jeudi 11 février 2010

Michel Hébert du Journal de Québec sur le débat chez les intellectuels autour du programme ECR

Pour Michel Hébert, Mario Dumont, l'ancien chef de l'ADQ' avait raison remettre en question le cours d'éthique et culture religieuse.








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Pressée de questions, la ministre avoue le véritable but du changement de calendrier scolaire

La ministre de l'Education, Michelle Courchesne, admet que les changements qu'elle veut apporter au calendrier scolaire, en ouvrant la porte à l'enseignement durant les fins de semaine visent à accommoder les écoles privées juives.

Dans une entrevue accordée au quotidien Le Devoir, madame Courchesne dit que Québec et des écoles juives ont négocié pendant deux ans afin que celles-ci puissent donner des cours les fins de semaine tout en respectant le régime pédagogique.

À l'Assemblée nationale, le Parti québécois a accusé Mme Courchesne d'avoir utilisé de faux prétextes, en présentant le changement sous le couvert de la persévérance scolaire et de l'aide à la formation professionnelle. La ministre de l'Éducation a répondu, là-dessus, qu'elle voulait régler le problème des écoles illégales et que les écoles privées juives avaient accepté, en retour, de rendre leur enseignement conforme aux normes du ministère.

Autres concessions ?

On ne sait, pas à ce stade, si le Monopole de l'Éducation a fait d'autres concessions, notamment sur le dossier épineux du cours d'éthique et de culture religieuse (ECR). On se rappelait que pour certians rabbins, il était totalement exclu d'enseigner certains pans du cours ECR de « manière neutre ».

Accommodement déraisonnable pour le PQ

Pour le Parti québécois, il s'agit là d'un accommodement déraisonnable. Quant aux syndicats d'enseignants, ils demandent le retrait du décret permettant l'ouverture des classes la fin de semaine. Selon le président de la CSQ, le très « laïque » et très pro-imposition ECR Réjean Parent, le décret va permettre l'endoctrinement de certains enfants par des écoles religieuses.

Le 24 juin plus fêté ?

Rappelons que le décret vise également à abroger l'article 19 du Régime pédagogique et le caractère de congé obligatoire à toute une série de fêtes et jours fériés, y compris le 24 juin ce qui pourrait d'ailleurs aller à l'encontre de la Loi sur la fête nationale. Cette loi d'ordre public décrète que « Le 24 juin est un jour férié et chômé » et que « [q]uiconque fait défaut de se conformer à une disposition de la présente loi commet une infraction et est passible d'une amende de 325 $ à 700 $. »







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Contradiction de S.O.S. Homophobie dans sa réaction au film Le Baiser de la Lune  ?

L'association française S.O.S. homophobie a demandé mardi au ministre de l'Éducation français, Luc Chatel, de reprendre « le dialogue » concernant Le Baiser de la lune (voir notre billet précédent), court-métrage animé à vocation pédagogique destiné à être montré aux élèves de CM1 (4e année du primaire) et CM2 (5e). Le film aborde le thème de l'homosexualité à travers l'histoire d'amour entre deux poissons mâles. La semaine dernière, le ministre français de l'Éducation nationale avait déclaré ne pas être favorable à sa diffusion.

Dans un communiqué, S.O.S. Homophobie considère que « taxer le film de prosélytisme est non seulement absurde [...] mais entretient également un amalgame qu'on pourrait espérer aujourd'hui caduque, qui veut que l'orientation sexuelle relève d'un choix personnel ». « Nous appelons donc Monsieur Chatel à revenir sur cette censure, et à prendre le temps du dialogue et de la réflexion sereine sur ce sujet », écrivent les membres de l'association.

On notera avec intérêt, dans ce communiqué de S.O.S. Homophobie, que l'on entre dans le cœur du débat : celui des contradictions du lobby LBGTQ qui, d'un côté, veut faire admettre que l'homosexualité est un donné pour ne pas dire un « subi » de nature (on naîtrait homo) au même degré de constitution que la détermination sexuelle par la génitalité (mâle ou femelle) et que cela excuserait le comportement homosexuel et, de l'autre, le fait que ce groupe accuse l'hétérosexualité d'être un produit culturel (social, parental, religieux, scolaire) dont il faudrait désintoxiquer les enfants...






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mercredi 10 février 2010

Lutte à « l'hétérosexisme » : manque de modestie constitutionnelle du gouvernement québécois

Douglas Farrow, professeur de l'Université McGill a publié une ferme condamnation de la « politique de lutte contre l'homophobie » annoncée en grande pompe par le gouvernement du Québec en décembre. Le professeur de pensée chrétienne Farrow considère cette politique comme une « déclaration de guerre » contre tous ceux qui s'opposent au programme homosexualiste. Il appelle ses concitoyens québécois à s’élever contre cette politique.

Quand la ministre de la Justice a rendu publique cette politique avant Noël, elle l’a présentée comme une première dans un État nord-américain. Cette politique prend appui sur un rapport de quarante-quatre pages dont la couverture est aux couleurs arc-en-ciel du mouvement LGBT (lesbiennes, gais, bisexuels, transsexuels et transgenres).

M. Charest abondait dans le sens de la ministre de la Justice, Mme Kathleen Weil, quand il déclarait que « le Québec a fait figure de pionnier dans le combat contre la discrimination fondée sur l’orientation sexuelle ».

Reprenant l’argumentaire des groupes de pression homosexualistes, Mme Weil n'hésita pas à condamner l’« hétérosexisme » défini dans son long rapport-programme comme la simple « affirmation de l’hétérosexualité comme norme sociale ou comme étant supérieure aux autres orientations sexuelles ; pratiques sociales qui occultent la diversité des orientations et des identités sexuelles dans les représentations courantes, dans les relations et les institutions sociales ». Il faudrait, selon la ministre, lutter contre cette attitude pour normaliser l’homosexualité sur le plan social.

Incidemment, s’agit-il là d’une nouvelle valeur québécoise qui devra être enseignée à l’école à tous les enfants québécois, par ordre du gouvernement ? Comme on le verra ci-dessous, le professeur Farrow s'est penché sur la question.

L'article de 19 pages du professeur Farrow, intitulé « Le gouvernement du Québec déclare la guerre aux homophobes et à la populace hétérosexistes » a été publié sur le site de la Ligue catholique pour les droits de l’homme.

Le professeur Farrow qualifie la politique québécoise dans ce domaine « d’attaque frontale, pilotée par un comité interministériel » contre les « attitudes et les comportements homophobes » et « définit le but ultime du gouvernement comme étant l’éradication des obstacles qui s'opposent à la pleine reconnaissance des intérêts et du mode de vie des LGBT. »

« Ce qui a été promulgué n’est pas un document d'orientation ordinaire », poursuit-il, « car il ne vise pas à simplement modifier tel ou tel élément de l'infrastructure publique, mais à convertir l'infrastructure psychologique, morale et sexuelle d'une génération. »

Il souligne que cette initiative représente une atteinte sans précédent de la part d’un gouvernement dans les affaires privées et qu’elle menace de la sorte nos libertés fondamentales.

« Par ce fait, le Ministère de la Justice s’avance avec audace et détermination dans la sphère réservée jusqu’il y a peu aux organes non gouvernementaux de la société civile » explique le professeur montréalais. « L’homophobie ne doit pas seulement être éliminée à tous les niveaux de la société, mais elle doit être éliminée par décision politique du gouvernement et grâce à l’action de celui-ci. »

Cette politique constitue « une approbation officielle du — en réalité, l’aveu d’une pleine adhésion en faveur du – programme activiste des groupes dénommés LGBT » d’ajouter Farrow. « En tant que telle, c’est également une déclaration de guerre de la part du gouvernement Charest à tous les groupes et les citoyens qui s'opposent à ce programme. »

« Le gouvernement peut-il gagner une telle guerre ? » se demande-t-il. « Peut-être pas. Mais un gouvernement qui exhibe un tel manque de modestie constitutionnelle, de discernement moral et de sens politique, qu’il en est prêt à mener une telle guerre, est un gouvernement qui peut et va faire des ravages dans la société québécoise. »

Farrow sape les bases idéologiques qui sous-tendent le plan du gouvernement et dissèque, à titre d’exemple, une déclaration du premier ministre Jean Charest : « notre société gagne à s’ouvrir à la diversité sexuelle et à condamner l’intolérance à l’égard de celle-ci. »

Bien que cette assertion soit souvent prise pour argent comptant, Farrow soulève un bon nombre de questions sur les hypothèses sur lesquelles elle repose : « Refuser d’accepter la diversité sexuelle comme objectif public peut en effet être une forme d’intolérance, mais s’agit-il d’une bonne ou d’une mauvaise forme d’intolérance ? Est-il préjudiciable au bien-être public de ne pas faire la promotion et de ne pas célébrer l’homosexualité dans ces diverses manifestations (car c’est ce que signifie « accepter la diversité sexuelle ») ? Si c’est le cas, comme le premier ministre le sous-entend, alors quelles bornes faut-il fixer à cette « diversité que nous devons célébrer »? En d’autres termes, à quel moment et à l’aide de quelle mesure pourra-t-on dire que la diversité devient perversité ? Ou faut-il simplement faire une croix sur la notion même de perversité comme une lecture cursive de la littérature homosexuelle semble le suggérer ?

[…]

Bien évidemment, le gouvernement ne désire pas que nous tolérions tout – c’est impossible – mais quels sont les principes qui nous permettront de distinguer l’intolérance des auteurs de la Politique québécoise de lutte contre l’homophobie de, disons, l’intolérance de ceux qu’ils désignent sous l'épithète d'homophobe ? »

Le document gouvernemental se concentre sur la lutte contre l’« homophobie », mais Douglas Farrow rappelle que « nous ne pouvons comprendre la portée de ce document » sans comprendre ce que le professeur de McGill nomme le « mal jumeau » de l’homophobie, à savoir l’« hétérosexisme ». Comme nous le soulignions ci-dessus, le rapport gouvernemental définit celui-ci comme « l’affirmation de l’hétérosexualité comme norme sociale ou comme étant supérieure aux autres orientations sexuelles. »

Le professeur montréalais souligne qu’en condamnant l’« hétérosexisme » « le gouvernement du Québec rejette l’hétérosexualité comme norme sociale ! » et c’est là « que toute la portée de cette guerre absurde apparaît ». Il rappelle le fait évident que la société québécoise, comme toutes les autres, a été fondée sur des ancêtres « qui considéraient l’hétérosexualité comme la norme sociale. »

« Le gouvernement du Québec, dans un ahurissant renversement de la doctrine du péché originel, a déclaré que tout ce passé implicitement et explicitement hétérosexiste est désormais ennemi de l’État » d’ajouter le professeur Farrow. « Dans un élan d’une bêtise confondante, il a déclaré la guerre, non seulement à ses propres citoyens, mais à la nature elle-même. »

« On forcera les institutions, publiques et privées, à s’impliquer et à devenir partenaire », avertit Farrow. « La collaboration de chaque citoyen est prévue et sera bientôt obligatoire. Un programme de soutien scolaire, de nature obligatoire, suivra. Le programme d’éthique et de culture religieuse en a déjà jeté les fondations. »

Farrow fait le rapprochement entre ce qu'il appelle le « jugement altéré du gouvernement » et le reniement de la foi de cette province jadis catholique pendant la Révolution tranquille.

« La réflexion [du gouvernement] tourne à vide parce qu’il ne comprend pas ce que chaque personne devrait comprendre au sujet de l’Auteur de la morale ou au sujet des fondements de la moralité » ajoute-t-il. « En d’autres termes, parce qu’il a été beaucoup trop loin lors d’une révolution précédente, la Révolution tranquille, et qu’il l’a confondue avec la révolution sexuelle qui éclata à peu près à la même époque. »

Voir aussi :

Un plan de lutte contre l'homophobie méprisant pour la population (4 philosophes)

Le Monopole de l'Éducation au service des lobbies dits progressistes avec vos sous

Pas de classiques de la littérature, mais la lutte contre l'hétérosexisme en classe de français, d'anglais, d'histoire et de mathématiques

École québécoise : l'homoparentalité expliquée aux enfants du primaire par l'État

Comment créer une majorité en faveur de l'homoparentalité...dans les médias (philosophe français)

Cahier ECR : « Beaucoup de travail à faire aux groupes religieux pour accepter les homosexuels »






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Selon la FAE, les enseignants sont épuisés

Selon une recherche effectuée par l’École nationale d'administration publique (ENAP), auprès de 2000 enseignants membres de la Fédération autonome de l’enseignement (FAE), près de la moitié des enseignantes et enseignants vivent de l’anxiété. La recherche réalisée par Nathalie Houlfort, professeure à l’ENAP, démontrerait que la surcharge de travail et le manque de contrôle sur la tâche demeurent les principaux facteurs de stress vécus par le personnel enseignant. Parmi les principaux facteurs qui mineraient la santé mentale des enseignants, on trouve :
  1. la charge élevée de travail ;

  2. les difficultés liées au maintien de la discipline en classe (gestion de classe) ;

  3. les difficultés relationnelles avec les directions, marquées par le manque de soutien, le manque de liberté et le style de gestion non approprié.
L’implantation du renouveau pédagogique (« la réforme »), la charge de travail élevée, les difficultés liées à la gestion de classe, le manque de soutien de la direction sont des éléments ayant également un impact négatif sur le bien-être des personnes sondées. L’étude indique que 23 % des enseignants ont l’intention de quitter leur travail d’ici cinq ans.

La recherche de Mme Houlfort rapporte un taux deux fois plus élevé de santé mentale moyenne ou médiocre chez les enseignants (19 %) qu’au sein de la population en général (8,1 %). Elle relève aussi que 60 % des enseignants présentent des symptômes d’épuisement professionnel au moins une fois par mois et que plus de 20 % les ressentent au moins une fois par semaine.

La FAE regroupe le tiers des enseignants de la province.






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La dictée de Mérimée ne serait pas de Mérimée

Partie du patrimoine scolaire français, la dictée de Mérimée ne serait pas de Mérimée...

La légende veut que la dictée ait fait partie des passe-temps de la cour de l'empereur Napoléon III. Selon ce même mythe, la dictée attribuée à Mérimée aurait mis à l'épreuve les souverains ainsi que leurs invités. Napoléon III aurait commit 75 fautes, l'impératrice Eugénie, 62, Alexandre Dumas fils, 24. Seul un étranger, le prince de Metternich, ambassadeur d'Autriche, n'en aurait fait que 3.

On trouvera ci-dessous le texte de cette dictée publié par Léo Claretie en 1900.

Ennui, Mérimée n'en serait pas l'auteur. À l'époque, l'orthographe française était d'ailleurs moins fixée qu'aujourd'hui.

Écoutez Pierre Pellissier, auteur de Prosper Mérimée, expliquer pourquoi :



La dictée de Mérimée

1. Version phonétique

puʀ paʀle sɑ̃ zɑ̃bigɥite, sə dine a sɛ̃tadʀɛs, pʀɛ dy avʀ, malgʀe le zeflyvə zɑ̃bome də la mɛʀ, malgʀe le vɛ̃ də tʀɛ bɔ̃ kʀy, le kɥiso də vo e le kɥiso də ʃəvʀœj pʀɔdige paʀ lɑ̃fitʀijɔ̃, fyt œ̃ vʀɛ gepje.

kɛlkə swa, kɛlk ɛgzigy kɛ py paʀɛtʀ, a kote də la sɔm dy, le zaʀ ketɛ sɑ̃se avwaʀ dɔne la dwɛʀjɛʀ e lə maʀgije, bjɛ̃ kə lɥi u ɛl swa sɑ̃se le zavwaʀ ʀəfyze e sɑ̃ swa ʀəpɑ̃ti, vatɑ̃ le ʀeklame puʀ tɛl u tɛl bʀy ʒɔli paʀ ki ty le diʀa ʀədəmɑ̃de, kwakil nə tə sje pa də diʀ kɛl sə le zɛ lese aʀaʃe paʀ ladʀɛs de di fyzilje e kɔ̃ le lœʀ ɔʀɛ syplee dɑ̃ tut otʀə siʀkɔ̃stɑ̃s u puʀ de mɔtif də tut sɔʀt. il etɛ tɛ̃fɑm dɑ̃ vulwaʀ puʀ səla a se fyzilje ʒymo e malbɑti, e də lœʀ ɛ̃fliʒe yn ʀɑkle, alɔʀ kil nə sɔ̃ʒɛ ka pʀɑ̃dʀə de ʀafʀeʃismɑ̃ avɛk lœʀ koʀəliʒjɔnɛʀ.

kwakil ɑ̃ swa, sɛ bjɛ̃ na tɔʀ kə la dwɛʀjɛʀ, paʀ œ̃ kɔ̃tʀəsɑ̃s ɛgzɔʀbitɑ̃, sɛ lese ɑ̃tʀene a pʀɑ̃dʀ œ̃ ʀɑto e kɛl sɛ kʀy ɔbliʒe də fʀape lɛgziʒɑ̃ maʀgije syʀ sɔ̃ nɔmɔplat vjeji. dø zalveɔl fyʀ bʀize ; ynə disɑ̃tʀi sə deklaʀa, sɥivi dynə ftizi, e lɛ̃besilite dy maløʀø sakʀy.

— paʀ sɛ̃maʀtɛ̃  ! kɛl emɔʀaʒi ! sekʀija sə belitʀ.

a sɛt evɛnmɑ̃, sezisɑ̃ sɔ̃ gupijɔ̃, ʀidikyl ɛksedɑ̃ də bagaʒ, il la puʀsɥivi dɑ̃ legliz tut ɑ̃tjɛʀ.


2. Version orthographiée

Pour parler sans ambiguïté, ce dîner à Sainte-Adresse, près du Havre, malgré les effluves embaumés de la mer, malgré les vins de très bons crus, les cuisseaux de veau et les cuissots de chevreuil prodigués par l'amphitryon, fut un vrai guêpier.

Quelles que soient, quelque exiguës qu'aient pu paraître, à côté de la somme due, les arrhes qu'étaient censés avoir données la douairière et le marguillier, bien que lui ou elle soit censée les avoir refusées et s'en soit repentie, va-t'en les réclamer pour telle ou telle bru jolie par qui tu les diras redemandées, quoiqu'il ne te siée pas de dire qu'elle se les est laissé arracher par l'adresse des dits fusiliers et qu'on les leur aurait suppléées dans toute autre circonstance ou pour des motifs de toute sorte. Il était infâme d'en vouloir pour cela à ces fusiliers jumeaux et malbâtis, et de leur infliger une raclée, alors qu'ils ne songeaient qu'à prendre des rafraîchissements avec leurs coreligionnaires.

Quoi qu'il en soit, c'est bien à tort que la douairière, par un contresens exorbitant, s'est laissé entraîner à prendre un râteau et qu'elle s'est crue obligée de frapper l'exigeant marguillier sur son omoplate vieillie. Deux alvéoles furent brisés ; une dysenterie se déclara, suivie d'une phtisie, et l'imbécillité du malheureux s'accrut.

— Par saint Martin ! quelle hémorragie ! s'écria ce bélître.

À cet événement, saisissant son goupillon, ridicule excédent de bagage, il la poursuivit dans l'église tout entière.

3. Quelques notes
  • « très bons crus » : on doit pouvoir écrire au singulier, « très bon cru ».
  • « veau... chevreuil » : on doit pouvoir écrire au pluriel, « veaux » et « chevreuils ».
  • « cuissot » : l'orthographe « cuisseau » semble de nos jours acceptable dans les deux cas.
  • « quelque exiguës » : on doit pouvoir écrire également, en faisant l'élision, « quelqu'exiguës ».
  • « exiguës » : l'orthographe « exigües » semble de nos jours acceptable après les propositions de simplification de 1990.
  • « lui ou elle soit censée... repentie » : l'orthographe « censé » (et « repenti ») semble tout à fait défendable.
  • « de toute sorte » : il semble également correct d'écrire au pluriel, « de toutes sortes ».
  • « malbâtis » : on peut aussi bien admettre « mal bâtis ».
  • « leurs coreligionnaires » : on peut à la rigueur admettre le singulier, « leur coreligionnaire ».
  • « brisés » : de nos jours, « alvéole » pouvant être aussi féminin, « brisées » est également correct.
  • « événement » : l'orthographe « évènement » est de nos jours acceptable.






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Projet vidéo ECR — Le sexe avant le mariage


Le Sexe avant mariage, projet ethique et culture religieuse, secondaire IV, École secondaire Antoine-Brossard à Brossard






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lundi 8 février 2010

La police verte


Le Super Bowl avait lieu hier. Les publicités qui l'accompagnent sont un réel événement national aux États-Unis. Voici celle d'Audi. Est-elle prémonitoire ? On se demande, d'abord si l'auteur de cette capsule tente de dénoncer cette police verte... Apparemment non, puisqu'il vante une voiture « verte ». Étrange.








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La France connaît aussi un débat sur le multiculturalisme et l'identité nationale

Comme le soulignait Joseph Facal, en France, « il est acquis qu’un projet de loi encadrant le port de la burqa sera présenté. La burqa, c’est le vêtement qui recouvre intégralement le corps et la tête des femmes, à la différence du niqab qui laisse une fente pour les yeux.

Un récent sondage révélait que 65 % des Français souhaitent l’interdiction de la burqa. Ils voudraient cependant qu’elle soit interdite partout, ce qui n’est pas ce que prévoit le texte qui sera débattu. On l’interdira dans les institutions publiques, les transports en commun et à la sortie des écoles.

Le président Sarkozy ne s’est pas réfugié derrière les « experts » : la burqa, a-t-il dit, «n’est pas la bienvenue» en France. Toutes les religions doivent se pratiquer avec une «humble discrétion». L’héritage chrétien, a-t-il ajouté, a laissé des traces si profondes en France que le confronter directement exposerait les autres religions à un rejet massif. »

Certains se moquent de plus en plus du galvaudage du terme métissage maintes fois évoqué par les politiciens français comme étant le grand « défi » de ce siècle. Voici une vidéo assez provocatrice sur le sujet. (Voir Comment Sarkozy compte relever le défi du métissage.)



Selon plusieurs observateur, le chantre de l’identité nationale, le ministre Éric Besson (ex socialiste), a provoqué de multiples dérapages anti-islam et anti-immigrés. D’après certains sondages, une moitié des Français pensent que la pratique de la religion musulmane est incompatible avec la vie en société. Voici Besson en bien mauvaise posture, lui qui est tombé raide amoureux, cet été, d’une jeune étudiante tunisienne, Yasmine Tordjman. Et qui a promis à la belle famille de se convertir à l’islam. Tout cela fait un peu désordre selon le site Bakchich.

Le président Sarkozy a sifflé aujourd'hui la fin d'un débat qu'il avait lancé lui-même. Le ministre de l’Immigration Éric Besson a proposé, lors d'un séminaire gouvernemental ce lundi, plusieurs mesures visant à « améliorer le contrat d’accueil et d’intégration » des étrangers en France, avec notamment « un parrainage républicain ». La phase des débats menés dans les préfectures qui rappelaient les débats de notre Commission Bouchard-Taylor est désormais « achevée ».






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Émission Second Regard sur le cours ECR

Émission relativement décevante ce dimanche de Second Regard dans sa partie consacrée au cours d'ECR confronté à « l'épreuve du dialogue ». La partie consacrée à la ministre Michelle Courchesne a été plus divertissante et instructive (ici et ).

La première partie de ce reportage est consacrée à la longue intervention d'un professeur d'ECR idéal : ancien religieux, relativement jeune, photogénique, on le voit enseigner un certain nombre de faits relativement inoffensifs sur la culture catholique (alors que le programme ECR prescrit l'enseignement de très peu de faits « encyclopédiques ») à des adolescents de secondaire IV. L'année « double dose » d'ECR.

Le même enseignant de Drummondville (incidemment dans une des écoles impliquées dans le procès ECR !) avait déjà été interrogé au début de l'année par une chaîne locale (voir ci-dessous, plus de détails ici).

Ni la chaîne locale, ni Radio-Canada ne filment des élèves jeunes à qui l'on parlerait des différentes religions exotiques, ni les longues séances de « dialogue » en éthique, ni des sujets controversés comme l'homosexualité. La radio de la SRC l'avait fait avec des enfants de secondaire I dans une classe qui comparait les récits de la Création et l'exercice était plus instructif. Le contenu est ici fortement édité, on ne laisse pas les élèves parler longtemps, on ne sait pas comment le professeur répond quand une élève exprime son doute sur l'utilité des cathédrales ou se dit féministe et choquée par le fait que les femmes ne puissent devenir prêtres.



Remarquez que le christianisme ne semble guère avoir une place privilégiée : nous étions en novembre quand la chaîne locale de Drummondville a passé son reportage, les enfants avaient alors vu l'hindouisme et voyaient le bouddhisme. Puis, le professeur avait déclaré qu'il aborderait le judaïsme, le christianisme (en février), l'islam et enfin, « chronologiquement », les spiritualités autochtones, les sectes et l'athéisme. On est loin de la nette prédominance du christianisme. Un évêque catholique rencontré récemment pensait que le cours passerait 75 % de son temps à voir le christianisme... On sera loin du compte.

Pour le reste, ce qui est vraiment frappant c'est le manque de culture générale de ces enfants de 15-16 ans. Qu'ont-ils appris auparavant en cours d'histoire ou de morale et religion ?

Le professeur prétend que la dimension « dialogue » du cours aurait une vertu cathartique : les enfants deviendraient plus tolérants — pour combien de temps ? — après s'être exprimés sur les sujets qui les touchent. On semble deviner un cas dans le reportage de Radio-Canada (ci-dessous) quand le professeur vient à parler de la valeur des cathédrales : les gens se seraient laissés duper de dire la jeune fille blonde et rose quand elle fait allusion à Notre-Dame de Paris. Puis, après une coupure, elle en vient à dire qu'il faut sauvegarder le patrimoine religieux local. Que s'est-il passé entretemps ? L'enseignant est-il vraiment resté neutre ou a-t-il insisté sur l'effort investi dans ces cathédrales par des gens qui y croyaient vraiment ? Arguments qui semblent être repris par « Biancha » et la même jeune fille blonde et rose après la coupure.



Pour le reste, le reportage comprend une double intervention de Georges Leroux auréolé des livres qui tapissent son étude, décor monacal complété d'un buste antique et de quelques icônes orthodoxes opportunément mises en relief. La sociologue Joëlle Quérin n'est pas interrogée, la SRC se satisfait de quelques secondes d'une ancienne entrevue, le MLQ se plaint d'un manuel qui pour parler de la Saint-Jean-Baptiste ose rappeler très brièvement qui était ce personnage religieux et le fait qu'il est le patron des Canadiens français, la présidente de ces laïques insiste sur la nécessité d'un débat sur la laïcité et craint les dérives nationalistes. On note l'absence d'une personne de la CLÉ, alors que, selon nos informations, un porte-parole de cette organisation aurait bien été interrogé et filmé par la SRC.

En France, plus de faits encyclopédiques, plus tôt, sans « dialogue »

À titre de comparaison, notons qu'en France les élèves de 12-13 ans (en « 5e ») voient le même genre d'information dans leur cours d'histoire, avec plus d'éléments encyclopédiques et sans toute la composante rééducative du « dialogue ».

Table des matières d'un manuel approuvé d'histoire pour les enfants de 12-13 ans en France :



Exemples tirés d'un cahier d'activités français publié par Hatier destiné aux enfants de 12-13 ans :











Quelques années plus tard (en seconde)...

Quelques années plus tard, les élèves français de 15-16 ans (notre secondaire IV) revoient les mêmes thèmes à l'école laïque française, cette liste est tirée du programme officiel :

I - Un exemple de citoyenneté dans l'Antiquité : le citoyen à Athènes au Ve siècle avant J.-C.
- Être citoyen à Athènes
- Une conception restrictive de la citoyenneté

II - Naissance et diffusion du christianisme
- Le contexte religieux et historique de la naissance du christianisme
- La diffusion du christianisme jusqu'à la fin du IVe siècle

III - La Méditerranée au XIIe siècle : carrefour de trois civilisations
- Les espaces de l'Occident chrétien, de l'Empire byzantin et du monde musulman
- Différents contacts entre ces trois civilisations : guerres, échanges commerciaux, influences culturelles

IV - Humanisme et Renaissance
- Une nouvelle vision de l'homme et du monde
- La Renaissance artistique

V - La Révolution et les expériences politiques en France jusqu'en 1851
- Ruptures avec l'Ancien Régime
- Mise en œuvre des principes révolutionnaires
- Héritages conservés, héritages remis en cause

VI - L'Europe en mutation dans la première moitié du XIXe siècle
- Les transformations économiques et sociales
- Les aspirations libérales et nationales jusqu'aux révolutions de 1848
- Un tableau de l'Europe au milieu du XIXe siècle

Et la consultation de manuels d'histoire de seconde française (notre secondaire IV) fait ressortir la même constante : plus de faits que dans les manuels d'ECR approuvés (voir Grand-Duc par exemple), plus concentrés sur la réalité historique du pays (peu ou prou rien sur le bouddhisme ou l'hindouisme), pas de « dialogue » et de ces délibérations qui mènent au consensus de la classe, aucune instruction de respect envers les croyances, il s'agit de simples faits, pas de sujets « éthiques » politiquement corrects sur la lutte contre les discriminations (raciales, sexuelles, machistes), sur l'écologisme, sur l'avortement, etc. En outre, rien empêche une école confessionnelle d'ajouter des informations et de ne pas opter pour une « démarche neutre » devant les questions et interrogations des élèves, ce qui est refusé au Québec au collège Loyola de Notre-Dame de Grâce. Les écoles hors contrat peuvent quasiment faire ce qu'elles veulent, bien que si elles veulent préparer au baccalauréat elles doivent préparer les enfants à répondre aux questions liées au programme. Inutile de dire que cette liberté n'existe pas au Québec.

Nous reproduisons ci-dessous de nombreuses pages d'un manuel d'histoire de seconde, cliquez sur les vignettes pour accéder à des versions plus grandes des images.



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