jeudi 13 avril 2023

Décadanse, Libération piège à c... ?, nouveau livre de Patrick Buisson

Dans son précédent livre, La fin d’un monde, Patrick Buisson désirait convaincre que « c’était mieux avant ».

Dans ce nouvel ouvrage, intitulé Décadanse, il persiste en démontrant cette fois que le sacré est éclipsé et les mœurs traditionnelles totalement bouleversées. Avec l’apparition de l’hédonisme comme religion, il dénonce le culte de soi et du corps qui impose une nouvelle échelle des valeurs et de nouveaux comportements.

Cette société de consommation, qui est l’aboutissement des Trente glorieuses, remet en cause des siècles de morale dite traditionnelle, chrétienne, puis laïque. L’abondance commerciale impose une mentalité nouvelle fondée sur la dépense et le recours au crédit.

La cible de ce nouveau « capitalisme de la séduction » est en premier lieu les nouvelles classes moyennes, à qui la publicité apprend à consommer des signes et à considérer que l’épanouissement personnel passe par la jouissance des choses, laquelle, en dernière instance, s’identifie à la jouissance érotique : consommer, c’est faire l’amour.

Ce fut un temps déraisonnable : Serge Gainsbourg inventait la « décadanse », Tony Duvert réclamait la majorité sexuelle pour les enfants de six ans et Ménie Grégoire s’obstinait à vouloir faire des ménagères des machines à produire des orgasmes en rafales. Longtemps pourtant, la révolution sexuelle des années soixante-dix a été présentée comme le temps des merveilles.

Un nouveau marché a triomphé : celui du corps. Une nouvelle religion s’impose : l’hédonisme, soit le culte de l’ego qui impose une nouvelle échelle de valeurs, de nouveaux comportements, et remet en cause rien moins que des siècles de morale chrétienne puis laïque.

La crise de la reproduction de la vie s’accompagne d’une crise de la reproduction des grands systèmes qui lui donnaient un sens.

Et si les grandes lois soi-disant émancipatrices n’avaient été qu’un marché de dupes marquant à la fois l’abolition du patriarcat et le triomphe de la phallocratie ?

La révolte individualiste au nom de l’hédonisme aboutit à un monde délié, où les liaisons protectrices n’existent plus, où la prise en charge de la société par l’État va de pair avec la marchandisation des solidarités naturelles.

Après La Fin d’un monde, Patrick Buisson poursuit son œuvre de déconstruction de la modernité et montre en quoi les peuples ont été trahis par les élites au nom d’une illusoire libération des mœurs.

Décadanse
par Patrick Buisson
publié chez Albin Michel,
à Paris,
le 12 avril 2023,
528 pp,
ISBN-10 : 2 226 435 190
ISBN-13 : 978-2226435194

 Recension de Guillaume Perrault parue dans le Figaro Histoire

Les procureurs de la France de jadis sont légion, ses avocats plus rares. Des mœurs de la société traditionnelle, qui a disparu par étapes depuis l’après-guerre, Patrick Buisson se fait l’intransigeant défenseur dans son nouvel ouvrage, Décadanse (Albin Michel). Poursuivant le travail entrepris avec La Fin d’un monde, il soutient une thèse radicalement antipathique aux modernes, la supériorité du passé français sur son présent, et instruit dans ce volume le procès de la révolution des mœurs advenue lors des années 1960 et 1970. Tel un ténor du barreau chargé d’un dossier désespéré, l’auteur a choisi, pour son apologie des règles morales d’antan, une stratégie de rupture, s’attachant à ruiner les convictions les plus largement répandues chez nos contemporains. Il s’efforce de démontrer que tous les bouleversements d’ordinaire célébrés comme des progrès (avènement de la société de consommation, changement radical de la condition féminine) se payent de régressions désastreuses, qu’on se garde de relater et qui annoncent une catastrophe. Le titre du livre est d’ailleurs une référence provocatrice à une chanson de Serge Gainsbourg bien connue des baby-boomers, interprétée par le chanteur ainsi que Jane Birkin en 1971, et emblématique du climat licencieux de l’époque.

Ontario — Une députée de gauche dépose un projet de loi pour protéger les "événement travelos"

Une politicienne de l’Ontario propose de délimiter des zones entières de villes canadiennes dans lesquelles faire des « remarques offensantes » à l’encontre de la communauté homosexuelle serait un crime.

Le projet de loi « Keeping 2SLGBTQI+ Communities Safe Act », déposé à Queen’s Park (le parlement provincial) la semaine dernière par la députée néo-démocrate Kristyn Wong-Tam, permettrait au gouvernement de l’Ontario de délimiter des « zones de sécurité pour les communautés 2SLGBTQI+ » dans lesquelles la plupart des formes de dissidence publique seraient criminalisées.

Les « remarques offensantes » seraient interdites, même par écrit. Il en va de même pour la distribution de tracts, ainsi que pour tout rassemblement considéré comme « favorisant les objectifs de l’homophobie et de la transphobie ».

Toute infraction serait passible d’une amende pouvant aller jusqu’à 25 000 dollars et d’une condamnation en vertu de l’article du Code pénal relatif au « tapage dans un lieu public ou à proximité ».

Bien que le projet de loi stipule que les zones existeront pendant une « période déterminée », aucune limite de temps n’est précisée. Les zones se composent d’une zone tampon de 100 mètres de part et d’autre d’une propriété précise. En fonction de la taille du lieu en question, cela pourrait représenter une surface équivalente à plusieurs hectares.
 
La députée Wong-Tam entourée des travelos Scarlett Bobo et Crystal Quartz lors de la conférence présentant ce projet de loi.


Lors d’une conférence de presse organisée cette semaine et à laquelle participaient les travelos Scarlett Bobo et Crystal Quartz, Marit Stiles, chef du NPD de l’Ontario, a déclaré que la loi était nécessaire pour freiner une « dangereuse tendance à la hausse » des « crimes haineux » contre les « drag-queens ».

Le projet de loi intervient dans un contexte de recrudescence l’activisme des travestis, en particulier ceux qui sont commercialisés spécifiquement à l’intention des enfants.

La semaine dernière, un « camp de travestis » pour enfants financé par le gouvernement du Canada à Vancouver a été critiqué dans un gazouillis viral par le chef du Parti populaire du Canada, Maxime Bernier. « Des camps endoctrinant des enfants de sept ans à l’idéologie du genre et à la confusion sexuelle sont maintenant encouragés et subventionnés par tous les niveaux de gouvernement », a-t-il écrit.

Au début du mois de mars, une « heure du conte drag queen » organisée à la bibliothèque publique de Nelson (Colombie-Britannique) a été annulée à la suite de ce que les bibliothécaires ont qualifié de « menaces et de tactiques d’intimidation » à l’encontre du personnel.

En décembre, 14 personnes se sont présentées pour protester contre une heure du conte drag queen à la bibliothèque publique de Brockville (Ontario), et la police locale a déclaré qu’une « vague menace » avait été signalée après l’événement, ce qui a entraîné une recherche d’explosifs sur les lieux, mais aucun n’a été trouvé.

Le 17 mars, 10 manifestants ont été dénombrés à l’extérieur d’un « d’une lecture de contes par un travelo » à Midland (Ontario). La veille, une manifestation organisée pour s’opposer à d’un événement semblable à Woodstock (Ontario) a été dépassée par le nombre de contre-manifestants.

La seule arrestation à ce jour semble provenir de Calgary où, en février, un habitant de la ville, Derek Reimer, s’est introduit dans une bibliothèque locale à l’occasion d’un événement de travestis intitulé « Reading with Royalty [Lecture avec Leurs Majestés… excusez du peu] » et a crié des slogans aux participants jusqu’à l’arrivée de la police.

Le projet de loi de Mme Wong-Tam a été déposé devant une assemblée législative dominée par le gouvernement majoritaire du Premier ministre progressiste-conservateur Doug Ford. Il est donc peu probable qu’elle aboutisse.

Cependant, le projet de loi ontarien est la deuxième fois au cours des dernières semaines qu’un politicien canadien propose d’interdire les manifestations autour des événements de drague.

Une proposition de règlement rédigée le mois dernier par le conseil municipal de Calgary interdirait toute « manifestation spécifique » dans un rayon de 100 mètres autour des bibliothèques et des centres de loisirs de la ville.

Pour ce qui est de ce qu’implique une « protestation spécifique », le projet de règlement la définit comme une « objection ou une désapprobation à l’égard d’une idée ou d’une action liée à la race, aux croyances religieuses, à la couleur, au sexe, à l’identité sexuelle, à l’expression sexuelle, au handicap physique, au handicap mental, à l’âge, à l’ascendance, au lieu d’origine, à l’état matrimonial, à la source de revenus, à la situation familiale ou à l’orientation sexuelle ».

Voir aussi
 
 
Nageuse étoile agressée par des activistes trans dont un homme vétu d'une robe (vidéo)
 
 

mercredi 12 avril 2023

Emballement démographique : pour le dernier trimestre 2022, 39.173 immigrants au Québec, plus de décès que de naissances





L’accroissement naturel correspond à la variation de l’effectif d’une population entre deux dates résultant de la différence entre le nombre des naissances et celui des décès. Il serait négatif pour le dernier trimestre de 2022 (-1400, soit 1400 décès de plus que de naissances au Québec, Statistiques Québec estime ce déficit pour sa part à 1500 personnes). Le Québec n’a connu depuis 2007 que 4 trimestres quand le nombre de décès a dépassé le nombre de naissances, tous concentrés ces quelques dernières années. Le dernier trimestre de 2022 est celui avec le plus grand déficit.

 

Canada — La fonction publique fédérale a augmenté de 30 % en deux ans

Chronique de Mario Dumont paru samedi 8 avril dans le Journal de Québec. Notons que la gabegie existe également au Québec, c'est ainsi que, dans la Santé, le Québec a presque trois fois plus d’employés non soignants que la Suède, malgré une population un peu inférieure

Si en 2019 Justin Trudeau (ci-contre) avait convoqué la presse pour annoncer qu’il souhaitait augmenter la fonction publique fédérale de 30 % en deux ans, tous auraient trouvé la chose absurde. On aurait crié à la mauvaise gestion, on aurait dénoncé cette explosion de dépenses.

Vous savez quoi ? Il l’a fait et personne ne s’en offusque. En fait, peu de gens s’en sont même rendu compte. Pour le savoir, il fallait être attentif à un rapport rigoureux déposé cette semaine par le directeur parlementaire du budget à Ottawa.

Les constats y sont cinglants. Le coût de fonctionnement de l’État au Canada a bel et bien augmenté de 32,5 % entre 2019 et 2021. La fonction publique fédérale et les contrats de sous-traitance ont coûté 116 milliards en 2021-2022 par rapport à 87,5 G$ en 2019-2020. Presque 30 G$ de plus.

Soyons clair : on n’inclut pas dans cette somme les versements d’aide à la population. Ce rapport du directeur du budget se limite strictement aux dépenses de fonctionnement de l’État, à la bureaucratie. Combien nous coûte la fonction publique fédérale ? Combien de fonctionnaires y travaillent ?

Obésité étatique

De ce point de vue, la hausse observée est impensable. La pandémie en explique une partie. Or une fois la pandémie terminée, tout porte à croire que le temporaire va devenir permanent. Tout porte à croire que les embauches faites au nom de l’urgence pandémique sont en train de devenir des accroissements permanents de la taille de l’État.

Le plus renversant, c’est que durant ces mois ou la taille de l’administration publique canadienne engraissait à vue d’œil, on n’a jamais vu autant de problèmes d’efficacité dans l’offre de services. Dois-je rappeler à nos mémoires la crise des passeports ?

Des problèmes d’engorgement du même genre sont observés à l’assurance-emploi. À l’immigration, les délais sont devenus tout simplement ridicules. La machine est plus grosse et coûte plus cher, mais les résultats sont loin d’être au rendez-vous !

Incompétence

Lorsqu’on lit le rapport du directeur parlementaire du budget, et qu’on fait le parallèle avec ce qui se passe sur le terrain, une conclusion s’impose. Le Canada est foutument mal géré. Une entreprise privée aussi mal gérée s’en irait à l’abattoir.

Évidemment, Justin Trudeau ne peut pas voir à tout. Ce n’est pas lui qui procède aux embauches dans les ministères. Il porte néanmoins la responsabilité suivante : il se fout des dépenses et puisqu’il est le grand patron, son état d’esprit finit par se refléter dans l’ensemble de l’Administration.

Au nom de tous les contribuables frustrés, je répète ma rengaine. Lorsqu’un gouvernement réduit les dépenses de l’État, même d’un tout petit pourcentage, il crée tout un boucan. Débats dans les médias, manifestations bruyantes, on traitera l’affaire comme un geste radical.

Pourtant lorsqu’il s’agit d’augmentations de la taille de l’État, 10 %, 20 % ou même 30 %, jamais la chose ne sera traitée comme étant du radicalisme... Ce biais inconscient finit par récompenser la mauvaise gestion.

mardi 11 avril 2023

Progrès et ouverture d'esprit — Des élèves en laisse comme des chats ou des chiens

Ce qui semble être un petit jeu entre élèves, gagnerait en popularité dans certaines écoles de l'Outaouais, notamment à l'école polyvalente Nicolas-Gatineau.

Des garçons et des filles se feraient promener à l'intérieur de l'école avec une laisse au cou, comme s'ils étaient des chats ou des chiens, ou encore d'autres types d'animaux.

Plusieurs parents ont confirmé à l'animateur Michel Langevin que cette pratique existait et qu'elle serait même tolérée si l'on en croit ces parents, par des enseignants et des surveillants de l'école.

Le phénomène de la laisse aurait aussi été observé dans des écoles de l'est Ontarien.

Source

Mythe — la « taxe rose » sur les produits n'existerait pas (Étude aux É-U)

Selon une étude, le concept de « taxe rose », selon lequel les produits féminins coûteraient plus cher que les produits masculins, est en fait un mythe.

Pour un produit équivalent, le produit féminin sera même légèrement moins coûteux dans la majorité des cas.

Il est vrai que les entreprises facturent davantage les produits de soins personnels qu’elles commercialisent auprès des femmes que les hommes. Mais ces produits se différencient par de meilleurs ingrédients.  

Il est plus rare que les entreprises ciblent réellement les produits contenant les mêmes ingrédients de base pour les hommes et les femmes. Et dans ces cas, ils facturent à peu près le même prix. 

À l’aide d’un ensemble de données nationales sur les ventes dans les épiceries, les magasins de proximité, les pharmacies et les grandes surfaces, l’étude montre que cette différenciation permet de maintenir des écarts de prix importants entre les produits pour hommes et les produits pour femmes fabriqués par le même fabricant. Cependant, en comparant des produits pour hommes et pour femmes ayant des ingrédients similaires, l’étude ne trouve pas de preuves d’une prime systématique pour les produits pour femmes : les différences de prix sont faibles et la variante pour femmes est moins chère dans trois catégories sur cinq.


Les résultats de cette étude suggèrent que le Pink Tax Repeal Act (Loi sur l’abrogation de la taxe rose) proposé devant le Congrès et une législation similaire adoptée à New York et en Californie sont peu susceptibles d’avoir un impact réel sur les consommateurs ou les entreprises. Cette législation, comme celle que vient d’adopter l’État de Californie, exigeant des prix identiques pour des articles de sexe différent, sera au mieux inutile et, plus probablement, aggravera la situation en augmentant les coûts bureaucratiques et forcera éventuellement certains magasins à ne plus offrir certains produits.

Ces résultats contrastent avec les études précédentes sur la taxe rose qui ont analysé un ensemble plus restreint de produits et de magasins et n’ont pas réussi à évaluer la similitude des formulations de produits, ce qui les a amenés à conclure qu’une taxe rose existait dans la catégorie des soins personnels.

La preuve de l’existence : un rapport de la ville de New York

La preuve que tout le monde cite pour la taxe rose est un rapport de consommateurs de la ville de New York. Mais ce rapport n’a échantillonné qu’un petit nombre de produits dans trois pharmacies. Il est possible que la sélection ait été biaisée. De plus, de nombreuses paires de produits (un pour homme, l’autre pour femme) n’étaient pas identiques.

Il semble qu’il y ait une discrimination par les prix au sens économique du terme (faire payer plus si le sexe est un marqueur d’une plus grande volonté de payer). Simplement, cela se traduit parfois par des prix plus élevés pour les hommes et parfois pour les femmes. Il ne s’agit donc pas d’une « discrimination » au sens où on l’entend généralement.

Si vous achetez consciencieusement le produit « genré » moins cher et presque identique dans chaque catégorie, vous n’économiserez cependant que 1 %.

Si vous êtes prêt à remplacer les produits par des produits de genre différent avec des ingrédients différents, vous pourriez économiser 20 %. Chose qui n’augmentera pas nécessairement le bien-être, car la qualité peut être différente.

Il est vrai qu’il ne s’agit que d’une étude, mais l’article semble convaincant, il ne s’agit en fait que d’une compilation et d’un calcul de moyenne. La « preuve » en faveur de l’existence de la taxe rose toujours citée est moins convaincante : c’est le rapport très médiocre de la ville de New York.

Il semble qu’il existerait bien une véritable taxe rose, mais elle est imposée par des bureaucrates et des politiciens : il s’agit des droits de douane américains qui semblent frapper les femmes de manière disproportionnée (en grande partie à cause des droits de douane sur le prêt-à-porter). Les politiciens pourraient corriger le tir et remettre en cause leurs décisions passées.

Jean-François Lisée approuve message à la défense des travelos et qui associe la pédophilie aux prêtres

Jean-François Lisée : 

Les hommes en robe qui agressent les enfants ne sont pas des drag queens.
 

Tweet très original de la part de Jean-François Lisée. Le même jour, la consultante sur le « genre » (LGBTQSAI2+) du Conseil scolaire du district d’Ottawa-Carleton faisait une remarque similaire, voir ci-dessous.

 
Dans les deux cas, la même idée : le problème ce ne sont pas des travelos qui, tout à coup depuis quelques années, décident de lire à des enfants, mais qui étrangement n’animent pas de spectacles pour les vieux qui s’ennuient dans les maisons de retraite. 

Non, le problème c’est le christianisme et les prêtres (déguisés comme des travelos) qui seraient les seuls pédophiles.

Il s’agit évidemment de tweets faciles, lâches à la limite. Le christianisme est toujours une proie idéale et sans danger pour les progressistes qui se croient originaux et des esprits forts. Mais ces mêmes progressistes ne plaisanteraient jamais au sujet de Mahomet (pédophile avec Aïcha âgée de 7 ans ?) ou de tout Arabe qui porterait « une robe » — et donc « fluide » en termes de sexualité — puisque la « robe » est la norme vestimentaire pour les hommes dans certaines parties du Moyen-Orient. 
 
Oui, bien évidemment, le rapprochement des tenues de Jésus ou des prêtres héritées du passé avec celles des travelos (qui ont des tenues provocantes et du maquillage outrancier à dessein) est débile.

Notons en outre que les gens comme Jean-François Lisée n’osent pas justifier leur « bien vu ». A-t-il des statistiques sur le nombre de pédophiles chez les drag-queens qui font des spectacles pour enfants ou lisent des contes à ces mêmes enfants ? Peut-il prouver qu’il n’y ait pas de pédophiles parmi eux ? Bien sûr que non. A-t-il prouvé qu’il y en aurait moins que chez les prêtres ? Bien sûr que non.

Nous n’avons aucune idée de la fréquence de pédophiles parmi les drag-queens. Il est tout à fait plausible que des travelos ne soient pas attirés par les enfants, mais soient plutôt là pour faire de la propagande et cherchent à troubler les repères de genre des enfants. Toutefois, il semble très téméraire d’avancer qu’il n’y ait pas de pédophile parmi les travelos attirés par les spectacles pour enfants. Et pourtant M. Lisée pense que c’est le cas, puisque ce message serait bien vu.

Aidons M. Lisée.

Quelques exemples glanés après une recherche rapide :

Une drag queen nommée Robert Clothier (nom de scène Lady James) a organisé une « liaison » avec un homme et ses deux jeunes enfants, dans le but d’avoir une rencontre sexuelle avec l’homme et d’agresser/violer les enfants. Il s’agit d’un piège de la police. Il vient d’être reconnu coupable et condamné à 26 mois de prison.

Une drag queen, Brice Williams (ci-contre), qui conseillait des enfants a été inculpée de 25 chefs d’accusation pour pornographie enfantine.
 
La bibliothèque publique de Houston admet qu’un délinquant sexuel enregistré a fait la lecture aux enfants lors de l’heure du conte des drag queens. Un porte-parole de la bibliothèque a confirmé que l’une de ces drag queens, du nom de scène Tatiana Mala Nina, Alberto Garza selon l'état civil, est un pédophile de 32 ans.
 
Une deuxième lectrice de la bibliothèque « Drag Queen Story Hour » a été reconnue coupable d’agressions sexuelles sur de jeunes enfants.

Voir aussi


La CBC à l'œuvre :

40 % du revenu d’intégration payé en Belgique est versé à des non-Belges

Plus de 40%des migrants (44,2 %) venant de l’extérieur de l’UE ne travaillent pas et n’ont pas l’intention de le faire. Aucun pays de l’UE ne fait pire. C’est ce que le professeur Stijn Baert (Université de Gand) explique à Business AM.

Pourquoi est-ce important ?

Pour combler le déficit budgétaire, le gouvernement belge cherche des recettes. Plus il y a de travailleurs, plus les recettes du Trésor public augmentent. Mais c’est là que le bât blesse : le gouvernement n’incite pas les gens à travailler.

  • « Pendant très longtemps, la politique s’est concentrée à ce que les demandeurs d’emploi, c’est-à-dire des personnes qui n’ont pas d’emploi, mais qui en cherchent un, s’activent », explique Baert. « Mais un groupe beaucoup plus important, les inactifs, a été complètement laissé de côté. On peut comparer cela à un iceberg, dont la partie visible est constituée par les demandeurs d’emploi, mais dont la masse sous la ligne de flottaison est constituée par les inactifs ».
  • Pourtant, on ne peut pas dire que l’inactivité paie. Car ce groupe comprend, par exemple, des hommes et femmes au foyer qui ne perçoivent pas d’allocations de chômage. « Il ne s’agit pas seulement d’un manque d’incitation lié à notre sécurité sociale — bien que cela soit certainement une partie de l’explication », explique l’expert.
  • Il faudrait aussi regarder du côté des impôts. « En général, la principale raison pour laquelle le travail n’est pas assez rémunéré est qu’une grande partie de celui-ci disparaît dans les caisses de l’État », souligne le professeur Baert.
  • « Sur 100 euros qu’un patron paie à un célibataire, 53 vont immédiatement au Trésor public, ce qui explique en partie la situation », note-t-il.

Pas de discrimination, mais une politique migratoire

« Parmi les personnes issues de l’immigration, nous constatons une inactivité gigantesque », affirme Baert. « Il n’existe aucun pays de l’UE où l’inactivité des migrants est aussi élevée. »

« On sait en grande partie qui sont ces personnes. Il y a aussi des personnes dans l’illégalité, mais elles ne sont pas prises en compte dans les statistiques. Il y a des problèmes de discrimination, mais ils ne sont pas plus élevés que dans d’autres pays. »

« Il y a des problèmes au sein des familles, dans les familles turques et marocaines, par exemple, on attend moins des filles qu’elles aillent à l’école ou sur le marché du travail. Mais il y a aussi des problèmes dans les politiques qui n’incitent pas assez à l’activité. »

La politique migratoire est ainsi également responsable : « Au Danemark, davantage de personnes viennent pour travailler ou étudier. Les migrants qui viennent dans notre pays viennent principalement pour fuir leur pays ou dans le cadre d’un regroupement familial. La recherche scientifique nous apprend que les flux que nous attirons en Belgique sont beaucoup moins performants sur le marché du travail. Nous nous trouvons donc dans un cercle vicieux ».

Les statistiques

Si l’on examine les statistiques, on constate que la Flandre ne se débrouille pas bien, mais que la Wallonie et Bruxelles font encore pire. Il faudrait alors se demander s’il n’y a pas un problème de motivation pour s’attaquer au problème.

« Si vous lisez les réactions des politiciens, vous remarquerez que c’est comme si le problème allait se résoudre de lui-même », fait valoir le professeur Baert. « Ce qui me frappe le plus chez certains politiciens wallons, c’est que notre ministre des Pensions, Karine Lalieux, du PS, dit qu’il ne faut pas faire trop d’efforts pour les pensions et le taux d’emploi pour pouvoir payer pour tout cela. »

« C’est parce qu’elle ne réforme pas les pensions que le taux d’emploi reste si bas. C’est comme ça qu’elle met le monde à l’envers ».

« Sur Twitter, des journalistes wallons me disent : “C’est bien que vous apportiez ces chiffres, parce qu’il y a un certain tabou en Wallonie et à Bruxelles”. Les chiffres sont là pour lancer un débat, n’est-ce pas ? Ensuite, vous pouvez les contrer avec des politiques qui s’inscrivent dans votre cadre idéologique », conclut le chercheur.

Viktor Orbán renforce son opposition à l'UE en ce qui concerne l'idéologie du genre

La Hongrie s'éloigne de plus en plus de l'Occident

L'isolement idéologique de Viktor Orbán par rapport au reste de l'Occident s'accentue. Ce week-end, on a appris que des documents qui émaneraient des services de sécurité américains contenaient l'affirmation selon laquelle la Hongrie considérait l'Amérique comme "l'un de ses plus importants adversaires géopolitiques". 
 

Soulignant la gravité du fossé qui sépare la Hongrie de ses partenaires occidentaux, cette révélation est intervenue quelques heures seulement après que la France et l'Allemagne se sont finalement jointes à une action en justice intentée par l'Union européenne devant la Cour européenne de justice contre la position conservatrice de Budapest sur les questions LGBTQ2SAI+.

Paris et Berlin se sont joints à la dernière minute au procès intenté par la Commission européenne contre la "loi sur la protection de l'enfance" hongroise. Samedi, le ministère allemand des affaires étrangères
a écrit que la décision avait été prise parce que la loi hongroise "contre les homosexuels" viole "les valeurs communes de l'UE" qui sont "l'ADN de notre société libre et ouverte".

Quinze pays, soit plus de la moitié de l'Union européenne, composée essentiellement des riches États du Nord et de l'Ouest, se sont finalement joints à la procédure judiciaire engagée par Bruxelles. Outre la France et l'Allemagne, la Finlande s'est jointe tardivement à l'affaire, ce qui est humiliant pour Budapest, immédiatement après que la Hongrie a finalement approuvé sa demande d'adhésion à l'OTAN. 
 
La Hongrie avait mis un point d'honneur à jouer la carte de la fermeté concernant l'adhésion de la Finlande à l'OTAN afin de souligner le manque de respect présumé de ce pays à l'égard des politiques hongroises. Dimanche soir, le président du parlement hongrois a déclaré que les Finlandais avaient poignardé la Hongrie dans le dos en se joignant à l'action en justice.

Les progressistes et les groupes de pression LGBT jubilent déjà : ils veulent à tout prix qu'Orbán se perde la face parce que la "loi sur la protection de l'enfance" de la Hongrie s'oppose à l'hystérie occidentale actuelle en ce qui a trait aux « droits et libertés » LGBTQ2SAI+.  La loi en question interdit la représentation des thèmes LGBT dans les documents accessibles aux enfants et, à l'instar de la loi "Don't Say Gay" de Ron DeSantis en Floride, impose des contrôles stricts sur les cours d'éducation sexuelle à l'école.

La question essentielle est de savoir si la Commission européenne et les États membres de l'UE qui se sont joints à l'action en justice pensent qu'Orbán bluffe et fera marche arrière face à la pression juridique, ou s'ils souhaitent réellement une rupture idéologique potentiellement irrévocable avec la Hongrie. Ces derniers mois, M. Orbán a redoublé d'efforts, faisant de la résistance à l'"idéologie du genre" son principal engagement devant les électeurs, au même titre que le refus d'être "entraîné" dans la guerre en Ukraine.

Les Hongrois ont déjà été préparés à un énorme clivage idéologique avec le reste de l'UE. M. Orbán a affirmé lors d'une récente interview à la radio qu'"il y a un tel fossé entre nos deux positions que je ne vois pas comment il pourrait être comblé. Et comme nous n'allons pas céder, Bruxelles finira par céder". 

En réponse aux décisions de l'Allemagne et de la France de rejoindre le procès de l'UE vendredi, la ministre hongroise de la justice, Judit Varga, a fait passer ce message sans concession. Elle a réitéré l'argument de Budapest selon lequel les États membres ont le droit de décider de leurs propres politiques éducatives au niveau national et a promis de "nouvelles mesures" complétant la loi sur la protection de l'enfance, qui donneront à la Hongrie "la réglementation la plus stricte d'Europe en matière de protection de l'enfance".

Peut-être la Hongrie pliera-t-elle sous la pression de l'Union européenne et ces promesses s'avéreront-elles vides de sens. Mais les adversaires d'Orbán, dans son pays et à l'étranger, ont tendance à sous-estimer la nature idéologique - et intellectuelle - de son projet conservateur. Ils supposent souvent que les valeurs conservatrices de son parti, le Fidesz, ne sont qu'un simple écran de fumée pour gagner de l'argent et du pouvoir ; une façade politique qui s'écroulera dès qu'il sera opportun de le faire.

Mais cette interprétation présente une faille majeure. Alors que la Hongrie n'a déjà plus accès aux fonds de l'Union européenne et qu'elle s'apprête à subir d'autres sanctions européennes, l'Union européenne a de moins en moins de moyens de pression. Peut-être Orban sera-t-il poussé vers l'Est de l'Europe et la Russie. Orb­án joue peut-être la montre et attend-il de voir ce qui se passera en Ukraine avant de décider ou non de couper les ponts.

Voir aussi

Hongrie — Natalité en hausse et nuptialité stable malgré la Covid-19 en 2020 et de janvier à mars 2021 

Viktor Orban appelle les conservateurs du monde entier à s’unir pour gagner « la guerre culturelle » 

« Valeurs européennes » : la promotion de contenus LGBT auprès des mineurs ?

La Hongrie a enregistré fin 2021 son taux de fécondité le plus élevé depuis 27 ans

Hongrie et Pologne opposent leur veto aux conclusions de l'Union européenne pour protéger leurs écoliers de la propagande LGBT

 « Rechristianisation » des écoles en Hongrie

 Entretien de Victor Orban sur Fox News (transcription et sous-titrage en français)

Débat entre Matt Walsh et un ambulancier trans sur ce qu’est une femme (sous-titré)