dimanche 6 novembre 2011

Anne Coffinier, que feriez-vous si vous étiez ministre de l’Éducation nationale ? « Des écoles vraiment libres »

Article paru dans l'hebdomadaire français Valeurs actuelles du jeudi 27 octobre 2011.  Ancienne élève de l’Ena et de l’École normale supérieure, Anne Coffinier est directrice générale de la Fondation pour l’école, dont la vocation est d’aider à la constitution d’écoles indépendantes.

« Il ne sert à rien d’avoir un bon ministre car le ministère ne lui obéit plus. Tout le problème est là. Pour être crédible, le plan de sauvetage de l’école doit prendre en compte ce fait ; car la difficulté ne réside pas dans l’identification des solutions à la crise de l’institution scolaire – je m’accorde sans problème avec un Brighelli ou une Polony sur la nécessité de fixer des programmes exigeants faisant la part belle aux humanités classiques, de supprimer le collège unique, etc. – mais dans l’incapacité à faire entrer en vigueur quelque réforme scolaire que ce soit. Bien sûr, moi aussi, je regrette le temps où riches et pauvres, croyants et incroyants pouvaient s’asseoir sur le même banc d’école, car tous respectaient le savoir et reconnaissaient la légitimité du maître.

Cette école élevait le niveau général des Français tout en dégageant une élite par la méritocratie. Mais l’école d’aujourd’hui n’a plus rien en commun avec l’école publique de nos souvenirs. Si cette nostalgie peut être une source d’inspiration poétique, elle ne constitue en rien une solution politique crédible au problème de l’école aujourd’hui.

Le plan de sauvetage de l’école doit se fonder sur la réalité : le cadre bureaucratique et idéologisé de l’Éducation nationale est devenu un fardeau pour les professeurs alors que l’infrastructure administrative devrait plutôt être légère et mise au service des enseignants, pour le bien des élèves.

Refondons notre système scolaire sur des établissements à taille humaine et autonomes dans leur gestion : les professeurs choisiront librement leur établissement et leurs méthodes mais seront tenus comptables des résultats de leurs élèves.

Donnons à chaque enfant les moyens d’accéder à l’école de son choix grâce à la création d’un laissez-passer éducation : une somme allouée par l’État à toute famille qui le désire pour scolariser ses enfants dans une école privée indépendante, si c’est son choix. Ce sera source de qualité, d’économie – car l’école privée est bien moins coûteuse car mieux gérée – et de justice – car ce sont les plus démunis que l’on sacrifie aujourd’hui. Soyons attentifs à ce qui se fait outre-Manche où le gouvernement a misé sur les écoles libres pour augmenter le niveau et la justice de son système éducatif : ce sont des écoles libres de leur pédagogie, fondées à l’initiative de la société civile, et financées par l’État dès lors que leur projet a été agréé. Les écoles indépendantes à la française, communautés éducatives ouvertes se développant dans un cadre transparent et régulé par l’État, constituent notre meilleur atout contre le délitement de la communauté nationale et la montée du communautarisme. »

Anne Coffinier, le jeudi 27/X/2011

vendredi 4 novembre 2011

Début d'un petit débat sur l'immigration au Québec ?

La ministre de l'Immigration et des Communautés culturelles, Kathleen Weil, a dévoilé cette semaine son plan d'immigration. Il contribuera, selon elle, « au dynamisme économique » et à « l'enrichissement du patrimoine socioculturel ».

C'est un lieu commun que l'on retrouve également dans les manuels scolaires :
« L'immigration continue alors à contrer les effets de la dénatalité et du veillissement de la population. »
Fresques, tome I pour le 2e cycle du secondaire, 2e année (secondaire IV),
Chenelière éducation


Sur le plan économique, ce lieu commun est contredit par les travaux de plusieurs économistes et démographes. Quant à « l'enrichissement socioculturel », rengaine sortie tout droit du prêt-à-penser multiculturel, cette vocation est à la limite insultante pour ceux qui chérissent la culture québécoise (est-elle pauvre ?) et contradictoire avec l'idée que toutes les cultures sont riches et dignes de respect (comment certaines pourraient-elles s'enrichir et devenir plus riches ?) Mais cette expression qui se veut inattaquable (qui est contre l'enrichissement ?) cache mal les côtés négatifs de l'immigration : son coût, les difficultés d'intégration, la moindre cohésion sociale et l'affaiblissement du français. Rappelons que, pour 42 % des Québécois, l'immigration est une menace pour la culture québécoise.

Les chiffres du ministère

Dans l’année en cours, le Québec a prévu de recevoir jusqu’à 55 000 immigrants. Un chiffre qu’il ne compte plus atteindre dans la période 2012 – 2015 suivant le plan que Kathleen Weil, la Ministre de l’Immigration et des Communautés Culturelles, dévoilé en début de semaine. Durant les 4 prochaines années, le Québec compte accueillir 51 200 à 53 800 immigrants.

Le plan contient plusieurs légers ajustements. La part d'immigrants connaissant le français passera de 62 % à 64 %, ce qui continuera donc à baisser mécaniquement la part des francophones (aujourd'hui légèrement en dessous de 80 %) au Québec. La part de l'immigration économique passera quant à elle de 65 % à 70 %. On demandera aussi aux travailleurs qualifiés de mieux connaître le français. Enfin, il y aura 50 %, et non pas 48 %, des immigrants travailleurs qualifiés qui devront détenir une formation professionnelle correspondant aux besoins du marché du travail.

Les chiffres du Vérificateur général

Dans son dernier rapport sur la sélection des immigrants, le Vérificateur général établissait que seuls 9 pour cent (9 %) des immigrés sélectionnés ont une formation correspondant aux besoins de main-d'œuvre du Québec et non pas 48  comme le prétend le communiqué du ministère de l'Immigration repris par les médias. En effet, 65 % des travailleurs qualifiés sélectionnés n’ont eu aucun point pour le domaine de formation. La note de passage a été obtenue surtout grâce à d’autres caractéristiques (niveau de scolarité, âge et connaissance du français).

L'immigration de gens d'affaires est également un échec : six immigrants sur dix appartenant à la catégorie des gens d’affaires quittent rapidement le Québec. En 2009, le taux de chômage des immigrants du Québec s’élevait à 13,7 % comparativement à 7,6 % pour la population native et à 10,7 % pour les immigrants de l’Ontario.  En 2007, le taux d’emploi des immigrants ayant fait des études universitaires était de 75,7 % par rapport à 93,0 % pour la population du Québec ayant fait de telles études.

En outre, en avril 2011, le gouvernement Charest a supprimé 30 classes de francisation des immigrants afin d'économiser cinq millions de dollars par année. Emploi-Québec a également aboli des classes de français en raison de réductions budgétaires, une économie de 600 000 $.



Anglicisation du  Grand-Montréal

On apprend d'autre part que la Rive-Sud de Montréal s'anglicise rapidement.  C’est en analysant les données du dernier recensement que Gérald Paquin, qui enseigne également la physique à l’École de technologie supérieure, en est venu à la conclusion que les nouveaux arrivants adoptent de plus en plus l’anglais comme langue d’usage à la maison. À court terme, cette situation pourrait rendre les francophones minoritaires dans la municipalité de Brossard. En ce moment, on retrouve dans la municipalité une proportion presque équivalente de citoyens qui ont comme langue maternelle le français, et de citoyens qui ont l’anglais ou une autre langue comme langue maternelle. En effet, le dernier recensement indique que 51 % des Brossardois ont le français comme langue maternelle. Avec l’immigration qui s’intensifie et les substitutions linguistiques qui avantagent l’anglais, cette proportion serait vouée à diminuer, rendant les Brossardois francophones minoritaires dans la ville. « Dans très peu d’années, les locuteurs de langue française vont devenir minoritaires à Brossard », prévient Gérald Paquin.

Pour ce qui est de Laval, le portrait a également bien changé dans ses écoles au cours des dernières années. La commission scolaire est débordée par la vague d'immigration qui déferle sur l'île Jésus depuis 10 ans. La pauvreté et les tensions raciales font désormais partie du paysage scolaire. Six enseignants témoignent de leur réalité. À l'école primaire Saint-Norbert, au cœur du quartier Chomedey, les classes de maternelle sont remplies, parfois aux trois quarts, d'enfants d'immigrés qui ne parlent pas un mot de français. 

Courage, fuyons !

Entretemps, le Politiquement Qorrect Parti Québécois refuse de commenter les quotas d'immigration, se contentant de parler de moyens supplémentaires à consacrer à la francisation...

Et, un politicien qui a dit un bref instant vouloir une immigration de 15 % inférieure à ce que propose le parti qu'il compte remplacer, mais de 30 % supérieure à celle d'il y a près de 10 ans passe pour courageux.... Au royaume des pleutres...



 Guillaume Marois, coauteur de L'immigration, le remède imaginaire



Voir aussi

L'immigration, le remède imaginaire (Benoît Dubreuil et Guillaume Marois)

Institut Fraser : L’immigration massive nuit au bien-être des Canadiens en général ; les politiques d’immigration doivent être revues (étude de 264 pages)

Bock-Côté : Immigration, un tabou explose

L'immigration, les yeux grands fermés

jeudi 3 novembre 2011

France — Le modèle traditionnel de la famille unie plébiscité

La famille est perçue par 90 % des Français comme une valeur centrale de la société.

Le modèle traditionnel de la famille unie et durable reste également la clé de voûte d’une vie réussie. Une très grande majorité de Français (82 %) considère en effet que les personnes qui ont vécu leur enfance dans une famille stable ont plus de chance de réussir leur intégration sociale ; elles ont plus de chance aussi (pour 77 % d’entre eux) de réussir leur vie professionnelle, d’être à l’écoute des autres (73 %), et d’être aussi à leur tour de bons parents (79 %).

Question : Pensez vous que la famille reste la valeur centrale dans notre société ?





Malgré cet attachement très fort à la famille, les trois quarts des Français ont néanmoins l’impression qu’il est plus difficile d’élever ses enfants qu’il y a 20 ans. Quatre parents sur dix ont même le sentiment que c’est « beaucoup plus difficile ».

Source : Sondage Ipsos « Public Affairs » (c'est une société française !)




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mardi 1 novembre 2011

Homoparentalité au programme des littéraires en France

Dès la rentrée 2012, les élèves de terminale — dernière année de cégep au Québec — de série L (littéraire) devront étudier la « famille homoparentale » dans la spécialité « droit et grands enjeux du monde contemporain ».

Selon le Journal officiel, la disposition entrera en application à la rentrée scolaire 2012-2013. L’étude des familles homoparentales va désormais figurer, au même titre que les autres types de familles, au programme des classes de terminale littéraire dans la spécialité « Droit et grands enjeux du monde contemporain » (DGEMC).

Le texte du programme initial intitulé « L’évolution de la famille » stipulait : « Après avoir constaté l’absence de définition de la famille, on montrera, par une analyse juridique et historique qu’elle a profondément évolué et qu’elle est devenue multiforme (famille biologique, adoptive, monoparentale, recomposée, nucléaire, élargie) et on proposera aux élèves d’en rechercher une définition. » Le nouveau texte ajoute désormais la mention « homoparentale » entre les mots « monoparentale et recomposée ».

Le ministère de l’Éducation se félicite de cet ajout en prétendant qu’il ne s’agit pas d’une « reconnaissance » ni d’une « définition légale » mais que l’homoparentalité « fait débat » et suscite des décisions sur le plan de la loi et de la jurisprudence. La « famille » homoparentale n'est pas officiellement reconnue en France.

À quand une discussion sur la « famille polygame » qui « fait [aussi] débat » ?

Étrangement, devant cette « neutralité » de l'État qui dit ne pas prendre position et ne pas vouloir préparer les esprits, l’association des familles homoparentales (ADFH). est ravie… Aurait-elle mal compris ?

En outre l'ADFH, souligne que « dans un contexte de vives polémiques et de pressions conservatrices liées à l’étude du genre dans les programmes de première », elle « veillera à ce que le thème de l’homoparentalité soit traité de manière correcte et approfondie dans les manuels à paraître pour la rentrée 2012 ».

La série littéraire est de plus en désertée au profit de la série scientifique et la série socio-économique. Pour le ministère, cette mesure s’inscrit dans le cadre de la revalorisation de la filière littéraire. On ne voit pas très bien comment... En s'éloignant des classiques, de la connaissance et en se soumettant un peu plus aux diktats du correctivisme sociologique en ayant des discussions « correctes » et « approfondies » sur des situations ultraminoritaires ?


Zemmour sur le sujet : « Bien creusé, la taupe ! »

Écoutez :









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Chercheuse en éducation : il faut plus de choix en éducation, y compris l'instruction à domicile

Le Devoir a interrogé la spécialiste en instruction à domicile, Christine Brabant.

Bien qu'elle soit diplômée de l'Université McGill, Sonya Olthof a choisi de ne pas inscrire son fils Eli, 6 ans, à l'école primaire cette année. [Pourquoi écrire « Bien que » ?] Il en sera de même pour Tomek, 4 ans. Depuis qu'ils sont tout petits, ses deux garçons apprennent à la maison ou par des sorties éducatives. « Je veux qu'ils suivent leurs intérêts. À l'école, j'étais frustrée lorsque les professeurs me disaient de laisser mes intérêts de côté, parce que ce n'était pas le temps, explique-t-elle. Quand l'apprentissage a un sens, il est plus naturel. Ce n'est plus une bataille. »

Les deux enfants de Sonya Olthof font partie de la minorité d'enfants qui reçoivent l'enseignement à domicile, un phénomène si peu connu au Québec qu'il n'existe pas de statistiques à ce sujet. Christine Brabant est une des rares chercheuses à s'y être intéressées. Elle évalue à 2000 le nombre d'enfants qui suivent cette voie. Selon la chercheuse en éducation de l'Université de Sherbrooke, il est temps de s'attarder à ce style d'éducation. « Le système scolaire peut apprendre de ça », dit-elle. [Il pourrait aussi apprendre d'une secteur privé vraiment différent auquel on n'impose pas la mêrme pédagogie, les mêmes diplômés et le programme que dans le public.]

L'école traditionnelle a indéniablement ses avantages : un encadrement, un environnement social [encore faut-il qu'il soit bon !], des ressources pédagogiques. Mais elle a aussi ses revers, selon Christine Brabant. « On vit une crise de l'école de masse, ça se fissure de partout, dit-elle. Ça a apporté énormément, mais ça a aussi créé ses propres vices. » Parmi eux, la chercheuse note l'intimidation en milieu scolaire, la démotivation, la surcharge de travail des enseignants, mais aussi l'éloignement des parents de l'éducation de leurs enfants. « Plus l'enseignement se professionnalise, plus ça exclut les parents. L'éducation se passe entre l'enfant et l'État », explique la chercheuse de Sherbrooke, qui a elle-même enseigné. C'est aussi ce qu'a ressenti Sonya Olthof. « Pour moi, c'était difficile d'imaginer donner mon enfant à un système scolaire qui ne me permet pas d'entrer et de voir comment ça se passe », exprime-t-elle.

À travers ses recherches, Christine Brabant a pu constater les bienfaits de l'implication des parents dans l'éducation, même lorsque ceux-ci n'ont pas une formation universitaire. « Enseigner soi-même à son enfant, c'est un formidable engagement dans l'éducation, dit-elle. Les parents vont faire des efforts incroyables pour adapter l'apprentissage à l'enfant. Certains enfants réussissent mieux lorsqu'on les laisse apprendre à leur rythme. » Mme Brabant concède que l'école à domicile ne convient pas à toutes les familles, mais elle déplore qu'il n'existe aucune option entre l'école à temps plein et l'école entièrement à domicile.

L'école à la carte

Déjà, un peu partout au Québec, des familles qui choisissent l'école à domicile se regroupent pour briser l'isolement. En 2009, Sonya Olthof a mis sur pied, avec d'autres parents, un lieu de rencontre pour ces familles. C'est le centre Communidée, situé dans le quartier Saint-Henri, à Montréal. « Les parents partagent leurs expériences et leurs difficultés, les enfants font des activités en groupe, les plus vieux aident les plus jeunes », explique Mme Olthof.

Plusieurs de ces parents auraient souhaité qu'il soit possible pour leurs enfants de fréquenter l'école à temps partiel, comme c'est le cas ailleurs au Canada et aux États-Unis. De telles écoles permettent aux parents d'inscrire leurs enfants à certains cours qu'ils se sentent moins à l'aise de donner eux-mêmes, ou encore de se libérer pour travailler à temps partiel. Christine Brabant croit que ces solutions devraient être offertes ici. « Au Québec, on est en retard par rapport aux autres provinces. Le système d'éducation est très récent et il ne s'est pas encore assoupli. »

La chercheuse a constaté que les parents qui s'occupent de l'éducation de leurs enfants aimeraient aussi pouvoir bénéficier des ressources scolaires. Certaines écoles permettent aux parents d'utiliser les bibliothèques, par exemple, mais elles n'ont pas l'obligation de le faire.

Quant à suivre des cours à temps partiel, cela s'est fait, mais de manière exceptionnelle. Mme Brabant cite le cas d'une mère de la région de Sherbrooke qui a pu obtenir un arrangement avec une école de la région, durant deux ans. À l'école, la fille suivait les cours d'éducation physique, d'anglais et d'arts, et elle prenait part aux sorties éducatives. Le reste de l'enseignement était assumé par les parents. L'expérience s'est avérée positive pour les parents et pour l'enfant. Pour permettre de tels arrangements sans surcharger les directions d'école, Christine Brabant suggère la création d'un organisme provincial, parallèle aux commissions scolaires, qui serait responsable d'encadrer l'apprentissage en famille. [Note du carnet: encore faut-il qu'il s'agisse d'aider et non de contrôler. Et pourquoi l'État devrait-il s'en mêler ?]

Avec les possibilités qu'offrent les nouvelles technologies, la chercheuse croit aussi que les écoles devraient permettre aux enfants de pouvoir s'instruire à distance. « Il faut réinventer l'école, soutient-elle. Avec un suivi virtuel, l'école pourrait devenir un réseau d'échange pour les enfants voyageurs, les enfants comédiens, les athlètes, par exemple. » Elle ajoute que, dans les petites communautés, les directions d'école sont parfois réticentes à ce que des enfants ne fréquentent pas l'école, par crainte que l'établissement doive fermer, faute d'inscriptions. Selon elle, en offrant des services à la carte, comme des cours à temps partiel ou l'accès aux ressources pédagogiques, ces écoles seraient valorisées, plutôt que menacées, par l'apprentissage en famille.

Parmi toutes ces options, Christine Brabant ne croit pas qu'il y ait une solution universelle. Elle maintient que toutes les formes d'éducation existantes ont leur place, mais qu'il faut plus de choix pour répondre aux besoins des familles d'aujourd'hui. «Il faut permettre aux communautés de créer une forme d'éducation qui leur ressemble.»




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lundi 31 octobre 2011

Jacques Brassard : Legault a peur de brusquer les Québécois, ne propose rien de bien neuf en éducation

Diagnostic de l'ancien ministre Jacques Brassard sur les propositions de François Legault dans le domaine de l'éducation :

Jusqu’à maintenant, il n’a toutefois pas osé brusquer les Québécois, de peur sans doute de trop les rebuter.

En éducation, par exemple, il promet de rehausser la rémunération des enseignants, mais il n’annonce pas une indispensable « contre-réforme » visant à se recentrer sur les savoirs de base et à purger le système du relativisme moral et du multiculturalisme qui le gangrènent. S’engager à abolir le cours Éthique et Culture Religieuse serait sans nul doute un signe d’une volonté réelle de changer les choses.

Il serait aussi impérieux qu’il s’engage à remplacer le nouveau cours d’histoire du Québec au secondaire, ce dernier étant le fruit, nous dit Charles-Philippe Courtois, docteur en histoire, « d’un travail de sape en règle de l’identité et de la mémoire québécoises ».




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