vendredi 17 avril 2009

Le « mariage » homosexuel traité en culture religieuse au primaire

Vu dans le guide d'enseignement des manuels CEC pour la 4e primaire, fascicule 1, module 1, page 10, cet étrange titre au-dessus d'un cartouche consacré au « mariage » civil homosexuel : À propos de culture religieuse. Depuis quand ce « mariage » homosexuel a-t-il une dimension religieuse ?



On remarquera, une fois de plus, dans la description du mariage civil (hétérosexuel) qui s'étale sur deux pages, le thème récurrent de la nature comme substitution au cadre religieux et aux rites des religions traditionnelles.

Suggestion aux enfants d'un nouveau sens du sacré ? De nouveaux rites ? La page suivante parle de fleurs blanches remises aux invités, de serments d'amour brûlés dans une urne, de couronnes de fleurs dont sont ceints les jeunes mariés, d'invités qui dansent autour des « nouveaux mariés » en chantant « comme au temps des druides ».


jeudi 16 avril 2009

« L’école des filles »

Article intéressant sur Yves Archambault, l’ancien directeur de la CSDM, qui entame un doctorat sur l’échec scolaire des garçons dans la revue Forum de l'Université de Montréal.

Extraits.
Yves Archambault a dirigé la plus grosse commission scolaire du Québec: 200 écoles, 12 000 employés et un budget de un demi-milliard de dollars.

[...]

Cas no 1. Un enfant s’érafle un genou en jouant à la «tag». Réaction de la direction: ce jeu sera désormais interdit dans la cour de l’école.

Cas no 2. Des garçons reviennent trempés de leur récréation, car ils ont joué au «roi de la montagne» sur l’immense banc de neige accumulé dans la cour. Résultat: on fait enlever la montagne de neige par la souffleuse.

Cas no 3. Pour retrancher 15 minutes à la journée de travail, une école primaire décide d’abolir la récréation de l’après-midi. De toute façon, le personnel trouvait laborieux d’habiller les enfants pour une pause aussi courte.

Ancien directeur général de la Commission scolaire de Montréal (CSDM), Yves Archambault estime que ces trois situations « vécues » illustrent à merveille le fait que l’école, de nos jours, n’est pas adaptée aux besoins des garçons. « Avec des exemples comme ceux-là, on s’étonne encore que les garçons trouvent l’école ennuyeuse. Il me semble que c’est évident : les gars ont besoin de bouger au moins entre les cours. Leur identification au groupe passe par l’activité physique, le sport. Plutôt que de respecter cette donnée, on fait marche arrière sur le temps alloué à l’éducation physique, aux activités parascolaires, etc. »

[...]

[M. Archambault] est très sévère à l’endroit de l’école québécoise en «faillite de mission», selon ses termes. « Avec 30 % de décrochage, personne ne peut parler de réussite. Prenez n’importe quelle entreprise qui perd 30 % de sa clientèle chaque année; c’est la banqueroute assurée. »

Contre la mixité

M. Archambault ne veut pas avoir l’air de critiquer d’anciens collègues qui demeurent sur un navire que lui a quitté. « Ce que je dis aujourd’hui, je le disais à l’époque où j’étais directeur, affirme-t-il. Mais si l’on veut que les choses changent, il faut bien cerner les problèmes. Cela ne se fera pas tout seul. »

Changer, mais comment ? En allouant plus de temps aux activités physiques. Quitte à séparer les garçons des filles. Un chercheur de l’Université Harvard que M. Archambault cite dans ses conférences, William Pollack, affirme que les écoles mixtes sont les plus mauvais lieux d’apprentissage qui soient pour les garçons. Ceux-ci apprennent en agissant et les filles en écoutant.

Pour bien marquer la différence des approches pédagogiques qu’il faut appliquer entre garçons et filles, Yves Archambault serait favorable au retour des écoles non mixtes. « Plusieurs études démontrent que la mixité nuit au succès scolaire, surtout chez les garçons, explique-t-il. Je me souviens d’une école anglaise de la CSDM, l’école James-Ling, qui a vu ses élèves mieux réussir après avoir renoncé à la mixité. Les filles réussissaient mieux en mathématiques et les garçons en enseignement de la langue maternelle. »

Le professeur Pollack recommande de créer, s’il le faut, des classes séparées dans des écoles mixtes. Les élèves y sont moins anxieux, ont une meilleure estime de soi et sont moins complexés.

Sages comme des... filles

On exige des enfants qu’ils demeurent sagement assis pendant des heures sans faire de bruit. Pour les « hyperactifs », il y a le Ritalin. On proscrit toute forme de compétition. « Et pourquoi n’y aurait-il pas de vertus à la compétition ? Regardez l’effervescence qu’engendre l’arrivée d’une équipe de football à l’Université de Montréal. J’étais au premier match: quel enthousiasme collectif ! Les garçons carburent à la compétition. Ils adorent. Pourquoi ne pas encourager cette attitude ? »

L’école québécoise est encore très massivement portée par des femmes. « Très peu d’hommes enseignent au primaire et ceux qui le font adoptent très souvent le “modèle” féminin. C’est regrettable. »

Se défendant d’avoir un discours antiféministe (« ce n’est pas parce qu’on s’intéresse aux garçons qu’on ne se réjouit pas de la réussite des filles »), M. Archambault est conscient de l’aspect provocateur de ses propos. Mais il lui semble urgent de réagir, car les hommes de demain pourraient être totalement effacés par des conjointes pleines d’assurance, mieux payées et installées dans des emplois plus intéressants. Déjà, les universités sont envahies par les femmes, tandis que les hommes sortent par la petite porte.

mardi 14 avril 2009

Capsules 17-18-19 de l'historien Réal Gaudreault

Capsule 17 : Désinformation politique



Résumé de Réal Gaudreault :
« Le cours ÉCR ainsi que le projet de déconfessionnalisation des structures scolaires vers la fin des années 90 résultent d’une tactique de désinformation spectaculaire auprès de la population québécoise. Il y avait supposément un consensus populaire. Est-ce bien vrai ? La vérité est toute autre. Voyons un peu. »

Quand Réal Gaudreault parle de l'école laïque qu'il accepterait en raison du caractère pluriethnique (en fait ce devrait être plurireligieux) de la population québécoise, il faut comprendre qu'il parle des écoles publiques, or même les écoles privées se sont vu « offrir » (novlangue du Monopole pour « imposer ») le nouveau cours gouvernemental d'ECR.



Capsule 18 : Main dans la main pour désinformer



Résumé de Réal Gaudreault :
« Politiciens, syndicalistes et philosophes ont tour à tour prêté leur voix à une idée commune : celle qui prétend que le projet de déconfessionnalisation des écoles québécoises et d’implantation du cours ÉCR découle d’un large consensus populaire. Qui sont ceux qui ont participé à ce sinistre projet ? En voici quelques-uns. »


Capsule 19 : Tous unis dans le même mensonge


Résumé de Réal Gaudreault :
« On nous disait donc que les Québécois ont manifesté leur accord presque unanime à l’implantation du cours ÉCR. Pourtant, les sondages prouvent le contraire. Plus que tous les autres, les députés et ministres du P.Q. ont manipulé l’opinion publique avec une facilité déconcertante. »
Sondages supplémentaires à ceux cités :
  1. 72 % des parents québécois en faveur de la liberté de choix en éducation morale et religieuse (octobre 2008)
  2. Louis O'Neill sur le 72 % des parents québécois en faveur de la liberté de choix en éducation morale et religieuse
  3. 57 % de la population serait d’accord pour que les parents « aient le choix entre l’enseignement religieux confessionnel et le cours d’éthique et de culture religieuse » (décembre 2007)

Marche à Drummondville contre le cours d'ECR le 25 avril



Parents, réclamez le droit de choisir pour vos enfants

PARTICIPEZ À LA MARCHE
samedi le 25 avril 13h45

Rassemblement Parc de la Paix (coin boul. St-Joseph et St-Georges)

14 h 00   Départ de la marche
14 h 25   Retour à la Commission Scolaire des Chênes
14 h 30   Brèves allocutions
15 h 15   Pétitions, demandes d’exemption et de retrait
16 h 00   Départ des autobus

DRUMMONDVILLE

Soyez des nôtres !

(Une aide financière est apportée au transport des personnes venant en autocar)

Pour information :
Diane Hélie    infos‌‍@coalition-cle.org
819-477-8968 Coalition-CLE.org
APCQ Montréal
514-276-8068

dimanche 12 avril 2009

De mauvaises notes pour le Québec

L'inquiétant taux de décrochage au Québec (sous-titré en français) :



Pour plus de détails : taux de décrochage en hausse au Québec.

Autres nouvelles connexes :

Voir aussi le bulletin des écoles du Québec, comparez votre école à d'autres.

Pour la deuxième année consécutive, neuf des dix écoles qui s’améliorent le plus sont publiques, selon le Bulletin des écoles secondaires du Québec.

samedi 11 avril 2009

Conformisme et soumission au groupe en classe

« Un individu est susceptible d’adopter un jugement qu’il sait contraire au bon sens, à la réalité, sans qu’il y ait la moindre récompense ou punition. »



En 1956, le psychologue Asch étudie l’influence du groupe sur l’individu.

À cet effet, il invite plusieurs étudiants à participer à une expérience. Tous les étudiants sont complices de l’expérience, sauf un (le sujet, ou "naïf"). C’est le comportement de cet unique sujet qui est testé.




Neuf participants (8 complices + le naïf) sont assis et deux diapos sont projetées. Sur la première, 3 lignes de longueur différente. Sur la deuxième, une seule ligne. La tâche proposée est très simple : il faut retrouver les deux lignes de même longueur (l’ensemble est présenté comme un test de vision)

Chacun des étudiants répond à tour de rôle et à voix haute. Le sujet « naïf » est placé en avant-dernière position. On réalise une série d’essais (avec différents "naïfs" bien sûr).

Dans toute une série d’essais, les « complices » donnent volontairement une mauvaise réponse de manière unanime. Dans cette situation, au moins un tiers des sujets « naïfs » donnent une réponse identique à celle des « complices », pour se conformer au comportement du groupe majoritaire.

Refaites l’expérience en classe avec un groupe majoritaire composé d’un professeur, d'un manuel et des élèves qui régurgitent le prêt-à-penser.

Vidéo (avec sous titres en français) de l’expérience.





Description de l'expérience dans Psychologie sociale de Stéphanie Baggio.

Lire aussi le Petit traité de manipulation à l'usage des honnêtes gens de Robert-Vincent Joule et Jean-Léon Beauvois.

« Comment amène-t-on autrui à faire ce qu'on voudrait le voir faire ? La solution se trouve dans cette intro­duction aux techniques de la mani­­­pu­lation... » Le Monde.

vendredi 10 avril 2009

Rejoignez le nouveau groupe Facebook « Contre le cours ECR »

Rejoignez le nouveau groupe Facebook « Contre le cours ECR ».

Cliquez ici pour rejoindre le groupe et échanger des informations (il vous faudra un compte Facebook).

jeudi 9 avril 2009

De nouvelles capsules par Réal Gaudreault

Capsule 15 — Que de promesses non tenues !



Résumé de Réal Gaudreault
C'est par une conférence de presse dithyrambique que le ministre de l'Éducation, M. François Legault, présente la mise en place de la réforme scolaire en mai 2000. Les sophismes les plus extraordinaires sont exploités à outrance au point même où le système scolaire québécois y est qualifié de meilleur au monde. Moins de dix ans plus tard, c'est la catastrophe. Rien n'était vrai et rien n'a fonctionné comme prévu. Au lieu de tout arrêter, le MELS persiste et signe en allant de l'avant avec un cours de religion d'État : Éthique et culture religieuse.
Stoppons la réforme !

Collectif pour une éducation de qualité


Capsule 16 — Qu'est-ce que le constructivisme radical ?



Résumé de Réal Gaudreault
Qu'est-ce qui n'a pas fonctionné ? Le constructivisme radical est un élément central de la réforme pédagogique québécoise. Cette approche pédagogique est loin de faire l'unanimité parmi les experts québécois des facultés des sciences de l'éducation. Selon l'avis de plusieurs, elle est directement responsable du chaos qui règne dans notre système scolaire québécois. Non seulement cette approche ne produit pas les fruits espérés, mais pis encore, elle est le principal pilier du cours Éthique et culture religieuse. Incroyable, non ?
Le constructivisme radical ou comment bâtir une réforme de l'éducation sur du sable

lundi 6 avril 2009

Des églises évangéliques se retirent de la Table de concertation protestante en éducation

Nous reproduisons ci-dessous la lettre de retrait d'une série d'églises évangéliques de la Table de concertation protestante en éducation au vu de la molesse de cet organisme à protéger la liberté d'expression et les convictions religieuses de parents protestants face au cours d'Éthique et de culture religieuse.
Montréal, le vendredi 27 mars 2009
M. Francis Pearson
Président de la Table de concertation protestante en éducation

Mme Danielle Lajeunesse
Directrice générale de la Table de concertation protestante en éducation

1450, rue City Councillors, bureau 520
Montréal
(Québec)
H3A 2E6

Retrait de notre membership de la TCPÉ

Madame Lajeunesse, Monsieur Pearson,

Nous confirmons, par la présente, le départ de l’Association des Églises Protestantes La Bible Parle du Canada (AEPEBPC) à titre de membre de la Table de Concertation Protestante sur l’Éducation (TCPÉ) et par le fait-même, la représentativité de monsieur Éric Lanthier à titre de représentant de l’ AEPEBPC sur la TCPÉ.

Il est important de vous informer que notre décision de quitter la Table remonte à plusieurs années. L’A.E.P.E.B.P.C. recherche davantage à s'associer à un groupe de lobbyistes, activistes et pacifistes. Ensuite, malgré plusieurs interventions de notre part, la Table n’a pas voulu s’objecter à l’approche étatique du MELS. Elle n’a pas réclamé le droit d’exemption des élèves ni leur droit de retrait dans le cadre du cours d’Éthique et culture religieuse (ECR). Considérant que la liberté de choisir est fondamentale, nous n’avons pas été satisfaits de la position peu musclée de la Table dans ce dossier.

Ainsi donc, considérant le manque de ferveur de la T.C.P.É. à rallier les troupes pour se prononcer avec conviction sur le sujet, nous jugeons qu’il est préférable de nous retirer de la Table et ce, après 15 années de partenariat. Ainsi notre association d’Églises préfère s’associer à des organismes qui représentent et défendent davantage nos convictions, nos croyances et nos priorités en matière d’éducation et du droit des parents.

Toutefois, malgré ces insatisfactions, nous tenons à vous remercier pour avoir soutenu auprès du gouvernement le droit des parents d’avoir des écoles confessionnelles subventionnées. Nous sommes sincèrement reconnaissants pour cela et souhaitons que vous poursuiviez en ce sens.

Étant conscients que nous avons bénéficié des services de la Table jusqu’à ce jour, nous joignons à cette lettre notre cotisation finale pour 2008-2009. Soyez assurés que nous nous retirons dans un esprit pacifique et dans le respect des individus qui composent cette Table, et demeurons disposés à d’éventuels échanges.

Au nom de l’AEPEBPC, Madame Lajeunesse, Monsieur Pearson, nous vous souhaitons bon courage dans la poursuite des objectifs de défense du droit des parents en éducation.

Clermont Deschênes, président

Jeffrey Laurin, fondateur

Éric Lanthier, représentant sortant

dimanche 5 avril 2009

Le Devoir trouve cette revue inquiétante, peut-elle dès lors vraiment être mauvaise ?


Louis CornellierLouis Cornellier, ci-contre, le professeur de littérature un peu confus qui défend bec et ongles le cours ECR et qui signe tant de pages dans le bulletin paroissial du Plateau Mont-Royal, j'ai nommé Le Devoir, s'est doctement prononcé sur la revue Égards qu'il trouve inquiétante.

Cette revue peut-elle dès lors vraiment être mauvaise ?

Son verdict :
Ils sont contre l’étatisme, la social-démocratie, la gauche, la théologie de la libération, l’ONU, le pacifisme, l’avortement et le mariage homosexuel,. Ils sont pour l’Église catholique, Jean-Paul II, la famille traditionnelle, la société civile, les écoles chrétiennes, la société de classes, la propriété privé, Soljenitsyne, Israël, et, plutôt fédéralistes, ils sont tentés par l’ADQ qui, toutefois, les a déçus. « Ils  », ce sont les collaborateurs d’Égards, la nouvelle « revue de la résistance conservatrice », qui plaide ouvertement en faveur d’un « œcuménisme de droite ».

À droite, le Québec avait ses populistes, ses démagogues et ses néo-libéraux. Il devra désormais compter avec les intellectuels d’Égards, qui incarnent une droite cultivée, très réactionnaire et fière de l’être. Multipliant les envolées lyriques antimodernes et les provocations à l’air du temps, les Richard Bastien, Luc Gagnon, Jean Renaud et leurs collègues traquent la « décadence » à coups d’arguments moraux et d’appels à la tradition.

Tranchants, ils ne craignent pas la pensée intempestive et ne ménagent surtout pas les susceptibilités modernes. Par exemple, l’abbé Raymond Gravel, « figure emblématique du prêtre alternatif contemporain », et Pierre Falardeau, qualifié de « barbare sans cervelle » qui a le mérite d’avoir « du chien », passent sous leurs fourches caudines.

Jean Renaud, un ancien des Éditions du Beffroi, assurément le plus profond et le plus impénitent de ces réactionnaires, défend le courage et la ténacité de Georges W. Bush et va même jusqu’à écrire qu’un « alignement intellectuel et politique sur l’Amérique conservatrice apparaît nécessaire à la droite canadienne-française si elle ne veut pas sombrer dans un verbalisme schizophrénique stérile ».

Qu’on ne s’y trompe pas : malgré ce que certains esprits progressistes superficiels pourraient croire, ces gens, qui savent écrire, n’ont pas que de mauvais arguments et ne sont pas des imbéciles. C’est ce qui est le plus inquiétant.
17 avril 2004 (page F9) du journal Le Devoir.


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