mercredi 23 avril 2008

Novlangue au Monopole : le mot athée désormais tabou

Le Journal de Montréal du 19 avril nous apprend que les élèves du cours d'ECR n'entendront pas prononcé le terme d'« athéisme », car le Monopole de l'Éducation aurait jugé ce mot trop « négatif » pour les jeunes oreilles. Ou s'agit-il plutôt de ne pas effrayer — pour l'instant — les parents croyants, le temps d'imposer le programme sans trop de résistance ?

Le Ministère en serait venu à la conclusion que le mot athée était tabou après avoir consulté 18 experts universitaires. Il faudrait donc user de circonlocutions pour enseigner la même chose :

« On pourra parler de gens qui donnent un sens à leur vie sans avoir de croyance religieuse. On pourra dire que ces gens n'ont pas de religion, mais le mot athée ne sera pas dans les manuels car il est tabou », signale Denis Watters.

Ministre Courchesne catégorique — quelle surprise !

Le 18 avril, Michelle Courchesne a pourtant été catégorique : l'époque des cours religieux est révolue, et toutes les écoles — y compris les écoles confessionnelles — sont obligées par le Monopole d'adhérer au nouveau régime pédagogique et devront donner le cours d'éthique et culture religieuse.

1 commentaire:

Bernard Couture a dit…

Comme si le mot "athée" se définissait par "personne qui donne un sens à sa vie sans religion"... Tout le monde ne donne pas un sens à sa vie. Combien de Québécois auraient quelque chose à répondre à la question "quel est le sens de la vie?"

Encore une fois, on voit le relativisme inhérent à ce programme. Si les athées "donnent un sens à leur vie sans religion"... c'est donc que l'athéisme et la foi, c'est kif-kif!