jeudi 1 septembre 2022

Francophonie — « Presidency in Algiers »

La semaine passée à Alger, conférence de presse conjointe des présidents français et algérien. Sur les lutrins, de l’arabe (pas de berbère) et de l’anglais. Habituellement, on retrouve les langues des deux pays qui se rencontrent. Qui a décidé de mettre de l’anglais plutôt que du français, qui l’a imposé, qui ne s’y est pas opposé ? La French presidency of the Republic?

Pologne — Des classes pour élèves ukrainiens en russe

Début septembre, les écoles polonaises accueilleront 200 000 étudiants ukrainiens.

De nombreux enseignants plus âgés et à la retraite qui connaissent souvent le russe, se portent volontaires pour encadrer ces élèves. 

Interrogé sur les sections préparatoires pour les étudiants ukrainiens qui ne parlent pas polonais, Tomasz Rzymkowski, sous-ministre de l’Éducation et des Sciences, a annoncé qu’elles seraient maintenues.

« Nous avons encore un afflux de jeunes ukrainiens qui ne connaissent pas le polonais et utilisent souvent le russe comme langue de base naturelle. La différence entre le polonais et l’ukrainien est relativement moindre qu’entre le polonais et le russe. D’où le grand engagement des philologues russes, dont nous avons beaucoup en Pologne, surtout lorsqu’il s’agit de groupes plus âgés, même à l’âge de la retraite. Nous tenons à remercier tous les enseignants retraités qui ont décidé de soutenir le système éducatif polonais et la jeunesse ukrainienne », a souligné le vice-ministre

Voir aussi 

Moldavie — 88 % des réfugiés ukrainiens choisissent le russe comme langue d’enseignement, 6 % l’ukrainien

Lettonie — Vers l’élimination de l’enseignement en russe en 2025

 

mercredi 31 août 2022

La population mondiale pourrait (peut-être) diminuer de moitié d'ici à 2100

Au rythme actuel de baisse du taux de fécondité, la population mondiale pourrait être diminuée de moitié à la fin du siècle à un peu plus de 4 milliards d’habitants. Le pic pourrait être atteint au milieu du siècle avant un déclin certain. L’Europe se verrait amputer de 400 millions d’habitants en quelque 80 années.

Le nombre d’êtres humains en passe d’atteindre les 8 milliards à l’automne prochain, selon les dernières prévisions des Nations unies, risque de s’effondrer avant la fin du siècle. C’est du moins la thèse défendue par James Pomeroy, économiste chez HSBC, dans une étude parue le 22 août. « La probabilité que la taille de la population mondiale commence à se réduire dans les vingt prochaines années est bien plus élevée que ce que nous avions prévu initialement », avance-t-il.


À ses yeux, les prédictions des Nations unies selon lesquelles la population mondiale devrait atteindre un pic vers les années 2080 ne collent pas à la réalité. Le pic pourrait être atteint bien avant. Aux alentours de 2043. Pourquoi ? Parce que le taux de fécondité, en net recul, réduit significativement le nombre de naissances dans le contexte d’une population déjà vieillissante.

Chute de la fertilité

En juillet dernier, l’ONU constatait qu’en 2021, la fécondité moyenne de la population mondiale était de 2,3 naissances par femme au cours de sa vie. Elle était de 5 dans les années 1950. Pour l’ONU, elle devrait encore baisser d’ici à 2050 pour atteindre 2,1, soit le taux qui permet de stabiliser la population. Mais selon la tendance récente observée, le recul pourrait être plus important et plus rapide.


 

Le déclin de la population mondiale arrive à grands pas

Une première alerte avait été donnée en 2019 par deux auteurs canadiens, Darrell Bricker et John Ibbitson, dans leur ouvrage « Empty Planet: the shock of global population decline ». Ils y soutenaient que le vieillissement et la faible fécondité entraîneraient des changements massifs dans la population humaine, et plus tôt que nous ne le pensons. James Pomeroy les rejoint.

Pour lui, la population mondiale pourrait comptabiliser seulement un peu plus de 4 milliards d’êtres humains d’ici à la fin du siècle.

De multiples raisons expliquent la baisse du taux de fécondité. L’intégration des femmes dans le marché de l’emploi retarde l’âge auquel elles ont leur premier enfant. La hausse des prix de l’immobilier dans les pays riches limite d’autant le développement d’une famille nombreuse pour des raisons de coûts trop élevés. Le développement de l’éducation et le meilleur accès aux soins et aux pratiques contraceptives jouent également un rôle dans le fait que les familles font moins d’enfants, souligne l’étude de HSBC. La crise du Covid-19 n’a fait qu’accentuer la tendance à la baisse du nombre de naissances.


 

Dynamisme africain

Bien évidemment, tous les pays ne logent pas à la même enseigne. « Le recul du taux de fécondité est global mais pour certains pays, à l’instar de ceux d’Afrique subsaharienne et d’Asie [du Sud], le niveau, bien qu’en recul, permet une poursuite de la croissance de la population », précise James Pomeroy.

En clair, la part de l’Afrique dans la population mondiale va se renforcer avec un nombre élevé de jeunes qu’il va falloir intégrer dans le monde du travail, sur place ou dans les pays développés ou émergents en manque de main-d’œuvre. Les pays développés et certains pays émergents sont loin d’être dans le même cas. À Hong Kong, à Singapour, en Corée du Sud et à Taïwan, l’actuel taux de fécondité permet de prédire une division par deux de leur population d’ici à la fin du siècle. La Chine n’est pas loin de les rejoindre.

L’Europe réduite de moitié

En Europe, « au rythme où vont les choses, la population aura diminué de moitié avant 2070, le continent risquant de perdre 400 millions d’habitants d’ici à 2100 ». De même, en prolongeant la tendance actuelle, la population indienne grimperait à 1,54 milliard d’habitants en 2050 tandis que la Chine verrait la sienne reculer à 1,17 milliard. La France compterait alors 62,3 millions d’habitants et l’Allemagne 70,3 millions.

Si certains gouvernements ont mis en place des politiques visant à relever la fécondité du pays, James Pomeroy croit qu’elles sont « inefficaces ». On peut juste évoquer, selon lui, dans certains cas comme dans les pays scandinaves, un frein à la baisse du taux de fécondité. Le recul du nombre d’habitants pourrait-il être inéluctable ? Rien n’est inscrit dans le marbre.

Source : Les Échos


mardi 30 août 2022

Rome ou Babel : pour un christianisme universel et enraciné

À l'heure des migrations de masse, des pandémies mondiales, du réchauffement planétaire et des multinationales omnipotentes, la notion d'enracinement semble vouée à la ringardise. Pour beaucoup de chrétiens, elle paraît s'opposer de plus en plus à l'impératif de fraternité universelle. L'idée s'impose qu'il faudrait choisir entre la patrie du ciel et la patrie terrestre, qu'il serait urgent de dépasser les frontières pour réaliser l'unité du genre humain. L'universalisme semble n'être plus qu'un autre nom du mondialisme.

Pour Laurent Dandrieu, cette vision est en contradiction avec l'essence même du catholicisme, religion de l'incarnation. Une contradiction aussi avec l'idée même d'universalisme chrétien, unité spirituelle qui a toujours marché main dans la main avec l'attachement de l'Église à la diversité des peuples et des cultures.

À contre-courant des oppositions binaires, l'auteur renouvelle de fond en comble le sujet, appuyé sur un imposant travail de recherche et une analyse précise des textes catholiques. Ouvrant un débat vital pour l'avenir du christianisme, il défend l'idée qu'en oubliant l'esprit de la Pentecôte au profit de son exact contraire qu'est la tentation de Babel, l'Église prêterait la main à son pire ennemi, ce mondialisme qui vise à arracher l'homme à tous ses liens, culturels, historiques, humains et religieux.

Appel vibrant à un renouveau catholique, Rome ou Babel trace une ligne de crête exigeante : la voie étroite qui mène à Dieu passe par une contribution singulière et enracinée à la civilisation chrétienne.

« Un ouvrage essentiel, d'une exceptionnelle richesse. » (Mathieu Bock-Côté)

Laurent Dandrieu est essayiste et journaliste. Il est l'auteur d'une dizaine de livres sur les questions religieuses, le cinéma ou l'histoire de l'art.

Rome ou Babel
Pour un christianisme universaliste et enraciné
par Laurent Dandrieu
préface de Mathieu Bock-Côté (Préface)
aux éditions Artège
à Perpignan
Date de parution : 14/IX/2022
400 pp.
EAN : 9791033612971


dimanche 28 août 2022

Rebond de la natalité juive en Israël

L’hebdomadaire britannique « The Economist » a publié une explication en chiffres sur les changements survenus dans le taux de natalité en Israël pour les Arabes et les Juifs, et l’effet de cela sur la nature démographique du pays.

Si une Israélienne a moins de trois enfants, elle a l’impression qu’elle doit une explication à tout le monde, ou des excuses. C’est en tout cas le point de vue d’un grand démographe israélien. Lorsqu’elle visite Londres, elle est frappée par la pénurie de magasins de jouets. Les Israéliens ont beaucoup plus d’enfants que leurs homologues ailleurs dans le monde riche. Alors que la femme israélienne moyenne en a 2,9, ses homologues britanniques et françaises en ont respectivement 1,6 et 1,8.

La natalité des Juifs israéliens est élevée, pourquoi ?

Les données incluses dans le rapport indiquent une similitude dans les taux de natalité des Juifs et des Arabes après la baisse du taux de natalité arabe au cours des dernières décennies.

Le magazine indique que chaque femme israélienne a en moyenne 2,9 enfants, ce qui est supérieur à des pays comme la France (1,8) et la Grande-Bretagne (1,6).

Il y a actuellement 9,5 millions de personnes vivant en Israël, avec les Arabes, dont la plupart sont musulmans, environ 21 % et les Juifs environ 74 %. Si les habitants de Gaza et de Judée Samarie sont également pris en compte, alors le rapport entre Juifs et Arabes sera presque moitié-moitié.

Les projections démographiques indiquaient que le nombre d’Arabes vivant entre le Jourdain et la mer Méditerranée finirait par dépasser le nombre de Juifs, ce qui inquiétait Benjamin Netanyahou avant qu’il ne devienne Premier ministre. En 2003, Netanyahou a déploré que le taux de natalité chez les Arabes israéliens, qui était beaucoup plus élevé, menace la communauté juive israélienne, quelle que soit la tendance en Cisjordanie et à Gaza.

À cette époque, il y avait déjà un grand écart démographique : en Israël même, les femmes arabes donnaient naissance à près de deux fois plus d’enfants en moyenne que les femmes juives.

Mais cet écart a disparu au cours des dernières décennies, lorsque le taux de natalité des Arabes israéliens a diminué, tandis que le taux de natalité des Juifs israéliens a augmenté.

En 1960, le taux de fécondité des Arabes israéliens était de 9,3 et au cours des 35 années suivantes, il a chuté de près de moitié, à 4,7, avant de tomber maintenant à 3,0. Le taux de natalité des Palestiniens de Gaza et de Cisjordanie a également diminué, passant de 4,6 en 2003. à 3,8 en 2019.

Entre 1960 et 1990, le taux de fécondité parmi les Juifs israéliens est passé de 3,4 à 2,6, mais la tendance a commencé à s’inverser et le taux de natalité est passé au niveau actuel de 3,1.

La raison de cette augmentation provient presque entièrement du nombre croissant de Haredim (orthodoxes) en Israël, dont le taux de fécondité est de 6,6, plus du double de la moyenne nationale et trois fois le taux des Juifs laïcs.

En conséquence, la proportion d’ultra-orthodoxes dans la population israélienne double plus ou moins à chaque génération, selon Dan Ben David, économiste à l’Université de Tel-Aviv.

Bien que les ultra-orthodoxes ne représentent que 13 % de la population, leurs descendants représentent 19 % du nombre d’enfants israéliens de moins de 14 ans et 24 % des enfants de moins de quatre ans.

Le Bureau israélien des statistiques estime que compte tenu des tendances actuelles, la moitié des enfants israéliens seront ultra-orthodoxes d’ici 2065. The Economist dit que la convergence des taux de natalité, entre Juifs israéliens et Arabes, indique que la démographie « sera beaucoup moins critique » que ne le craignaient les Israéliens et les nationalistes palestiniens, puisqu’aucune communauté ne devrait surpasser l’autre.

Voir aussi 

Les plus religieux hériteront-ils de la Terre ?

La population amish a augmenté de 110 % depuis 2000

 

vendredi 26 août 2022

Le grand bouleversement démographique allemand

En 2021, 22,3 millions de personnes et donc 27,2 % de la population allemande étaient issues de l’immigration. Cela correspond à une augmentation de 2,0 % par rapport à l’année précédente (2020 : 21,9 millions). Selon la définition utilisée ici, une personne est issue de l’immigration si elle-même ou au moins un parent n’est pas né avec la nationalité allemande.

En 2021, 53 % de la population issue de l’immigration (près de 11,8 millions de personnes) avaient la nationalité allemande et un bon 47 % avait la nationalité étrangère (près de 10,6 millions de personnes). L’écrasante majorité de la population étrangère issue de l’immigration a elle-même immigré (84 %), parmi les Allemands issus de l’immigration, elle n’était que de 43 %.

Plus de la moitié des 11,8 millions d’Allemands issus de l’immigration ont la nationalité allemande depuis leur naissance (54 %). On peut être issu de l’immigration parce qu’au moins un de ses parents est étranger, naturalisé, allemand par adoption ou rapatrié (tardivement) principalement de Russie. 23 % sont venus eux-mêmes en Allemagne en tant que réinstallés (tardifs), 22 % sont naturalisés et environ 1 % ont la nationalité allemande par adoption.

Migrants principalement issus d’Europe

Près des deux tiers (62 %) de toutes les personnes issues de l’immigration sont des immigrés d’un autre pays européen ou leurs descendants. Cela équivaut à 13,9 millions de personnes, dont 7,5 millions ont des racines dans d’autres États membres de l’Union européenne. La deuxième région d’origine la plus importante est l’Asie. Les 5,1 millions de migrants venus d’Asie et leurs descendants représentent 23 % des personnes issues de l’immigration, dont 3,5 millions ayant des liens avec le Moyen-Orient. Près de 1,1 million de personnes (5 %) ont des racines en Afrique. Un autre 0,7 million de personnes (3 %) sont des immigrants et leurs descendants d’Amérique du Nord, centrale et du Sud et d’Australie.

Les principaux pays d’origine sont la Turquie (12 %), suivie de la Pologne (10 %), de la Fédération de Russie (6 %), du Kazakhstan (6 %) — souvent des Allemands ethniques rapatriées dans les années 1990-2000  - et de la Syrie (5 %). Seul 1 % ou 308 000 des personnes issues de l’immigration vivant en Allemagne en 2021 étaient originaires d’Ukraine, la grande majorité (82 %) ayant immigré elles-mêmes et ayant vécu en Allemagne pendant 19 ans en moyenne. En raison de la récente immigration de réfugiés, le nombre de personnes issues de l’immigration ukrainienne pourrait augmenter considérablement à l’avenir.

Près de la moitié des personnes issues de l’immigration parlent principalement l’allemand à la maison

Sur les 22,3 millions de personnes issues de l’immigration, 7,2 millions (32 %) parlent exclusivement l’allemand à la maison et 3,1 millions (14 %) principalement. Cela correspond à près de la moitié (46 %) de toutes les personnes issues de l’immigration. Outre l’allemand, les langues les plus parlées sont le turc (8 %), suivi du russe (7 %) et de l’arabe (5 %).

Près de la moitié (49 %) de toutes les personnes issues de l’immigration sont multilingues et parlent à la fois l’allemand et (au moins) une autre langue à la maison. Cela ne s’applique qu’à 2 % des personnes non issues de l’immigration.

 
AnnéePopulation
totale
De souche Issu de
l’immigration
2005 80 52 8 66 10 6 14 421
200 9 79 66 3 64 66 4 14 999
201 3 79 68 3 63 13 7 16 546
201 7 81 74 0 61 44 3 20 297
201 8 81 61 3 60 81 4 20 799
201 9 81 84 8 60 60 3 21 246
202 0 81 86 1 59 97 6 21 885
202 1 81 87 5 59 56 5 22 311

Source : DeStatis

jeudi 25 août 2022

Canular ? Une collégienne australienne s'identifierait à un chat, l'école la soutiendrait

Une école secondaire privée de Melbourne soutient le choix d’une élève « non verbale » de s’identifier à un chat, aurait révélé une source proche de la famille. Un élève non verbal ne parle pas ou a des difficultés à se faire comprendre ou à percevoir les intentions des autres. C’est le cas notamment des enfants autistes ou atteints de déficience intellectuelle.

Le Herald Sun rapporte que l’enfant « phénoménalement brillant » a été autorisé à assumer l’identité et le comportement lié à la sous-culture « des animaux à fourrure » adoptée par certains cercles d’adolescents.


 

« Personne ne semble avoir de protocole pour les élèves s’identifiant comme des animaux, mais l’approche a été que si cela ne perturbe pas l’école, tout le monde est solidaire », a déclaré une source proche de la famille.

« Le comportement est en train de se normaliser. Maintenant, de plus en plus de gens s’identifient à tout ce à quoi ils veulent s’identifier, y compris les chats ou les chiens. »

Bien que l’école n’ait pas confirmé la présence de la jeune fille, elle a déclaré que sa stratégie de santé mentale « s’adapte toujours à l’élève et prendra en compte les conseils professionnels et le bien-être de l’élève ».

Plus tôt cette année, dans le Michigan, un État du Midwest américain, une école a été forcée de démentir les affirmations selon lesquelles elle avait mis en place une « litière pour les enfants qui s’identifient comme des chats ». Ceci en réponse à un parent inquiet qui avait fustigé l’école lors d’un forum scolaire.

« Je suis tout à fait pour la créativité et l’imagination, mais quand quelqu’un vit dans un monde imaginaire et s’attend à ce que les autres l’acceptent, j’ai un problème avec ça », a déclaré un parent inquiet à l’époque, qui définissait les « animaux à fourrure » comme quelqu’un qui s’identifie comme un « chat ou un chien, peu importe ».

En réponse, le surintendant des Midland Public Schools, près de Detroit, Michael E. Sharrow avait déclaré qu’il n’y avait « aucune once de vérité à cette fausse déclaration/accusation ! ».

Les incidents ci-dessus surviennent alors que certains adolescents de la génération Z ont adopté la sous-culture des animaux à fourrure. Les membres de cette sous-culture anthropomorphisent les animaux et leur attribuent des caractéristiques humaines.


mardi 23 août 2022

Novlangue — « diversité linguistique »

Diversité linguistique [croissante] : déclin du français au Québec.

Exemples :  « La diversité linguistique ne doit pas être assimilée au déclin du français » (The Gazette of Montreal)

« Alors que le français et l'anglais demeurent les principales langues parlées au Canada, la diversité linguistique continue de s'accroître au pays » (Statistiques Canada) [Selon les chiffres mêmes de Statistiques Canada : l'anglais a augmenté de 74,8 % en 2016 à 75,5 % en 2021 alors que le français a diminué de 2016 (22,2 %) à 2021 (21,4 %).

Voir aussi

Orwell dans l’Allemagne de 2022 : L’obligation aboutit au volontariat   
  
 

Le charabia de la Fédération des femmes du Québec

Humour — Manuela retourne à l’école

Ne dites plus… parlez pédagogiste…

Novlangue du jour : « fragilité blanche »

Novlangue : « dialoguer », « appropriation culturelle » et « ouvrir une discussion sur le privilège blanc »

Novlangue : « offrir » à tous les élèves et « avoir droit » à la place de « imposer » et « être obligé »

Novlangue : « Interruption volontaire de vie, sans demande du patient »

Novlangue — « migrant » le mot amalgame

Remplacement du mot « principes » par celui de « valeurs »

Novlangue — Exit les immigrants illégaux, fini les sans-papiers, désormais c’est migrant au statut précaire

Novlangue : « implanter des mesures d’appui au vivre ensemble »

Novlangue — « au centre d’une confrontation » 

Novlangue : afrodescendant Parlez-vous le français socialiste ?

Sélection novlangue de la semaine (en construction)

Sélection novlangue de la semaine (2)

Novlangue au Monopole : le mot athée désormais tabou

Ne dites plus… parlez pédagogiste…

Lexique du Plateau

Novlangue — OQLF prescrit « action positive » plutôt que « discrimination positive »

  
 
 
 
 

Campagne publicitaire (subventionnée) de l'homme « enceint » dénoncée par des féministes

Le planning familial, une association féministe française (publiquement subventionnée), met de l’avant cette publicité, qui suscite une vive controverse.

Dans une lettre ouverte adressée à la Première ministre française, Élisabeth Borne, Marguerite Stern, militante féministe à l’origine du mouvement « Collages féminicides », et Dora Moutot, auteure, analysent la dérive idéologique de cette association.  Elles écrivent « Nous voulons néanmoins attirer votre attention sur les dérives de cette institution. La polémique récente au sujet du Planning familial se base sur le visuel ci-dessous, sur lequel on peut voir un “homme enceint”, c’est-à-dire une femme (femelle) transidentifié.  Cette affiche n’est pas un hasard. Elle reprend un vocabulaire utilisé par les militants transactivistes. Sa publication est donc l’occasion de vous alerter sur les problématiques que soulève l’idéologie transactiviste qui est en train de parasiter cette institution. »

Réagissant à la campagne de communication du Planning familial mettant en scène un « homme enceint », l’historienne et féministe Marie-Jo Bonnet dénonce une destruction des combats féministes par une « idéologie transhumaniste ».

 

Dans un communiqué, le Planning associe ensuite sans surprise ses critiques à… « l’extrême droite ».

Voir aussi 

BBC : six hommes blancs d’Oxford ne peuvent-ils plus faire un spectacle comique ? (rediff) [« Je ne veux plus être un mâle blanc, je ne veux plus qu’on me reproche tout ce qui ne tourne pas rond dans le monde : maintenant, je dis aux gens que je suis une lesbienne noire. Je m’appelle Loretta (voir vidéo ci-dessous), je suis une LNT, une lesbienne noire en transition. »] 

La couleur du pouce en l’air (était L’Homme enceint d’Unicode et Apple)

Émojis : le drapeau trans (mais pas de drapeau du Québec), un Père Noël asexué 

Transsexuelle « homme aujourd’hui » allaite en public et est « enceint »  

Universités : après le mot « nègre » devenu tabou, le bannissement de « femme » et « homme » pour transphobie ? 

Explosion de jeunes ados qui se disent « transgenres » à l’école… Épidémie psychologique à la mode ? 

Garçon gardé par un couple de lesbiennes subit un traitement hormonal pour bloquer sa puberté  

Théorie du genre — les fauteurs de trouble de la gauche woke

Norvège — féministe risque 3 ans de prison pour avoir dit qu’un homme ne peut être lesbienne

lundi 22 août 2022

BBC : six hommes blancs d’Oxford ne peuvent-ils plus faire un spectacle comique ? (rediff)

Suite à Actrice noire joue Marguerite d’Anjou : nécessaire diversité, chants d’esclaves chantés par une blanche : horrible appropriation culturelle

Les questions liées à la représentation de la diversité à l’écran agitent un peu plus chaque jour le monde occidental. Au risque d’agacer certains artistes… comme Terry Gilliam.

Parmi les membres les plus illustres des Monty Pythons, Terry Gilliam, qui a fraîchement réalisé L’Homme qui tua Don Quichotte, est en outre devenu un cinéaste émérite et adulé. Pour autant, il vit l’importance actuelle prise par les questions de représentativité comme une souffrance.

Ainsi, la BBC a annoncé durant le mois de juin qu’elle allait commander un tout nouveau programme comique à l’artiste. Une nouvelle qui réjouira les amateurs de son humour déjanté et gentiment absurde. Sauf que parallèlement, l’employé de la BBC en charge du contrôle des comédies, Shane Allen, s’est fendu d’un commentaire assez malvenu.

[...]

Si vous rassemblez une équipe aujourd’hui, ce ne sera pas six types blancs d’Oxford. Ce sera une collection de gens variés qui représentent le monde actuel.

Alors en conférence de presse du côté du Festival de Karlovy Vary (Carlsbad), Terry Gilliam ne s’est pas fait attendre et a répondu, avec humour et émotion.
J’en ai pleuré : l’idée que… six hommes blancs d’Oxford ne puissent plus faire un spectacle comique. À présent il nous faut un peu de ceci, un peu de cela, représenter tout le monde… C’est de la connerie.

Je ne veux plus être un mâle blanc, je ne veux plus qu’on me reproche tout ce qui ne tourne pas rond dans le monde : maintenant, je dis aux gens que je suis une lesbienne noire. Je m’appelle Loretta (voir vidéo ci-dessous), je suis une LNT, une lesbienne noire en transition.

Les Monty Pythons avaient prophétiquement prévu en 1979 ce qui agiterait notre époque (les « droits » LGBTQQIP2SAA+, ici le droit des hommes qui se disent femmes à avoir des enfants et à nier la réalité biologique) :






Source : Écran large