mardi 3 décembre 2013

Le cerveau des hommes et celui des femmes seraient connectés différemment

Une nouvelle étude américaine confirmerait ce qu’on soupçonnait depuis longtemps : le cerveau des hommes et celui des femmes sont différents. Ils sont en effet connectés de façon différente.

Le cerveau a-t-il un sexe ? Voilà une question qui a taraudé pendant très longtemps les scientifiques. Mais grâce à des années de recherches, ces derniers ont finalement réussi à prouver que c’était bel et bien le cas. Hommes et femmes présentent des capacités et aptitudes différentes et ceci, notamment parce que leur cerveau ne fonctionne pas exactement de la même manière. Aujourd’hui, une étude américaine apporte un éclairage supplémentaire : d’après elle, le cerveau des hommes et celui des femmes ne serait tout simplement pas connecté de la même façon.

Pour en arriver à une telle conclusion, les chercheurs ont scanné le cerveau de 949 adolescents des deux sexes (428 hommes et 521 femmes) âgés de 8 à 22 ans en utilisant une forme particulière d’imagerie par résonance magnétique (IRM). Cette technique permet de cartographier la diffusion des molécules d’eau dans le cerveau. Dans un premier temps, l’équipe de l’Université de Pennsylvanie a observé les cerveaux de tous les sujets en un seul groupe. Puis les participants ont été divisés en trois groupes d’âge et les observations ont été renouvelées.



Carte de neurones du cerveau d’un homme typique.

Des hémisphères plus ou moins connectés

Les différences entre le cerveau des hommes et celui des femmes sont clairement apparues, selon l’étude publiée dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences. Les cerveaux masculins ont montré des connexions plus fortes à l’intérieur des hémisphères alors que les cerveaux féminins ont présenté des connexions plus fortes entre les hémisphères. « C’est fascinant que nous puissions voir structurellement quelques-unes des différences fonctionnelles entre les hommes et les femmes », a commenté Ragini Verma qui a dirigé l’étude.

Cette observation suggère que le cerveau masculin est plus optimisé pour les aptitudes motrices alors que le cerveau féminin est plus doué pour des aptitudes mentales. En effet, schématiquement, la partie arrière du cerveau gère la perception et la partie avant l’action. L’hémisphère gauche lui est le siège de la pensée logique tandis que le droit gère la pensée intuitive. « En moyenne, les hommes sont davantage connectés de l’avant vers l’arrière que les femmes », alors que ces dernières « ont des connexions plus fortes de la gauche vers la droite », a résumé Verma citée par LiveScience.

 Carte de neurones du cerveau d’une femme typique.

« Si vous regardez des études fonctionnelles, la partie gauche du cerveau s’occupe plus de la pensée logique, la partie droite elle est plus pour la pensée intuitive. Donc s’il existe une tâche qui implique ces deux choses, il semblerait que les femmes soient connectées pour mieux les réaliser. Les femmes sont meilleures en matière de pensée intuitive, pour se souvenir des choses. Quand vous parlez, elles sont plus émotionnellement impliquées », a ajouté la spécialiste.

Toutefois, ceci n’est — semble-t-il — pas valable pour le cervelet qui joue un rôle dans le contrôle moteur et la coordination des mouvements notamment. Au niveau de cette structure cérébrale également divisée en deux hémisphères, c’est l’inverse qui a été observé : les hommes montraient plus de connexions entre les hémisphères et les femmes davantage de connexions à l’intérieur des hémisphères, renforçant encore la conclusion au niveau des aptitudes de chacun.

Une différence qui apparaît à l’adolescence ?

Selon les résultats, les différences sont apparues les plus prononcées parmi les adolescents de 13,4 à 17 ans. Ceci suggère que la distinction cérébrale commencerait à apparaitre au cours de l’adolescence. C’est à cette période que les hommes et les femmes montrent le plus de différence au niveau des connexions entre les hémisphères, en particulier au niveau du lobe frontal. Ensuite avec l’âge, les différences semblent se généraliser à l’ensemble du cerveau.

« J’étais surprise que les résultats correspondent beaucoup aux stéréotypes que nous avons », a précisé Verma, que les hommes soient plus doués pour la perception et coordonner des actions alors que les femmes elles, apparaissent mieux équipées pour les aptitudes sociales, mémoriser des choses et être multitâches. Toutefois, la scientifique souhaite qu’on ne généralise pas ces résultats au niveau des individus. « Chacun peut avoir des parties à la fois masculine et féminine en lui », a-t-elle souligné. Autrement dit, certains hommes pourraient présenter plus de connexions entre les hémisphères que d’autres et certaines femmes plus de connexions à l’intérieur des hémisphères.

« C’est assez frappant de voir à quel point les cerveaux des hommes et des femmes sont complémentaires », a ajouté Rubern Gur, co-auteur de l’étude cité par le Guardian. Cette découverte permet de définir encore plus précisément le dimorphisme sexuel existant au niveau du cerveau humain. Elle pourrait également permettre de mieux comprendre pourquoi certaines maladies ou troubles neurologiques tels que l’autisme touchent plus un sexe que l’autre.

Voir aussi

Le paradoxe de l’égalité entre les sexes c. la théorie du genre




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PISA 2012 : Canada perd des plumes, Asie en tête, net recul de la Finlande, la France mauvaise élève

Soixante-cinq pays et économies ont participé au PISA (Programme international pour le suivi des acquis des élèves) 2012. Plus d'un demi-million d'élèves de 15 ans, y compris 21 000 élèves du Canada, ont été évalués sur leurs habiletés et leurs connaissances dans trois domaines d'apprentissage de base : les mathématiques, la lecture et les sciences.

La composante principale du PISA de 2012 était les mathématiques.

Les pays d’Asie dépassent les autres pays du monde dans le classement de la dernière enquête PISA de l’OCDE, qui a pour objet d’évaluer les connaissances et les compétences des jeunes âgés de 15 ans sur l’ensemble de la planète.

Shanghaï (Chine) et Singapour se situent en tête pour les mathématiques, les élèves de Shanghaï ayant obtenu un score équivalant à une avance de près de trois années d’études par rapport à la plupart des autres pays de l’OCDE. Hong Kong (Chine), Taïwan (Formose), la Corée du Sud (mais avec un impact sur la natalité ?), Macao (Chine), le Japon, le Liechtenstein, la Suisse et les Pays-Bas font aussi partie du groupe des pays les plus performants. La Chine, en tant que pays, ne participe pas aux épreuves PISA. Une douzaine de provinces de la Chine elles y participent ainsi que deux régions administratives particulières (Hong Kong et Macao). Il est douteux que les élèves testés à Shanghaï soient représentatifs des élèves chinois (2 % de la population, enseignants payés deux fois plus qu'ailleurs, limitation de l'immigration, PIB deux fois plus grand qu'ailleurs en Chine, etc.)

Selon l'OCDE, l’enquête met en lumière plusieurs des traits qui caractérisent les meilleurs systèmes d’enseignement. Les plus performants, notamment en Asie, mettent fortement l’accent sur la sélection et la formation des enseignants, encouragent ces derniers à travailler ensemble et investissent en priorité dans l’amélioration de leur qualité, et non dans la taille des classes. De plus, ils fixent des objectifs clairs et donnent aux enseignants l’autonomie dont ils ont besoin dans la salle de classe pour pouvoir les atteindre.

Les élèves dont les parents ont de fortes attentes ont de meilleurs résultats : ils font généralement plus d’efforts, ont davantage confiance en leurs propres capacités et sont plus désireux d’apprendre.

Parmi les 64 pays pour lesquels il existe des données tendancielles allant jusqu'en 2012 pour les mathématiques, 25 ont vu leurs performances s’améliorer dans ce domaine, 25 autres n’ont enregistré aucun changement et 14 ont reculé. L’Allemagne, le Brésil, Israël, l’Italie, le Mexique, la Pologne, le Portugal, la Tunisie et la Turquie ont progressé de manière régulière au cours de la période. Shanghai (Chine) et Singapour ont accru leur score, qui était déjà élevé en 2009.

Canada perd des plumes

Le classement du Canada a baissé, bien qu’il soit toujours élevé. Cette baisse est attribuable à une diminution globale du rendement moyen du Canada et à une augmentation du rendement de nouveaux pays hautement performants. Comparativement à 2003, proportionnellement plus d’élèves du Canada n’ont pas atteint le niveau de base établi par l’OCDE (niveau 2), et moins d’élèves ont atteint les niveaux les plus élevés (niveaux 5 et 6).

Pour Jeff Johnson, le ministre de l'Éducation et président du Conseil des ministres de l'Éducation de l'Alberta : « la tendance pour l'Alberta et pour le Canada est claire : nos résultats dans le domaine des mathématiques ont diminué par rapport à d'autres pays. » D'après des résultats préliminaires, le Québec aurait les meilleurs résultats en mathématiques au Canada.

Le Canada s'est classé au-dessus de la moyenne de l'OCDE dans les trois catégories, il se classe 13e en mathématiques, 10e en sciences et septième place en lecture.


Bons chiffres pour le Québec en maths, sous la moyenne canadienne dans les autres matières



Si les résultats du Québec sont les meilleurs au Canada, comme dans les autres provinces ils sont en baisse.


En sciences, le Québec est sous la moyenne canadienne :


Il en va de même en lecture, où le Québec est sous la moyenne canadienne.

Entre 2000 et 2012, les notes des élèves du Québec ont sensiblement baissé en lecture, pour se retrouver légèrement sous la moyenne canadienne. À l’inverse, en Colombie-Britannique, on a de quoi se réjouir : aussi bien en lecture qu’en sciences, ce sont les élèves de cette province qui ont le mieux réussi aux examens du PISA.




Finlande recule

Les trois premières places vont à des pays ou à des régions asiatiques. Selon le Volkskrant, la Finlande recule au niveau mondial, mais conserverait la meilleure place en Europe, mais les Pays-Bas la dépassent en mathématiques. Le plus grand journal finlandais, Helsingin Sanomat, s'inquiète de cette situation.

Selon InfoBAE, la surprise du rapport 2012 est la forte baisse des élèves finlandais. Dans le classement de cette année, le pays nordique se situerait au 12e rang, alors qu'en 2009 il était encore classé en 3e position.

Selon le rapport, les trois meilleurs pays les mieux classés se situent en Asie, où l'éducation est perçue comme une condition sine qua non de la promotion sociale et un honneur qui rejaillit sur toute la famille.

La ville chinoise de Shanghaï est la région qui a obtenu les meilleures notes dans les trois disciplines, avec 613 points en mathématiques, 570 en lecture et 580 en sciences. Elle se situe à environ 119 points au-dessus de la moyenne (494). Singapour et Hong Kong de se placent respectivement en deuxième et troisième positions.

France mauvaise élève

La France est rétrogradée à la 25e place des 65 pays ou économies participants. Dans le précédent Pisa 2009, auquel 75 pays et économies avaient participé, la France occupait la 22e place dans le classement global des compétences, à quelques encablures de l'Allemagne, qui la devance désormais à la 16e place. L'Estonie, la Pologne, le Viêtnam, l'Australie, l'Irlande, la Slovénie, notamment, sont également devant la France.

En mathématiques, thème majeur de PISA 2012, la France a vu son score diminuer de 16 points entre 2003 (dernière année comparable) et 2012. Elle fait partie des 14 pays qui voient leur score reculer. Avec 495 points, les résultats obtenus sont loin du numéro 1, Shanghaï, qui caracole à 613 points ! L'Hexagone se situe désormais dans la moyenne des pays de l'OCDE alors qu'il était dans les pays dont la performance était supérieure à la moyenne. Ce recul s'explique en particulier par la forte augmentation du nombre d'élèves en difficulté en mathématiques. De plus, les 10 % d'élèves les moins performants en maths ont vu leur résultats chuter entre 2003 et 2012. L'écart avec les bons élèves s'est sensiblement creusé. Au total, le recul du niveau moyen d'une classe d'âge est incontestable.

Pour les deux autres domaines étudiés par PISA, culture scientifique et compréhension de l'écrit, en revanche, les résultats sont restés stables.

Les élèves issus de l’immigration sont au moins deux fois plus susceptibles de compter parmi les élèves en difficulté.

Résultats en Europe

Le journal autrichien Die Presse signale pour sa part que la Suisse devance désormais la Finlande. Les élèves finlandais perdent 26 points, mais finissent malgré tout à la sixième place (des pays si on exclut les régions chinoises). Le meilleur pays européen, à la troisième place, serait la Suisse suivie par les Pays-Bas et l'Estonie. La Finlande recule aussi et se retrouve maintenant à la troisième place (après le Japon et la Corée). Dans les sciences naturelles, les Finlandais sont seconds après le Japon. (Il semble que Die Presse ne retient que des pays et non des régions dans son classement.)

Parmi les perdants, on retrouve également la Suède qui perd 31 points en mathématiques. La Pologne monte pour sa part. Le pays, qui a mis en place une réforme importante de l'éducation depuis le premier test PISA, augmente de 27 points.

Amérique latine

Les pays d'Amérique latine ont vu leurs résultats baisser dans l'édition 2012 du PISA, malgré les efforts et les communiqués des gouvernements régionaux pour qui l'éducation est une priorité.
La Colombie a été le pays qui a le plus chuté au cours des trois dernières années. C'est ainsi que, sur les 65 pays qui composent le classement, la nation dirigée par Juan Manuel Santos a chuté à la 62e place, dix places plus bas qu'en 2009.

Les adolescents colombiens de 15 ans ont de moins bons résultats tant en lecture qu'en mathématiques et en science.

L'autre pays qui a perdu de nombreuses places est l'Uruguay, où l'on observe les plus fortes baisses en mathématiques, en lecture et en sciences. Le pays dirigé par Jose Pepe Mujica a chuté à la 55e position, en recul de huit places par rapport au rapport précédent.

Aucun pays en Amérique latine n'atteint la moyenne de l'OCDE fixée à 494 points en mathématiques, le Chili est le pays qui se classe le mieux avec 423 points, suivi par le Mexique (413), bien mieux que l'Argentine (388) et le Brésil (391).

Écarts entre garçons et filles

Les garçons devancent les filles en mathématiques. Ils ont obtenu de meilleurs résultats dans 37 des 65 pays et économies considérés, mais les filles les ont dépassés dans cinq pays. L’écart entre les sexes est toutefois relativement faible : dans six pays seulement, il est supérieur à l’équivalent de la moitié d’une année d’études.

L’écart entre filles et garçons est le plus grand chez les élèves très performants, il reste important chez les élèves les plus faibles et est à peu près le même chez les élèves moyens. Par ailleurs, les filles se sentent moins motivées pour étudier les mathématiques et ont moins confiance en leurs capacités que les garçons.

Entre 2000 et 2012, l’écart entre les sexes en compréhension de l’écrit –– favorable aux filles –– s’est creusé dans 11 pays et économies. Garçons et filles ont des résultats analogues en sciences.

Faible participation des écoles québécoises

Étant donné que le taux de réponse des élèves francophones du Québec ne satisfaisait pas aux normes internationales (75 p. 100 par rapport à 80 p. 100), une analyse des non-répondantes et non-répondants a été effectuée par le Ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport du Québec. On y apprend qu'il y a plus de non-répondants dans les écoles publiques que privées, que plus de garçons n'avaient pas répondu que de filles et que les non-répondants réussissaient moins bien dans les épreuves provinciales de français que les répondants. Les résultats de l'OCDE ne corrigent pas ces biais.

Tableaux

Résultats en mathématiques


Forte variance en maths dans les régions européennes (comme en Italie)


Résultats en lecture (composite)



Évaluation des sciences



Résumé de l'OCDE (32, pages PDF)

Rapport complet de l'OCDE volume I (274 pages, PDF)

À la hauteur : Résultats canadiens de l’étude PISA de l’OCDE (PDF, 95 pages)

Voir aussi

Exercices du test PISA 2012

Facal et les résultats PISA : et si on évaluait les connaissances et la culture générale ?

Tests PISA en éducation - Le Canada perd des plumes dans le peloton de tête

Nathalie Bulle sur le modèle finlandais et les tests PISA

France — PISA et le rejet de la culture scolaire

Belgique — l’écart entre élèves autochtones et allochtones reste criant

Classement des provinces canadiennes au PISA 2006




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Suisse alémanique : « Nous n’avons jamais voulu supprimer le français à l’école ! »

« Le français est une langue nationale ! Ras-le-bol que la Suisse romande soit seule à supporter l’effort de la solidarité linguistique confédérale ! » C’est un véritable coup de gueule qu’a poussé cette fin de semaine le Syndicat des enseignants romands [francophones] (SER). L’objet du courroux ? La Fédération des enseignants alémaniques [germanophones] (LCH) a réaffirmé il y a quelques jours, dans le cadre de la consultation sur le plan [programme] d’études harmonisé Lehrplan 21, sa volonté de n’enseigner qu’une seule langue étrangère obligatoire à l’école primaire.

Une demande qui a été perçue comme une attaque à peine masquée contre le français, auquel on préfère toujours plus l’anglais. La colère romande n’a pas laissé la fédération alémanique indifférente. Hier, le SER et la LCH se sont réunis à Berne pour mettre les choses à plat. Il s’agit d’un « malentendu », assurent les Alémaniques, qui publieront très prochainement une prise de position expliquant clairement leur point de vue. « En français aussi, pour être certains d’être bien compris », précise le président de la LCH, Beat Zemp.

La LCH a-t-elle fait preuve de maladresse ?

Non, je dirais plutôt qu’il s’agit d’un malentendu. Nous n’avons jamais dit que nous voulions supprimer le français à l’école ! Mais la question est très sensible et les médias romands l’ont interprétée de cette façon.

Qu’avez-vous donc réellement voulu dire ?

Dans sa forme actuelle, le Lehrplan 21 est trop chargé, autant pour les enseignants que pour les élèves, en particulier ceux en difficulté. Comme solution, on pourrait imaginer que seule une partie des objectifs à atteindre soit obligatoire. Par exemple, un élève qui a de la peine avec les langues pourrait recevoir un enseignement supplémentaire d’allemand ou de sa première langue étrangère, au lieu de commencer une deuxième langue dès la 5e. Par contre, les autres pourraient tout à fait apprendre deux langues. Il faut aussi que la Confédération donne davantage de ressources: pour enseigner le français correctement, il faut mettre les moyens nécessaires.

Mais si le français n’est plus obligatoire, ne risque-t-on pas de lui préférer l’anglais ?

Je comprends que les Romands se fassent du souci, et il y a de quoi ! En Suisse centrale et à l’est, on rogne de plus en plus en faveur de l’anglais. Aujourd’hui, dans plusieurs cantons, on peut même abandonner le français une fois les notions de base acquises dès le secondaire. Mais ce n’est pas la position du LCH. Personnellement, j’estime qu’exiger l’anglais dès la 5e année est ridicule : cette langue est partout, via Internet ou la musique.

Comme son enseignement est plus accessible, il peut attendre. Et puis il n’y a pas non plus de problème de motivation de la part des élèves alémaniques.

De manière générale, le côté « nouveau » du français apporte un aspect motivant qui est tout à fait positif. Mais c’est une différence de points de vue qui crée une sorte de courtepointe entre les cantons, vu que ceux qui bordent les frontières francophones continuent de privilégier le français.

C’est pourquoi il faut que la Confédération impose une solution uniforme. Ce n’est pas une question pédagogique, mais politique.

Source : Tribune de Genève




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dimanche 1 décembre 2013

Pierre Foglia et les garderies à 7 $ du Québec

Petit éclair de lucidité partielle de Pierre Foglia et d'une de ses amies qui travaille en garderie depuis plus de 25 ans (nous laissons le laïus pro-CPE par rapport aux garderies privées, pro-Québec Solidaire, c'est tellement Plateau-Mont-Royal) :

« On lui a donné des garderies à sept piastres, à la petite enfance. Et tout le monde ferme sa gueule. Tout le monde est content. As-tu déjà pensé que ça coûtait moins cher pour « parker » ton bébé de 7 heures du matin à 5 heures du soir que pour « parker » ton char ?

T’es contre les garderies à sept piastres ?

Je suis, m’a répondu mon amie, contre les garderies à sept piastres pour la classe moyenne qui aurait les moyens de payer plus. Et non, je ne vais pas voter pour la CAQ de François Legault aux prochaines élections, je vais revoter pour Québec solidaire. Je ne parle pas ici de politique. Je parle des effets pervers quand ça ne coûte rien.

Je n’aurais pas dû te raconter l’histoire de la pneumonie. Je recommence, OK ? Parlons d’une autre maman que je vois tous les matins, des fois c’est le papa, leur petite, Eugénie, a 20 mois. Ils la déposent à 7 h 15, viennent la rechercher à 16 h 30, soit 9 heures par jour, 5 jours par semaine, 45 semaines par année. Une semaine en octobre on a vu la grand-mère, ils étaient à Cuba. Une fois j’ai appelé le père – la mère était en voyage pour sa job. Monsieur R ? Eugénie fait de la fièvre, faudrait venir la chercher…

C’est grave ?

Je ne pense pas…

Alors ça peut attendre un peu ?



« À la maison, je m'ennuie ! À la garderie, je suis content ! »
Affiche soviétique des années 30

Finalement il était là à 15 h. Mais quand il m’a dit « Alors ça peut attendre un peu ? », j’ai failli me fâcher, j’ai failli lui dire je peux la mettre en adoption sur Kijiji si vous voulez…

Tu penses que cela n’arriverait pas si les gens payaient vingt dollars au lieu de sept ?

Les garderies seraient moins envisagées comme des parkings ou des orphelinats à temps partiel. Elles accueilleraient moins d’enfants de 0 à 3 ans, les parents prendraient de plus longs congés de maternité, un enfant de 18 mois n’a rien à faire en garderie, il s’y ennuie de ses parents, c’est tout.

J’ai dit à mon amie tu sais ma belle, c’est pas pour te traiter de mongole ni rien, mais ton discours me rappelle celui du bon docteur Chicoine, tu connais le bon docteur Jean-François Chicoine ? Il a dressé tout le Québec contre lui en disant qu’on ne devrait pas mettre des enfants de moins de trois ans à la garderie…

Il a complètement raison. Il a eu tort de le dire avec autant d’arrogance et de provocation, mais sur le fond il a raison. Je te le répète du haut de mes 25 ans d’expérience : un enfant de 18 mois ne devrait pas aller en garderie. J’ai averti ma fille : si t’as un enfant, tu le mets pas à la garderie. Tu me le donnes.

***

Éducatrice, mon amie est aussi superviseur de stage. Au cours de leur formation, les futures éducatrices doivent satisfaire à des stages de plusieurs semaines, mon amie les évalue, et bien sûr, du même coup, veut, veut pas, évalue la garderie qui accueille la stagiaire. Elle a ainsi séjourné dans de nombreuses garderies…

Le verdict ? Effrayant aussi ?

Pas si mal. Dans l’ensemble, les garderies sont plutôt bien tenues. Il leur reste seulement à mettre, je le dis ironiquement, à mettre l’enfant au centre de leur projet. À faire plus que du « gardiennage ». À faire de l’éducation. La clef, c’est du temps. Donner plus de temps à chaque enfant. Pour cela, il faudrait d’abord changer les ratios. Huit enfants par éducatrice (de 18 mois à 3 ans), c’est trop. Ça prendrait plus d’éducatrices, donc plus d’argent… qu’on pourrait aller chercher dans la poche des parents si bien sûr il leur importe qu’on fasse un peu plus que « garder » leurs enfants.

CPE ou garderies privées ?

CPE bien sûr. Les privées sont là pour faire des profits. Sur les salaires des éducatrices notamment.

Petites ou grandes garderies ?

Il n’y a pas de règles. Je connais des garderies de 150 enfants très familiales, j’en sais des petites sans chaleur aucune. De même, je connais des CPE qui ressemblent à des usines, alors que cette semaine je supervisais une jeune Marocaine dans une garderie privée tout à fait exemplaire.

Et la Marocaine ?

Pas voilée si c’est ce que tu demandes. Et elle aussi, exemplaire. Enveloppante, très calme, communique bien… un amour d’éducatrice.

On a beaucoup dit ces dernières semaines que les immigrantes, les Maghrébines notamment, sont particulièrement douées pour ce travail, c’est pour ça qu’on les retrouve si nombreuses dans les garderies.

Bullshit. Elles sont nombreuses parce qu’on leur a dit qu’elles trouveraient facilement de la job dans ce domaine-là. Certaines sont douées, d’autres moins, d’autres carrément nulles. Quand elles posent problème, ce n’est pas par leur voile. C’est par leur lien ou plutôt l’absence totale de lien avec le milieu des enfants, la société québécoise. Il est de ces situations surréalistes où les parents s’imaginent qu’ils vont porter leur enfant à la garderie, en fait ils vont le porter en Moldavie ou en Roumanie ou en Algérie.

***

Mon amie qui travaille en garderie depuis plus de 25 ans dit que c’est effrayant.

Elle n’a jamais vu autant de cas d’autisme. Autant d’Asperger. Autant d’enfants avec toutes sortes de problèmes de développement, problèmes d’apprentissage du langage, d’apprentissage de la propreté, surtout chez les garçons. Des petits garçons encore aux couches à 4 ans, c’est pas rare. Les garderies ont plus de tables à langer qu’elles n’en ont jamais eu…

On parle beaucoup de décrochage au secondaire, y a-t-il un lien ? se demande mon amie. Se pourrait-il que passer les 5 premières années de sa vie, 10 heures par jour, 5 jours par semaine, 45 semaines par année en continuelle surstimulation ne prédispose pas aux études ? Je ne te dis pas que c’est le cas. Je note qu’on ne se le demande même pas. On ne se demande rien à propos de la petite enfance. Pourquoi ?

Parce que tout va bien. Chut.

Et c’est tellement pas cher ! Sais-tu que dans une garderie de 100 enfants, il y en a environ une dizaine qui ne prennent jamais de vacances ? Sont là été comme hiver. Seraient là les week-ends si c’était ouvert. Et à Noël aussi, je crois bien. »

Pour en savoir plus 

Sept Québécois sur dix préfèrent la famille à la garderie et l'argent en poche plutôt qu'une subvention à la garderie

Québec — garderies privées poussées à la faillite par la concurrence déloyale de l'État

Le système de garderies du Québec : un cul-de-sac

C'était une autre époque...

Les traits du système finlandais que copie l'étranger n'expliquent pas le succès finlandais, ils sont au contraire source de problèmes

« Le système de garderie universel en Suède forme des enfants moins instruits » 

Épidémie de détresse chez les enfants en CPE et chez les enfants nantis

Le PQ retranche 56,2 millions à une des vaches sacrées féministes : les garderies contrôlées par l'État

Étude sur les garderies qui se paieraient d'elles-mêmes : la multiplication des pains

« Le Québec, leader en matière de petite enfance »

« Le système de garderies à 7 $ est-il payant pour le Québec ? Non. »

Étude Fortin, Godbout sur les garderies : « étude loufoque », système injuste, Ottawa premier gagnant

Les CPE ont échoué sur le plan pédagogique... comportemental et démographique

Maternelle publique et gratuite : sans effet sur les résultats au primaire




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samedi 30 novembre 2013

Légendes Pédagogiques. L’autodéfense intellectuelle en éducation

Le célèbre professeur en éducation, Normand Baillargeon, de gauche athée mais opposé aux lubies pédagogistes, livre dans son dernier ouvrage un florilège des « pires aberrations et des sophismes » qui reviennent continuellement dans le discours ambiant lorsqu'il est question d'éducation au Québec. Normand Baillargeon, dans ces Légendes pédagogiques, se veut très mordant, virulent parfois, mais il veut une mise en perspective honnête de nos idées reçues sur l'éducation.


Table des matières

Introduction

Chapitre 1De simples faits
Chapitre 2Faire découvrir
Chapitre 3Les intelligences multiples
Chapitre 4Les styles d’apprentissage
Chapitre 5Les NTIC révolutionnent l’éducation
Chapitre 6La fasciathérapie et la somatopsychopédagogie
Chapitre 7La communication facilitée
Chapitre 8Les recherches sur le cerveau révolutionnent l’éducation
Chapitre 9L’effet Mozart
Chapitre 10Cerveau Gauche / Cerveau droit
Chapitre 11Nous n’utilisons que 10 % de notre cerveau
Chapitre 12Brain Gym
Chapitre 13Les environnements enrichis
Chapitre 14La programmation neurolinguistique



1 — Effet Mozart

Vous connaissez sûrement, par exemple, ce qu’on appelle « l’effet Mozart », c’est-à-dire cette idée selon laquelle le fait de faire entendre la musique du grand compositeur à des enfants ou même à des bébés rendrait ces derniers plus intelligents et plus créatifs. C’est une arnaque, évidemment, même s’il vaut toujours mieux écouter du Mozart que du Lady Gaga. En 1993, une expérience menée auprès de 36 étudiants universitaires concluait bel et bien que ceux qui avaient écouté du Mozart obtenaient de meilleurs résultats à un test de QI que ceux qui s’étaient préparés en silence ou en écoutant de la musique de relaxation. Or ce résultat n’a jamais pu être reproduit. Pourtant, la légende court toujours. [Plus de détails.]

2 — Les styles d'apprentissage

Êtes-vous visuel, auditif, ou kinesthésique? La question ne se pose même pas, assure le professeur Normand Baillargeon. Puisque même s'il a la couenne dure, le mythe selon lequel les individus apprennent différemment est basé sur du vent. De nombreux tests, dit-il, ont été effectués pour se rendre compte que, par exemple, ceux qui se disent «auditifs» ne réussissent pas mieux avec une technique adaptée à leurs pseudo besoins que lorsqu'on les expose à un style d'apprentissage qui n'est pas le leur. Certains adeptes de cette croyance auraient même répertorié 71 façons d'apprendre distinctes, signe qu'il n'y a pas consensus sur la classification. L'expert de l'UQAM se désole cependant que des profs modifient leur enseignement en fonction de cette légende. «C'est parfois dangereux. On peut finir par croire que certains enfants auraient droit à la méthode la plus efficace pour apprendre à lire, celle basée sur la phonétique, alors que d'autres en seraient privés», dénonce M. Baillargeon.

3 — Brain Gym

La marque déposée Brain Gym -«gymnastique pour le cerveau» - a fait son entrée dans les écoles québécoises. Impossible de répertorier le nombre de professeurs qui en sont adeptes, sinon qu'une trentaine d'entre eux sont qualifiés formateurs, selon le site officiel de l'entreprise. La plupart sont à Montréal et ses banlieues alors qu'il n'y en a aucun à Québec et un seul à Chicoutimi. Les partisans de cette méthode soutiennent qu'en exécutant des exercices moteurs, le cerveau des élèves serait stimulé, ce qui aurait pour conséquence d'améliorer leur apprentissage. Il est notamment question d'activer des «boutons cérébraux» avec l'aide de mouvements spécifiques. « Le Brain Gym, c'est probablement une des choses les plus aberrantes sur le point de vue scientifique, c'est une calamité ! » s'insurge Normand Baillargeon, précisant qu'il faut payer pour acquérir ces techniques. « C'est honteux de voir ça dans les écoles qui sont des lieux de savoir », renchérit-il. Le ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport, dit-il, devrait s'attarder à la présence de telles horreurs dans ses établissements d'enseignement. [Plus de détails.]

4 — Les nouvelles technos révolutionnent l'éducation


Les iPad, tableaux blancs interactifs (TBI) et ordinateurs portables en classe font régulièrement la manchette dans les journaux. Certains experts prétendent que les nouvelles technologies de l'information et des communications (NTIC) révolutionnent le monde de l'éducation. Selon Normand Baillargeon, aucune étude scientifique ne témoigne le même enthousiasme. «La recherche crédible invite à beaucoup de scepticisme», fait-il valoir, mettant en garde ceux qui seraient tentés de toujours se lancer dans l'achat des dernières nouveautés. L'auteur croit qu'il faut aussi garder en tête que «c'est une affaire de gros sous» pour les entreprises qui produisent ce type de matériel, citant en exemple le fiasco de l'achat de TBI au Québec. « L'important, ce n'est pas le canal mais le message transporté», argue le prof de l'UQAM. À titre d'exemple, il croit que si l'on donne un iPhone à un enfant et qu'on lui dit qu'il ne servira qu'à appeler sa mère, l'objet perdra tout intérêt. M. Baillargeon ne nie cependant pas qu'il peut y avoir du potentiel dans certaines technologies mais ne gobe pas l'idée qu'elles sont la panacée. [Plus de détails.]

5 — Cerveau gauche et cerveau droit

Les personnes à dominance « cerveau gauche » seraient plus rationnelles, logiques et analytiques tandis que les «cerveau droit» auraient une tendance à être plus artistiques, émotionnelles. Cette légende a même été reprise par l'écrivain Robert Louis Stevenson, qui s'en est inspiré dans L'étrange cas du Dr Jekyll et de Mr Hyde. Pourtant, rien n'est plus faux, selon Normand Baillargeon. Il explique cependant que ce mythe est tiré d'une expérience scientifique où l'on a retiré le corps calleux - qui transfère l'information d'un hémisphère à un autre - d'individus en proie à des crises d'épilepsie. Cela a permis de relever certaines « spécialisations cérébrales », comme par exemple que la lecture est dans la plupart des cas effectuée par le cerveau gauche. Toutefois, rien n'a été rapporté au sujet de la prédominance d'un hémisphère par rapport à son jumeau chez les individus. « Tout marche ensemble, c'est une unité », insiste l'auteur.

6 — Nous n'utilisons que 10 % de notre cerveau

« Cette idée est tellement absurde», s'exclame sans retenue Normand Baillargeon. Il comprend cependant pourquoi elle séduit tant : elle signifierait que les gens seraient capables d'exploiter une plus grande partie des ressources de leur cerveau et, conséquemment, d'améliorer leur sort. « Ça a des tonalités de [manuel d'autoperfectionnement] », rigole le professeur en enseignement à l'UQAM. Ni M.  Baillargeon ni les autres curieux qui se sont attardés à la question n'ont été capables de retracer les origines de la croyance qui, évidemment, n'a jamais été prouvée sur le plan scientifique. Pour illustrer l'énormité de l'énoncé dans son ouvrage, l'auteur reprend les paroles d'un expert des neuromythes, John Geake, qui affirme que «si vous n'utilisiez réellement que 10 % de votre cerveau, vous seriez alors dans un état végétatif si proche de la mort que vous devriez souhaiter [mais ne le pourriez pas] que vos proches débranchent la machine qui vous maintient en vie ».

7 — Cerveau Gauche/ Cerveau droit et 10% de notre cerveau

D’autres légendes ont la vie dure. C’est le cas de celle qui prétend que certaines personnes, logiques et rationnelles, useraient surtout de leur cerveau gauche, alors que d’autres, plus intuitives et émotives, useraient particulièrement de leur cerveau droit. Billevesées que tout cela, démontre Baillargeon. Le cerveau, explique-t-il, est un système intégré dont le fonctionnement ne se compartimente pas de la sorte. Il est tout aussi absurde, pour des raisons semblables, de croire que nous n’utilisons que 10 % de notre cerveau.








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France — Priorité dans la crise, lutter contre le bleu pour les garçons, le rose pour les filles...


Alors que les enquêtes PISA montrent que l'enseignement en France est devenu en moyenne médiocre. Le pouvoir idéologue socialiste trouvent prioritaire de lutter contre « les stéréotypes » (les us et coutumes locaux). Le Québec a le même genre de priorités saugrenues avec son plan interministériel de lutte contre l'hétérosexisme.







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CPE préférés aux garderies privées : quand l’idéologie prime

Du carnet de Joanne Marcotte :

« [...]

Prenons l’exemple des garderies à 7 $. Soyons constructifs 2 secondes. Au printemps dernier, le gouvernement a annoncé 15 000 nouvelles places. Par pur dogmatisme et idéologie étatiste, 85 % des nouvelles places ont été accordées aux CPE alors que 10 000 places vacantes dans des garderies privées non subventionnées étaient disponibles. Coût de l’idéologie : 260 millions $ de plus par année selon l’Association des garderies privées non subventionnées.

« Les garderies privées ne sont pas nos partenaires naturels », selon la ministre de la Famille, Nicole Léger (même si AUCUNE garderie au Québec ne peut exister sans permis officiel octroyé par le ministère de la Famille) [...].

Bref, passons aux garderies privées subventionnées. Voilà des garderies qui, contrairement aux CPE, paient des taxes municipales, des impôts sur leurs bénéfices (évalués à environ 100 000 $ par année pour une garderie de 80 enfants – pas la fin du monde !), et de la TVQ, toutes des dépenses dont les CPE sont exemptés.

Contrairement aux CPE, ces chefs d’entreprises assument le risque associé à l’achat ou la location de leurs immeubles, paient eux-mêmes tout le matériel éducatif, et sont responsables de leurs déficits s’ils en font (contrairement au gouvernement, les banques y voient !).

À côté de ça, pour ce qui est des CPE, ce sont les contribuables qui paient tout : le béton, les fonds de pension des éducatrices (62 millions $ cette année), les grèves (parce qu’il arrive que ce joli monde là soit syndiqué), les déficits (51 % des CPE sont en déficit malgré tout ça !).

Une seule question : Voulez-vous ben m’dire pourquoi on s’obstine dans l’idéologie des CPE alors que le Québec se doit de chercher par tous les moyens de revoir sa façon de dépenser et de rendre les services ?

N’est-il pas insensé que l’État soit le producteur des services de garde dans un pareil contexte ? Ne peut-on pas revoir tout ça et opter pour transformer les garderies d’État en garderies autonomes (à but lucratif ou pas) responsables de leur gestion ?

Le rôle du gouvernement ne devrait-il pas se limiter à émettre les permis et à s’assurer du contrôle de la qualité des lieux. Ne pourrait-on pas faire confiance aux parents pour le reste ?

Bien sûr que non. Au lieu de cela, le gouvernement du Parti québécois s’enfonce davantage dans la solution la plus coûteuse qui soit et de ce fait, tue toute initiative qui, tout en répondant aux besoins des parents, prive les municipalités et l’État lui-même de revenus. Non, mais, entre vous et moi, faut-tu être toqué ? (lire « idéologue »).

Pire, au moment où le ministère de la Famille se voit passer une commande de faire des coupures de 45 millions $ alors que les CPE disposent de surplus d’environ 222 millions $, vous savez ce qu’il fera ? Facile. Il récupèrera bien sûr une partie des surplus des CPE, mais pour le reste, il décide de confisquer une partie des bénéfices des garderies privées (28 000 $ par garderie !).

Pensez-y deux minutes. Auriez-vous vu pareille chose chez les médecins ? Peut-on imaginer que des médecins, parce qu’ils sont payés par le gouvernement, acceptent de se faire confisquer 20 % de leurs gains ? En est-on rendu à penser que tout ceci est normal ? Inacceptable, quant à moi, mais voilà ce qui arrive quand c’est l’État qui paie (au lieu du parent).

Finalement, comment ne pas y voir une volonté de carrément tuer des initiatives privées au profit d’une nationalisation des services de garde ? Et après ça, on se demande pourquoi le ministre a des problèmes avec sa colonne des revenus…

P.S. : Il en existe combien comme ça des choix idéologiques qui coûtent cher au contribuable ? Je parierais qu’on se rendrait à 2,5 milliards $. »




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vendredi 29 novembre 2013

France — Victoire des néo-cons... Mais quels néo-cons ?




La une du Point en question :











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jeudi 28 novembre 2013

France — L’internat, un cadre de travail très recherché


De plus en plus de jeunes envisagent de suivre leur scolarité dans un internat pour bénéficier d’un cadre structuré, à l’écart des tentations ou des tensions familiales. Encore doivent-ils savoir ce qui les attend vraiment avant de s’engager.

Lucas1 est en classe de seconde à l’Ecole de Tersac, à Meilhan-sur-Garonne (Sud-Ouest de la France), un établissement privé non subventionnée où sont scolarisés 160 élèves, de la sixième à la terminale. En internat depuis la sixième, le jeune garçon, qui a perdu sa mère, ne voit son père que le dimanche.

« Ici, j’ai appris à vivre de façon autonome, à ranger, à travailler et à me débrouiller seul. Cela me permet de ne plus bâcler mes devoirs pour regarder la télé. » L’établissement est mixte, mais les élèves portent tous un uniforme, avec une cravate pour les garçons. Une tenue acceptée « sans problème » par Lucas.

Fini la mauvaise image des pensions d’autrefois.

Est-ce l’effet Harry Potter, se demande Maryline Baumard, auteure de Vive la pension aux éditions JC Lattès ? « Depuis dix ans, souligne-t-elle dans cet ouvrage paru en mars 2012, c’est un véritable phénomène de société auquel on assiste. Les parents, éberlués, n’en reviennent pas que leurs enfants les supplient d’aller en internat. » « Il y a encore dix ou quinze ans, l’établissement avait du mal à recruter. Mais ce n’est plus le cas aujourd’hui », confirme le père Boca, qui dirige l’établissement Saint-Joseph à Reims (Champagne, Nord-Est de la France), un internat de 340 lits, fréquenté à 50 % par des Parisiens. Aujourd’hui, l’internat concerne 6,5 % des lycéens du public et 8,4 % des lycéens du privé.


Une ambiance propice aux études

Mais qu’est-ce qui peut pousser des jeunes de 15 ans, voire de 11 ans pour certains, à quitter leur famille ? « Ils viennent d’abord nous voir avec leurs parents pour se remettre au travail, se tenir à l’écart de la télé ou de l’ordinateur », explique le père Boca. Les internats proposent en effet une étude surveillée pour les devoirs pendant une heure avant le dîner et une heure après. A Saint-Joseph, les élèves ont également une heure d’étude facultative jusqu’à 22 h 30.

Mieux que Facebook pour les amis

«Face aux amitiés virtuelles proposées par Facebook, l’internat apparaît aussi comme la vie en vrai », analyse Maryline Baumard. Et la pension permet de partager sa vie quotidienne avec d’autres jeunes. A Saint-Joseph, le projet pédagogique du lycée est de « former des responsables par la vie en équipes ». Logés dans des chambres de huit à dix lits, les élèves sont répartis en équipes non mixtes, chacune se consacrant à un projet, artistique, manuel ou de service.

Des activités communes sont également prévues : film sur grand écran le mercredi soir, conférences, tournois sportifs, dîners au restaurant par équipes. Bref, on ne s’ennuie pas en pension !




1 Le prénom a été changé.

Source: L'Express



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mardi 26 novembre 2013

What is the Loyola Supreme Court case and why is it important to Canadians?








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