mercredi 11 novembre 2009

Même si l'école est obligatoire jusqu'à 16 ans au Québec, le décrochage existe et augmente parmi les 13-14 ans

Même si, au Québec, l'école est obligatoire jusqu'à l'âge de 16 ans, 5 400 jeunes de 13 ou 14 ans décrochent avant d'avoir terminé leur deuxième secondaire. Un chiffre qui a augmenté de 15 % depuis cinq ans. Les élèves de la réforme n'y échappent pas, bien au contraire.

Les décrocheurs au premier cycle

Année

Élèves inscrits

Décrocheurs

Taux de décrochage

2002-2003

207 805

4 690

2,26 %

2003-2004

216 986

4 974

2,30 %

2004-2005

218 809

5 083

2,32 %

2005-2006

216 014

5 245

2,43 %

2006-2007

211 167

5 380

2,55 %


Source: MELS, via Le Soleil






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Jacques Brassard critique une vache sacrée, il n'a plus sa chronique

Jacques Brassard ancien ministre péquiste, pourfendeur des marottes du correctivisme politique et du prêt-à-penser multiinterculturaliste, dont le programme ECR qu'il comparaît à une « bouillabaisse de religions », imposée subrepticement, n'a plus de chronique au Quotidien de Saguenay.

Son crime ? Avoir osé défier Steven Guilbeault porte-parole d'Équiterre et les « faits établis et reconnus par la communauté scientifique internationale ». Comme si le panurgisme était un argument scientifique, comme si des scientifiques n'émettaient pas des doutes quant à l'origine purement anthropogénique du réchauffement climatique, comme si celui-ci devait nécessairement être mauvais pour des pays comme le Québec, la Russie, l'Alaska, le Canada, la Scandinavie, bref, une très grande partie des terres émergées.

Rappelons que l'ombudsman de Radio-Canada, Mme Miville-Deschênes, avait déjà dénoncé en mai 2009 le manque de diversité à la SRC en citant précisément M. Steven Guilbeault : « Un exemple : à lui seul, Steven Guilbeault, ex-directeur de Greenpeace au Québec, a été entendu 120 fois à la radio et à la télévision de Radio-Canada en 2007. »

Mario Dumont parle de la sanction pour crime de lèse-correctivisme politique qui frappe Jacques Brassard



Les éléments du délit :

La Chronique de Jacques Brassard : « La prophétie d'Andy Warhol se réalise ».

Extraits :
« L'un des prélats les plus en vue de l'épiscopat écolo-réchauffiste est Steeve Guilbeault.

Le géologue et sismologue à la retraite de l'UQAC, Reynald Du Berger, aussi ingénieur de formation, s'est intéressé récemment à cet expert auto-proclamé. Il a découvert que les études supérieures que Steeve Guilbeault avait abordées étaient théologiques. Il ne s'est pas rendu, cependant, jusqu'au diplôme, mais en a gardé la propension au dogmatisme. C'est ce théologien inachevé qui, depuis des années, nous sermonne sur le climat, la forêt et l'énergie. Et qui est sujet d'une vénération flagorneuse de la part de tous les médias, plus particulièrement de Radio-Canada, Télé-Québec et du Devoir.

Avis

Auparavant, Steeve Guilbault pontifiait à partir de Greenpeace; maintenant, il prêche la bonne parole à Équiterre, une congrégation écolo québécoise. Il est, à toutes fins utiles, le Professeur Tournesol attitré de Radio-Canada. Récemment, en zappant le matin (ce qui m'arrive rarement), je l'ai vu aux «Lionnes». Il pérorait sur le climat tout en dénigrant le Stephen Harper. Les animatrices étaient en extase devant ce «guide spirituel».

En fait, à ma connaissance, je n'ai jamais vu ce fat personnage sérieusement questionné ou talonné par les animateurs-bureaucrates de la société d'État. Ces derniers ne sont toujours que des faire-valoir, lui permettant de présenter sa salade sur la forêt ou le climat. Jamais de questions embarrassantes qui risqueraient de mettre à nu les lacunes de son bric-à-brac doctrinal. »

Équiterre défend Steven Guilbeault.

Supplément pour contrer l'unanimisme écologiste des manuels et cahiers ECR

Débat entre universitaires à l'Université de Nantes le 7 juin 2009 sur le réchauffement climatique (1/4)



Serge Galam : « le réchauffement climatique n'est pas prouvé »





Écrivez (courtoisement) pour vous plaindre de cette troublante entrave au débat et à la libre expression :

redaction@lequotidien.com

Le Quotidien
1051, boul. Talbot
Saguenay, Québec
Canada, G7H 5C1

Téléphone : 418 545-4474

Sans garderies gouvernementales, sans congés parentaux généralisés, la natalité canadienne augmente plus vite que la québécoise

En 2007, il est né environ 13 000 bébés de plus que l'année précédente au Canada.

Au total, 367 864 enfants sont nés en 2007, soit 3,7 % de plus qu'en 2006. Statistique Canada révèle ce matin que les provinces de l'Alberta, de l'Ontario, du Québec et de la Colombie-Britannique sont responsables de la presque totalité de cette croissance. Près d'un nouveau-né sur cinq au Canada en 2007 était Québécois. Il s'agit d'une progression de 3 % du nombre de bébés au Québec entre 2006 et 2007.

Naissances et indice synthétique de fécondité, Canada, 1987 à 2007


L'indice synthétique de fécondité, soit le nombre moyen d'enfants par femme, s'est accru pour passer de 1,59 en 2006 à 1,66 en 2007.

Bien qu'il s'agisse de l'indice synthétique de fécondité le plus élevé enregistré depuis 1992, ce dernier s'est situé encore nettement en dessous du seuil de remplacement de 2,1 enfants par femme. Ce seuil représente le niveau qu'il faut maintenir pour remplacer la population en l'absence de migration.

Bien que sa croissance démographique soit plus forte que celle du Québec, le reste du Canada n'a pas mis en place les mesures sélectives et non universelles choisies par la Belle Province : garderies très fortement subventionnées pour les femmes qui retournent travailler, congés parentaux prolongés. Ces mesures sélectives ont été préférées au Québec à des mesures universelles d'aide à tous les parents.

Voir également :






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mardi 10 novembre 2009

Fermeture massive d'écoles prévue en Ontario

Un rapport publié ce mois par People for Education, un groupe militant dans le domaine de l’éducation, révèle que jusqu’à 335 écoles ontariennes pourraient être fermées dans les trois ans à la suite d’une baisse de fréquentation, conséquence du faible taux de natalité de l’Ontario.

Selon cette organisation, 172 écoles primaires et secondaires fermeront probablement avant 2012, alors qu’en mai on n’en prévoyait encore que 145. Un autre lot de 163 écoles sont sous la loupe et pourraient également fermer.

« C’est la plus grande augmentation de fermeture d’écoles depuis la fin des années 1990 » affirme le rapport, « alors qu’entre 1999 et 2004, les conseils scolaires ne fermèrent que 250 écoles dans la province à la suite de compressions budgétaires. »

L’organisation explique cette baisse massive par la baisse de fréquentation et un modèle de financement gouvernemental désuet qui n’a pas su s’adapter pour compenser la baisse de la clientèle scolaire

« Depuis 1997, la fréquentation moyenne des écoles primaires en Ontario a baissé de 15 % » révèle le rapport. « Pour les écoles secondaires, depuis 2002, le nombre d’inscriptions a baissé de 14 %. »

« La baisse de fréquentation scolaire est un phénomène pancanadien, résultat de la baisse de la natalité. » Le taux très important d’immigrant qu’accueille le Canada ne parvient pas à compenser la diminution du nombre de naissances et le vieillissement de la population. L’Institut Fraser le révélait déjà il y a quelques semaines dans une étude de plus de 250 pages. (Malgré ce fait, le Québec a lancé récemment une campagne publicitaire pro-immigration, mais aucune pronatalité).

Statistique Canada prévoit que le nombre d’écoliers baissera de 500 000 dans les 10 prochaines années.

L’indice synthétique de fécondité de l’Ontario était de 1,57 enfant par femme en 2007 (1,52 en 2006). Il était de 1,69 au Québec. Contrairement au Québec, personne ne parle d’un baby-boom en Ontario, malgré l’augmentation de la fécondité récemment. Rappelons qu’il faut un indice synthétique de fécondité de 2,1 enfants par femme pour simplement remplacer les générations.






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Omissions et critiques pédagogiques du chapitre sur le clonage d'un livre d'ECR pour la 2e secondaire

Le cahier de savoirs et d'activités vivre ensemble 2 publié par ERPI, conçu pour le cours d'éthique et culture religieuse et destiné aux élèves de deuxième secondaire, aborde dans son dixième dossier le clonage (pages 147 à 168).

Toutefois, ce dossier passe sous silence différents aspects qui sont dommageables sur le plan pédagogique et qui entache l'objectivité de ce dossier.

Page 148, D'emblée anesthésier le jugement

page 148

Il est très dommageable que l'on présente aux élèves à la page 148 des exemples « à faire pleurer d'émotion », pathétiques, ce qui va immédiatement anesthésier leur jugement. Avec bon coeur un élève pourrait être tenté de répondre qu'il faut TOUT faire pour aider ces personnes, et comme en plus le cahier (voir plus loin) ne leur donne pas le moyen de savoir que le clonage ou la recherche sur l'embryon impliquent la destruction d'un embryon, donc d'un être humain, leur frère, ils ne peuvent que conclure à la nécessité d'autoriser ces pratiques....

Page 151, Destruction de l'embryon omise

page 151

Le Livre omet à la page 151 de dire que la récupération de cellules embryonnaires pour le clonage « thérapeutique » sur un embryon, détruit de facto l'embryon. Comment les élèves pourraient-ils ensuite poser les termes du problème et comprendre les enjeux éthiques, s'ils ne savent pas que l'embryon est détruit ? C'est primordial.

Page 155, Protection de la vie humaine omise

page 155

De même à la page 155, nulle part n'apparait le terme « protection de la vie humaine » ce qui est fondamental. La notion de dignité – ou de droits humains – est bien plus vague, il faut maintenir le terme de « vie humaine », biologiquement démontrable.

Page 157, Ian Wilmut

page 157

Le livre d'ERPI pourtant paru à la mi-2008 n'évoque pas les publications révolutionnaires du Pr Yamanaka (août 2006) qui transforment radicalement les données : la découverte de ces cellules souches adultes pluripotentes met un frein brutal à la recherche sur l'embryon et au clonage, car non seulement ce sont des cellules qui ont un potentiel égal à celui des celllules embryonnaires, mais en plus elles ne présentent pas les mêmes difficultés d'orientation et de contrôle et ne posent aucune problème éthique puisqu'elles n'impliquent pas la destruction d'un embryon. Pour toutes ces raisons même Ian Wilmut — donné en exemple comme partisan du clonage par ERPI à la page 157 ! — annonce qu'il va maitenant faire des recherches sur ces cellules et stopper ses recherches sur le clonage.
Gènéthique N° 96 - Décembre 2007 : Ian Wilmut renonce au clonage

« Ces résultats nous entraînent dans une ère entièrement nouvelle de la biologie des cellules souches », s’est exclamé le professeur Ian Wilmut du Roslin Institute d’Édimbourg. Le « père » scientifique de la brebis clonée Dolly vient d’annoncer qu’il abandonnait ses recherches sur le clonage, au profit de la production de cellules souches sans embryon. Il renonce donc à exploiter la licence qu’il a obtenue, il y a deux ans, pour cloner des embryons humains et souhaite se rallier aux recherches du Professeur Yamanaka qui lui semblent plus prometteuses que celles sur les embryons. « Nous pouvons maintenant envisager le moment où une méthode simple pourra être utilisée pour générer n’importe quel tissu à partir d’un tout petit échantillon pris sur n’importe lequel d’entre nous. »

Page 158, Axel Kahn

page 158

Quant à Axel Kahn, l'exemple de ce chercheur est mal choisi, car il est tantôt contre le clonage, tantôt pour. Quand le professeur Hwang de Corée avait annoncé avoir réussi à cloner un embryon humain, Axel Kahn avait alors abandonné son discours « anticlonage » et avait rejoint les partisans du clonage. Depuis l'on sait que Hwang a trompé la communauté internationale et qu'il n'a pas réussi à faire de clonage... Et quand Axel Kahn dit que « vouloir interdire les deux formes de clonage [le thérapeuthique et le reproductif] est une utopie » la chose n'est pas du tout évidente, car la déclaration de l'ONU a bien réussi à se prononcer contre toute forme de clonage humain, reproductif et « de recherche ». Après des mois de débat houleux, la majorité des pays a voté à l'ONU contre toute forme de clonage humain. Les pays qui voulaient favoriser le clonage de recherche et interdire le seul clonage reproductif étaient notamment la France (qui l'interdit pourtant au niveau national !), la Grande-Bretagne, la Belgique, etc. Les pays qui ont voté contre toute forme de clonage : les États-unis, et de nombreux pays africains et musulmans, car contrairement à ce que dit le Livre scolaire, les musulmans sont majoritairement respectueux de la vie humaine commençante et ne sont pas favorables à la recherche sur l'embryon et au clonage. À ce titre, Boubaker, recteur de la Mosquée de Paris cité en exemple par l'ouvrage, n'est pas représentatif de l'islam.

Page 162, Clones pas des êtres humains

page 162

Proposer un texte qui allègue que les clones ne sont pas des êtres humains, mais servent leur santé, sans que l'élève ne puisse lire immédiatement en face que c'est monstrueux d'écrire cela, est un contre-sens pédagogique. Soit les auteurs veulent que l'élève retienne effectivement que le clone n'est pas un homme, mais un esclave, une réserve de pièces détachées, et il faut s'y opposer avec force, soit ils veulent que l'élève comprenne l'horreur de cette affirmation, mais alors c'est une erreur pédagogique de ne pas l'écrire. L'écrit est ce qui marque, ce qui reste, il faut écrire le vrai et non le faux !

Autres omissions

Le livre d'ERPI omet de dire à la page 151 qu'il n'y aucun essai clinique au monde avec les cellules embryonnaires, mais qu'il y a déjà des thérapies efficaces avec les cellules adultes et notamment les cellules souches de sang de cordon. Il y a donc encore moins d'espoir avec le clonage puisque ni le clonage humain ni la thérapie cellulaire avec des cellules embryonnaires n'ont donné de résultats ! Pour être juste, il ne faut donc pas parler de clonage thérapeutique, mais de « clonage théoriquement thérapeutique » ou « clonage de recherche ». Aujourd'hui, en France, même les chercheurs qui ont milité pour le clonage depuis des années s'accordent à reconnaître que le clonage ne peut plus être utilisé pour la thérapie, mais seulement pour l'intérêt de la connaissance. (Même Peschanski en France !)

Il est incorrect de présenter le clonage reproductif comme étant un moyen de contourner la stérilité. Le but du clonage reproductif n'est pas de donner un enfant à un couple stérile, mais de dupliquer un être humain pour, par exemple, remplacer un mort.

Appréciation générale du chapitre

Globalement le chapitre consacré au clonage de l'ouvrage publié par ERPI pour le cours d'éthique en 2e secondaire pose le problème, mais le pose mal, soit par ignorance, soit par tendance « proclonage ». Les élèves ont peu d'éléments pour comprendre les transgressions, et reçoivent, d'un côté, des textes très affectifs qui invitent à autoriser ces manipulations pour soulager la souffrance décrite et, de l'autre côté, peuvent lire quelques mises en garde, mais bien filtrées soit en leur rappelant que ce sont certains penseurs qui émettent ces objections, ou que ce sont des raisons religieuses, donc privées et qui n'engagent que leurs adeptes.


Voir aussi Erreurs et imprécisions dans le même chapitre sur le clonage.

Témoignage intéressant sur le sujet de Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Lejeune, devant la mission d’information sur la révision des lois bioéthiques, le 3 juin 2009 à 10 h 15.

CÉGEP — plus fort taux d'échec en français depuis 10 ans

Le quotidien La Presse a rapporté jeudi que 17,2 % des cégépiens ont échoué l'épreuve uniforme de français de 2008-2009, ce qui constitue l'un des plus forts taux d'échec en 10 ans. Qu'en pense la ministre du Monopole de l'Éducation, Michelle Courchesne ? Ensuite, Frank Desoer présente, un reportage sur les sources de la crise de l'apprentissage du français, où il conclut que, au-delà des méthodes pédagogiques, le contexte culturel et social est en cause.

Écoutez l'entretien de Michel Labrecque avec Michelle Courchesne



Logorrhée et promesses.


Écoutez le reportage de Frank Desoer

Trois remarques :
  1. Il y a trente ans, la fréquentation scolaire était quasi universelle aussi.
  2. En France, plusieurs dictées faites à près de 30 ans d'écart montrent bien une baisse de niveau.
  3. Si les grands-mères n'écrivaient pas de romans quand elles savaient écrire, les petits-fils n'en écrivent pas plus aujourd'hui.






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dimanche 8 novembre 2009

Angleterre — Éducation sexuelle dès la maternelle

Le gouvernement britannique a inscrit au programme scolaire l'éducation sexuelle et l'étude des relations humaines, à partir de la rentrée 2011, pour les enfants âgés de 5 à 16 ans. Les élèves apprendront dorénavant en primaire à nommer toutes les parties de leur corps, y compris les plus intimes. Ils se pencheront aussi sur la puberté, les différentes formes de « famille » (le mariage, l’union civile, la famille monoparentale, l’homoparentalité), le divorce... Au secondaire, les adolescents anglais aborderont la sexualité, l’homosexualité, la reproduction, la contraception, la grossesse, les maladies sexuellement transmissibles.

Jusqu'ici, l'éducation sexuelle était laissée au libre arbitre des écoles. Dorénavant, tous les établissements scolaires seront tenus de l'enseigner. Les parents pourront demander que leurs enfants soient exemptés de cette formation pour des raisons morales ou religieuses pour leurs enfants de moins de 16 ans. Jusqu’à récemment, les parents pouvaient décider que leurs enfants soient exemptés de ce type de matières jusqu’à ce que leur progéniture ait 19 ans. Mais, selon M. Ed Balls, ministre des Écoles, l’État devait restreindre ce droit des parents, car les jeunes peuvent désormais voter à 18 ans et qu’à 16 ans ils atteignent la majorité sexuelle .

Le tiers des écoles en Angleterre sont des écoles confessionnelles. Même les écoles confessionnelles (le plus souvent publiques en Angleterre) devront enseigner tous les éléments du nouveau programme y compris les unions homosexuelles, la contraception et l’avortement, bien que l’Administration ait précisé que cela pourrait se faire dans le cadre de « leurs préceptes religieux ».

M. Ed Balls a déclaré « Vous pouvez faire la promotion du mariage, vous pouvez enseigner la fidélité et qu’il ne faut pas avoir de sexe en dehors du mariage, mais vous ne pourrez nous empêcher d’informer les jeunes au sujet de la contraception en dehors du mariage. »

« Il en va de même pour l’homosexualité. Certaines religions ont une opinion sur ce qui est bon ou mal en termes religieux – ce qu’elles devront enseigner c’est l’importance de la tolérance. »

Londres prétend ainsi lutter contre le taux de grossesse particulièrement élevé des adolescentes britanniques. En la matière, a calculé l'Organisation de coopération et développement économiques (OCDE), le Royaume-Uni arrive en quatrième position, derrière le Mexique, la Turquie et les États-Unis. Tous les ans, près de 40 000 jeunes filles de moins de 18 ans sont enceintes. En 2007, dernière année pour laquelle les statistiques sont connues, on a compté 4 376 avortements chez les moins de 16 ans, 10 % de plus qu'en 2006.

Pas une nouveauté, simplement une généralisation

En 2005, le Daily Telegraph avait déjà décrit la colère de parents qui venaient d’apprendre que leurs enfants de 12 ans recevaient des leçons sexuelles explicites au cours desquelles on leur parlait de la sodomie, de la sexualité orale en parlant de « tailler une pipe » et de la masturbation mutuelle. Après avoir enquêté sur le sujet, le correspondant du Daily Telegraph en était arrivé à trois conclusions : « Premièrement, l’utilisation fréquente de matériel didactique explicite et vulgaire. Deuxièmement, l’école n’informe pas les parents sur ce qui sera enseigné à leurs enfants de 12 ans. Et troisièmement, les parents n’ont pratiquement aucune possibilité de savoir ce qui se donne en classe d’éducation sexuelle. »

Critiques acerbes

De nombreuses critiques ont immédiatement fusé. Citons ici quelques extraits de l’article de Gerald Warner of Craigenmaddie, journaliste et ancien conseiller de l’ex Premier ministre conservateur John Major :
« 
La campagne d’abolition de l’enfance continue à marche forcée. Le gouvernement a décidé d’imposer l’« éducation sexuelle » aux jeunes écoliers à partir de 5 ans. La sexualisation prématurée des enfants et la promotion de sujets émoustillants [à ce sujet lire la dérive observée des cours techniques d’éducation sexuelle vers des cours d’hédonisme sexuel] dès un âge tendre est précisément la cause d’une augmentation du nombre de grossesses chez les adolescentes (que les hypocrites qui imposent ce programme dégénéré disent vouloir réduire). Mais, voilà, les fanatiques s’entêtent à vouloir détruire le peu d’innocence que nos enfants peuvent encore avoir à notre époque.

Alors que l’hystérie antipédophile empêche une mère d’accompagner son propre enfant jusqu’à la balançoire d’une aire de jeux de son quartier en l’absence d’une vérification en bonne et due forme de son casier judiciaire, les mauvais traitements les plus importants infligés aux jeunes enfants de ce pays sont le fait du gouvernement.

Le gouvernement n’a aucunement considérer l’impact potentiellement troublant qu’aura l’inutile information sexuelle sur la représentation que les enfants se font de leurs parents.

Pourquoi enseigner la reproduction à des écoliers de 7 ans ? Pour éviter des grossesses prématurées répond machinalement la nomenklatura. Combien de fillettes de 7 ans sont-elles tombées enceintes l’année dernière ? L’augmentation des grossesses chez les jeunes adolescentes est la preuve même que cette doctrine fallacieuse est contre-productive. Pour l’imposer davantage, le gouvernement réduit le droit des parents de soustraire leurs enfants de ces classes.

[…]

Autre atteinte à la liberté de conscience : l’imposition faite aux écoles confessionnelles d’enseigner ce programme rébarbatif. Concession cosmétique : ces écoles pourront le faire dans le cadre de « leurs préceptes religieux », mais elles devront fournir de l’information factuelle sur la contraception, l’homosexualité, etc. Les écoles catholiques devront donc dire à leurs élèves : « La contraception est péché mortel. Maintenant voici les méthodes contraceptives et comment les employer… » ou encore « L’Église condamne la sodomie comme un des quatre péchés qui crient vengeance au ciel, mais si jamais vous êtes intéressé, voici de quoi il s’agit… » ?

Si tout ceci paraît fou, c’est qu’il s’agit simplement d’une méthode cynique pour imposer des valeurs antichrétienne aux écoles confessionnelles. Il sera intéressant, toutefois, d’observer jusqu’à quel point le gouvernement va vérifier que les écoles musulmanes appliquent vraiment ce programme. Tout à coup, c’est l’heure de la fatwa pour le Nouveau Parti travailliste.

Ce gouvernement travailliste a été l’administration la plus frénétiquement opposée à la famille et à la morale judéo-chrétienne de l’histoire britannique. Il a complètement défait le tissu social avec sa croisade anti-famille. Ici, il dévoile son ordre du jour néo-marxiste, digne de l’École de Francfort, partagé par l’Union européenne. L’éducation sexuelle obligatoire a toujours été un article important du programme de l’École de Francfort.

Quand Georg Lukacs devint commissaire de l’Instruction publique sous la brève dictature communiste de Béla Kun en Hongrie en 1919, il obligea les écoles à enseigner un programme d’éducation sexuelle pornographique qui valorisait la promiscuité et dénigrait les valeurs chrétiennes. Le but était de séparer les enfants de leurs parents et de la morale traditionnelle, de détruire l’institution familiale exécrée dans le cadre du « terrorisme culturel ». Le résultat fut une génération d'inadaptés sociaux en Hongrie. Quatre ans plus tard, il était un des fondateurs de l’École de Francfort, la tendance culturelle et sociologique la plus influente dans notre Occident dégénéré contemporain. Nous vivons dans l’ombre de sa néfaste influence.
 »

Résumé du programme

Première étape clé (de 5 à 7 ans)

Les enfants devront apprendre :
  1. Les changements physiques de base de leur corps depuis leur naissance et les différences entre les garçons et les filles.
  2. Identifier les différentes « relations » (maritale ou non) et leur importance. [Ceci est également au programme du premier cycle du primaire au Québec dans le cours ECR]


Deuxième étape clé (de 7 à 11 ans)

Les enfants devront apprendre :
  1. La puberté, y compris les changements au niveau des corps, des sentiments et des attitudes
  2. Les rapports entre ces changements et la reproduction humaine.
  3. Comment écouter et respecter les points de vue et les sentiments.
  4. Les différentes « relations » humaines y compris le mariage, les unions civiles et la séparation.


Troisième étape clé (de 11 à 14 ans)

Les professeurs devront enseigner :
  1. L’activité sexuelle, la reproduction humaine, la contraception, la grossesse et les maladies sexuellement transmissibles.
  2. Comment s’y prendre lors d’une rupture
  3. Les relations homosexuelles y compris les unions civiles.
  4. La nature et l’importance du mariage et des relations stables pour l’éducation des enfants.
  5. L’orientation sexuelle et l’impact des préjugés, de l’intimidation et de la discrimination


Quatrième étape clé (de 14 à 16 ans)

Les professeurs devront enseigner :
  1. Comment les médias représentent les jeunes, l’image et la santé corporelles
  2. Comment et où obtenir de l’information sur la santé et des conseils sur la sexualité.
  3. Les compétences parentales et leur impact sur la vie de la famille.
  4. Impact de la séparation, du divorce et du deuil sur les familles.


Sources : Le Monde, The Daily Telegraph.








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samedi 7 novembre 2009

Claude Lévi-Strauss meurt à 100 ans : « Le mirage de l’entente universelle »

France 2 lors de son 20 heures commençait ainsi son journal de ce jour :
« Le dernier géant de la pensée, un homme qui a bouleversé la perception des sociétés... Les hommages sont très nombreux après l'annonce de la mort de Claude Levi- Strauss... Pour ceux qui le connaissaient mal, son principal apport aura été de mettre en évidence ce que les communautés humaines ont en commun... Des tribus amazoniennes aux sociétés développées... »
Admirez le très moderne « ont en commun » — c'est beau comme un cours d'ECR — en oubliant les condamnations de Claude Lévi-Strauss sur le rêve d'homogénéisation de l'humanité et la contradiction entre diversité et ouverture universelle à l'autre.



Le mirage de l’entente universelle
« Sans doute nous berçons-nous du rêve que l’égalité et la fraternité régneront un jour entre les hommes sans que soit compromise leur diversité.

Si l’humanité ne se résigne pas à devenir la consommatrice stérile des seules valeurs qu’elle a su créer dans le passé (…), elle devra réapprendre que toute création véritable implique une certaine surdité à l’appel d’autres valeurs, pouvant aller jusqu’à leur refus, sinon même leur négation.

Car on ne peut, à la fois, se fondre dans la jouissance de l’autre, s’identifier à lui, et se maintenir différent.

Pleinement réussie, la communication intégrale avec l’autre condamne, à plus ou moins brève échéance, l’originalité de sa et de ma création.

Les grandes époques créatrices furent celles où la communication était devenue suffisante pour que des partenaires éloignés se stimulent, sans être cependant assez fréquente et rapide pour que les obstacles indispensables entre les individus comme entre les groupes s’amenuisent au point que des échanges trop faciles égalisent et confondent leur diversité.

Il n’y a pas, il ne peut y avoir, une civilisation mondiale au sens absolu que l’on donne souvent à ce terme, puisque la civilisation implique la coexistence de cultures offrant entre elles le maximum de diversité, et consiste même en cette coexistence.

La civilisation mondiale ne saurait être autre chose que la coalition, à l’échelle mondiale, de cultures préservant chacune son originalité. »
Claude Lévi-Strauss, Race et Histoire, Race et culture, Source

« L’humanité s’installe dans la mono-culture ; elle s’apprête à produire la civilisation en masse, comme la betterave. Son ordinaire ne comportera plus que ce plat. »
Claude Lévi-Strauss, Tristes tropiques, 1955



Claude Lévi-Strauss par Régis Debray (chez F.-O. G.)

Lors de l’émission de Franz-Olivier Giesbert, digne et docile représentant du prêt-à-penser, Vous aurez le dernier mot du 6 novembre, Régis Debray revient sur la présentation tronquée de Claude Lévi-Strauss faite par les médias et les politiques au grand public. Régis Lebray déclare alors à F.-O. G. qui se dit nul en la matière : « Tout ce qui se dit actuellement me paraît baroque et totalement faux. Lévi-Strauss était un homme très incorrect politiquement. Tous les lieux communs sous lesquels on l'enterre aujourd'hui quand on lit la presse [ne correspondent pas à ses écrits] — mais heureusement on ne le lit pas — [...] Le dialogue des cultures ça le fait rire. Il pense que par chance il y a un arc-en-ciel des cultures, mais il ne faut surtout pas qu’elles se rapprochent : il faut maintenir des écarts sinon elles n’auront plus rien à se dire… »





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Tout est pour le mieux au pays des merveilles ECR

Jeudi 5 novembre se tenait une table ronde au Musée de la civilisation1 de Québec sous le titre Le cours Éthique et culture religieuse. Un an après ? État de la situation. La table ronde était organisée par le Conseil interconfessionnel de la région de Québec. Pour une école libre au Québec y avait un observateur.

On ne parlerait pas de la valeur intrinsèque du programme ECR

Le Conseil interconfessionnel est très favorable au cours gouvernemental d’Éthique et de culture religieuse (ECR) imposé à tous les élèves du Québec (sauf, de droit, à ceux de la C.S. Kativik et, dans la pratique, aux juifs orthodoxes). D’emblée, l’animatrice, Catherine Lachaussée, a prévenu l’assistance que l’objet de la soirée et des échanges ne porterait pas sur la valeur ou la pertinence du programme ECR. Il s’agirait plutôt de donner l’occasion à une enseignante et un enseignant de faire état de leur expérience à propos de ce cours : M. Gilles Carrier, enseignant au primaire et formateur en ECR et Mme France Desjardins, enseignante en ÉCR au niveau secondaire.

Aucune plainte des parents sur le programme

M. Carrier fit porter son intervention sur le fait qu’il avait saisi l’occasion d’être formateur en ECR comme un merveilleux défi qui l’aiderait à enseigner ce programme. Enseignement qu’il dit avoir été des plus stimulants et gratifiants. Il affirma en avoir retiré un sentiment nettement favorable à l’égard de ce nouveau programme. Quant aux parents qu’il avait eu l’occasion de rencontrer, il affirma qu’ils n’ont ni appréhension, ni questions sur ce programme. À ses yeux, ce qui leur importe se limite au fait que ce programme soit, comme dans les autres matières du primaire, enseigné par quelqu’un qui aime les enfants, le contenu de ce programme ne lui paraissant pas devoir comporter d’exigences particulières. Et, de façon plus globale, il ajouta que tous les groupes qu’il avait eu l’occasion de rencontrer, à titre de formateur ou comme enseignant, étaient favorables, voire enchantés du programme ECR. Pour ce qui est de Mme Desjardins, son expérience du programme au secondaire l’amenait à se prononcer dans le même sens. Elle ajouta qu’à son avis les parents sont favorables au programme parce qu’ils y voient un reflet de ce qu’est devenue la société québécoise. À son avis, s’il y a problème dans le système scolaire actuel, cela n’aurait aucun rapport avec le programme ECR mais serait le fait de la tristement célèbre réforme pédagogique…

Que du positif, que des lauriers !

On constate que ces deux intervenants ont fait peu état dans leurs exposés de situations concrètes où ils avaient à transmettre en classe des contenus d’apprentissage contrairement à ce que la présentatrice laissait entendre au débat de la réunion. Pas de référence explicite non plus aux contenus des manuels. Ce qui est tout de même étonnant, car cela aurait pu aider l’assistance à comprendre leurs prétentions unanimement favorables vis-à-vis ce programme. Les deux intervenants n’émirent aucune réserve au sujet d’un aspect ou l’autre du programme ou au sujet de certaines difficultés que soulèverait son enseignement, ni même celles attribuables aux élèves comme leur manque d’attention ou dissipation.

Questions du public sceptique

Après ces couronnes de laurier tressées en honneur du cours ECR vint la période des échanges et questions. La première remarque du public rappela que Mme Lachaussée avait déclaré que les exposés ne viseraient pas à se prononcer sur la valeur ou la pertinence du programme ECR, or les exposés proclamaient, bien au contraire, que le programme en était un de qualité sans qu’on ait exposé pourquoi. En donnant l’impression que tout était beau et que tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes, ce premier intervenant déclara qu’on avait le curieux sentiment que les exposés de M. Carrier et Mme Desjardins s’inscrivaient dans la dernière étape de la démarche du MELS qui après avoir imposé le programme allait maintenant organiser des réunions favorables au programme ECR pour conclure que tout allait pour le mieux dans son implantation. Cette intervention, bien qu’exposée de façon fort polie, n’a pas eu l’heur de plaire à l’animatrice qui pria instamment ce sceptique de poser une question aux panélistes dithyrambiques, et une question portant sur leur activité d’enseignement du cours !

Bien qu’exprimées de façon fort délicate et même parfois un peu trop détournée, les questions suivantes firent ressortir certaines difficultés que poserait le programme ECR. On peut les résumer ainsi : le caractère réaliste ou non de transmettre aux jeunes élèves des informations parcellaires sur six ou sept religions, le danger de créer chez les jeunes de la confusion, le risque de tout ramener à un système d’opinions subjectives au détriment de la recherche de la vérité, la tâche colossale de transmettre le contenu du programme malgré le fait, au dire d’une intervenante de l’auditoire, que les exposés des panélistes donnent l’impression que n’importe qui pourrait enseigner ce programme…

Réponses prévisibles des panélistes

Par leurs réponses à ces questions, les panélistes ont donné à entendre que, malgré certaines difficultés que peut soulever l’ÉCR, ces difficultés découlent foncièrement, selon eux, du simple du fait qu’il s’agit d’un nouveau programme, mais nullement de l’essence même du programme, de l’âge des enfants ou du manque de formation des enseignants.

D'autres encensements à venir

Le Conseil interconfessionnel a annoncé que la table ronde de jeudi n'était que la première d’une série de trois ; de telles activités semblent donc devoir se multiplier. Étant donné la nature flatteuse de cette première conférence, que cela soit intentionnel ou pas étant donné le choix des invités et le fait qu'on n'y remette pas en doute le bien-fondé du programme ECR, on ne peut douter que le Monopole de l'Éducation du Québec appréciera grandement ces réunions.





[1] Le Musée de la civilisation prêterait-il ses locaux pour un conférence opposée au programme ECR ? Le Conseil interconfessionnel reçoit-il des subventions de la part du gouvernement du Québec ?

jeudi 5 novembre 2009

Symbole religieux restreindrait le droit des parents d’éduquer leurs enfants selon leurs convictions

Passage cocasse dans l'affaire du crucifix dans les écoles italiennes. Dans son arrêt, la Cour européenne des droits de l'homme déclare que :
« 57. La Cour estime que l'exposition obligatoire d'un symbole d'une confession donnée dans l'exercice de la fonction publique relativement à des situations spécifiques relevant du contrôle gouvernemental, en particulier dans les salles de classe, restreint le droit des parents d'éduquer leurs enfants selon leurs convictions ainsi que le droit des enfants scolarisés de croire ou de ne pas croire. La Cour considère que cette mesure emporte violation de ces droits car les restrictions sont incompatibles avec le devoir incombant à l'État de respecter la neutralité dans l'exercice de la fonction publique, en particulier dans le domaine de l'éducation. »
Donc, ces éminences juridiques, ces docteurs du droit déclarent qu'un symbole passif accroché à un mur empêcherait les parents d'éduquer leurs enfants selon leurs convictions...

Au Québec, nous avons par contre un juge qui prétend lui qu'un programme obligatoire où l'enfant est confronté à 6 ou 7 religions, toutes traitées sur un pied d'égalité (au mieux), toutes dites aussi légitimes les unes que les autres, envers lesquels l'enfant doit faire preuve d'ouverture et de respect absolu tant au plan verbal que non verbal ne restreindrait pas le droit des parents d'éduquer leurs enfants selon leurs convictions ainsi que le droit des enfants scolarisés de croire ou de ne pas croire !

Car en classe d'ECR, l’élève n’est pas seulement appelé à donner son avis ; il doit aussi porter un jugement normatif sur les croyances et valeurs des autres :
« Il nomme des comportements ou des attitudes qui contribuent ou nuisent à la vie de groupe. Il reconnaît ses besoins et nomme ses responsabilités à l’égard des autres. Il considère certaines options ou actions possibles et en reconnaît des effets sur lui et sur les autres. Il privilégie des actions favorisant la vie de groupe en fonction du vivre-ensemble. Il fait des liens avec d’autres situations similaires. Il fait un retour sur ses apprentissages et sur sa démarche. »

(Programme ECR du primaire, page 297)

L’enfant est donc sollicité pour porter un jugement normatif sur les autres et leurs valeurs. Soyons clairs : est-ce que la réprobation de l'homosexualité, de l'avortement, de la théorie du genre, du libertinage nuit à la vie de groupe ? Expliquez-vous, cher élève, et faites un retour sur vos apprentissages en classe d'ECR...

Non content de sommer l’enfant de dénoncer ses camarades en repérant ce qui dans leurs croyances pourrait être contraire au respect de l’autre ou à la facilitation de la vie en commun, probablement selon les critères du politiquement correct, le programme lui demande en outre de porter un jugement normatif sur le fonds même de ses croyances en dénonçant ce qui en elle relève du stéréotype ou du préjugé. L’enfant est ainsi requis de :
« cerner des causes et des effets des préjugés et des stéréotypes présents dans la situation. »

(Programme du primaire page 298)

Rappelons cette autre injonction faite aux enfants :
« Être attentif à ses manifestations non verbales de communication et à celles des autres. »

« Se soucier de l’autre et prendre en considération ses sentiments, ses perceptions ou ses idées. »

(Programme du primaire, p. 283)

L’enfant est désormais enjoint non seulement de critiquer les idées des autres, mais aussi de sonder leurs arrière-pensées. Ordre lui est donné de prêter attention aux manifestations non verbales de communication de ses petits camarades. Un silence désapprobateur, un regard fuyant, une attitude de mutisme seront dès lors traqués comme autant de signes d’adhésion faible ou pire de désapprobation potentielle, et jugés comme tels. L’enfant dissident n’aura même plus la possibilité ou le droit de se réfugier dans l’intimité de son for intérieur ou de s’évader dans l’imagination du merveilleux puisque les signes mêmes de repli sur l’intériorité ou un monde extérieur au monde politiquement correct pourront être examinés, suivis, interprétés et traqués comme des signes de manque d'ouverture en matières de valeurs, le nouveau péché capital.






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