samedi 5 janvier 2019

Québec — Passer aux actes pour défendre la langue française

Robert Dutrisac souligne avec justesse dans le Devoir de ce 5 janvier :

François Legault a eu beau exprimer ses craintes quant à l’avenir du français au Québec, son discours d’ouverture ne mentionnait aucune mesure pour défendre ou promouvoir la langue française. Manifestant la même préoccupation, la ministre Nathalie Roy a écarté d’emblée tout renforcement de la loi 101, promettant seulement de se montrer plus ferme dans l’application des règlements actuels sur la langue d’affichage commercial, comme si c’était suffisant.

Pendant près de quinze ans, les libéraux se sont refusés à affermir la Charte de la langue française (CLF) ; ils l’ont plutôt assouplie, en encadrant les écoles passerelles ou l’affichage des marques de commerce anglaises. En matière de langue de travail, ils n’ont rien fait, sinon déployer avec la Chambre de commerce du Montréal métropolitain une « stratégie commune d’intervention », faite de mesures volontaires, dans le but d’inciter les plus petites entreprises à se franciser, stratégie dont les résultats ont été des plus modestes. Mais au moins, la passivité libérale s’expliquait [au mieux] par une vision jovialiste de la situation de la langue française au Québec.

Pour l’heure, la stratégie linguistique du gouvernement Legault repose essentiellement sur une meilleure francisation des immigrants.

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Comme en éducation, on attend un vrai changement plutôt que des mesurettes qui ne modifient rien sur le fond.


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