mardi 3 septembre 2013

Le Combat des chrétiens du Levant



Le Combat des chrétiens du Levant, un documentaire de Marc Wattrelot.


Voir aussi extraits d'un manuel approuvé par le Monopole de l'Éducation du Québec

Manuel d'histoire (1) — chrétiens intolérants, Saint-Louis précurseur des nazis, pas de critique de l'islam tolérant pour sa part

Manuel d'histoire (2) — Chrétiens tuent les hérétiques, musulmans apportent culture raffinée, pacifique et prospère en Espagne

Le ministère français n'approuve pas les manuels. « Seul le régime de Vichy s’est permis cela. » (Non, le Québec aussi se le permet.)

Conférence du « politburo » du Monopole de l'Éducation du Québec




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Débat avec Yves Boisvert et Mathieu Bock-Côté : Renforcement des cours d'histoire


Débat avec Yves Boisvert et Mathieu Bock-Côté : Renforcement des cours d'histoire.

Écoutez

Yves Boisvert a raison qu'il y a plus d'histoire qu'avant, mais nous ne partageons pas son avis que ce programme est bon ou que les manuels sont bien faits.

Voir aussi

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L'historien Ch.-Ph. Courtois critique sévèrement le nouveau programme d’histoire au secondaire

Manuel d'histoire (1) — chrétiens intolérants, Saint-Louis précurseur des nazis, pas de critique de l'islam tolérant pour sa part

Manuel d'histoire (2) — Chrétiens tuent les hérétiques, musulmans apportent culture raffinée, pacifique et prospère en Espagne

« Nos ancêtres, les Amérindiens »

Dumont et Bock-Côté sur le cours d'histoire au cégep




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lundi 2 septembre 2013

Dumont et Bock-Côté sur le cours d'histoire au cégep



Le gouvernement du Parti québécois impose un cours obligatoire sur l'histoire nationale du Québec contemporain au collégial (deux dernières années du lycée en France) dès l'automne 2014. Il lance en outre une consultation en vue d'une réforme des programmes d'enseignement de l'histoire du Québec au primaire et au secondaire.

La ministre de l'Éducation, Marie Malavoy, et le ministre de l'Enseignement supérieur, Pierre Duchesne, en ont fait l'annonce lundi après-midi, à Montréal.

Le gouvernement dit répondre ainsi aux préoccupations d'une majorité de Québécois qui se disent insatisfaits de l'enseignement de l'histoire nationale. La ministre Malavoy se défend par ailleurs de vouloir politiser l'enseignement de l'histoire.

Programmes revus au primaire et au secondaire

Pour ce qui est de la refonte des programmes au primaire et au secondaire, les consultations seront lancées cet automne et un rapport sera remis en décembre. On y entendra notamment les professeurs et autres professionnels du milieu de l'enseignement de l'histoire.

Le sociologue Jacques Beauchemin, qui est aussi sous-ministre associé au ministère de l'Immigration et des Communautés culturelles, ainsi que Nadia Fahmy-Eid, professeure d'histoire à l'Université du Québec à Montréal, mèneront ces consultations.

« Le mandat est de consulter les groupes et les individus. Parallèlement, une section web sur le site du ministère de l'Éducation permettra aux gens de donner leur avis, qui sera pris en considération », a dit la ministre Malavoy.

Dès janvier, le ministère de l'Éducation refondera les programmes sur la base de cette consultation. Des projets pilotes permettront à l'automne 2014 de mettre en application une partie des orientations.

« C'est donc une refonte des programmes d'enseignement de l'histoire. C'est une démarche rigoureuse, claire, transparente, et, nous le souhaitons, rassembleuse. Nous aurons à travers cette démarche un regain de fierté », a ajouté Mme Malavoy.

Voir aussi

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L'historien Ch.-Ph. Courtois critique sévèrement le nouveau programme d’histoire au secondaire

Manuel d'histoire (1) — chrétiens intolérants, Saint-Louis précurseur des nazis, pas de critique de l'islam tolérant pour sa part

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« Notre » patrimoine religieux autochtone

« Nos ancêtres, les Amérindiens »

Proportion des pages consacrées aux différentes cultures religieuses dans deux manuels d'ECR du 1er cycle primaire

ECR — Au royaume de la confusion

ECR — obsession pour les amérindiens écologistes



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dimanche 1 septembre 2013

Police allemande enlève les enfants d'une famille instruits à la maison

Jeudi, 8 heures du matin. Les Wunderlich, Dirk et Petra et leurs quatre enfants, entament leur journée d’école à domicile. Tout semble calme autour de leur maison dans les environs de Darmstadt. Quand, soudain, la sonnette retentit. À travers la fenêtre, le père de famille voit une véritable armée investir la paisible demeure. Une vingtaine de personnes : travailleurs sociaux, officiers de police et même des agents spéciaux armés. À travers la porte, on lui signifie qu’on veut lui parler. Dirk essaie de poser une question, mais en quelques secondes trois policiers s’approchent avec un bélier pour défoncer la porte. Il obtempère.

Brusquement, les policiers poussent Dirk Wunderlich dans un fauteuil et l’immobilisent. Les forces de l’ordre sont là pour embarquer les enfants. Elles empêchent les parents de passer tout appel téléphonique.

Selon le témoignage de M. Wunderlich, « C’était chaotique, car ils m’ont dit qu’ils avaient l’ordre d’emmener les enfants. Dès que je bougeais, les policiers me saisissaient, comme si j’étais un terroriste. On ne peut pas imaginer qu’une telle chose se produise dans notre calme et paisible village. On aurait dit une scène d’un film de science-fiction. Nos voisins et les enfants ont été traumatisés par cette invasion. »

Le tort, le seul tort des Wunderlich ? Celui de vouloir instruire leurs enfants à la maison : c’est interdit en Allemagne et même la Cour européenne des droits de l’homme – surtout elle – reconnaît le droit des États signataires de la Convention d’organiser comme ils l’entendent l’obligation d’instruction, pour assurer l’intégration au sein de la communauté et la mixité sociale de tous les enfants. Ces mêmes objectifs furent utilisés sous le régime nazi qui, lui aussi, interdisait l’instruction à domicile.

À cette aune les Wunderlich sont de dangereux malfaiteurs et ils ont été traités comme tels. Dirk montre-t-il le moindre signe de vouloir bouger ? Les agents spéciaux sont là pour le saisir de force.

Les quatre enfants, âgés de 7 à 14 ans, ont donc été emmenés sans ménagements, sans même que leur mère ne puisse les embrasser : « C’est trop tard maintenant », lui lance un agent spécial en l’écartant violemment. L’aînée, Machsejah, est embarquée, flanquée de deux volumineux policiers.

Les voisins, témoins de la scène, pleurent.

La famille Wunderlich en 2012 avec au centre Mike Farris,
président et fondateur de la HSLDA

Aussitôt les enfants emmenés – ravis – par les agents de l’État, les parents Wunderlich ont été convoqués par la direction des services sociaux. Ils s’y sont rendus, accompagnés de leur avocat Andreas Vogt qui a sauté dans le premier train pour pouvoir venir les conseiller. Ils ont évidemment contesté l’opération de force par laquelle leurs enfants leur ont été enlevés. Réponse : il va falloir attendre que le juge rentre de ses vacances. Comme on pouvait s’y attendre, et comme l’a précisé Me Vogt à la Home School Legal Defense Association (HSLDA), les autorités n’ont fait preuve d’aucune empathie envers les Wunderlich.

La HSDLA a eu accès à l’ordonnance judiciaire du 28 août, signée par le juge Koenig de Darmstadt, qui a autorisé l’emploi de la force pour « saisir » les enfants : il n’y est question que du fait que les Wunderlich continuent de les scolariser à la maison, aucune allégation de mauvais traitements ou d’autres manquements n’y figure. Pas même une accusation d’instruction insuffisante.

Pire, l’ordonnance précisait que l’utilisation de la force à l’encontre des enfants, si nécessaire, était autorisée, au motif que les enfants avaient « adopté l’opinion de leurs parents » quant à l’instruction à domicile et qu’il fallait s’attendre à ce qu’il n’y ait « aucune coopération » de la part des parents comme des enfants.

Michael Farris, président de HSLDA, a dénoncé l’opération en affirmant que « l’Allemagne a brutalement violé les droits de cette famille ». « Ce dernier épisode, le rapt de quatre beaux enfants innocents, est un acte abominable de la part d’un État voyou. » Et de souligner qu’une telle opération contrevient directement aux droits fondamentaux de l’homme : « L’Allemagne a ratifié de nombreux traités de sauvegarde des droits de l’homme qui reconnaissent le droit des parents de donner une éducation conforme à leurs convictions religieuses. L’Allemagne n’a tout simplement pas respecté ses obligations en vertu de ces traités ou comme démocratie libérale. »

Ces appels à la décence et au respect de traités garantissant les droits des parents a quelque chose de touchant et de naïf : la liberté scolaire et religieuse au Canada et au Québec, notamment, n’a jamais été aussi empiétée par l’État que depuis l’adoption de chartes qui prétendent solennellement les défendre. (cf. affaires Lavallée et Whatcott). Mais, il semble bien que les parents aient bien peu d’autres recours (si l’on exclut l’exil) que de s’appuyer sur le droit, d’autant plus celui-ci donne plutôt raison aux familles qui choisissent la scolarisation à domicile.

Petra, son épouse, s’est dite « atterrée » par la descente des forces de l’ordre et la saisie de ses enfants : « Nous sommes vidés. Nous avons besoin d’aide. Nous nous battons, mais nous avons besoin d’aide. »

Les Wunderlich ont derrière eux un parcours semé d’embûches. Pour fuir l’interdiction de l’école à la maison dans leur pays, ils ont tenté de s’établir dans d’autres pays de l’Union européenne, mais les difficultés matérielles – Dirk Wunderlich n’ayant pas réussi à trouver du travail notamment à cause de la langue – les a contraints à retourner en Allemagne. Dès leur arrivée l’an dernier, les passeports des enfants furent saisis pour empêcher toute nouvelle tentative de « fuite ». À l'automne 2012, Dirk et Petra Wunderlich ont perdu la garde légale de leurs enfants parce qu’ils les éduquaient à la maison. Le 22 novembre 2012, la famille Wunderlich avait reçu la visite de deux travailleuses sociales qui avaient prévu d’emmener les enfants de la famille à l'école pour les évaluer afin de les placer dans une classe correspondant à leur niveau. Lorsque les travailleuses sociales ont demandé aux enfants de les « suivre », les enfants ont refusé. C'est à cette occasion que les travailleuses sociales avaient déclaré « Accompagnez-nous maintenant de gré ou plus tard de force ». Ces menaces ne sont pas restées vaines.


Écrire à l'ambassade d'Allemagne

Au Canada :

L'Ambassade de la République fédérale d'Allemagne
C.P. 379,
SUCC. A
Ottawa (Ontario)
K1N 8V4

Télécopieur: +1 613 594 9330

En France :

Ambassade de la République fédérale d’Allemagne,
13-15, avenue Franklin D. Roosevelt,
75008 Paris.
Télécopieur: +33 (0)1 53 83 45 02

En Belgique :

Ambassade de la République fédérale d'Allemagne
Rue J. de Lalaing, 8 - 14
1040 Bruxelles
Télécopieur: 02/787.28.00

Sources: DailyMail et HSLDA.


Voir aussi

École à la maison en Allemagne — « Accompagnez-nous maintenant de gré ou plus tard de force »

Juge américain accorde le statut de réfugiés politiques à des parents-éducateurs persécutés en Allemagne

Famille allemande exonérée de négligence criminelle envers ses enfants qu'elle enseignait à la maison

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Allemagne — Mère de douze enfants emprisonnée : elle refuse pour ses enfants le cours d'éducation sexuelle au primaire

Marie Geiss-Galimard : « Pour les Allemands, les enfants sont la propriété de l’État »

Parents allemands demandent l’asile au Canada.





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samedi 31 août 2013

À la maison, l’étudiant suit les cours en vidéo, à l’école les enseignants surveillent les exercices

Une révolution pédagogique est en marche. Elle a pour nom un drôle de sigle : CLOM (pour cours en ligne ouverts et massifs). Le principe est simple : des enseignants postent la vidéo de leurs cours sur Internet. C'est gratuit et ouvert à tous. En classe, leurs étudiants ont droit de poser leurs questions ou de mettre en œuvre, via des exercices, ce qu'ils ont retenu de la leçon.

Ce phénomène, qui se répand à grande vitesse et modifie l'économie de ce gigantesque marché qu'est l'éducation, a désormais son gourou. Salman Khan, 37 ans, fondateur de la Khan Academy. De son bureau de la Silicon Valley, Khan poste ses vidéos (4 500 à ce jour, diffusées en 28 langues) qui sont visionnées par quelque 6 millions de personnes par mois ! En France, elles sont mises en ligne par Bibliothèques sans frontières, traduites bénévolement par deux polytechniciens, Elsa Sitruk et Julien Braun. La Khan Academy est à but non lucratif. Financée par un investisseur de la Silicon Valley à son lancement, elle a été soutenue à coup de (gros) chèques par Google et la Fondation Bill et Melinda Gates.

Version en français

Bibliothèque sans frontières, une ONG œuvrant pour l'accès au savoir, lancera le 4 septembre sur son site internet la version francophone de la plateforme Khan Academy, qui regroupera plus de 250 leçons vidéos de mathématiques.

En lançant la Khan Academy en français, Bibliothèques sans frontières (BSF) souhaite favoriser l'accès aux connaissances pour le plus grand nombre, des plus jeunes aux adultes, en France comme dans le reste du monde, a expliqué l'historien Patrick Weil et président de l'organisation.

L'ONG est en contact avec les institutions, les écoles pour expérimenter ce projet dans certaines classes, a-t-il précisé à La Croix.

Selon Jean-Manuel Bourgeois, éditeur et administrateur de BSF, « il devrait y avoir un effet viral important ». En France, où la gratuité de l'école est « un principe de base », le problème lié à « l'obligation pour les parents d'acheter des compléments scolaires disparaît » avec un système de vidéos gratuites en ligne, a-t-il estimé.

La version francophone de la Khan Academy, soutenue par la fondation Orange (France Télécom), comprendra des leçons et exercices de pré-algèbre, d'arithmétique ainsi que de géométrie destinés à un large public.

Les élèves de primaire et du début de secondaire pourront visionner les contenus de manière autonome ou encadrés par leurs professeurs. Le projet est aussi destiné aux adultes souhaitant une remise à niveau de leurs connaissances.

Les vidéos sont réalisées par de jeunes professeurs et chercheurs, avant d'être validées par un comité scientifique de professionnels du monde de l'éducation, de l'édition et du numérique.

L'ONG prévoit de mettre sur son site internet http://www.khanacademy.bibliosansfrontieres.org/ 800 vidéos de mathématiques d'ici à la fin de l'année 2013 et traduire l'intégralité du contenu de la plateforme américaine pour janvier 2014. Elle envisage également de diversifier les contenus vidéos en proposant des leçons de français.



Aguiche pour le lancement de la version en français

Khan, parmi les 100 personnes les plus influentes du monde

jeudi 29 août 2013

L’enfant commence à apprendre le langage dans le ventre de sa mère

On apprend à tout âge. Y compris avant même d'être venu au monde ? Pour les chercheurs qui s'intéressent à l'acquisition du langage, les indices en ce sens se sont multipliés au cours des dernières années. On sait désormais que, grâce aux sons qui lui sont parvenus in utero, le nouveau-né a analysé et décrypté un certain nombre d'informations : il reconnaît (et préfère) la voix de sa mère, le générique du feuilleton qu'elle a regardé tout au long de sa grossesse, mais aussi, plus sérieusement, les inflexions de ce qui sera sa langue maternelle. Une équipe a d'ailleurs montré en 2009 que la douce mélodie des pleurs du nourrisson était façonnée par cette langue maternelle.



Tous ces indices laissent penser que le cerveau du fœtus est capable de commencer à décrypter le langage et d'en mémoriser certains éléments. Toute la difficulté consiste à confirmer cette hypothèse et c'est ce petit tour de force que vient de réaliser une équipe de chercheurs finlandais et néerlandais dans une étude publiée le 26 août dans les Actes de l'Académie des sciences américaine. Pour y parvenir, ils ont recruté une trentaine de couples en attente d'un heureux événement. A la moitié d'entre eux, ils ont confié un CD contenant un enregistrement de 8 minutes au cours duquel un mot inventé de trois syllabes (tatata) était répété des centaines de fois, avec deux variantes. La première était un changement de voyelle (tatota), la seconde une différence d'intonation sur la deuxième syllabe. Le tout était entrecoupé de plages musicales sans paroles.

Les futures mamans suivaient des consignes assez simples : depuis la 29e semaine de grossesse (à partir de laquelle le système auditif du fœtus est opérationnel) et jusqu'au terme, elles diffusaient le contenu du disque cinq à sept fois par semaine, de préférence toujours à la même heure de la journée. Elles ne devaient, pendant cette courte opération, pas parler ni chanter. En moyenne, le « tatata  sous ses diverses formes a été entendu plus de 25 000 fois par les fœtus durant cet apprentissage. Il ne restait plus qu'à attendre les naissances. Dans les jours qui suivaient celles-ci, les chercheurs faisaient passer un électro-encéphalogramme (voir photo ci-dessus) aux nourrissons en surveillant la réaction de leur cerveau à l'écoute d'un enregistrement contenant les fameux "tatata". L'expérience a prouvé que les bébés ayant suivi l'entraînement reconnaissaient le mot inventé et ses variantes alors que les enfants du groupe témoin en étaient incapables.

Non seulement ce travail fournit un protocole solide pour détecter, immédiatement après leur naissance, les souvenirs qu'ont emmagasinés les bébés lors de leur vie intra-utérine mais il montre aussi que l'enfant commence à apprendre le langage dans le ventre de sa mère. Les auteurs de l'étude soulignent que la perméabilité du cerveau fœtal aux sons est à double tranchant : « Si un fœtus est exposé à des environnements bruyants ou des environnements dont le son n'est pas structuré, comme par exemple sur le lieu de travail de la mère enceinte, cette expérience peut entraîner chez le nourrisson une organisation aberrante des structures centrales de son système auditif, ce qui pourrait par la suite affecter sa perception et son apprentissage du langage. » Ces chercheurs préconisent donc de faire attention à l'environnement sonore de l'enfant et ce même lorsqu'il est invisible, avant sa naissance.




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lundi 26 août 2013

Québec — Le privé au secondaire continue de gagner en popularité

Près de 21 % des élèves québécois du secondaire fréquentaient une école privée en 2012-2013, selon le ministère de l’Éducation, une proportion qui est sans cesse croissante depuis 15 ans.

Au cours des 15 dernières années, le nombre d’élèves ayant délaissé l’école publique n’a cessé de grimper.

Au secondaire seulement, on estime que la proportion d’élèves inscrits au privé était environ 21 % en 2012-2013, comparativement à 15,8 % en 1998-1999.

Les écoles publiques se disent inquiètes

Cette lente et constante progression inquiè­terait vivement les écoles publiques.

« C’est une mauvaise nouvelle. On est rendu à devoir vendre nos écoles pour attirer de la clientèle. On travaille très fort pour contrer l’exode vers le privé », lance Lorraine Normand-Charbonneau, présidente de la Fédération québécoise des directions d’établissement d’enseignement (FQDE).

« Les parents qui envoient leurs enfants au privé pensent à tort que ceux-ci seront mieux encadrés, avec un meilleur programme. Mais, en fin de compte, ils passent les mêmes examens que dans les écoles publiques. »

Malheureusement, il est vrai que le Monopole de l'éducation impose les mêmes programmes (sauf options), les mêmes pédagogies (en théorie) et les mêmes examens au privé qu'au public, ce qui restreint l'offre et fausse le marché.

« Ça me fait mal au cœur, avoue pour sa part le président de la Fédération des comités de parents, Gaston Rioux. Il va falloir commencer à se poser des questions. Nous avons un système d’éducation à deux vitesses. »

Gaston Rioux poursuit par un de ces scies habituelles au partisan du public : « L’argent que l’on verse aux écoles privées, c’est du financement de moins pour les écoles publi­ques. Les parents choisissent ensuite le privé parce que certaines écoles publiques sont mal entretenues, moins propres. Il faut financer davan­tage ce qui nous appartient ».

Gaston Rioux oublie plusieurs choses :
  • Les parents qui envoient leurs enfants à l'école privée paient deux fois : une fois pour l'école gouvernementale et une fois pour l'école dite privée qui applique les programmes du Monopole ;
  • chaque enfant à l'école dite privée épargne de l'argent à l'école gouvernementale puisque le l'État ne subventionne chaque élève dans les écoles dite privée qu'à 60 %, faisant ainsi une économie de 40 % qu'il pourra affecter aux élèves qui restent dans le secteur étatique ;
  • il n'est pas du tout évident que les écoles gouvernementales appartiennent aux parents si ce n'est en tant qu'abstraction déracinée : le parent n'a guère son mot à dire dans ces écoles, ni sur leurs programmes, ni sur leur pédagogie, ni encore quant à leur administration, ni enfin sur le choix des enseignants. Il s'agit d'un slogan.
« Milieu plus sérieux »

Gérald Boutin, professeur au département des sciences de l’éducation de l’Université du Québec à Montréal, s’intéresse depuis plusieurs années à l’attrait qu’exercent les institutions privées sur les parents. Le Journal de Montréal l'a interrogé.

« Les parents d’aujourd’hui veulent la formation la plus performante possible qui préparera leur enfant à une grande carrière, dit-il. Ils croient que l’école privée est un milieu plus sérieux et mieux encadrant pour les enfants. »

« On peut déplorer ça autant qu’on veut, mais c’est une tendance qui est là pour rester. Il faudrait faire une réflexion en profondeur pour comprendre pourquoi. »

Du côté de la Fédération des établissements d’enseignement privés, on souligne que les différents problèmes vécues dans les écoles publiques contribuent au recrutement du privé.

« On est redevable, entre autres, de l’image négative associée aux écoles de Montréal, qui ont des défis importants à relever », indique le président Jean-Marc Saint-Jacques. Le Journal de Montréal n'a pas cru bon résumer ces défis... Notamment, une paupérisation et une immigration souvent pauvre ou au chômage. Ceci alors qu'on nous dit que l'immigration et le bilinguisme généralisé à Montréal seraient gages de prospérité...

« Le milieu de vie offert par les écoles privées y est aussi pour beaucoup. Les parents aiment que leur enfant fréquente un endroit propre, sans graffitis, avec une belle pelouse. Un bel environnement pour bien apprendre. »

Voir aussi

Québec — La popularité des écoles privées et plus particulièrement catholiques augmente

Écoles privées qui ne respectent pas ouvertement les exigences du Monopole de l'Éducation du Québec

Les règles imposées à l'école privée sont responsables de la sélection pratiquée

Québec — Établissements privés songent à supprimer les épreuves d’admission peu fiables

Les écoles « privées » doivent être financées à 100 %




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jeudi 22 août 2013

Noir bilan pour tableaux blancs

 Implanté massivement dans les écoles du Québec sous le gouvernement Charest, le tableau blanc interactif (TBI) est bien loin de livrer la marchandise. Les données préliminaires d’une étude de l’Université de Montréal brossent un portrait dévastateur de cette nouvelle technologie, a appris Le Devoir.

Avec son équipe, Thierry Karsenti, titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les technologies de l’information et de la communication (TIC) en éducation, a interrogé 800 enseignants, mais aussi plus de 10 000 élèves du primaire et du secondaire de partout au Québec. Résultat  : 86 % des enseignants ont trouvé des désavantages au tableau blanc interactif.

Premier constat : le TBI n’est pas utilisé à la hauteur de son potentiel. La plupart du temps, le tableau sert d’écran de télévision ou d’écran de projection. « C’est triste », concède le chercheur, qui constate néanmoins que certains enseignants poussent plus l’exploitation de l’outil. « Mais ça reste un faible pourcentage. »

Il voudrait voir davantage d’enseignants faire interagir les élèves avec le TBI, ce que réclament ces derniers, d’ailleurs. « Les élèves nous le disent, ce qu’ils aiment le plus, c’est d’être sollicités, d’aller manipuler le TBI », souligne M. Karsenti, faisant remarquer que le modèle du « cours magistral » est encore celui qui prédomine.

Autre critique des élèves : le tableau blanc est bien trop petit, surtout dans les grandes classes des écoles secondaires. « Il y a des jeunes qui me disent qu’ils ont des télés bien plus grandes à la maison que le TBI dans la classe. Alors quel est l’intérêt pour eux ? », demande le chercheur, qui n’en est pas à sa première recherche dans le domaine des TIC. « Quand tu as une classe faite sur le long, l’étudiant tout en arrière ne voit rien de ce que l’enseignant écrit au tableau », fait-il remarquer, soulignant qu’un TBI standard fait 3 x 4 pieds.

Source : Le Devoir




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Belgique — Pourquoi l'école fait de vos enfants des cancres

Dans un libelle qui paraît ce 23 août, l’écrivain et enseignant Frank Andriat s’attaque aux pédagogues, idéologues et ministres qui ont mené, selon lui, l’école à sa ruine.

« Mon métier n’est plus ce qu’il était ; en des sphères où l’on rêve l’école, lentement, patiemment et, semble-t-il, passionnément, on la détruit », écrit l’enseignant en colère Frank Andriat dans Les profs au feu et l’école au milieu. Fort de sa longue expérience dans un athénée [à l'origine une école secondaire pour garçons] bruxellois, il y dénonce, en 144 pages et en dix commandements, un désastre scolaire dont l’ampleur semble être ignorée par les débats syndicaux, politiques et médiatiques.

Premiers accusés : les pédagogues, « les mérules de l’enseignement », qui empêchent les profs d’exercer leur métier et les élèves d’apprendre quoi que ce soit de solide. « Oui, le niveau baisse, même si les pédagogues affirmeront qu’on ne peut pas comparer ce qui n’est pas comparable. Les élèves touchent à tout en ne sachant plus rien. Ce qu’on nous demande de leur enseigner est de plus en plus large. Ils ne cessent d'apprendre à apprendre, mais ils n’apprennent plus grand-chose », estime l’auteur.

Il fustige donc aussi les politiques, « souvent incompétents en la matière ». « Les ministres sont une espèce à part, surtout celles et ceux qui ont reçu la charge de l’enseignement et qui, pour la plupart, ne se satisfont pas de gérer l’école en bons pères et mères de famille », écrit l’auteur. Il y a aussi les inspecteurs : « Ils ne sont plus là pour voir ce qui fonctionne et pour encourager le prof à aller plus loin (ça, c’est la théorie !) mais, dans la pratique, ils viennent voir ce qui ne correspond pas aux nouvelles tendances édictées et qui brisent parfois, après une visite de trente minutes en classe, des enseignants qui exercent le métier avec bonheur depuis plus de trente ans ! » Les seuls que Frank Andriat épargne, ce sont ses collègues, que les « pédagogues en chambre ont transformés en gentils animateurs ».

Extraits :
«

J’aurais voulu ne jamais écrire ce livre, n’être pas saisi par l’urgence de témoigner, n’être pas envahi par la colère, par cet immense sentiment de gâchis qui, au fil des ans, gagne du terrain dans mes tripes.

J’enseigne depuis trente-trois ans. Avec bonheur. Je devrais plutôt écrire que cela fait trente-trois années que je vois mes élèves avec plaisir, que j’en­tre dans mes classes avec joie. Mon métier n’est pourtant plus ce qu’il était ; en des sphères où l’on rêve l’école, lentement, patiemment et, semble-t-il, passionnément, on la détruit. Plus le temps passe, plus les réformes se multiplient, plus je rencontre de professeurs désorientés, et plus j’ai le triste sentiment que l’on programme la mort de l’école.

mardi 20 août 2013

Petit fantasme des médias dits progressistes, athlètes russes très offensées

Les médias « occidentaux » n'avaient pas hésité à écrire dimanche (ici Agence QMI, là Huffington Post.ca) :
« Après avoir remporté la médaille d'or au relais féminin 4x400 m aux Championnats du monde d'athlétisme, dimanche, en Russie, les athlètes russes Kseniya Ryjova et Tatyana Firova se sont embrassées sur le podium. 
Lorsqu'elles se sont retrouvées en compagnie de leurs coéquipières Youlia Gouchtchina et Antonina Krivochapka sur la plus haute marche, les quatre femmes ont réitéré leur geste. 
Plusieurs rumeurs indiquent que les gagnantes avaient décidé de dénoncer à leur manière la loi controversée du gouvernement du président Vladimir Poutine, votée en juin, qui a banni les démonstrations d'affection des personnes homosexuelles en public. Cette loi a soulevé la colère des défenseurs des droits des gais. »
Kseniya Ryjova (au centre, à gauche) et Tatyana Firova
s'embrassent sur le podium.
Or ce n'est pas  du tout l'avis des intéressées, comme le dit aujourd'hui Radio-Canada à sa façon :
« Interprété par les médias du monde entier [même dans les pays majoritaires du monde où l'homosexualité est mal vue ? Hmm.] comme un geste de protestation face à la loi russe inter­disant la « propa­gande homo­se­xu­elle », le baiser n'était selon Ryjova qu'une simple manifestation de joie après une victoire durement gagnée.

« Hier, j'ai reçu 20 appels téléphoniques de différents organes de presse qui, au lieu de me féliciter, ont décidé de m'humilier avec ces questions », a déclaré Ryjova, citée par l'agence Itar-Tass.

« Youlia et moi sommes toutes les deux mariées et nous n'avons aucune autre relation. Nous nous entraînons ensemble depuis huit ans et nous sommes devenues de très bonnes amies. »

« Vous ne pouvez pas imaginer ce que signifie pour nous la victoire au bout de huit ans! C'était un déluge d'émotions. Et si à ce moment précis nos lèvres se sont touchées... Je ne sais pas comment certains en sont arrivés à imaginer ça », a dit Ryjova

Une autre athlète russe, la spécialiste [la championne du monde en fait] du saut à la perche Yelena Isinbayeva, avait également plaidé une mauvaise interprétation de ses propos [par qui à nouveau ?] après avoir déclaré qu'en Russie, « nous nous considérons comme des gens normaux où des garçons sont avec des filles, et des filles avec des garçons ».

Rappelons qu'il est de coutume en Russie d'embrasser. En 1972, il n'était pas rare durant la fameuse Série du Siècle entre le Canada et l'Union soviétique, de voir des joueurs de l'URSS s'embrasser sur la bouche après avoir marqué un but. »
Radio-Canada ne cite pas complètement les relayeuses russes :

Gouchtchina a soutenu sa collègue. « C'est une fantasme malsain du photographe qui nous a pris. Je ne comprends pas pourquoi notre équipe est la seule à'être traitée de cette manière. Et si j'avais ainsi félicité la Britannique Christine Ohuruogu? Aurait-on aussi dit que nous étions un couple ? Je ne comprends pas comment on peut y songer. J'ai été choquée après avoir reçu un texto de Ksenia à ce sujet. Cela nous a beaucoup offensées », a déclaré Gouchtchina.





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