lundi 2 février 2026

La Remigration : un projet fou ou le seul moyen de sauver l'Europe ?

Le terme de « Remigration » s’impose de plus en plus dans le débat public, tantôt proposé comme réponse à l’immigration et à ses effets démographiques, tantôt dénoncé comme un projet inacceptable. 

Il convient donc, désormais, de dépasser les caricatures et de pousser la réflexion plus avant. 

C’est pourquoi l’Autrichien Martin Sellner a écrit un livre sur la Remigration exclusivement afin d’expliquer consciencieusement la nature de ce projet et de répondre aux objections les plus courantes. 

Entretemps en Espagne :

Irene Montero, ancienne ministre espagnole de l'Égalité et dirigeante du parti Podemos, appelle de ses vœux le remplacement des Espagnols de souche :

« Je demande aux personnes migrantes et racisées, s'il vous plaît ne nous laissez pas  seules [au féminin] avec ces tous ces fascistes. Il va de soi que nous voulons que vous votiez. Bien sûr que oui. Nous [vous] avons obtenu des papiers, la régularisation. Et maintenant il s'agit d'obtenir la nationalité ou de changer la loi pour que vous puissiez voter.

Espérons-le. La théorie du remplacement ? Si seulement nous pouvions balayer de ce pays ces fachos et racistes à l'aide de migrants, de travailleurs. 

Bien sûr que je soutiens la théorie du remplacement, j'espère que nous pourrons débarrasser ce pays des fascistes et des racistes grâce aux immigrants. »

Par ailleurs, le gouvernement espagnol a conclu un accord avec Podemos en vue de lancer une régularisation exceptionnelle des personnes migrantes présentes sur le territoire avant le 31 décembre 2025. L’annonce a été faite ce lundi par Irene Montero, candidate du parti aux prochaines élections, qui estime que cette mesure pourrait bénéficier à plus de 500 000 personnes.

La régularisation doit être approuvée ce mardi par le Conseil des ministres et entrera en vigueur par décret royal, sans examen préalable par le Congrès des députés. Elle concernera les personnes en mesure de justifier d’au moins cinq mois de présence en Espagne, notamment au moyen d’un empadronamiento, d’un rapport médical, d’un contrat de location ou de justificatifs attestant de l’accès à des services essentiels. L’admission à la procédure entraînera automatiquement l’octroi d’une autorisation provisoire de résidence et de travail d’une durée d’un an, ainsi que la suspension des procédures d’expulsion engagées pour des motifs administratifs.

Lors d’un événement intitulé Regularización con derechos, Irene Montero a déclaré : « Le racisme, camarades, se combat par les droits. (…) Nous, nous donnons des papiers. Podemos est parvenu à un accord avec le PSOE afin que le gouvernement approuve immédiatement une régularisation extraordinaire des personnes migrantes », selon des propos rapportés par eldiario.es

Cette régularisation vise à débloquer une initiative législative populaire soutenue par plus de 700 000 signatures, restée paralysée au Congrès en raison de divergences entre les partenaires de la majorité, notamment Junts et les formations de gauche. Le recours au décret permet au gouvernement de contourner ces blocages parlementaires.

La régularisation s’inscrit dans une revendication défendue de longue date par les formations de l’extrême gauche et par des collectifs militants pro-migrants, relayée notamment par une initiative législative populaire ayant recueilli plus de 700 000 signatures. Faute d’accord politique, cette initiative est restée bloquée au Congrès pendant plusieurs mois, révélant l’absence de consensus au sein même de la majorité parlementaire issue de l’investiture de Pedro Sánchez.

Face à ces blocages, l’exécutif a opté pour un décret royal, permettant l’entrée en vigueur de la mesure sans débat parlementaire préalable. Ce choix procédural, s’il garantit une mise en œuvre rapide, fragilise toutefois la légitimité politique du dispositif et alimente les critiques sur un contournement du pouvoir législatif dans un domaine structurant de l’action publique.

L’opposition conservatrice, en particulier le Parti populaire, dénonce une décision unilatérale aux effets potentiellement incitatifs sur l’immigration irrégulière et remet en cause la capacité de l’administration à absorber un afflux massif de demandes. Le PP plaide pour une régularisation strictement conditionnée à l’emploi et à l’insertion économique, position partagée par certains acteurs centristes et régionalistes. Le Parti nationaliste basque (PNV) s’est également montré réservé, privilégiant une approche plus restrictive et ciblée.

Du côté des partis régionalistes, Junts continue de subordonner toute réforme d’ampleur à un transfert de compétences migratoires à la Catalogne. L’accord conclu entre Podemos et le gouvernement central, en dehors de ce cadre, risque ainsi de raviver les tensions avec les partenaires indépendantistes, déjà critiques d’une recentralisation des décisions stratégiques.

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