samedi 4 novembre 2023

Immigration : les pays nordiques renforcent leur coopération pour faciliter les expulsions de clandestins

Le Danemark, la Suède, la Norvège, la Finlande et l'Islande organiseront notamment des « vols Frontex communs » afin de transporter les clandestins vers leur pays d'origine.

Les pays nordiques durcissent leur politique d’immigration. Au terme d’une réunion de deux jours, le Danemark, la Suède, la Norvège, la Finlande et l’Islande ont convenu de renforcer leur coopération afin de faciliter le renvoi de sans-papiers. Pour ce faire, les pays nordiques se sont entendus sur trois mesures cruciales, rapporte Le Figaro.

En premier lieu, les représentants de ces cinq pays se rencontreront régulièrement, afin de « renforcer ensemble la coopération avec les pays tiers pour mieux réaliser les retours vers les pays concernés, et pour apporter un soutien à la réintégration », a annoncé le ministère danois des Migrations, mardi 31 octobre. Deuxièmement, le Danemark, la Suède, la Norvège, la Finlande et l’Islande organiseront des « vols Frontex communs », afin de renvoyer les migrants qui se trouvent en situation irrégulière sur leur sol. Créée en 2004, l’Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes vise à aider les États membres de l’UE à protéger les frontières extérieures de l’espace Schengen.

Une politique migratoire dissuasive

En outre, ces pays nordiques se sont mis d’accord afin « d’aider ensemble les migrants en situation irrégulière en Afrique du Nord ». Ces clandestins se verront ainsi « proposer un rapatriement volontaire vers leur pays d’origine ainsi qu’une aide à la réinstallation dans le pays tiers », a précisé le ministère danois des Migrations.

Depuis maintenant dix ans, le Danemark mène une lutte acharnée contre l’immigration illégale. Si les expulsions sont facilitées, les conditions du droit d’asile ou de l’acquisition de la nationalité ont elles aussi été durcies. Ainsi, toute condamnation à une peine d’amende entraîne un report de l’examen de la demande d’asile, et une peine de prison empêche définitivement un étranger de demander la nationalité.

La France vire-t-elle à droite ? La réalité derrière les chiffres et les cartes - Jérôme Fourquet

Jérôme FOURQUET est analyste politique, expert en géographie électorale et directeur du département Opinion à l’IFOP. Il est notamment l'auteur de « L’Archipel français » et tout récemment de « La France d'après. Tableau politique » (éditions du Seuil).


PARTIE I - LA FIN DU CLIVAGE GAUCHE-DROITE ?

00:02:57 - La fin du clivage gauche-droite ?
00:06:36 - Un autre clivage : le rapport à la mondialisation
00:14:04 - L'électorat macroniste
00:24:55 - Les raisons de l'évolution du clivage

PARTIE II - LES TROIS FRANCES

00:28:28 - Les 3 Frances
00:34:35 - La sociologie des Gilets Jaunes
00:38:59 - Les performances régionales du RN
00:41:20 - Évolution de l'électorat de Macron
00:44:50 - La poussée du RN

PARTIE III - LES CAUSES DE LA "DROITISATION" DE LA FRANCE

00:53:37 - Pourquoi la France se droitise
01:00:18 - La décivilisation (profs moins respectés, impacts du manque de maîtrise de la langue)
01:06:11 - L'insécurité linguistique
01:08:05 - Les conséquences de l'individualisation
01:11:14 - Évolution de l'immigration
01:17:24 - Les préoccupations des électeurs RN
01:19:19 - L'influence du terrorisme
01:24:47 - Regain de la religiosité (musulmane, il parcourt tout le monde musulman)
01:31:58 - L'extrême droite au pouvoir en 2027 ?
01:35:29 - Question finale (passage de 30 % de classe d'âge qui obtenaient le bac il y a 30 ans, à 80 % aujourd'hui et ses répercussions importantes sur la société)

vendredi 3 novembre 2023

« Malgré » une forte immigration, le taux de chômage du Québec et du Canada augmente

Les milieux d'affaires et donc les gouvernements fédéral et provincial aiment répéter que l'immigration de masse est nécessaire pour soutenir la croissance et l'économie (peut-être en termes de PIB brut, mais c'est nettement moins évident en termes de PIB/habitant).

Or voici que, malgré une envolée de l'immigration ces dernières années, le taux de chômage vient de grimper à 4,9 % au Québec en octobre et à 5,7% au Canada encore plus accro à l'immigration de masse que le Québec...

Le marché du travail s’est détérioré en octobre au Québec. La province a perdu 22 100 emplois, au net, en octobre, après un gain important en septembre (+38 700). Le taux de chômage grimpe à 4,9 %, comparativement à 4,4 % le mois précédent.

Le manque de vigueur du secteur privé ainsi que celui de l’emploi à temps plein sont notables. Et la décélération des salaires est un signal supplémentaire de la baisse de tension sur le marché du travail.

Les signaux de faiblesse du marché du travail québécois étaient anticipés. Alors que le PIB stagne, que la confiance des entreprises pointe vers le bas et que les dossiers d’insolvabilité se multiplient, les effets décalés des hausses de taux d’intérêt se font de plus en plus ressentir dans l’économie. Reste à voir la rapidité de la détérioration à venir. Ce premier résultat pour le quatrième trimestre semble toutefois annonciateur du ralentissement attendu de l’économie québécoise.

Supercherie: la chanteuse oscarisée Buffy Sainte-Marie se serait inventé des origines autochtones

Buffy Sainte-Marie, compagne de l’Ordre du Canada est une interprète, musicienne, compositrice, éducatrice, pacifiste et activiste sociale américano-canadienne.

Son répertoire aborde également les thèmes de l’amour, de la guerre, de la religion et du mysticisme. Elle a été reconnue, récompensée et honorée pour sa musique ainsi que pour son travail dans le domaine de l’éducation et de l’activisme social. En 1983, sa chanson Up Where We Belong, coécrite pour le film Officier et Gentleman, a remporté l’Oscar de la meilleure chanson originale lors de la 55e cérémonie des Oscars. La même année, la chanson a également remporté le Golden Globe Award de la meilleure chanson originale.

Dès le début de sa carrière de musicienne, Sainte-Marie a prétendu être Indienne. En 1963, à l’âge de 22 ans, elle s’est revendiquée d’abord Algonquine, puis Micmaque avant de se contenter d’être une Crie née au Canada. Trois tribus qui traversent la moitié du continent en un an… Par la suite, elle a usé de son « origine indienne » pendant toute sa carrière.
 
En 1977, Buffy Sainte-Marie est invitée par le Premier ministre Pierre Trudeau à se produire devant la Reine Elizabeth lors d’un concert au Centre national des arts d’Ottawa.

En 2022, la chaîne publique canadienne, la CBC, a diffusé un concert organisé en son honneur au Centre national des arts d’Ottawa, au cours duquel la musicienne anichinabée ShoShona Kish s’est adressée au public : « Buffy Sainte-Marie a ouvert la voie à la musique indigène sur cette belle terre depuis son premier album ».

Cependant, près de 50 ans après être apparue à la très populaire émission enfantine américaine Sésame Steet, les affirmations de l’auteur-interprète sur son ascendance autochtone sont contredites par des membres de sa propre famille et par une enquête approfondie de la chaîne CBC.

À la fin de l’année dernière, la CBC a été informée que Mme Sainte-Marie n’était pas d’origine crie, mais qu’elle avait en fait des racines européennes. Elle est la dernière personnalité publique de premier plan dont la prétendue ascendance autochtone a été contredite par des documents généalogiques, y compris son propre acte de naissance, des recherches historiques et des récits personnels. On désigne parfois ces faux indiens sous le terme de « prétendiens ».

Le certificat de naissance de Sainte-Marie indique qu’elle est née le 20 février 1941 au New England Sanatorium and Hospital à Stoneham, Massachusetts. Ses parents, Albert et Winifred Santamaria, sont tous deux de race blanche.

Une enquête menée en 2023 par la CBC a révélé que Sainte-Marie était née au New England Sanitarium and Hospital à Stoneham, dans le Massachusetts, de parents biologiques Albert et Winifred Santamaria Les Santamaria, par qui elle a prétendu avoir été adoptée. Les parents de son père Albert sont nés en Italie, tandis que sa mère Winifred est majoritairement d’origine anglaise. Sa famille a changé son nom de famille de Santamaria à Sainte-Marie en raison d’un « sentiment anti-italien » pendant la Seconde Guerre mondiale.

Des universitaires autochtones comme Kim TallBear, professeur d’études autochtones à l’université de l’Alberta à Edmonton et membre de la « nation » Oyate Sisseton-Wahpeton, estiment qu’il est inacceptable que des non-autochtones parlent au nom des autochtones et s’approprient des distinctions qui leur sont réservées.

« C’est un vol de débouchés, de ressources. Du vol de nos histoires », a-t-elle déclaré.

Pendant de nombreuses années, Mme Sainte-Marie a prétendu être née dans la Première nation Piapot, près de Regina. C’est ainsi que, dans le Buffy Sainte-Marie Songbook de 1971, qu’elle a écrit et illustré, Sainte-Marie dit : « Lorsque je rentre chez moi, sur la réserve crie au Canada où je suis née, je passe généralement quelques heures par jour à enseigner la langue crie. » Dans une interview accordée en 1986 au Los Angeles Times Magazine, elle a déclaré : « Je suis née dans la réserve crie de Piapot, près de Craven, en Saskatchewan. »

Puis, selon ce récit, elle aurait été adoptée par un couple du Massachusetts, Albert et Winifred Santamaria, qui l’ont élevée près de Boston.

Elle a déclaré que plus tard dans sa vie, elle a retrouvé sa famille Piapot et a été adoptée par la communauté.

Sainte-Marie, dont la carrière musicale a décollé dans le Greenwich Village de New York au début des années 1960, a même écrit une chanson sur ses liens avec la Saskatchewan.

« Take me back to where my heart belongs—Qu’Appelle Valley, Saskatchewan » (Ramenez-moi là où mon cœur appartient — La vallée Qu’Appelle, Saskatchewan), dit la chanson.

Mais certains membres de la famille de Sainte-Marie pensent que ce récit est une véritable supercherie.

« Elle n’est pas née au Canada.... Elle est clairement née aux États-Unis », a déclaré Heidi St. Marie, fille d’Alan, le frère aîné de Sainte-Marie. « Il est clair qu’elle n’est ni indigène ni amérindienne. » Cette affirmation est étayée par des documents obtenus par la CBC, notamment l’acte de naissance de Sainte-Marie à Stoneham, dans le Massachusetts. L’enquête montre également que le récit qu’elle fait de son ascendance est changeant, plein d’incohérences et d’inexactitudes.

Dans un courriel envoyé le 18 septembre à la CBC, l’avocate de Mme Sainte-Marie, Josephine de Whytell, basée en Ontario, a déclaré : « À aucun moment Buffy Sainte-Marie n’a personnellement déformé son ascendance ou des détails de son histoire personnelle auprès du public. »

Toute incohérence perçue par la CBC dans l’histoire de Mme Sainte-Marie, a déclaré Mme de Whytell, « peut être expliquée par la vérité ».

Mme Sainte-Marie a décliné les demandes d’interview de CBC.

Mais dans une déclaration vidéo publiée sur Facebook jeudi, elle a réitéré qu’elle est « un membre fier de la communauté autochtone avec des racines profondes au Canada » et a dit qu’il y a beaucoup de choses qu’elle ne sait pas au sujet de son ascendance. Mme Sainte-Marie n’a pas proposé un test ADN pour prouver qu’elle n’est pas liée génétiquement à sa parenté adoptive…

L’enquête de CBC a révélé de nombreuses déclarations contradictoires de la part de la chanteuse au fil des ans concernant son histoire personnelle.

jeudi 2 novembre 2023

Québec — Chute des naissances de 3,9% de 2022 à 2023 pendant les 8 premiers mois alors que la population a crû de 2,34 %

Selon les chiffres publiés ce matin par l’Institut de la statistique du Québec sur la base des huit premiers mois de l’année, le Québec a connu une baisse de 3,92 % des naissances passant en 2022 de 53 600 naissances à 51 500 en 2023.


Pendant la même période, la population du Québec est passée de 8 672 185 habitants au 3e trimestre de 2022 à 8 874 683 au 3e trimestre 2023, soit une augmentation de 2,34 %. Le taux de natalité (exprimé en nombre de naissances pour 1000 habitants) devrait donc atteindre environ 8,8 ‰, un nadir historique.

Si l’on se penche sur l’évolution sur deux ans, le nombre des naissances pour les huit premiers mois est passé en 2021 de 56 459 à 51 500 en 2023, soit une chute de -8,78 %. Alors que la population à la mi-2021 de 8,57 millions est passée à la mi-2023 à 8,87 millions, c’est-à-dire une hausse de 3,53 %.


Le gouvernement québécois n’a annoncé aucune politique nataliste.

L’indice synthétique de fécondité du Québec est passé de 1,73 enfant/femme en 2008 à 1,49 en 2022. Cet indice devrait fléchir encore un peu cette année (de l’ordre de 2 à 3 %), pour se situer à environ 1,46 enfant/femme.

La Hongrie qui a mis en œuvre une politique familiale importante a, par contre, vu son indice synthétique de fécondité passé de 1,27 enfant/femme en 2003 à 1,59 en 2021.


Novlangue et copier-coller des médias : « ambitieux » et « plafonner »

Les médias qui ne prennent aucune distance par rapport aux communiqués de presse gouvernementaux publient qu'Ottawa «plafonne» l'immigration, alors que les cibles augmenteront pendant encore deux ans, passant de 465 000 cette année à 500 000 en 2025, soit une hausse de 7,5%

Ottawa dit qu'il plafonnera en 2026 sa cible, pour la maintenir alors à 500 000. Mais 2026, c'est dans trois ans, et surtout après la prochaine élection fédérale. Si le ministre Marc Miller (grand ami de Trudeau depuis le collège Brébeuf) estime que la crise du logement justifie une pause, alors pourquoi attend-il  trois ans pour la mettre en œuvre ?

« va plafonner ... dès 2026 ». Ajoutons que « dès », contrairement à  « à partir de » qui est neutre, indique une urgence, un événement qui aura lieu plus vite, plus tôt que prévu, pas dans 3 ans.

 

Il en va de même pour le gouvernement de Québec qui « plafonnerait » le nombre d'immigrants permanents et qu’il fixe son seuil annuel d’immigration à 50 000 nouveaux arrivants pour les deux prochaines années. Or, en décortiquant les chiffres qui ont été présentés par le premier ministre François Legault et par la ministre de l’Immigration Christine Fréchette, on s'aperçoit que le chiffre sera en fait de 64 000 immigrants permanents. En effet, le plan gouvernemental prévoit pour l’année 2024 :

  • un maximum de 51 500 immigrants dans les « admissions régulières » (immigration économique, regroupement familial et réfugiés) ;
  • 6500 étudiants étrangers sélectionnés dans le volet diplômés du Programme de l’expérience québécoise (PEQ) ;
  • l’écoulement de 5400 à 6600 demandes dans la catégorie des gens d’affaires.


Un plafonnement « dès maintenant » pour deux ans qui commence par une hausse de 28 % en 2024...

Un petit mot sur l'euphémisme « ambitieux » utilisé par le ministre fédéral Marc Miller quand il a déclaré: « J'ai l'intention d'être ambitieux dans les cibles que je vais annoncer au cours des prochains jours, mais je veux aussi rester réaliste ». Le mot cache souvent des politiques idéologiques, ruineuses ou irréalistes qu'un politicien s'entête à vouloir à mettre en œuvre.

 

 Retour sur les annonces d’Ottawa et de Québec sur l’immigration

Voir aussi

75 % des Québecois sont pour réduire l'immigration jusqu'à ce que la pénurie de logements se résorbe...

53 % des Canadiens souhaitent moins d'immigrants que prévus pour 2023...



Micro-agression : « Je pense que le candidat le plus compétent devrait être embauché »

Diapositives d'un atelier sur la diversité, l'équité, l'inclusion et la décolonisation (DEID) qui s'est tenu hier à @WesternU. Formation obligatoire pour tout le personnel du logement (par exemple, les directeurs de résidence, le personnel de la réception, les conseillers étudiants).  L'Université Western Ontario ou Université Western est une université située à London, en Ontario, au Canada. Elle est la troisième plus grande université de l’Ontario.

Exemple de micro-agression :

  • "Je pense que la personne la plus qualifiée devrait obtenir le poste". 
  • "Quand je te regarde, je ne vois pas ta couleur de peau".




"Ce silence blanc, ce privilège blanc et cette honte blanche conduisent à une grande complicité blanche dans la suprématie blanche.

"Ayez des conversations difficiles avec vos proches."
 
Parce que pointer du doigt quelqu'un en raison de sa couleur de peau et faire monter la tension, ça finit toujours bien.



  Réfléchir en permanence à son identité, son pouvoir et ses privilèges:



mercredi 1 novembre 2023

Concordia dit qu'elle pourrait perdre jusqu'à 90 % des étudiants anglos non Québécois

L’Université Concordia de Montréal prétend mettre en garde contre des « conséquences financières dévastatrices » si Québec va de l’avant avec un plan visant à doubler les frais de scolarité pour les étudiants de l’extérieur de la province à compter de l’automne prochain.

Dans un message interne adressé à la communauté universitaire mardi, le recteur de Concordia, Graham Carr, a affirmé que les nouveaux droits de scolarité de 17 000 $ pour les étudiants canadiens non québécois — parmi les plus élevés au pays — excluront l’établissement du marché intérieur, ce qui pourrait réduire de 90 % le nombre d’inscriptions aux programmes de premier cycle en dehors de la province.

En conséquence, M. Carr a déclaré que l’université est confrontée à une perte de revenus de 8 millions de dollars lorsque la hausse entrera en vigueur pour les nouveaux étudiants au cours de l’année universitaire 2024-2025. Au bout de quatre ans, à mesure qu’un plus grand nombre d’étudiants entrants seront soumis au nouveau taux de scolarité, la perte de revenus annuelle pourrait atteindre 32 millions de dollars, a-t-il ajouté.

« Il est clair que l’impact des nouvelles politiques du gouvernement affectera considérablement notre situation financière et réduira notre population étudiante », peut-on lire dans le message de M. Carr. Une « évaluation minutieuse, programme par programme », de l’impact financier de l’augmentation des frais de scolarité est en cours, mais « quelles que soient les conclusions des analyses détaillées, les répercussions seront profondes et complexes pour nos opérations », a-t-il déclaré.

3 269 Canadiens non résidents à Concordia en 2021 (mais seulement 155 à l’UQAM). La formation de ces étudiants coûte 30 millions/an net au Québec. De surcroît, ces étudiants (et leurs professeurs plus nombreux) anglicisent Montréal.

Le projet du Québec de faire payer aux universités 20 000 dollars pour chaque étudiant non Québécois pourrait infliger un coup supplémentaire de 30 millions de dollars aux finances de l’université en quatre ans, a poursuivi M. Carr, ce qui entraînerait une perte annuelle totale d’environ 62 millions de dollars, soit entre 9 et 10 % du budget actuel de l’établissement.

Les autres universités anglophones du Québec, McGill et Bishop’s, ont mis en garde contre des conséquences similaires. Sébastien Lebel-Grenier, directeur de Bishop's, a déclaré le mois dernier que les nouvelles mesures pourraient réduire d’un quart les revenus de la petite faculté sherbrookoise.

Malgré les démarches des trois universités auprès du gouvernement provincial, M. Carr a déclaré mardi que Concordia n’avait « reçu aucune indication à ce jour que le gouvernement était prêt à reconsidérer ses actions ».

Le ministère de l’Enseignement supérieur du Québec a déclaré mercredi matin qu’il n’était pas en mesure de fournir un commentaire immédiat. Le Premier ministre François Legault a toutefois maintenu ces mesures lundi, affirmant que la part des écoles anglaises dans la population étudiante universitaire de la province — 25 pour cent, selon le Premier ministre — est « un peu trop importante ».

L’idée, a-t-il dit, est de « stopper l’augmentation du nombre d’étudiants anglophones au Québec ». Il s’est dit prêt à rencontrer les dirigeants de Bishop’s, de Concordia et de McGill pour entendre leurs suggestions sur les moyens alternatifs d’atteindre cet objectif.

Dans un communiqué envoyé par courriel, la porte-parole de l’Université Concordia, Vannina Maestracci, a déclaré que l’établissement poursuivra ses efforts en vue d’améliorer la qualité de vie de ses étudiants.


Pauline Marois inquiète pour la neutralité de l'école trop soumise aux modes idéologiques

Voir aussi 

Enseignement des langues : affligeant correctivisme politique de Pauline Marois

Mario Dumont : pour Pauline Marois, l'État comme parent du berceau à l’université ?

Mme Marois exigeait en 2009 une révision du cours d’éthique et de culture religieuse, l’ADQ un moratoire. En 2008, Pauline Marois soutenait le cours ECR…

Pauline Marois : « L'école doit uniquement transmettre des connaissances ». Chiche ! [C'est contraire aux missions de l'école québécoise :  « instruire, socialiser, stimuler et qualifier ». Pour ce qui est du volet socialiser, il s'agit de « développer des attitudes »(et non acquérir de simples connaissances)... Attitudes qui sont sujettes à des modes comme le fameux « vivre ensemble » inter/multiculturel.]

Les petites commissions scolaires étaient mieux [Pauline Marois a doublé leur taille]

Pauline Marois à Pierre Curzi au sujet d'ECR : « Toé, tais-toé. »

Comment Pauline Marois modifie une constitution... et une charte

Pauline Marois, la famille et la déconfessionnalisation des écoles

Pauline Marois embobine Guy A. Lepage sur le dossier des CPE  

Pauline Marois, l'éthique et culture religieuse et ses promesses faites aux écoles évangéliques

Pauline Marois : Il faut en appeler d'un jugement qui permet d'offrir un cours dans une perspective catholique dans une école catholique

Pauline « le-libre-choix-continuera-d'être-offert » Marois contestée au Saguenay pour ses promesses trahies

Pauline Marois et l'école obligatoire

Perseverare diabolicum est... [Madame Pauline Marois, contestée dans sa défense du Renouveau pédagogique lancé alors qu'elle était ministre de l'Éducation, elle interdit aux autres ténors péquistes d'exprimer leur désarroi quant à cette réforme] 

L'ex-ministre Jacques Brassard sur Pauline Marois et ses réformes scolaires

Jean-François Lisée salue la distanciation de Pauline Marois par rapport au cours ECR

 « Réforme de l'éducation [lancée par Maurois] : une supercherie ! » selon Régine Pierre

Union politique pour l'endoctrinement (PQ/PLQ même combat ?)

 

 

 

 

 

 

 

Québec : la guerre contre l'école privée est une guerre injuste

Ci-dessous un texte de Mathieu Bock-Côté qui rappelle quelques principes de base. Pour ce carnet, il est regrettable que le Parti québécois ait encore cédé à sa volonté étatiste populiste de gauche en cherchant à « conventionner » (nationaliser dans les faits) les écoles dites privées. Notons que les écoles privées, au Québec, le sont en fait très peu : elles doivent notamment enseigner le programme du public, y compris dans leur pédagogie, c’est ce qui a opposé le collège Loyola au Monopole de l’Éducation. La sélection qu'on leur reproche peut-être une excellente chose: s'imagine-t-on une école de musique qui accepte le tout venant ? Enfin, il existera toujours un écrémage ne fût-ce que géographique, les écoles des quartiers cossus regrouperont des enfants de parents nantis. Le public ferait mieux de relever son niveau, ses exigences et sa discipline de manière interne sans vouloir aspirer le privé qui parvient à mieux s’en sortir.

On a reparlé de l’école privée ces derniers jours, dans le cadre du Conseil national du Parti Québécois.  

Et chaque fois, on en parle de la même manière, comme s’il s’agissait d’une institution problème, fondamentalement illégitime, qu’il faudrait mater et faire rentrer dans le rang.

C’est une erreur, et une grave erreur, et cela, encore plus quand l’école publique s’effondre à grande vitesse, et ne parvient plus à transmettre les savoirs élémentaires, et ne sait pas non plus transmettre la culture.

L’école privée se présente alors à la manière d’une bouée de sauvetage.

Comportement

On reproche à l’école privée de sélectionner selon le comportement des élèves et selon leur profil scolaire — autrement dit, selon leurs notes. 

C’est pourtant sa plus grande vertu.

D’abord pour le comportement. Brisons ce tabou : l’école paie cher le prix de l’inclusion à tout prix des élèves à problèmes dans les classes. 

Les élèves turbulents condamnent les professeurs à faire de la discipline à temps plein — une discipline qu’ils n’ont même pas le droit de faire, car s’ils faisaient preuve de la moindre manifestation d’autorité, on les accuserait de brutaliser les élèves.

Dans un monde normal, on mettrait les élèves à problèmes dans une classe à part et on cesserait de les transformer en fardeau pour tous ceux qui veulent enseigner et apprendre calmement.

De même, il est normal que l’école privée sélectionne selon les notes. Elle cherche ainsi à créer un environnement d’excellence.

Bouée de sauvetage

Je précise qu’elle n’est pas parfaite.

Mais elle offre, redisons-le, une bouée de sauvetage alors que le système scolaire public coule devant nous. Il serait immoral de lui compliquer la vie.

J’ajouterais même qu’elle devrait servir d’exemple au public, où tant de professeurs se démènent admirablement, malgré un système éducatif qui les empêche de faire leur métier.

Nous en sommes loin. 

Voir aussi

Effet d’écrémage lié à la liberté scolaire : faible ou déjà présent

Réaction à « Près de 75 % des Québécois contre le financement public des écoles privées »

QS et le PQ s’uniraient contre la « ségrégation scolaire »

« Ségrégation scolaire » : harcèlement scolaire des bons élèves 

Nombre d’élèves en difficulté a près de doubler en 10 ans, coût : 2,3 milliards par an

L’école privée ferait épargner 4452 $ par élève au Trésor public québécois

Éducation : les variables non significatives (notamment les dépenses par élève) et la variable pertinente (la qualité)

 « Les écoles privées, c’est pour les riches »