jeudi 18 décembre 2008

L’inquiétant nouveau programme québécois

Barbara Kay, National Post
Mercredi 17 décembre 2008

Une maxime souvent attribuée aux jésuites proclame « Donnez-moi un enfant jusqu'à sept ans, je vous donne le reste. »

Jusqu’à sept ans ? Amateurs ! Depuis septembre tous les élèves du Québec du début de l’école primaire à la fin du secondaire, doivent suivre le nouveau cours d’éthique et de culture religieuse (ECR). Les enseignants, quelle que soit leur foi, doivent également l’enseigner.

Jonathan Gagné, un courageux élève de l'école secondaire Joseph-Hermas-Leclerc de Granby, vient juste d’être suspendu, et sera probablement expulsé, parce qu’il a boycotté le cours d’ECR. Il est devenu le héros de milliers de Québécois, principalement des catholiques, furieux de l’imposition du programme d’ECR qu’ils considèrent être une violation de leurs droits fondamentaux.

L’objectif du programme d'ECR est d’introduire les élèves à la riche diversité des religions du Québec et de leurs rites et « de faciliter le cheminement spirituel de l'élève afin de favoriser son épanouissement ». Depuis quand l’État « favorise-t-il » l’épanouissement spirituel ? Pour les parents qui prennent la religion au sérieux, il s’agit d’une intrusion horrifiante dans ce que toutes les chartes des droits démocratiques considèrent comme du ressort de l’autorité parentale.

Le programme d’ECR a été adopté à la quasi-unanimité, sa mission consiste à inculquer « le pluralisme normatif » aux élèves. Le « pluralisme normatif » est du relativisme moral remodelé, cette idéologie selon laquelle il n’existe pas de bien ou de mal absolu et il y autant de « vérités » que d’opinions. Le programme fut imposé en l’absence de toute consultation publique.

Le programme adopte la pire des pédagogies pour de jeunes enfants : la « pédagogie du conflit » du philosophe Hegel. Comme l’indiquait un des pères du cours, il faut « ébranler la suffisance identitaire » des élèves pour que, « par delà les divergences et conflits de valeurs », il apprenne grâce « au questionnement ».

Le cours d’ECR est à la compréhension authentique de la religion et de la spiritualité ce que l’espéranto est à la connaissance de l’espagnol et de l’anglais – dans les deux cas il s’agit d’ornements inutiles et artificiels plutôt que de constructions organiques. Pire, ils peuvent même dégoûter l’élève et le détourner d’une connaissance sérieuse.

La lecture des manuels et des cahiers d’activités ECR révèle un salmigondis superficiel fait de platitudes à la mode dont l'effet cumulatif sera de convaincre l’enfant que toutes les croyances se valent et que toutes les religions – y compris l’animisme et les cultes païens – sont toutes « vraies ». Le matériel est parsemé d’éléments du prêt-à-penser politiquement correct qui dénaturent clairement les valeurs judéo-chrétiennes. Plusieurs manuels combinent idéologie et religion. La manipulation des structures sociales est au cœur du programme d’ECR : dans le plus récent des cahiers d’activités publiés, par exemple, le christianisme a droit à 12 pages alors que le féminisme en a 27.

Le manuel n’interroge aucun chef religieux, mais Françoise David, la dirigeante radicale et féministe du parti marxiste Québec-Solidaire est « interviewée ». À côté d’une grande photo de Mme David, au sourire bienveillant et au visage légèrement penché vers le haut à l’ancienne mode soviétique, les auteurs demandent : « Qu’aimeriez-vous dire aux adolescents et adolescentes qui ne se sentent pas concernés par le féminisme ? » Mme David répond : « [Les adolescents] auront besoin d’une analyse féministe dans leur vie. »

Françoise David dit merci aux éditions de la pensée

(page 198, du cahier d'éthique et de culture religieuse, Dialogue II, publié par les éditions La Pensée, 2008)

Le paganisme et les sectes bénéficient d’un traitement égal à celui du christianisme [dans ce cahier]. Les sorcières « sont des femmes comme les autres dans leur vie quotidienne. » « Technologiquement, [les raëliens] sont en avance de 25 000 ans sur nous ». Quand on considère que seuls 700 des 80 000 autochtones du Québec s’identifient d’abord aux spiritualités autochtones (l’immense majorité des autochtones se disent chrétiens), les manuels accordent une place et un respect tout à fait disproportionnés aux spiritualités autochtones (identifiées à tort à l’écologisme).

Les sorcières sont des femmes comme les autres

(page 103, du cahier d'éthique et de culture religieuse, Dialogue II, publié par les éditions La Pensée, 2008)


Dans cette monoculture d'ECR, seules les similitudes entre les religions sont valorisées afin de promouvoir l'illusion béate que toutes les religions sont de simples variations sur un même thème de l'amour fraternel.

Prenez comme exemple subtil l’interprétation que fait un manuel d’ECR de la règle d’or – Le « fait à autrui ce que tu veux qu’il te soit fait » du christianisme, l’« Aime ton prochain comme toi-même » du judaïsme et l’« Aucun d'entre vous n'est véritable croyant tant qu'il n'aimera pas pour son frère ce qu'il aime pour lui-même. » Tous sont présentés par le manuel ECR comme une reconnaissance identique de l’humanité commune de tous les enfants de Dieu.

règle d'or

(page 59, manuel de l'élève A d'éthique et de culture religieuse, 1re année du 3e cycle du primaire, publié par les éditions La Pensée, 2008)


Mais, en réalité, il existe un gouffre interprétatif entre l’« autrui » du christianisme et le « prochain » du judaïsme – qui désignent tout être humain – et le « frère » de l’islam qui renvoie aux seuls coreligionnaires musulmans. Voilà une « divergence » vraiment digne de « questionnement ». Mais le développement d’un véritable esprit critique est précisément ce que le cours d’ECR s’efforce sournoisement d’éviter.

Au premier abord, le programme d’ECR présente une image multiculturelle innocente qui paraît même édifiante. Mais son ordre du jour subliminal est pernicieux : court-circuiter le développement spirituel authentique en banalisant les grandes religions afin que l’enfant s’identifie plutôt à la religion d’État québécoise marquée à gauche et à son idéologie rétive à tout patrimoine.

Le Québec s’engage ici sur un terrain politique dangereux et digne d’Orwell. Je souhaite à Jonathan Gagné et à sa famille toute la force morale – et l’appui du public – afin qu’ils puissent résister pacifiquement jusqu’au bout à la coercition de l'État. Ils doivent savoir qu'ils ne luttent pas seulement pour eux-mêmes, mais aussi pour la liberté de conscience de tous les citoyens du Québec. En d’autres mots, l’essence de la démocratie, rien de moins.

14 commentaires:

Durandal a dit…

Un million de victimes de l'Inquisition, franchement ! Les archives du Vatican font état de quatre mille victimes pour les 350 ans de l'Inquisition espagnole, la pire. En incluant les autres pays occidentaux ont doit arriver à quelque dix mille victimes au total. C'est trois zéros de trop !

Et pour ce qui est de la « magie blanche pour jeter des sorts amoureux », c'est tellement nieseux comme desciption du wiccanisme que ca fait sourir.

Anonyme a dit…

Une loi qui instaure un endoctrinement obligatoire pour tous les enfants n'est pas une nouveauté en notre monde ; les soviétiques faisaient cela dans toutes leurs écoles...
Le québec n'a-t-il rien d'autre à faire que d'imiter les "Dinausores"?
N'y a-t-il plus d'hommes libres chez nos cousins d'Amérique ?
Un ami français
Jean-Baptiste

Bernard Couture a dit…

"Certains parlent d'un million de victimes" de l'Inquisition. En fait, ce chiffre démesuré n'est-il pas aujourd'hui considéré comme complètement farfelu? Mais on peut imaginer les auteurs de ce livre choisir parmi toutes les thèses non pas celle qui est la plus probable, mais celle qui fait le plus ressortir la méchanceté de nos vils ancêtres catholiques.

Anonyme a dit…

Le texte de la dame est la preuve que l'on peut tourner des textes dans le sens que l'on désire.

Le "prochain" du judaïsme est loin d'être inclusif comme semble le prétendre la dame.

Faire ressortir des similitudes pour faire une étude comparative et voir comment des messages semblables ont évolué dans le temps, ce n'est pas ce que j'appelle faire du relativisme.

Je commence tranquillement à comprendre pourquoi le dialogue avec les opposants au cours ECR est si difficile. On ne pourra jamais dialoguer avec quelqu'un qui pense que son dieu à lui est le meilleurs. Que c'est SA vérité à lui qui est la bonne.

Le cours ÉCR ne peut pas être contre vos convictions, car ce n'est de pas cela qui est question.

À quand des parents pour le souveraineté du Québec qui sortiront leurs enfants des cours d'histoire du Canada...

Anonyme Pro-ÉCR

Pour une école libre a dit…

1) "prochain" n'est pas tout le monde. Possible. Mais ce n'est justement pas ce qu'on trouve dans les manuels, ce serait une discussion qui nécessairement créerait la controverse et serait très longue.

2) Bonne question :

"À quand des parents pour le souveraineté du Québec qui sortiront leurs enfants des cours d'histoire du Canada..."

Ce carnet est contre le cours d'histoire actuel et contre l'imposition de cette matière (je rappelle que ce carnet est pour plus de libertés et d'options, contre l'imposition par l'État de sa "vérité" grâce à l'école).

Nous regrettons que plus de parents ne s'opposent à l'imposition du régime pédagogique étatique à toutes les écoles (mêmes privées).

http://pouruneecolelibre.blogspot.com/search/label/histoire

Bernard Couture a dit…

"On ne pourra jamais dialoguer avec quelqu'un qui pense que son dieu à lui est le meilleurs. Que c'est SA vérité à lui qui est la bonne."

Mais justement, c'est ça le problème du relativisme. Quel est le "meilleur" dieu? Celui qui existe vraiment. Si Dieu n'existe pas, toutes les religions sont également fausses et mauvaises. Si Dieu existe, la meilleure religion est celle qui dit à son sujet le plus de choses vraies. Et la tâche de l'homme, c'est de consacrer sa vie à chercher cette religion, ou cette philosophie qui dit vrai. Pour ce faire, il utilise sa raison, comme un juge qui détermine entre plusieurs témoins lequel semble le plus véridique. Lequel des témoins est le plus fiable? Lequel ne se contredit pas? Lequel apporte des éléments de preuve corroborante? Lequel n'a pas de raison intéressée de mentir?

Ce processus de réflexion sur la question de Dieu est le seul vraiment à la hauteur des possibilités de l'homme. Et le cours d'ECR fait tout pour l'étouffer.

Anonyme a dit…

Monsieur Couture,

Par votre dernière intervention vous démontrer la pertinence du cours ECR pour les jeunes du Québec, peu importe leurs croyances. Il faut préciser que le but du cours n'est pas de faire la recherche spirituelle que vous mentionnez. Mais pour arriver à faire un discernement intelligent (qui utilise la raison), il faut posséder certains outils. Le cours d'ÉCR en fournit une partie.

Le cours permet aux élèves de comprendre ce que sont les rites, les règles et les récits. Les élèves ont la chance de comprendre à quoi servent ces éléments fondateurs de toutes formes de religiosité. N'est-ce pas essentiel pour entreprendre la démarche que vous mentionnez dans votre intervention? Contrairement à ce que vous mentionnez, un enseignant compétent ne fera rien pour empêcher la quête d'absolue des élèves. L'enseignant n'est pas là pour suggérer une avenue particulière. Et il ne fait pas de relativisme en puisant ses exemples dans l'une ou l'autre des formes de religiosités présentes dans le programme.

Ce qui peut être dérangeant pour certains parents convaincus, c'est que leurs enfants, ayant en leur possession les outils pour comprendre le phénomène religieux et le questionner, en arrive à des conclusions différentes qui ne sont peut-être pas en accord avec l'interprétation de leurs aïeux.

Vous êtes pour la liberté en éducation? Vous devriez être pour le cours ÉCR. Il est là pour transmettre des savoirs essentielles qui aideront les jeunes à prendre leurs propres positions. N'est-ce pas cela la liberté? Être en mesure de penser par et pour soi-même?

"Ce processus de réflexion sur la question de Dieu est le seul vraiment à la hauteur des possibilités de l'homme. Et le cours d'ECR..." est là pour qu'il se fasse à l'aide d'outils essentielles à un début de compréhension éclairée.

Anonyme Pro-ÉCR

Pour une école libre a dit…

Anonyme Pro-ECR affirme gratuitement :

"Le cours permet aux élèves de comprendre ce que sont les rites, les règles et les récits. Les élèves ont la chance de comprendre à quoi servent ces éléments fondateurs de toutes formes de religiosité."

Le cours ne permettra pas de comprendra à quoi servent "les récits" et les "règles", c'est une affirmation gratuite que l'étude des manuels dément (il faudra pour chaque tradition des heures de cours, bref un cours confessionnel). Vous avez vu une analyse des récits de la Bible ? On en occulte justement l'aspect religieux le plus souvent, voir récit du sacrifice d'Abraham, la raison du Déluge! Regardez les manuels svp! Ancrez-vous dans la réalité!

Le cours évite justement de trop s'aventurer dans le pourquoi et dans l'apologétique de chaque religion. Imaginez la foire d'empoigne quand les sujets sont controversés.

Vous voyez déjà vu le cours analyser la raison des 613 mitsvots (des rites, des commandements) ? Faites-nous signe avec référence (dans quel manuel ?). Déjà que les juifs ne s'entendent pas sur les raisons entre eux!

Vous imaginez un cours d'ECR universitaire fantasmé, c'est ce cours qui vous plaît que vous défendez.

Anonyme a dit…

Depuis quelques temps j’apprécie de plus en plus la lecture de votre blog. Il met en évidence votre incompréhension du cours ÉCR et de ses objectifs et dévoile votre propre agenda idéologique. Cessez de parler de monopole de l’éducation quand vous tentez d’imposer UNE vision personnelle et mensongère du cours ÉCR.

Voici mon ancrage dans la réalité. "Le cours permet aux élèves de COMPRENDRE ce que sont les rites, les règles et les récits. Les élèves ont la chance de COMPRENDRE à quoi SERVENT ces éléments fondateurs de toutes formes de religiosité."

COMPRENDRE la FONCTION des rites, des règles et des récits. Le cours ÉCR laisse justement AUX PARENTS la pleine liberté de L’INTERPRÉTATION.

Le cours se limite au logos : le comment (science). C’est aux parents et aux églises de s’occuper de l’interprétation du mythos ; de l’interprétation du pourquoi (catéchèse).

Un exemple chrétien pour que vous puissiez comprendre facilement (Oups, je viens de faire un sophisme que nous appelons une attaque personnelle. Vous êtes très fort pour en faire vous-même quand vous sentez le besoin de taper sur la personne plutôt que sur ses arguments. Ceci est un élément du programme ÉCR que vous apprendriez à éviter, comme nos élèves, si vous aviez eu la chance de suivre le cours ÉCR)

Prenons Matthieu 14.25-33. Jésus marche sur l’eau.

Dans le cours ÉCR : Nous avons ici un mythe. À quoi le reconnaît-on? Il y a entre autre un personnage hors du commun qui fait une action hors du commun. Il y a aussi l’élément chaotique représenté par la tempête. C’est un mythe sotériologique car Jésus délivre son apôtre d’un état non-désiré, le manque de foi.

À l’église, à la maison : Tellement de choses peuvent t’éloigner de Dieu, te démotiver dans la foi… mais si tu gardes les yeux fixés sur Lui, tu marcheras dans la tempête. (Site topchrétien.com)

En quoi ces deux éléments sont-ils incompatible? Forcez-vous, avec un peu de mauvaise foi vous allez finir par trouver.

Gratuitement votre,

Anonyme Pro-ÉCR

Pour une école libre a dit…

Anonyme pro-ECR a écrit :
> Anonyme a ajouté un nouveau
>commentaire sur votre message
>blog "L’inquiétant nouveau
>programme québécois" :
>
>
> Depuis quelques temps
>j’apprécie de plus en plus la >lecture de votre blog.

Merci.

> Il met en évidence votre >incompréhension du cours ÉCR


Mais, bien sûr.


> et de ses objectifs et
>dévoile votre propre agenda >idéologique.


«Ordre du jour» en français.

Il faut décidément renforcer l'enseignement du français plutôt que des cours idéologiques dans les écoles québécoises.


> Cessez de parler de monopole
>de l’éducation quand vous
>tentez d’imposer UNE vision
>personnelle et mensongère du
>cours ÉCR.

Vous êtes un rigolo qui s'ignore : nous ne faisons que dire ce que nous pensons, c'est très différent d'imposer cette pensée à tous les enfants québécois, ce que le Monopole de l'Éducation fait. Que vous ne compreniez pas la différence vous discrédite totalement.

>
> Voici mon ancrage dans la >réalité. "Le cours permet aux >élèves de COMPRENDRE ce que >sont les rites, les règles et >les récits. Les élèves ont la >chance de COMPRENDRE à quoi >SERVENT ces éléments >fondateurs de toutes formes de >religiosité."

Auriez-vous la bonté de dire qui vous citez ? Une source neutre et objective comme le MELS peut-être ? C'est ça votre "réalité" !? Pourquoi prenez-vous cette prose pour argent content ? Où est votre esprit critique ?

Ensuite, comprendre les rites, les règles et les récits c'est exactement ce que font les cours de religion.

Lassant de toujours devoir redire la même chose aux apôtres et disciples du Monopole de l'Éducation (qui utilise nos impôts pour imposer ses lubies à nos enfants).

Bas les pattes!

Anonyme a dit…

Agenda est français. Provient du latin. Chose à faire. Vous irez voir votre ami Robert. Utilisé dans ma réflexion pour souligner la planification de vos actions.

Délire!

Il y a une différence entre comprendre et interpréter. Vous ne comprenez pas le français...

Comprendre = savoir, connaissance.

Interpréter = donner un sens

ÉCR = comprendre

Catéchèse = interpréter

Voilà pourquoi ÉCR est un cours qui ouvre sur la liberté. Il fournit des outils pour comprendre. Il laisse l'interprétation aux églises et aux parents.

Anonyme Pro-ÉCR, toujours content de vous lire!

Bernard Couture a dit…

"Prenons Matthieu 14.25-33. Jésus marche sur l’eau.

Dans le cours ÉCR : Nous avons ici un mythe. À quoi le reconnaît-on? Il y a entre autre un personnage hors du commun qui fait une action hors du commun. Il y a aussi l’élément chaotique représenté par la tempête. C’est un mythe sotériologique car Jésus délivre son apôtre d’un état non-désiré, le manque de foi."

Pour vous, ce récit est un "mythe sotériologique". Pour moi, qui suis croyant, c'est un événement concret et historique, qui se DOUBLE d'un enseignement sotériologique. Dans 2000 ans, il se trouvera sûrement des "spécialistes" pour soutenir sérieusement que "l'élection de Barack Obama est un mythe sotériologique. Un personage hors du commun fait une action hors du commun..." :-)

De toute façon, comme l'auteur de ce blogue le dit, vous semblez confondre le cours d'ECR -- donné à des enfants -- avec un cours approfondi d'étude comparée des religions, qui se donne à l'université.

On ne le répétera jamais assez : le cours d'ECR n'est pas un cours neutre et objectif. C'est un cours à contenu idéologique, qui fait la promotion d'un point de vue au détriment des autres, et qui fait une lecture subjective et sélective des faits, à l'appui de ses idées préconçues. Et tout ça, les manuels le prouvent.

Pour une école libre a dit…

Anonyme pro-ECR a dit...

« Agenda est français. Provient du latin. Chose à faire. »

Cela signifie choseS à faire pluriel de agendum, forme verbale de ago, agere (faire) donc choseS à faire, cf. Carthago delenda est (Carthage est à détruire, litt.).

C'est évidemment un mot français dans le sens de carnet, mais pas dans celui d'ordre du jour idéologique; c'est alors un anglicisme.

Est-ce que l'anonyme pro-ECR pourrait arrêter de se ridiculiser en insistant si souvent quand il a tort ?

Décidément, il faut non seulement un cours de logique, de français, mais aussi un cours de latin. Cela devient grave, mais vous défendez le cours inutile au mieux d'ECR! Je me demande vraiment quels secrets et obscurs préjugés irrationnels vous motivent.

Vous êtes vraiment hilarant ou inquiétant.

Anonyme a dit…

Et si on parlait simplement de liberté et de respect, les pro-ECR et les anti-ECR devraient s'entendre.

Autrefois, quand un non-catholique décidait que ses enfants n'avait pas à "subir" la religion d'un autre, son enfant était retiré des cours de religion.

Maintenant, dans une société laique, le GOUVERNEMENT IMPOSE aux catholiques, aux islamistes, aux juifs... et aux athées SA DÉCISION. Cela est sans appel : Je décide, tu ferme ta g...

Après 60 ans d'installation sournoise, c'est l'entrée officielle et évidente du TOTALITARISME au Québec.