mardi 22 novembre 2022

Après la chute de 40 % de son action, Disney limoge son directeur général « woke »

Bob Iger, celui qui a attiré Star Wars (La Guerre des étoiles), Pixar et Marvel chez Disney, en plus de défier la domination de Netflix parmi les plateformes de diffusion en continu, remplacera le directeur général Bob Chapek, celui-là même qui lui avait succédé en 2020 et dont le mandat de deux ans a été marqué par des conflits, des faux pas et une performance financière en baisse.

Bob Iger, à Los Angeles, le 6 novembre 2021

Cette annonce survient deux semaines après que les performances financières trimestrielles de Disney ont été bien en deçà des attentes de Wall Street en matière de bénéfices et de revenus, faisant chuter les actions de 12 %. Les actions de The Walt Disney Company ont baissé de 40 % cette année.

Mais ce sont les résultats du groupe sur le marché de la diffusion en continu qui ont déçu les marchés et ont fait perdre à l’action de Disney plus de 40 % depuis le début de l’année. Les plateformes Disney+, ESPN+ et Hulu ont en effet engrangé une perte opérationnelle de près de 1,5 milliard de dollars.

À l’ouverture des marchés, lundi, les actions de la société ont bondi de 8 %, la nomination de M. Iger prenant effet immédiatement.

Le mandat de directeur général de M. Chapek a également été marqué par ce que beaucoup considéraient comme des erreurs.

En 2022, le premier avait été au cœur d’une polémique concernant une loi jugée anti-LGBT en Floride.

La société s’est retrouvée mêlée à une bataille publique avec le gouverneur Ron DeSantis, après que l’État d’origine de Disney, la Floride, a promulgué une mesure interdisant l’enseignement de l’orientation sexuelle et de l’identité de genre dans les écoles primaires jusqu’à la troisième année, une loi que certains ont surnommée « don’t say gay ». 

M. Chapek est resté silencieux publiquement au début, ce qui a déclenché un tollé chez les employés. Lorsque M. Chapek a ensuite dénoncé la mesure, cela a mené à une réaction politique des élus conservateurs et des médias incitant au boycottage et qualifiant Disney de « woke ».

 

Source : Presse canadienne

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