vendredi 2 novembre 2007

Reportage belge qui compare l'école belge à l'école finlandaise







Enseignement belge francophone :
— Plus de la moitié des élèves belges dans le réseau francophone redoublent au moins une fois avant la fin du secondaire.
— Le fossé entre les écoles d'élite et les écoles dites difficiles s'accroît.
— Mauvais résultats dans les quartiers à forte immigration.
— Coût par élève en Belgique relativement égal à celui de la Finlande

Le modèle finlandais :
Résultats PISA (évaluation internationale sur 43 pays de l'OCDE et autres pays associés)
— en 2000 : la Finlande est première en lecture, 4ème en maths et 3ème en sciences
— en 2003 : la Finlande est première en lecture, en maths et en sciences.

— Les différences entre établissements, entre filles et garçons et entre catégories sociales sont les plus faibles de tous les pays évalués.

— La proportion d’élèves en difficulté est très faible (6% contre 21% en moyenne)

— Si l’école obligatoire commence effectivement à 7 ans, 96 % des familles choisissent de faire suivre un CP (1ère année) optionnel dès 6 ans à leur enfant. Les autres apprennent la lecture dans leurs familles. Les méthodes de lecture utilisées sont syllabiques.

— Peu d’immigration.

— Population socialement homogène.

— Cours de remédiation individualisé.

Vidéo sur la marche de la Coalition pour la Liberté en Éducation

Courte vidéo au sujet de la marche que la Coalition pour la Liberté en Éducation a organisée le 20 octobre 2007 à Québec pour s'opposer à la volonté du gouvernement québécois d'imposer son programme d'« Éthique et de culture religieuse » à tous les enfants du primaire ou du secondaire, qu'ils fréquentent une école publique ou une école prétendue privée au Québec, qu'elle soit confessionnelle ou non.

video

Les écoles privées du Québec raflent les premières places

Les écoles secondaires privées du Québec raflent les premières places du palmarès pour l’année scolaire 2005-2006 publié par l'Institut Fraser. La meilleure note est de 10.

Rang   Cote globale
2005-
2006
2002-
2006
RégionNom de l’établissementSecteur et langue2005-
2006
2002-
2006
11MontréalCollège Jean-de-Brébeufprivé francophone10,010,0
11MontréalCollège Jean-Eudesprivé francophone10,010,0
1ndMontréalHerzliah High School — Snowdonprivé anglophone10,0nd
44MontérégieCollège Jean de la Mennaisprivé francophone9,99,9
417MontréalCollège Sainte-Anne de Lachineprivé francophone9,99,5
61MontréalCollège Régina Assumptalprivé francophone9,810,0
612MontréalVilla Sainte-Marcelline privé francophone 9,89,6
86MontérégieÉcole d’éducation internationalepublic francophone9,79,8
812OutaouaisCollège Saint-Alexandreprivé francophone9,79,6
104MontréalPensionnat du Saint-Nom-de-Marieprivé francophone9,69,9
106MontréalCollège Notre-Dame du Sacré-Coeurprivé francophone9,69,8
106LanaudièreCollège Saint-Sacrementprivé francophone9,69,8
1011MontérégieCollège Saint-Hilaireprivé francophone9,69,7


Notes importantes à propos des classements:
Dans ce tableau, les écoles sont classées (du côté gauche de la page) en ordre décroissant (de 1 à 463) selon leur rendement scolaire tel que mesuré d’après la cote globale sur 10 (figurant du côté droit du tableau) pour l’année scolaire 2005-2006. Sont également énumérées les statistiques moyennes de classement et de cote globale de l’école pour l’ensemble des cinq dernières années. Plus la cote globale sur 10 d’une école est élevée, plus elle se rapproche des premiers rangs. Les écoles qui ont obtenu des cotes globales identiques ont reçu le même rang. La mention «nd » figure au tableau dans les cas où l’on n’a pas pu obtenir des données historiques pour toutes les années visées. Les écoles secondaires de la province ne figurent pas toutes aux tableaux ni au classement. En sont exclues les écoles où l’on comptait moins de 15 élèves de 5e secondaire. Les séries de données disponibles sur ces écoles n’étaient pas suffisantes pour que l’on puisse en faire une analyse juste et raisonnable. Sont également exclus les centres d’éducation pour adultes, les services d’éducation permanente, les institutions qui reçoivent essentiellement des élèves étrangers non-résidents, les écoles dont les données étaient insuffisantes et les établissements alternatifs. L’exclusion d’une école du Bulletin ne devrait nullement être considérée comme l’expression d’un jugement sur l’efficacité de cet établissement.

La ministre Courchesne songe à réintroduire la dictée dans toutes les écoles

La qualité du français semble beaucoup préoccuper la ministre Courchesne, surtout depuis que son cabinet a appris que la dictée n'est plus un outil d'enseignement à la commission scolaire de Laval. On laisse entendre que la dictée a aussi été délaissée dans d'autres établissements.

Un peu plus tôt dimanche, le premier ministre Jean Charest a indiqué, lors de son allocution radiophonique hebdomadaire sur les ondes de Corus, que son gouvernement « va agir dès cet automne pour qu'il y ait un retour en force de la dictée dans les écoles du Québec ». Selon lui, « on a un peu délaissé la dictée dans les dernières années [...] alors qu'à son avis, ça demeure un des meilleurs moyens pour apprendre à écrire sans faute ».

À l'heure actuelle, la dictée à l'école est facultative comme outil pédagogique. Toutefois, plusieurs professeurs l'utilisent régulièrement avec leurs étudiants. À la Fédération des syndicats de l'enseignement (FSE), on précise que la dictée, comme outil d'enseignement, n'a jamais disparu du milieu de l'éducation.

Quant à savoir si la dictée deviendra obligatoire dans les écoles ou son utilisation plus fréquente, la réponse devrait venir directement du Monopole de l'Éducation. Mais si on se fie à ce qu'a annoncé le premier ministre Charest dimanche, « la ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne va faire des propositions aux parents du Québec dans les prochaines semaines ».

On se demande bien comment ces parents vont s'exprimer. Le plus simple ne serait-il pas la liberté d'enseignement et le chèque d'éducation afin de permettre à tous les parents de choisir l'école de leur choix et le meilleur enseignement pour leurs enfants sans que l'État n'intervienne dans les moindres détails pédagogiques des écoles québécoises (privées comme publiques) ?

Compétence en lecture et en écriture, la France derrière la Bulgarie

Tiré du Monde du 31 octobre 2007 : « Les écoliers français battent, de fait, des records de présence en classe avec leurs 936 heures annuelles, contre une moyenne OCDE de 769 heures pour les 7-8 ans et de 814 heures pour les 9-11 ans. Pour des résultats pas forcément meilleurs : selon une enquête internationale citée par le ministre, portant sur les compétences des élèves en lecture et en écriture, la France serait tombée « dans les 6 dernières places sur 40 », désormais placée derrière la Bulgarie. »

Se pourrait-il que l'introduction de méthodes de lecture sujettes à controverses, l'ajout de nombreuses matières accessoires comme l'anglais dès le primaire (hé, oui!) et la réduction du temps imparti à l'étude du français — alors qu'il s'agit d'une langue au code orthographique et au vocabulaire complexes de par son recours aux racines scientifiques pour les mots les plus simples (semaine/hebdomadaire, jour/diurne) — aient un rapport avec ce mauvais classement ?

Quel est également l'impact de l'immigration non francophone sur ces résultats désolants ? Xavier Darcos et Claude Allègre ont maintenu que son rôle n'était pas négligeable.

Quand même la Ministre du Monopole a des craintes sur la réforme imposée d'office à tous...

Article intéressant du Devoir (enfin, il ne fait que rapporter les craintes de la Ministre de l'Éducation) du 16 octobre 2007 :
La ministre se dit « très préoccupée » par l'acquisition des connaissances de base dans une école reformatée ces dernières années autour des « compétences ». « C'est prouvé que les enfants qui ont de solides connaissances de base abordent le secondaire de manière plus assurée. Et c'est là, sur le plan des matières de base, que le bât blesse avec le renouveau [pédagogique, la réforme] », a-t-elle affirmé. Pour illustrer son inquiétude, Mme Courchesne s'est elle-même interrogée comme suit: « Si vous me posez la question: est-ce que j'ai la totale conviction qu'actuellement ils ont acquis ces connaissances ? Je vais vous répondre qu'en français, c'est évident que non, lorsqu'on regarde les résultats de nos enfants, notamment leur capacité à écrire. Ça suscite beaucoup d'interrogations chez moi. Et c'est là-dessus que je travaille actuellement pour essayer de voir ce qui ne marche pas et comment on peut corriger le tir. »

Quand Mme Courchesne parle de rectifier le tir, rien n'est exclu: « Si ça veut dire corriger le tir au niveau du renouveau... bien s'il faut le faire, on va le faire. Je ne me mets pas de barrière! » Tout cela, ajoute-t-elle, « ne se fait pas en 24 heures». Cette position constitue une rupture avec celle de son prédécesseur libéral de février 2005 à avril 2007, Jean-Marc Fournier, qui s'était fait un défenseur passionné de la réforme. Mme Courchesne, sans enthousiasme, concède elle-même qu'il y a «certains objectifs et certains fondements qui sont bons» dans la réforme. Mais elle insiste sur ses nombreuses réserves. À ses yeux, avec le renouveau pédagogique, le pendule a été poussée trop loin vers la notion de « compétence ». « On est dans le tout ou rien », a-t-elle déploré avant de dire qu'il fallait rééquilibrer les choses. L'imposition d'un bulletin chiffré unique au Québec où les énoncés de compétences ont été simplifiés est un premier pas, a-t-elle soutenu.
[...]
Selon nos informations, un groupe de travail formé de chercheurs issus de l'Université Laval a été mis sur pied et commencera son travail sous peu pour évaluer l'effet du renouveau pédagogique au secondaire.

Rappelons que dans la grande tradition québécoise, ces réformes et ce renouveau pédagogique ont été imposés à toutes les écoles publiques et prétendument privées du Québec par le Monopole de l'Éducation.

On apprend par ailleurs que les « cégeps se désolent de constater que malgré la refonte du régime pédagogique, les conditions de diplomation du secondaire demeurent toujours en deçà des exigences d'entrée au collégial, les mathémathiques n'étant pas suffisamment relevées à leur goût. »

Les dispositions de la loi 95 inquiètent la HSLDA

Reçu ce communiqué de la HSDLA :
POURQUOI LES DISPOSITIONS DE LA LOI 95 ET LE RALLIEMENT DU 20 OCTOBRE ORGANISÉ PAR LA CLÉ DEVRAIENT CONCERNER TOUS LES PARENTS-ÉDUCATEURS (CHRÉTIENS OU NON)?

PRÉAMBULE

La Loi 95 est la Loi modifiant diverses dispositions de nature confessionnelle dans le domaine de l’éducation. Elle a été adoptée en juin 2005 mais entrera pleinement en vigueur le 1er juillet 2008.

L’article 13 de cette Loi 95 modifie la Charte des droits et libertés de la personne (L.R.Q., chapitre C-12) :

13. L’article 41 de la Charte des droits et libertés de la personne est remplacé par l’article suivant :

« 41. Les parents ou les personnes qui en tiennent lieu ont le droit d’assurer l’éducation religieuse et moral de leurs enfants conformément à leurs convictions, dans le respect des droits de leurs enfants et de l’intérêt de ceux-ci. »
QUESTIONS ET RÉPONSES

Que disait l’article 41 (maintenant abrogé) de la Charte des droits et libertés de la personne ?
« 41. Les parents ou les personnes qui en tiennent lieu ont le droit d’exiger que, dans les établissements d’enseignement publics, leurs enfants reçoivent un enseignement religieux ou moral conforme à leurs convictions, dans le cadre des programmes prévus par la loi. »

(ABROGÉ)
Que signifie « … dans le respect des droits de leurs enfants et de l’intérêt de ceux-ci ? »

Le nouveau texte, contrairement au précédent, dépasse le contexte institutionnel (à savoir les établissements d’enseignement) pour s’étendre à l’ensemble de la société québécoise.

Par conséquent, il serait possible d’invoquer cet article de la Charte pour imposer aux familles qui font l’école-maison le nouveau cours « Éthique et culture religieuse » en justifiant que c’est dans l’intérêt de leurs enfants et pour respecter leurs droits.*

*Cette Charte s’appuie sur la Convention relative aux droits des enfants des Nations-Unies :
Article 14(1) : Les états partis reconnaissent les droits de l’enfant à la liberté de pensée, de conscience et de religion.

Quelle pensée, quelle conscience et quelle religion ? Celles transmises par les parents ou celles inculquées par un programme quelconque sanctionné par l’État ?

Pourquoi devrais-je me sentir concerné en tant que parent faisant l’école-maison ?

Si vous ne souhaitez pas vous voir imposer un programme particulier de la part du gouvernement pour l’éducation de vos enfants, cette situation doit vous interpeler. La Loi 95 implique clairement que le gouvernement sait mieux que les parents ce qui est bien pour l’éducation des enfants.

Est-ce que cela signifie que nous sommes contre le fait d’exposer nos enfants à d’autres valeurs et croyances?

NON ! Pas du tout ! Compte tenu de l’actualité, il serait difficile de ne pas aborder ces questions avec nos enfants. Toutefois, nous sommes contre le fait qu’on puisse nous imposer un programme, et surtout un programme qui nous impose sa perspective; un programme qui relativise les valeurs et les croyances n’est pas neutre.

Pourquoi le gouvernement voudrait nous imposer le cours « Éthique et culture religieuse » ?

De prime abord, ce cours veut inculquer chez les jeunes la tolérance envers les autres religions et croyances, et possiblement vis-à-vis des styles de vie alternatifs. On peut ajouter aussi qu’il s’agit de créer un « déséquilibre cognitif » chez les jeunes; dans le jargon éducatif, ce terme signifie simplement « semer le doute » dans l’esprit des jeunes quant aux valeurs ou croyances déjà reçues (en l’occurrence, celles transmises par les parents).

Rappelons que ce cours sera en vigueur dans toutes les écoles (privées et publiques) du Québec pendant tout le primaire et le secondaire (11 ans).

Pourquoi ne devrait-on pas simplement accepter ce cours et en faire ce que nous voulons ?

Si on donne le droit aux instances scolaires de s’ingérer de cette façon dans l’éducation des enfants scolarisés à la maison, jusqu’où cela ira-t-il ?

Quel est l’intérêt des parents qui ont des enfants dans le système scolaire et qui seront présents au rassemblement du 20 octobre ?

Ces parents ne veulent pas se voir imposer le cours « Éthique et culture religieuse », alors qu’ils avaient le choix jusqu’ici d’opter pour le cours d’enseignement moral et religieux catholique ou protestant, ou encore l’enseignement moral. Ils croient qu’en tant que parents, ils sont les premiers responsables de l’éducation de leurs enfants et qu’ils devraient avoir la possibilité de choisir entre différentes options pour ce type de cours offert à l’école.

Est-ce que ma participation au rassemblement en vaut le temps et l’effort ?

À la lumière des réponses aux questions ci-dessus, à vous d’en juger !

LIENS UTILES :

Loi 95

Charte québécoise


Convention relative aux droits des enfants

Cours « Éthique et culture religieuse »
Fin du communiqué.