jeudi 13 juin 2013

Une analyse philosophique du cours « Éthique et culture religieuse»

Pour ceux qu'intéresse le dossier d'éthique et culture religieuse, nous suggérons le mémoire de maîtrise en philosophie d'Alexandra Malenfant-Veilleux intitulé :

 Une analyse philosophique du cours « Éthique et culture religieuse »
 



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Euthanasie au Québec — les médecins promettent une guerre judiciaire

« Des médecins envisagent des recours légaux » dira sans détour à La Presse de Montréal Patrick Vinay, jusqu'à tout récemment directeur des services palliatifs à l'hôpital Notre-Dame.

À une seule exception, tous les médecins spécialisés en soins palliatifs sont venus dire aux élus qu'un tel projet de loi était inutile, a rappelé le Dr Vinay. «Dans un monde où on est de plus en plus solitaire, où on se sent coupable de faire appel à nos enfants, on va faire face à une épidémie de demandes», lance le médecin.


La ministre déléguée aux Services sociaux et responsable du dossier de l'euthanasie, Véronique Hivon (à gauche) et la première Ministre, Pauline Marois (à droite)





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The Supreme Court of Canada will hear Loyola High School

The Supreme Court of Canada will hear an appeal from a Catholic high school that wants to be exempted from teaching Quebec's ethics and religious culture program in a secular fashion.

Jesuit-run Loyola High School wants to be allowed to use its own course and teach it from a Catholic perspective.

The law allows for such an exemption where the alternative course is deemed by the minister of education to be equivalent to the provincial program.

The minister turned down the school's request, but the Superior Court of Quebec sided with the school and allowed the exemption.

The provincial appeal court, however, reversed that decision in a ruling last December.

As usual, the Supreme Court gave no reasons for its decision to hear the case.

See also

Bilingual text Loyola v. Monopoly of Education (appeal) / Texte bilingue Loyola c. le Monopole de l'Éducation (appel)

Loyola decision infringes on parental choices, says CCRL

Loyola has had a World Religions course for 25 years

Loyola High School asks the Supreme Court to hear the case

Loyola's principal Paul Donovan on ERC Court Case

Ethics and Religious Culture in Court (on Loyola High's website)

State: Loyola’s teachers have to pretend that the Catholic school was equally open to the idea that Jesus was a complete fraud

Quebec’s position smacks of totalitarianism. The Court of Appeal ruling should not, and hopefully will not stand.

Tommy Schnurmacher on Loyola High school

Our Loyola file (in English and French)





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Loyola — La Cour suprême du Canada entendra la cause

Nouvelle dans l'affaire qui oppose le collège Loyola et le professeur Zucchi de McGill au Monopole de l'Éducation du Québec.

La Cour suprême du Canada a annoncé ce jeudi matin qu'elle autorise la demande d'appel et, donc, qu'elle entendra la cause de ce collège qui désire enseigner le programme d'éthique et de culture religieuse dans une perspective catholique et non laïque.

Comme à l'accoutumée, la Cour suprême n'a pas précisé les raisons pour lesquelles elle accepte d'entendre l'école jésuite montréalaise. Notons qu'alors que le plus haut tribunal acceptait cette cause aujourd'hui, il en refusait en même temps une vingtaine d'autres.

Notre dossier Loyola :

Texte bilingue Loyola c. le Monopole de l'Éducation (appel) / Bilingual text Loyola v. Monopoly of Education (appeal)

Liberté d'éducation pour les élèves au privé, insistent les parents catholiques

L'École secondaire Loyola demande l'autorisation d'en appeler en Cour Suprême

La CLÉ soutient le collège Loyola dans sa demande auprès de la Cour suprême

Ethics and Religious Culture in Court (documents en anglais et français sur le site du collège Loyola)

Tous nos billets étiquetés Loyola.




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Des parents lancent un livre sur l’école à la maison (suite)

Plusieurs parents-éducateurs se sont réunis à l’île Saint-Bernard de Châteauguay, lundi dernier, à l’occasion du lancement officiel du livre Destination école-maison par Monique Legault et Christine Larose. Selon les deux auteurs, l’école à la maison est un mode de vie.

Depuis maintenant 9 ans, les deux auteurs se côtoient régulièrement. Leur projet de rédaction s’est concrétisé il y a un an.

« On voulait écrire ce livre parce qu’il n’y en avait pas pour les parents qui font l’école à la maison », fait valoir Christine Larose lors d’un entretien avec le journal. Elle, dès le départ, envisageait de faire l’école à la maison.

« Je l’ai fait par projet de vie. Je ne me voyais pas courir au travail, faire le souper, ensuite les devoirs, c’est trop demandant. Je voulais le plus de temps possible avec ma famille, dit Mme Larose d’entrée de jeu. Pour mon mari, ça lui convenait totalement. » Elle a deux garçons de 10 et 13 ans. Selon elle, ce mode de vie donne le temps aux enfants d’apprendre à leur rythme. Les activités parascolaires permettaient aux enfants de côtoyer les gens.

« On fait beaucoup de sorties, les enfants voient des gens de tout âge », dit Monique Legault. Le fait de répondre à leurs besoins lui donne une satisfaction et une qualité de vie. Selon les deux mères, les remarques qu’elles peuvent avoir relèvent plus de l’incompréhension. « Les gens ne savent pas que ça existe et que c’est légal. Quand on prend le temps de leur expliquer, ils trouvent ça intéressant », indique Christine Larose. « Je peux apprendre des choses plus avancées », indique Logan Bélanger, fils de Mme Larose. Il existe différents scénarios, il ne faut pas avoir peur de vivre en marge. « C’est sûr que les gens posent des questions, tu te sens un peu différent des autres, mais je pense que c’est une bonne manière d’être différent », confie Karolina Elk-Legault, 14 ans, fille de Monique Legault.

Parents-éducateurs c. profs ?

« Meilleur, non, différent oui. Je n’ai pas tous les outils d’une école, par contre, je connais très bien mes enfants et nous pouvons communiquer un à un et l’apprentissage se fait à son rythme. Tandis que, dans une école, c’est de la gestion de groupe et il faut avoir plus de patience. Le temps un pour un, c’est ce qui est bénéfique », affirme Monique Legault, mère de trois enfants, dont l’un, ayant un trouble de l’apprentissage. « C’est sûr qu’au début j’étais stressée, je ne savais pas trop comment m’y prendre, mais avec le temps on devient meilleur. Il faut se débrouiller, je suis chanceuse, car ma commission scolaire me donne du soutien, mais ce n’est pas le cas partout », affirme Christine Larose.

« C’est un phénomène marginal, des fois c’est des parents qui voyagent et certains gardent contact avec l’école. Les parents doivent utiliser le programme de la formation québécoise. Si le parent ne se sent pas apte, la commission scolaire doit être en communication régulière avec celui-ci pour s’assurer que l’enfant sera au bon niveau », indique Martine Provost, représentante de l’Association des professeurs de Lignery (CSQ).

Pratique légale

Selon la Loi sur l’instruction publique, dans l’article 15.4, il est mentionné qu’un enfant recevant un enseignement à la maison ou une expérience éducative équivalente à l’école peut être dispensé de l’obligation de fréquenter un établissement scolaire sous condition d’une évaluation de la commission scolaire. Christine Brabant, professeur-chercheur en administration scolaire de l’Université du Québec en Abitibi Témiscaminque, a effectué plusieurs études à ce sujet.

« La collaboration école-famille est un thème très présent dans le système scolaire québécois et les études en éducation. Il est reconnu qu'une plus grande participation parentale favorise la réussite scolaire. Cependant, des études ont montré que cette collaboration ne va pas de soi et que certains acteurs du système scolaire y sont réticents, alors que d'autres cherchent à l'encourager. On peut croire que cette tension ait un lien avec la croissance mondiale du mouvement d'apprentissage en famille. » Elle publiera en automne prochain un livre qui résume ses 12 années de réflexion et de recherche à ce sujet. Ce livre sera publié aux Presses universitaires du Québec.

Budget alloué

Le ministère de l’Éducation du Loisir et du Sport du Québec accorde selon les règles budgétaires de l’année scolaire 2012-2013 un montant de 838 $ par élève inscrit à la commission scolaire à titre d’élève scolarisé à la maison. Ce montant ne peut être octroyé si l’élève est déjà considéré comme étant présent dans un établissement d’enseignement au 30 septembre 2012.

« Pour certains enfants et dans certains contextes, on peut certainement croire que l'apprentissage dans la famille serait une solution au décrochage scolaire. Le maintien de la motivation à apprendre et les relations éducatives significatives, deux clés des programmes de persévérance scolaire, sont parmi les forces de ce type d'éducation », fait valoir la spécialiste.

Source Le Soleil de Châteauguay




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mercredi 12 juin 2013

Accueil mitigé au projet de loi sur l'euthanasie

Radio-Canada au sujet du projet de loi sur l'euthanasie titre en grand « Le projet de loi sur les soins de fin de vie bien accueilli. »

La SRC rappelle d'abord le soutien « des [deux] élus de Québec solidaire [qui] ont de leur côté salué l'initiative péquiste et ont même félicité la ministre Hivon pour avoir donné suite aux travaux de la commission « Mourir dans la dignité » en déposant un projet de loi axé sur les soins de fin de vie. »

Ensuite, la SRC annonce l'appui d'organisations déjà acquises à cette cause : « Le projet de loi péquiste sur les soins de fin de vie a aussi été bien accueilli par les [sic, plutôt que "des"] intervenants du milieu, comme le Collège des médecins et le Regroupement provincial des comités des usagers (RPCU) du réseau de la santé et des services sociaux. »

Suivent ensuite les félicitations de tous les intervenants qui ont participé à l'élaboration de ce projet gouvernemental (on n'est jamais aussi bien servi que par soi-même!) notamment le Barreau du Québec (qui prétend que l'euthanasie est un soin de santé).

Ce n'est que vers la fin que l'article mentionne l'opposition de regroupements de médecins (travaillant souvent dans les services palliatifs).

Nous recopions ci-dessous le communiqué d'un de ces regroupements :


Projet de loi no 52 - Un projet de loi dangereux et discriminatoire

MONTRÉAL, le 12 juin 2013 /CNW Telbec/ - Le Collectif de médecins du Refus médical de l'euthanasie et le réseau citoyen Vivre dans la Dignité (VDD) dénoncent avec force le projet de loi déposé aujourd'hui par le Gouvernement Marois qui, sous l'influence de groupes de pression petits mais tenaces, entraîne le Québec sur une voie dangereuse en créant un soi-disant « droit de mourir ».

L'expérience des trois pays et des quatre états américains qui ont déjà légalisé l'euthanasie ou le suicide assisté devrait pourtant nous servir de mise en garde contre un tel projet d'« aide médicale à mourir ». Il en va de même avec les propos du Dr Yves Robert, secrétaire du Collège des médecins du Québec, rapportés dans la revue L'actualité médicale du 29 janvier 2013 : « Appelons un chat un chat. De l'aide médicale à mourir, c'est de l'euthanasie. »

Puisque l'euthanasie consiste à tuer volontairement et directement une personne par fausse compassion, le Collectif de médecins et VDD encouragent les citoyens et citoyennes opposés à une telle pratique à contacter leurs députés et à faire connaître leur point de vue aussi aux médias. Tuer n'est jamais un soin.

Pour Me Michel Racicot, avocat à la retraite présent au point de presse et membre de Vivre dans la dignité, il est important de se rappeler « que les Québécois et Québécoises ont déjà le droit de refuser ou de faire interrompre un traitement. Ils ont déjà le droit de dire « non » à l'acharnement thérapeutique et de bénéficier de médicaments antidouleur efficaces, et même de sédation si nécessaire pour atténuer leur douleur. Ces gestes n'ont rien à voir avec l'euthanasie. »

Ce projet de loi n'est pas nécessaire, a ajouté le Dr Marc Beauchamp du Collectif de médecins : « Il est dangereux, discriminatoire et contraire à la justice sociale. Alors que le Québec s'inquiète à juste titre de la maltraitance des aînés, il serait bien naïf de croire que la maltraitance ultime que constitue l'euthanasie ne deviendra pas une menace grandissante pour les plus vulnérables. »

Le Collectif de médecins du Refus médical de l'euthanasie et le réseau citoyen Vivre dans la Dignité luttent pour la sécurité absolue de tous les malades dans les hôpitaux et contestent donc vivement le dépôt d'une loi qui rend possible la mise à mort de citoyens fragilisés par la maladie dans le système public de santé du Québec. La médecine est puissante et elle peut efficacement servir les malades : il faut obtenir de bons soins palliatifs pour tous et partout sur le territoire. Les demandes de mort sont des appels à l'aide qui exigent des mains tendues et non des euthanasies irrévocables.

Tuer n'a pas sa place à l'hôpital, ni ailleurs au Québec. Le processus qui nous a menés à cette loi n'est ni juste ni crédible. Ceux qui côtoient la mort de près, les soignants, savent bien l'immense tort que cette loi va faire aux malades, aux familles, aux soignants. Le respect du temps d'évolution de l'autre, même si ce temps est court, est une valeur fondamentale de nos sociétés, inscrite dans nos Chartes fondatrices.

Nul doute que ce projet de loi ouvre toute grande la porte à d'éventuelles contestations juridiques, tant de la part de groupes québécois que de la part du gouvernement fédéral.

SOURCE : Collectif de médecins du refus médical de l'euthanasie
Renseignements :

Suivez-nous sur Twitter au @collectifmed et @vivredignite

Source : Le Collectif de médecins du Refus médical de l'euthanasie et le réseau citoyen Vivre dans la Dignité





Résultat mitigé du sondage en ligne (non scientifique) sur le site de la CBC (résultat le 12 juin à 21 h 12) à la question Should medically assisted suicide be legal? (Le suicide assisté devrait-il être légalisé ?)







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Théorie du genre — Finkielkraut dénonce « une révolution culturelle en train de transformer notre démocratie en maison de redressement des vivants et des morts »

Alain Finkielkraut répond à la question : qu’est-ce que la théorie du genre ? Après l’avoir définie, il émet la critique suivante : dans sa version radicale, il y voit un nouveau marcionisme (du nom de ce théologien qui voulait rompre totalement avec l’Ancien Testament), une dérive déjà vécue à la Révolution française et dont nous étions revenus avec le courant romantique. Il dénonce la confusion entre traditions et stéréotypes (la galanterie française est une tradition mais pas un stéréotype), la négation des différences, une rééducation des enfants, un danger pour la neutralité de l’école, un rejet de toute la civilisation et notamment de la littérature et de la philosophie. Il fait un parallèle avec un autre délire du progressisme contemporain : le débat sur les prétendus droits des animaux (autre forme de marcionisme, qui aboutirait à traiter tout le monde de barbares, puisque carnivores).  Alain Finkielkraut s'oppose aussi à la lutte à l'homophobie dans les écoles, certainement au primaire. Il note aussi que c'est précisément alors que l'homophobie véritable diminue dans la société que des groupuscules désirent imposer la lutte de l'homophobie à l'école en incluant dans cette homophobie la simple notion que l'hétérosexualité comme norme dans nos sociétés ou d'aborder la complémentarité homme-femme.



Extrait :

« Je voudrais commencer par dire que, s’il ne s’agissait dans le mariage pour tous, que de légaliser, d’officialiser, de normaliser les unions des couples homosexuels, nous n’aurions affaire qu’à une réforme sociétale. Nous pourrions l’approuver, ou au contraire lui trouver des défauts, mais ce serait finalement une histoire mineure. Il ne s’agit pas de cela. Un mouvement s’est mis en marche : une révolution culturelle, qui est en train de transformer notre démocratie en maison de redressement des vivants et des morts. La théorie du genre. Un fait a été mis en lumière par les sciences de l’homme : il n’est aucune humanité, aucune société, qui n’appartienne à une culture. Toutes nos manières de sentir et de percevoir témoignent d’une compréhension du monde préalable. Une tradition imprègne nos mœurs, anime nos manières de voir, de travailler, de sentir. Les théoriciens du genre s’appuient sur cette découverte des sciences humaines, pour radicaliser la proposition. Pour ces théoriciens et théoriciennes, il faut réduire la part du biologique. Tout est culturel. Le sexe est genre de part en part. Tout est culturel. En effet.  
Alors, je disais les sciences de l’homme. Mais les sciences de l’homme ont été précédées dans cette découverte par un grand mouvement de pensée, au début du XIXe siècle, en réaction à la Révolution française. Le romantisme qui a dit : il y a des traditions historiques, on ne peut pas, sauf à tomber dans les plus grands périls, vouloir construire un homme nouveau, nous venons de quelque part. Mais, précisément, le romantisme disait : ce qui est historique doit être respecté. Les théoriciens du genre disent : ce qui est historique doit être déconstruit, pour être remodelé. La théorie du genre nous précipite dans une sorte de constructivisme généralisé. Nous devons savoir que notre identité prétendument sexuelle (donc naturelle) est une identité culturelle. Dès lors elle est critiquable, elle est remédiable, elle est remodelable, et nous pouvons choisir l’identité que nous voulons. Être plus ou moins homme, plus ou moins femme, parce que les caractères qu’on attribue à l’un et à l’autre, précisément, sont arbitraires en tant qu’ils sont culturels… »




Page 10 du cahier d'activités d'ECR Voyage vers les valeurs pour la 2e année du 1er cycle du secondaire des éditions École nouvelle
 
 
 
 
 

mardi 11 juin 2013

Novlangue — OQLF prescrit « action positive » plutôt que « discrimination positive »

Tiré du carnet d'Olivier Kaestlé, les graphiques sont de nous, au sujet de la préconisation de l'OQLF d'utiliser « action positive » plutôt que « traitement préférentiel » ou « discrimination positive » 

« Féminisme d'État et action... positive ?

Au fond, qu'est-ce qu'une expression aussi vague qu' « action positive » peut bien vouloir dire ?  Parlons-nous de bénévolat, de civisme, d'initiatives en vue d'améliorer notre environnement, nos habitudes de vie, ou notre façon d'envisager notre prochain ?  Que nenni !

Voici la définition précise que notre gouvernement, poussé par un féminisme d'État omniprésent, vient de donner à cette expression sans éclat, qui peut inclure tant de sens possibles et aucun : « Ensemble cohérent de mesures prises pour éliminer la discrimination subie par un groupe de personnes et remédier aux inégalités de fait en leur accordant temporairement certains avantages préférentiels, notamment en matière de recrutement. »


L'Office de la langue française et le correctivisme lexical

Vous l'avez compris, « action positive » est le résultat d'une opération cosmétique maladroite et cousue de fil blanc visant à nous faire avaler le concept de « discrimination positive »,  celui-là même qui fait que, « temporairement », les hommes hétérosexuels et de souche disparaissent peu à peu de la fonction publique provinciale au profit des femmes, des autochtones, des communautés culturelles et des personnes handicapées.  Nul doute que ces gens aient droit à leur place dans la société, mais faut-il qu'elle se taille au détriment des intérêts légitimes d'un groupe jadis dominant, mais devenu lui-même minoritaire ?

La définition confirme les publics-cibles traditionnels de la discrimination positive : «  Les principaux groupes visés par l'action positive sont les femmes, les minorités visibles et les personnes handicapées. »  Rappelons que les femmes dépassent maintenant les 60 % des effectifs de la fonction publique québécoise, même si les programmes dits d'action positive les favorisant demeurent toujours en vigueur.  Les hommes occupaient 42,9 % des emplois de la fonction publique provinciale en 2009, année où seulement 36,9 % d’hommes ont été embauchés. Y aura-t-il un jour un pilote dans l'avion pour corriger le tir de cette situation flagrante de dérapage et d'iniquité ?


Répartition des sexes dans la fonction publique québécoise


Au plan fédéral, c'est depuis 1983 que les programmes de discrimination positive existent.  Ce n'est pourtant que récemment que notre gouvernement aux vues si éclairantes vient de saisir la contradiction évidente de cette expression : «  Les expressions discrimination positive et discrimination à rebours n'ont pas été retenues même si on les trouve dans certains textes spécialisés, car elles sont inappropriées. Dans la langue courante, le mot discrimination a une connotation négative d'emblée; il désigne le fait de séparer un groupe social des autres en le traitant plus mal. La discrimination est contraire à l'égalité, qu'elle soit positive ou négative. »


Répartition des groupes bénéficiant de la discrimination positive


Le désavantage de naître garçon

Quel avenir pour les garçons ?

De cet énoncé, je retiens «  séparer un groupe social des autres en le traitant plus mal  ».  Ils l'ont écrit, maintenant, quand donc vont-ils le comprendre ?  Car enfin dès la naissance, le garçon québécois - ou occidental - part perdant si l'on compare le sort qui l'attend à celui des filles qui ont désormais leur journée internationale, le 11 octobre, confirmant par là qu'elles représentent le futur de l'humanité.

Il évoluera dans un environnement scolaire où les figures masculines disparaissent peu à peu, par crainte des fausses allégations, au profit d'une surreprésentation d'enseignantes.  Il s'ennuiera dans un contexte d'apprentissage statique et exempt de compétition favorisant l'apprentissage des filles.  Il découvrira dès le secondaire les programmes de discrimination positive, oh pardon, d'action positive, exclusivement destinés à ses consœurs, comme Les filles et les sciences, un duo électrisant, dont il se verra exclu, si par malheur il veut y participer.

S'il persévère vers les hautes études, il constatera la mise en place de programmes d'action positive ne visant que l'intégration des filles dans les disciplines non traditionnelles pour elles, alors que rien n'existera pour lui, pas même en médecine, en biologie ou en biochimie, domaines devenus majoritairement féminin.  À ces programmes, s'ajouteront les concours et bourses d'études visant - toujours - l'intégration féminine telles que Chapeau les filles et Excelle Science, dont aucun équivalent n'existe pour les gars.

Le « drame » des filles

Notre bien-aimé gouvernement s'alarme de la sous-représentation de nos filles en sciences et en technologies, apparemment persuadé que cet état de fait ne puisse être attribuable qu'à un contexte de discrimination ancestrale les opprimant. On ne s'étonnera pas trop de voir des chercheurs de l'Université du Québec à Montréal (UQÀM) s'alarmer ostensiblement de ce « drame » tandis que les garçons disparaissent d'à peu près partout, une fois le secondaire passé :
« La lutte pour l’égalité entre les hommes et les femmes s’est manifestée dans tous les espaces sociaux, dont ceux de l’éducation et de l’emploi. Dans cette lutte, une stratégie déployée par le mouvement féministe et par les pouvoirs publics de nombreux pays fut de favoriser la présence des femmes dans les emplois dits non traditionnels. Malgré les luttes sociales et les interventions publiques visant à ouvrir l’horizon professionnel des femmes, il reste que les ghettos d’emplois sont encore fort présents. »

« J'aimerais avoir un emploi technique. »
Plus un pays est pauvre et « rétrograde », plus les filles veulent une carrière de garçon...
Tiré des travaux de Svein Sjøberg et Camilla Schreiner de l'Université d'Oslo


Je parie que ces gogos, incapables d'imaginer que les filles ne puissent pas s'intéresser aux sciences en aussi grand nombre que les gars, croient leurs propres lamentations, pendant que les étudiantes universitaires, largement majoritaires au sein de leurs murs, peuvent envisager un statut préférentiel si elles choisissent une carrière dans la fonction publique, avec les atouts qu'un tel cheminement représente en comparaison du secteur privé. »
»

Voir aussi

L'État se féminise et se « diversifie »

Rediffusion : Idées fausses sur les différences salariales entre hommes et femmes

Au Québec, la famille est une affaire de femmes pour le gouvernement...

Le paradoxe de l'égalité entre les sexes c. la théorie du genre (et si les filles avaient des aspirations professionnelles différentes des garçons ?)

Grande-Bretagne — un million d'enfants n'ont pas de contact significatif avec leur père.

Vos impôts à l'œuvre au Secrétariat à la condition féminine du Québec

Sélection novlangue de la semaine (en construction)

Sélection novlangue de la semaine (2)

Novlangue au Monopole : le mot athée désormais tabou

Ne dites plus... parlez pédagogiste...

Lexique du Plateau

Indépendance d'esprit et mutins de Panurge

Multiculturalisme, « hybridation », « métissage culturel », une nouvelle illusion théorique dans les sciences sociales





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lundi 10 juin 2013

Royaume-Uni — 63 milliards de $ par an, le coût de la décomposition de la famille

Faire cavalier seul. 
Dans certaines régions du nord de l'Angleterre,
75 pour cent des familles sont monoparentales.
La plupart composées de mères seules.
  • Royaume-Uni — Un million d'enfants grandissent sans un modèle masculin.
  • Nombre de familles mono-parentales augmentent de 20.000 chaque année.
  • Les enfants issus de familles décomposées sont 50 pour cent plus susceptibles d’avoir des difficultés à l'école.
  • L'éclatement des familles coûterait 46 milliards de livres (63 milliards de dollars) par an aux contribuables.
Selon une étude du Centre for Social Justice (CSJ) sur la désintégration de la famille en Grande-Bretagne publiée la semaine passée, in million d'enfants grandissent dans des «déserts masculins», vivent sans père et rencontrent rarement adulte.

Cette étude précise que l'augmentation continue du nombre de familles monoparentales signifie que dans certaines régions du Royaume-Uni trois quarts des familles sont dirigés par un seul parent.

Leurs enfants, dont la plupart grandissent sans père, sont dépourvus de tout contact masculin, non seulement à domicile, mais aussi dans les autres secteurs clés de leur vie, en particulier, rares sont ceux qui rencontrent des hommes à l'école. Une école primaire sur quatre n'a aucun enseignant de sexe masculin et quatre sur cinq en ont moins de trois, de rappeler l’étude.

L'étude, Éclatement de la famille: l'état des lieux, signale que le nombre de familles monoparentales augmente de 20.000 par an et que ce nombre atteindront de deux millions avant la prochaine élection en 2015.

Le rapport indique que la moitié des enfants qui naissent ne grandira pas avec leurs deux parents biologiques et qu’un million d'enfants n'ont pas de contact significatif avec leur père.

L’étude soutient que les coûts associés à la décomposition de la famille sont « dévastateurs » : les enfants issus de familles éclatées ont 50 pour cent plus de risques d’échec scolaire, trouvent difficile de se faire des amis, éprouvent des difficultés à maîtriser leurs émotions et leur comportement ainsi qu’à surmonter l'anxiété et la dépression.

Le rapport estime que le coût de l'éclatement des familles, y compris le prix des prestations de soutien de l'État pour les familles sans travail, à 46 milliards de livres par an (63 milliards de dollars), soit près de 2400 $ pour chaque contribuable.

Le Centre pour la justice sociale prévoit que la facture s'élèvera à 78 milliards de dollars en 2015.

Selon l’étude, la principale cause de la rupture familiale est la fréquence croissante de la cohabitation. : « C’est l'instabilité des couples qui cohabitent plutôt qu’une hausse des taux de divorce qui alimente la désintégration de la famille au Royaume-Uni », de déclarer le rapport.

« Depuis 1996, le nombre de personnes vivant en union libre a doublé pour atteindre près de six millions de personnes. Les parents en union libre sont trois fois plus susceptibles de se séparer au moment où un enfant est âgé de cinq ans que les couples mariés. »

Depuis son élection, le gouvernement dit conservateur de M. Cameron n'a pas agi pour respecter sa promesse d’accorder un avantage fiscal aux couples mariés.

Il a toutefois poussé pour faire adopter rapidement le « mariage » de même sexe, même si cette mesure qui ne vise qu’une infime minorité ne figurait ni dans le manifeste conservateur ni dans l'accord de coalition avec les libéraux démocrates.

Nous attendons une étude aussi franche et sans tabou au Québec.

Source: Center for Social Justice


Voir aussi

Royaume-Uni — familles décomposées, la note est salée (2010)

Norvège — Impact négatif des familles décomposées sur les résultats scolaires des adolescents

La famille décomposée est festive dans la publicité (Renault)

Zemmour sur la déliquance juvénile, les familles monoparentales et décomposées

La séparation des parents freine la réussite scolaire des enfants

Les enfants instruits à la maison aux États-Unis réussissent mieux que ceux des écoles publiques

Deux fois plus de dépression chez les femmes qu'il y a 40 ans. Rançon de la « libération » de la femme ?

Épidémie de détresse chez les enfants en CPE et chez les enfants de familles nanties

Les CPE ont échoué sur le plan pédagogique... comportemental et démographique

Lien avéré entre les femmes qui travaillent hors du foyer et l'obésité de leurs enfants

Étude — Le divorce affecte grandement la santé mentale des enfants

Étude révèle que les enfants vivant avec des homosexuels accusent un retard scolaire






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Le nouveau jeu des sept familles

Ancienne version :



Version modernisée car la famille se diversifie et évolue :

Rappel :

La Cour d'appel de l'Ontario dans l'affaire A.A. c. B.B (!) a statué, en 2007, qu'un enfant pouvait légalement avoir trois parents dont deux mères.

En 2009, le Monopole de l’Éducation (MELS) a financé une trousse destinée aux enseignants du primaire de Québec et de Montréal [et les campagnes ?] sur l'homoparentalité qui aurait coûté entre 50 000 $ et 80 000 $ (le montant précis n’est pas encore disponible). Elle comprendrait des documents vidéo, des dépliants et des cahiers d’activités pour les élèves du primaire.

Dès le primaire, en éthique et culture religieuse, on aborde les différents types de famille (p. 319)





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