vendredi 4 octobre 2019

Face à John Wayne qui ne veut pas mourir, le changement démographique et l'argent des progressistes

Chronique d’Éric Zemmour du Figaro sur le livre d’une jour­na­liste fran­co-amé­ri­caine et l’Amé­rique de Trump : un ouvrage qui ne res­semble pas du tout à ce qu’on pou­vait craindre.



Long­temps, elle a été comme les autres. Jour­na­liste, donc de gauche, for­cé­ment de gauche ; chef de bu­reau de Ra­dio France à Wa­shing­ton, cette ba­rou­deuse ac­com­plie (Af­gha­nis­tan, Chine, Afrique du Sud, etc.) s’iden­ti­fiait à ses confrères, pour la plu­part dé­mo­crates ; fran­çaise, elle se rê­vait Amé­ri­caine, se­lon un pro­ces­sus im­pé­rial dé­crit ad­mi­ra­ble­ment par Ré­gis De­bray. Un mo­dèle ac­com­pli de confor­misme. Quand elle ac­quiert en­fin sa pré­cieuse na­tio­na­li­té amé­ri­caine, Lau­rence Si­mon croit avoir at­teint son Graal ; elle en­tame son che­min de Da­mas. Elle nous le dé­crit avec une rare hon­nê­te­té et un pro­fes­sion­na­lisme jour­na­lis­tique qu’on ne peut que louer, ce qu’on ne fe­ra pas pour son style, ex­ces­si­ve­ment re­lâ­ché et par­lé.

Mais l’in­té­rêt du fond l’em­porte sur la mé­dio­cri­té de la forme : Lau­rence Si­mon nous montre une Amé­rique qui res­semble de plus en plus à la vieille Eu­rope et en par­ti­cu­lier à la France, le plus sou­vent pour le pire, et ra­re­ment le meilleur. Notre jour­na­liste fran­co-amé­ri­caine nous dé­crit la mort an­non­cée de l’Amé­rique de Toc­que­ville, cette Amé­rique blanche, chré­tienne, très chré­tienne, fon­dée sur les va­leurs du tra­vail et de la li­ber­té, pour être rem­pla­cée par une Amé­rique de plus en plus athée, de plus en plus ca­tho­lique et mu­sul­mane, au dé­tri­ment des pro­tes­tants, de moins en moins blanche, de plus en plus so­cia­liste, de plus en plus gou­ver­née par le po­li­ti­que­ment cor­rect, de plus en plus do­mi­née par les « mi­no­ri­tés » eth­niques et sexuelles, qui bé­né­fi­cient d’un fi­nan­ce­ment mas­sif de mil­liar­daires pro­gres­sistes dont So­ros est la tête de proue — et la tête de Turc des po­pu­listes — mais loin d’être la seule. Ain­si la Fon­da­tion Car­ne­gie avait-elle dé­pen­sé en 2003 100 mil­lions de dol­lars pour dé­fendre l’im­mi­gra­tion (lé­gale et illégale).

C’est une des ca­rac­té­ris­tiques amé­ri­caines : l’ar­gent coule à flots pour l’ex­trême gauche, qu’elle soit im­mi­gra­tion­niste, fé­mi­niste, LGBT, ou car­ré­ment is­la­miste. Toutes ces or­ga­ni­sa­tions, sou­te­nues par les bo­bos d’outre-At­lan­tique, ont noyau­té les uni­ver­si­tés, les mé­dias, et uti­lisent la jus­tice pour faire taire et rui­ner leurs ad­ver­saires. Comme en France. Plus qu’en France. La ri­chesse des do­na­teurs et l’ins­ti­tu­tion­na­li­sa­tion des lob­bys, qui trans­forment la quête de voix en achats de voix, fa­vo­risent les riches (les do­na­teurs) et les bien or­ga­ni­sés (les mi­no­ri­tés). Dans le pays d’Oc­ci­dent qui fut le plus ré­tif au so­cia­lisme et au mar­xisme, le po­li­ti­que­ment cor­rect a conquis de haute lutte l’hé­gé­mo­nie cultu­relle dont par­lait Gram­sci. Lau­rence Si­mon n’hé­site pas à mettre en cause Ba­rack Oba­ma icône dans les mé­dias fran­çais — et les in­fluences so­cia­listes, voire com­mu­nistes, qui ont nour­ri sa jeu­nesse mi­li­tante.

Cette femme si mo­derne dé­nonce sans fard l’évo­lu­tion des mou­ve­ments fé­mi­nistes. Ayant in­ter­viewé avant sa mort la Si­mone de Beau­voir amé­ri­caine, Bet­ty Frie­dan, elle ose rap­pe­ler qu’« en pri­vé, comme dans ses écrits, elle ex­pri­mait sur le tard ses craintes de voir le mou­ve­ment fé­mi­niste in­ves­ti par les les­biennes [et désormais les hommes trans, voir le président de la Fédération des femmes du Québec...], au nom de l’in­clu­sion, mais aus­si au risque de l’ex­clu­sion des autres femmes. L’his­toire lui a don­né rai­son ».

Cette triple ré­vo­lu­tion dé­mo­gra­phique, idéo­lo­gique, so­cio­lo­gique est en train de trans­for­mer la gauche amé­ri­caine. Le Par­ti dé­mo­crate trouve un charme nou­veau aux thèses so­cia­listes, mais pas seule­ment : le fé­mi­nisme, l’ho­mo­sexua­lisme, voire le tran­sexua­lisme agres­sifs forment un couple bi­zarre et pa­ra­doxal avec la mon­tée en son sein de l’is­la­mo-gau­chisme, et son frère de lait, l’an­ti­sé­mi­tisme. Il­han Omar siège voi­lée à la Chambre des re­pré­sen­tants. Les uni­ver­si­tés amé­ri­caines sont ar­ro­sées par la manne fi­nan­cière dé­ver­sée par l’Ara­bie saou­dite et le Qa­tar. Dès l’école pri­maire, l’en­doc­tri­ne­ment pro­gres­siste prend le pas sur l’ins­truc­tion.


Mais le plus tra­gique, et le plus poi­gnant, est le ta­bleau qu’elle des­sine de l’Amé­rique blanche : un dé­clin dé­mo­gra­phique qui s’ac­com­pagne d’un dé­clin pro­fes­sion­nel, so­cial, sa­ni­taire, et même sexuel. Un vé­ri­table dé­sastre : « Par­mi les pays riches, les É.-U. ont le taux de mor­ta­li­té in­fan­tile le plus haut et l’es­pé­rance de vie la plus basse. (…) Un en­fant sur cinq a faim et quatre sur cinq sont mal nour­ris (sans ou­blier la dépendance mé­di­cale aux opia­cés) (…). Le ni­veau de tes­to­sté­rone a chu­té dans les pays de l’Ouest et sur­tout chez les hommes blancs de la classe ou­vrière et de la classe moyenne. (…) Les chances des en­fants de la classe moyenne de faire mieux que leurs pa­rents ont chu­té de 90 à 50 %, mais les re­ve­nus des Amé­ri­cains les plus riches ont plus que tri­plé. » Entre 1999 et 2014, aug­men­ta­tion de 43 % des sui­cides chez les hommes blancs et 10 % des hommes blancs de 25 à 54 ans n’ont plus de tra­vail.

Chiffres en ra­fale qui s’ex­pliquent par une double po­li­tique née dans les an­nées 1960 : d’une part, une ou­ver­ture mas­sive à l’im­mi­gra­tion ve­nue du monde en­tier, alors qu’elle était li­mi­tée, jus­qu’en 1965, à ceux ve­nus d’Eu­rope ; une mise en œuvre des mé­thodes de dis­cri­mi­na­tion po­si­tive en fa­veur des Noirs, puis des femmes, qui s’est trans­for­mée au fil des an­nées en une po­li­tique de dis­cri­mi­na­tion pure et simple des hommes blancs, même très qua­li­fiés, au pro­fit des femmes, sur­tout si elles ap­par­tiennent à une mi­no­ri­té eth­nique.


Cette double pression conduit la majorité blanche à devenir minoritaire dans son propre pays et les hommes blancs hétérosexuels à devenir des citoyens de troisième catégorie au pays de John Wayne.

On aura compris que les progressistes auront ramené l’Amérique à la guerre des sexes, et à la guerre des races, et à la guerre des classes. On aura compris que le vote Trump aura été le dernier cri de ces « hommes blancs des classes populaires » (et souvent de leurs femmes) qui refusent de mourir. On aura compris que notre journaliste non seulement comprend, mais approuve ce sursaut vital. On aura compris que cette course de vitesse contre le temps et la mort de l’Amérique blanche donne au mandat de Trump une couleur tragique, bien loin des insultes dont il est abreuvé et des clowneries dont il est coutumier.

Les bobos américains
de Laurence Simon
paru le 1 juillet 2019
aux éditions Balland
à Paris,
540 pagesISBN-13 : 978-2940556274
Présentation de l’éditeur

Les Français n’ont pas le monopole du Bobo, ni du Coco. Bobos Sans Frontières est une organisation à but lucratif qui a traversé l’Atlantique depuis longtemps. Ses membres américains sont honteux d’être américains et veulent désespérément ressembler aux français (du 6e arrondissement de Paris, ou de l’Ile de Ré.) Ils ont donc décidé d’entrer en résistance. Il n’y a pas de décalage horaire entre les bobos français et les U.S. bobos qui louent le système socialiste. Les résistants français se battaient contre les troupes allemandes au péril de leurs vies. Foin de ce détail pour les bobos américains qui jouissent, dans une démocratie certes imparfaite, du droit d’expression le plus libre au monde. Les élites gauchistes formées à Yale et Harvard, à force de blâmer les péquenots et de défendre des minorités radicalisées ont poussé la frange modérée des États-Unis à refuser de voter pour Hillary Clinton en 2016. L’élection de 2020 ne se présente pas beaucoup mieux pour les bobos, surtout avec une économie qui repart et des « affaires » qui se dégonflent.

Biographie de l’auteur

Laurence Simon a parcouru de nombreux pays comme grande reporter de 1986 à 2001 (Turquie, Irak, Afghanistan, Chine, Inde, Soudan, Allemagne de l’Est où elle couvre la chute du Mur de Berlin en direct, Afrique du Sud où elle couvre la libération puis l’élection de Nelson Mandela, Serbie, Kosovo, Liban, Israël, Somalie, Kenya, URSSS et Russie...) avant d’être nommée en poste à Washington pour Radio-France et de devenir correspondante à la Maison-Blanche. Laurence a été accréditée Défense pendant de nombreuses années et elle a vécu l’expérience du combat. Elle a étudié à l’IHEDN (Institut des Hautes Études de la Défense Nationale.) Journaliste franco-américaine, elle vit aux États-Unis depuis 2000. Elle a aussi un Master en addictologie.



Belgique — Connaissances scientifiques des élèves sur le climat en recul

Si la jeunesse est mobilisée en masse pour « sauver la Planète » et le climat, les savoirs scientifiques des élèves pour appréhender le réchauffement climatique (un peu plus d’un degré en un siècle) laissent à désirer. Une enquête effectuée auprès de plus de 3 250 jeunes de 5e et 6e secondaire, tant en Flandre qu’en Fédération Wallonie-Bruxelles, montre que leurs connaissances sont en recul par rapport à 2015.

« Le plus grand fossé observé est, comme toujours, celui qui sépare les élèves selon le type d’enseignement qu’ils fréquentent », regrette l’ASBL Appel pour une école démocratique (APED), à l’origine de l’étude. Cette ONG n’est en rien climatosceptique, mais plutôt à gauche, elle veut lutter contre les « inégalités scolaires » et cherche à ce que l’école transmette une « compréhension du monde » particulière, dans ce cas-ci il s’agit de « sensibiliser » encore davantage sur les enjeux climatiques et les migrants « climatiques » qu’il faudrait accueillir.... 

L’enquête, effectuée par questionnaire entre les mois d’avril et de mai 2019, a sondé 3 259 élèves de 5e et 6e secondaire fréquentant l’enseignement général, technique, professionnel ou technique de qualification.

Aujourd’hui, seuls 13 % des élèves comprennent ce qu’est l’effet de serre, le mécanisme par lequel les émissions de CO2 contribuent au réchauffement climatique. Ils étaient 19 % en 2015... Dans l’enseignement professionnel, on tombe à 4,6 % de bonnes réponses, soit deux fois moins qu’en 2015,62 % des élèves croient erronément que les centrales nucléaires sont émettrices de CO2. Ils n’étaient « que » 47 % en 2015. Par contre, seul un élève sur deux identifie correctement les centrales électriques au gaz et l’élevage animal comme émetteurs de gaz à effet de serre.

En 2015, 31 % des élèves croyaient que l’hydrogène était une énergie renouvelable (alors qu’il ne s’agit pas du tout d’une source d’énergie, mais seulement d’un moyen de la stocker). Ce pourcentage grimpe désormais à 48 %.

40 % des élèves croient tout à fait erronément qu’un déplacement en train émettrait autant, voire davantage, de CO2 par voyageur qu’un déplacement en voiture.

Face à un graphique indiquant l’augmentation de température globale depuis un siècle, un élève sur deux s’avère incapable d’en faire une interprétation correcte.

Comme lors de l’enquête de 2015, une grande majorité des élèves (78 %) estime erronément que la fonte des glaces du pôle Nord contribuerait à l’élévation du niveau des mers.

Greta et les filles mènent le combat à Bruxelles


Lorsqu’on traduit ces connaissances en notes chiffrées sur une échelle de moyenne 500 et d’écart-type 100 (comme pour les points des enquêtes PISA), on observe qu’il n’y a pratiquement aucune différence entre francophones et néerlandophones, mais une avance de 24 points pour les garçons par rapport aux filles [alors que les filles sont systématiquement mises à l’avant du combat contre le réchauffement climatique] et un énorme écart de 105 points entre les élèves de l’enseignement général et ceux de l’enseignement professionnel.


Greta et les filles à Washington

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Entretien avec un professeur du secondaire qui encourageait ses élèves à manifester pour le climat : il n’en connaissait pas plus que les étudiants sur les bases physiques du « réchauffement climatique ». Édifiant...




L’école privée n’est pas à blâmer

Lettre ouverte de Jim Gordon, Enseignant dans une école privée.

En lisant récemment dans Le Devoir que notre système scolaire se classe bon dernier sur l’échelle de la justice sociale, et au moment où Québec s’apprête à démanteler les commissions scolaires, je présente humblement mon témoignage en guise de piste de réflexion.

J’enseigne dans l’un des plus prestigieux collèges privés de Montréal depuis bientôt quatre ans. Et pourtant, j’ai fréquenté une très modeste école publique de Trois-Rivières. Milieu peu scolarisé, famille disloquée, adolescence plus que difficile : l’éducation publique m’a certainement sauvé du naufrage. Elle m’a permis de me faufiler du cégep au collège militaire, de la littérature à la philosophie, pour aboutir à l’enseignement au secondaire. Parcours ironique d’un jeune homme qui détestait l’école. Et qui aujourd’hui enseigne dans une école privée. Honte à moi !

Vraiment ?


Après des études de deuxième cycle en littérature et en philosophie, je fus pris par l’envie de transmettre aux jeunes le savoir qui m’avait sauvé. Mais n’enseigne pas qui veut dans ce « système »… Dépourvu du brevet d’enseignement, j’ai dû subir, pendant trois ans et demi, la maîtrise « qualifiante » offerte à temps partiel depuis quelques années. L’horreur ! Que de temps perdu ! Que de sectarisme !

Enfin, j’ai tenu bon. Puis, deux stages non rémunérés dans des écoles publiques m’ont permis de mesurer la terrifiante réalité des enseignants du « système » public. Aucune valorisation. Très peu de soutien. Une énorme machine administrative qui déshumanise le rapport à l’école. Et, je dois le dire, des enseignants pas toujours motivés, souvent blasés, presque toujours étouffés par l’anxiété et souffrant très souvent d’une formation disciplinaire très lacunaire. Mais il va sans dire que les écoles publiques comptent aussi parmi leurs rangs des enseignants chevronnés qui changent le monde un élève à la fois.

Enfin, c’est à ce moment qu’une alerte d’emploi a surgi dans ma boîte de réception. Une entrevue, et je fus engagé. Du jour au lendemain, j’étais devenu un enseignant. Et j’étais parmi d’autres enseignants au parcours atypique, des gens avec plusieurs diplômes, qui valorisent la culture et le savoir ; des gens qui me considéraient déjà comme leur égal. Ainsi l’école privée me donna accès à un bureau personnel, à du soutien administratif, à une source de valorisation constante et à des moyens concrets pour atteindre mes objectifs pédagogiques. Allais-je refuser cette chance inouïe pour éviter d’encourager un système à deux vitesses ? Allais-je plutôt m’entêter à passer par l’enfer de la suppléance, de la bureaucratie et des tâches d’enseignement ridicules que l’on offre aux nouveaux enseignants ? Non, merci.

À vous qui avez du pouvoir : si vous voulez que l’école publique rivalise avec l’école privée, donnez-lui les moyens de le faire. Cela commence par des enseignants passionnés qui se sentent soutenus et valorisés. Que ces professionnels de l’éducation deviennent réellement une élite culturelle ! Et qu’ils soient fiers, comme je le suis, d’enseigner dans leur école. Pour cela, il faut décentraliser le « système ». Suivez le modèle norvégien et donnez davantage de pouvoir aux écoles. Et valoriser les études ne ferait pas de mal : comment est-ce possible qu’un enseignant qui a 20 ans de scolarité ne puisse accéder in fine à un meilleur salaire qu’un simple bachelier ? Je n’y comprends rien.

Non, selon moi, le problème du « système » ne réside pas dans les écoles privées, mais dans le sectarisme pédagogique des facultés d’éducation, dans la mauvaise formation des maîtres, dans le sous-financement du réseau public et dans la déshumanisation de l’appareil administratif des commissions scolaires.

Mais qui suis-je pour juger ? Je ne suis après tout qu’un enseignant…

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