dimanche 25 avril 2010

John Carpay of the Canadian Constitution Fondation on Ethics and Religious Culture in Quebec


John Carpay addresses panel on Religious Freedom in Quebec for the Michael Coren Show.

This segment is part of the show which aired on September 09, 2009 on CTS TV.

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jeudi 22 avril 2010

L'Ontario reporte sine die son nouveau programme d'éducation sexuelle

Cédant sous les pressions de parents et éducateurs outrés, le gouvernement de l'Ontario fait marche arrière jeudi après-midi à propos de sa réforme de l'éducation sexuelle des jeunes de l'élémentaire.

De nombreux parents, notamment du système catholique, s'opposaient aux changements

Le nouveau programme avait été discrètement affiché sur le site du ministère de l'Éducation de l'Ontario en janvier 2010 sans résumé des changements par rapport à la version précédente du même programme qui datait de 1998. Le nouveau programme devait entrer en vigueur en septembre.

L'éducation sexuelle devait commencer en première année (à 6 ans) en nommant les génitaux et les autres parties du corps. En 3e année (8 ans) les écoliers devaient aborder l'« orientation sexuelle » et l'« identité sexuelle » ; arrivés en 7e année (12 ans) les élèves discuteraient de sexualité anale et orale et de l'utilisation des préservatifs.

Levée de boucliers

De nombreux parents, notamment du système catholique, s'opposaient aux changements.

Les évêques catholiques de l'Ontario et au moins un conseil scolaire catholique avaient vivement réagi à cette annonce. L'archevêque d'Ottawa, Terrence Prendergast, avait souhaité une « levée de boucliers » de la part des parents catholiques et l'Assemblée des évêques catholiques de l'Ontario avait déclaré que les écoles catholiques n'enseigneraient pas les éléments du programme qui violent l'enseignement catholique. En outre, Jan Bentham du conseil scolaire catholique anglophone d'Ottawa avait déclaré que le Premier ministre ontarien « semblait être mal informé » et que son conseil scolaire ne mettrait pas en œuvre le programme.

Des protestants influents en Ontario comme l'évangéliste Charles McVety dénoncent aussi ce programme.

Des membres de la communauté musulmane avaient également exprimé leur inconfort envers le nouveau programme. Ils soutenaient que l'enseignement de la sexualité doit se faire à la maison, selon les valeurs familiales.

Le premier ministre McGuinty indique maintenant que les changements seront reportés à une date indéterminée, afin de donner le temps au gouvernement de mieux consulter les parents.

Volte-face express

Cette volte-face survient moins de 24 heures après que le premier ministre eut déclaré publiquement que les écoles catholiques, qui sont subventionnées par la province, ne seraient pas exemptées.

À l'œuvre au secondaire, insister sur le plaisir dans l'éducation sexuelle

Comme le révélait le magazine Maclean's en septembre dernier (You’re teaching our kids WHAT?), on assiste déjà à une nouvelle tendance dans les cours d'éducation sexuelle : l'insistance sur le plaisir sexuel plutôt que l'enseignement de la physiologie et des maladies sexuellement transmissibles. Les propriétaires de sex shops ontariens voient une nouvelle clientèle : les professeurs d'éducation sexuelle qui demandent à ces commerçants de venir parler de sexe dans leur classe. Carlyle Jansen, une de ces propriétaires de boutique érotique a déjà présenté plus d'une douzaine d'ateliers dans les écoles ontariennes. Lors de ceux-ci, Mme Jansen encourage les jeunes adolescents à poser toutes les questions qu'ils veulent, qu'il s'agisse de masturbation, de la sexualité orale, de l'identité sexuelle, des sentiments homosexuels et des jouets sexuels qu'elle emporte avec elle afin d'illustrer ses propos. Comme le signale le magasine les parents qui apprennent ce qui se passe en classe ne sont pas tous contents de cette présentation des choses.



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Changement démographique en Belgique — Bruxelles musulmane dès 2030 ?

Selon le Baromètre du religieux 2008, les musulmans représentent un tiers de la population à Bruxelles. Au premier janvier 2008, la Capitale de L'Europe a passé le cap du million d'habitants après un creux d'une dizaine d'années.

Selon le dernier numéro de l'hebdomadaire Le Vif/L’Express, premier hebdomadaire d’information en Belgique francophone (près de 500 000 lecteurs), Bruxelles comptera en 2030 plus de 1 350 000 habitants et les musulmans y seront probablement majoritaires. Une véritable secousse pour l'une des villes les plus « métissées » — pour utiliser la novlangue — d'Europe. Et qui verra le visage de sa population profondément modifié. Comme Rotterdam, Marseille ou Malmö.

Les immigrés et leurs enfants remplacent les Belges de souche vieillissants et à faible natalité dont de nombreux quittent la capitale pour s'installer dans la campagne brabançonne voisine. « Un processus de substitution démographique » bien connu des spécialistes.

Sources : La Belgique terre religieuse.

Le Vif/L'Express







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mercredi 21 avril 2010

On parle d'exemption au programme d'éducation sexuelle ontarien qui suscite de vives critiques

Le programme d'éducation sexuelle de l'Ontario, qui inclut des sujets comme la masturbation et la fellation, est une façon responsable d'éduquer les jeunes sur la sexualité, selon le premier ministre Dalton McGuinty.

Des groupes conservateurs préparent une campagne pour réclamer la mort du programme d'éducation sexuelle, qui prévoit des cours dès la 3e année du primaire. Ils accusent le gouvernement de corrompre les jeunes esprits à l'aide de matériel sexuellement explicite.

Selon M. McGuinty, les jeunes apprennent ces choses de toute façon, que ce soit par le biais de leurs amis ou d'internet. Incorporer ces sujets à un programme scolaire permettra d'exercer «un certain contrôle» sur la façon dont les jeunes obtiennent ces informations, selon le premier ministre.

Le président du Canada Christian College, le Dr. Charles McVety, dénonce le fait qu'en vertu du programme, les élèves de 6e année aborderont des sujets comme la masturbation et la lubrification vaginale, et des jeunes de 12 ans auront des cours sur le sexe oral et anal. Il craint que l'enseignement, par exemple, de sujets comme l'identité et l'orientation sexuelle ne crée de la confusion dans les jeunes esprits.

Le Dr. McVety assure qu'il n'est pas opposé à une éducation sexuelle qui aborderait plutôt des sujets tels les infections transmises sexuellement et les « dangers de la promiscuité physique ». Il déplore que les parents ne soient pas consultés, alors qu'ils devront gérer les impacts d'une telle éducation.

La ministre de l'Education, Leona Dombrowsky, a suggéré, mardi, que les parents qui s'opposeront à ce cours puissent demander une exemption pour leurs enfants.

Les opposants comptent tenir une manifestation le 10 mai.






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Prix de l'éducation en hausse au Québec, bureaucratie, décrochage











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Québec — dépenses par élève en hausse constante

En 2007-2008, la dépense globale d’éducation par rapport au produit intérieur brut (PIB) est estimée à 7,4 % au Québec ; par comparaison, ce taux est estimé à 6,8 % dans les provinces de l’Atlantique, à 6,3 % en Ontario et à 6,1 % dans les provinces de l’Ouest. Lorsque l’on considère cet indicateur, il apparaît que l’effort financier en éducation demeure plus important au Québec que dans la moyenne des autres provinces.

La dépense globale comprend la dépense de fonctionnement, la dépense d’immobilisation, la dépense pour la recherche (pour les universités) et les intérêts sur le service de la dette (mais pas les remboursements de capital), selon le concept retenu par Statistique Canada.

Entre 1998 et 2002, on a observé une augmentation de 26 % de la dépense par élève en dollars courants et de 16 % de la dépense par élève en dollars constants. Ces augmentations s’expliquent surtout par l’entente, intervenue en avril 2000 entre le gouvernement du Québec et les syndicats, qui établissait une nouvelle structure salariale pour le personnel enseignant.

Entre 2002 et 2004, il y a eu une relative stabilité de la dépense par élève en dollars constants. Cela s’explique en partie par un gel des salaires du personnel des commissions scolaires au cours de cette période.

Entre 2004 et 2007, la dépense par élève a augmenté de 21 % en dollars courants et de 14 % en dollars constants. Ces augmentations s’expliquent par de nouvelles mesures de réinvestissement et de développement (programmes de lutte au décrochage scolaire, réduction de la taille des classes au préscolaire et au premier cycle du primaire, augmentation du temps d’enseignement au primaire, soutien aux élèves à risque et aux élèves handicapés ou en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage [EHDAA], ajout de ressources pour la formation continue, etc.)


Dépense globale par élève des commissions scolaires québécoises en dollars courants et en dollars constants de 2007-2008


En 2006-2007, au Québec, la dépense globale par élève à l’enseignement primaire et secondaire (10 128 $) était plus élevée que dans les provinces de l’Atlantique (8 799 $), mais moins élevée qu’en Ontario (10 301 $) et que dans les provinces de l’Ouest (11 016 $). La dépense par élève était donc moins élevée au Québec que dans la moyenne du reste du Canada. Cela s'explique principalement par le fait qu’au Québec les salaires du personnel scolaire sont moins élevés, tout comme les dépenses d’immobilisation.

Cependant, il est important de préciser que ces données sont en dollars courants et ne tiennent pas compte des écarts du coût de la vie. Or, il existe des différences importantes dans le coût de la vie d’une province à l’autre et, dans l’ensemble, le coût de la vie était d’environ 10 % plus élevé ailleurs au Canada qu’au Québec, en 2006-2007.

On a également assisté ces dernières années à une diminution du nombre moyen d'élèves par enseignant. Celui-ci est passé de 15,7 en 2004-2005 à 14,6 en 2007-2008 et ce facteur a contribué significativement à l'augmentation de la dépense par élève.

Entre 2004 et 2007, on a observé une augmentation de 14 % de la dépense par élève en dollars constants.

En 2006-2007, certains facteurs sont plus coûteux dans les commissions scolaires au Québec que dans le reste du Canada tels les rapports élèves-enseignant, la formation professionnelle, les services de garde et le transport scolaire.


Rapport élèves-éducateur dans les commissions scolaires, Québec et régions du Canada

En 2007-2008, le rapport élèves-enseignant dans les commissions scolaires est estimé à 14,6 au Québec. Le rapport élèves-enseignant est obtenu en divisant le nombre d’élèves par le nombre d’enseignants des commissions scolaires. Le nombre moyen d’élèves par enseignant au Québec est passé de 16,5 en 1997-1998 à 14,6 en 2007-2008.

Le nombre moins élevé d’élèves par éducateur au Québec par rapport à l'Ontario s’explique en partie par le temps de présence en classe des enseignants qui est inférieur au Québec. Ainsi, le temps de présence en classe des enseignants québécois était de 615 heures par année au secondaire, alors que celui de leurs homologues ontariens était de 740 heures, en 2006-2007.

Source : Indicateurs de l'éducation — édition 2009, Ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport, ISBN 978-2-550-57002-1.






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L'Illusion tranquille en ligne

Sur son blogue, Joanne Marcotte annonce qu'elle rend maintenant accessible le documentaire qu'elle a réalisé avec Denis Julien. Elle écrit : « Dieu ce que le temps passe vite ! C'était en novembre 2006 qu'était lancé notre documentaire politique L’Illusion tranquille. »

Joanne Marcotte ajoute que « le 1er avril dernier prenait fin une licence de diffusion de trois ans que nous avions accordée au Canal D. Je me sens donc parfaitement à l’aise, pour ceux qui voudraient visionner le film, de vous référer aux segments qui se trouvent maintenant sur Dailymotion ».



Introduction




2e partie (17 min 22 sec)




3e partie (17 min 1 sec) — aborde les garderies de 7 $ et les frais d'inscription dans les universités





4e partie (17 min)




5e partie (19 min 39 sec)



Pour acheter le DVD : http://www.lillusiontranquille.com






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mardi 20 avril 2010

L'école publique et la non-transmission de la spiritualité

Selon le sociologue Reginald Bibby, seuls 21 % des Canadiens allaient à l'église en 2000, alors que ce chiffre était de 31 % en 1975 et 60 % en 1945. Une étude plus récente de Campus Crusade for Christ révèle qu'en 2010 seuls 12 % des jeunes de moins de 29 ans ont jamais été à l'église. Et de ceux-ci, seuls 12 % continuent d'y aller.

Aujourd'hui, selon une étude du Southern Baptist Council on Family Life, 88 % des enfants qui sont élevés dans des foyers protestants évangéliques quittent leur Église à 18 ans pour ne jamais y revenir.

Un seul groupe résiste à cette érosion massive : les enfants éduqués à la maison plutôt qu'à l'école (publique dans la plupart des cas). Selon une étude du Canadian Center for Home Education, environ 85 % des parents qui instruisent leurs enfants à la maison se disent chrétiens et prêt des trois quarts de leurs enfants de plus de 18 ans vont à l'église (ou au temple) une fois par semaine. En outre, 9 autres pour cent ont indiqué qu'ils y allaient une fois par mois. Enfin, 84%nbsp; des répondants disent participer à une activité religieuse par semaine. La reproduction des convictions religieuses semble donc assurée dans ces familles qui enseignent elles-mêmes leurs enfants.

À ce stade, 85 % des parents évangéliques au Canada confient encore leurs enfants à l'école publique.

Depuis quelques années, Québec serre la vis aux parents qui instruisent leurs enfants à la maison.

Voir :

La HSLDA déterminée à défendre en justice ses membres menacés par la DPJ (La DPJ a d'ailleurs réussi dans ce dossier à faire fuir hors Québec de nombreuses familles québécoises de souche ces derniers mois.)

Le Monopole de l'Éducation du Québec serre la vis aux parents-éducateurs.










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lundi 19 avril 2010

Journée internationale de la Terre-Mère : l'ONU marquera le 22 avril

L'initiative approuvée par l'ONU le 22 avril 2009 en assemblée plénière [version anglaise plus longue] veut, enfin, reconnaître les droits de Mère Nature, 60 ans après la proclamation des droits de l'homme.

L'initiative fut conduite par le président bolivien « indigéniste » Evo Morales et bénéficia de l'appui de plus de 60 pays membres. Son auteur ? Leonardo Boff, théologien de la libération, qui put s'adresser à l'assemblée plénière grâce à l'hospitalité de la délégation brésilienne qui l'avait apporté dans ses bagages. Evo Morales est connu comme assurant la promotion dans son pays de la Pachamama, la planète-mère.

En février, d'Escoto, un autre prêtre « progressiste » et Boff ont donné le coup d'envoi à Managua, sous le patronage du président nicaraguayen Daniel Ortega, au projet de Déclaration universelle du bien commun de la Terre-Mère et de l'humanité, destinée à être présentée lors de la première Conférence mondiale des peuples sur le changement climatique et les droits de la Terre-Mère qui se tiendra à Cochabamba, en Bolivie, du 20 au 22 avril. Ce « Sommet de Cochabamba » bénéficie du soutien du Forum social mondial.

Ce sommet est organisé par les néomarxistes indigénistes de l'Amérique du Sud comme réponse indigéniste au sommet de Copenhague capitaliste et occidental.

Voici un avant-goût de la déclaration :
« La Terre forme avec l'Humanité une entité unique, complexe et sacrée… Il y a un lien de parenté entre tous les êtres vivants parce que tous sont porteurs du même code génétique de base qui fonde l'unité sacrée de la vie dans ses formes multiples, c'est pourquoi l'Humanité fait partie de la communauté de vie et constitue le moment de conscience et d'intelligence de la Terre elle-même, faisant que l'être humain, homme et femme, est la Terre-même qui parle, pense, sent, aime, soigne et vénère… Le Bien Commun de la Terre et de l'Humanité exige que nous comprenions la Terre comme vivante et sujet de dignité. Nul ne peut se l'approprier de manière individuelle, elle ne doit pas faire l'objet de commerce, ni subir d'agression systématique de la part de quelque mode de production que ce soit… »
Quant à Leonardo Boff, il s'est exprimé sans ambiguïté à Buenos Aires :
Plus il y a de diversité, mieux c'est. De même pour les cultures. Plus il y a d'expressions religieuses, plus il y a de facettes de Dieu. Qui se manifeste de mille manières… Nous sommes tous frères et sœurs à partir de cette racine. Nous le savons par notre bagage scientifique, saint François le savait. Même chose pour un ver, un chimpanzé ou pour nous autres. Tous frères ou cousins germains. Peut-être bien le chimpanzé tient-il cachés les deux gènes qui le différencient de l'homme, peut-être est-il l'avenir de l'humain.

L'espèce humaine est condamnée à faire ce qu'elle fait parce qu'elle est un parasite de la Terre… Il vaut bien mieux pour la Terre que disparaisse ce cancer. La Terre peut continuer tranquillement de développer une autre forme de vie, une autre infrastructure biologique candidate à notre remplacement. Porteuse de spiritualité… Les religions abrahamiques sont les plus violentes, parce qu'elles se croient porteuses de vérité, comme le Pape à Ratisbonne. Ce qu'il faut, c'est de la spiritualité, par des credos et des doctrines.
Plus d'info des fervents de la Terre-Mère.

Voir aussi :

« Nos ancêtres, les Amérindiens »

Cérémonie, prière, danse sacrées dans une école laïque publique.

Spiritualité autochtone, écologie et norme universelle moderne.







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Économiste : contrairement à une idée reçue, la révolution contraceptive a renforcé la puissance des hommes

Selon l’analyse d’un économiste, contrairement à une idée reçue, la révolution contraceptive a renforcé la puissance des hommes et elle est foncièrement sexiste.

Dans un article intitulé « Bitter Pill » (Pilule amère) paru dans le dernier numéro du magazine First Things, l’économiste Timothy Reichert analyse l’effet de la révolution contraceptive en termes sociologiques et économiques.

Pour Reichert, la contraception sépare le « marché » traditionnel de l’accouplement en deux marchés distincts : celui du mariage et celui du sexe libre créé par la réduction importante du coût du sexe désormais séparé de la reproduction. Mais, il poursuit, bien que cette situation ne soit pas intrinsèquement mauvaise d’un point de vue économique, s’il existe un « déséquilibre » entre ces deux marchés alors « le prix du mariage ou du sexe penche en faveur d’un des deux sexes ».

Alors qu’autrefois, « le marché du mariage était, par définition, occupé par approximativement le même nombre d’hommes et de femmes ; il n’y plus aucune garantie, une fois le marché divisé en deux, que les hommes et les femmes se répartissent de manière à occuper de manière égale ces deux marchés. »

Et, selon Reichert, il s’avère que les femmes sont plus nombreuses sur le marché du mariage que les hommes, en raison de leur intérêt naturel à élever des enfants dans des foyers stables. Alors que, selon l’économiste, les hommes peuvent se reproduire bien plus tard dans la vie que les femmes et que la nature ne leur impose pas les mêmes contraintes pour mettre au monde un enfant. Ils ont donc nettement moins d’intérêt à passer d’un marché à l’autre.

« Le résultat est facile à observer » d’écrire Reichert. Alors que les femmes ont un plus fort pouvoir de négociation dans le marché du sexe puisqu’elles sont les « ressources rares », « la situation est très différente dès que ces mêmes femmes choisissent le marché du mariage ». « Le manque relatif d’hommes à marier signifie que la concurrence entre femmes pour ces hommes est nettement plus féroce aujourd’hui qu’elle ne l’était pour les précédentes générations de femmes. »

« À la longue, cela signifie que les marchés qu’elles concluent deviennent moins bons pour elles et s’améliorent pour les hommes. »

Le mariage en tant qu’institution perd en conséquence sa nature contractuelle qui vise à encourager la naissance d’enfants et protéger les femmes, mais devient quelque chose « de plus fragile qui ressemble le marché au comptant. » La conséquence est que « les hommes profitent de plus en plus du commerce créé par le mariage et les femmes de moins en moins ».

Reichert énumère quelques-unes des retombées nuisibles de cette redistribution : un plus haut taux de divorce, un marché de l’immobilier plus cher, car il doit loger plus de personnes indépendantes, l’infidélité facilitée et une plus grande demande en faveur de l’avortement.

Pour ce qui est de l’augmentation des avortements, Reichert déclare que les femmes qui ont investi dans une future carrière « exigent l’avortement » de manière prévisible, si la contraception a échoué.

« Le coût d’une grossesse non désirée aujourd’hui n’est plus un mariage forcé » selon Reichert, « mais plutôt la perte d’un investissement considérable en capital humain prévu pour participer au marché du travail durant les premières phases de la vie. Ceci augmente la demande en avortements (qui évite cette perte en capital humain). »

L’économiste soutient que l’impact sur les enfants reflète inévitablement l’impact sur leur mère : « Étant donné que le bien-être des femmes détermine en grande partie le bien-être des enfants, cette redistribution a été en partie financée par une perte de bien-être pour les enfants. » « En d’autres termes, plus les femmes s’en tirent mal, plus les enfants qu’elles élèvent s’en tirent mal. Globalement, les femmes et les enfants sont les grands perdants de la société contraceptive. »

Reichert conclut en écrivant que la redistribution du bien-être due à la contraception est « profonde – et alarmante. »

« Les sociétés se structurent autour de nombreux objectifs, mais une de leurs principales raisons d'être est la protection des faibles », écrit-il. « Cela signifie les vieux, les jeunes, les femmes enceintes et celles qui élèvent de jeunes enfants ». La contraception sape cet impératif et, ce faisant, elle sape la légitimité du contrat social.

« Quand le tissu social d'une société est programmé pour passer de la protection des faibles à la satisfaction des forts, elle ne peut pas survivre à longue échéance. »






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