mardi 22 janvier 2013

Nouvel Obs — les opposants aux mariages homos ont raison d'avoir peur, c'est la fin de leurs idéaux familiaux

Pour le magazine de la gauche bobo français, le Nouvel Obs, qui ouvre ses colonnes à un militant LGBT, le mariage et de l'adoption homo, « c’est la grande mort symbolique du modèle hétéro-patriarcal dans lequel ils ont grandi. En 2013, l'État va enterrer les dichotomies archaïques homme/femme, fort/faible, travail/foyer. Structure/sentiments. Bleu/rose. »

Thomas entre Pauline Moreno et Debra Lobel, ses deux « mères », qui affirment qu'il n'a pas subi de pressions dans sa décision de devenir une fille. Ce garçon gardé par ce couple de lesbiennes subit un traitement hormonal pour bloquer sa puberté.

Pour ce militant,  l’État s’apprêterait à montrer qu’une famille n’a pas besoin d’un père pour y amener ordre, valeurs et structure. Le prochain code civil entérinera l'absence de besoin, selon ces idéologues, d’une mère pour prodiguer amour, tendresse et éducation sentimentale à un enfant.

En bref, le mariage prétendu pour tous « consacre la théorie du genre » dans les termes de ce militant. Cette théorie prétend que l'orientation et l'identité sexuelles sont affaire de culture uniquement, pas de nature, de biologie.

Pour le Nouvel Obs, « c’est pour protéger leurs idéaux familiaux et sociétaux qui s’écroulent un peu plus » que près d'un million de gens ont manifesté il y a un peu plus d'une semaine à Paris.

« Le combat est loin d’être fini : PMA [procréation médicalement assistée] pour toutes, droits des trans, asile pour les étrangers persécutés pour leur orientation sexuelle… tout cela restera à faire. »

Pour ce militant et assistant au Parlement européen, Bruno Selun, les opposants au mariage homosexuel seront « les marginaux, dès la prochaine génération». Après une bonne rééducation contre l'hétérosexisme sans doute assurée par l'État ? Comme c'est désormais le cas au Québec...



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Après les drogues et le SIDA, le tabou des violences dans les couples homosexuels

Autre étude suggère des risques pour les enfants élevés par des couples homosexuels (Étude de Mark Regnerus)

Garçon gardé par un couple de lesbiennes subit un traitement hormonal pour bloquer sa puberté

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Sondages : Les États-Uniens surestiment grandement le nombre d'homosexuels

Le paradoxe de l'égalité entre les sexes c. la théorie du genre

Deux lesbiennes « trahies » par le père homosexuel qui veut voir son fils après un mariage de complaisance

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Comment les enfants seraient devenus des tyrans

Didier Pleux, docteur en psychologie du développement et psychologue clinicien, il a publié il y a peu De l'adulte roi à l'adulte tyran.

Alors que la part du budget familial consacrée en France aux jouets a doublé en cinquante ans et que les parents ont dépensé 185 dollars  par chérubin pour Noël (25 % de plus qu'en 2011), les spécialistes de la petite enfance sont formels. Dans leurs cabinets, ils voient de plus en plus défiler des gamins hauts comme trois pommes mais déjà drogués au plaisir immédiat... Comment la jeunesse d'aujourd'hui s'est muée en despote ? Comment leurs parents ont fait d'eux des pachas ? Comment résister au « moi, moi, moi » ?

Dans une société de plus en plus matérialiste, Didier Pieux attire l'attention sur l'émergence d'individus incivils, égoïstes et mal élevés. II s'interroge sur le processus qui engendre un tel comportement et les conséquences qu'il entraîne. L'auteur précise que ce type de comportement ne se limite pas à la sphère sociale, mais influence la vie amoureuse, l'amitié et les relations professionnelles. Il y voit l'émergence d'une nouvelle pathologie caractérisée par une hypertrophie de l'égo. Leur intolérance aux frustrations et leur refus du sentiment de l'autre participent au délitement du lien social. Après avoir étudié le phénomène d'enfant tyran, Didier Pieux examine celui d'adulte roi qui risque de basculer vers le profil d'adulte tyran. II délivre une méthodologie, à l'échelon individuel, pour faire face à certaines situations et pour ne pas souffrir du comportement de ces individus.

Pour Didier Pleux, les narcissiques sont de purs produits de notre société de consommation qui, cultivant le plaisir immédiat, favorise l'émergence de personnalités entièrement concernées par leur propre intérêt. Dans la psychologie classique, influencée par la psychanalyse, on explique de tels comportement par une carence affective et narcissique vécue dans la prime enfance. C'était la théorie pour expliquer le comportement d'Adolf Hitler, alors que « toutes les têtes » nazies ont plutôt eu une enfance gâtée, ils furent des enfants adulés (voir la douzième minute de son entretien à RTL). La thèse de Pleux est à mi-chemin: nous sommes tous d'une certaine manière des « petits rois » branchés sur notre plaisir immédiat, nous visons tous en effet à l'épanouissement de notre moi. Mais à un moment, certains refusent carrément le principe de réalité et, faisant le choix conscient de ne penser qu'à eux, deviennent ce que j'appelle des « adultes tyrans ». Il y a alors inflation de leur ego.

La sociologue Marie-Dominique de Surmain et le psychologue Didier Pleux analysent la violence des bandes de jeunes.


Pour le psychologue, nous devons poser des limites à tous ces gens que nous croisons chaque jour et qui font preuve d'incivilités: celui qui, parlant fort sur son cellulaire, dérange tout la voiture de métro, celle qui avec sa voiture mal garée bouche toute une voie d'accès… Pour le Didier Pleux, ces actes d'égoïsme pur ont l'air de rien. En réalité, ils prouvent que ces personnes n'ont pas conscience de l'autre, ils l'ont « chosifié ». Leur capacité de lien s'est délitée. Et en effet, ils n'ont probablement jamais été arrêtés dans leurs comportements. Même si cela vient de leur éducation, qui a favorisé une personnalité rebelle et égocentrique, c'est à chacun de nous aujourd'hui de les arrêter. Il faut oser être en conflit avec eux et leur dire « SVP, éteignez votre portable, vous me dérangez… » Sinon, qui le fera ?

À l'époque de Freud, l'individu souffrait parce qu'il y avait trop « d'autres » en lui (normes familiales, sociales, etc.). Aujourd'hui, il y a « trop de moi et pas assez d'autres » dans ces personnalités sociopathes. Avec ces patients si narcissiques (les rares qui nous consultent), il faut oser la relation conflictuelle et leur dire que ce qu'ils font subir à leur entourage est destructeur. Les écouter avec empathie, en essayant de réparer leurs carences affectives, n'a que peu d'effet.

Pour le psychologue, entre ces petits tyrans ordinaires et des sociopathes comme James Holmes, auteur de la tuerie d'Aurora, ou un Breivik, il n'est qu'une question de gradation et d'exacerbation de la tendance égocentrique. Si l'on ne fait rien, celui qui a l'habitude d'être entièrement centré sur ses propres besoins, celui qui a tendance à ne pas se soumettre aux lois et à nier les conséquences de ses actes ira toujours de plus en plus loin…

Selon le psychologue, chez ces enfants devenus tyrans l'intolérance à la frustration est une souffrance. Dès que l'enfant n'a pas ce qu'il veut, dès que cela ne se passe plus comme il souhaite, que les autres ne se comportent pas comme il l'entend, il ne va pas bien. Il est souvent plus facile de « soigner » un enfant victime de l'autoritarisme qu'un enfant en refus d'autorité, un enfant mal dans sa peau qu'un enfant sûr de lui, qui ne débarrasse jamais la table, se lave quand il en a envie, veut que l'école soit « marrante », arrête le foot parce que « c'est nul », veut jouer de la guitare, mais pas apprendre le solfège...


Émission de radio avec Didier Pleux (30 minutes)

De l'adulte roi à l'adulte tyran
par Didier Pleux
publié par Odile Jacob
à Paris
le 13 septembre 2012

235 pages
ISBN-10: 2738126995
ISBN-13: 978-2738126993

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Les étudiants universitaires américains de plus en plus nombreux à se croire au-dessus de la moyenne




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lundi 21 janvier 2013

États-Unis — 40 ans après sa légalisation, l'avortement soulève de plus en plus de contestations

Voilà quarante ans qu'un droit à l'avortement a été garanti par des juges de la Cour suprême des États-Unis.

Tandis que les « pro-vie », opposants à l'avortement, marqueront cet anniversaire en défilant devant la Cour Suprême le 25 janvier, les pro-avortement, organiseront réunions, dîners et conférences à l'échelle locale.

C'est par la décision Roe [nom fictif] contre Wade du 22 janvier 1973, que « la Cour suprême des États-Unis décidait que le droit à l'avortement était, selon elle, un droit fondamental garanti par la Constitution. À l'origine de cette décision, Jane Roe, « une mère célibataire enceinte pour la troisième fois, [qui] avait attaqué la constitutionnalité de la législation texane qui faisait de l'avortement un crime ». La décision, prise à sept voix contre deux et qui « a fait jurisprudence dans une majorité d'États américains où des lois similaires étaient en vigueur », précisait ainsi que « le droit au respect de la vie privée, présent dans le 14e amendement de la Constitution [...] est suffisamment vaste pour s'appliquer à la décision d'une femme de mettre fin ou non à sa grossesse ». Alors que la haute juridiction donnait raison à la plaignante, celle-ci est depuis, devenue une militante opposée à l'avortement.

Aujourd'hui, le « droit à l'avortement&nbsp:» est de plus en plus contesté. En mai 2012,Gallup affirmait qu'il n'y avait jamais eu aussi peu de pro-avortement, puisque ce soutien était tombé de 56 % en 1995 à 41 % aujourd'hui. Alors que ceux s'affirmant pro-vie sont passés de 33 % il y a 18 ans à 50 % de la population aujourd'hui.

Cela se perçoit notamment par le nombre de lois relatives à l'avortement passées au niveau des États fédérés et soutenues le groupe de pression pro-vie. On en compte 92 en 2011, et 43 en 2012. Elles concernent la limitation des avortements tardifs, l'interdiction de remboursement de l'opération par l'assurance-santé, l'obligation de pratiquer une échographie, ou encore, l'allongement du délai de réflexion.

Jeanne Monahan, présidente de la Marche pour la vie américaine explique qu'ils ne peuvent « amender la décision Roe c. Wade dans un avenir immédiat », ils travaillent donc « à l'échelle des États pour faire promulguer des lois assurant un consentement éclairé ». Seuls quatre médecins pratiquent encore aujourd'hui des avortements tardifs pendant les trois derniers mois de la grossesse. Chassés de plusieurs États, et exerçant aujourd'hui dans le Maryland, le Colorado, ou le Nouveau-Mexique, ils font l'objet d'un documentaire « After Tiller », salué au festival des films indépendants Sundance.


Mme Roe, de son vrai nom Norma McCorvey, est maintenant une militante anti-avortement

Ils dénoncent des « barrières institutionnelles » et une « profession très stigmatisée » : « si vous pratiquez les avortements, il est très difficile de travailler dans un hôpital, car ces derniers n'aiment pas les docteurs qui procèdent aux avortements, qui sont presque tous réalisés en cliniques privées » observe le docteur Susan Robinson. Pour l'instant une seule femme s'est présentée pour être formée par eux, et prendre leur relève, sinon « personne n'est candidat ».

Toujours sur le continent américain, le Brésil interdit fermement l'avortement sauf en cas de viol ou de danger pour la vie de la mère. Une célèbre chanteuse portugaise, Maria Adelaide Mengas Matafome Ferreira, « a été inculpée au Brésil pour avoir aidé sa fille de quinze ans, à avorter » alors qu'elle se trouvait au Brésil. Le petit ami de cette adolescente et sa mère sont, eux aussi, inculpés par la police brésilienne. La jeune fille avait été hospitalisée en raison d'une forte hémorragie, après avoir pris des médicaments importés au Brésil via une organisation néerlandaise, pour mettre fin à se grossesse.





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jeudi 17 janvier 2013

Le non-dit pour mieux tromper sur l'euthanasie ?

Lettre ouverte du Dr Marc Beauchamp, chirurgien orthopédiste.

Après avoir regardé la conférence de presse sur les moyens légaux d'appliquer les recommandations de la commission «Mourir dans la dignité», plusieurs constats surprennent sur ce qui a été dit, mais bien plus encore plus sur ce qui n'a pas été dit. À commencer par certains mots tabous qui ont été judicieusement maintenus sous silence.

Étrangement, ce dont il était question était bien l'euthanasie. Or ce mot n'a pas été prononcé une seule fois pour définir leur projet. Politiciens et avocats connaissent très bien la valeur des mots. On dira «aide médicale à mourir» plutôt qu'euthanasie ou suicide. Ou encore mieux «aide médicale à la fin de vie». C'est plus vendeur. On ne dira pas homicide non plus, même si c'en est un techniquement. Ce n'est pas vendeur. Un médecin tient une seringue dans ses mains, il appuie sur le piston, le cœur cesse de battre, le patient est mort.

La ministre Véronique Hivon et l'avocat Jean-Pierre Ménard considèrent qu'il s'agit de « médecine ». Or, ce n'est pas vrai, ça n'en est pas. Techniquement, c'est un homicide. Justifié ? Peut-être. Acceptable ? Charitable ? Humanitaire ? On peut débattre. On peut avoir son opinion. Mais on ne peut pas mentir.

Faisons une analogie. Ceux qui ont dit à l'époque des référendums que les questions volontairement ambiguës dans des consultations populaires sont des fraudes avaient raison. On ne peut pas fonder un nouveau pays sur une fraude, tout le monde en convient. Ceux qui évitaient de prononcer le mot indépendance (les protagonistes du Parti québécois) alors que c'était ce qu'ils voulaient faire, évitant ainsi le terme qui faisait peur, ont été accusés de chercher de façon trompeuse une adhésion à leur projet.

[...]

Mme Hivon et Me Ménard n'ont pas dit «euthanasie», ils ont dit « aide médicale à la fin de vie », et « aide médicale à mourir ». Ne soyons pas dupes, leur but est de forcer l'adhésion à leur projet et de mettre la table pour un geste unilatéral face au gouvernement fédéral, qui a autorité sur le droit criminel, et donc sur la légalité de l'homicide ou l'euthanasie. Homicide, c'est criminel, mais « aide médicale à la fin de vie », c'est médical, n'est-ce pas ?

Il faut mesurer les impacts d'un tel raccourci de politicien, et ils sont beaucoup plus profonds qu'il n'y paraît. Le plus important, pour moi qui suis médecin, est que ces deux avocats, avec leurs jeux de mots subtils, sont en train de placer une jolie bombe sur la médecine elle-même. Leur redéfinition de ce qu'est la médecine, de ce qu'on peut appeler médecine, serait dictée par l'opinion générale, l'évolution des mentalités. Or, ce n'est pas vrai. Vrai que les connaissances médicales évoluent, tout comme le droit. Mais d'aucune façon, la définition même de la médecine ne peut être définie par le pouvoir, leur pouvoir.

Aussi, Mme Hivon, outre son utilisation de termes trompeurs, a décrété dans son allocution aujourd'hui que le débat sur « l'euthanasie » (excusez le terme, il est de moi) était terminé au Québec et qu'il y avait consensus depuis le dépôt de son rapport de la commission « Mourir dans la dignité » [Note du carnet: toujours les mêmes ficelles, consensus auprès de qui ?]. Et elle affirme qu'elle veut aller vite. Pour elle et son parti, fini les discussions, fini le débat, pas question de négociation (surtout pas avec le fédéral).

Une attitude finalement déplorable et, disons-le, idéologique sur un enjeu sensible et complexe qui mérite beaucoup mieux qu'un tel traitement « bulldozer ».

Tout le monde veut le bien, l'absence de souffrance, la justice, la liberté. Le cœur humain tend vers ça, et nous, médecins, donnons tout ce que nous pouvons pour traiter et soulager nos semblables. Mais nous ne pouvons accepter l'usage des mensonges pour progresser, et encore moins l'abus des gens de bonne volonté qui forment encore la grande majorité de notre peuple.

Rappel sur le « consensus » : L'association Vivre dans la dignité a mené une analyse indépendante exhaustive des quelque 427 mémoires et présentations orales à la Commission sur mourir dans la dignité. « Les chiffres sont clairs. Parmi les mémoires et présentations faites devant la CSQMD, 99 % considèrent que les soins palliatifs constituent le choix digne pour les Québécois en fin de vie. De plus, 60 % sont totalement opposés à l’euthanasie et au suicide assisté. « Seulement un tiers (34 %) des personnes qui ont participé aux auditions étaient favorables à l’euthanasie. »


Voir aussi

Des médecins contre « l'assistance à mourir » par euthanasie

« Même si code criminel canadien interdit formellement l'euthanasie...»

Sondage — 81 % des Québécois craignent que, si l’euthanasie est légalisée, on ne mette fin à la vie des malades sans leur consentement

Grande Bretagne — proches non informés que leur parent est sur le chemin de l'euthanasie

Euthanasie — comité d'experts de la SRC partial ? Outil politique pour justifier un choix préétabli sur un sujet sensible ?




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De l'acharnement politique et juridique... en faveur de l'euthanasie plutôt que les soins palliatifs

Réaction de Vivre dans la Dignité face au rapport du comité Ménard :

La complexité de la fin de vie ne peut pas se réduire à ses aspects juridiques et politiques. Le gouvernement en place doit faire porter tous ses efforts sur l'amélioration des soins palliatifs et les rendre accessibles à tous les citoyens qui en ont besoin. Les soins palliatifs sont LA SEULE SOLUTION HUMAINE. Travaillons à renforcer ce qui fait consensus (les soins palliatifs) plutôt qu'à instaurer des pratiques qui nous divisent (l'euthanasie et le suicide assisté déguisés en « aide médicale à mourir »).

La protection des personnes n'est pas négociable! Rappelons aux citoyens et citoyennes du Québec que l'euthanasie et le suicide assisté sont des gestes relevant du code criminel, passibles d'emprisonnement et qui le resteront à moins d'un changement constitutionnel majeur. Comment penser qu'on modifie les actes eux-mêmes en remplaçant les termes euthanasie et suicide assisté par « aide médicale à mourir »? La nature criminelle de ces actes peut-elle être modifiée en jouant sur les mots?

Le code criminel est clair: quiconque cause la mort d'un être humain, directement ou indirectement, commet un homicide (article 222). En entérinant le rapport de Me Ménard, qui propose de permettre aux médecins de provoquer la mort de leurs patients (par injection létale ou d'autres moyens) dans certaines circonstances sans qu'ils soient poursuivis, le Barreau du Québec et le Collège des médecins cautionneraient la transgression d'un interdit et le viol de la loi. Est-il nécessaire de rappeler à la population québécoise que le Barreau du Québec et le Collège des médecins ont le mandat et le devoir de PROTÉGER la population ? Ils sont soumis, comme tous les individus et associations, aux lois protégeant la population de l'euthanasie et du suicide assisté.

Dans un contexte de coupures budgétaires et de pénurie de médecins et de personnel dans le système de santé, comment peut-on espérer que les patients aient une alternative véritable entre soins palliatifs et euthanasie (impliquant que les soins palliatifs soient disponibles pour tous les Québécois)? Combien coûteraient des mesures de sauvegarde dites sécuritaires? Voici quelques questions pour faire réfléchir nos concitoyens...

http://www.vivredignite.com/docs/40question.pdf
http://www.vivredignite.com/docs/ppt_faits_risques.pdf

Comment éviter de penser que l'introduction de l'euthanasie dans le système de santé serait une façon de pallier l'insuffisance des ressources du système de santé et de mettre fin à des vies considérées comme inutiles (avec ou sans consentement du patient)? De telles inquiétudes ont été exprimées maintes fois durant les audiences de la Commission sur la question de mourir dans la dignité.





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mercredi 16 janvier 2013

Baisse relative du nombre de diplômés par rapport à l'Ontario après la Grande Noirceur

La plupart des historiens prétendent que le Québec a connu une période sombre durant la prétendue « Grande noirceur », c'est-à-dire la période de 15 ans qui s’étend de l’Après-guerre jusqu’au décès de Maurice Duplessis en 1959. Pourtant, les données statistiques de l'époque semble contredire cette interprétation.

Loin de connaître le déclin relatif et le retard croissant suggérés par les livres d'histoire, le Québec a plutôt vécu une période de « Grand rattrapage » économique et social de 1945 à 1960. C'est ce que montre Vincent Geloso, candidat au doctorat en histoire économique à la London School of Economics, dans une publication qu'il signe aujourd'hui avec l'Institut économique de Montréal (IEDM).

Au chapitre de l'éducation supérieure par exemple, pour chaque tranche de 100 Ontariens qui possèdent un diplôme universitaire, seulement 71 Québécois en détiennent un en 1951. Dix ans de censée « Grande noirceur » plus tard, cette proportion passe à 85.

Par contre, durant ce que l'on nomme la « Révolution tranquille » (les années soixante), le Québec recommence à perdre du terrain et ce chiffre baisse à 78 en 1981. Les plus récentes données disponibles indiquent que ce taux est maintenant de 80. Un recul similaire a été 
observé par rapport au reste du Canada.

Cette progression  a été encore plus évidente pour les femmes.  La proportion de celles qui avaient un diplôme universitaire au Québec en 1951 était moins de la moitié de la proportion observée en Ontario, à 44 %, comparée à 82 % en 1961.

Étrangement, la plupart des historiens prétendent que le Québec est devenu une société de plus en plus arriérée sur le plan de l’éducation durant les années d’après-guerre. Les données montrent tout le contraire. Un écart existait toujours entre le niveau d’éducation des jeunes Québécois et celui des autres jeunes Canadiens, mais cet écart allait rapidement en s’amenuisant.

Alors que le Québec avait connu un déclin relatif par rapport au reste du Canada avant la Seconde Guerre mondiale, le contraire est survenu lorsque la guerre a pris fin. Les Québécois francophones ont abandonné les occupations rurales et se sont dirigés massivement vers des occupations administratives, professionnelles, et vers d’autres emplois dans le secteur des services, dont les salaires étaient semblables à ceux observés à Toronto. Même les ouvriers non spécialisés occupant des emplois dans le secteur manufacturier ont vu leurs salaires augmenter légèrement plus vite qu’à Toronto entre 1946 et 1960.

En fait, loin de connaître le déclin relatif et le retard croissant suggérés dans les livres d’histoire, le Québec a plutôt vécu un grand mouvement de rattrapage économique et social avec le reste du Canada durant cette période, en particulier en ce qui a trait à l’épargne et à l’investissement, à l’éducation et au niveau de vie en général.

De plus, la croissance économique durant les années d'après-guerre est elle aussi caractérisée par un grand rattrapage. En effet, l'écart entre le revenu personnel disponible par habitant du Québec par rapport à celui du reste du Canada a été réduit de 8,8 points de pourcentage de 1945 à 1960, mais seulement de 3,7 points additionnels de 1960 à 1975.

On peut observer un phénomène de convergence similaire en ce qui concerne les niveaux d’éducation. Le Québec a alors commencé à réduire l’écart avec le reste du Canada qui s’était créé durant les décennies précédentes en ce qui a trait à la proportion d’enfants allant à l’école. L’écart dans le taux effectif de fréquentation s’est considérablement rétréci de 1945 à 1957. Voir ci-dessous.


En bref, la situation relative du Québec au sein du Canada s’est améliorée à un rythme soutenu durant les deux périodes (la Grande Noirceur et la Révolution tranquille), mais la plupart des gains en termes de résultats éducationnels et de niveau de vie ont été réalisés avant 1960, et non après. C’est le contraire de ce que des générations d’étudiants ont appris dans les cours d’histoire, et de ce que les termes « Grande Noirceur » et « Révolution tranquille » sont censés signifier.

Les statistiques disponibles contredisent l’affirmation selon laquelle la période qui va de 1945 à 1960 a été caractérisée par le retard et la stagnation. Elles ne permettent pas non plus d’appuyer l’idée selon laquelle la société québécoise a effectué une rupture radicale avec son passé à partir de 1960. Il est grand temps de remettre en question les clichés et les mythes associés à ces périodes et de les nommer d’une façon plus appropriée.

« L'instauration d'un État plus interventionniste à partir des années 1960 n'aura donc pas accéléré le rattrapage du Québec. Au mieux, on observe que le progrès entamé des années plus tôt par rapport aux autres provinces se poursuit à un rythme un peu plus lent. Au pire, on voit s'effriter des gains comme pour l'éducation supérieure », conclut M. Geloso.

Entretemps, voici comment on compare dans un cahier d'ECR la merveilleuse modernité héritée de la Révolution tranquille et cette époque des sombres que l'on nomme la Grande Noirceur.


L'école de la Grande Noirceur selon un cahier d'ECR...
Page 56 — cahier-manuel d'éthique et de culture religieuse Entretiens II
pour la 1re secondaire des éditions La Pensée


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Grande Noirceur — Non, l'Église n'était pas de connivence avec le gouvernement et les élites

La Grande Nouérrceurrr : portrait de famille monochrome, rictus, pénurie francocentrique et ânonnements (5 pages)

La Grande Noirceur, revue et corrigée

Le « mythe » de la Révolution tranquille

Héritage de la Révolution tranquille : lent déclin démographique du Québec ?

Révolution tranquille : Entre imaginaire et réalité économique et sociale




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mardi 15 janvier 2013

France — Perte des appuis au mariage civil homo, valeurs de la gauche sociale et étatiste en baisse

Réalisée par Opinionway du 5 au 20 décembre 2012 auprès d'un échantillon de 1509 personnes représentatif de la population française en âge de voter, cette enquête est d'autant plus intéressante qu'elle est la quatrième de ce type depuis 2009, ce qui permet de mesurer les évolutions — parfois très nettes — de l'état d'esprit des Français au cours de la période.



Ce qui est le plus frappant dans cette étude est la « droitisation » de l'opinion publique française : moindre confiance dans l'État, plus grande confiance dans la liberté et les entreprises et un recul de toutes les « valeurs de la gauche » : augmentation des gens en faveur du rétablissement de la peine de mort, augmentation du nombre des gens qui pensent qu'il y a trop d'immigrants en France et chute des appuis en faveur du mariage pour les homos.

Entre décembre 2009 et octobre 2011, la part de Français qui se disaient favorables à son rétablissement était passée de 32 % à 35 % ; au cours de la seule année écoulée, elle est passée de 35 % à 45 %.

En trois ans, les valeurs d'ordre ont progressé tous azimuts, parfois fortement. Fin 2009, 49 % des électeurs pensaient qu'il y avait trop d'immigrés en France : ils sont 65 % aujourd'hui. À l'époque, ils étaient 73 % à faire confiance aux personnes ayant une religion différente de la leur : ils sont désormais 68 %. Enfin, 58 % des personnes interrogées estimaient alors que les couples homosexuels devaient avoir le droit de se marier : ils ne sont plus que 52 %.  À noter aussi, 2012 a marqué un regain d’intérêt pour le mariage, une institution qui était en constante diminution depuis 2000. 241 000 mariages ont ainsi été célébrés, soient 4000 de plus qu’en 2011.



Conservateurs sur le plan culturel, les Français sont également moins étatistes sur le plan économique. Là aussi, les évolutions sont fortes et rapides. À la question : « Pensez-vous que l'État doit faire confiance aux entreprises et leur donner plus de liberté ? », la part des Français répondant « oui » avait légèrement baissé entre 2009 et 2011 (de 43 % à 41 %). Depuis, la courbe s'est inversée : ils sont désormais 53 % à partager cette opinion.

Quant à la question : « Pensez-vous que le capitalisme doit être réformé en profondeur ? », elle recueille 41 % de réponses positives, contre 49 % il y a un an. Enfin, les Français ne sont plus que 53 % à penser que, « pour rétablir la justice sociale, il faut prendre aux riches pour donner aux pauvres » : ils étaient 73 % il y a un an.





Davantage d'autorité dans la sphère sociétale mais moins de contraintes sur la scène économique : sept mois après l'élection présidentielle, les valeurs qui progressent dans la société française sont en profond décalage avec ce qui, ces dernières décennies, a constitué le substrat idéologique dominant de la gauche.


Voir aussi

Raz-de-marée contre le prétendu « mariage pour tous »

France — Appui à l'adoption par les homosexuels en net déclin

Écoles privées de France : le chantage du gouvernement socialiste

Ministre socialiste français veut museler l'école dite catholique : elle doit être « neutre »







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dimanche 13 janvier 2013

Raz-de-marée contre le prétendu « mariage pour tous »


Pour Le Figaro, la manifestation parisienne contre le prétendu mariage pour tous (qui exclut par exemple la polygamie) serait « le troisième plus important rassemblement dans la capitale en trente ans, juste derrière le défilé pour la révision de la loi Falloux en 1994 et celui pour la défense de l'école libre de 1984, où un million d'hommes, de femmes et d'enfants avaient battu le pavé parisien pour faire reculer le pouvoir socialiste. »


Dans un communiqué diffusé à 20 heures, les organisateurs de la manifestation contre le mariage homosexuel évoquent une mobilisation d'« environ un million de personnes ».

L’affluence massive a conduit les trois cortèges à partir une heure avant l’heure prévue. De midi à 19 h 30, les manifestants ont défilé sans interruption. Le Champ-de-Mars (vaste esplanade de 23 hectares au pied de la Tour Eiffel) était pleine de monde.


Débat sur la manifestation sur la chaîne ITélé 
(chaîne d'informations en continu du groupe très « progressiste » Canal+)
Domenach est un journaliste de gauche issu d'une famille catholique de gauche

Pour Chantal Delsol, la philosophe et historienne des idées politiques, le mariage « n'est pas fait pour tous, mais pour ceux qui souhaitent fonder une famille. L'expression « mariage pour tous » est une divagation. » « Le mariage est une institution faite pour garantir et protéger ces manifestations de l'existence humaine que sont la procréation, l'accueil de l'enfant et l'éducation/transmission. Le but essentiel du mariage est la protection du faible, c'est-à-dire de l'enfant. Celui-ci a besoin pour grandir d'un milieu stable, d'où l'institution. Le mariage est un contrat tissé par les deux futurs parents autour de ce projet. » Pour Chantal Delsol, « Aucune société n'a jamais mis en place une affaire pareille  [le mariage pour "tous"] ! Nous ne trouvons des idées de ce genre - je dis bien des idées, jamais des réalisations - que chez certains esprits révoltés contre la société, à des périodes rares. Je citerais Diogène le Cynique, qui réclamait que l'on couche avec sa mère et que l'on mange son père, ou bien Sade et Shelley qui, après la saison révolutionnaire, exaltaient tout ce que l'époque considérait comme des perversions. Ces beaux esprits pouvaient amuser certains salons, mais aucune société n'aurait voulu légitimer ces comportements par des lois ! Car les sociétés savaient bien qu'il s'agissait là de subversion anthropologique, ou de nihilisme. Pour le mariage gay, il s'agit bien de cela ; mais pour la première fois, il y a tentative de réaliser ces délires. 

[...] C'est clairement une rupture anthropologique et une expression du nihilisme, au sens où l'on tord le cou à la filiation et à la transmission. On va faire croire à l'enfant qu'il a deux mères, alors qu'il est bien né, même grâce à la médecine, d'un père et d'une mère ! L'enfant sait quand on lui ment. Il a besoin de la vérité, et le souci de ses origines est primordial pour lui. Pourquoi a-t-on si peur de fabriquer des OGM et ne craint-on pas de fabriquer des enfants fous ? Les enfants me paraissent plus importants que le maïs... »



Reportage sur la Manif pour tous, puis (à partir de la 35e minute) débat intéressant entre des catholiques conservateurs (Brague et Derville) et de gauche (Schlegel de la revue Esprit)
sur la télé catholique KTO

Pour Robert Ménard, le fondateur de Reporter sans frontières, le président socialiste et ses députés de gauche sont autistes quand ils refusent d'organiser un référendum de société. Chose permise comme l'a rappelé l'ancien ministre Claude Guéant par l'article 11 de la Constitution française contrairement à ce qu'a prétendu Mme Taubira, Garde des sceaux, ministre de la Justice, ce qui est quand même un comble !

Évidemment, quand il était dans l'opposition, François Hollande en 2006 alors que des manifestations – bien moins fournies que ce dimanche – se multipliaient contre le contrat première embauche imaginé par Dominique de Villepin, le Premier ministre de l’époque. Que disait François Hollande ? « Il suffirait d’un mot, un seul, que le pouvoir hésite à prononcer : l’abrogation. C’est un gros mot pour la droite. Mais quand on a fait une erreur, il faut savoir l’effacer. » Ou encore : « Il ne s’agit plus de confusion, mais de ridicule, une vraie palinodie sémantique. Assez d’orgueil, d’amour-propre et d’honneur mal placé ! »




On remarquera que le Front National s'est fait volé la vedette par l'UMP opportuniste, surnommée la droite molle par ses détracteurs. Marine Le Pen paraissait peu convaincante quand elle essaie ci-dessous d'expliquer pourquoi elle est contre le mariage pour tous, mais aussi contre l'idée de se déplacer pour manifester contre celui-ci.





Dialogue en marge de la manifestation

Il a leur âge, la vingtaine, et son joli manteau bleu marine le range plutôt du côté de Versailles que de Saint-Denis. Il est blessé par ce qui est en train de se mettre en marche, il s’emporte, agressif : « Vous, les hétéros, vous vous sentez tellement supérieurs ! » Mais ça ne prend pas. Personne n’accroche. Il jette encore un harpon, lâche le mot magique : « homophobie ».

La discussion s’engage : « Où voyez-vous de l’homophobie ici ?

– L’homophobie, ce n’est pas forcément les coups. Votre refus de nous accorder l’égalité, c’est de l’homophobie ! Y’en a marre de la dictature de la majorité hétéro : nous sommes une minorité qui a des droits spécifiques !

– Alors battez-vous pour l’élargissement du PACS [l'union civile]. Pourquoi faire une nouvelle réforme ?

– Parce que je veux le mariage, la mairie, le notaire ! Je veux pouvoir changer de nom moi aussi ! (sic) »

Personne n’a eu la méchanceté de lui demander celui qu’il portait, tant il était clair que ce pauvre garçon ne faisait qu’éructer son mal-être et son insatiable soif de « normalité ».

Alors oui, on n’en doute pas : vivre son homosexualité est sûrement, pour beaucoup, un parcours extrêmement difficile. Mais croire que le « mariage pour tous » remédiera à cela est une douce illusion que le gouvernement aurait bien tort d’entretenir…

Rappelons au passage que si les homos veulent l'« égalité »  (alors qu'ils pouvaient déjà épouser des personnes de sexes opposées), les enfants qu'ils « auront », eux, ne seront pas traités de manière égale puisqu'ils n'auront pas un père et une mère.


L'École des fans et ses questions hétérosexistes
Rappel la lutte contre l'hétérosexisme est une priorité pour l'appareil gouvernemental québécois (voir ici), des politiciens québécois () ainsi que les syndicats et des professeurs même dans une école privée catholique de nom


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L'éthique et culture religieuse verte

Du professeur d'université en géologie à la retraite Reynald Du Berger. Extraits.

Je fréquente régulièrement les écoles secondaires qui veulent bien m’inviter à m’adresser à leurs élèves, sur des sujets pas toujours scientifiques et parfois pas politiquement corrects. On m’invite par exemple à parler des tremblements de terre et de ma profession de géologue, géophysicien et ingénieur. Je parle aussi de l’islam à travers la dizaine de pays musulmans que j’ai visités. Certains enseignants, les plus audacieux et téméraires, osent aussi m’inviter à exposer mon scepticisme sur le réchauffement global anthropique. Enseignants audacieux et téméraires, car ce que je raconte à leurs élèves sur l’évolution du climat contredit leur enseignement et leurs manuels scolaires du Ministère des Sports et Loisirs. Je conclus néanmoins par « si vous avez une question là-dessus à l’examen final officiel du Ministère des Sports, répondez ce qui est écrit dans votre manuel et confirmé par votre professeur, et non pas la réflexion inquiétante, mais responsable que je vous propose ici, ça vous évitera ainsi les ennuis subis par Galilée ». Mais ils ne savent même pas qui était Galilée.

[...]

Ils sont presque unanimes à vouloir protéger les oiseaux coûte que coûte. Les 10 millions $ nécessaires à la protection de l’environnement menacent pourtant sérieusement le projet. J’ai beau leur mettre des chiffres dans la balance, les emplois ainsi créés, le taux de chômage élevé dans la région, l’apport économique anticipé, personne ne leur a jamais parlé de cette balance dans les plateaux de laquelle il faut mettre les avantages économiques et sociaux d’un côté et les dommages environnementaux souvent inévitables de l’autre. Ils ont une vision manichéenne de la Terre, que leurs enseignants leur ont convertie en Gaïa, sur laquelle tout ce qui est « naturel » a droit de cité et donc préséance sur l’homme, lequel ils perçoivent comme un néfaste et impitoyable prédateur. Une balance à un plateau unique, donc toujours vainqueur, coûte que coûte. On ne leur a enseigné aucune notion d’économie, mais depuis le primaire, on leur serine que leur Planète est inexorablement condamnée à une lente, mais inévitable agonie, une apocalypse, si eux et leurs parents ne changent pas leurs habitudes de consommation. Un des élèves m’a même tenu tête dans son argumentation au point où je me suis cru un moment en présence d’un [séminariste] écologiste enragé, un apôtre, futur prêtre de l’écologisme, qui défendait mordicus son point de vue, résultat d’un lent, mais efficace endoctrinement dans la nouvelle religion verte. C’est celle qui remplace désormais, grâce à la Révolution tranquille, le caduc catéchisme dans nos écoles québécoises. Les cours fourre-tout comme Éthique et culture religieuse et Le monde contemporain sont, à la fin du secondaire, les engrais qui achèvent de fertiliser ce qui a été semé dans leurs jeunes esprits dès le primaire. C’est l’équivalent de la Profession de foi, la Communion solennelle, qui achevait autrefois notre conversion débutée quelques années plus tôt par la Première communion et la Confirmation – sans parler de la Confession où l’on s’accusait naguère des péchés de luxure, ou « contre nature », qui ont été remplacés maintenant par les péchés « contre la nature »[.]

[...]

Je tente pourtant d’éveiller chez eux l’esprit critique en science et en environnement, j’ai beau secouer leur aveugle foi écologiste, je leur parle de développement raisonnable, plutôt que durable, mais le mal – le bien selon leur religion — est déjà fait. Gaïa ait leur âme !





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