dimanche 17 août 2014

Canada — Financement par élève serait supérieur pour les écoles autochtones aux écoles publiques

Selon l'Institut Fraser, contrairement à ce qu'on allègue souvent, le financement moyen par étudiant au Canada pour les écoles primaires et secondaires situées sur les réserves des Premières nations est égal ou, dans certaines provinces, supérieur au financement moyen de tous les autres élèves canadiens.

Entre 2006 et 2011, le financement en éducation pour les Premières Nations est passé de 1,3 milliards de dollars à plus de 1,5 milliards de dollars, contredisant de la sorte le mythe souvent répété que la croissance du financement a été limité à deux pour cent. Enfin, sur une base par élève en 2010/11, le financement global moyen pour les étudiants vivant dans les réserves s'élevait à 13 524 $. Il était plus supérieur au financement de tous les autres étudiants canadiens qui fréquentent l'école publique (11 646 $).





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1 commentaire:

Anonyme a dit…

Entretemps, vous avez lu ?

· Mario Dumont | Le Journal de Montréal | 2014-08-15 à 19H10

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· Il faut se pincer pour croire que cette histoire revient dans l’actualité : des familles de Kahnawake reçoivent des avis d’expulsion. Ce n’est ni parce qu’ils se comportent mal, ni parce qu’ils refusent les règles locales qu’ils doivent partir, c’est purement pour une question raciale. L’un des deux conjoints du couple n’est pas Mohawk. La politique qu’on applique à Kahnawake : on ne veut que des Mohawks sur le territoire, et des Mohawks mariés avec des Mohawks point à la ligne ! Quiconque commet la faute de partager sa vie avec une personne non mohawk doit ramasser ses pénates et sortir. Pour ceux qui vivent déjà dans cette situation, une procédure d’expulsion s’enclenche. Voilà une pratique inadmissible en vertu de tous les principes moraux et civiques qui sont en vigueur dans notre pays. Des tests de pureté raciale qui remontent jusqu’aux arrière-grands-parents ? Des expulsions d’un territoire sur une base raciale ? Rien de cela ne peut s’imaginer ici au Québec en 2014.

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· L’Identité des Mohawks

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· Les Mohawks ont tout à fait le droit de défendre leur identité, puisque c’est le motif principal invoqué depuis des années pour justifier ces honteuses expulsions. Cependant, l’identité doit être regardée comme pouvant être partagée par de nouveaux individus quel que soit leur pedigree ethnique. On ne peut pas fermer la porte aux individus qui n’ont pas les bons aïeux. Imaginez un instant si le Québec retirait des droits aux Québécois qui ne marient pas des Québécois de souche, sous prétexte qu’ils diluent l’identité. On entendrait à juste titre les dénonciations de racisme et certains iraient jusqu’à l’ONU pour dénoncer ce non-respect des droits fondamentaux. La situation des Mohawks est certes différente puisqu’ils vivent avec le statut de réserve tel que défini par la Loi sur les Affaires indiennes du Canada. Nous pouvons comprendre les limitations imposées par cette loi et certaines frustrations qui en découlent. Mais rien ne justifie des expulsions aussi en contravention avec les droits fondamentaux.

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· Tout le monde se tait

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· En 2010, lorsque des expulsions du même genre avaient été pratiquées à Kahnawake, les gouvernements avaient fait toutes les contorsions possibles pour ne pas s’en mêler. Le ministère des Affaires indiennes s’était appuyé sur des considérations techniques et administratives pour éviter de se mouiller. Même chose pour les élus politiques qui voudront faire dévier cette affaire en direction des tribunaux pour éviter d’y tremper le bout de leur gros orteil. Si cela se passait à l’autre bout du monde, les mêmes élus iraient de déclarations de principe tonitruantes pour dénoncer la situation.

http://www.journaldemontreal.com/2014/08/15/pur-sang-a-kahnawake