lundi 11 juillet 2011

France — l'imposition de la théorie du genre affaiblit l’autorité de l’institution scolaire

Le bulletin de la Fondation pour l'école revient sur l'enseignement du genre en 1re [environ Secondaire V-1re année de cégep] Sciences de la vie et de la terre (sciences naturelles) :

À la rentrée, ces lycéens devront se livrer à la « confrontation de données biologiques et de représentations sociales » (Bulletin officiel n° 9 du 30/09/2010), en SVT (sciences de la vie et de la terre), dans le cadre du module « Féminin/Masculin ». En clair, cela impose d’étudier la distinction entre l’« identité sexuelle » et l’« orientation sexuelle ». « L’identité sexuelle correspond au genre selon lequel nous sommes socialement reconnus. L’orientation sexuelle, en revanche, correspond au sexe des personnes qui sexuellement nous attirent », explique le manuel de Sciences 1re L-ES [filière non scientifiques pures] publié par Bordas.

Présenter cette théorie engagée et ultraminoritaire du Gender dans le cadre d’un cours de sciences la parera immanquablement d’une aura de vérité scientifique dont elle est objectivement dénuée.


Publicité affichée dans les écoles françaises
poussant les jeunes à s’interroger sur leur « orientation sexuelle ».

Ce mélange des genres, coutumier depuis que la pluridisciplinarité des approches thématiques est à la mode à l’Éducation nationale, rend toute rigueur scientifique impossible et, partant, affaiblit l’autorité de l’institution.

Cela constitue aussi une atteinte à la liberté de conscience des élèves, des familles, et même des professeurs, qui devront réciter ce catéchisme constructiviste sans mot dire. C’est enfin une atteinte évidente à la laïcité telle que la professait Jules Ferry dans sa fameuse Lettre aux instituteurs (1882) : « J’ai dit que votre rôle en matière d’éducation morale est très limité. Vous n’avez à enseigner, à proprement parler, rien de nouveau, rien qui ne vous soit familier, comme à tous les honnêtes gens. […] Vous n’êtes point l’apôtre d’un nouvel évangile ; le législateur n’a voulu faire de vous ni un philosophe, ni un théologien improvisé. » Bref, l’école, soucieuse de la rigueur des savoirs qu’elle transmet, ne doit pas être le champ clos des lobbies.

Cette affaire du Gender, loin d’être un dérapage isolé, s’inscrit en réalité dans une longue suite d’atteintes à la liberté de conscience des enfants et, au-delà, à l’autorité morale de la famille. L’infirmière scolaire délivre depuis 2000 la pilule abortive du lendemain sans avoir à en informer les parents ; l’éducation sexuelle est déléguée à des organismes militants tels le Planning familial ou, depuis 2009, SOS homophobie. Des campagnes d’information sont organisées dans les établissements, pressant les jeunes de définir leur « orientation sexuelle » (cf. affiche ci-dessus). On pourrait citer aussi Le Baiser de la lune, ce film qui devait familiariser les élèves de CM [4e et 5e années du primaire] avec l’homosexualité, ou la diffusion du pass-contraception aux lycéens. En dix ans, une révolution insidieuse s’est opérée.

L’affaire du Gender nous révèle ce que nous n’avons pas voulu voir : l’Éducation nationale se moque du respect des consciences des enfants et se sert du cadre scolaire pour révolutionner les mœurs. La minorité de l’enfant et les responsabilités éducatives des parents sont tout bonnement niées par l’institution scolaire, qui se mêle toujours plus d’éduquer et toujours moins d’instruire.

Dans ce contexte, rien d’étonnant à ce que les écoles entièrement libres [elles existent en France, pas au Québec] aient la cote auprès de plus en plus de familles. Avoir le droit de choisir ses professeurs, ses programmes, ses manuels devient plus que jamais nécessaire alors que l’État se laisse aller à donner aux minorités politiques une influence déplacée dans l’éducation de la jeunesse.




Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)

9 commentaires:

Willem a dit…

Vu le journal de France 2 qui confirme ceci : "Ce mélange des genres, coutumier depuis que la pluridisciplinarité des approches thématiques est à la mode à l’Éducation nationale, rend toute rigueur scientifique impossible et, partant, affaiblit l’autorité de l’institution.
"

Ceux qui parlaient en faveur de cette théorie était une philosophe et une prof politisée qui pense que ceci va résoudre des problème "croissant" (!?) d'identité de la part des jeunes. On se demande bien pourquoi, si ce n'est justement par le fait qu'ils sont soumis à ces théories loufoques.

Josick d'esprit agricole a dit…

A travers ce post Les enfants, la maman, le père..., je fais ce constat final :

Ainsi, si tout est permis - élimination des pères contrariants-, la destinée est toute tracée... C'est la fin de l'érection (l'arbre qui crève), et la descente accélérée vers le niveau zéro maritime : tout se vaux, triomphe de la théorie du genre.

Anonyme a dit…

NEW YORK 16 Juin (C-FAM). De nouveaux travaux de recherche réaffirment que le genre a pour origine la différence biologique entre homme et femme, ce qui confirme la conception traditionnelle du genre acceptée par la communauté internationale.

Les représentants des Etats à l’ONU ont reçu des exemplaires de ces recherches, à un moment où les débats sur « l’identité de genre » font rage : les Etats membres se sont engagés cette semaine à voter sur cette question contentieuse au Conseil des Droits de l’Homme, et ils se préparent au conflit sur la question de l’orientation sexuelle et l’identité de genre cet automne, à l’Assemblée Générale de l’ONU.

« La psychopathologie des opérations chirurgicales de changement de sexe », un article de Richard Fitzgibbons, Phillip Sutton et Dale O’Leary qui a été l’objet d’un réexamen par des experts, remet en question les implications médicales et éthiques des interventions opératoires de changement de sexe (SRS). Les auteurs se basent sur une perspective médicale et biologique selon laquelle le genre humain est un composé génétique, et expliquent que « l’identité sexuelle est inscrite sur chaque cellule du corps et peut être déterminée par test ADN. Cela ne peut pas être changé. »

Les auteurs affirment que le sexe biologique ne peut pas changer, et désavouent le concept d’« identité de genre », et l’idée selon laquelle le genre est un construit social ou une perception personnelle séparé du sexe biologique. Citant les travaux du psychanalyste Charles Socarides, ils expliquent qu’« il n’existe aucune preuve que la confusion quant à l’identité de genre – une identité de genre qui serait contraire à la structure anatomique – soit congénitale ».

L’article reconnaît l’existence d’anomalies génétiques qui peuvent causer des discordances entre le sexe génétique, la réceptivité hormonale et les organes sexuels. Cependant, les hommes et femmes qui demandent la SRS ne présentent presque jamais d’anomalie génétique, ont des organes sexuels intacts et présentent des taux d’hormones reproductives propres à leur sexe, affirme l’article. Dans ces cas, selon les auteurs, « lorsqu’un adulte, normal en apparence et dont le fonctionnement corporel est normal, pense que quelque chose de laid ou défectueux dans son apparence nécessite un changement, il est clair qu’il existe un problème psychologique significatif. »

Les auteurs soutiennent que les individus qui prétendent avoir une « identité de genre » contraire à leur structure anatomique et biologique, ne peuvent pas résoudre leurs problèmes en ayant recours à la SRS. Les individus qui ont des difficultés à s’identifier à leur sexe biologique souffrent souvent de problème psychologiques plus graves, dont la dépression, d’anxiété sévère, de masochisme, de haine de soi, de narcissisme, et des conséquences d’une enfance troublée par des abus sexuels et des situations familiales troublées. Ces individus ont fait l’expérience de difficultés d’ordre social et sexuelles qui sont les conséquences de ces troubles et de ces expériences négatives, et non du fait qu’ils seraient nés avec le « mauvais corps ». L’opération chirurgicales de changement de sexe, parce qu’elles proposent une solution chirurgicale à des problèmes de nature psychologique, est un choix catégoriquement inopportun – et donc médicalement et éthiquement peu judicieux, affirment les chercheurs, et les individus qui se soumettent à ces SRS ne sont pas débarrassés « en somme des mêmes problèmes relationnels, de travail, ou des émotions qu’ils avaient avant leur opération ».

L’étude discrédite la théorie de « l’identité de genre » en tant que construit social, et renforce le consensus international sur la définition « traditionnelle » du genre, « homme » et « femme » dans la société.

Coquin a dit…

C’est une bonne nouvelle pour les lycéens espiègles : “je vais au vestiaire et à la douche des filles lors des cours d’éducation physique car ça correspond à l’orientation sexuelle de mon choix. On ne peut pas me sanctionner ni me frustrer car ça irait à l’encontre de ce qu’on m’enseigne”.

Putain, quel réveil ce matin. J’en pisserais de rire s’il ne s’agissait pas d’aller bourrer le crâne des adolescents (qui ne seront, j’espère, pas stupides au point d’avaler ces conneries énormes). La propagande a passé la surmultipliée, dopée par les surplus du tour de France. Je souhaite bonne chance et bon courage aux parents des enfants qui vont aller en 1ère l’an prochain pour rectifier le soir le bourrage de crâne de la journée.

Et quoi encore ? a dit…

NEW YORK 16 Juin (C-FAM). De nouveaux travaux de recherche réaffirment que le genre a pour origine la différence biologique entre homme et femme, ce qui confirme la conception traditionnelle du genre acceptée par la communauté internationale.

Les représentants des Etats à l’ONU ont reçu des exemplaires de ces recherches, à un moment où les débats sur « l’identité de genre » font rage : les Etats membres se sont engagés cette semaine à voter sur cette question contentieuse au Conseil des Droits de l’Homme, et ils se préparent au conflit sur la question de l’orientation sexuelle et l’identité de genre cet automne, à l’Assemblée Générale de l’ONU.

« La psychopathologie des opérations chirurgicales de changement de sexe », un article de Richard Fitzgibbons, Phillip Sutton et Dale O’Leary qui a été l’objet d’un réexamen par des experts, remet en question les implications médicales et éthiques des interventions opératoires de changement de sexe (SRS). Les auteurs se basent sur une perspective médicale et biologique selon laquelle le genre humain est un composé génétique, et expliquent que « l’identité sexuelle est inscrite sur chaque cellule du corps et peut être déterminée par test ADN. Cela ne peut pas être changé. »

Les auteurs affirment que le sexe biologique ne peut pas changer, et désavouent le concept d’« identité de genre », et l’idée selon laquelle le genre est un construit social ou une perception personnelle séparé du sexe biologique. Citant les travaux du psychanalyste Charles Socarides, ils expliquent qu’« il n’existe aucune preuve que la confusion quant à l’identité de genre – une identité de genre qui serait contraire à la structure anatomique – soit congénitale ».

L’article reconnaît l’existence d’anomalies génétiques qui peuvent causer des discordances entre le sexe génétique, la réceptivité hormonale et les organes sexuels. Cependant, les hommes et femmes qui demandent la SRS ne présentent presque jamais d’anomalie génétique, ont des organes sexuels intacts et présentent des taux d’hormones reproductives propres à leur sexe, affirme l’article. Dans ces cas, selon les auteurs, « lorsqu’un adulte, normal en apparence et dont le fonctionnement corporel est normal, pense que quelque chose de laid ou défectueux dans son apparence nécessite un changement, il est clair qu’il existe un problème psychologique significatif. »

Les auteurs soutiennent que les individus qui prétendent avoir une « identité de genre » contraire à leur structure anatomique et biologique, ne peuvent pas résoudre leurs problèmes en ayant recours à la SRS. Les individus qui ont des difficultés à s’identifier à leur sexe biologique souffrent souvent de problème psychologiques plus graves, dont la dépression, d’anxiété sévère, de masochisme, de haine de soi, de narcissisme, et des conséquences d’une enfance troublée par des abus sexuels et des situations familiales troublées. Ces individus ont fait l’expérience de difficultés d’ordre social et sexuelles qui sont les conséquences de ces troubles et de ces expériences négatives, et non du fait qu’ils seraient nés avec le « mauvais corps ». L’opération chirurgicales de changement de sexe, parce qu’elles proposent une solution chirurgicale à des problèmes de nature psychologique, est un choix catégoriquement inopportun – et donc médicalement et éthiquement peu judicieux, affirment les chercheurs, et les individus qui se soumettent à ces SRS ne sont pas débarrassés « en somme des mêmes problèmes relationnels, de travail, ou des émotions qu’ils avaient avant leur opération ».

L’étude discrédite la théorie de « l’identité de genre » en tant que construit social, et renforce le consensus international sur la définition « traditionnelle » du genre, « homme » et « femme » dans la société.

Jonathan a dit…

C'est presque devenu un crime d'affirmer qu'une personne ne naît pas homosexuelle mais le devient mais en même temps il faudrait accepter que c'est notre environnement qui fait que l'on devient un homme ou une femme. C'est complètement fou.

Durandal a dit…

@ Coquin :

Le rapport De l’égalité juridique à l’égalité sociale du Groupe de travail mixte contre l’homophobie (sic) de mars 2007 affirme éhontément que les "transsexuels non-opérés" devraient être autorisés à utiliser les douches du sexe opposé :

http://tinyurl.com/5ubbb32

Hythique a dit…

Garçon australien devant la commission des droits de l'homme : on ne le laisse pas jouer au netball avec les filles !

http://www.news.com.au/national/no-netball-joy-for-danny-loats/story-e6frfkvr-1226092741121

Josick d'esprit agricole a dit…

Le magazine Elle rapportait au mois de mai les propos des parents canadiens d’un bébé de 4 mois . Cf. ci après.
Pour tenter de comprendre ce genre d'attitude, L'esprit agricole, en opposition à la sociologie contemporaine.

L'article :

Storm, un enfant sans genre

30/05/2011

Storm est un petit ange blond aux yeux bleus de 4 mois. Sa particularité? Ses parents refusent de révéler son sexe, pour défier les conventions et les contraintes de notre société.

"Parce que nous vivons dans une société pleine de contraintes et que nous chérissons la liberté, nous avons décidé de ne pas révéler le sexe de Storm pour l'instant.", voilà le mail énigmatique envoyé par un couple canadien à leurs proches pour la naissance de leur bébé.

Les parents de Storm (orage en anglais) refusent de donner à leurs enfants une éducation dictée par un genre en particulier. D'ailleurs, les deux aînés du couple choisissent eux-mêmes leurs vêtements. Jazz, 5 ans, aime porter des robes roses et garder des cheveux longs.

Quand on leur demande combien de temps ils comptent garder le secret, les parents répondent qu'ils mettront fin au mystère "quand nous vivrons dans un monde où les gens seront libres de leurs choix".