dimanche 30 juin 2019

Le Kentucky permet dorénavant aux écoles publiques de donner un cours de culture biblique

Le gouverneur du Kentucky, Matt Bevin, a signé (ci-dessous) un projet de loi mardi autorisant l’enseignement de cours de culture biblique dans des écoles publiques.


Le projet de loi offre aux commissions scolaires locales la possibilité de créer un cours pour que les élèves comprennent le rôle joué par la Bible dans l’histoire américaine, selon WDRB-TV.

Le cours sera facultatif.

« Il est incompréhensible que l’on veuille ne pas permettre aux élèves d’avoir accès à un tel cours. Je ne comprends pas pourquoi chaque État n’adhérerait pas à cela, pourquoi nous, en tant que nation, n’adopterions pas cela », a déclaré le gouverneur républicain Bevin lors d’une cérémonie à la Rotonde du Capitole de l’État.

Le député républicain D.J. Johnson a parrainé le projet de loi et a déclaré que la Bible était aux fondements de la Déclaration d’indépendance et d’autres documents importants de l’histoire des États-Unis.

La mesure a facilement été approuvée par la Chambre et le Sénat du Kentucky.

L’ACLU du Kentucky s’est dite préoccupée par la mise en œuvre des cours.

« Un projet de loi de culture biblique qui, à première vue, peut ne pas sembler inconstitutionnel, mais pourrait le devenir dans sa mise en œuvre », a déclaré à WDRB-TV, directrice des Affaires juridiques, Kate Miller. « Nous voulons nous assurer que les enseignants enseignent et qu’ils prêchent. » Miller a déclaré à WDRB News que l’ACLU surveillerait la loi de près.

On aimerait que l’ACLU et autres associations du type annoncent vouloir surveiller d’aussi près les nouveaux prêtres progressistes, multiculturalistes et autres militants à la mode qui ne se cachent pas pour donner leur avis personnel en classe.

Le député Johnson a déclaré que le programme avait été soigneusement conçu et qu’il ne devrait pas y avoir de « problèmes constitutionnels ».

L'immigration met-elle en cause l'existence de la nation ?

Mathieu Bock-Côté recevait dans son émission Les idées mènent le monde du 17 juin 2019 Jacques Houle auteur de Disparaître ?


Introduction de Mathieu Bock-Côté : « La question de l’immigration traverse notre époque. En fait, l’immigration massive s’impose partout comme une préoccupation politique centrale. Mais au Québec, la discussion tarde à éclore publiquement. Et lorsqu’on l’aborde, c’est avec des pincettes. Comme si la question demeurait taboue et suscitait encore un profond malaise. Il nous faut pourtant l’aborder lucidement, sans excès ni mièvrerie, ce que permet de faire l’excellent ouvrage de Jacques Houle, notre invité d’aujourd’hui. »



Audio de 45 minutes.


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1806 — Première allusion à l'érable comme symbole des Canadiens français



La première allusion à l’érable comme emblème des Canadiens français, dans un épigramme paru dans Le Canadien de 1806, journal rival du Mercury :

« Fable dédiée au Mercury
L’Érable dit un jour à la ronce rampante :
Aux passants pourquoi t’accrocher ?
Quel profit, pauvre sotte, en comptes-tu tirer ?
Aucun, lui repartit la plante :
Je ne veux que les déchirer. »


En 1898, Joseph Pope, sous-secrétaire d’État, affirme que l’épigramme du Canadien renferme la première mention de la feuille d’érable comme emblème des Canadiens français, mais il pense que la « ronce rampante » est le chardon d’Écosse. Mais il s’agit plutôt de la rose d’Angleterre, car, si la rose comme le chardon possède des épines, la ronce est de la famille des rosacées.

Il semble que la mention de l’érable comme emblème implique aussi sa feuille, mais il est un fait que, dans la première moitié du dix-neuvième siècle, surtout dans le Bas-Canada, on mentionnait très souvent l’érable comme emblème sans faire état de sa feuille.


On voit sur la première page du journal Le Canadien du 14 novembre 1836 deux castors sous une guirlande de feuilles d’érable accompagnés d’un listel portant la devise « Union Liberté » et, dans le bas, la devise « Nos institutions, notre langue et nos lois !! » qui deviendra celle de la Société Saint-Jean-Baptiste de la ville de Québec fondée en 1842 et éventuellement, selon Benjamin Sulte, celle de la Société Saint-Baptiste au niveau national. Le texte de la même page affirme : « Ce frontispice n’a guère besoin d’explications ; les emblèmes qu’il renferme sont tous faciles à comprendre. Le principal, la feuille d’érable, a été, comme on sait, adoptée comme l’emblème du Bas-Canada, de même que la Rose est celui de l’Angleterre, le Chardon de l’Écosse et le Trèfle de l’Irlande. » Le 24 juin de la même année, lors du banquet de la Société « Aide-toi et le ciel t’aidera », le président Denis-Benjamin Viger et l’ancien président Ludger Duvernay déclaraient, respectivement dans un discours et une chanson, que l’érable est l’emblème des Canadiens français, mais il ne semble pas y avoir eu de motion ou de vote pour l’adopter.