Carnet voué à la promotion d'une véritable liberté scolaire au Québec, pour une diversité de programmes, pour une plus grande concurrence dans l'enseignement.
vendredi 29 octobre 2021
jeudi 28 octobre 2021
Mères porteuses : un enfant à emporter avec ça ?
Un texte d’Antoine Malenfant, rédacteur en chef pour Le Verbe. Antoine Malenfants est également animateur de l’émission On n’est pas du monde. Il est diplômé en sociologie et en langues modernes.
« La société évolue et cela doit se refléter dans le droit », estime le ministre de la Justice, Simon Jolin-Barrette. Pour ce faire, il propose le projet de loi n° 2 de l’actuelle session parlementaire qui comprendra des balises pour encadrer la gestation pour autrui (GPA), mieux connue sous le vocable de « mères porteuses ». Les plus nobles intentions — ici, donner la vie — risquent toutefois de faire écran aux enjeux éthiques les plus sensibles.
Le phénomène n’est pas complètement nouveau. Dans un article de la BBC soulignant sans vergogne que « le monde a besoin de règles pour “vendre” des bébés », on apprend que la maternité de substitution — ou gestation pour autrui — est une pratique millénaire.
C’est pas faux.
En fait, même la Bible rapporte que le vieil Abraham a eu recours aux services reproductifs d’Agar, la servante de sa femme, puisque celle-ci, plus très jeune non plus, ne pouvait lui offrir une descendance. Mais ce n’est pas exactement vrai non plus parce que même si on peut forcer un rapprochement entre le père Abraham et Joël Legendre, le contexte actuel (mondialisation et percées en biotechnologie) est inédit et change gravement la donne.
Notons tout de suite que le simple fait qu’une pratique existe depuis la nuit des temps ne garantit en rien sa contribution au bien commun. Ne pensons qu’aux bavures de guerre, aux violences sexuelles et à l’esclavage. D’ailleurs, ce chapitre de la vie d’Abraham n’est pas spécialement couronné de succès.
Ba (na) liser la situation
Pour l’heure, le contrat entre les « parents d’intention » et la mère porteuse n’a aucune valeur légale. Les instigateurs du projet parental peuvent donc se retirer de l’entente à tout moment de la grossesse (et même une fois l’enfant né), tout comme la mère porteuse pourrait encore refuser de « rendre » un enfant qu’elle aurait porté, mais qui avait été projeté par le couple commanditaire.
Le législateur a donc voulu baliser la situation.
Baliser, donc normaliser. Et normaliser, donc banaliser.
Il fallait absolument encourager une GPA éthique1 et fournir un cadre législatif à une pratique déjà existante, « pour le plus grand bien des enfants », dit-on.
« En quelques décennies, le capitalisme s’est immiscé dans la sphère intime de la famille de telle sorte qu’on en est venu à concocter un enfant selon les règles de base du management. »
Dès l’adoption de la loi 2, le contrat — notarié, comme pour une hypothèque ou une importante transaction financière — ne pourra être résilié. Un juge pourra donc contraindre les parents d’intention à accueillir l’enfant porté neuf mois par la mère porteuse même s’ils changent d’idée en cours de grossesse. Bonjour l’ambiance à la maison !
Or, ce n’est ni notre sens aigu des emmerdes ni, diront les mauvaises langues, notre attachement maladif au modèle familial patriarcal qui nous poussent à crier haut et fort qu’il y a subterfuge. En fait, pour tout dire, c’est exactement le contraire : c’est au nom de la liberté, de la dignité de la personne et justement contre un patriarcat qui s’ignore que nous protestons ici.
[La gestion de projet de la vie]
Il faut l’avouer d’emblée, la GPA n’était que le chainon manquant d’un vaste dispositif déjà en place dans la plupart des foyers modernes : le projet parental.
Résumons grossièrement.
En quelques décennies, le nouvel esprit du capitalisme (c.-à-d. la gestion par projet) s’est immiscé dans la sphère intime de la famille de telle sorte qu’on en est venu à concocter un enfant selon les règles de base du management. Le couple moderne raisonnable empruntera aux techniques de gestion de projet les étapes nécessaires à la réussite d’un projet parental :
- Planifier à tout prix le bon moment de la conception pour éviter que cela nuise trop à la carrière de l’un ou au prochain voyage de l’autre ;
- Organiser les conditions matérielles de la grossesse et de l’arrivée du petit Jean-Bertrand en prenant soin de peindre la chambre de la bonne couleur avant l’accouchement ;
- Diriger les opérations, entouré des bons partenaires, et mener l’exécution du projet (nous vous épargnons les détails, mais nous sommes persuadés que votre imagination fera bien le reste) ;
- Contrôler la qualité du produit de la conception par une batterie de tests et de dépistages prénatals.
Ainsi, bien avant que la technologie biomédicale permette à des couples stériles (qu’ils soient homosexuels ou hétérosexuels) d’avoir des enfants, toute notre façon de gérer l’émergence de la vie dans nos foyers faisait le lit de ce projet de loi du ministre Jolin-Barrette.
De l’enfant-projet à l’enfant-droit, il n’y avait qu’un pas. Et ce pas a été franchi le 7 juin 2002 avec la loi 84, faisant désormais reposer la filiation non plus sur la biologie mais sur le projet parental. Quelques juristes levèrent timidement la main pour signifier qu’il serait préférable que l’enfant soit le sujet du droit et non son objet. Trop peu trop tard, c’était le progrès, et Dieu sait qu’on n’arrête pas ce bulldozer avec de jolis principes anthropologiques.
Dans ce contexte législatif, que la gestation pour autrui ait pris presque vingt ans avant d’être encadrée et reconnue par la loi québécoise relève de l’anomalie. À moins que l’on trouve des explications du fait de quelques remords archaïques ayant osé barrer la route à une instrumentalisation (parfois consentante) du corps de la femme pour le projet d’hommes (et aussi de quelques femmes, c’est vrai).
Et peut-être qu’il nous restait des relents de pudicité et d’honneur devant l’invasion croissante d’un capitalisme qui n’a cure des frontières de l’intime, du don, de l’amour et de la vie.
[Quand les mercantis en bébés se pourlèchent les babines]
Bien sûr, on nous proposera une GPA éthique, des mères porteuses altruistes et humanistes, désintéressées comme des Mère Teresa. Jamais nous n’oserons douter des intentions de ces femmes2.
Toutefois, même si nous fermons les yeux sur l’exploitation sans fard de centaines de femmes dont la dignité est bafouée dans les « usines à bébés » en Asie et en Europe de l’Est, il n’en demeure pas moins que le babybusiness d’ici se pourlèche les babines avec l’ouverture d’un nouveau marché — grâce à la générosité de femmes formidables qui ont la main sur le cœur.
Précisons. Au Québec, aujourd’hui autant que lorsque la loi 2 sera votée, aucune rémunération à proprement parler ne peut être versée à la mère porteuse. Seulement une compensation (pouvant atteindre parfois 20 000 $) ou un dédommagement pour frais supplémentaires encourus durant la grossesse peuvent être octroyés par le couple d’intention à la gestante altruiste. « Ainsi, le sanctuaire du don de la vie n’est pas souillé par de viles considérations pécuniaires ! », serions-nous tentés de jubiler. Ce serait faire abstraction du lucratif babybusiness qui ne manquera pas de faire la piasse once again sur le corps de femmes généreuses et dévouées.
Ce qu’on proclame un peu moins fort aussi dans les articles des quotidiens qui soulignent les « enjeux éthiques » et les « questions » que ça soulève sans jamais les nommer, c’est que, pour parvenir à implanter un embryon dans Gisèle, il faut en produire plus d’un. Ce sont quelques-uns des dizaines de milliers de dommages collatéraux de ces projets parentaux. On les appelle « embryons surnuméraires ». Joli nom. Pour certains, ce sont des tas de cellules (comme vous et moi, après tout !), alors que pour d’autres, ils sont Jean, Lucia et Camille3.
Nec plus ultra du patriarcat ?
Alors que les recherches sur les liens profonds et durables qui se tissent entre la mère et l’enfant lors de la grossesse sont légion, en prétextant le bien de l’enfant, on encadre une loi qui l’arrachera de manière préméditée au sein qui l’aura formé.
C’est entendu, l’adoption brisait déjà ces liens de filiation entre les parents biologiques et l’enfant, au « profit » du parent d’adoption et de l’enfant. Mais l’adoption est un bien qui vise à réparer un mal (décès, incapacité parentale, etc.). Tandis qu’ici, on crée cette rupture de toutes pièces en tentant de réparer ce qui est perçu comme une injustice. Nuance.
Il semble que notre époque a la formidable capacité de voir du patriarcat partout sauf là où il se trouve sous ses formes les plus violentes. Si le patriarcat peut se définir en un système ou une organisation sociale fondée sur la domination masculine, il n’est pas rare que ses formes les plus tordues s’accompagnent d’une mainmise sur l’utérus des femmes, leur instrumentalisation et leur réduction au statut de moyen d’assouvissement (sexuel, financier, etc.).
Ici, avec la GPA, le corps des femmes — parfois avec leur consentement, mais pas toujours ! — est mis à la disposition du projet des hommes (pas toujours, mais souvent) et dans une forme des plus néfastes pour l’enfant à naitre, mais aussi potentiellement dangereuse pour la santé de la mère4.
Alors que plusieurs de nos contemporains sont tentés d’applaudir l’apparition d’une énième brèche dans les structures traditionnelles familiales (donc forcément liberticides), les écueils à la liberté ont lieu, certes, mais pas là où nous les attendions.
Quelle liberté pour l’enfant qui nait comme le projet planifié, désiré, bien sûr, mais pas pour lui-même, plutôt pour ce qu’il comblera le droit au bonheur des parents lésés par leur histoire, leurs choix ou par la nature ? Comment pourrait-il croitre pour lui-même, diverger des attentes de ses « parents d’intentions » sans cumuler des charbons d’anxiété au-dessus de sa tête ?
Poser ces douloureuses questions nous renvoie incontestablement au fait que nous avons tous, à divers degrés, embrassé cette idée du projet parental. Et que nos enfants seront en droit — sujets de droit cette fois — de nous en vouloir longtemps.
Notes :
1. Après la porno éthique, l’optimisation fiscale éthique et la mafia éthique, la nouvelle tendance est à l’exploitation éthique de l’utérus. Le lecteur pourra se demander quelle barbarie se verra bientôt affublée de la noble étiquette éthique? Cocaïne bioéquitable, produite sans additifs et dans le respect des normes du travail ? Tueur à gages éthique qui prend le temps de partager un thé avec sa victime et qui l’endort avec une comptine avant l’exécution ? On l’a compris depuis 1984, pervertir le sens des mots suffit à déliter le cours des évidences les plus primaires.
2. Ce qui ne nous empêchera pas, pour autant, de déposer ici le témoignage du veuf de Lydia Cox, mère de quatre enfants désormais orphelins de mère après une « grossesse pour autrui » qui a mal viré parce que, il faut le dire, les grossesses pour autrui sont des grossesses à risque. Pour la mère porteuse, s’entend.
3. Selon un reportage de Radio-Canada, il y aurait 1 million de ces embryons dans les limbes des cliniques de fertilité dans le monde.
4. Quelle féministe peut souhaiter à des enfants de naitre sans mère ? Une mère serait donc accessoire ?
Voir aussi sur le site du Verbe
Déconstruire la GPA « éthique »
GPA, filiation, accès aux origines : le Québec entame une réforme du droit de la famille
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Lien connexe
Dans les médias, on nous présente la gestation pour autrui, communément appelée GPA, comme souhaitable et pratiquement inéluctable. Malgré les quelques bémols apportés au sujet des dangers pour la mère porteuse, les médias participent à ce que Noam Chomsky appelle la « fabrication du consentement » : belles photos et histoires touchantes occultent la marchandisation des enfants et des femmes. Lire le texte de quatre femmes membres de Pour les droits des femmes du Québec Québec doit dire non à l’encadrement de la marchandisation des femmes et des enfants.
Covid-19: les labos de Wuhan financés par les États-Unis auraient bien manipulé des coronavirus
Des documents publiés par le NIH, l’Institut national de la santé américain, soulèvent de nouvelles questions sur les recherches en virologie menées par la Chine et sur certains financements octroyés par les États-Unis. Ils viennent confirmer en partie les soupçons que les laboratoires de Wuhan auraient conduit leurs travaux au-delà de ce qui avait été précédemment officiellement admis, notamment en manipulant génétiquement des coronavirus. Ils tendent aussi à montrer que l’ONG EcoHealth Alliance, qui les a en partie financés avec des fonds publics américains, a singulièrement manqué de transparence à leur propos.
Ces révélations placent dans une position délicate Anthony Fauci, principal conseiller de Joe Biden sur les questions de santé et directeur de l’Institut national des allergies et des maladies infectieuses, qui avait affirmé cet été devant le Sénat que le NIH n’avait pas financé des recherches incluant des manipulations génétiques de coronavirus.
Or, près de vingt-deux mois après le début de l’épidémie, le NIH a reconnu la semaine dernière dans une lettre au Congrès américain qu’EcoHealth Alliance a effectivement subventionné des travaux de gain de fonction menés par l’Institut de virologie de Wuhan sur des coronavirus de chauve-souris. Ces manipulations consistant à faire muter un virus pour qu’il devienne potentiellement plus infectieux pour l’homme, sont très contestées par de nombreux chercheurs, en raison de leur dangerosité.
La lettre fait aussi apparaître qu’EcoHealth Alliance a violé les termes des conditions de la subvention reçue par le NIH, en ne signalant pas un résultat qui aboutissait à décupler la capacité infectieuse d’un agent pathogène. Le NIH décrit dans sa lettre comme « inattendu » le résultat de ces travaux, s’abstenant cependant d’employer l’expression gain de fonction.
Les interrogations avaient déjà été relancées au début du mois de septembre, quand le site d’information The Intercept avait publié plus de 900 pages de documents obtenus dans le cadre de la loi américaine sur la liberté d’information, concernant les subventions du NIH à EcoHealth Alliance.
Parmi ces documents figuraient deux demandes de subventions déposées par l’ONG. L’une des propositions, intitulée « Comprendre le risque d’émergence des coronavirus de chauve-souris », détaillait un projet de recherches potentiellement dangereuses menées sur des coronavirus de chauve-souris à Wuhan. Dans une première version de ces documents, reçus par The Intercept plus d’un an après en avoir fait la demande, ne figuraient pas les derniers rapports d’avancement de la subvention, qu’EcoHealth Alliance aurait dû soumettre à la fin de sa période de subvention en 2019.
Ce rapport a finalement été inclus dans sa lettre remise la semaine dernière au Congrès par le NIH. Daté d’août 2021, le document décrit une « expérience limitée » dans laquelle des souris de laboratoire infectées par un virus modifié sont devenues plus malades que celles infectées par « un virus naturel ».
Autre élément troublant sur le rôle d’EcoHealth Alliance, et de son directeur, Peter Daszak, le 20 septembre dernier, un groupe d’enquêteurs indépendants se faisant appeler Drastic (abréviation pour équipe radicale, autonome et décentralisée d’enquête sur le Covid-19), avait publié une demande de subvention de 14 millions de dollars que l’ONG avait soumise en 2018 à l’Agence pour les projets de recherche avancée de la défense (Darpa), un organisme dépendant du Pentagone et finançant des travaux de recherche scientifique. L’ONG proposait de s’associer à l’Institut de virologie de Wuhan pour opérer des manipulations de gain de fonction sur des coronavirus.
« Il devrait être viré pour manque de jugement »
La Darpa avait rejeté la proposition, estimant qu’elle ne tenait pas pleinement compte des risques liés à la recherche sur le gain de fonction. Mais cette proposition a frappé les chercheurs, notamment par sa mention d’un segment distinctif du code génétique du Sars-CoV-2, le site de clivage de la furine, qui rend le virus plus infectieux en lui permettant de pénétrer efficacement dans les cellules humaines.
Tous ces documents contredisent en partie les déclarations du Dr Anthony Fauci, qui avait démenti devant le Congrès américain en juillet dernier que le NIH ait sciemment financé des recherches sur le gain de fonction sur des virus, en réponse aux accusations lancées par le sénateur républicain du Kentucky, Rand Paul. Fauci avait admis qu’il n’avait en revanche pas de certitudes sur la façon dont le laboratoire chinois avait pu utiliser les subventions reçues. « Il devrait être viré pour son manque de jugement », a déclaré le sénateur Paul à propos du Dr Fauci dans un entretien au site Axios diffusé dimanche.
Fauci critiqué pour expériences sur des chiots dévorés vifs par des mouches
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mercredi 27 octobre 2021
Organismes subventionnés pro-immigration sanctionnés par Québec pour pratiques frauduleuses (m à j)
Le gouvernement Legault a décidé de revoir à la hausse le nombre de demandes de parrainage collectif de réfugiés.
Dès le 18 janvier prochain, un maximum de 825 demandes d'engagement seront analysées par Québec. Ces demandes peuvent concerner plusieurs personnes.
Ce seuil, qui était fixé à 750 par le passé, concerne à la fois les organismes de parrainage et les groupes de 2 à 5 personnes qui souhaitent venir en aide à un réfugié ou sa famille.
La ministre de l'Immigration, de la Francisation et de l'Intégration, Nadine Girault, a officialisé cette nouvelle en annonçant la réouverture de ce programme dans la Gazette officielle.
Billet originel du 23/X/2021
Dix-huit organismes réalisant du parrainage d’immigrés au Québec seront suspendus. Cette décision sera officiellement publiée dans la prochaine Gazette officielle, la semaine prochaine.
Ces informations ont été confirmées par le cabinet de la ministre de l’Immigration, Nadine Girault.
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Dans la mire du ministère : Shah Ismatullah Habibi, directeur de l’Association éducative transculturelle de Sherbrooke |
L’an passé, Québec avait suspendu le volet de ce programme de parrainage collectif réservé aux organismes, en évoquant alors des allégations sérieuses de fraudes. Des enquêtes ont été lancées par le ministère de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration (MIFI), qui a réclamé leurs états financiers à de multiples organismes de parrainage.
Des stratagèmes frauduleux ont bel et bien été découverts, a récemment révélé Radio-Canada. Il y avait des enjeux d’intégrité, soutient le cabinet de Nadine Girault.
« À notre arrivée au pouvoir, le programme de parrainage collectif comportait des lacunes importantes léguées par le gouvernement précédent. Pour notre gouvernement, c’est inacceptable que des organismes tirent profit des personnes réfugiées », selon Nadine Girault, ministre de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration.
Plusieurs pratiques, interdites, ont été repérées par les enquêteurs. On parle par exemple d’un montant d’argent demandé par des organismes aux réfugiés ou à leur famille pour postuler à ce programme.
Des dons destinés aux réfugiés ont aussi été déposés dans des fonds de placement par des organismes qui ont récupéré les intérêts. De fausses déclarations ont également été répertoriées, tout comme des manquements dans l’accueil de ces réfugiés, qui ne recevaient pas l’aide financière et matérielle promise.
Plus de 160 demandes rejetées
En 2020, lors de la dernière ouverture de ce programme, 50 organismes ont déposé une ou plusieurs demandes de parrainage, détaille l’équipe de Nadine Girault.
Quelque 18 d’entre eux ont présenté des informations ou documents faux et trompeurs, et plus des deux tiers de leurs requêtes ont été rejetés. On parle d’un total de 164 demandes refusées.
Parmi les demandes rejetées, il y a celles de l’Association éducative transculturelle de Sherbrooke.
Son directeur, Shah Ismatullah Habibi, a confirmé à Radio-Canada qu’il conteste depuis des semaines une décision prise par le ministère de l’Immigration.
Joint par téléphone, M. Habibi a refusé de donner des détails. Il a cependant admis avoir, par le passé, demandé des frais aux réfugiés.
« On avait facturé environ 500 dollars par dossier. C’était pour faire avancer le dossier, pour faire le travail. Ça payait le loyer, les employés », de dire Shah Ismatullah Habibi, directeur de l’Association éducative transculturelle de Sherbrooke.
Ça nous coûte déjà 240 dollars pour aller accueillir chaque famille à l’aéroport [de Montréal], insiste M. Habibi, qui a récemment fait l’objet d’un long portrait sur Radio-Canada.ca. Dans ce dernier, il est mentionné que plus de 3000 personnes, dont 1500 Afghans ont pu s’installer à Sherbrooke grâce à son aide au fil des ans.
Cette pratique a duré jusqu’en 2018. On nous a dit qu’on n’avait pas le droit de facturer des frais aux clients, on a arrêté, indique M. Habibi, tout en assurant avoir fourni un reçu pour ces frais et n’avoir rien à cacher.
Il affirme n’avoir aucune idée des éventuelles sanctions imposées par le MIFI ni s’il sera visé par cette suspension. Le Ministère n’a d’ailleurs pas voulu rendre public le nom des 18 organismes visés.
France — 73% des employeurs estiment rédhibitoires les difficultés à s'exprimer en français à l’écrit
Pour décrocher un emploi, mieux vaut maîtriser le français que l’anglais ! C’est l’un des constats que dresse l’institut de sondage Ipsos pour le Projet Voltaire. L’enquête conduite auprès de 2 500 décideurs s’est intéressée aux attentes des employeurs concernant les compétences de leurs équipes. Contrairement à ce qu’on pourrait croire, l’étude révèle qu’aux yeux des employeurs, la maîtrise de l’expression et de l’orthographe est largement plus valorisée que la maîtrise de l’anglais.
Parmi les principaux enseignements de l’étude:
- Les employeurs souffrent d’une expression écrite et orale mal maîtrisée par leurs équipes, et ce, d’autant plus en période de télétravail généralisé.
- Les compétences en français sont primordiales aux yeux des recruteurs, loin devant la maîtrise de l’anglais.
- 8 employeurs sur 10 jugent rédhibitoires les lacunes en français pour l’évolution professionnelle de leurs salariés.
- Lors du recrutement, 80 % des employeurs estiment rédhibitoires les difficultés à s’exprimer à l’oral, et 73 % des employeurs jugent rédhibitoires les difficultés à l’écrit.
- La qualité d’expression en français à l’écrit et à l’oral ainsi que la qualité de l’orthographe figurent au sommet des critères de recrutement (en 4e position pour 69 % des employeurs, en 5e position pour 59 % des employeurs), devant l’expérience professionnelle (46 %) et la formation initiale (35 %).
- À l’embauche, un certificat en langue française (langue maternelle, en sus du diplôme scolaire) fait la différence auprès des employeurs.
La généralisation du télétravail nécessite des facultés d’expression encore plus développées
Alors que les échanges à distance se multiplient et que les moments informels de communication se font plus rares, les compétences d’expression et d’orthographe s’avèrent essentielles : précision, désambiguïsation, concision sont précieuses pour éviter les malentendus.
-
9 décideurs sur 10 estiment que la qualité de l’expression écrite et orale est davantage requise dans ce contexte.
Cette déclaration sonne comme une évidence. Pourtant, des années de mondialisation durant, un bon niveau d’anglais a constitué un avantage indéniable à l’embauche. À l’heure où l’internationalisation des échanges marque un coup d’arrêt, le passeport pour l’emploi a changé de périmètre, la maîtrise de l’expression et de l’orthographe est devenue prioritaire.
- À l’écrit (CV et lettre de motivation), 80 % des recruteurs écartent les candidats ne maîtrisant pas l’expression, alors qu’ils ne sont que 30 % pour ceux ne maîtrisant pas l’anglais.
- À l’oral (entretien), 73 % des recruteurs écartent les postulants rencontrant des difficultés à s’exprimer en français, contre 33 % pour l’anglais.
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Le ministère de la Famille du Québec ne devrait-il pas être nommé le ministère des Garderies ?
Un texte de Solange Lefebvre-Pageau:
L’avenir du modèle québécois présenté par notre premier ministre du Québec, Monsieur François Legault, lors de son discours inaugural à l’Assemblée nationale, le 19 octobre 2021, m’amène à regretter, entre autres, qu’il en soit arrivé, au cours des trois dernières années, à adopter une attitude de mépris de famille, de son statut, sa mission et sa responsabilité.
En votant pour lui en 2018, j’ai cru, avec bien d’autres, que Monsieur Legault serait un grand défenseur de la famille, un protecteur de la plus noble et importante des institutions humaines. Hélas, ce n’est pas ce que je perçois depuis un bon moment et, encore plus, aujourd’hui... Il ne cesse d’inciter les jeunes mères à confier leurs enfants à quelqu’un d’autre qu’elles-mêmes, en leur offrant un service de garde à bas prix. L’objectif voilé, mais manifeste est d’aider à relever le défi de la carence de main d’œuvre et, par ricochet, de faire progresser l’économie québécoise. Il affirme que c’est ce que désirent les femmes d’aujourd’hui et il veut leur laisser croire que, comme les hommes, les femmes ont ce devoir et cette mission sociale. On reconnaît l’idéologie des pays soviétiques d’antan. L'article continue ci-dessous...
Parallèlement à cette offre de garderies à très bon marché, nous constatons qu’aucun appui financier ou moral n’est offert aux mamans désireuses de demeurer au foyer pour prendre soin leurs enfants en bas âge et pour bien les éduquer. Il y a lieu de se demander pourquoi le ministère dit « de la famille » ne s’identifie pas plutôt comme le « ministère des garderies ».
Pourtant, la famille est sacrée. Il n’y a rien de plus beau! Elle l’était jadis et elle le sera toujours. L’ignorer comporte de graves enjeux : la vie actuelle ne cesse de nous le démontrer. Soyons honnêtes et reconnaissons aussi que de nombreuses familles auraient besoin d’une saine éducation, voire de rééducation.
Pour que revienne, dans nos sociétés contemporaines, un plus grand respect de la famille, cellule de base de la société, il est urgent que nous redécouvrions la mission et la responsabilité de donner la vie à des enfants et de leur transmettre un patrimoine familial de qualité! C’est, pour chaque enfant, un besoin et un droit.
Finalement, il faudrait que nos élus désireux d’un changement de culture sociale valable et durable remettent avant tout en question, avec lucidité, la valeur donnée à la famille dans l’éducation à une santé intégrale. Il faudrait que les enjeux et les valeurs de la famille aujourd’hui fragilisée soient mis en première place dans le contenu du programme de formation à la citoyenneté québécoise qui doit remplacer dans un avenir prochain le cours de culture religieuse, comme nous l’a aussi appris notre premier ministre.
De tout cœur, je souhaite le vrai bien de la famille!
Solange Lefebvre-Pageau
Fondatrice et directrice du CIREF
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Étude : la société française se droitise
Une enquête de la Fondapol montre des tendances longues de l’évolution de l’électorat, dans un paysage politique morcelé.
La société française s’ancre à droite, à six mois du premier tour de l’élection présidentielle. Tel est le principal enseignement du dernier indicateur de « protestation électorale » établi par la Fondation pour l’innovation politique (Fondapol) et administré par l’institut Opinionway, en partenariat avec Le Figaro.
Alors que le paysage politique se révèle plus incertain et morcelé que jamais, cette enquête, fondée sur un large panel de près de 3200 personnes, révèle une nette évolution de l’électorat. Aujourd’hui, 37 % des électeurs se situent à droite de l’échiquier politique, en se plaçant sur les cases 6 à 10 de l’axe gauche-droite, contre 33 % en 2017, soit une progression de 4 points.
D’un autre côté, de moins en moins de Français se placent à gauche ou au centre. La gauche représente 20 % des électeurs, contre 25 % il y a quatre ans, et le centre 18 %, contre 20 % en 2017. Fait notable, près d’un Français sur quatre (23 %) répond ne pas vouloir se situer sur l’échelle gauche-droite. « La France est de droite comme elle ne l’a probablement pas été depuis longtemps », résume Dominique Reynié, directeur général de Fondapol. Le phénomène n’est pas isolé : il concerne aussi l’Allemagne, l’Italie et le Royaume-Uni.
Niveau du bloc de gauche historiquement bas
Résultat, les candidats de droite au sens large forment un bloc en position de force électorale. Une majorité de Français (56 %) pourraient voter pour les candidats de ce camp testés par la Fondapol — le candidat à l’investiture des Républicains (LR), Xavier Bertrand [si tant est qu'il est de droite], la nationaliste Marine Le Pen, le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan ou l’essayiste identitaire Éric Zemmour.
Un haut potentiel électoral qui rendrait la gauche presque envieuse. Seulement 34 % des électeurs affirment pouvoir voter pour au moins l’un des candidats de gauche déclarés — la socialiste Anne Hidalgo, l’écologiste Yannick Jadot ou l’Insoumis Jean-Luc Mélenchon. Bénéficiaire d’un positionnement central sur l’échiquier politique, Emmanuel Macron est pour sa part crédité de 33 % d’électeurs potentiels.
Le niveau du bloc de gauche est historiquement bas, malgré la percée des Verts aux élections européennes de 2019 et la résistance des socialistes aux dernières élections locales. « La gauche s’est clairement privée d’un ressort essentiel, en refusant de prendre en charge des thématiques dont la prise en compte est jugée non négociable par une très large partie des Français », explique Dominique Reynié.
Ces priorités s’appellent insécurité et immigration. Perçues comme des marqueurs de droite, la lutte contre la délinquance (citée par 51 % des électeurs, + 5 points par rapport à avril) et la réduction des flux migratoires (42 %, + 5 points) deviennent la première et la troisième préoccupation des Français, après une année marquée par la persistance des débats autour de l’« ensauvagement » de la société.
Quant aux questions sociales, elles sont en recul depuis avril. Ainsi de la réduction des inégalités (43 %, — 2 points) et de la lutte contre le chômage (41 %, — 10 points). Sujet historiquement central pour la droite libérale, le souci de réduire la dette et le déficit de l’État connaît aussi un important reflux (27 %, — 11 points en deux ans), sur fond de « quoi qu’il en coûte ».
Parce qu’elle a délaissé les sujets régaliens, selon Dominique Reynié, la gauche a perdu la bataille des classes populaires. « Une défaite sociologique », observe le professeur des universités. Aujourd’hui, une large majorité (60 %) des Français qui affirment avoir des difficultés à la fin du mois sont prêts à voter pour l’un des candidats de droite ; seuls 41 % d’entre eux peuvent voter pour un représentant de la gauche. Le constat n’est pas nouveau : dès 2011, il avait conduit le laboratoire d’idées Terra Nova à proposer à la gauche une stratégie de conquête des classes moyennes supérieures pour accéder au pouvoir.
Reste à savoir à qui profitera cette droitisation de la société. Aucun chef naturel des Français de droite ne s’impose. En cinq ans, Emmanuel Macron a multiplié les clins d’œil à leur endroit, à grand renfort de réformes économiques libérales et de harangues contre le « séparatisme ». Marine Le Pen, aujourd’hui concurrencée par Éric Zemmour sur ce terrain, a martelé ses messages anti-immigration.
Quant aux membres de LR, le parti historique de la droite, ils tardent à se choisir un représentant pour le scrutin élyséen — ils doivent trancher le 4 décembre au plus tard. Dans un pays lassé par dix-sept mois d’épidémie, le jeu est ouvert, selon Dominique Reynié : « Toute la question est de savoir si ce réalignement à droite profitera à une droite de réforme ou à une droite de rupture. »
Source : Le Figaro
Cinéma — Dune (223 millions $) largement dépassé par un film de guerre patriotique chinois (833 millions $)
Une rumeur a enflé dans les médias et sur les réseaux sociaux. Une affiche promotionnelle pour l’épopée de science-fiction de la Warner Dune produite pour le marché chinois en aurait éliminé un personnage principal noir du film. L’actrice d’extraction trinidadienne Sharon Duncan-Brewster figure sur la version américaine de l'affiche.
Duncan-Brewster joue le rôle du Dr Liet Kynes, un personnage qui pourtant est un homme blanc dans le roman original homonyme de Frank Herbert.
La rumeur était infondée : il existe plusieurs types d'affiches promotionnelles, l'actrice noire apparaît sur certaines, mais pas d'autres. Tant en Amérique du Nord qu'en Chine.Toutefois, l’adaptation au marché chinois est un élément clé de la stratégie étrangère d’Hollywood ces dernières années, car le parti communiste chinois ne permet la distribution en Chine que de quelques films occidentaux chaque année.
Les studios américains s’efforcent de ne pas heurter la sensibilité délicate de la dictature de Pékin, et beaucoup ont récemment commencé à mettre en vedette des acteurs chinois, dans le but apparent d’augmenter leur part de marché dans cette super puissance économique.
Cette nouvelle version de Dune n’échappe pas à ce phénomène. C’est ainsi que la vedette du film, Timothée Chalamet, dialogue entièrement en mandarin avec son médecin dans le film, interprété par la vedette chinoise de Tigre et dragon, Chang Chen. Bien que Chang Chen n’ait pas figuré sur l’affiche originale, Chen a été ajouté sur l'affiche chinoise.
Malgré le battage médiatique organisé autour de ce long métrage de science-fiction en Chine, Dune a été devancé vendredi lors de l’ouverture du film par un film de guerre patriotique chinois La bataille du lac Changjin (长津湖). Ce long métrage, sorti le jour du centenaire du Parti communiste chinois, relate l’histoire de soldats chinois qui réussirent à vaincre les troupes américaines lors d’un épisode de la Guerre de Corée. En Occident, on parle de la Bataille du Réservoir de Chosin.
Toutefois, la mégaproduction hollywoodienne a réussi à amasser plus de 21 millions de dollars dans l’Empire du Milieu pendant la fin de semaine de diffusion. Au 24 octobre 2021, Dune avait rapporté 41 millions de dollars aux États-Unis et au Canada, et 182,2 millions de dollars dans d’autres territoires, pour un total mondial de 223,2 millions de dollars.
La bataille du lac Changjin, sorti le 30 septembre 2021, a engrangé à ce jour 833,6 millions de dollars, selon les données d’Artisan Gateway, et il deviendra probablement le chinois avec le plus grand nombre d’entrées en 2021, c’est-à-dire le film à la recette la plus importante au monde cette année, détrônant la comédie du Nouvel An chinois Salut, maman, qui avait rapporté 5,41 milliards de RMB en février (ou 821 millions de dollars selon les taux de change de l’époque).
Après la première de Dune à la Mostra de Venise le mois dernier, le réalisateur Denis Villeneuve avait profité de l’occasion pour fustiger le « colonialisme » occidental responsable, selon lui, du changement climatique qui serait causé par l’homme, déclarant que « les générations futures nous jugeront ».
Sans surprise, lors de ses remarques sur le changement climatique, le réalisateur québécois de Dune s'était abstenu de mentionner la Chine, qui émet pourtant plus de gaz à effet de serre que le reste du monde développé réuni. Si Villeneuve avait osé critiquer le plus grand pollueur du monde, il aurait sans doute vu son film interdit en Chine, ce qui ne pouvait qu’affecter négativement les recettes.
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mardi 26 octobre 2021
États-Unis — Viol d’une élève dans les toilettes pour filles, sodomisée par un élève trans, couvert par des autorités scolaires (m à j)
Ce lundi, le juge du tribunal pour mineurs de Virginie a trouvé des preuves suffisantes lors d’un procès pour soutenir les accusations selon lesquelles un adolescent (qui disait avoir un « genre fluide ») aurait agressé sexuellement une camarade de classe dans les toilettes des filles d’un lycée du comté de Loudoun en mai.
L’adolescent, maintenant âgé de 15 ans, est également accusé d’agression sexuelle sur une autre élève survenue des mois plus tard dans une autre école de Loudoun.
L’accusé a d’abord déclaré aux détectives que le deuxième acte sexuel [sodomie] n’avait pas eu lieu, mais a déclaré plus tard que cela s’était peut-être produit brièvement et accidentellement lorsque la courte jupe [le garçon qui se dit fille avait une jupe] qu’il portait s’est retrouvée coincée par sa montre alors que les deux élèves se débattaient dans une cabine des toilettes pour filles.
La juge en chef du tribunal pour mineurs du comté de Loudoun, Pamela L. Brooks, a déclaré qu’elle attendrait pour condamner l’adolescent jusqu’à ce que cette affaire soit tranchée en novembre.
Il y a deux jours, l’ex-président américain, le démocrate Barack Obama, a déclaré que cette histoire était « bidon » (phony) et de l’« indignation feinte » (faked outrage). Le voilà contredit par un tribunal.
Les élèves de plusieurs écoles du comté manifestent en soutien aux récentes victimes de l’élève trans.
Here is the walk out of students at @LCPSOfficial Broad Run High School in Loudoun County. Students in support of recent sex assault victims in the District including this school & asking for safer schools. @7NewsDC #7NewsITeam #Loudoun pic.twitter.com/CdZjqTBIdK
— Scott Taylor 7 News I-Team (@ScottTaylorTV) October 26, 2021
Billet du 15 octobre
On a appris cette semaine qu’une adolescente de Virginie avait été agressée sexuellement dans les toilettes pour filles de son école des filles par un garçon au printemps dernier. L’agresseur se dit « non binaire » et portait une jupe.
Il semble maintenant que l’école a essayé de dissimuler ce viol.
Lorsque l’incident a été signalé pour la première fois aux responsables de l’école locale, ceux-ci ont dit aux parents qu’ils devaient garder le silence pour permettre une enquête appropriée. L’école affirme avoir confié l’incident au bureau du shérif local. Bureau qui continue de cacher de nombreux détails aux parents. Les responsables de l’école auraient ensuite transféré le violeur présumé dans une autre école, où l’on pense qu’il a agressé une autre jeune fille.
Scott Smith est le père de la première fille qui a été agressée. Plus tôt cet été, il a assisté à une réunion du conseil scolaire local, où il a été harcelé par un militant de gauche qui a remis en question l’histoire de sa fille. Un policier a pris Smith par le bras, mais le père a réussi à échapper à cette prise. Avant qu’il ne s’en rende compte, Smith avait été frappé au visage, menotté et traîné sur le sol avec son pantalon baissé.
Il a ensuite été arrêté et condamné pour trouble à l’ordre public.
Administration Biden menace d’utiliser le FBI pour faire taire les parents
La vidéo de l’arrestation est devenue virale — incitant l’administration Biden à annoncer qu’elle utiliserait le FBI pour enquêter sur les « menaces » de violence contre les conseils scolaires. Des militants de gauche ont mis en garde contre la montée du « terrorisme domestique » parmi les parents concernés.
Combien de personnes qui ont entendu parler de cette arrestation ou regardé la vidéo virale de l’arrestation savent que la fille de Scott Smith en 9e année a été agressée sexuellement dans les toilettes d’une école par un garçon vêtu d’une jupe ? Ce garçon a depuis été inculpé de deux chefs de sodomie forcée, d’un chef de sodomie anale et d’un chef de fellation forcée.
Autorisation donnée aux garçons qui se disent filles d’accéder aux toilettes des filles
Deux mois après cette réunion du conseil scolaire, le conseil scolaire du comté de Loudoun a officiellement voté pour autoriser les élèves transgenres (des garçons biologiques) à accéder aux toilettes des filles. Et de manière choquante — selon les informations du Daily Wire — le conseil scolaire a affirmé qu’il n’y avait eu aucun incident d’agression de transgenres dans les toilettes de l’école.
Aujourd’hui, le surintendant scolaire présente ses excuses publiques aux élèves violées
La station locale Fox5 nous apprend ce 15 octobre que le surintendant des écoles publiques du comté de Loudoun, le Dr Scott Ziegler, a présenté ses excuses à deux élèves et à leurs familles qui affirment avoir été agressées sexuellement par le même étudiant dans deux écoles différentes.
« Tout d’abord, permettez-moi de dire aux familles et aux élèves concernées que je partage votre douleur et que je suis désolé que nous n’ayons pas réussi à fournir l’environnement sûr, accueillant et positif que nous aspirons à fournir », a déclaré M. Ziegler lors d’une conférence de presse vendredi. « Nous reconnaissons et partageons votre douleur et nous continuerons à offrir notre soutien pour vous aider, vous et vos familles, à surmonter ce traumatisme. »
Quelques minutes avant l’arrestation de Smith lors de la réunion du conseil d’administration de l’école, le directeur des écoles publiques du comté de Loudoun (LCPS) avait fait la leçon au public en déclarant que les inquiétudes concernant la politique en faveur des transsexuels étaient déplacées, car le système scolaire n’avait aucun historique d’agression dans les toilettes de quelque école que ce soit. Puis une femme portant un t-shirt avec un cœur arc-en-ciel — une activiste communautaire de gauche — a dit à Smith qu’elle ne croyait pas sa fille, dit-il. Sa colère a alors atteint un paroxysme et il a eu un échange de mots houleux avec la femme. Un agent de police, présent pour maintenir la paix lors de la réunion, l’a tiré par le bras. Smith l’a repoussé brusquement. Avant de s’en rendre compte, il était frappé au visage, menotté et traîné sur le sol, le pantalon baissé. Les images de l’incident ont été diffusées par les télévisions et les journaux du monde entier.
Buta Biberaj, la procureure progressiste, élue du comté, qui entretient des liens étroits avec les membres les plus à gauche du conseil scolaire, est arrivée au tribunal pour poursuivre personnellement Smith pour trouble à l’ordre public et refus d’obtempérer. Biberaj avait fait campagne sur un programme visant à mettre fin à « l’incarcération de masse », mais elle voulait mettre Smith en prison pour ces infractions.
En tant que procureure, Biberaj devait être au courant de l’affaire impliquant la fille de Smith. Les procureurs du tribunal pour enfants ont assuré à Smith que le suspect était tenu responsable : Il était assigné à résidence, confiné dans la maison de sa mère. Selon Lancaster, une condamnation était attendue le 14 octobre, probablement sous la forme d’un plaidoyer de culpabilité à une accusation d’agression sexuelle moins grave.
Mais le 6 octobre, selon le bureau du shérif du comté de Loudoun, un jeune homme de 15 ans a été accusé d’agression sexuelle et d’enlèvement après que la police a déclaré qu’il avait forcé une fille à entrer dans une salle de classe vide, l’avait retenue contre sa volonté et l’avait touchée de manière inappropriée.
Lancaster révèle que le suspect est le même garçon qui aurait attaqué la fille de Smith.