lundi 8 novembre 2010

Enseignante d'ECR déguisée en curé...enfin pas dans la Voix de l'Est

La Voix de l'Est a publié deux lettres « spontanées » d'écoliers de Granby (secondaires IV et V) qui défendent le cours ECR. Ce journal de Granby a également consacré un article à une enseignante ECR, Mme Bergeron, professeur de ces deux écoliers.

Un de cet élève de Mme Bergeron s'en prend au cégépien dont nous avions publié ici la lettre. Visiblement, la critique de ce jeune étudiant a porté et le fait qu'il soit jeune et ait pu assister en tant qu'élève au cours ECR et ne pas l'apprécier a piqué à vif certains.

Le cours ECR nous apprend le bien et le mal, sans jamais être jugé...

Une des élèves anonymes de l'enseignante de Granby dit que sa professeur Claire Bergeron « nous donne tellement d'exemples de ce qui n'est pas bien. » Alexandra Courtemanche dans sa lettre publiée dans la Voix de l'Est dit la même chose : « On apprend ce qui est bien ou mal, à s'exprimer librement en disant ce que l'on pense sans jamais être jugé car nous avons tous notre vision du monde. »

On ne sait plus très bien que croire. D'une part, comment est-ce que la professeur peut être neutre comme le programme gouvernemental lui enjoint de l'être et parler du bien et du mal de manière concrète ? En fonction de quelles valeurs, de quelle vision du monde ? L'avortement est-il bien ou mal   ? L'euthanasie ? L'homosexualité ? La liste peut être très longue : le divorce, la polygamie, l'infidélité sexuelle, les manipulations génétiques, l'hédonisme, la sexualité précoce, l'athéisme ?

D'autre part, comment un élève peut-il apprendre le bien et le mal de son professeur sans que jamais ses propos d'élève ne soient jugés tout en admettant que tout se valle (« car nous avons tous notre vision du monde ») ? C'est la quadrature du cercle. Ou peut-être simplement des propos quelque peu contradictoires appris en classe et régurgités pour la galerie...

« La lutte contre l'homophobie »

Alexandre Gemme dit fièrement que les jeunes adolescents débattent « chaque jour » de sujets comme « le suicide assisté » ou « encore l'homophobie ». Quand on sait ce que cache dans les programmes scolaires le slogan gouvernemental de « lutte contre l'homophobie » (la normalisation de l'homosexualité comme choix légitime et égal à l'hétérosexualité), il y a fort à parier à la lumière du vocabulaire intégré par l'élève (« homophobie » et non « homosexualité ») que le cours fut partisan et tenta bien de légitimer l'homosexualité et non pas seulement de limiter, par exemple, les brimades contre les jeunes garçons efféminés.

Halloween et la prêtrise des femmes

La Voix de l'Est trace un portrait complaisant et modéré de l'enseignante d'Alexandre. Ses « élèves [...] disent apprécier beaucoup le cours ».

Pourtant, sous le couvert de l'anonymat, une personne nous a déclaré ne pas avoir été heureuse de voir cette enseignante « neutre » se déguiser en curé lors de l'Halloween pour ensuite se lancer devant sa classe captive dans un sermon sur pourquoi les femmes devraient pouvoir devenir prêtres... On peut faire mieux en termes de neutralité...

« Notre belle jeunesse », « nos enfants », « au nom de tous et chacun », « obligatoire »

Il y a quelque chose de missionnaire dans le ton des lettres des élèves. Sur un ton désinvolte, des jeunes de 15 ou 16 ans apostrophent leurs aînés et répètent ce qu'ils ont appris en classe : «  L'ouverture d'esprit, ça vous dit quelque chose ? »

On s'étonne aussi de lire un très jeune adolescent parler « de laisser une planète propre à nos enfants » alors qu'il vient à peine peut-être de quitter cette enfance et puis d'évoquer  « notre belle jeunesse ». Ce sont là des tournures que l'on associe plus à un adulte (cet élève serait-il atteint de psittacisme et reproduit-il les paroles de son enseignante ?) ou à un jeune bien peu modeste (pourquoi les gens qui pensent comme lui formeraient-ils « notre » belle jeunesse ?)

Alexandra Courtemanche pour sa part affirme « Je suis pour ce cours et je resterai toujours en faveur. » Au-delà de la formulation étrange (rester en faveur sans « de » signifie « continuer à plaire »), on admirera l'assurance de la jeune fille, sa foi. Comment peut-elle affirmer ce qu'elle pensera dans 20 ou 30 ans quand elle réfléchira avec plus de détachement au cours qu'elle a été obligée de suivre ?

Alexandra dit aussi parler « au nom de tous et chacun ». (On dira plus correctement en français « tout un chacun ».) Il est vrai que certains détracteurs du cours reprochent à ce programme de promouvoir l'esprit grégaire. Dès le primaire, les élèves participent en effet à des exercices de délibération où ils doivent examiner des questions éthiques « pour arriver à une décision commune ». C'est une critique que l'on fait aussi à toute la réforme pédagogique qui privilégie nettement le travail d'équipe au travail individuel (tout en affirmant vouloir développer l'autonomie éthique des élèves). Alexandra n'a sans doute jamais parlé avecles enfants de M. Alec Saint-Jean qui devaient subir les sarcasmes de toute une classe unanime. Comment savoir vraiment ce que pensent les élèves muets dans la classe d'Alexandra ? Oseraient-ils vraiment contredire publiquement leur professeur qui décide de leurs notes alors qu'ils n'ont entendu qu'un son de cloche de la part d'une personne en autorité ? N'est-il pas plus sage qu'Alexandra parle d'abord en son nom avant de s'arroger l'opinion des absents dans ce débat ?

Sûr d'elle-même, Alexandra n'hésite pas à déclarer que le cours doit être obligatoire. Voilà une jeune étudiante tolérante comme les zélotes du programme ECR les aiment bien : elle ne peut admettre de choix en la matière.

Invitation acceptée, mais qu'en dira la direction ?

Alexandre Gemme qui n'a sans doute jamais suivi d'autres cours de formation morale et religieuse à l'école et probablement jamais lu le programme officiel ECR (il est illisible) n'hésite pas à dire sur un ton impatient : « Alors aux adultes qui n'ont jamais suivi ce cours et qui s'obstinent quand même à dire qu'il vise à nous convertir à d'autres religions, j'aimerais les inviter à ne venir passer ne serait-ce qu'un cours de Mme Bergeron et à réfléchir à tout ce que j'ai écrit. »

On appréciera l'humilité du ton.

Étrangement, Alexandra Courtemanche dit a peu près la même chose dans les mêmes termes. Pure coïncidence à n'en pas douter. La lettre signée du nom de cette jeune fille affirme ainsi : « Les élèves ne sont pas influencés par le simple fait d'apprendre la culture religieuse des gens [...] Je vous l'écris pour vous faire comprendre qu'on [qui?] en a assez d'entendre critiquer notre [?] cours, lorsque vous n'avez jamais mis un seul pied dans nos classes pour y assister. Alors je vous invite à faire des démarches, allez assister à un cours ECR. »

D'une part, de nombreux parents ne craignent pas tant que leurs enfants se convertissent, par exemple, au judaïsme parce qu'ils apprendront quelques faits sur cette religion, mais plutôt que, par l'étude de 6 ou 7 religions toutes présentées superficiellement et comme d'une égale valeur pendant 11 ans, ils en viennent à considérer que ces religions se valent toutes, ce qui peut mener, notamment, à un syncrétisme religieux à la Hans Küng ou un relativisme agnostique. C'était, après tout, le but visé par Jean-Pierre Proulx quand il a proposé ce cours à la page 90 de son fameux rapport : « d’initier l’élève aux différentes cultures et aux différentes religions et de les présenter comme des manifestations de l’esprit créateur humain, tout aussi légitimes que la sienne ».

D'autre part, nous avons appris qu'un de nos lecteurs a accepté l'invitation du jeune Alexandre Gemme et de la jeune Alexandra Courtemanche et a demandé à pouvoir assister à plusieurs cours de Mme Bergeron et d'autres professeur d'éthique. Nous attendons de savoir si les directions des écoles concernées sont prêtes à accepter qu'un adulte soit enfin éduqué correctement par « notre belle jeunesse » si sûre d'elle-même.



Mise à jour

Notre lecteur nous informe qu'après de multiples tentatives pour joindre l'enseignante d'ECR, Claire Bergeron, pour accepter l'invitation des élèves à ce qu'un adulte opposé à « leur » cours y assiste. Mme Bergeron a refusé que ce monsieur y participe prétextant une vague opposition des parents. Selon ce lecteur outré : « dans le journal, cette professeur se donne le beau rôle, fait tancer les adultes qui n'apprécient pas ce cours par ses élèves influençables et obéissants, puis elle refuse l'invitation en privé. Est-ce là un comportement digne ? »

24 commentaires:

Durandal a dit…

« une personne nous a déclaré ne pas avoir été heureuse de voir cette enseignante "neutre" se déguiser en curé lors de l'Halloween pour ensuite se lancer devant sa classe captive dans un sermon sur pourquoi les femmes devraient pouvoir devenir prêtres »

Mais de quoi elle se mêle ?!?! Ça chiale quand les croyants revendiquent leur droit d'exister sur la place publique, mais ça ne se gêne pas d'interférer dans les affaires internes des églises.

Jean-Pierre Proulx a dit…

Une "Google alert" m'informe ce matin de ce que le rapport Proulx fait l'objet d'un commentaire de ce blogue.

Comme il propose une interprétation du but poursuivi par sa proposition d'implanter un cours de culture religieuse, je me permets de reproduire in extenso, le paragraphe dont est tirée la citation:

" Le citoyen vivant au sein d’une société démocratique doit pouvoir se situer et fonctionner à l’intérieur d’un contexte
qui est pluriel autant sur le plan culturel et religieux que sur le plan des valeurs. Idéalement, il doit aussi pouvoir apprécier cette diversité. Le Québec est devenu et continuera d’être une société d’immigration. Celle-ci apporte
des pratiques culturelles et des rites religieux différents de ceux de la population de souche. Le citoyen d’une société culturellement et religieusement
diversifiée est invité à s’ouvrir à ces nouvelles formes de vie, et là où la distance culturelle est trop importante, à pratiquer la tolérance, ne serait-ce que dans un premier temps. L’un des moyens de développer l’ouverture et la
tolérance à l’école est d’initier l’élève aux différentes cultures et aux différentes religions et de les présenter comme des manifestations de l’esprit
créateur humain, tout aussi légitimes que la sienne. L’organisation de la vie
scolaire, le « curriculum caché8 », aura également un effet sur le développement de ces compétences d’ouverture et de tolérance. Un contexte scolaire dans lequel les jeunes de différentes cultures et de différentes religions sont
en outre traités à tous égards en pleine égalité développera probablement davantage ces dispositions qu’une école qui, par l’un ou l’autre de ses aménagements institutionnels, donne à penser qu’une culture ou une religion est supérieure aux autres. Le défi est particulièrement grand au Québec vu
que le christianisme en général et le catholicisme en particulier occupent historiquement et démographiquement une place dominante." (p. 90)

Pour plus de précision encore quant aux buts visés par la proposition, il est utile de s'en référer à la page 211 où on lit ceci:

"L’enseignement culturel des religions veut répondre pour sa part aux quatre buts que l’État doit assigner à l’école en vue d’assurer à l’élève une formation adéquate comme citoyen : il permet aux jeunes d’accéder aux biens culturels en matière religieuse; il leur assure d’accéder à une pluralité de points de vue qui sont susceptibles de contribuer à la formation progressive d’un jugement moral autonome et critique; il leur permet de développer des attitudes de tolérance, mieux d’appréciation envers les différentes manières, religieuses comme séculières, de concevoir le monde;enfin, il contribue à se socialiser à un « nous » enrichi par l’appropriation
et l’appréciation éventuelle des différents héritages religieux, ceux que la tradition chrétienne a légués à ses habitants dès l’origine, en même temps que les diverses traditions minoritaires qui se sont progressivement ajoutées au patrimoine originel."

Munis de ces précisions, vos lecteurs demeurent libres d'interpréter les intentions du rapport, à la condition de bien vouloir en respecter le sens.

claire bergeron a dit…

La modération des commentaires me laisse croire que si je ne vais pas dans le sens des propos déjà affichés, mon commentaire n'apparaîtra! Bravo à la liberté d'expression...comme lors de la rencontre au Cégep où on m'a coupé mon droit de parole au micro, dès que j'ai parlé en faveur du cours. Pour revenir aux critiques face aux lettres de mes élèves, elles ont été tellement scruté à la loupe que cela en est presque honteux; je n'ai pas remanié leur texte,ils ont écrit en toute spontanéité et non, je ne leur dicte pas ce qui est bien ou mal, c'est eux qui font ce cheminement. "L'espion" venu dans ma classe à l'Halloween n'a malheureusement pas compris que je faisais allusion à l'inégalité faite aux femmes dans plusieurs religions au niveau des rôles que les hommes leur attribuent!!!

Catherine a dit…

Claire Bergeron s'enfonce

"L'espion" venu dans ma classe à l'Halloween n'a malheureusement pas compris que je faisais allusion à l'inégalité faite aux femmes dans plusieurs religions au niveau des rôles que les hommes leur attribuent!!!"

1) Théorie du complot avec l'espion... Faut consulter.

2) Nous avions bien compris que pour vous les religions sont des créations humaines et que les méchants hommes ne veulent pas que les femmes deviennent prêtres. Et bien sûr vous répandez vos griefs personnels de manière "neutre" devant les pauvres enfants qui vont sont confiés. Une honte.

Yves Louis a dit…

Madame la professeure d'ECR Bergeron est vraiment très forte.

J'en veux pour preuve cet extrait :"on, je ne leur dicte pas ce qui est bien ou mal, c'est eux qui font ce cheminement.

[...]
je faisais allusion à l'inégalité faite aux femmes dans plusieurs religions au niveau des rôles que les hommes leur attribuent!!! "

En deux phrases elle parvient à se contredire : je leur dis pas ce qui est bien, mais je dénonce ce que les hommes -- bouhh! les méchants -- attribuent comme rôle aux femmes. C'est pas une prise de position théologique et féministe ça ? C'est pas dire ce qui est bien ou mal?

Faut vraiment le faire.

De toute façon, je pense que Mme Bergeron «croit» tellement fort en ses valeurs qu'elle pense qu'on ne peut même pas l'accuser de ne pas rester neutre. C'est beau la foi.

Personnellement, je suis quasi convaincu que tous les profs bénévoles pro-ECR sont des militants qui se disent je vais pouvoir faire passer un message, mes valeurs, auprès des jeunes au nom du dialogue et du «cheminement».

Ce cours doit disparaître.

Henri B a dit…

Madame Bergeron se plaint des "espions", mais ses élèves bien dressés clament que tout le monde doit venir assister à son cours.

Faudrait savoir. Mme Bergeron a-t-elle quelque chose à cacher?

Durandal a dit…

L'illustre enseignante Claire Bergeron a dit :

« Pour revenir aux critiques face aux lettres de mes élèves, elles ont été tellement scruté à la loupe que cela en est presque honteux »

Hé bien chère madame, si vos élèves se permettent de publier des textes où ils accusent hautainement les résistants au cours d'ECR d'être des "personnes visiblement mal informés" (dixit Alexandre Gemme), ils doivent s'attendre à ce que lesdites personnes évaluent les arguments qu'on leur lance et exercent leur droit de réponse.

Vos bout d'choux n'ont pas à pleurnicher qu'on les réfute, ils n'ont qu'à ancrer leur discours dans du solide. S'ils ont une lacune à ce niveau, c'est leurs éducateurs qu'il faut blâmer.

Si vous n'êtes pas contente que les catholiques n'ont pas de prêtresses, vous n'avez qu'à ne pas adhérer à cette religion et vous mêler de vos affaires au lieu de dicter à l'Église comment elle devrait fonctionner.

D'ailleurs, si vous êtes tellement préoccupée par l'inégalité faite aux femmes dans les religions, regardez plutôt du côté de l'islam. Burqa, excision, ça vous dit quelque chose ?

Loulouanthropo a dit…

Mais enfin Durandal, « l'islam a libéré la femme ».

Voir le manuel d'ECR d'ERPI !

http://pouruneecolelibre.blogspot.com/2008/08/le-rle-des-femmes-dans-les-religions.html

Diberville2009 a dit…

J'adooooore l'intervention de Jean-Pierre Proulx dans les commentaires ci-dessus.

JPP : "Une "Google alert" m'informe ce matin de ce que le rapport Proulx fait l'objet d'un commentaire de ce blogue."

Le mandarin se protège tout de suite: n'allez surtout pas croire que je lise habituellement Pour une école libre...


Suit une longue citation pour noyer le poisson (pardon «donner le contexte»), mais qui revient toujours au même :

"L’un des moyens de développer l’ouverture et la tolérance à l’école est d’initier l’élève aux différentes cultures et aux différentes religions et de les présenter comme des manifestations de l’esprit
créateur humain, tout aussi légitimes que la sienne."

Esprit créateur humain, JPP. Aussi légitimes que la sienne. C'est l'accusation de relativisme ou même d'athéisme : pas de révélation (c'est l'homme qui crée les religions, même révélées, pour JPP. JPP va avoir une fatwa sur son dos un de ces jours!) et toutes ces créations sont légitimes. Pourquoi? Mystère et boule de gomme.


JPP se lance alors dans un discours à nouveau en rien justifié :

"L’enseignement culturel des religions veut répondre pour sa part aux quatre buts que l’État doit assigner à l’école en vue d’assurer à l’élève une formation adéquate comme citoyen : il permet aux jeunes d’accéder aux biens culturels en matière religieuse; il leur assure d’accéder à une pluralité de points de vue qui sont susceptibles de contribuer à la formation progressive d’un jugement moral autonome et critique;"

En quoi ce rôle de formateur moral doit-il, peut-il revenir à l'ÉTAT????? Pourquoi l'État peut-il chasser les préférences des parents de l'école et s'y substituer?

Donneur de leçons, JPP conclut : « Munis de ces précisions, vos lecteurs demeurent libres d'interpréter les intentions du rapport, à la condition de bien vouloir en respecter le sens.»

Qui est bien de montrer que les religions sont créations de l'homme, pas révélées, que toutes seraient légitimes (il n'y a qu'un pas pour dire qu'elles sont équivalentes), que l'État s'arroge le droit d'interférer dans la transmission des valeurs morales et religieuses des parents.
Ça me rappelle des dictatures ça : les Soviets et les nazis pensaient exactement la même chose, l'État doit intervenir sur le plan de formation du futur « citoyen» et ses valeurs morales.

Évidemment, le totalitarisme de JPP est souriant, il est « tolérant» (il veut simplement que les gens ne prennent plus trop au sérieux la religion et laisse l'État et ses experts former les jeunes, si vous ne tolérer pas le monopole de l'État vous êtes alors un méchant intolérant qui veut enfermer ses enfants alors que l'État a droit de regard sur eux, pour leur bien bien sûr...).

Walter a dit…

Pour moi, ECR est un programme destiné à nous faire avaler une immigration massive (+ d'un million en 20 ans, plus leurs enfants), sans rechigner.

Cela ne marchera pas (voir la France, l'Angleterre, l'Allemagne, la Suède, partout ils ont des problèmes) ou alors le Québec français est condamné.

Ce n'est pas le manque de rééducation des citoyens qui fait problème, c'est l'immigration massive, messieurs les mandarins.

Bref, on aura le pire des scénarios :

1) Immigration massive, souvent musulmane de plus en plus concentrée et importante (on parle de 20% de la population en 25 ans!)

2) des Québécois ramollis, sans défense identitaire, peu sûr d'eux-mêmes

3) Aucune action au niveau de la natalité, l'école québécoise va juste parler d'homophobie, de sexe protégé, l'État pas déboursé un sou pour la natalité (les CPE n'aident pas à la natalité).

Et pendant ce temps, les partis politiques ne parlent de rien de fondamental à ce niveau et les médias sont acquis au ron-ron gauchiste.

Sophie a dit…

Le carnet:
"C'est une critique que l'on fait aussi à toute la réforme pédagogique qui privilégie nettement le travail d'équipe au travail individuel (tout en affirmant vouloir développer l'autonomie éthique des élèves). "

C'est simple: c'est l'autonomie par rapport aux valeurs des parents, mais l'esprit grégaire autour des valeurs prônées par le MELS et ses experts.

Alexandra courtemanche a dit…

Je suis assise derrière mno ordinateur, moi jeune femme de 16 ans et je suis totalement morte de rire. Dans ce qui est dit, on dirait que j'ai été quasiment forcé a marquer cet article à la voix de l'est.
Je réagis à ce qui a été marquer a mon propos, j'accepte la critique, je n'ai rien contre cela mais il y a quand même des limites. Vous rendez-vous compte que vous critiqué un texte fait par un jeune? Toujours critiquer et critiquer... ne pourrait-on pas filiciter pour une fois? Je n'ai pas été forcé à écrire au journal à propos du cour ECR, personne ne m'a tordu un bras pour mettre mon nom a la fin du texte que j'ai écris et mon enseignante ne savait aucunement que j'avais adressé un texte.

Je vous remercie d'admirer l'assurance que j'ai.(c'est bien le seul compliment que vous avez su faire à mon égard)Vous croyez que dans 20 ou 30 ans je ne serrai peut-être plus en accord avec le cour et vous demander comment je fais pour savoir que je serrai en accord. La réponse est que:
Le cour ECR ne m,a jamais apporter de mal seulement du bien! N'oubliez pas que le cour ne comporte pas seulement le volet RELIGION mais aussi principalement ÉTHIQUE, qui est le sujet principal de ce cour.. Par les activitées réalisées dans le cour, les discussions,recherches etc...Je me suis trouvé. Vous aller trouver cela stupide mais c'est pas grave je vous le dit quand meme! ce cour a permis de me retrouver, de savoir ce que je voulais et davoir des conversations sur divers sujet.. pour moi le cour à été bénific.

J'en vien ensuite au point de la liberté dexpression? Je crois que même si nous sommes évalué sur ce qu'on dit en classe, cela ne change rien! Je pourrais dire à mon enseignante que son cour est Stupide, sans but et qu'il m'est totalement inutile! biens sur je ne le dirrais pas parce que j'aime bien son cour, mais si je ne serrais pas de cet avis, je le dirais! Je suis peut-être la seul a voir les choses ainsi, mais ma note d'Éthique je m'en fou carrément!! c'est un cour ou je peux m'exprimer sur tout les sujets abordés... alors si mon professeur aborde le sujet de son cour et que je suis en désaccord.. Je vais lui dire pourquoi pas??Il ne m'enlèvera pas des points parce que j'aime pas son cour Franchement!!

Je finirai par vous dire... On ne ma pas tordu de bras pour écrire ici! On m'a seulement informé de cet critique et Je voulais rire un tout petit peu d'adultes qui critiquent nos jeunes, Moi plus précisément, mais n'ailler crainte je vous remercie de votre opinion.

Patrick a dit…

Quatre remarques rapides à Alexandre Courtemanche :

1) Qui a revu votre français pour ce qui est de la lettre publiée dans la Voix de l'Est.

2) Vous ne semblez pas avoir compris que votre "assurance" est surtout mal placée..

3) Vous avez mal lu l'article (à nouveau vous ne comprenez pas), les sujets éthiques sont mentionnées et la définition du bien et du mal par rapport à ceux-ci (homosexualité, égalité des femmes, avortement, etc.) dépendra des croyances des gens. Votre prof a eu le courage de dire que c,est tout à fait normal de considérer l'homosexualité comme mal? Hmmm?

4) Est-ce qu'on vous a dit que quelqu'un veut venir apprendre de vous dans votre classe à votre invitation mais que l'école ne veut pas lui répondre ? Qui a quelque chose à cacher, hmmm ?

alexandra courtemanche a dit…

Mon enseignante n'a rien a caché? et a ce que je sache il y a plus d'un professeur d'éthique dans le Québec? alors viser une autre école tout simplement!

loulouanthropo a dit…

La pauvre Alexandra s'enfonce. C'est pitoyable.

Catherine a dit…

Alexandra,

Vous ne répondez pas aux questions.

Vous invitez les parents à venir en classe et quand ils répondent d'accord, vous dites «viser une autre école tout simplement!»

Est-ce que votre prof d'ECR (ou de français) vous a parlé de Tartuffe?

Vous dites que votre prof n'a rien à cacher, pourtant elle parle d'"espion" quand on décrit ce qui se passe vraiment en classe : Mme Bergeron n'est pas neutre, elle fait passer ses opinions.

Notez que je la comprends, mais le gouvernement prétend que le cours est "neutre" et que c'est pour cela qu'il ne doit pas avoir de choix. Dans les faits, c'est faux, c'est tout.

Je remarque le début d'une certaine sagesse chez vous, vous écrivez moins dans ce second message, sans doute pour dire moins de bêtises et présenter moins de contradictions, être moins impertinente et commettre moins de fautes d'orthographe.

Encore un peu plus de sagesse, apprenez à écouter et raisonner avant de vouloir rire bêtement des adultes et de croire que votre enseignante est au-dessus de toute critique quand elle enseigne ce cours très controversé.

Comprendre et apprendre avant de ricaner.

Alexandra Courtemanche a dit…

Je menfonce? non mais quel commentaire impertinant!
J'ai répondu a la question a ce que je sache, vous ne savez donc pas lire? pourtant vous voyez mes fautes d'hortographes. Ce n'est pas moi qui décide si quelqun comme vous peut assister au cour j'en suis franchement désoler et mon enseignante serais ravie de vous prouver que le cour nous est utile.

Je n'ai jamais entendu parler de Tartuffe je suis probablement trop ignorante pour vous?

«écrivez moins dans ce second message, sans doute pour dire moins de bêtises et présenter moins de contradictions, être moins impertinente et commettre moins de fautes d'orthographe.
...Encore un peu plus de sagesse, apprenez à écouter et raisonner avant de vouloir rire bêtement des adultes »
Non mais laisser moi le droit de Rire jai le droit non? J'aimerais bien avoir une conversation avec l'adulte que vous êtes cela serait surment plus PERTINANT que de parler à un ordinateur sur un Blogue Stupide ayant pour but..Quel est le but? Critiquer :)
alors écrivez moi personnelement
Je répondrai a toute vos question une par une avec beaucoup d'application pour ne pas faire d'erreurs. Merci a vous Bonne journée xxx
alexandra.x.courtemanche@live.ca

Sabrina Grondin a dit…

C'est totalement ridicule. Je suis en accord avec Alexandra. Vous croyez tous que le cours ECR est un cours qui nous apprend des trucs mal et qui nous influence... En fait, ça ne fait que nous faire réaliser les valeurs que nous avons. Vous les adultes, ne font que juger les jeunes. Vous dites qu'on ne fait que des fautes d'orthographe, qu'on ne sait pas bien se conduire, que nous sommes tout simplement immature. Et bien entre nous et les adultes qui se croient supérieurs parce qu'ils sont plus vieux, le choix est simple. Excusez-moi mais moi, je travail dans le public et j'en ai des critiques. PAR DES ADULTES. Les jeunes comprennent que nous faisons des erreurs ou quoi que se soit. Les adultes, eux, trouvent que nous ne sommes pas assez rapide et pas assez compétants. Prennez ma place et vous verrez ;)

J'en ai marre des prpos négatifs sur le cours d'ECR. Moi, adolescente de 17 ans, j'aime ce cours et ce qu'il m'apprend. Rien est négatif. Vous êtes sur le cas de madame Bergeron mais Alexandra a raison. Des professeurs d'ECR il y en a probablement des centaines dans le Québec alors ne visez pas une seule personnes. Vous êtes pitoyable de dire que des points négatifs à ce sujet. Les jeunes ont des bonnes valeurs et vous en êtes jaloux. Les jeunes ne veulent plus voir leur parents se divorcer. Moi, ça fait 3 ans que je suis avec mon copain. Les jeunes veulent moins de technologie parce qu'ils en ont marre des êtres qui restent dans leur petite bulle toute la journée avec leurs jeux vidéo ou sur internet. Le cours D'ECR nous apprend des bonnes choses. Dites se que vous voulez mais je suis certaines que plus du ¾ des élèves de mon écoles aiment ce cours alors vos prpos, dites les à des personnes du même avis que vous parce que vous ne convainquerez personne avec ça.

Julie (1re année cégep) a dit…

"Vous croyez tous que le cours ECR est un cours qui nous apprend des trucs mal et qui nous influence... En fait, ça ne fait que nous faire réaliser les valeurs que nous avons."

Mais oui, bien sûr.

Et c'est pourquoi c'est obligatoire, pour ne rien vous enseigner, ne pas vous influencer!

De la perte de temps alors ?


1) Si c'est vrai et donc aucune influence, quel programme anti-pédagogique ! L'éducation c'est apprendre des choses et parfois être corrigé si nos idées sont fausses, racistes, ancrées dans des préjugés infondés.

2) Si c'est faux et donc il y a bien de l'influence, alors il faut que les parents puissent faire exempter leurs enfants. Il n'y a pas de neutralité dès que l'on aborde des sujets non scientifiques (et même là, on choisit toujours une présentation donnée, un choix subjectif dans les sujets choisis, des sujets à privilégier, d'autre que l'on passe sous silence).

Pourquoi vous a-t-on parlé d'«homophobie» en classe, pour prendre un exemple à la mode dans toutes les écoles -- j'ai aussi dû subir ce cours comme dit Clément (autre billet) -- si ce n'est pour lutter contre celle-ci et donc VOUS INFLUENCER?

Durandal a dit…

Je cite Alexandra Courtemanche :

« j'ai écris et mon enseignante ne savait aucunement que j'avais adressé un texte »

Bien sûr, bien sûr, deux lettres d'élèves et une lettre de leur prof dans le même journal, dans la même édition en plus, c'est quasiment pas louche.

« Il ne m'enlèvera pas des points parce que j'aime pas son cour Franchement!! »

Je te rappel, Alexandra, que selon le programme ministériel, si tu n'adoptes pas les attitudes souhaitées par les concocteurs de l'ECR, tu vas avoir une mauvaise note.

Mais si tu répètes avec obéissance ta catéchèse gauchiste, là par contre tu auras une bonne note.

André P. a dit…

Comment les élèves ici qui défendent le cours ECR savent-ils si le cours qu'elles reçoivent est conforme au programme officiel ?

Comment peuvent-elles défendre ce programme ? Ne font-elles pas que défendre leur prof ?

Climaque a dit…

Est-ce que tous les élèves de la classe d'Alexandra aiment ce cours? Est-ce qu'elle en connaît qui ne sont pas intéressés ou qui n'aiment pas ça? S'il y en a, pourraient-ils l'écrire dans le journal?...

(... Et si elle répond que tout le monde ADORE ce cours et son enseignante, alors c'est vraiment miraculeux autant qu'admirable. Moi en tous cas j'aurai jamais eu connaissance d'un pareil engouement pour un programme en quelque 20 ans d'études!

-À moins que ce ne soit ce qu'on appelle de l'endoctrinement, peut-être; avoir la liberté d'aimer ça... ou de se taire.)

Durandal a dit…

@ André P. :

Elles défendent le cours ECR obligatoire à la grandeur de la province, et citent leur "prof géniale" pour essayer de nous convaincre.

Elles défendent autant ce programme débile que leur prof qui l'enseigne.

Ce qu'on sait sur cette prof-prêtresse nous permet de penser qu'elle enseigne l'ECR grosso-modo comme elle est supposée. Les élément "essentiels" sont là : anti-christianisme, féminisme radical, relativisme moral, obéissance à l'État jacobin.

Anonyme a dit…

Photo de lutte contre l'homophobie d'un des deux élèves :

http://www.facebook.com/pages/20-octobre-2010-Une-photo-contre-lhomophobie/150458531662955#!/photo.php?fbid=1603483201280&set=o.150458531662955

On comprend mieux que cette enseignante militante plaise à Alexandre (il cite le fait d'en apprendre plus sur la lutte contre l'homophobie).

L'école québécoise un usine à endoctriner et à former des bobos ?