Carnet voué à la promotion d'une véritable liberté scolaire au Québec, pour une diversité de programmes, pour une plus grande concurrence dans l'enseignement.
Photo choisie par Statbel pour illustrer son étude
La population de la Belgique au 1er janvier était de 11 492 641
habitants, celle de la Flandre était de 6 629 143, de la Région de Bruxelles-Capitale nationale de 1 218 255 et enfin de la Wallonie de 3 645 243 habitants.
Statbel, l’office belge de statistique, publie une nouvelle statistique sur l’origine de la population belge. Au 1er janvier 2020, la population belge se composait comme suit : 67,9 % de Belges d’origine belge, 19,7 % de Belges d’origine étrangère et 12,4 % de non-Belges. Cela représente respectivement 7 806 078, 2 259 912 et 1 426 651 habitants.
En 2011, ces pourcentages étaient de 74,3 %, 15,5 % et 10,2 %, respectivement.
En Région de Bruxelles-Capitale, la part des Belges d’origine belge est de 25,7 %, les Belges d’origine étrangère y représentent 22,9 % de la population. Quant aux personnes de nationalité étrangère, leur part à Bruxelles grimpe à 35,3 % alors qu’elle se situe à 10,4 % en Wallonie et 9,3 % en Flandre.
Sont considéré Belges d’origine belge, les personnes qui sont actuellement Belges, sont nées Belges et dont les parents sont nés Belges.
Les Belges issus de l’immigration et les non-Belges à 60 % non européens à Bruxelles
Les Belges d’origine étrangère et les non-Belges se répartissaient comme suit entre les groupes de nationalité. 20,5 % appartenaient au groupe de nationalité d’un pays voisin, 28,2 % au groupe de nationalité de l’Union européenne UE27 (à l’exclusion de la Belgique et des pays voisins) et 51,3 % au groupe de nationalité hors UE27. Quelques autres constatations intéressantes au niveau des régions :
La Région flamande semble avoir une plus faible proportion de personnes ayant comme groupe de nationalité d’origine l’UE27 (à l’exclusion de la Belgique et des pays voisins) : 20,7 % contre 28,2 % au niveau national. Dans le même temps, la Flandre a une part plus importante de personnes dont la nationalité d’origine se situe en dehors de la zone UE27 : 56,9 % versus 51,3 % au niveau belge.
On observe le schéma inverse en Wallonie ; une part plus importante issue d’un pays de l’UE27 : 39,6 % et une part plus faible issue d’un pays situé en dehors de la zone UE27, à savoir 37,4 %.
La Région de Bruxelles-Capitale a la plus faible proportion de personnes issues d’un pays voisin : 13,7 % contre 20,5 % au niveau national. Cette région affiche également la plus forte proportion de personnes dont la nationalité d’origine se situe en dehors de la zone UE27 : 60,7 % contre 56,9 % en Flandre et 37,4 % en Wallonie.
`
La proportion des extra-Européens augmente lentement de recensement en recensement :
Ces 10 dernières années, la part de personnes appartenant au groupe de nationalité des pays voisins a légèrement diminué : de 23,8 % en 2011 à 21,9 % en 2016 et à 20,5 % en 2020. À l’inverse, on observe une légère augmentation du groupe de nationalité d’origine en dehors de la zone UE27, qui passe de 47,6 % en 2011 à 49,3 % en 2016 pour atteindre 51,3 % en 2020.
La part du groupe d’origine belge d’origine étrangère avec une première nationalité enregistrée belge et dont les deux parents ont une première nationalité enregistrée étrangère a légèrement augmenté de 9,5 % en 2011 à 12,3 % en 2020 et est principalement tirée vers le haut par des personnes du groupe de nationalité d’origine en dehors de l’UE27.
Les Belges nés belges sont plus vieux que la population moyenne
Dans les différents groupes d’origine, la proportion d’hommes et de femmes semble être répartie équitablement. La répartition est moins égale en ce qui concerne l’âge.
La part de Belges d’origine belge augmente clairement avec l’âge : elle atteint 54,3 % chez les 0-17 ans, 66,3 % chez les 18-64 ans et 87,3 % chez les plus de 65 ans.
La part des non-Belges est la plus élevée chez les 18-64 ans, à savoir 14,6 %. Ils sont suivis par les 0-17 ans avec 11,6 % et les plus de 65 ans avec 6,4 %.
Pyramide des âges
À noter qu’il y a relativement peu de jeunes non belges, les enfants des Non-belges étant pour la plupart des Belges d’origine étrangère, l’accession de la nationalité belge étant très facile.
Environ 400 manifestants, selon une première estimation de la police sur place, se sont rassemblés mercredi près du commissariat de police, rue de Brabant, non loin de la gare de Bruxelles-Nord, en réaction au décès du jeune I. B. (23 ans), survenu samedi soir à la suite de son interpellation par la police.
Une partie du groupe de manifestants, soit une centaine de personnes, s’est désolidarisée de la manifestation avant d’être contenue par les forces de l’ordre, à la sortie d’un tunnel donnant sur la place du Nord, dans un climat assez tendu, marqué par des jets de projectile et l’utilisation de fumigènes. Des manifestants ont crié « police, assassins ».
Bruxelles : la voiture du roi Philippe, bloquée au milieu d'une manifestation « contre les violences policières ». La Belgique se métisse et s'américanise.
Un groupe de personne est contrôlé samedi aux alentours de 19 heures près de la gare du Nord à Bruxelles. Selon le parquet, à l’issue du contrôle, un jeune homme de 23 ans présent sur place prend la fuite à pied. Il est ensuite interpellé par la police qui l’a pris en chasse à pied.
Il est alors privé de liberté et est emmené au commissariat pour y être entendu, comme explique Stéphanie Lagasse, la porte-parole du parquet de Bruxelles : « Lors de son arrivée au commissariat, il a perdu connaissance et les policiers qui étaient présents sur place ont fait appel aux services de secours. Une ambulance et un SMUR [réanimation mobile] sont arrivés sur place. Le jeune homme a été emmené à l’hôpital où il est décédé à 20 h 22 ».
Selon nos informations, le jeune homme aurait ingéré de la drogue qu’il avait en sa possession. C’est à la suite de cela, qu’il aurait fait un malaise lors de sa fouille au commissariat. Une analyse toxicologique a été demandée par le parquet.
À l’heure où l’archipel nippon traverse la troisième vague de l’épidémie de Covid-19, le nombre d’enfants nés en 2020 montrera très probablement une baisse importante par rapport à l’année précédente. Ce qui risque d’accélérer encore la crise démographique du pays, s’inquiète le journal Nihon Keizai Shimbun.
Depuis l’éclatement de la crise sanitaire au printemps dernier, les indicateurs socio-économiques ne cessent de s’assombrir au Japon : 885 entreprises en faillite et presque 2 millions de personnes en situation de chômage. Le nombre de suicides s’est quant à lui établi à 2 158 en octobre au niveau national, soit 600 cas de plus que pendant l’année 2019.
Ce climat d’angoisse collective commence à peser sur la démographie du Japon, pays qui souffrait déjà d’une chute de population importante avant la crise, révèle le quotidien économique Nihon Keizai Shimbun.
À l’hôpital d’Aiwa, situé dans la ville de Kawagoe, au nord de Tokyo, le nombre de femmes enceintes qui se sont inscrites à la maternité entre avril et novembre 2020 a baissé de 5 % par rapport à la même période de l’année 2019. Chose encore plus marquante, les patientes ayant prévu d’accoucher dans l’établissement entre janvier et février 2021 sont de 20 % moins nombreuses qu’en 2020.
En 2019, le Japon avait déjà connu sa plus faible natalité en 120 ans. Avec davantage de décès et moins de naissances en 2019 qu’en 2018, la balance démographique japonaise avait encore chuté. Sans évoquer de causalité, le quotidien japonais indique que le nombre de mariages est également à la baisse (583 000 en 2019, record après-guerre), quand celui des divorces n’en finit plus d’augmenter.
En 2020, le budget de l’Éducation nationale est passé 51,68 milliards d’euros en 2019 à 52,72 milliards d’euros, soit une hausse de 1,04 milliard d’euros. Loin devant le budget de la Défense établi à 37,5 milliards en 2020 et devant le celui de la Justice qui s’élevait à 7,5 milliards cette même année. La France a l’un des budgets « éducation » les plus élevés au monde, mais malgré ce budget considérable et une répartition inégale (La dépense annuelle pour un écolier est 15 % inférieure à celui des pays de l’OCDE, équivalente pour un collégien et 37 % supérieure pour un lycéen [1]), les résultats de cette institution sont un véritable fiasco. Le niveau des élèves français est en chute continue depuis des années. Pour autant, l’éducation nationale semble échapper à tout droit d’inventaire et le budget 2021 est de nouveau en hausse comme si augmenter les ressources du système éducatif sans remettre en cause ni leur distribution, ni le fonctionnement, ni son efficacité au regard des missions que lui confie la Nation suffisait à répondre aux difficultés rencontrées. Dans ces conditions, se pose légitimement la question : une hausse supplémentaire du budget, mais pour quoi faire ?
Des résultats scolaires de plus en plus catastrophiques
Pour s’en convaincre, il suffit de regarder ce que ce budget ne dit pas et de souligner en contrepoint ce que les sources ministérielles elles-mêmes disent de la « mission » enseignement scolaire :
Ce qui n’est pas même évoqué : les résultats des évaluations comparatives internationales PIRLS, PISA et TIMSS [2]. Les résultats des évaluations nationales en CP, CE1 et 6e [3].
L’étude PIRLS 2016 (prochaine campagne 2021) testait les élèves de 10 ans de 70 pays en compréhension de l’écrit. Les élèves français ont obtenu 511 points. La moyenne des élèves des pays de l’Union européenne est de 540 points, celles des élèves des pays de l’OCDE de 541 points. Plus grave : ces performances baissent constamment depuis 15 ans (11 points en moins) et 6 % des élèves français n’atteignent pas le niveau le plus élémentaire de PIRLS.
L’étude PISA 2019 testait les élèves de 15 ans de 79 pays en compréhension de l’écrit, mathématiques et sciences. Nos élèves se situent entre le 20e et le 26e rang mondial soit légèrement au-dessus de la moyenne des 35 pays de l’OCDE. Ces résultats varient peu depuis l’année 2000. Notre panel d’élèves se caractérise par une profonde fracture sociale entre les élèves qui réussissent les tests et ceux qui échouent.
L’étude TIMSS 2019, dont les résultats viennent d’être rendus publics, testait les élèves de quatrième en mathématiques. Le titre de la note d’information du Ministère est édifiant : « Mathématiques au niveau de la 4e : des résultats inquiétants en France » ; on peut lire plus loin : « avec un score de 483 points, la France se situe sous la moyenne des pays participants de l’UE et de l’OCDE (511)…/… entre 1995 et 2019 les résultats des élèves ont baissé de manière significative [4] ». Pire, les élèves français sont arrivés avant-derniers en Europe derrière l’Albanie. La France a longtemps produit l’une des plus grandes écoles de mathématique au monde avec un nombre impressionnant de médaillés Fields (l’équivalent du prix Nobel en mathématique). Ces résultats signent indéniablement la mort de cette école de mathématique d’ici 20 ans si rien n’est fait.
Les évaluations nationales annuelles de CP, CE1 et 6e offrent elles aussi un paysage préoccupant [5] :
En classe de CP, les résultats sont, en Français comme en mathématiques en légère baisse…/… les écarts entre le secteur hors éducation prioritaire et l’éducation prioritaire s’ils augmentent, sont cependant contenus eu égard aux circonstances…/… en classe de CE1, les baisses sont plus sensibles…/… de manière générale les écarts entre secteur hors éducation prioritaire et secteur prioritaire s’accentuent…/… en sixième, les résultats sont très largement en hausse,
mais les tests de fluence (lecture à haute voix) révèlent les limites de ce bref succès :
dans l’échantillon analysé, le score moyen est de 124 mots lus en une minute, supérieur donc au seuil de 120 mots qui correspond aux attendus en fin de CM2. 53 % des scores sont au-dessus de ce seuil. Quelques chiffres sont cependant inquiétants : 15 % des élèves se situent en deçà du seuil de 90 mots qui correspond aux attendus de fin de CE2, 31 % sont en dessous du seuil de 120 mots.
En bon français, cela signifie qu’en classe de 6e, 47 % des élèves ne savent pas lire correctement…
Le Parlement n’est tout simplement pas tenu informé officiellement de ces résultats, probablement parce que ces indicateurs ne sont pas ceux des programmes annuels de performances, arrêtés il y a fort longtemps, au début de la LOLF, par BERCY. Or la lecture de ces tableaux d’indicateurs officiels montre deux choses : ils sont très imparfaitement renseignés, sans ce que cela entraîne d’ailleurs la moindre admonestation du Parlement au directeur desdits programmes et secondement, ils sont pour l’essentiel des indicateurs de fonctionnement, comme l’indicateur 2.1 du programme 140 : « nombre d’académies bénéficiant d’une dotation globale équilibrée parmi les 30 académies » et non de résultats.
Ces résultats dramatiques ne semblent pourtant entrainer aucune réaction particulière ni dans la classe médiatique ni dans la classe politique, le gouvernement se contentant, une fois de plus, d’augmenter les budgets sans véritable stratégie ou volonté de réforme.
Une nouvelle augmentation du budget prévu dans la loi de finances
Cette année, le budget de la mission est en augmentation de 2,17 % [6]par rapport au budget 2020.
La priorité affichée au premier degré se traduit par une augmentation de 2,54 % des crédits du programme 140 (enseignement scolaire public du premier degré). A noter que l’enseignement élémentaire sur lequel porte l’effort de dédoublement des classes de CP et CE1, ne bénéficie que de 1,82 % d’augmentation.
En termes d’évolution des plafonds d’emplois, la mission connait avec 1 024 350 emplois, une croissance de 3736 « équivalents temps pleins travaillés » (ETPT), incluant 910 emplois pour « mesures de périmètre », 378 emplois relevant de la jeunesse et 100 emplois pour le programme 139. Observons que le programme 141 (second degré public) se voit retirer 1800 emplois alors même que les collèges et lycées devraient connaître une augmentation d’effectifs de 28 000 élèves en 2021 [7]. 1000 emplois supprimés seront compensés par des heures supplémentaires par année (HSA). La commission elle-même attire cependant l’attention du ministre sur le fait que ces heures supplémentaires années ne peuvent pas être toutes utilisées pour des raisons d’emploi du temps…
Au total, les grands équilibres budgétaires du système éducatif restent inchangés. Malgré le lourd satisfecit pro domo décerné par la présidente de la commission au Gouvernement et un technolangage convenu : « le budget 2021 témoigne de la poursuite des efforts conduits depuis le début du quinquennat pour réinvestir dans la recherche et dans l’éducation…/… », et plus loin, dans « l’exposé des motifs » : « sanctuarisation des effectifs dédiés à la jeunesse et au capital humain, en particulier au ministère de l’Éducation nationale »,il est impossible de percevoir dans ce budget et dans les rapports annuels de performances qui le sous-tendent [8] une quelconque analyse lucide de la situation de notre système éducatif et a fortiori, l’ébauche d’un discours stratégique pour restaurer l’ambition — cruciale pour notre avenir — d’une école efficace.
Aucun débat parlementaire sur l’efficacité de notre système éducatif et sur la pertinence de la politique éducative du Gouvernement n’est conduit. Par exemple : le fait que les écarts de performances entre les secteurs de l’éducation prioritaire et le secteur hors éducation prioritaire continue de se creuser malgré les coûteux dédoublements des classes de CP et de CE1, à quoi s’ajoutera bientôt celui des grandes sections de maternelle, ne mériterait-il pas un débat approfondi sur la pertinence du maintien d’un secteur et du concept même d’éducation prioritaire, sans même parler de la répartition des budgets actuels ?
Un ministère pourtant bien informé !
Pourtant, le Ministre pourrait documenter de manière « robuste » l’état dans lequel se trouve aujourd’hui notre système éducatif, puisque le ministère dispose depuis la création de la Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP) sous René MONORY, de tableaux d’indicateurs diachroniques et synchroniques de grande qualité.
Que disent les chiffres du Ministère de l’Éducation Nationale sur « l’état de l’école » [9] ?
S’agissant de la « priorité au 1er degré » dont le ministre a fait sa signature politique, on note dans « L’état de l’école » que les moyens consacrés au 1erdegré sont en constante augmentation… depuis 1980 ! Et que malgré cela, la France reste pour le premier degré en dessous de la moyenne de l’OCDE en matière de moyens. Les 1 688 emplois nouvellement affectés au programme du premier degré, rapportés à 343 278 apparaissent alors comme une contribution bien modeste à la « priorité nationale », tout comme les 400 millions d’euros de mesures catégorielles, rapportées aux 23 655 983 539 euros du budget 140…
Quant à la diminution de la taille des classes, dont même le Président de République a cru bon d’en faire un de ses marqueurs politiques, elle n’est rendue possible que par la diminution sensible des effectifs d’élèves du premier degré jusqu’en 2024, puisqu’entre 2018 et 2023 le premier degré public aura perdu pour de simples raisons démographiques 164 600 élèves (sur plus de 4 millions). Rien de tout cela n’est évoqué dans le débat parlementaire.
La priorité réelle demeure donc accordée au second degré et tout particulièrement au lycée d’enseignement général et technologique (LEGT), « la dépense par élève dans le second cycle de l’enseignement secondaire en France est sensiblement au-dessus de la moyenne de l’OCDE » [10] et « en moyenne le nombre d’élèves par enseignant est moins élevé dans le second degré que dans le premier degré » [11].
S’agissant de la réduction de la fracture sociale au sein du système scolaire, autre mantra ministériel (cf. « école de la confiance et de la bienveillance »), les indicateurs de « l’État de l’école » sont dépourvus d’ambiguïté : « des inégalités sociales de résultats qui persistent » : « à la rentrée 2019, la proportion d’élèves qui sont de milieu défavorisé…/… est supérieure à 48, 6 % dans le quart des collèges les plus défavorisés et inférieure à 23,2 % dans le quart des collèges les plus favorisés » [12] et « des niveaux de compétences plus fragiles dans le Nord et le DROM ».
Quant à la fracture territoriale, il n’est que de se référer à la carte des résultats des évaluations nationales de 6e, page 53 de ce précieux document, pour illustrer le caractère proprement incantatoire des déclarations ministérielles.
Au total et en résumé.
« Rien de nouveau sous le soleil ». Le système éducatif de notre pays poursuit sa lente course routinière, entrecoupée de chocs de plus en plus violents résultant de son incapacité à réduire les fractures sociales, culturelles et territoriales. Il s’agit bien entendu notamment de la remise en cause de ses fondements en particulier par l’islamisme conquérant, nulle part évoqué lors du débat parlementaire. Les perspectives d’ascension sociale pour les jeunes Français défavorisés, l’élévation effective du niveau d’instruction de notre jeunesse ainsi que la tenue du rang de notre Nation dans le monde dans les décennies à venir sont tout bonnement absentes du débat parlementaire et passées par pertes et profits.
Il y aurait bien sûr des alternatives à cette politique du laisser-aller et du laisser-faire.
Un seul exemple : le nombre d’enseignants rapporté au service qu’ils dispensent est en soi une question qui mériterait que la représentation nationale s’y intéresse… En RFA, il y a moins d’enseignants qui travaillent davantage et sont beaucoup mieux payés que les nôtres… Il s’agit bien d’un problème systémique, qui requiert une réforme systémique.
L’énorme vaisseau, qui devait porter l’ambition, la foi au progrès, la vitalité, les espérances de notre Nation et de notre civilisation, dérive… Il est privé de compas et de pilote.
A la lecture de l’exposé des motifs et à celle du budget que la Nation consacrera en 2021 à l’éducation de ses enfants, l’évidence s’impose : l’école de la République n’est ni pilotée ni gouvernée. Tout au plus est-elle administrée, non sans démagogie, hélas [13].
Mercredi 13 janvier, l’ONG chrétienne évangélique « Portes Ouvertes » a fait paraître son index 2021 mondial des persécutions religieuses.
Depuis 8 ans, la persécution est en hausse constante. Rien qu’entre l’Index 2017 et l’Index 2021, la persécution a augmenté de 8,11 %.
Pour la première fois, tous les pays du classement affichent au moins un niveau très fort de persécution ; dans les 12 premiers, le niveau est même extrême.
Même si le classement de l’Index se cantonne à 50 pays, force est de constater qu’au total, 74 pays ont présenté des niveaux de persécution extrêmes, très forte ou forte. Au moins 340 millions de chrétiens sont touchés, soit un chrétien sur huit dans le monde.
12 pays se retrouvent en haut du classement de l’Index 2021. C’est le Nigéria qui s’ajoute à cette liste, avec une hausse importante du degré de persécution. Sur les 12 pays en zone de persécution extrême, 7 voient l’intensité de la persécution augmenter (Afghanistan, Libye, Érythrée, Yémen, Iran, Nigéria et Irak), 4 restent à un niveau de persécution proche de l’année dernière (Corée du Nord, Somalie, Pakistan et Inde). Un seul pays voit la persécution baisser légèrement : la Syrie.
Dans plus d’une dizaine de pays asiatiques, les chrétiens, déjà discriminés en temps normal, se sont vu refuser l’aide alimentaire distribuée par les autorités de leur pays en 2020. En Inde, Myanmar, Bangladesh… Certains, très pauvres, n’ont pu survivre que grâce à l’aide alimentaire distribuée par les ONG. Cette discrimination des chrétiens dans l’accès à l’aide alimentaire a aussi été remarquée au Soudan et au Nigéria.
Les rapports du terrain faisant état d’enlèvements, de conversions forcées et de mariages forcés de femmes et de jeunes filles ont augmenté. On estime par exemple qu’au moins 1 000 jeunes chrétiennes pakistanaises ont été forcées d’épouser un musulman dans la période d’étude de l’Index 2021. La pauvreté accrue liée à la crise de la Covid-19 est un facteur aggravant de la traite des êtres humains, en particulier les chrétiennes, qui sont particulièrement ciblées par les trafiquants.
L’année dernière, Portes Ouvertes avait mis en garde contre l’impact de la culture de surveillance sur la liberté de religion en Chine. Cette surveillance intrusive s’est intensifiée lors de la lutte contre la Covid-19. Cette année, la Chine est revenue dans les 20 premiers pays de l’Index pour la première fois depuis dix ans. Le gouvernement chinois a augmenté les restrictions telles que :
confiscation des biens, y compris des bibles,
raids, amendes et arrestations de dirigeants d’églises,
interdiction des cultes en ligne.
En Colombie et au Mexique, les restrictions imposées par la pandémie de la Covid-19 ont permis aux groupes criminels d’étendre leur contrôle. Ils ont réussi à resserrer leur emprise sur l’Église dans les territoires qu’ils dominent et contrôlent. Le Honduras et le Salvador ont rejoint les pays qui ne figurent pas dans l’Index 2021 et qui connaissent des niveaux élevés de persécution et de discrimination pour des raisons similaires.
La persécution des chrétiens ne s’arrête pas à la seule violation de la liberté religieuse. Elle prend des formes variées qui violent tout un ensemble de droits fondamentaux : discriminations à l’éducation ou à l’emploi, meurtres, torture, détentions arbitraires ou mariages forcés…
Intéressant démontage de la rhétorique woke sur le genre et la mode trans dans les médias et à l’école : toujours la même technique prendre un cas isolé et exceptionnel (un enfant mal dans sa peau qui à 8 ans dit se sentir du sexe opposé à son sexe biologique) et construire un discours qui devra s’appliquer à tous.
La mise au ban numérique de Donald Trump continue. La plateforme YouTube, propriété de Google, a suspendu mardi 12 janvier pour « au moins sept jours » la chaîne du président américain et en a supprimé une vidéo pour motif de violation de sa politique luttant contre l’incitation à la « violence » selon le géant californien. « Compte tenu des inquiétudes à propos de l’actuel risque de violence, nous avons supprimé le nouveau contenu mis en ligne sur la chaîne de Donald J. Trump pour violation de nos politiques », a écrit le site de vidéos dans un communiqué. La chaîne du président américain est désormais « suspendue de tout nouveau téléchargement de contenu pour au moins sept jours », a ajouté YouTube. La publication de commentaires par les internautes y est également impossible jusqu’à nouvel ordre. Notons cependant que mercredi matin, une chaîne YouTube de Donald Trump avec 2,78 millions d’abonnés était toujours fonctionnelle.
Telegram annonce avoir gagné plus de 25 millions nouveaux utilisateurs lors des 72 dernières heures. Telegram dépasse désormais 500 millions d’abonnés.
Rumble, rival de YouTube, poursuit Google pour au moins 2 milliards de dollars, affirmant que le géant de la recherche abuse de son pouvoir de monopole. La plate-forme canadienne de partage de vidéos Rumble poursuit Google pour « manipulation de son algorithme de recherche » afin de préférer les vidéos de sa filiale YouTube dans ses résultats de recherche. Sur Fox News lundi soir, un porte-parole de Rumble a donné l’exemple d’une recherche sur Google de « chiens sur Rumble » qui renvoit d’abord à une liste de vidéos de chiens sur YouTube (qui fait partie de l’empire technique de Google). Rumble est un rival direct de YouTube qui est devenu populaire auprès des personnalités américaines conservatrices qui se disent censurées par les plateformes technologiques établies. Rumble fait partie d’une série de plaignants qui accusent Google de violations des lois antitrust liées à ses pratiques de publicité et de recherche. La poursuite de Rumble fait suite à deux poursuites intentées par quatre éditeurs privés le mois dernier et de deux actions antitrust supplémentaires distinctes déposées par le procureur général du Texas Ken Paxton et le procureur général du Colorado Phil Weiser.
Twitter se plaint… de censure. Dans un message, la société américaine au milieu de la tourmente écrit : « À la veille des élections ougandaises, on nous rapporte que des fournisseurs de services Internet reçoivent l’ordre de bloquer les médias sociaux et les applications de messagerie. Nous condamnons fermement les coupures d’Internet — elles sont extrêmement néfastes, violent les droits de la personne fondamentaux et les principes de la liberté d’Internet. » Entretemps, Twitter aurait supprimé déjà plus de 70 000 comptes associés (selon les dires de Twitter, juge et partie) à la mouvance QAnon.
Selon le libertarien Glenn Grenwald, « un cadre de Parler m’a dit que sur les treize personnes arrêtées lundi pour les infractions au Capitole, aucune ne semble avoir été un utilisateur actif de Parler. La violation du Capitole a été bien plus planifiée sur Facebook et YouTube. » Comme l’a rapporté Recode, alors que quelques manifestants avaient envoyé des messages à la fois sur Parler et sur Gab, de nombreux appels pour assister à la manifestation au Capitole provenaient de vidéos YouTube, tandis que de nombreux planificateurs clés « ont continué d’utiliser des plates-formes grand public comme Twitter, Facebook et YouTube ». Les troubles au Capitole semblent bien n’avoir été qu’un prétexte pour fermer Parler, un concurrent trop libre pour le cartel progressiste Google/Amazon/Twitter/Facebook.
Mise à jour, lundi 11 janvier
Trente premières minutes consacrées à cette controverse. Zemmour à propos de Donald Trump : « Il y a un acharnement de la gauche qui tient enfin son ennemi en joue et ils ne le lâcheront pas (…) Il n’y a que la volonté de l’humilier, de s’acharner, de faire un exemple », « Il y a une volonté de mort sociale des trumpistes.
La société de médias sociaux Parler poursuit en justice Amazon ce lundi, alléguant que sa suspension du service d’hébergement d’Amazon violait la loi antitrust et violait les accords contractuels des entreprises. Dans sa poursuite, Parler, qui est particulièrement populaire parmi les conservateurs, a demandé à un juge fédéral d’ordonner le rétablissement de la plateforme en ligne.
La plainte de 18 pages, déposée devant le tribunal de district américain de Seattle, où Amazon a son siège social, accuse Amazon Web Services (AWS) d’avoir recours à deux poids deux mesures à motivation politique à l’encontre de Parler, contrairement à son traitement du géant des médias sociaux plus grand public Twitter. « La décision d’AWS de résilier effectivement le compte de Parler est apparemment motivée par une animosité politique », indiquent les documents déposés par Parler. « Il est aussi apparemment conçu pour réduire la concurrence sur le marché des services de microblogage au profit de Twitter. »
Parler est hors service.
Selon Down For Everyone Or Just Me, un outil de vérification en ligne, « Parler » est hors ligne depuis minuit (8 h TU), ce qui laisse à penser que ses propriétaires n’ont pas été en mesure de trouver un nouvel hébergeur pour l’instant.
Mise à jour, dimanche 10 janvier
Vidéo où l’on apprend que les avocats de Parler ont décidé de ne plus les représenter. Le PDG de Parler s’y plaint du fait qu’il est difficile de trouver d’autres hébergeurs, car si Apple et Google n’offrent pas leur appli, ces hébergeurs ne veulent pas héberger Parler. Parler utilise des centaines de serveurs d’Amazon Web Service pour offrir sa micromessagerie à ses abonnés. Parler serait menacé de disparition.
Il semble donc peu probable que Parler sera de retour de si tôt.
Pendant ce temps, Winifred Mitchell Baker, la présidente exécutive et PDG de la Fondation Mozilla (à l’origine de Firefox et de Thunderbird), a déclaré que priver le président Donald Trump d’une tribune « ne suffit pas ». Elle a suggéré aux médias sociaux et à d’autres plates-formes de manière de sévir contre l’ensemble du mouvement conservateur. Mise Baker soutient que « la mise au silence temporaire ou la suppression permanente des mauvais acteurs des plateformes de médias sociaux » ne suffit pas et suggère les mesures suivantes :
Révéler qui paie pour les publicités, combien ils paient et qui est ciblé.
S’engager à une importante transparence des algorithmes de la plate-forme afin de savoir comment et quel contenu est amplifié, qui en est la cible et l’impact associé.
Activer par défaut les outils qui amplifient les « sources factuelles » par rapport à la désinformation.
Travailler avec des chercheurs indépendants pour faciliter des études approfondies relatives à l’impact des plates-formes sur les personnes et la société et ce qui pourrait améliorer les choses [selon quelle grille de valeurs ?]
Entretemps en Pologne,les entreprises de médias sociaux qui suppriment des publications dont le contenu est légal pourraient être condamnées à une amende allant jusqu’à 1,8 million d’euros en vertu d’un nouveau projet de loi polonais. Toute entreprise de médias sociaux qui supprime du contenu ou bloque des comptes qui ne violent pas la loi polonaise peut être condamnée à une amende en vertu de la nouvelle législation, a annoncé jeudi lors d’une conférence de presse le ministre de la Justice Zbigniew Ziobro. Le projet de loi crée également un tribunal spécial pour la protection de la liberté d’expression au sein de l’un des tribunaux de district.
Le projet de loi du ministre polonais de l’Éducation et des Sciences Przemyslaw Czarnek vise, quant à lui, à garantir la liberté d’enseignement, de recherche et d’expression des universitaires afin de « mettre en œuvre dans la pratique le droit constitutionnel à exprimer ses convictions idéologiques, religieuses et philosophiques ». Pour le ministre Czarnek, les universités polonaises doivent être un lieu où les universitaires aux convictions aussi bien libertaires que conservatrices peuvent s’exprimer et débattre librement. Le projet de loi, qui se trouve aujourd’hui à l’étape des consultations, crée de nouveaux outils qui donneront aux universitaires de meilleures possibilités de recours interne et judiciaire en cas de procédures disciplinaires motivées par leurs opinions.
Mise à jour du samedi 9 janvier
Amazon expulse Parler de son service d’hébergement internet. La suspension par Amazon du compte de Parler signifie qu’à moins de trouver en catastrophe un autre service d’hébergement d’ici demain, une fois l’entrée en vigueur de cette expulsion dimanche, Parler sera hors ligne.
Le PDG de Parler a d’ailleurs annoncé peu après l’avis d’expulsion d’Amazon que Parler serait hors ligne pendant un certain temps en raison de la fermeture de ses serveurs par Amazon. Le premier message annonçait une absence d’une semaine avant qu’un message ultérieur n’annonce que Parler devrait de nouveau être en ligne lundi à midi. Pour le PDG de Parler, « Il s’agissait d’une attaque concertée de la part des géants de la technologie pour tuer la concurrence sur le marché. Nous avons réussi trop vite. Vous pouvez vous attendre à ce que la guerre contre la concurrence et la liberté d’expression se poursuive, mais nous ne nous avouons pas vaincus. »
Un jour après que Parler a été retiré du Google Play Store, Apple a fait de même. Alors que l’application de Parler trônait comme application gratuite la plus populaire ce samedi, Apple a déclaré dans un communiqué qu’il retrait Parler de son catalogue d’application. Parler, lancé en 2018, est devenu populaire parmi les conservateurs en 2020 lorsque Facebook et Twitter ont mis en place des politiques de censure plus stricte. Dans son communiqué, Appel n’hésite pas à affirmer : « Nous avons toujours soutenu divers points de vue représentés sur l’App Store, mais il n’y a pas de place sur notre plate-forme pour les menaces de violence et d’activités illégales ». « Parler n’a pas pris de mesures adéquates pour lutter contre la prolifération de ces menaces à la sécurité des personnes. » (Il faut lire The Coddling of the American Mind pour comprendre que ce concept de « sécurité » désigne, par extension abusive de concept, le fait de ne pas être vexé ou offensé par l’opinion d’autrui.)
L’étau se resserre sur Donald Trump, évincé des réseaux sociaux les uns après les autres : Twitter, sa plateforme de prédilection, a suspendu son compte de façon permanente vendredi. Cette suspension permanente intervient deux jours après que des émeutiers ont franchi le cordon de sécurité du Capitole en marge d’une manifestation monstre par ailleurs pacifique tenue plus tôt sur l’Esplanade nationale.
Dans sa justification pour la suppression du compte de Donald Trump, Twitter explique que son tweet indiquant « Je ne me rendrai pas à l’inauguration le 20 janvier » est une accusation implicite de fraude et incitation à commettre des violences lors de cet événement… Voir ci-dessous.
Twitter avait précédemment supprimé une vidéo du président appelant ses partisans à se disperser pacifiquement et à respecter l’ordre public, que le président a postée moins d’une heure après que les médias aient annoncé que des émeutiers avaient pénétré dans le Capitole de Washington. Le président a réitéré sa condamnation de la violence le lendemain. Ce bannissement vient après que Facebook et Instagram, ainsi que d’autres plates-formes technologiques importantes, aient suspendu indéfiniment l’accès du président, coupant une ligne de communication clé entre le président et les citoyens du pays.
Son compte personnel fermé d’autorité par Twitter, le président des États-Unis toujours en exercice, Donald Trump, s’est adressé à ses abonnés via le compte Twitter Potus (compte permanent du président américain) pour condamner la censure de Twitter, ses abus de censure arbitraire, la protection concédée par l’article 230 à ce réseau social et annoncé qu’il discutait avec d’autres sites et qu’on ne le ferait pas taire. Peu après Twitter éliminait ce tweet (dont le contenu est reproduit ci-dessous)
:
L’objectif principal de l’article 230 était de protéger les propriétaires de tout « service informatique interactif » de toute responsabilité pour tout ce qui est publié par des tiers. L’idée était qu’une telle protection était nécessaire pour encourager l’émergence de nouveaux types de communications et de services à l’aube de l’ère de l’Internet.
L’article 230 a été promulgué en 1996 dans le cadre d’une loi appelée Communication Decency Act, qui visait principalement à freiner la pornographie en ligne. La plus grande partie cette loi a été invalidée par les tribunaux en tant qu’infraction inconstitutionnelle à la liberté d’expression, mais l’article 230 a survécu.
Dans la pratique, la loi protège tout site Web ou service qui héberge du contenu — comme les sections de commentaires des médias, les services vidéo comme YouTube et les services de médias sociaux comme Facebook et Twitter — contre les poursuites judiciaires concernant le contenu publié par les utilisateurs.
L’idée initiale était que les fournisseurs de service comme Twitter, Facebook ne seraient pas tenus responsables des contenus qui circulaient, à l’instar du téléphone, pour favoriser le développement de l’internet, l’échange d’information et d’opinions.
Malheureusement, ayant acquis désormais des positions monopolistiques, ces fournisseurs ont décidé de censurer les contenus qui leur déplaisaient.
En réaction à cette censure par Twitter, l’animateur de radio conservateur Rush Limbaugh (700 000 abonnés) s’est désinscrit de Twitter.
En fin de journée, les comptes Twitter de Sidney Powell et de Lin Wood, deux avocats américains qui travaillaient activement à la campagne de contestation judiciaire des élections du président Trump, ont été désactivés par la société Twitter. Le compte du général à la retraite Michael Flynn, ancien conseiller à la sécurité de Donald Trump, a aussi été supprimé.
Vendredi, Google d’Alphabet inc. a suspendu l’application de réseautage social Parler, concurrent de Twitter, de son Play Store jusqu’à ce que l’application ajoute une modération de contenu « robuste ». Cela empêche désormais les propriétaires de téléphone fonctionnant sous Android d’utiliser Parler. Entretemps, qu’Apple inc. a accordé au service 24 heures pour soumettre un plan de modération détaillé. Parler est un réseau social vers lequel de nombreux partisans du président Donald Trump ont migré après avoir été bannis de services tels que Twitter Inc, qui a suspendu vendredi définitivement le compte de Trump.
Parler se distingue de Twitter dans sa volonté d’être un forum sans censure. Comme sa politique communautaire l’affirme : « Notre objectif est d’offrir à tous les membres de la communauté un accueil, Place publique non partisane. Bien que le premier amendement ne s’applique pas aux entreprises privées telles que Parler, notre mission est de créer une plate-forme sociale. Nous ne gérons pas votre flux ; nous ne prétendons pas être qualifiés pour le faire. »
Parler utilise le service d’hébergement d’Amazon (AWS) pour ses serveurs. Amazon a également mis la pression sur Parler pour qu’il mette en place une politique de censure (pardon modération) qui se conformera avec l’orientation politique d’Amazon.
Tucker Carlson de Fox news l’a annoncé à l’antenne : CNN fait pression sur les câblodistributeurs pour éliminer ses concurrents conservateurs afin qu’ils ne soient plus distribués par le câble. Ou pour reprendre les termes de CNN : « ces entreprises [concurrentes] ont échappé à un examen minutieux et ont entièrement esquivé cette conversation. Cela ne devrait plus être le cas. Après l’incident de terrorisme intérieur [!!!] de mercredi au Capitole, il est temps que les chaînes de télévision se posent des questions pour avoir prêté leurs plates-formes à des entreprises malhonnêtes qui profitent de la désinformation et des théories du complot. Après tout, ce sont les mensonges mêmes que Fox, Newsmax et OAN ont répandus qui ont aidé les partisans du président Trump à ne pas croire la vérité : qu’il a perdu des élections honnêtes et justes. »
Et ceci de la part de CNN qui a soutenu pendant quatre ans, quasiment chaque jour, que Hillary Clinton avait perdu la présidence américaine à cause d’un complot russe… Fable quotidienne sans aucun fondement comme devront l’avouer les enquêteurs peu suspects d’être en faveur de Trump.
Plus tôt, au début décembre, YouTube avait annoncé qu’il supprimerait toute nouvelle vidéo qui prétendrait que le résultat des élections américaines était le résultat d’une fraude électorale.
Le 8 janvier 2020, Facebook a fermé la page du groupe conservateur Walkaway, qui comptait à l’époque plus d’un demi-million d’abonnés. La page a été remplacée par un message de Facebook indiquant que la page avait enfreint ses conditions d’utilisation.
Du côté de la pensée permise, le président élu Biden déclarait au sujet de deux sénateurs (Cruz et Hawley) : « Ils font partie d’un gros mensonge, un gros mensonge », a déclaré Biden. Il a ensuite bafouillé une histoire sur la façon dont Goebbels a fait croire aux gens la propagande nazie, comme l’exagération des victimes civiles du bombardement allié de Dresde, en mentant à plusieurs reprises. Goebbels a tristement dit selon Biden : « Si vous dites un mensonge assez gros et continuez à le répéter, les gens finiront par le croire. » Un point Godwin pour M. Biden. Le président élu dit d’abord (à 1 min dans l’extrait vidéo ci-dessous) qu’il y a eu 250 victimes à Dresden lors de ce bombardement aux bombes incendiaires, puis lentement se reprend « non, était-ce 2500 personnes ? ». Goebbels aurait menti en disant « 25 000 personnes, euh 250 000 personnes sont décédées ».
Joe Biden invokes Nazi propaganda minister Joseph Goebbels when referring to Ted Cruz and Josh Hawley. Healing and reconciliation. pic.twitter.com/gD4h90KNPc
D’une part, on remarquera le manque de fluidité dans l’élocution de M. Biden. D’autre part, aucune source ne relie cette citation à Goebbels… Voir misattributed dans la page Wikipédia sur Goebbels… Enfin le bilan de l’ouragan de feu qui s’est abattu sur Dresden en février 1945 est selon la plupart des historiens autour de 25 000 à 35 000 corps identifiés. N’ayez crainte, les médias progressistes veillent, ils ne feront pas paraître mal le bientôt octogénaire Biden.
Entretemps, Rick Klein, directeur politique de @ABC News, tweettait dans un esprit de tolérance et d’unité : « Trump sera un ex-président dans 13 jours. Le fait est que se débarrasser de Trump est la partie la plus facile. L’épuration du mouvement qu’il commande va être autre chose. » Épuration ?
Liens connexes
Journée de purge sur les réseaux sociaux (soyez rassuré aucun compte d’extrême gauche ne semble avoir été victime de cet effort). Belle coordination du monopole des réseaux sociaux : Twitter a confirmé à La Presse de Montréal cette vague de fermetures, laquelle comprend le compte Radio-Québec de M. Cossette-Trudel (dont les vidéos étaient souvent vues par 400 000 personnes sur YouTube et Facebook avant son bannissement). Facebook a par ailleurs confirmé en fin de journée vendredi avoir désactivé le compte du leader antimasque québécois Mario Roy pour « violation des normes de la communauté » dont l’application semble assez arbitraire.
Ce carnet ne connaît ni M. Cossette-Trudel ni M. Roy et croit bien ne jamais avoir lu leur prose. Ce carnet s’oppose cependant au trust (oligopole) de quelques mégasociétés de la côte Ouest (les « GAFAM ») qui contrôlent quasiment tous les rouages des forums grand public sur l’Internet moderne (micromessagerie, forum public, partage de vidéos, application de téléphone intelligent et hébergement de serveurs). Trust qui n’est pas sans rappeler celui de John Davison Rockefeller avec le pétrole ou Andrew Carnegie avec l’acier (il restait bien sûr quelques petits producteurs qui échappaient à ces barons).
Deux poids deux mesures, pendant les émeutes Black Live Matters (BLM), Twitter n’a jamais sévi contre les personnalités qui prônaient plus de violence… Un exemple.
Professeur à l’Université de Wilmington en Caroline du Nord, mais aussi polémiste assumé, harcelé et menacé sur les réseaux sociaux en raison de son ironie mordante très « politically incorrect », Mike Adams (ci-contre) s’est suicidé en juillet dernier. Victime de la « culture de l’annulation » instiguée par les progressistes radicaux qui déchire les États-Unis ?
Greg Lukianoff est le co-auteur, avec le psychologue Jonathan Haidt, de The Coddling of the American Mind [Le Dorlotage intellectuel des jeunes Américains] qui met en question l’hypersensibilité des récentes générations d’étudiants, et la rend responsable de leur passion d’interdire et de censurer. Ce qu’on appelle désormais la culture de l’annulation.
Mais Greg Lukianoff est aussi le responsable d’un site consacré aux libertés universitaires, FIRE pour Foundation on Individual Rights in Education. Et il y posté récemment un article important puisqu’il s’agit à la fois de liberté d’expression et du suicide d’un professeur.
Qui était Mike Adams, professeur de criminologie, qui s’est donné la mort le 23 juillet dernier ?
« Mike Adams était un provocateur. Je ne partageais pas ses idées politiques, mais il était mon ami » écrit Greg Lukianoff. David French, qui a été son avocat et son ami également, revient sur le parcours de l’enseignant dans un article. Né en 1964, Mike Adams avait été recruté comme professeur de criminologie par l’université de Caroline du Nord à Wilmington en 1993. À l’époque, il était athée et de gauche. Il s’est converti au christianisme après avoir fait la connaissance d’un condamné à mort. Cette conversion a provoqué son adhésion aux thèses conservatrices, notamment sur la question de l’avortement. Et il est devenu un polémiste redouté pour son ironie mordante.
C’est manifestement la raison qui lui a valu le refus, en 2006, de son département de lui accorder la tenure qui garantit une position définitive dans les universités. Car ses appréciations étaient excellentes. Mais Mike Adams était un « joyeux guerrier », selon son avocat et ami. Il a décidé de se battre sur le plan juridique pour faire reconnaître ses droits.
Le premier amendement, ont-ils plaidé, reconnaît à n’importe quel citoyen américain — même s’il s’agit d’un enseignant — de publier ses opinions sans être sanctionné pour ce fait dans le déroulement de sa carrière. Après sept années de procès, d’appels et de contre-appels, Adams et son avocat French ont gagné. Et, comme le fait remarquer ce dernier, « en renversant le premier jugement, la Cour d’appel de Virginie a créé un précédent vital, qui protège les libertés universitaires. Elle a sauvé la carrière de Mike. Elle continue à sauver des carrières aujourd’hui ».
Tweets provocateurs pour les progressistes, menaces, éviction : le scénario fatal
Tant qu’il a limité ses tribunes à la presse conservatrice, Mike Adams a pu continuer à exercer ses fonctions de professeur de criminologie. Mais les choses se sont gâtées lorsqu’il a commencé à utiliser Twitter pour se moquer de ce qui l’énervait. Hostile au confinement, il a tweeté le 28 mai : « Ne fermez pas les universités. Ou alors, fermez les départements non essentiels, comme les études féministes. »
Mais enfin, plaide Lukianoff, ce genre de mouche du coche, de provocateur, est une tradition de la culture et surtout de la contre-culture américaine. Et il se souvient d’avoir conseillé à son ami Mike Adams la lecture du livre de Lenny Bruce, Comment parler vulgairement. « On pensait à l’époque, poursuit Lukianoff, que les provocateurs, les comédiens et les commentateurs gonflés contribuaient à rendre la société moins autocomplaisante, moins sûre d’elle et même, oui, moins partisane. » Il y a quinze ans, les humoristes à la Bill Maher, qui animait sa propre émission, Politically Incorrect, pouvaient se permettre toutes les audaces.
L’Amérique en pleine guerre culturelle ?
Cet été, il a fallu que Mike Adams blague sur Tweeter à propos du confinement, en interpellant le gouverneur de Caroline du Nord d’une formule de negro spiritual connue, « Let my people go », pour qu’aussitôt, des listes se forment pour exiger son éviction de son université. Sur les réseaux sociaux et sur son portable, les menaces devenaient plus violentes. L’université, qui savait d’expérience que l’homme ne se laissait pas faire, avait payé très cher sa mise à la retraite anticipée, à 55 ans. Mais il n’a pas supporté d’être désigné à la fureur publique comme raciste et misogyne.
« Moi-même, j’ai été bien près de me tuer », révèle Lukianof. C’était en 2007, pris dans les tourments de la guerre culturelle qui déchire l’Amérique. Si vous n’avez jamais été pris entre les feux croisés du pire de la gauche idéologique et du pire de la droite idéologique, vous ne pouvez pas comprendre, conclut le fondateur de FIRE. « J’ai vu des professeurs et des étudiants qui avaient été des amis se traiter soudain comme s’ils avaient été métamorphosés en monstres d’immoralité. » Du jour au lendemain, vous devenez un objet de mépris. Et cela engendre de la paranoïa.
« Nous sommes entrés, semble-t-il, dans une sorte de totalitarisme qui exècre la liberté de parole et punit les gens s’ils révèlent leurs véritables personnalités. C’est pourquoi, sur les réseaux sociaux, les gens se surveillent et se comportent comme des acteurs », d’écrire Bret Easton Ellis dans White.
Les Ouïgours (on écrit aussi Ouïghours) sont une ethnie musulmane d’origine turque désormais légèrement minoritaire dans son propre territoire ancestral, le Xinjiang (Hin-kiang en notation EFEO) aussi appelé Turkestan chinois. Alors qu’en 1949 la région ne comptait que 200 000 Hans (l’ethnie majoritaire en Chine), ils sont presque dix millions aujourd’hui, soit un nombre légèrement inférieur à celui des Ouïgours. Les Kazakhs (7 % de la population) et quelques autres ethnies minoritaires forment le reste de la population de ce Turkestan chinois.
Washington, d’autres capitales occidentales ainsi que de nombreuses organisations de défense des droits de l’Homme, accusent la Chine d’avoir interné dans la région au moins un million de musulmans, dans ce qu’elles appellent des camps de rééducation politique.
Pékin dément ce chiffre et parle de centres de formation professionnelle, destinés à aider la population à trouver un emploi et à l’éloigner ainsi de l’extrémisme et du terrorisme. Les Ouïghours seraient également soumis à des stérilisations forcées, affirme dans une étude publiée lundi Adrian Zenz, un chercheur allemand qui a déjà écrit plusieurs rapports sur les politiques chinoises au Xinjiang. Dans les deux grandes préfectures de la région où les Ouïgours sont majoritaires, le nombre de naissances aurait ainsi drastiquement chuté depuis 2016, affirme Adrian Zenz qui dit se baser sur des documents administratifs chinois et des entretiens avec des femmes locales.
Les taux de natalité dans les régions majoritairement ouïghoures d’Hotan et Kachgar ont chuté de plus de 60 % entre 2015 et 2018, dernière année disponible dans les statistiques gouvernementales. Dans la région du Xinjiang, les taux de natalité continuent de chuter, chutant de près de 24 % l’an dernier seulement — contre seulement 4,2 % à l’échelle nationale, selon les statistiques.
Certaines déclarent avoir été contraintes de se faire stériliser, sous peine d’être envoyées dans des camps, selon l’étude. L’implantation d’un stérilet aurait été imposée à d’autres. La Chine semble utiliser une limitation des naissances coercitive dans le Xinjiang dans le cadre « d’une stratégie plus vaste de domination ethnoraciale », écrit Adrian Zenz dans ce rapport publié par la Jamestown Foundation.
La diminution du taux de natalité et du taux de croissance naturelle de la population dans la région autonome ouïgoure du Xinjiang en 2018 a résulté de l’éradication de l’extrémisme religieux, selon un rapport publié jeudi.
Le rapport sur l’évolution de la population au Xinjiang publié par le Centre de recherche sur le développement du Xinjiang a déclaré que l’extrémisme avait incité les gens à résister à la planification familiale et que son éradication avait donné aux femmes ouïgoures plus d’autonomie pour décider d’avoir des enfants.
Les changements n’ont pas été causés par la « stérilisation forcée » de la population ouïgoure, comme l’ont affirmé à plusieurs reprises certains universitaires et politiciens occidentaux, a-t-il déclaré.
Dans un rapport de recherche publié l’année dernière, Adrian Zenz, un universitaire allemand, a déclaré qu’il y avait eu une baisse significative du taux de croissance naturelle de la population dans le sud du Xinjiang en 2018 et a affirmé que cela prouvait que la Chine essayait de limiter la taille de la population ouïgoure.
Pendant un certain temps, la pénétration de l’extrémisme religieux a rendu la mise en œuvre de la politique de planification familiale dans le sud du Xinjiang, y compris les préfectures de Kashgar et Hotan, particulièrement difficile, selon le rapport du centre de recherche. Cela a conduit à une croissance démographique rapide dans ces régions, certains extrémistes incitant les habitants à s’opposer à la politique de planification familiale, ce qui se traduit par la prévalence du mariage précoce et de la bigamie et de fréquentes naissances non planifiées.
Dans le processus d’éradication de l’extrémisme, les esprits des femmes ouïgoures ont été émancipés et l’égalité des sexes et la santé reproductive ont été promues, elles ont donc cessé d’être des machines à fabriquer des bébés, a-t-il déclaré. Les femmes s’efforcent depuis d’améliorer leur santé, leur confiance en elles et leur indépendance.
Les politiques de planification familiale ont été pleinement mises en œuvre dans la région conformément à la loi, indique le rapport.
En 2017, le Xinjiang a révisé son règlement sur la population et la planification familiale, stipulant que tous les groupes ethniques devraient mettre en œuvre une politique unifiée de planification familiale permettant aux couples des zones urbaines d’avoir deux enfants et ceux des zones rurales trois. [Auparavant, les Hans étaient soumis à la politique de l’enfant unique, politique qui a depuis été abandonnée.]
Le rapport du centre de recherche indique que des mesures contraceptives sûres, efficaces et appropriées sont désormais disponibles pour les couples en âge de procréer au Xinjiang, et que leurs décisions personnelles quant à l’utilisation de ces mesures — qui incluent la ligature des trompes et l’insertion de dispositifs intra-utérins — sont pleinement respectées. En conséquence, le taux de natalité au Xinjiang est passé de 1,6 % en 2017 à 1 % en 2018 et le taux de croissance naturelle de la population est passé de 1,1 % à 0,6 %.
La population ouïgoure est passée de 10,2 millions en 2010 à 12,7 millions en 2018, soit une augmentation de plus de 25 %, tandis que la population des Han dans la région n’a augmenté que de 2 % à 9 millions au cours de la même période.
Le rapport indique qu’un nombre croissant de personnes dans le sud du Xinjiang décident de se marier et d’avoir des enfants plus tard dans la vie, voyant les avantages de naissances moins nombreuses, mais meilleures, et le changement est davantage dû à un choix personnel qu’à une politique gouvernementale.
Photo prise en 2020 d’un document de janvier 2018 indiquant à Gulnar Omirzakh, Kazakhe née en Chine, qu’elle doit payer une amende de 17 405 RMB (2685 $ américains) pour avoir donné naissance à un troisième enfant. Elle a quitté la Chine et vit désormais à Shonzhy au Kazakhstan. Elle affirme avoir été forcée de se procurer un dispositif contraceptif intra-utérin et que les autorités chinoises ont menacé de la détenir si elle ne payait pas l’amende pour avoir eu un troisième enfant. Détails.