samedi 23 janvier 2010

La gauche « laïque » parle de l'école et du cours ECR

La gauche « laïque » (y avait-il un croyant ?) organisait un colloque sur l'école et le cours ECR, école québécoise déjà victime de la mainmise de la gauche sur l'éducation et de l'imposition d'un monopole de l'Éducation cher à la gauche qui se dit «  républicaine ».
Ce colloque d'un jour, qui se déroulait dans une atmosphère tantôt bon enfant tantôt agitée, aura surtout permis à différents individus et regroupements politiques — pourtant de la même mouvance de gauche — de proposer et de défendre chacun leur modèle de laïcité à adopter : celui d'une laïcité dite « ouverte » (nomenclature récusée par les tenants de l'autre camp), qui reflète plutôt les idées du multiculturalisme mis de l'avant par le vaste chantier consultatif Bouchard-Taylor, et celui d'une laïcité qui emprunterait davantage aux idées républicaines et qui ne ferait aucun compromis sur la présence de signes religieux ostentatoires dans les institutions étatiques. « En organisant ce colloque, on voulait participer à la grande conversation démocratique sur des questions importantes. Et malgré nos positions similaires sur nos valeurs, on parvient à des réponses différentes sur la laïcité », a indiqué Normand Baillargeon, membre du collectif de rédaction de À bâbord et coorganisateur de l'événement.

Auditoire de baby-boomers

Devant un auditoire en grande majorité formé de baby-boomers [NDC : La gauche vieillirait-elle ?], les deux visions diamétralement opposées ont été défendues en début de journée par les deux invités d'honneur, Françoise David, codirigeante de Québec solidaire, et l'éminent sociologue Guy Rocher. Ce dernier a livré un plaidoyer pour rappeler que ce n'était pas à l'État de déterminer si Dieu existe, en d'autres termes, que la religion n'a pas sa place dans l'espace public. Mme David a soutenu en essence que le fait d'interdire tout signe religieux dans l'espace public ne constituait pas un tort aussi grand que celui de l'interdire et qu'il fallait davantage réfléchir aux conséquences de l'exclusion.

Le cours ECR au cœur du débat

Parmi les trois grands thèmes discutés, soit les modèles de laïcité, la religion dans l'espace public et le cours Éthique et culture religieuse (ECR), ce dernier a particulièrement déchaîné les passions. Marie-Michèle Poisson, présidente du Mouvement laïque québécois, déplore l'existence de ce cours et souhaite son abolition. Elle estime que par rapport à l'ancien système, la religion prend plus de place dans le cursus scolaire, ce qui va à l'encontre du principe de laïcité. Elle déplore également le fait que ce cours soit obligatoire, ne laissant plus la possibilité aux parents de choisir pour leurs enfants. « Pourquoi ne pas faire un programme sur les droits humains? Je préférerais un enseignement philosophique, éthique ou sociologique, mais pas religieux », assure-t-elle. Elle estime que le contenu du cours donné aux élèves du primaire ainsi que du secondaire est une forme de propagande et qu'il constitue un endoctrinement au multiculturalisme.

Conscient des limites du cours ECR, Louis Rousseau, [Note du carnet : c'est une nouvelle ! Peut-être une simple concession tactique ?] professeur en sciences des religions à l'UQAM, croit quant à lui à la nécessité d'un cours sur les religions à l'école. « Il ne faut pas confondre avec les études religieuses. La religion est un fait social et culturel. Il est important de développer des connaissances sur ces pratiques afin de mieux appréhender l'autre et diminuer les craintes identitaires » [NdC : cela reste à voir, la connaissance n'est pas suffisante pour faire aimer des différences, d'où l'idée du dialogue et de la rééducation au centre du programme], affirme le professeur. Pour lui, il est encore trop tôt pour juger ce programme. « C'est un outil formidable, mais pas parfait. Il y aura des ajustements à faire. Il faut nous donner une chance », concède Louis Rousseau, qui a déjà préparé des cours de perfectionnement pour les enseignants.

Au terme du colloque d'un jour, après quelques gentils affrontements autour du voile qui ont fait ressurgir la fibre féministe de plusieurs, tous avaient le sentiment d'avoir vidé la question.
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Facal : l'école québécoise, un immense gâchis aux mains d'apprentis sorciers

On trouvera ci-dessous un extrait tiré du dernier livre de Joseph Facal Quelque chose comme un grand peuple publié chez Boréal. Rien de bien neuf pour les habitués de ce carnet, mais il est bon de voir qu'un ancien ministre reprenne le constat par tant de personnes inquiètes par l'état de l'école québécoise et le monopole du MELS en matière de programmes, de pédagogies et de diplômes. Signalons tout de suite que M. Facal ne semble pas demander la fin de ces monopoles, ce qui nous semble pourtant la manière la plus sûr d'assurer une saine concurrence et aurait sans doute rapidement tué la tristement célèbre « réforme pédagogique ».
« L'école québécoise, malgré de nombreuses exceptions, ne va pas bien, pas bien du tout, nonobstant la trajectoire en apparence sans problèmes majeurs des enfants et le dévouement des dizaines de milliers de personnes qui œuvrent en son sein. Ce n'est pas uniquement une question d'intérêt bien compris que d'y voir, mais aussi d'authentique justice sociale, la vraie, celle qui refuse que les circonstances de la naissance ou la médiocrité érigée en système empêchent le développement des talents de chacun.

La plupart des enfants obtiendront certes leur diplôme d'études secondaires. Mais on peut se demander s'il est normal, comme le notait la journaliste Michèle Ouimet, « qu'à peine arrivés au cégep, des milliers de cégépiens doivent s'inscrire à des cours de rattrapage en français et en mathématiques afin d'apprendre ce qu'il devraient pourtant savoir : les rudiments de l'algèbre et de la géométrie,les règles de grammaire, la syntaxe et l'orthographe. Même si ces étudiants détiennent un diplôme d'études secondaires, ils sont incapables d'additionner deux fractions et d'accorder les participes passés. »

Ce qui donne envie de hurler est qu'elle a écrit cela... en 1992, avant qu'on ne livre l'école québécoise aux élucubrations de la dernière fournée d'apprentis sorciers. Et encore ne parlait-elle que de l'insuffisante maîtrise des rudiments de la langue et du calcul.

Quand on fréquente les jeunes qui amorcent un parcours universitaire, on est aussi frappé par leur extrême difficulté à digérer une certaine quantité de documentation, à se l'approprier, à dégager une problématique qui leur appartienne vraiment, à mener une réflexion proprement personnelle plutôt qu'à coudre ensemble des citations dans le désordre.

Faire tolérer l'ignorance en la dissimulant

Qu'on comprenne bien où je loge : depuis la fin des années 90 se déploie au Québec une réforme de l'éducation animée par une philosophie antihumanistes, autoritaire et pseudoprogressiste, qui repose sur des théories très douteuses et dépourvues de fondements empiriques solides et dont on se demande si elles n'ont pas pour pur but, comme l'a déjà dit Lise Bissonnette, de nous faire tolérer l'ignorance en la dissimulant. Les enseignants, que le bon sens n'a pas encore désertés et qui, pour la plupart, aiment les enfants et leur métier, résistent du mieux qu'ils le peuvent. Et rebaptiser « renouveau pédagogique » cette réforme pour essayer de mieux la gérer politiquement ne change rien au fond de l'affaire.

Liquider les idées funestes qui fondent la réforme

Il faut, selon moi, liquider les idées funestes qui fondent cette réforme, dénoncer les fantasmes idéologiques qu'elles dissimulent et les complicités politiques qui leur permettent de sévir, tordre le cou à cette langue de bois prétentieuse des milieux éducatifs qui intimide les parents, clarifier les enjeux et les priorités, bannir l'improvisation, revenir aux méthodes éprouvées, s'armer de prudence devant les nouveautés sans s'y fermer, et repartir avec énergie, enthousiasme et les moyens appropriés. Voilà.

Légitimer la critique, ne plus se laisser culpabiliser

Il faut cesser également de faire passer tous les critiques de cette réforme pour des élitistes nostalgiques des collèges classiques, que ni moi ni la très grande majorité de ceux qui n'aiment pas ce qu'ils voient en ce moment n'avons connus. Qu'on cesse de réduire le débat à une « querelle de chapelles pédagogiques » (Josée Boileau, Le Devoir, 21 juin 2006) afin de renvoyer dos à dos les protagonistes, alors qu'il s'agit ici non seulement d'un débat sur les meilleures méthodes d'apprentissage, mais aussi sur les finalités de l'école, et que, de surcroît, s'accumulent rapidement les preuves de l'immense gâchis qui se déploie sous nos yeux.

Décrochage toujours aussi haut

Depuis l'introduction de cette réforme, nos taux d'abandon scolaire au niveau secondaire, qui étaient déjà effarants depuis des décennies, ont en effet continué à augmenter, alors qu'on prétendait qu'elle renverserait la vapeur. Dans les classements internationaux mesurant les apprentissages aux niveaux primaire et secondaire, brièvement évoqués au deuxième chapitre, nous glissons également.

Recul des résultats scolaires

Nous reculons aussi par rapport à nous-mêmes. Une comparaison des taux de réussite aux épreuves obligatoires d'écriture en français de 6e année du primaire en 2000 et 2005 montre que le taux de réussite en orthographe est tombé de 87 % à 77 %, qu'il est tombé de 83 % à 73 % en syntaxe et ponctuation et que le taux global de réussite, lui, a chuté de 90 % à 83 %. »






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vendredi 22 janvier 2010

« La calamité qui a dévasté Haïti réfute-t-elle l’existence de Dieu ?» — La réponse de Thomas d’Aquin

Le philosophe Jean Laberge se penche sur la calamité en Haïti, et plus généralement sur la souffrance humaine, est-ce qu'elle prouve la inexistence de Dieu ? Il apporte la réponse de Thomas d'Aquin. Il est douteux qu'on la présente lors d'un cours ECR.
Le croyant est donc confronté au problème que les philosophes ont présenté comme « problème du mal ». Comment peut-il se sortir de cette impasse ? Prenant sa défense, je ferai appel à Thomas d’Aquin (1224-1275), sans doute le plus grand penseur chrétien de tous les temps.

Dans sa monumentale Somme théologique — qui n’a pour but, il faut le dire, que d’introduire le débutant à la « science de Dieu » (la théologie) — Thomas d’Aquin considère la question suivante : « Dieu est-il l’auteur du mal ? » (1e partie, question 49, article 2). Fidèle à sa bonne habitude de la questio disputate, l’Aquinate examine à tour de rôle les arguments en faveur de la thèse et ceux qui s’y opposent. Il ose citer la Bible qui semble effectivement faire de Dieu l’auteur de tous les maux, du mal lui-même ! Le prophète Isaïe ne déclare-t-il pas, en effet, noir sur blanc : « Je suis Yahvé, il n’y en a pas d’autre. Je façonne la lumière et je crée les ténèbres. Je fais le bonheur et je crée le malheur. C’est moi Yahvé, qui fais tout cela. » (Isaïe, 45 6-7).

Aujourd’hui, la Bible ne fait plus autorité — sauf chez les fondamentalistes chrétiens —, mais ce n’était pas du tout le cas au Haut Moyen Âge, à l’époque de Thomas d’Aquin. Il fallait donc un certain culot pour que celui qu’on surnommait « le bœuf tranquille » se permette de réfuter les Écritures car, en effet, Thomas d’Aquin démontre par la suite la fausseté de la thèse sous examen : Dieu est l’auteur du mal.

Comment « le Docteur angélique » en arrive-t-il à cette conclusion plutôt étonnante ? Par un « miracle » disent les méchantes langues… Non, bien entendu, car c'est par la philosophie que l’Aquinate aboutit à sa singulière thèse. Or, qui dit « philosophie », en ce temps-là, fait immédiatement référence à celui qu’on désignait alors comme « Le Philosophe », c’est-à-dire Aristote (384-322 avant notre ère).

D’abord, la question centrale : qu’est-ce que le mal ? À cette question philosophique par excellence, vieille comme le monde, les gens répondent couramment que le mal est tout et rien à la fois, car le mal de l’un est le bien de l’autre. En d’autres termes, le mal est indéfinissable, tout relatif qu’il soit à chacun. Pour Thomas d’Aquin, au contraire, le mal est définissable : c’est l’absence du bien (privatio boni). Par exemple, la mort - nul doute le mal suprême pour nous, humains– est l’absence ou la privation de ce bien qu’est la vie. L’esclavage, la privation de la liberté ; la pauvreté, l’absence de biens vitaux, dont l’argent ; la maladie, l’absence de santé, etc.

Cette définition du mal comme absence du bien découle d’une thèse plus générale que soutient l’Aquinate, s’appuyant ici comme ailleurs sur Aristote, voulant que « le bien peut exister sans le mal, alors que le mal ne peut exister sans le bien ». En d’autres termes, s’il y a du mal, c’est qu’il y doit y avoir d’abord du bien. La seule réalité qui existe est donc le bien, c’est-à-dire, pour Thomas le croyant, Dieu. Un être maléfique — Satan, Belzébuth, Adramelech, etc. —, opposé à Dieu, existant avant ou à côté de Dieu, est donc logiquement impossible. C’est d’ailleurs pourquoi le diable ou démon est conçu en christianisme comme un être (un ange) déchu ayant reçu au préalable l’existence de Dieu. Le christianisme n’est pas un manichéisme.
La suite ici.






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Complément ECR et les questions éthiques liées au climat : L'intox autour des glaciers himalayens

On sait que l'écologie, ou mieux le plus souvent l'écologisme catastrophiste, est au centre des valeurs proposées aux jeunes écoliers captifs soumis au cours gouvernemental obligatoire d'éthique et de culture religieuse. En secondaire IV, l'année de la double dose d'ECR, par exemple, le manuel approuvé d'ECR publié par les éditions Grand-Duc, consacre environ un quart du volet éthique aux questions d'écologie comme la table des matières reproduites ci-dessous l'illustre.



Parmi les clichés colportés récemment parmi les écologistes — et les médias peu regardants qui leur servent de caisses de résonance fidèles, il y a cette prétention que les glaciers himalayens disparaîtraient sous peu. Voilà, malheureusement, que même le très réchauffiste New Scientist a dû admettre qu'il y avait quelques petites erreurs dans ces prédictions. Plus de détails dans l'article ci-dessous repris du Blogue du Québécois Libre.
Fonte rapide des glaciers himalayens : Oups, oubliez ça !
par Martin Masse

Les glaciers de l'Himalaya constituent la plus importante masse de glace sur Terre en dehors des calottes polaires. Depuis des années, leur présumée fonte rapide et leur disparition prévue vers 2035 ou même plus tôt constituent l'une des nouvelles écocatastrophistes préférées des militants fascistes verts et des médias réchauffistes du monde entier, avec les ours polaires qui se noient et les îles du Pacifique englouties dans l'océan.

Himalayan-glacier Chez nous, Le Devoir reprenait un article du Monde sur le sujet récemment. La Presse y a consacré de nombreux papiers ces derniers mois. Alors que le cirque réchauffiste se poursuivait à Copenhague, le journal belge L'Echo publiait cette dépêche de l'AFP citant un militant du World Wildlife Fund selon lequel « Les négociations de Copenhague auront d'énormes répercussions sur la vie de centaines de millions de personnes habitant à l'embouchure des rivières issues de l'Himalaya et qui sont déjà dans une grande pauvreté ».

Sur ce blogue, lutopium, un commentateur régulier, nous rapportait dans un fil de discussion il y a quelques mois les propos d'un soi-disant rédacteur scientifique anonyme qu'il connaît, ayant une formation en science, selon qui « un milliard de personnes risquent de mourir de soif » lorsque l'Himalaya aura fondu. Et notre ayatollah de déclarer que « Toute personne qui met en doute les conclusions et les avertissements du GIEC, autrement dit de la communauté scientifique, à l'égard du réchauffement climatique est soit un demeuré, soit un enragé. Et dans les deux cas, se sont des personnes complètement ignorantes et totalement irresponsables. »

Eh bien, on apprend ces jours-ci que les millions d'habitants de la région n'ont en fait rien à craindre puisque cette histoire n'est qu'un autre canular inventé par la clique de fraudeurs réchauffistes du GIEC.

Depuis un moment déjà, d'autres chercheurs émettaient des réserves à propos de la prédiction contenue dans le 4e Rapport d'étape de 2007 du GIEC selon laquelle
Glaciers in the Himalaya are receding faster than in any other part of the world (see Table 10.9) and, if the present rate continues, the likelihood of them disappearing by the year 2035 and perhaps sooner is very high if the Earth keeps warming at the current rate. Its total area will likely shrink from the present 500,000 to 100,000 km2 by the year 2035 (WWF, 2005).

[Soit en français :

« Les glaciers de l'Himalaya reculent plus rapidement que partout ailleurs dans le monde (voir Tableau 10.9) et, si le taux actuel [NDT : de fonte] devait se poursuivre, la probabilité qu'ils disparaissent en 2035 et peut-être plus tôt, serait très grande si la Terre continue à se réchauffer au rythme actuel. Leur surface totale passerait alors de 500.000 km2 à 100.000 km2 en l'an 2035 (WWF, 2005).]
Mais comme il n'était pas possible de contester les Écritures saintes au sein de la secte réchauffiste, on entendait peu parler de ces voix dissidentes.

Au début de novembre, une étude exhaustive commanditée par le ministère indien de l'Environnement et des Forêts apportait un autre son de cloche. Selon l'auteur, le glaciologiste Vijay Kumar Raina, même s'il est vrai que la couverture de glace sur la chaîne de montagne a diminué au cours du 20e siècle, soit depuis la fin du petit âge glaciaire précédent, rien ne permet de conclure qu'elle soit en voie de disparaître. Certains glaciers himalayens sont stables, d'autres s'étendent, d'autres encore rapetissent moins vite qu'auparavant.

Mais d'où vient donc la prédiction catastrophiste du GIEC ? On le voit dans la citation ci-haut, d'un rapport de 2005 du World Wildlife Fund. Or, selon des reportages publiés dès décembre par la BBC, puis par d'autres publications comme The New Scientist la semaine dernière et le Times de Londres hier, la prédiction n'est en fait appuyée sur aucune étude sérieuse.

Tout a débuté lorsqu'un glaciologue indien, Syed Hasnain, a déclaré dans une entrevue au New Scientist en 1999 que les glaciers himalayens pourraient disparaître dès 2035. M. Hasnain n'a pas la suite jamais répété cette assertion dans un article scientifique et affirme aujourd'hui que son commentaire de l'époque n'était que de la « spéculation ».

En 2005, un rapport consacré au retrait des glaciers dans la chaîne himalayenne publié par les fascistes verts du WWF reprenait toutefois le commentaire de M. Hasnain. Et hop, le même commentaire se retrouve deux ans plus tard, transformé en vérité scientifique, dans le rapport du GIEC.

Interrogé à ce sujet par le New Scientist, le principal auteur du chapitre du GIEC, le glaciologue Murari Lal, nie que le GIEC puisse s'être trompé au sujet des glaciers de l'Himalaya. Selon lui, « les auteurs du GIEC ont fait exactement ce qu'on attendait d'eux. Nous nous sommes appuyé dans une assez large mesure sur de la littérature scientifique grise [qui n'a pas été révisée par des pairs], incluant le rapport du WWF. S'il y a une erreur, elle vient de la déclaration du Dr Hasnain et non des auteurs du GIEC. »

M. Hasnain rejette quant à lui cette accusation et blâme le GIEC. Il répète n'avoir jamais mentionné la date de 2035 dans un rapport scientifique, puisqu'aucune revue scientifique n'aurait accepté une telle donnée spéculative, et ajoute qu'« Il n'est pas approprié pour le GIEC d'inclure des références venant de magazines populaires ou de journaux ».

Édifiant, n'est-ce pas ? Voilà comment la « science du climat » avance dans nos très sérieuses instances onusiennes qui étudient la question, avec les milliards de dollars dont elles disposent. Un chercheur spécule à voix haute lors d'une entrevue. Un organisme militant reprend ses propos. Et le GIEC en fait une vérité d'Évangile quelques années plus tard, sans aucune vérification. Puis, les médias complaisants du monde entier relaient la nouvelles. Des centaines de « climatologues » très sérieux ont lu le document et personne n'a relevé l'erreur, qui touche pourtant l'un des phénomènes les plus importants liés au prétendu réchauffement, autant sur le plan symbolique qu'au regard de ses potentielles conséquences sur les populations.

Notre « rédacteur scientifique » anonyme — et ses nombreux collègues qui font de la propagande réchauffistes dans nos médias — vont-ils maintenant publier une mise au point ? Qui sont les véritables demeurés et enragés dans toute cette histoire ?
Apparemment, comme le rapporte une dépêche de l'AFP, cette erreur était connue depuis plusieurs années, le GIEC a cependant décidé de l'inclure dans son dernier rapport, base de la conférence de Copenhague :
Interrogé par l'AFP lundi, un éminent glaciologue autrichien et l'un des co-auteurs du rapport de 2007, le Pr Georg Kaser, de l'Institut de glaciologie d'Innsbrück, a assuré avoir attiré l'attention de ses pairs sur cette « erreur » dès 2006.

« Fin 2006 (...) j'ai pris connaissance de cette erreur et de quelques autres. C'était après la dernière revue, mais avant la publication, donc on avait encore une possibilité de modifier » le texte, a-t-il expliqué.

« Je l'ai fait remarquer », a-t-il insisté. « Pour une raison que j'ignore, ils n'ont pas réagi », a-t-il ajouté, regrettant « un certain amateurisme » de la part de certains de ses collègues chargés de ce chapitre.
Le professeur autrichien tente ensuite d'expliquer ce chiffre de « 2035 » :
Le Pr Kaser, l'un des auteurs du premier volet [du rapport du GIEC], a également été sollicité en tant qu'expert des glaciers par les rédacteurs du 2e chapitre - celui concerné par l'erreur sur l'Himalaya.

Cette erreur, avance-t-il, pourrait n'être qu'une « coquille » reprenant de manière erronée une étude d'un scientifique russe, le Pr Vladimir Klotlyakov, tablant en 1996 sur une disparition des glaciers de l'Himalaya « d'ici 2350 ».
Le site de la Pensée unique décernait déjà son Bonnet d'âne le 3 janvier 2010 à cette prédiction en faisant le rapprochement avec l'étude Pr Vladimir Klotlyakov.

Pensée unique commentait ainsi les propos de M. Pachauri au sujet de cette prédiction sur les glaciers himalayens :
Comme de bien entendu, Rajendra Pachauri, le CEO du GIEC, a été rudement interpelé au sujet du texte ultra-alarmiste sur l'Himalaya publié dans le rapport scientifique AR4 du GIEC, sans aucun support scientifique, contrairement à ses exigences répétées. Ses réponses sont intéressantes. En voici quelques-unes à propos du rapport indépendant commandé par le Ministre Indien de l'Environnement :
« Nous avons une idée très claire de ce qu'il se passe [NDT : sans support scientifique ?]. Je ne sais pas pourquoi le ministre soutient cette recherche infondée. C'est une affirmation extrêmement arrogante. »
Par ailleurs, R. Pachauri a qualifié l'étude du Dr Raina de « science vaudou » en ajoutant que « le GIEC est un organisme sérieux dont le travail est vérifié par les gouvernements . En tout cas, et pour le moins, le gouvernement indien ne semble pas enthousiasmé...

Ceci étant, l'ingénieur diplômé des chemins de fer et docteur en économie, co-titulaire du Prix Nobel de la Paix (avec Al Gore et le GIEC), président du GIEC, R. K. Pachauri a, tout de même, une curieuse façon de s'exprimer pour un « grand scientifique climatologue » (comme disent les médias). Voilà qu'il qualifie une étude effectuée par un éminent glaciologue, d'arrogante ou de science vaudou, après avoir déclaré, il y a deux ans, que la théorie de Svensmark et coll. sur l'influence des cycles solaires sur le climat (actuellement testée au CERN de Genève) était « extrêmement naïve et irresponsable »...

Il fallait oser!
Le Times de Londres : UN climate chief Rajendra Pachauri got grants through bogus claims [over Himalayan glaciers]



Pachauri doit démissionner déclare Richard North, Pachauri répond (TV indienne)




La chaîne indienne NDTV rapporte avant Copenhague que le gouvernement indien réfute les conclusions du GIEC sur les glaciers himalayens : ils sont stables ou s'étendent même




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« Hare Krishna ! Hare Krishna ! » en visite au cours d'ECR

Deux moines dévots de Krichna ont rendu visite à une classe du collège privé Mont Sacré-Cœur dans le cadre d'un cours d'ECR.

Les moines et les élèves ont dansé pour « éveiller la conscience de Krichna »... « Quelle belle rencontre de valeurs ! » d'indiquer une des légendes qui accompagnent le reportage publié dans la Voix de l'Est du 20 janvier 2010.



En France, classé comme secte

En 1995, la Fédération française pour la conscience de Krishna fut classée comme secte par la commission d'enquête française sur les sectes, estimant qu'il avait « réalisé de substantiels bénéfices commerciaux par le biais d'associations à but soi-disant désintéressé », que des témoignages avaient été recueillis au sujet d'astreintes à un effort physique important pouvant « réduire [l']esprit critique ». La rapport ferait également état d'« embrigadement des enfants », de « discours antisocial », de « trouble à l'ordre public » (s'appuyant sur les rapports des Renseignements généraux). À cela les dévots de Prabhoupada répondent qu'il n'y aurait pas tant de mauvaises critiques à l'égard du mouvement si en Occident on était quelque peu habitué à la culture indienne et à sa spiritualité.






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Joseph Facal, La famille et l’école

Extrait de deux billets de Joanne Marcotte, réalisatrice du documentaire politique L'Illusion tranquille, de l'ouvrage de Joseph Facal Quelque chose comme un grand peuple qui vient de sortir :
Il y a quelque chose de rafraîchissant dans Quelque chose comme un grand peuple, le dernier ouvrage de Joseph Facal.

Il est en effet, rafraîchissant de lire que les deux institutions les plus importantes dans la société sont bel et bien la famille et l’école. Il est aussi rafraîchissant de lire qu’il faut réhabiliter des valeurs telles que l’effort, l’efficacité, la productivité, l’épargne, la responsabilité et la prévoyance.

[...]

Il est donc rassurant de voir confirmer les intuitions d’une grande partie de la population, à l’effet que les fonctionnaires du ministère de l’Éducation et les pédagogistes, ce « complexe pédago-ministériel » est responsable du gâchis d’une réforme pédagogique où le mérite est un scandale. « On préfère les enfants également ignorants plutôt qu’inégalement instruits », écrit Joseph Facal. « La réforme de l’éducation nous fait tolérer l’ignorance en la dissimulant. » « L’élu (le ministre) est devenu le relationniste de la machine bureaucratique. » Absolument savoureux !

L’ouvrage de l’ancien ministre du Conseil du trésor est en soi, un programme politique. Basé sur 6 principes de « gouvernance prudente », il propose nettement un plan d’action qui se décline dans les chapitres subséquents en politiques publiques essentiellement récupérées des rapports tablettés du gouvernement Charest.

Stopper la réforme pédagogique, recentrer la mission de l’école sur l’instruction, retirer le monopole de la formation des maîtres aux facultés des sciences de l’éducation, faire le dépistage précoce d’élèves en difficulté, stopper l’endettement public, redonner à l’État une marge de manœuvre, favoriser un contexte plus propice au développement économique et social, favoriser la concurrence dans la production des services publics (vs. les monopoles), corriger la fiscalité des entreprises et des particuliers, réexaminer le panier de services en santé, en finir avec la sacralisation du système de santé au détriment des soins aux patients et avec le quasi-gel des droits de scolarité, etc.

« La pauvreté n’est pas une condition permanente », raconte-t-il. « La solidarité n’est pas une voie à sens unique et les efforts assumés par la collectivité entraînent en retour la responsabilité individuelle de prendre en charge, par le travail ou la requalification, sa propre réinsertion sociale. À moins de souffrir d’un handicap particulier, personne ne saurait donc avoir le droit d’exiger de la collectivité qu’elle finance sa vie. » — un clin d’œil ici aux fans de John Galt d’Atlas Shrugged.

Pour Facal, cette vision prend la forme d’un « projet collectif » résultant d’une démarche axée sur le dialogue et la concertation. « Le Québec a besoin d’une nouvelle Révolution tranquille », selon Facal.

[...]

Quelque chose comme un grand peuple de Joseph Facal est plus qu’un programme politique. Si la seconde partie de l’ouvrage propose des principes de gouvernance, un plan d’action et des politiques publiques bien étayées, la première partie rassurera les Québécois francophones qui craignent le « multiculturalisme culturel » et qui veulent protéger leur patrimoine identitaire et culturel.

Ici, Facal dénonce ce qu’il appelle le « présentisme », le déni du passé, la liquidation de notre culture classique, et le relativisme éthique et culturel. Il se désole profondément des effets pervers de ce multiculturalisme, et s’inquiète des deux affrontements idéologiques qui sont la guerre livrée contre l’Occident par l’islamisme radical et la fragmentation identitaire et multiculturalisme radical.

[...]

[L]a vision de Facal prend la forme d’un « projet collectif » qui résulterait d’une démarche axée sur le dialogue et la concertation.

Bien franchement, je crois que nous avons dépassé le stade du dialogue et de la concertation et plus particulièrement de la recherche du consensus. Pour être claire, je ne suis plus du tout certaine que le changement passera par l’énonciation d’un « projet collectif ».

Je prétends même qu’au stade où nous en sommes, ce ne sont pas tant les citoyens (le peuple) qui retardent le « redressement national », mais bien nos gouvernements. En effet, il va en falloir combien des rapports, des ouvrages, des entrevues, des comités consultatifs sur l’économie et les finances publiques pour que le gouvernement agisse ?

Oui. Nous sommes bel et bien en déficit de leadership, mais également en panne d’éthique, en panne de transparence et en panne d’audace.

Le message des lucides (et le mien) est que la population doit se préparer à faire quelques sacrifices pour assurer un legs digne de ce nom aux futures générations. Soit. Mais en mon sens, et ce sera la principale critique de ma part, Facal me semble être trop doux envers la classe politique. Ayant déjà fait de la politique active, peut-être empathise-t-il avec celle-ci. Ce n’est pas mon cas.

Je n’ai absolument aucune empathie envers des gens qui détiennent le pouvoir et qui n’agissent pas. L’heure est pressante. Dans dix ans, tous les boomers auront pris leur retraite. Peut-on imaginer ? Moi pas.
Une deuxième révolution tranquille le 18 janvier 2010 à 18 h 36

Joseph Facal, professeur à HEC Montréal, prêche pour une deuxième révolution tranquille pour que le Québec s'accomplisse à la hauteur de ses capacités.






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jeudi 21 janvier 2010

Cour d'appel de Montréal, le 25 janvier

Avis aux intéressés : lundi 25 janvier à 9 h 30, à la Cour d’appel de Montréal, plusieurs requêtes dans le dossier de l'affaire Drummondville contre l'imposition du cours d’éthique et culture religieuse (ECR), seront débattues devant un banc de trois juges.

Même s'il ne s'agit pas de l’appel sur le fond, ceci est important et il serait bon que les personnes intéressées se rendent sur place : les motifs d'appel de la partie opposée à l'imposition universelle du cours d'ECR seront rendus publics pour la première fois.

Les PARENTS présenteront :
-une requête pour permission d'en appeler.

LE PROCUREUR-GÉNÉRAL présente :
-une requête en rejet d'appel.

LA COMMISSION SCOLAIRE présente :
-une requête en rejet d'appel


Le Tribunal siège au 100, rue Notre-Dame Est à Montréal, en la salle Pierre-Basile-Mignault. Stationnement en face de la Maison du Barreau au 445, boulevard Saint-Laurent Montréal, H2Y 3T8.

Ouvert au public.


Les visiteurs sont fouillés à l'entrée du Palais de justice.








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mardi 19 janvier 2010

L'école québécoise selon Joseph Facal

Richard Martineau consacre un billet au dernier livre de Joseph Facal.
Joseph Facal, dont je regrette le retrait — momentané, j’espère — de la politique active, vient de sortit un important ouvrage sur le Québec.

Quelque chose comme un grand peuple, publié chez Boréal, jette un regard lucide et sans compromis sur les forces et les faiblesses du Québec.

Tout y passe : l’école, la famille, l’immigration, le système de santé, la confusion identitaire, les accommodements…

La culture du quotidien

Faire le tour d’un tel livre en une entrée est impossible. Je vais donc me concentrer sur un thème qui me touche particulièrement à cœur et dont j’ai souvent traité dans ma chronique : l’école.

La mission première de l’école, dit Facal, est d’instruire, c’est-à-dire d’arracher l’enfant à son petit monde pour « l’élever au-dessus du quotidien », « le faire accéder à une culture qui n’est pas sa culture coutumière », lui faire découvrir les auteurs classiques, l’histoire — bref, montrer à l’élève « en quoi le présent est issu de la trajectoire d’une civilisation ».

Or, qu’affirme le ministère de l’Éducation dans son magnifique Programme de formation de l’école québécoise ? Que « l’école doit d’abord considérer la culture immédiate ». Pour Facal, c’est une dérive majeure.

« On comprend ce que cela signifie, écrit-il : tout doit désormais partir du vécu du jeune, de sa réalité, de ses goûts télévisuels, musicaux, de ses amis, etc. »

Le petit catéchisme

Autre faiblesse importante de notre système d’éducation, selon Joseph Facal : on n’utilise pas l’école pour instruire les jeunes, mais pour faire d’eux « des bons petits enfants ouverts, inclusifs, tolérants et pluralistes… »

Comme il dit : « (Nos enfants) ne comprendront jamais bien la différence entre la guerre de Sécession et la guerre de Sept Ans, mais l’essentiel est qu’ils ne se chamaillent pas dans la cour avec Kevin-Alexis, qu’ils ne manquent jamais de respect à Sarah-Andréanne et qu’ils trouvent full cool le kirpan du petit Guptar. »

Comprenez bien : Facal n’est pas contre l’ouverture et le respect ! Qui pourrait être contre cela ?

Mais, comme la sociologue Joëlle Quérin (qui a publié une étude affirmant que le cours d’éthique et de culture religieuse est un outil de propagande destiné à vendre les vertus du multiculturalisme à la Trudeau), il souhaite que les jeunes québécois accèdent « à l’universalité véritable, celle de l’humanisme et de la raison, et non à cet universalisme de pacotille qu’est le citoyen-du-monde dans le version qu’en propose le catéchisme contemporain de la rectitude politique : gentil et généreux, mais inculte, apatride, enchaîné au quotidien et historiquement autiste. »

Bref, il est contre l’école gnan-gnan !

Encore un effort !

« Je ne vois pas de chantier plus urgent, plus important, plus impérieux pour l’avenir de notre peuple que le redressement de l’école publique québécoise », écrit Joseph Facal.

Mais pour remettre notre école sur les rails, affirme le chroniqueur, il faudra cesser d’ériger la médiocrité en système, retirer l’école des mains des apprentis-sorciers qui accouchent de réformes bidon et, surtout, cesser de tolérer l’ignorance et de protéger nos pôvres petits bout de choux des affres de l’échec.

« Le progrès authentique de l’esprit est dans la capacité intellectuelle de voir loin parce qu’on aura réussi à se hisser sur les épaules de nos plus grands esprits », dit Facal.

Et non seulement sur celles de Bono.




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lundi 18 janvier 2010

Charles Taylor : les députés, des gens aux « idées extrêmement bornées dans la plupart des cas »

Gérard Bouchard et Charles Taylor s'expriment sur la laïcité et les conséquences de leur rapport qui semble ne pas avoir eu d'effets. C'est « un camouflet » dit Gérard Bouchard en souriant.

Selon Charles Taylor, une charte de la laïcité est inutile. Il s'interroge aussi sur qui pourrait être l'auteur de cette charte, il espère que ce ne seront pas les députés québécois : « Ce sont des gens qui ont des idées extrêmement bornées dans la plupart des cas », voir à 8:51 de la vidéo ci-dessous.







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La Russie veut lutter contre l'avortement pour faire repartir la natalité

La ministre russe de la Santé, Tatiana Golikova, a estimé lundi qu'une politique de lutte contre les avortements était nécessaire pour favoriser la natalité en Russie, qui, malgré des progrès, est aux prises depuis 15 ans avec une crise démographique.

« Le thème de la réduction du nombre des avortements permettra de régler le problème de la natalité, non pas à hauteur de 100 %, mais de 20 à 30 % », a-t-elle estimé, citée par les agences russes.

« Le nombre d'avortements et de naissances sont pratiquement comparables », a-t-elle regretté, notant qu'en 2008 1,714 million de naissances avaient été enregistrées pour 1,234 million d'avortements.

À la suite à la disparition de l'URSS, la Russie a connu une grave crise économique, marquée par une chute drastique du niveau et des conditions de vie, qui ont engendré une baisse de l'espérance de vie et de la natalité associée à une envolée de la mortalité.

La population a reculé de quelque 5,8 millions d'habitants depuis 1993 et compte aujourd'hui 142 millions d'habitants. Le gouvernement cherche depuis des années à enrayer ce déclin par des mesures encourageant la natalité.

Le Premier ministre russe, Vladimir Poutine, avait annoncé en décembre que grâce à une hausse de la natalité, une baisse de la mortalité et à l'immigration de Russes des ex-républiques soviétiques, la population russe avait très légèrement augmenté en 2009 pour la première fois en 15 ans.

Mme Golikova avait précisé auparavant qu'au terme de l'année 2008 la natalité en Russie avait augmenté de 18 %, pour porter le nombre de nouveau-nés à 1 717 000. « Selon les estimations préliminaires, le taux de fécondité 2008 pourrait se chiffrer en Russie à 1,5 enfant par femme en âge de procréer, autrement dit, se rapprocher du niveau européen [et québécois] moyen », précise le communiqué du Rosstat. Rappelons que le taux de fécondité synthétique s'était effondré jusqu'à 1,19 enfant par femme en l'an 2000.








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