mercredi 10 août 2022

Documents judiciaires révèlent que l’interdiction de voyager au Canada n’avait pas de fondement scientifique (m à j)

Le 13 août 2021, le gouvernement fédéral canadien a annoncé que toute personne non vaccinée contre la COVID ne pourrait bientôt plus prendre l’avion ou le train. Si vous viviez à Montréal et vouliez rendre visite à votre mère sur son lit de mort à Paris ou à Bruxelles, vous étiez obligé de vous plier à la volonté de Justin Trudeau et vous faire vacciner. De même pour prendre le train ou l’avion afin d’aller de Québec à Toronto.

Jennifer Little, directrice générale de Relance post-COVID, l’unité gouvernementale qui a élaboré ce décret, l’a qualifié de « l’une des obligations de vaccination les plus strictes pour les voyageurs au monde ».


Des documents récemment publiés dans le cadre d’une poursuite en justice lèvent le voile sur la prise de décision derrière cette exigence vaccinale pour voyager. Ces documents indiquent que, loin de suivre la science, le Premier ministre et son cabinet se sont fondés sur des considérations politiques.

Deux jours après avoir annoncé l’obligation vaccinale, Trudeau a déclenché des élections anticipées, s’attendant vraisemblablement à ce que son Parti libéral, qui était minoritaire à la Chambre des communes, profite de l’annonce et soit catapulté à la tête d’une majorité. Les libéraux n’ont pas réussi à remporter la majorité aux élections de septembre 2021. Entre-temps, environ cinq millions de Canadiens non vaccinés se sont vu interdire de rendre visite à leurs proches, de travailler ou de voyager. Trudeau, pour sa part, est resté au pouvoir. Même si les conservateurs ont remporté le vote populaire lors des deux dernières élections, à cause du système parlementaire du Canada, ils n’ont pas obtenu le plus de sièges.

Les documents judiciaires font partie d’une poursuite intentée par deux résidents canadiens contre le gouvernement. Jusqu’au mois dernier, ils étaient sous scellés.

Les deux plaignants sont propriétaires d’entreprises. Tous deux ont de la famille en Grande-Bretagne. Ils se nomment Harrison et Rickard. Ils ont refusé de se faire vacciner au motif de leur autonomie corporelle. Tous deux étaient réticents à identifier leurs entreprises par peur de perdre des clients.

L’avocat des deux plaignants, Sam Presvelos, a déclaré que toutes les décisions gouvernementales liées à la santé publique exigeaient la transparence : « Les fonctionnaires ne devraient pas se cacher derrière un voile de mystère ».

Le but de la poursuite en justice est de soulever ce voile et de mettre en lumière la base non scientifique de ce décret.

 

Justin Trudeau et sa famille arrivent en jet privé au Costa Rica le 1er août 2022. Sa fille Ella-Grace Margaret éternue plusieurs fois. Aucun masque pour Trudeau et son entourage qui nous gouvernent. L'austérité pour lutter contre le changement climatique, c'est aussi juste bon pour les contribuables assujettis aux taxes et impôts canadiens.

 

 Entre autres choses, les documents judiciaires révèlent que :

  • Personne dans l’unité Relance post-COVID, y compris Jennifer Little, la directrice générale, n’avait de formation formelle en épidémiologie, en médecine ou en santé publique.
  • Little, qui détient un diplôme de premier cycle en littérature de l’Université de Toronto, a témoigné qu’il y avait 20 personnes dans l’unité. Lorsque Presvelos lui a demandé si quelqu’un dans l’unité avait une expérience professionnelle en santé publique, elle a dit qu’il y avait une personne, Monique Saint-Laurent. Selon le profil LinkedIn de St.-Laurent, elle semble être une fonctionnaire qui a brièvement travaillé pour l’Agence de la santé publique du Canada. Saint-Laurent n’est pas médecin, dit Little. Jointe au téléphone, Mme Saint-Laurent a confirmé qu’elle était membre de Relance post-COVID. Elle a transmis toutes les autres questions à un porte-parole du gouvernement.
  • Mme Little a suggéré qu’un haut fonctionnaire du Cabinet du Premier ministre ou peut-être le Premier ministre lui-même avait ordonné à la Relance post-COVID d’imposer l’obligation vaccinale pour voyager. (Lors de son contre-interrogatoire, Little a répondu à Presvelos qu’à plusieurs reprises des « discussions » sur cette obligation s’étaient tenues en « haut » lieu et en « très haut » lieu.) Mais elle a refusé de dire qui avait donné à son équipe l’ordre d’imposer l’obligation vaccinale de voyage. « Je ne suis pas libre de divulguer quoi que ce soit soumis au secret du Cabinet », a-t-elle déclaré.
  • Le terme « secret du cabinet » est à souligner, car il fait référence au Cabinet du Premier ministre. Cela signifie que Mme Little ne pouvait pas dire qui avait ordonné à l’unité Relance post-COVID d’imposer la vaccination aux voyageurs parce que quelqu’un au plus haut niveau du gouvernement était apparemment derrière cette décision.
  • Dans les jours qui ont précédé la mise en œuvre de l’obligation vaccinale pour voyager, les responsables des transports cherchaient frénétiquement une justification scientifique. Ils ont échoué.

Cela est devenu apparent lors d’un échange de courriels dans la seconde moitié d’octobre 2021 entre Aaron McCrorie et Dawn Lumley-Myllari. McCrorie est le sous-ministre adjoint associé pour la sûreté et la sécurité à Transports Canada, le ministère qui héberge Relance post-COVID. Lumley-Myllari est fonctionnaire à l’Agence de la santé publique du Canada. Dans cet échange de courriels, McCrorie semble chercher une justification crédible pour l’obligation vaccinale pour voyager. C’était moins de deux semaines avant que cette exigence n’entre en vigueur.

« Dans la mesure où des données mises à jour existent ou s’il existe des preuves plus claires des avantages de la vaccination pour la sécurité des utilisateurs ou d’autres parties prenantes du système de transport, il serait utile d’aider Transports Canada à soutenir ses mesures », a écrit McCrorie.

Quatre jours plus tard, le 22 octobre, McCrorie a de nouveau envoyé un message à Lumley-Myllari : « Nos besoins tombent à échéance le 30 octobre » — dans un peu plus d’une semaine — « nous avons donc besoin de quelque chose assez rapidement ».

Le 28 octobre, Lumley-Myllari a répondu à McCrorie avec une série d’avantages sous forme de liste à puces décrivant, d’une manière générale, ceux des vaccins anti-COVID. Elle n’a pas répondu à la question de McCrorie liée aux transports, notant que l’Agence de la santé publique du Canada mettait à jour ses « considérations de santé publique » en ce qui concerne l’obligation vaccinale.

Deux jours plus tard, le 30 octobre, cette obligation rentrait en vigueur.

Puis, huit mois et demi plus tard, le 14 juin 2022, alors que la grogne montait au Canada, les représentants du gouvernement annoncèrent qu’ils suspendaient cette obligation, bien qu’ils aient clairement indiqué qu’ils pouvaient le reprendre à tout moment.

Quelques jours plus tard, les avocats du gouvernement ont déposé une requête visant à mettre fin à la poursuite de Harrison et Rickard au motif qu’elle était désormais sans objet — et, selon l’avocat Presvelos, pour s’assurer que le public ne verrait jamais les documents judiciaires.

Ainsi, le 12 juillet, Presvelos a déposé une requête en dommages-intérêts supplémentaire, arguant que ses clients avaient subi des dommages pendant l’obligation vaccinale pour voyager. Ni Harrison ni Rickard n’ont dit qu’ils voulaient de l’argent. Le but était de s’assurer que la poursuite ne disparaisse pas et que les documents judiciaires soient rendus publics. Mais même ainsi, le fonctionnement interne de l’unité relance post-COVID et, plus généralement, les raisons du gouvernement Trudeau pour imposer l’obligation vaccinale restent opaques.

Relance post-COVID n’a pas de site sur la Toile et son nom n’apparaît presque nulle part dans les archives gouvernementales. (Il y a une brève mention à l’unité dans le document d’orientation annonçant qu’à compter du 20 juin, l’obligation vaccinale serait suspendue.)

« Le gouvernement Trudeau a prétendu suivre La Science quant à la COVID, mais cette science est étrangement différente de partout ailleurs dans le monde », a déclaré Bruce Pardy, professeur de droit à l’Université Queens et ancien membre du conseil d’administration du Centre juridique pour les libertés constitutionnelles, un centre juridique conservateur. Selon le professeur Pardy, « ses politiques sont basées sur la rancune, la division et la politique pure. La COVID sert maintenant d’excuse pour punir les ennemis idéologiques du gouvernement. »

Harrison et Rickard voulaient exposer la vérité derrière l’exigence vaccinale pour voyager : qu’elle était motivée par la politique et non la science. Ils pensaient qu’ils avaient le droit de refuser un vaccin sur lequel ils avaient fini par avoir des doutes. Ils ont dit qu’ils faisaient cela pour tous les Canadiens, même ceux qui pensaient qu’ils avaient tort.

« L’aspect le plus répréhensible dans la gestion de cette pandémie, a déclaré Rickard dans son attestation sous serment, c’est le comportement haineux, vindicatif et inutilement clivant dont j’ai été témoin de la part de voisins, d’amis, de membres de la famille, de collègues et de notre gouvernement. Les paroles et les actions du gouvernement, qui ont fondé les politiques vaccinales, sans considération pour les personnes non vaccinées, sont loin du Canada chaleureux, bienveillant et attentionné où je me souviens avoir vécu. »

En septembre, un juge décidera s’il y a lieu d’annuler le procès. Jusqu’à présent, 16 responsables gouvernementaux ont témoigné. Même si ce genre d’affaires n’aboutit presque jamais — il y a eu plusieurs contestations judiciaires des mandats, et toutes ont été rejetées — Harrison et Rickard, d’une certaine manière, ont déjà gagné : ils ont mis en lumière la cuisine des décisions gouvernementales. Cela n’a peut-être pas d’importance. « Je trouve que l’idée d’impuissance est répandue au Canada », de déclarer Harrison. « L’idée de protester ne vient pas naturellement ici. Il y a une tendance chez les gens à garder la tête basse, ce que je ne comprends pas, et le gouvernement exploite cette tendance. »

 Le document sous serment en question (PDF, 1299 pages)

 

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