur l’Éducation en imposant le cours ÉCR.
[Personnellement, nous ne sommes pas si sûrs que le programme ECR soit réellement conforme aux lois et chartes canadiennes actuelles.]
Samedi dernier avait lieu à Drummondville une marche qui réunissait des parents mécontents de se voir privés de leurs droits parentaux en matière de morale, d’éthique et de conscience religieuse. Mais voilà que le premier ministre M. Jean Charest affirme au bulletin de nouvelles de fin de soirée que le cours ÉCR fait consensus au sein de la population. Quel consensus M. Charest ?
Sondage Léger Marketing d'octobre 2008, plus les parents sont jeunes, plus ils sont en faveur de la liberté de choix en éducation morale et religieuse.
« C'est parmi les Québécois âgés de 25 à 34 ans que l'on retrouve la plus forte proportion de personnes en accord avec le fait que les parents aient le choix entre les deux types d'enseignement (80 %). Cette proportion se situe entre 66 % et 73 % pour les personnes de plus de 35 ans. »
Capsule 24 — conforme aux lois ?
Selon le premier ministre Jean Charest, le cours ÉCR est conforme aux lois québécoises. Évidemment, affirme Réal Gaudreault, rien n’est illégal pour celui qui détient le pouvoir d’ajuster les lois au gré de ses fantaisies. Pourtant, des lois sont transgressées toutes les fois que les Commissions scolaires refusent les demandes d’exemption. En effet, le gouvernement du Québec viole l’Article 13,3 du Pacte des Nations Unies sur l’Éducation en imposant le cours ÉCR.
[Personnellement, nous ne sommes pas si sûrs que le programme ECR soit réellement conforme aux lois et chartes canadiennes actuelles.]
Berlin : « Une bonne instruction religieuse est un bienfait pour la société »
Extrait de la déclaration de l’archevêque catholique Georg cardinal Sterzinsky à la suite de l’échec du référendum d’initiative populaire en faveur du libre choix entre l’éthique et la religion tenu le 26 avril 2009 à Berlin.
« Même si nous n’avons pas remporté le référendum, celui-ci a fait bouger les choses. Je remercie l'association Pro Reli et son président, le docteur Christoph Lehmann, qui ont permis que la religion et l’instruction religieuse fassent l’objet d’un large débat public. Je remercie aussi les notables dont le nombre se compte par milliers, ceux des églises, des fédérations et d'autres regroupements qui sont allés témoigner sur la place publique de leur conviction en faveur d’un libre choix entre l’éthique et la religion.
Je ne nierai pas que je suis déçu. Nous n’avons pas réussi à réveiller suffisamment d’intérêt autour de la religion et de l’instruction religieuse. Nous essayerons à nouveau à l’avenir d'assurer à l'instruction religieuse la place qui lui revient de droit, car une bonne instruction religieuse est un bienfait pour toute la société et pas uniquement pour ceux qui la reçoivent.
Ce résultat ne nous fera pas croire que la religion est purement du domaine privé. En tant qu’Église, pour l’amour de Dieu, nous continuerons à être présents à Berlin pour les gens qui y habitent : dans nos municipalités, par notre organisation Caritas et dans nos écoles. L'Église reste publique ! »
Intérêt croissant pour l'école privée
Extrait de la déclaration de l’évêque luthérien Dr. Wolfgang Huber au sujet des résultats du référendum :
« Je remercie tous ceux qui au cours ces dernières semaines et ces derniers mois se sont impliqués en faveur du référendum. Pour ce qui est des résultats de la consultation, je suis déçu. L'initiative Pro Reli n'a malheureusement pas atteint son objectif. Mais elle a réussi à porter sur la place publique un débat important. On a débattu publiquement de l'importance sociale de la religion et donc de l’instruction religieuse.
Comme les résultats par arrondissement le confirment, Berlin demeure une ville divisée. Nous devons tous nous atteler à surmonter cette division. Il faut poursuivre toutes les possibilités d’échange et de coopération. Ce n’est que lorsqu’on aura défini sur une base solide comment l’instruction religieuse et l’éthique seront enseignées ensemble [dans le cours d'éthique] que le slogan [des Pro Ethik opposés aux Pro Reli] : « L’éthique et la religion, nous faisons les deux » aura un sens.
Nous continuerons à soutenir l’importance d’une instruction religieuse autonome et de qualité. L’intérêt pour les écoles privées continuera de croître. L’implication soutenue des parents, des élèves et des enseignants démontre un intérêt croissant dans une formation scolaire de haute qualité marquée par des valeurs communautaires. »
« Même si nous n’avons pas remporté le référendum, celui-ci a fait bouger les choses. Je remercie l'association Pro Reli et son président, le docteur Christoph Lehmann, qui ont permis que la religion et l’instruction religieuse fassent l’objet d’un large débat public. Je remercie aussi les notables dont le nombre se compte par milliers, ceux des églises, des fédérations et d'autres regroupements qui sont allés témoigner sur la place publique de leur conviction en faveur d’un libre choix entre l’éthique et la religion.
Je ne nierai pas que je suis déçu. Nous n’avons pas réussi à réveiller suffisamment d’intérêt autour de la religion et de l’instruction religieuse. Nous essayerons à nouveau à l’avenir d'assurer à l'instruction religieuse la place qui lui revient de droit, car une bonne instruction religieuse est un bienfait pour toute la société et pas uniquement pour ceux qui la reçoivent.
Ce résultat ne nous fera pas croire que la religion est purement du domaine privé. En tant qu’Église, pour l’amour de Dieu, nous continuerons à être présents à Berlin pour les gens qui y habitent : dans nos municipalités, par notre organisation Caritas et dans nos écoles. L'Église reste publique ! »
Intérêt croissant pour l'école privée
Extrait de la déclaration de l’évêque luthérien Dr. Wolfgang Huber au sujet des résultats du référendum :
« Je remercie tous ceux qui au cours ces dernières semaines et ces derniers mois se sont impliqués en faveur du référendum. Pour ce qui est des résultats de la consultation, je suis déçu. L'initiative Pro Reli n'a malheureusement pas atteint son objectif. Mais elle a réussi à porter sur la place publique un débat important. On a débattu publiquement de l'importance sociale de la religion et donc de l’instruction religieuse.
Comme les résultats par arrondissement le confirment, Berlin demeure une ville divisée. Nous devons tous nous atteler à surmonter cette division. Il faut poursuivre toutes les possibilités d’échange et de coopération. Ce n’est que lorsqu’on aura défini sur une base solide comment l’instruction religieuse et l’éthique seront enseignées ensemble [dans le cours d'éthique] que le slogan [des Pro Ethik opposés aux Pro Reli] : « L’éthique et la religion, nous faisons les deux » aura un sens.
Nous continuerons à soutenir l’importance d’une instruction religieuse autonome et de qualité. L’intérêt pour les écoles privées continuera de croître. L’implication soutenue des parents, des élèves et des enseignants démontre un intérêt croissant dans une formation scolaire de haute qualité marquée par des valeurs communautaires. »
lundi 27 avril 2009
Belgique — le niveau des élèves issus de l'immigration est nettement moins bon que celui des autochtones
Le niveau scolaire des élèves issus de l'immigration est nettement moins bon que celui des autochtones, et ce tant en Communauté française (Bruxelles + Wallonie) qu'en Flandre.
C'est le constat d'une étude de sociologues de l'Université libre de Bruxelles (ULB). L'étude se fonde sur les résultats de la dernière enquête (2006) Pisa de l'OCDE qui mesure certaines performances scolaires des élèves de 15 ans dans 57 pays.
« Aucun autre pays industrialisé ne présente un fossé aussi grand entre les élèves issus de l'immigration et les autres, et les résultats obtenus par les élèves d'origine étrangère sont parmi les plus faibles du monde développé », selon l'étude bruxelloise.
En mathématiques, les jeunes francophones obtiennent un résultat de 510 points aux tests Pisa (dont la moyenne est 500) mais les jeunes d'origine immigrée n'obtiennent que 444 (2e génération) et 406 (primoarrivants), ce qui est catastrophique, selon les chercheurs.
Par ailleurs, pour les mathématiques, 18 % des élèves autochtones, 36 % des immigrés de 2e génération et 53 % des primoarrivants n'atteignent pas un niveau 2 sur l'échelle Pisa allant de 0 à 6, niveau 2 considéré comme le seuil minimal de compétences requis pour s'insérer dans le vie professionnelle.
Parmi les causes de cette situation, les sociologues pointent la langue parlée à la maison (surtout en Flandre) et le niveau socio-économique des parents. Plus celui-ci augmente, plus les résultats des élèves sont bons, or les immigrés appartiennent plus souvent aux classes sociales moins aisées.
Enfin, au niveau institutionnel, la Belgique connaît une ségrégation scolaire extrêmement marquée, tant au niveau francophone que néerlandophone, constatent encore les chercheurs.
Commentaires sur cette étude
S'il est vrai que les immigrés réussissent mal en Belgique, d'une part, de nombreux pays à forte immigration non sélectionnée par un système de points connaissent le même problème et, d'autre part, les résultats des Belges sont globalement bons, la courbe des résultats est plus aplatie que celle de pays comme la France ou le Canada : plus de très bons élèves en Belgique mais aussi plus de mauvais élèves, moins d'élèves moyens que des pays comme le Canada. Est-ce vraiment une mauvaise chose pour un pays au niveau scientifique et économique ?
Notons que la France qui connaît également une forte immigration non sélectionnée a vu ses résultats en mathématiques diminuer fortement entre l'étude PISA 2006 et la précédente : moins de 15 points essentiellement en raison de la forte baisse des résultats enregistrée au niveau de la tranche inférieure de la distribution des performances.
Pour ce qui est de la singularité de la Belgique, et la forte corrélation au milieu socio-économique, elles sont loin d'être établies, comme l'indique la note de présentation de l'OCDE pour le PISA 2006 :
« Parmi les pays dont une large proportion de la population d'élèves de 15 ans est d'origine étrangère, les élèves de la première génération (élèves nés hors du pays où ils ont subi l'évaluation et dont les parents sont nés à l'étranger) accusent, en moyenne, un retard de 58 points par rapport à leurs camarades autochtones, soit un écart considérable quand on sait que 38 points sont approximativement équivalents à une année scolaire de différence en moyenne, pour les pays de l'OCDE.
Le retard des élèves immigrés de la première génération en termes de performances va de 22 points au Canada et en Croatie à 77 à 95 points, pour la fourchette haute, en Allemagne, en Suède, au Danemark, en Autriche et en Suisse. À l'inverse, les élèves immigrés de la première génération enregistrent des performances identiques à celles de leurs camarades autochtones en Australie, en Nouvelle-Zélande, en Irlande, en Serbie, en Israël, à Macao (Chine) et dans la Fédération de Russie. Et l'écart observé entre élèves immigrés et élèves autochtones persiste dans une large mesure, même lorsque l'on tient compte des autres facteurs socio-économiques. »
Rappelons que, selon la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Mme Valérie Pécresse, la France se classerait mal dans les classements comme ceux du PISA à cause d'un très fort taux d'immigration, contrairement à la Finlande qui est un pays très « fermé ».
C'est le constat d'une étude de sociologues de l'Université libre de Bruxelles (ULB). L'étude se fonde sur les résultats de la dernière enquête (2006) Pisa de l'OCDE qui mesure certaines performances scolaires des élèves de 15 ans dans 57 pays.
« Aucun autre pays industrialisé ne présente un fossé aussi grand entre les élèves issus de l'immigration et les autres, et les résultats obtenus par les élèves d'origine étrangère sont parmi les plus faibles du monde développé », selon l'étude bruxelloise.
En mathématiques, les jeunes francophones obtiennent un résultat de 510 points aux tests Pisa (dont la moyenne est 500) mais les jeunes d'origine immigrée n'obtiennent que 444 (2e génération) et 406 (primoarrivants), ce qui est catastrophique, selon les chercheurs.
Par ailleurs, pour les mathématiques, 18 % des élèves autochtones, 36 % des immigrés de 2e génération et 53 % des primoarrivants n'atteignent pas un niveau 2 sur l'échelle Pisa allant de 0 à 6, niveau 2 considéré comme le seuil minimal de compétences requis pour s'insérer dans le vie professionnelle.
Parmi les causes de cette situation, les sociologues pointent la langue parlée à la maison (surtout en Flandre) et le niveau socio-économique des parents. Plus celui-ci augmente, plus les résultats des élèves sont bons, or les immigrés appartiennent plus souvent aux classes sociales moins aisées.
Enfin, au niveau institutionnel, la Belgique connaît une ségrégation scolaire extrêmement marquée, tant au niveau francophone que néerlandophone, constatent encore les chercheurs.
Commentaires sur cette étude
S'il est vrai que les immigrés réussissent mal en Belgique, d'une part, de nombreux pays à forte immigration non sélectionnée par un système de points connaissent le même problème et, d'autre part, les résultats des Belges sont globalement bons, la courbe des résultats est plus aplatie que celle de pays comme la France ou le Canada : plus de très bons élèves en Belgique mais aussi plus de mauvais élèves, moins d'élèves moyens que des pays comme le Canada. Est-ce vraiment une mauvaise chose pour un pays au niveau scientifique et économique ?
Notons que la France qui connaît également une forte immigration non sélectionnée a vu ses résultats en mathématiques diminuer fortement entre l'étude PISA 2006 et la précédente : moins de 15 points essentiellement en raison de la forte baisse des résultats enregistrée au niveau de la tranche inférieure de la distribution des performances.
| Sous le niveau 1 (très bas) | Niveau 1 (bas) | Niveau 2 | Niveau 3 | Niveau 4 | Niveau 5 | Niveau 6 (très haut) | |
| Belgique | 7,1 % | 10,2 % | 17,0 % | 21,4 % | 21,9 % | 16,0 % | 6,4 % |
| Canada | 2,8 % | 8,0 % | 18,6 % | 27,5 % | 25,1 % | 13,6 % | 4,4 % |
| France | 8,4 % | 13,9 % | 21,4 % | 24,2 % | 19,6 % | 9,9 % | 2,6 % |
Pour ce qui est de la singularité de la Belgique, et la forte corrélation au milieu socio-économique, elles sont loin d'être établies, comme l'indique la note de présentation de l'OCDE pour le PISA 2006 :
« Parmi les pays dont une large proportion de la population d'élèves de 15 ans est d'origine étrangère, les élèves de la première génération (élèves nés hors du pays où ils ont subi l'évaluation et dont les parents sont nés à l'étranger) accusent, en moyenne, un retard de 58 points par rapport à leurs camarades autochtones, soit un écart considérable quand on sait que 38 points sont approximativement équivalents à une année scolaire de différence en moyenne, pour les pays de l'OCDE.
Le retard des élèves immigrés de la première génération en termes de performances va de 22 points au Canada et en Croatie à 77 à 95 points, pour la fourchette haute, en Allemagne, en Suède, au Danemark, en Autriche et en Suisse. À l'inverse, les élèves immigrés de la première génération enregistrent des performances identiques à celles de leurs camarades autochtones en Australie, en Nouvelle-Zélande, en Irlande, en Serbie, en Israël, à Macao (Chine) et dans la Fédération de Russie. Et l'écart observé entre élèves immigrés et élèves autochtones persiste dans une large mesure, même lorsque l'on tient compte des autres facteurs socio-économiques. »
Rappelons que, selon la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Mme Valérie Pécresse, la France se classerait mal dans les classements comme ceux du PISA à cause d'un très fort taux d'immigration, contrairement à la Finlande qui est un pays très « fermé ».
Un moment d'humour : débat avec l'ex-technocrate Denis Watters
Brigitte Bédard, mère de famille, Richard Décarie de CLÉ (Coalition pour la liberté en éducation) et Denis Watters, membre du comité de rédaction du programme d'éthique et culture religieuse, débattent à l'antenne d'Isabelle Maréchal, le dimanche 26 avril 2009.
Sur l'erreur du manuel d'ECR mentionnée au sujet de la prétendue « pomme » croquée par Ève, il s'agit d'une mauvaise traduction du latin, fait bien connu que le « spécialiste » Dennis Watters semble ignorer. En effet, en latin, la pomme est appelée malum (qui aurait donné mela en italien et măr en roumain), tandis que pomum désigne n'importe quel fruit. Pomona est, par exemple, la déesse des fruits.
Sur l'erreur du manuel d'ECR mentionnée au sujet de la prétendue « pomme » croquée par Ève, il s'agit d'une mauvaise traduction du latin, fait bien connu que le « spécialiste » Dennis Watters semble ignorer. En effet, en latin, la pomme est appelée malum (qui aurait donné mela en italien et măr en roumain), tandis que pomum désigne n'importe quel fruit. Pomona est, par exemple, la déesse des fruits.
dimanche 26 avril 2009
Les Berlinois rejettent d'une courte majorité l'initiative Pro Reli
Les Berlinois ont voté « non » dimanche à une courte majorité à une revalorisation des cours de religion dans les écoles de Berlin, selon les résultats provisoires d'un référendum local organisé sur cette question.
Quelque 51,3 % des suffrages exprimés ont rejeté la proposition visant à modifier la législation locale sur l'enseignement de la religion, a indiqué la commission électorale de la ville-État de Berlin, après dépouillement de 95,5 % des suffrages exprimés.
Seuls 28,2 % des 2,4 millions d'électeurs inscrits ont pris part au vote. De ce fait, même si le « oui » l'avait emporté, le quorum n'aurait pas été atteint et les partisans de la réforme auraient échoué également. Plusieurs accusent le gouvernement de gauche de Berlin d'avoir organisé ce référendum d'initiative populaire à cette date, plutôt que lors des européennes prochaines, et cela malgré les économies associées à l'organisation des deux scrutins le même jour, afin de réduire les chances que le quorum soit atteint
L'association « Pro Reli », soutenue par les Églises catholique et protestante, par la communauté juive et par une partie de la communauté musulmane, a échoué dans sa tentative d'arracher à la municipalité de gauche une revalorisation des cours de religion.

La législation en vigueur à Berlin, différente de celle prévalant dans la plupart des autres États régionaux (Länder) allemands, sera donc maintenue : les élèves peuvent fréquenter un cours de religion, mais de manière optionnelle. Le cours de religion vient s'ajouter à un cours d'éthique obligatoire, qui rassemble les élèves de toutes origines et toutes confessions.
Les partisans de la réforme souhaitaient que les élèves aient le choix entre un cours d'éthique ou un cours de religion de leur choix en tant que sujet obligatoire.

Les résultats peuvent faire penser que la population berlinoise s'est partagée de manière égale à près de 50 % pour chaque option, mais c'est ignorer la forte polarisation sur le terrain. C'est ainsi que les arrondissements les plus en faveur de l'initiative « Pro Reli :» sont tous dans l'ancien Berlin-Ouest comme Spandau (69,2 % pour le retour de la religion comme sujet obligatoire), Reinickendorf (69,1 %), Steglitz-Zehlendorf (66,3 %), alors que les autres arrondissements occidentaux ont tous voté à plus de 60 %. Par contre, le rejet du retour de la religion fut massif dans les quartiers de l'ancienne République démocratique allemande, la portion communiste, comme dans Lichtenberg (78,4 % de non), Marzahn-Hellersdorf (77 % de non) et Treptow-Köpenick (73,5 %).
Résultats complets en allemand.
Quelque 51,3 % des suffrages exprimés ont rejeté la proposition visant à modifier la législation locale sur l'enseignement de la religion, a indiqué la commission électorale de la ville-État de Berlin, après dépouillement de 95,5 % des suffrages exprimés.
Seuls 28,2 % des 2,4 millions d'électeurs inscrits ont pris part au vote. De ce fait, même si le « oui » l'avait emporté, le quorum n'aurait pas été atteint et les partisans de la réforme auraient échoué également. Plusieurs accusent le gouvernement de gauche de Berlin d'avoir organisé ce référendum d'initiative populaire à cette date, plutôt que lors des européennes prochaines, et cela malgré les économies associées à l'organisation des deux scrutins le même jour, afin de réduire les chances que le quorum soit atteint
L'association « Pro Reli », soutenue par les Églises catholique et protestante, par la communauté juive et par une partie de la communauté musulmane, a échoué dans sa tentative d'arracher à la municipalité de gauche une revalorisation des cours de religion.

Même la militante communiste Rosa Luxemburg avait été convoquée par la coalition Pro reli : « La liberté de choix est toujours celle de ceux qui pensent différemment ».
La législation en vigueur à Berlin, différente de celle prévalant dans la plupart des autres États régionaux (Länder) allemands, sera donc maintenue : les élèves peuvent fréquenter un cours de religion, mais de manière optionnelle. Le cours de religion vient s'ajouter à un cours d'éthique obligatoire, qui rassemble les élèves de toutes origines et toutes confessions.
Les partisans de la réforme souhaitaient que les élèves aient le choix entre un cours d'éthique ou un cours de religion de leur choix en tant que sujet obligatoire.

Les arrondissements de Berlin
Les résultats peuvent faire penser que la population berlinoise s'est partagée de manière égale à près de 50 % pour chaque option, mais c'est ignorer la forte polarisation sur le terrain. C'est ainsi que les arrondissements les plus en faveur de l'initiative « Pro Reli :» sont tous dans l'ancien Berlin-Ouest comme Spandau (69,2 % pour le retour de la religion comme sujet obligatoire), Reinickendorf (69,1 %), Steglitz-Zehlendorf (66,3 %), alors que les autres arrondissements occidentaux ont tous voté à plus de 60 %. Par contre, le rejet du retour de la religion fut massif dans les quartiers de l'ancienne République démocratique allemande, la portion communiste, comme dans Lichtenberg (78,4 % de non), Marzahn-Hellersdorf (77 % de non) et Treptow-Köpenick (73,5 %).
| Arrondissement | Participation | Oui | Non | Nul |
|---|---|---|---|---|
| Mitte | 24,3 % | 44,8 % | 55,0 % | 0,2 % |
| Friedrichshain-Kreuzberg | 26,2 % | 27,1 % | 72,7 % | 0,2 % |
| Pankow | 27,9 % | 28,9 % | 70,9 % | 0,2 % |
| Charlottenburg-Wilmersdorf | 34,3 % | 60,5 % | 39,3 % | 0,2 % |
| Spandau | 28,1 % | 69,2 % | 30,7 % | 0,2 % |
| Steglitz-Zehlendorf | 41,4 % | 66,3 % | 33,5 % | 0,2 % |
| Tempelhof-Schöneberg | 33,6 % | 60,9 % | 38,9 % | 0,2 % |
| Neukölln | 26,5 % | 61,8 % | 37,9 % | 0,3 % |
| Treptow-Köpenick | 27,7 % | 26,3 % | 73,5 % | 0,2 % |
| Marzahn-Hellersdorf | 21,6 % | 22,7 % | 77,0 % | 0,3 % |
| Lichtenberg | 23,2 % | 21,3 % | 78,4 % | 0,3 % |
| Reinickendorf | 33,2 % | 69,1 % | 30,7 % | 0,2 % |
| Total pour Berlin | 29,2 % | 48,5 % | 51,3 % | 0,2 % |
Résultats complets en allemand.
Tract trouvé sur pare-brise à Drummondville
Trouvé ce tract sur le pare-brise après la démonstration de Drummondville.
Il s'agit apparemment de la production d'un groupe de jeunes, non affiliés à la CLÉ, plus originaux que les mutins de Panurge rencontrés au coin d'une rue le long du parcours du cortège de la manifestation de la CLÉ.
Il s'agit apparemment de la production d'un groupe de jeunes, non affiliés à la CLÉ, plus originaux que les mutins de Panurge rencontrés au coin d'une rue le long du parcours du cortège de la manifestation de la CLÉ.
Une dizaine de contre-manifestants à Drummondville
La manifestation bon enfant de Drummondville qui a réuni plusieurs milliers de personnes a été contestée par une poignée (une dizaine) de contre-manifestants qui ont cru faire preuve d'ouverture d'esprit en répétant les slogans dont nous abreuvent le Monopole de l'Éducation et les grands médias.
Il semble que toute l'ironie de l'imposition d'un cours unique au nom de la tolérance ait échappé à ce contre-manifestant qui se dit être en faveur de la « diversité » telle que conçue par un monopole pédagogique !

Il semble que toute l'ironie de l'imposition d'un cours unique au nom de la tolérance ait échappé à ce contre-manifestant qui se dit être en faveur de la « diversité » telle que conçue par un monopole pédagogique !

Parents protest ethics and religion course
Extracts from the Gazette dispatch on the protest march organized yesterday against the new compulsory state course on ethics and religious culture.
“We’re asking the (Jean) Charest government to lift the obligatory part,” Richard Décarie, spokesman for rally organizers, the 100,000-member Coalition pour la liberté en éducation.
The coalition maintains that the course infringes on parents’ rights.
[...]
Angry parents say the course is often contrary to their own beliefs.
“We are getting calls from parents saying that teachers are teaching whatever,” Décarie said. “Their children are confused, especially in primary school. And parents are feeling helpless.”
For example, a Catholic child told his parents that he wants his family to become Hindu because then they could have “seven lives” and that would save his dying grandfather.
“He had learned in the course that Hindus have seven lives and he wanted six more for his grandfather,” Décarie said. “Imagine the total confusion in the child’s head and the parents stuck with that dilemma.”
Quebec enacted the course following the Bouchard-Taylor Commission on reasonable accommodations related to cultural differences.
[In fact, the course was already planned for general teaching in 2008 before the Bouchard-Taylor Commission. Eight schools — in a secretive way according to some — were already teaching the course in 2007.]
But the teachers themselves were not properly trained in the new course material, Décarie said.
For Saturday’s march, the coalition had organized the transportation of protesters from various Quebec regions by school buses.
It’s no coincidence that rally organizers had convened the march in Drummondville.
A local couple launched a court challenge against the provincial Education Department’s course in September.
They are asking a Quebec Superior Court justice to rule that making the course mandatory is unconstitutional. The couple argue the compulsory course takes away parents’ free choice.
The case is to be heard in Drummondville on May 15, Décarie said.
[Incorrect, the 11, 12 and 13 of May with a probable extension on the 15th of May]
Loyola High School in Montreal has also initiated legal action after the Education Department refused a request to exempt the private boys school from teaching the course.
[Well, and was denied the possibility of adapting the ERC course to its status as a private Catholic High school.]
According to a Léger Marketing poll held last fall, two thirds of parents, or 72 per cent, believe in choice for their children’s education.
In the 25 to 34 age bracket, the poll found support for choice was 80 per cent.
These figures suggest strong opposition, said coalition president Marie-José Croteau.
“So don’t impose something that goes against parental conviction. Religion is a very sensitive area which is why it’s protected in the Charter of Rights,” she said. “It’s our children, we want to have our say.”
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Nous cherchons encore à savoir quelle facette du cours était explorée cette fois... Le vivre-ensemble ? La tolérance ?
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Être agent immobilier...
Rapport ténu avec la culture religieuse et l'éthique...
Etc. (C'est un fourre-tout)
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