mardi 29 septembre 2009

2.13 — Je n'ai pas encore choisi ma religion

Exemple de plainte reçue par la CLÉ (anonymisée ici) et remise au comité éducation de l'Assemblée des évêques catholiques du Québec.
« 
2.13 — Je n'ai pas encore choisi ma religion

Mon fils de secondaire I qui suit le cours d'ECR m'a mentionné récemment « Je n'ai pas encore choisi ma religion » ! Pourtant, notre famille est catholique, pratiquante et animée de convictions profondes... J'ai dû ramener à l'ordre mon fils et lui dire que sa religion est celle de sa famille. Je trouve malsain d'avoir à faire cela, mais que puis-faire d'autre avec un enfant de 12 ans ? J'ai la nette impression que l'école mine la foi de mon enfant. »






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lundi 28 septembre 2009

Forte progression des protestants évangéliques chez les autochtones

Forte progression des protestants évangéliques chez les autochtones au Québec, alors que l’école québécoise est pour sa part comme fascinée par les spiritualités autochtones qui servent souvent de prétexte à l'écologisme.



 
Journée de la Terre avec écoliers Spiritualité autochtone, écologie et norme universelle moderne






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France — L’École européenne de Strasbourg



Les Écoles européennes (EE) sont des écoles publiques, fondées sur un traité international (la Convention des Écoles européennes), ayant pour but principal d’accueillir les enfants des fonctionnaires européens et de leur offrir un enseignement complet (maternelle, élémentaire et secondaire) dans leur langue maternelle. Cette formation débouche sur le Baccalauréat européen.

L'originalité de l'enseignement des EE est fondée sur les principes suivants :
  1. L'enseignement est axé sur la langue nationale de l'enfant (section linguistique),là où le nombre d'élèves le permet.

  2. La seconde langue est choisie parmi les trois langues véhiculaires de l'Union européenne (français, allemand ou anglais) dès le début du primaire. Il est par la suite possible d'apprendre une ou deux langues supplémentaires.

  3. Les cours des sciences humaines (histoire et géographie) sont, dès la 3e secondaire, donnés dans la seconde langue de l’élève. De même pour l’option économie à partir de la 4e secondaire.

  4. Les élèves suivent un enseignement harmonisé, les programmes sont donc identiques pour toutes les sections linguistiques.

  5. Les élèves sont éduqués dans des écoles qui abritent les différentes sections linguistiques et la mixité linguistique (les EE disent "culturelle") est encouragée.

  6. En section primaire, un cours spécial dit « heures européennes » rassemble les enfants autour d'un projet commun, toutes nationalités confondues. Dans les cours administrés en langue étrangère, les sections sont mélangées.

  7. Les écoles comprennent généralement les 2 dernières années de maternelle, 5 années en primaire et 7 années en secondaire.
Cette formation aboutit à un baccalauréat européen reconnu dans tous les États membres.

Le budget moyen des EE consacré par élève est d'environ 10 700 € soit 17 165 $ canadiens. En France, le cout moyen d’une année au primaire est 3 270 € (5 250 $) et 5 641 € (9 100 $) au secondaire. Au Québec, la dépense moyenne des commissions scolaires pour chaque élève est de 8 663 $.






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Les parents de Drummondville feraient appel

D'après des sources dignes de foi et généralement bien informées, les parents de Drummondville feraient appel de la décision du juge Dubois qui, en première instance, les avait déboutés en refusant le droit d'exemption du controversé cours gouvernemental d'éthique et de culture religieuse à leurs enfants.

Plus de détails dès que la nouvelle sera confirmée ou infirmée ; les avocats des parents ont jusqu'au 30 septembre pour déposer leur inscription en appel.






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Site utile pour contacter votre évêque et lui soumettre une pétition

Le site http://www.eveques-du-quebec.com/ permet d'envoyer aux évêques catholiques du Québec une pétition afin qu'ils reconnaissent la position du Vatican en matière d'éducation et — pour citer le site — qu'« ils cessent leurs multiples collaborations avec le gouvernement du Québec menant à l'imposition sauvage du cours d'éthique et culture religieuse contre notre foi et celle de l'Église ».

Une page pratique permet aussi par un simple clic d'envoyer un courriel à un évêque particulier.






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dimanche 27 septembre 2009

Instruction à la maison pour éviter le cours ECR

Extrait d'un article du Journal de Québec :
La pratique de l’école à la maison a connu un regain d’intérêt depuis l’imposition du cours d’éthique et de culture religieuse, l’année dernière.

« Je ne parlerai pas d’un mouvement très marqué, mais on a le sentiment que des parents ont pris la décision de faire l’école à la maison à leurs enfants depuis que ce cours est devenu obligatoire », a expliqué Adèle Dufour, présidente de l’Association québécoise pour l'éducation à domicile (AQED)

Cela dit, les facteurs religieux sont loin de figurer en tête de la liste des motivations des familles québécoises qui décident de faire le saut.

« Nourrir les passions »

Dans son mémoire de maîtrise, déposé à l’Université de Sherbrooke, en 2004, Christine Brabant, évoque plusieurs motifs que voici par ordre d’importance : le désir de vivre un projet familial, une objection au mode d'organisation sociale et pédagogique de l'école, une volonté d'enrichir la scolarité des enfants et un souci de leur développement socioaffectif.

[...]

« Récemment, quelqu’un m’a dit qu’il voulait nourrir les passions de son enfant plutôt que de les tuer. Ça résume l’état d’esprit de plusieurs familles », a noté Annik Desrosiers, membre du CA de l’AQED. D’autres parents réalisent les difficultés d’apprentissage de leur enfant et préfèrent se charger eux-mêmes de son éducation. Une mère de la Montérégie a choisi de retirer sa fille de l’école à cause de la drogue qui y circulait allègrement.

[...]






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samedi 26 septembre 2009

Voltaire, cet inconnu, ce mythe, ce sectaire


« Je combattrai toujours vos idées ; mais je me ferais tuer pour que vous ayez le droit de les exprimer. » On connaît le mot attribué à Voltaire. Depuis l’affaire Calas, le patriarche de Ferney est vénéré comme le symbole même, avec Zola, du triomphe de la vérité et de la justice. Dès qu’une tentative pour bâillonner la liberté d’expression se fait jour, on réveille ses mânes. Son nom sert de symbole, parfois même de culte. Comme le remarquait Thomas Carlyle, « les Français, par ailleurs si sceptiques, croient en leur Voltaire ».


Écoutez l'émission avec Xavier Martin (48 min)

Professeur d’histoire du droit, Xavier Martin, est un des meilleurs spécialistes des idées du XVIIIe siècle sur lequel il a écrit depuis longtemps de très puissants ouvrages. Il n’a pas les honneurs médiatiques car il a un tort au pays de la tolérance affichée : il n’aime pas le siècle des Lumières. C’est une faute impardonnable. Il le connaît trop bien pour ignorer ce qui en fait toute la « modernité », le sectarisme que cache le grand discours sur la tolérance, les poses et les mots d’ordre de ces « philosophes » à la solde du grand homme. Xavier Martin traque les faux-semblants de ce siècle raffiné et venimeux.

Son Voltaire méconnu fascinera tous ceux qui sont avides de découvrir des détails nouveaux. Un exemple tiré de ce véritable réquisitoire dont on ne ressort pas indemne : quand Voltaire, jaloux, écrit le plus ignoble de ses pamphlets contre Rousseau, ce « sentiment du citoyen » qui sent son délateur, l’auteur du Traité sur la tolérance ne se contente pas de « balancer » Jean-Jacques, en révélant qu’il vient d’abandonner ses enfants à la DPJ (comme on dirait aujourd’hui). Martin nous montre qu’il va beaucoup plus loin : il invite les autorités suisses à brûler le livre de Rousseau, et, pour finir, il suggère de pendre « ce séditieux »...

Tout cela va à l'encontre du discours officiel perpétué par l'école (enfin si on lit encore Voltaire dans les écoles québécoises). Mais justement ce discours convenu sur l'humanisme des Lumières tend à sous-estimer l'une de ses composantes les plus originales : la propension à s'exprimer sur le mode du mépris ou de la haine. Généreusement documenté, l'essai présent inventorie les foisonnantes catégories qu'a honorées l'acrimonie des « philosophes » — celle de Voltaire principalement. Haine ou mépris du genre humain en général et des gens modestes en particulier... Mépris des femmes, à l'occasion jusqu'au sordide... Haine ou mépris des religions, éventuellement jusqu'au délire... Réelle absence de sympathie pour les Arabes et pour les Juifs... Inimitié envers les Turcs, jusqu'à certains fantasmes d'extermination... Mépris des Calas, que Voltaire, en douce, avec insistance tient pour « imbéciles »... Exécration des jeunes auteurs trop talentueux, que ce même humaniste a su œuvrer parfois à faire incarcérer par lettre de cachet... Tout cela est peu connu, en tout cas peu vulgarisé, comme si certains considéraient, avec l'intéressé lui-même, que « le vulgaire » ne mérite pas d'être informé. Or l'énumération n'est pas limitative. Car ce qui revit et palpite au fil de ces pages de lecture aisée, c'est la richesse thématique d'un moment dense et attachant de l'histoire de l'esprit humain. Ce moment, bien sûr, n'est pas réductible au mépris et à la haine, mais restituer ces composantes de son identité aide à moins mal saisir certaine complexité des valeurs décisives qu'il nous a léguées.


Voltaire méconnu
Aspects cachés de l'humanisme des Lumières (1750-1800)
de Xavier Martin
Éd. Dominique Martin Morin
Paris, septembre 2006
350 pages
ISBN-13: 978-2856523032





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Abbé Cloutier et les dérapages du cours ECR

L'abbé Silvain Cloutier relate sur le site Adventus :
« Un des problèmes face à ce cours d’éthique et culture relgieuse, bien des jeunes nous disent que les professeurs enseignent tout ce qui est mauvais dans la foi chrétienne et louange plusieurs sectes religieuses et options ésotériques allant à l’encontre de la foi des parents. »






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vendredi 25 septembre 2009

Colloque sur les origines catholiques de la Révolution tranquille québécoise

Le 30 juillet 2009, en la paroisse de Sainte-Julienne de Montcalm, eut lieu un colloque sur la Révolution tranquille, ses origines catholiques et ses effets sur la société contemporaine québécoise. Un reportage de Marie-Josée Lavoie. (12 minutes) Le NIC publie deux articles sur cet événement dans son numéro du 13 septembre.







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Y a-t-il un parti de l'opposition à Québec ?

Lettre ouverte de M.  Réal Gaudreault :
La question mérite d'être posée puisque dans la cause qui oppose de nombreux parents québécois au ministère de l'Éducation et au gouvernement de M. Charest dans le dossier du cours Éthique et culture religieuse, c'est le silence complet à l'Assemblée nationale. À moins qu'il s'agisse plutôt d'un silence complice ? Depuis septembre 2008, tous les parents québécois ont perdu le droit d'exempter leurs enfants de contenu pédagogique qu'ils jugeraient contraire à leur liberté de conscience religieuse. Ce droit est pourtant garanti dans les chartes québécoises et canadiennes des droits. Mais voilà, plus rien ne s'applique. Pis encore, la presque totalité des citoyens québécois ignore tout de cette affaire.

Rappelons seulement que ce cours de religion d'État (ÉCR) est imposé dans les écoles publiques et privées sans droit d'exemption sur une période de 11 ans à tous les enfants du Québec.

Mais croyez-moi, il y encore pire que la méconnaissance des parents dans ce dossier. Les députés du Parti québécois, grands lecteurs de récits historiques devant l'Éternel au Moulin à paroles, sont très au courant de la situation. À moins qu'ils se soient contraints à une règle du silence puisque la chef, Mme Marois, est en bonne partie responsable de recul démocratique dont sont victimes les parents québécois. C'est elle qui, avec M. Stéphane Dion, a ouvert la porte de la déconfessionnalisation des structures scolaires en 1997. Elle a retiré le Québec de l'application de l'article 93 de la Constitution canadienne en matière d'enseignement confessionnel. Puis, en 2005, elle et son Parti appuyaient le Parti libéral de Jean Charest pour retirer un droit fondamental des parents : celui de choisir ou de refuser un enseignement religieux à l'école.

Une seule question Mme Marois : si vous refusez de jouer votre rôle de chef de l'opposition dans le dossier de l'imposition du cours Éthique et culture religieuse, qui le fera à votre place ? Qui se lèvera pour défendre ce droit à la liberté de conscience ? Où bien êtes-vous plutôt d'accord avec le gouvernement Charest ? Vous copinez donc ensemble dans cette affaire. Quelle honte Mme Marois !


Réal Gaudreault, Saguenay






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