mercredi 31 octobre 2012

Revalorisation des enseignants : d'abord par la liberté, pas nécessairement par le salaire

[En France] Une grande loi de refondation de l’école est annoncée pour la fin de l’année civile. Nul doute qu’aucune refondation véritable ne sera possible sans la revalorisation préalable de la condition enseignante.

C’est un fait : le prestige et le statut social des professeurs sont profondément dégradés dans notre pays. La figure du professeur n’inspire plus ni aux élèves ni à leurs parents le respect sacro-saint qui s’attachait à elle il y a quelques décennies. L’actualité, avec son lot désormais habituel de violences contre les professeurs, en apporte chaque semaine la triste preuve. Mais il ne suffit pas de déplorer cette situation ; encore faut-il en comprendre l’origine.

Ce n’est pas fondamentalement le salaire des professeurs qui pose problème : les pays nordiques ne paient pas plus leurs professeurs et pourtant ces derniers jouissent d’un prestige social incontesté. Nous faisons l’hypothèse que sa cause principale est tout simplement l’impuissance dramatique des professeurs. Impuissance à obtenir le renvoi ou la sanction d’un élève qui leur a manqué de respect ou qui perturbe le cours ; impuissance à obtenir le redoublement d’élèves qui n’ont pas le niveau requis pour passer dans la classe supérieure.

Impuissance qui s’accompagne du déni de ce qu’une saine conception de leur métier devrait faire considérer comme leurs droits imprescriptibles : déni de leur droit de choisir leurs méthodes pédagogiques (sauf à accepter d’être mal notés et mal vus dans la salle des professeurs) ; déni de leur droit à choisir les œuvres qu’ils étudient ou à définir librement, sinon les programmes, du moins les progressions pédagogiques (car c’est réglé par la Rue de Grenelle à coup de publication au Bulletin officiel) ; obligation de participer à des projets transversaux souvent chronophages et peu rigoureux dans leurs méthodes comme dans leurs objectifs ; déni de leur droit à constituer des groupes de niveau pour permettre à chaque enfant d’avancer à son rythme sans retarder ou être retardé par les autres…

Dans de telles conditions, comment s’étonner que les professeurs soient si malheureux ? Le plus triste est d’entendre ceux-là mêmes qui ont sapé l’autorité légitime des professeurs par la mise en place du carcan que nous venons de décrire se lamenter de la situation. Ainsi en est-il de Philippe Meirieu, qui écrit, dans l’ouvrage collectif Vocation enseignant, qu’« un monde qui ne fait pas sa place aux enseignants est un monde perdu ». Mais on peut légitimement douter de la capacité de cet indéboulonnable “expert” à apporter des solutions ! « Dieu, disait Bossuet, se rit des hommes qui déplorent les conséquences dont ils chérissent les causes. »

En rupture avec cette inconséquence, il y a un moyen simple de sortir par le haut du problème de la désespérance des professeurs : il s’agit rien de moins que de leur rendre la liberté ! On le sait encore trop peu, mais il existe des professeurs qui choisissent librement leur école, leur pédagogie, leurs méthodes, leurs manuels scolaires, des professeurs qui sont soutenus par la direction de leur établissement en matière disciplinaire, que ce soit pour sanctionner ou pour récompenser, des professeurs qui jouissent de la considération des parents comme des enfants. Sur une autre planète ? À l’étranger ? Non! En France, dans les écoles indépendantes !

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La multiparentalité « progresse »

Communiqué du Collectif pour l'enfant :

Pour protéger les familles construites autour d'un mariage entre homosexuels, le royaume néerlandais va examiner les possibilités juridiques de reconnaître officiellement trois personnes ou plus comme parents d'un même enfant. Pour refléter « la situation des familles modernes », indique Liesbeth van Tongeren, députée du parti écologiste, « un enfant devrait pouvoir avoir plus de deux parents officiels ».

L'avant-projet français sur le mariage et l'adoption par les personnes de même sexe ne prévoit que l'adoption par deux personnes, ou l'adoption de l'enfant du conjoint ce qui limite le nombre de parents à deux.

Pourtant, puisque la biologie, qui désigne les parents au nombre de deux, est laissée de côté, il n'y a plus aucune raison de limiter le nombre des parents à deux.

Au Canada en Ontario, la cour d'appel de l'Ontario a déjà reconnu trois parents à un enfant, dans une affaire où deux femmes avaient décidé d'avoir un enfant avec l'assistance d'un ami. La Cour a déclaré la partenaire de la mère comme parent de l'enfant, au même titre que la mère et le père biologique, désignant la seconde femme comme « une » mère de l'enfant.

La législature de l'État Californien a pour sa part voté une loi permettant la reconnaissance d'un troisième parent dans les cas où plus de deux personnes répondent aux critères légaux de ce qu'est un « parent ». Cette loi a été bloquée par le véto du gouverneur de Californie, mais elle prévoyait qu'un tribunal californien puisse reconnaître légalement comme parents tous les adultes qui se considèrent comme tels et s'investissent auprès d'un enfant.





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samedi 27 octobre 2012

L'ex-ministre Jacques Brassard horrifié — « Les verts au pouvoir » : « stupéfiant », « aberrant »

En déclarant que, désormais, les Verts étaient au pouvoir à Québec, le nouveau Ministre de l’environnement, Daniel Breton, ne faisait pas que se péter les bretelles, il énonçait un fait. Une vérité qui ne pouvait surprendre que les inattentifs. Car il était évident, et depuis un bon moment, que Pauline Marois s’était entourée d’une garde rapprochée écolo radicale et que cette dernière ne pouvait qu’occuper une place centrale dans le nouveau gouvernement.

Mais le pire est survenu : une verdoyante pur jus, Martine Ouellet, titulaire du ministère économique le plus important de l’État, celui des ressources naturelles. C’est, je l’avoue, la nomination qui m’a le plus …horrifié. C’est comme confier au renard la surveillance du poulailler en croyant qu’il va inciter les poules à pondre! Stupéfiant!

La ministre militante écologiste Martine Ouellet 
Et Madame la Ministre a commencé très rapidement à faire de ravages. Sa déclaration sur les gaz de schiste est exemplaire de sa rigidité idéologique. Ainsi donc, elle ne voit pas le jour ou des technologies sécuritaires permettront l’exploitation des gaz de schiste. Aberrant!

Il y a des milliers de puits aux États-Unis qui produisent du gaz de schiste à partir d’une technologie mise au point depuis des décennies, la fracturation hydraulique, et cela sans dommages environnementaux majeurs. La Grande Peur des bien-pensants écolos, soit la contamination de la nappe phréatique, n’est d’aucune façon une réalité dans les États américains on l’on exploite ce type de gaz. Sinon, ça se saurait!

Les États-Unis, grâce à cette production de gaz de schiste, ont considérablement accru le niveau de leur indépendance énergétique. Et c’est sans compter les effets économiques bénéfiques en matière d’investissements et de création d’emplois. Dans l’Amérique que le Messie Obama a menée à la ruine, c’est le secteur gazier qui est, à toutes fins utiles, le seul qui connait la croissance et qui crée de la richesse.

Nous aussi, au Québec, nous pourrions connaître un développement économique utile et avantageux en permettant, dans des conditions sécuritaires (ce qui est tout à fait possible dans l’état technologique actuel), l’exploration et l’exploitation des gaz de schiste.

Mais on ne le fait pas et on ne le fera pas parce qu’on s’est laissé baratiner et désinformer par les chamans «enverdeurs» et «environnementeurs», plus soucieux de faire triompher leur aversion quasi-religieuse pour les hydrocarbures (dont la combustion a le malencontreux effet de produire du CO2, ce gaz diabolique, symbole exécrable du capitalisme industriel) plutôt que de permettre une amélioration significative de la situation économique des Québécois.

Madame la Ministre n’est, parait-il, pas contre cependant l’exploitation du pétrole dans le golfe St-Laurent. Va-t-elle se contenter de ne pas être contre…ou va-t-elle poser des gestes concrets pour favoriser activement l’exploration et l’exploitation du site très prometteur dénommé Old Harry ?  [Note du carnet : Que Terre-Neuve a bien décidé d'exploiter activement, elle.] Si, par ailleurs, elle n’est pas simplement passive, elle aura alors à se tenir debout face aux cohortes verdoyantes (ses amis et ses compagnons de lutte) qui vont se déchaîner contre toute forme d’exploitation pétrolière sous terre aussi bien qu’en mer. J’ai bien peur qu’elle va brandir très vite le drapeau blanc, celui de la capitulation honteuse.

Or donc, le Vert sont au pouvoir. Ce qui était prévisible (ils l’étaient déjà du temps des libéraux) quand on sait que toute la classe politique au Québec (ou presque) est envoûtée et subjuguée par le clergé écolo. En fait, nos politiciens meurent de trouille dès qu’un groupuscule vert sort ses pancartes et éructe ses slogans. Ils font dans leur froc et ils s’agenouillent.

Dans ces conditions, il n’est guère surprenant de voir la nouvelle Première Ministre confier à une écolo pure et dure un ministère qui devrait normalement jouer un rôle essentiel en matière de création de richesse.

Je crains que Mme Ouellet n’ait pas fini de faire des dégâts.

Jacques Brassard
(16 octobre 2012)


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vendredi 26 octobre 2012

Le réchauffement climatique est en panne depuis 16 ans.

Vous n’en entendrez probablement parler ni dans les jolies pages « Planète » d’un journal Le Monde transi d’amour pour les thèses réchauffistes, ni dans celles consacrées à la Terre d’un Libération [journal de gauche] en phase terminale, ni même, soyons honnête, dans le reste d’une presse [française, comme québécois] toute acquise aux escrocs de la climatologie politique, mais pourtant cette nouvelle mériterait de faire les gros titres : le réchauffement climatique est en panne depuis 16 ans.

Oh, ce n’est pas moi qui le dit.

Ce n’est pas non plus l’une de ces misérables sectes crypto-négationnistes du climat qui osent publier pamphlets sur articles séditieux, décrivant en détail les magouilles et autres abominations scientifiques auxquelles se livrent certains chercheurs subventionnés pour tenter d’apeurer une population en lui prédisant un futur à base de rôtisserie planétaire, d’inondations bibliques et d’ouragans cyclopéens. Bien sûr, ces sectes n’hésiteront pas à relayer la nouvelle, comme l’a déjà fait Anthony Watts, sans prendre la peine de ménager les tristes existences de tous ceux qui dépendent de façon cruciale d’une croyance ferme et résolue dans le dogme climatique. Ce n’est pas plus le résultat du travail d’un étudiant boutonneux dans le garage parental, fruit laborieux de bricolages statistiques douteux visant à prouver des choses incroyables à la face du monde. Non.

La nouvelle est en fait sortie très discrètement du Met Office britannique il y a quelque jours, sans le moindre battage médiatique, ni le moindre relais de la presse.




C’est intéressant puisque le Met Office est celui-là même qui, dans des précédents rapports, annonçait — en fanfare cette fois-ci — que la Terre se réchauffait ou que l’année 2010 était la plus chaude jamais enregistrée. Du reste, si l’on faisait les petits calculs en arrêtant les données à fin 2010, on observe bien un très léger réchauffement depuis 1997. Réchauffement qui … s’évapore si l’on tient compte des dernières données collectées et qui permettent, de surcroît, de boucler une période de 16 ans.

Cette période de 16 ans n’est pas anodine puisque c’est à partir d’une même période de 16 ans, cette fois-ci de 1980 à 1996, qu’un réchauffement climatique a été observé et massivement médiatisé par toute une troupe de politiciens dont l’agenda collectiviste et interventionniste a pu ainsi se nourrir pendant les années qui suivirent.

Evidemment, à l’époque, cette accumulation de données sur une telle période était pertinente et permettait de prouver que le réchauffement déboulait, avec toute une cohorte de catastrophes au bout si on ne mettait pas un terme rapide à notre méchante existence. À présent, ces mêmes 16 années sont — bien sûr — insuffisantes pour déduire quoi que ce soit. Tout juste le maintenant célèbre Phil Jones, directeur de recherche en climatologie à East Anglia, et mouillé jusqu’au cou dans les histoires de Climategate, accepte-t-il d’admettre que tout ceci montre qu’on ne comprend pas encore assez les variabilités naturelles. D’autres chercheurs (pas soupçonnés de corruption ou de magouilles antiscientifiques) sont, eux, obligés d’arriver à la conclusion logique que les modèles climatiques utilisés jusqu’à présent sont profondément viciés : après tout, ils prédisaient un furieux réchauffement pour la période en question, certainement pas une stagnation.

Caramba, donc, encore raté.

Eh oui, rappelez-vous : d’après les données (les dernières, HADCRUT4, sont disponibles ici) la tendance générale montrait un réchauffement de près de 0,75° C depuis 1880, et certains scientifiques soutenaient que cette augmentation des températures allait s’accélérer, allant jusqu’à 5°C de plus d’ici à fin 2099. Horreur, catastrophe et îles englouties ! Mais avec les dernières données, récoltées en plus de 3000 points sur toute la planète, il va être plus difficile de propulser les politiques anti-carbone et autres subventions massives à des secteurs de production énergétique « alternative », structurellement déficitaires. Ça tombe bien, les températures refusant de monter, on va avoir besoin de se chauffer et arrêter les subventions aux éoliennes et autres lubies photovoltaïques permettra de réduire sensiblement la facture.

Au-delà de l’absence totale de médiatisation d’un tel résultat, ce qu’il faut bien comprendre ici est que peu importe, finalement, que le climat se réchauffe ou non : il apparaît de façon maintenant limpide que nous sommes incapables de prévoir le temps qu’il fera sur plus de quelques jours, et que le climat d’une décennie à l’autre nous échappe totalement. Les modèles sur lesquels se basent les écologistes et autres politiciens en mal d’interventionnisme économique débridé sont, de fait, parfaitement inutilisables et les employer comme ils le sont actuellement n’est qu’une forme à peine plus subtile que d’habitude de mensonge et de manipulation des foules.

En ces temps de disette économique et de difficultés pour les populations à joindre les deux bouts, l’Humanité a autre chose à faire que s’éparpiller en prédictions catastrophistes sur des éléments qu’elle ne contrôle de toute façon pas du tout. Il est maintenant urgent d’arrêter les frais, surtout si ceux-ci ne favorisent, in fine, qu’une coterie d’incapables et de corrompus.

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Voir aussi

Seize ans sans réchauffement climatique

The Met office responds to ‘Global warming stopped 16 years ago’

L'étendue de la calotte glaciaire aux deux pôles

Rififi chez les réchauffistes (suite)

Manipulations de données par des chercheurs du GIEC ?

Complément ECR et les questions éthiques liées au climat : L'intox autour des glaciers himalayens

Jacques Brassard critique une vache sacrée, il n'a plus sa chronique

Spiritualité autochtone, écologie et norme universelle moderne

L'assistant informatique du réchauffiste

La police verte

Limiter l'utilisation du carbone, le Climategate, les experts dans les médias

Phil Jones à la BBC : pas de réchauffement depuis 1995





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« L'école prise par un absolutisme égalitaire » et l'immédiateté

Extraits de Ripostes - Octobre 2007, avec Alain Finkilekraut, philosophe, et Marc Le Bris, instituteur




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mercredi 24 octobre 2012

Impact de l'immigration sur l'enseignement de l'histoire en France



« On étudie différentes civilisations qui correspondent aujourd’hui à leurs origines, au multiculturalisme que l’on trouve dans la société française; ça correspond aussi à une partie de leur histoire qui est nécessaire aujourd’hui, on ne peut plus faire de l’histoire « française » entre guillemets ».
Professeur d’histoire-géographie




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France — Parti socialiste veut des cours de sexualité dès le primaire pour lutter contre l'homophobie

« Refonder la République par l'école », entendre changer la société, le ministre socialiste français de l'Éducation, Vincent Peillon, abuse de la formule. Mais, pour le ministre de l'Éducation, il ne s'agit pas de vains mots. Il y a bien, derrière, une idéologie, celle de changer la société par l'école. L'éducation à la sexualité dès la primaire fait partie du programme.

Le ministère français de l'Education nationale s'apprête à lancer un groupe de travail pour rendre effectives les « séances d'éducation à la sexualité », inscrites dans le Code de l'éducation depuis 2001. Un chef d'établissement, deux professeurs de sciences de la vie et de la terre (SVT), un professeur des écoles, une infirmière scolaire, un pédopsychiatre, les fédérations de parents, des associations telles que SOS-homophobie et le planning familial sont les membres de ce groupe. L'article 22 de la loi du 4 juillet 2001 relative à l'avortement précise qu'
« Une information et une éducation à la sexualité sont dispensées dans les écoles [primaires donc], les collèges et les lycées à raison d'au moins trois séances annuelles et par groupes d'âge homogène. »
En 2003, une circulaire précise que cette éducation répond à la fois à des questions de santé publique et à des
« problématiques concernant les relations entre garçons et filles, les violences sexuelles, la pornographie ou encore la lutte contre les préjugés sexistes ou homophobes ».
Dans le même ordre d'idée, la France qui contrairement au Québec ne censure approuve pas les manuels scolaires, semble vouloir renouer avec les « heures les plus sombres de son histoire  » (Vichy en l'occurrence) et approuver les manuels pour leur contenu idéologique.

Dans un entretien au magazine homosexuel Têtu, la ministre socialiste française des Droits des femmes et porte-parole du gouvernement Hollande, Najat Belkacem, estime qu’il faut « passer en revue » les manuels scolaires dans lesquels le sujet de l’homosexualité est le plus souvent passé sous silence. Au Québec, le Bureau d'approbation du matériel didactique (le "politburo" pour un chroniqueur du Devoir) s'assure que les préférences idéologiques de la gauche sociale soient présents dans les manuels approuvés par le Monopole de l'Éducation.

Rappel : les élèves français chutent dans les classements internationaux. La lutte contre la prétendue « homophobie » au primaire est-elle vraiment une priorité ?







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Suisse — Parents troublés par des livres obligatoires qui initieraient à l'occultisme

Une lecture obligatoire pour les jeunes enfants fait bondir parents et enseignants, dégoûtés par les valeurs véhiculées.

Depuis quelques mois, un nombre croissant de parents chrétiens du canton de Vaud s’élèvent contre le livre Même pas peur (éd. Magnard). Il fait officiellement partie depuis la dernière rentrée de la liste des lectures obligatoires de tous les cantons pour les élèves de première et deuxième primaire. Ce texte d’Evelyne Reberg raconte comment Irella, fillette de sept ans, est initiée par sa mère au vampirisme.

La morale est donnée à la fin : « Comme ils sont bêtes les humains, comme ils sont peureux. »

Eléments occultes

Mère de quatre enfants, Julia (prénom d'emprunt) a voulu rendre les parents attentifs à ce choix littéraire du Département de la formation, de la jeunesse et de la culture du canton de Vaud. Car dans certains établissements, les enfants ne sont pas autorisés à ramener les livres à la maison. Les parents n’ont donc pas de regard sur ce qui est lu et travaillé en classe.

Dans sa lettre ouverte diffusée par courriel, Julia s’insurge avec vigueur contre le message de Même pas peur : la peur y est banalisée, une mère incite son enfant au mal, la culture gothique y est valorisée, les personnages fantastiques et négatifs y sont présentés comme positifs, les allusions à la mort nombreuses. Par ailleurs, l’esthétisme des dessins est contestable.

Influence néfaste

Face à la détermination de cette mère, l’enseignante a accepté que le fils de Julia et une fillette d’une famille de Témoins de Jéhovah étudient un autre ouvrage en classe.

La mère de famille estime toutefois que la lecture de Même pas peur a laissé des traces sur la classe : « Au spectacle de fin d’année, les élèves qui avaient lu ce livre ont mis en scène l’histoire d’un collier qui protège contre les démons et les diables. À cet âge, on comprendrait que les enfants évoquent des monstres ou des dragons. Mais des démons ? »

Revendications politiques

Avant même l’entrée en vigueur de ces lectures obligatoires, une enseignante chrétienne avait communiqué à l’Association vaudoise des parents chrétiens son point de vue sur ces lectures obligatoires : « Des enseignants sont gênés d’enseigner des livres comme “Même pas peur” ou ”La princesse à la gomme”, qui prône la révolte contre le système. Ces lectures plantent de mauvaises valeurs dans le cœur des enfants », détaille-t-elle. L’association avait réagi en envoyant un courrier à tous ses membres et contacts.

Même le conseiller national [député] PDC [Parti démocrate-chrétien, centriste] Jacques Neyrinck avait réagi dans un article du 24 Heures, déclarant notamment : « On n’est plus dans la littérature à mettre entre les mains d’enfants, mais face à une décoction des romans d’épouvante pour adultes avec connotation sadomasochiste. L’enfant apprend à ne plus avoir peur parce qu’il devient capable de faire peur aux autres dans un rapport de domination. Quelle leçon ! Et quelles valeurs ? »

Vers une mobilisation des parents ?

Malgré ces différentes interpellations, il n’y a pas eu de véritable levée de boucliers dans le canton de Vaud. « Certains parents trouvent effectivement que ces livres sont stupides, mais ne sont pas prêts à se mobiliser contre », constate Julia. Pourtant, ce combat n’est pas uniquement celui des chrétiens, clament les contestataires : le bon sens, la psychologie des enfants et l’éthique sont en jeu.

Par contre, dans le canton de Fribourg, Même pas peur a été retiré du programme de lecture, et un autre livre décrié a été mis de côté. Suite à la mobilisation des associations de parents d’élèves, Isabelle Chassot, la directrice de l’Instruction publique, avait accepté de soumettre ces lectures à une commission. Les parents vaudois ont encore de quoi espérer. Et des actions plus massives pourraient voir le jour.

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La Russie ne participera plus aux tests PISA

La Russie ne participera plus au Programme international pour le suivi des acquis des élèves (PISA), a fait savoir la présidente de l'Association russe pour la lecture Natalia Smetannikova citée lundi par le quotidien Izvestia.

Le programme PISA est un ensemble d'études menées tous les trois ans par l'Organisation pour la coopération et le développement économique (OCDE) qui visent à mesurer et à comparer le niveau de compétence des élèves de 15 ans à l'échelle mondiale. Selon ses concepteurs, le programme a pour vocation d'évaluer le "capital humain" des Etats participants.

PISA teste les connaissances en mathématiques, en sciences naturelles et en compréhension de l'écrit. Les écoliers russes participent au programme depuis 2000.

Selon Mme Smetannikova, le retrait de Moscou est dû aux résultats négatifs obtenus par les élèves russes. Ainsi, en 2000, la Russie est arrivée en 25e position parmi les 32 Etats ayant pris part aux évaluations. En 2003, la Russie s'est classée 32e sur 43 pays.

Trois ans plus tard, les écoliers russes ont de nouveau échoué aux évaluations en lecture et en mathématiques. Enfin, en 2009, la Russie s'est classée 41e sur 65 pays participants.




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Syndicats satisfaits : taux du nombre d'élèves par enseignant en baisse constante au moins jusqu'en 2015

Le ministère de l'Éducation a embauché 1097 nouveaux enseignants de niveaux primaire et secondaire depuis 2010, au coût annuel de 60,4 millions $.

L'effort d'embauche découle principalement de la stratégie de lutte au décrochage scolaire lancé en 2010 par le gouvernement de Jean Charest en vertu du programme « L'école, j'y tiens ».

La stratégie consiste notamment à réduire le nombre d'élèves par classe dans le but d'améliorer leurs chances de réussite.


Les syndicats d'enseignants ont obtenu des réductions supplémentaires du rapport  élèves/enseignant dans leurs conventions collectives 2010-2015.

Suivant les chiffres fournis par le Monopole de l'Éducation, du Loisir et du Sport (MELS), 290 postes d'enseignants ont été ajoutés au primaire, en 2010-2011, au coût de 16 millions $ et 572 nouveaux postes ont été créés, l'année suivante, au coût de 31,5 millions $.

L'effort s'est prolongé au secondaire, où 235 postes d'enseignants ont été ajoutés en 2011-2012 moyennant une facture de 12,9 millions $.

D'autres postes d'enseignants ont pu être créés, notamment pour répondre au programme d'enseignement intensif de l'anglais, a signifié une porte-parole du Monopole de l'Éducation, Esther Chouinard.

Le travail n'est pas terminé puisque Québec prévoyait embaucher 2 087 enseignants entre 2010 et 2014 pour réduire l'abandon scolaire, moyennant une dépense récurrente totale de 115 millions $ par année.

La stratégie gouvernementale vise en particulier les écoles situées en milieux défavorisés, où les élèves sont réputés être plus vulnérables à l'échec scolaire.

« Dans les écoles primaires situées en milieux défavorisés, les groupes ont été réduits de 29 à 20 élèves, c'est majeur et ça produit un effet indéniable », s'est réjoui Manon Bernard, présidente de la Fédération des syndicats de l'enseignement (FSE). Pourtant, interrogée par l'agence QMI, Manon Bernard reconnaît qu'il est trop tôt pour mesurer les effets bénéfiques de ces groupes moins nombreux.

« Ça veut dire plus de temps d'enseignement pour les élèves et ça améliore les conditions de travail des enseignants », a-t-elle dit. La présidente souhaite que la taille des groupes soit réduite pour les élèves de 3e, 4e et 5e secondaire.

Sous le gouvernement Charest, le MELS avait fixé comme objectif de porter de 72 % à 80 %, le taux de diplomation au secondaire entre 2007-2008 et 2020. En septembre 2010, le réseau primaire secondaire comptait 73 764 enseignants.

En 2008-2009, la dépense globale d’éducation par rapport au produit intérieur brut (PIB) avait été estimée à 7,7 % au Québec ; par comparaison, ce taux est estimé à 7,1 % dans les provinces de l’Atlantique, à 6,6 % en Ontario et à 5,6 % dans les provinces de l’Ouest. Lorsque l’on considère cet indicateur, il apparaît que l’effort financier en éducation demeure plus important au Québec que dans la moyenne des autres provinces. 


Dépense globale d’éducation par rapport au PIB, Québec (le plus haut) et régions du Canada (en %)

Rappelons également que les dépenses par élève sont en hausse constante au Québec. Entre 2004 et 2008, la dépense par élève a augmenté de 18 % en dollars constants.

Ces augmentations s’expliquent par de nouvelles mesures de réinvestissement et de développement (programmes de lutte au décrochage scolaire, réduction de la taille des classes au préscolaire et au premier cycle du primaire, augmentation du temps d’enseignement au primaire, soutien aux élèves à risque et aux élèves handicapés ou en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage [EHDAA], ajout de ressources pour la formation continue, etc.) [Plus détails ici]


Dépense globale par élève des commissions scolaires québécoises en dollars courants et en dollars constants de 2008-2009

En outre, le nombre moyen d’élèves par éducateur au Québec est passé de 16,5 en 1997-1998 à 14,5 en 2008-2009. Il est le plus bas du Canada. Rappelons que les provinces de l'Ouest ont les meilleurs résultats dans les classements internationaux et interprovinciaux et que les résultats des élèves québécois baissent.

Rapport élèves-éducateur dans les commissions scolaires, Québec et régions du Canada





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mardi 23 octobre 2012

Enquête sur le surpoids, la consommation de drogues, d'alcool et la sexualité des jeunes Québécois

L'Enquête québécoise sur la santé des jeunes du secondaire 2010-2011 est la première étude socio-démographique à se pencher sur cette question. Le coup de sonde a été effectué auprès d'un très grand échantillon : 63 000 jeunes de 470 écoles secondaires publiques et privées partout au Québec (à l'exception des écoles amérindiennes et esquimaudes des Terres-Cries-de-la-Baie-James et du Nunavik).

Embonpoint et obésité

L'une des conclusions des chercheurs qui risquent de peser lourd sur le système de santé à long terme est le nombre grandissant d'élèves en surpoids : 14 % des élèves québécois souffraient d'embonpoint et 7 % étaient obèses en 2010-2011 alors qu'en 2004, la proportion était de 12% et 4% respectivement. À Montréal, la proportion de garçons avec un surplus de poids est de 27 %.

« On parle de plus en plus de la surcharge que les maladies chroniques engendrent sur le système de santé. Mais chez les gens qui ont aujourd'hui 60-70 ans, il n'y en avait pas d'obésité dans leur temps ! Alors ces jeunes-là, lorsqu'ils vont vieillir, leur surpoids risque de s'accroître, alors on ne peut qu'imaginer la surcharge future sur le système de santé, les coûts de santé et même la productivité », a expliqué Line Mongeau, conseillère principale en saines habitudes de vie au ministère de la Santé.

Cette hausse n'est pas sans lien de leurs mauvaises habitudes alimentaires, souligne Mme Mongeau. Environ 36 % des garçons avaient mangé de la malbouffe dans un restaurant ou un casse-croûte 3 fois ou plus dans la semaine précédente. Près du tiers des étudiants consomment par ailleurs des boissons sucrées, des friandises au moins une fois par jour. Près de 40 % des étudiants ne déjeunent pas tous les matins avant d'aller à l'école et seulement le tiers consomment de 6 à 8 portions de fruits et légumes par jour comme le recommande le Guide alimentaire canadien.

Notons par ailleurs que 24 % des adolescents sont sédentaires et que seulement le tiers bougent suffisamment.

Poids optimal chez les élèves de familles bien éduquées, nées au Canada, aisées

Les données de l’enquête indiquent une relative stabilité du surpoids chez les élèves quel que soit le niveau scolaire. Mais l'on note la prévalence du surplus de poids chez les garçons vivant au sein d’une famille monoparentale (29 %) que dans famille intacte (24 %). Le statut pondéral est associé au lieu de naissance de  l’élève chez les filles uniquement. On note surtout que la prévalence de l’insuffisance de poids est plus élevée  chez les filles nées à l’extérieur du Canada (17% c.  12%, nées au Canada).Pour ce qui est du lieu de naissance des parents, il ressort que les garçons dont aucun parent n’est né au Canada sont plus nombreux, en proportion, à avoir un poids insuffisant que ceux dont les deux parents y sont nés (11% c. 7%). La prévalence du poids normal est également inférieure chez ces garçons (61%). Chez les filles, l’insuffisance de poids est plus fréquente chez celles dont un seul parent est né au Canada (18% c. 11%, aucun ou deux parents nés au Canada).

Le statut pondéral est également associé au plus haut niveau de scolarité des parents, au statut d’emploi de  ceux-ci, à la perception qu’a l’élève de sa situation  financière ainsi qu’à l’indice de défavorisation matérielle et sociale.

La drogue et l'alcool plus que le tabac

L'usage du tabac continue de reculer chez les jeunes du secondaire, tant chez les garçons que chez les filles. L'étude révèle qu'en 2010-2011, 11 % des élèves étaient fumeurs de tabac, alors que la proportion se situait à 30 % en 1998 et 15 % en 2008.

Toutefois, les jeunes du secondaire sont plus nombreux à consommer des drogues illégales que du tabac. Et ils sont plus nombreux à fumer de la marijuana que la cigarette.

Environ 12 % des élèves sont considérés comme ayant eu une consommation « régulière » de drogue, c'est-à-dire au moins une fois par semaine durant au moins un mois. Le quart des élèves du secondaire ont admis avoir fumé du cannabis au cours des 12 mois précédents alors que 9 % en consomment au moins une fois par semaine. Environ 9% des élèves ont consommé de l'ecstasy, 7 % des amphétamines et 6 % des hallucinogènes.

La majorité (63 %) des élèves du secondaire ont déjà consommé de l'alcool. Parmi eux, 41 % ont connu une consommation jugée «excessive» (5 consommations ou plus). L'étude révèle par ailleurs que 10% des élèves ont bu de l'alcool avant l'âge de 12 ans.

Alcool, moins à risque dans familles intactes, étrangères et où un seul parent travaille

On remarque avant tout que la consommation d'alcool est plus faible chez les jeunes qui vivent dans une famille intacte biparentale (56 %), par rapport à ceux qui vivent dans une famille reconstituée ou dans l’un ou l’autre des « autres » types de situation familiale  (dans les deux cas, 70 %).

La proportion de ceux ayant consommé de l’alcool au cours de la période de référence est plus élevée chez ceux qui sont nés au Canada (61 %) que chez ceux nés à l’extérieur du Canada (43 %). Quant à la proportion de consommateurs associée au statut d’emploi des parents, elle est plus élevée chez les jeunes dont les parents occupent un emploi, soit 61 %, comparativement à 57 % des élèves dont un seul parent a un emploi et à 55 % de ceux dont aucun parent n’a un emploi.

Sont proportionnellement plus nombreux à avoir bu de l’alcool au cours de la dernière année les jeunes qui ont un emploi rémunéré (71 %) ou un emploi rémunéré en plus d’un emploi familial non rémunéré (62 %) que ceux qui n’ont pas d’emploi rémunéré (54 %) ou d’emploi familial non rémunéré (50 %).

En 2010-2011, environ 68 % des élèves qui s’estiment « sous la moyenne » de leur classe ont pris de l’alcool au cours de la période de référence, comparativement à 62 % de ceux se considérant « dans la moyenne » et à 54 % de ceux qui se jugent « au-dessus de la moyenne ».

Également, les élèves qui fréquentent l’école en français sont plus nombreux, en proportion, à avoir bu de l’alcool dans la dernière année que ceux qui fréquentent les écoles anglophones (60 % c. 53 %).

Drogues, moins à risque dans familles intactes, nées à l'étranger, aisées, éduquées

Environ 45 % des élèves vivant dans un milieu familial dit « autre » – sans présence parentale – ont consommé de la drogue dans la dernière année, ce qui s’avère être une proportion plus élevée que chez les autres élèves. Il est à noter que les élèves de famille intacte biparentale (21 %) sont les moins nombreux, en proportion, à avoir consommé de la drogue dans les 12 derniers mois.

Concernant le lieu de naissance de l’élève et des parents, l’EQSJS indique qu’environ 17 % des élèves nés à l’extérieur du Canada ont fait usage de la drogue pendant cette période, relativement à 26 % des élèves nés au Canada. Par ailleurs, les élèves dont aucun parent n’est né au Canada sont des usagers de drogues dans une proportion de 14 %, un résultat significativement inférieur à ceux des élèves dont un seul parent est né au Canada (27 %) ou dont les deux parents sont nés au Canada (28 %).

Il ressort également de l’enquête que les jeunes du secondaire dont aucun parent n’a obtenu un diplôme d’études secondaires (DES) ont consommé de la drogue dans une plus grande proportion que les autres élèves. Parmi ces élèves, environ 35 % ont consommé au moins un type de drogue dans les 12 derniers mois, comparativement à 32 % de ceux dont au moins un parent a obtenu ce diplôme et 25 % de ceux dont au moins un parent a atteint le niveau des études collégiales ou universitaires.

Les données recueillies quant à la perception de la situation financière des élèves révèlent que ceux qui se considèrent moins à l’aise sont aussi les plus nombreux, en proportion, à avoir consommé de la drogue au cours des 12 derniers mois. C’est environ le tiers d’entre eux (32 %) qui l’ont fait, comparativement à 24 % des élèves qui se disent aussi à l’aise et à 26 % des élèves qui se trouvent plus à l’aise sur ce plan.


Comportements sexuels à risque

Autre constat : plus du tiers des jeunes du secondaire de 14 ans et plus sont actifs sexuellement. Parmi ce nombre, 68 % avait utilisé un condom lors de leur dernière relation vaginale, mais seulement 51 % lors de leur dernière relation anale (6 % des adolescents ont eu au moins une relation anale au cours de leur vie). Trois adolescents sexuellement actifs sur dix ont eu des relations avec 3 partenaires ou plus au cours de leur vie, ce qui peut être considéré comme un « marqueur de comportements sexuels à risque ». En 2010, la prévalence de deux infections transmises sexuellement et par le sang (chlamydia et gonorrhée) étaient en hausse chez les jeunes de 15 à 24 ans, rapporte le Ministère de la Santé.

Plus l'âge avance, moins les jeunes Québécois utilisent de condoms

La proportion d’élèves ayant alors utilisé un condom diminue de 83 % en 1re et 2e secondaire à 62 % en 5e secondaire. On observe la même diminution chez les garçons et chez les filles. Toutes proportions gardées, il y a plus d’élèves qui déclarent avoir utilisé un condom lors de leur dernière relation anale en 1re et 2e secondaire (59 %) qu’en 5e secondaire (44 %). Aucune différence significative n’a été constatée selon le niveau scolaire et le sexe.


Promiscuité liée à pauvreté, famille décomposée, faible scolarisation des parents

Il y a, en proportion, significativement moins d’élèves qui ont déjà eu des relations sexuelles consensuelles parmi ceux vivant avec leurs deux parents biologiques ou adoptifs (famille biparentale) (32 %) qu’au sein de tous les autres types de famille.

On remarque également que la proportion la plus élevée d’élèves disant avoir déjà eu des relations sexuelles consensuelles se trouve dans le type de famille « autres » (58 %). Le type de famille « autres » englobe des jeunes qui habitent avec un tuteur ou une tutrice ou dans une famille ou un foyer d’accueil ou encore seul ou en colocation, etc.

La proportion d’élèves ayant déjà eu des relations sexuelles consensuelles est plus faible chez ceux qui se classent au premier quintile, soit « très favorisé » (33 %).


Profil commun aux comportement à risques

La prévalence des relations sexuelles consensuelles (orales, vaginales ou anales) chez les élèves du secondaire de 14 ans et plus est associée à certains comportements à risque, comme le tabagisme, et à différents indicateurs sur la consommation d’alcool ou de drogue.


Quelques chiffres

— 70 % des jeunes du secondaire ne font pas suffisamment d'activité physique

— 67 % des jeunes ne mangent pas le nombre minimum de portions de fruits et de légumes recommandées

— 32 % des jeunes du secondaire n'ont pas utilisé de condom lors de leur dernière relation sexuelle

— 25 % des élèves du secondaire ont déjà consommé du cannabis

— 21 % des élèves ont un surplus de poids

— 11 % sont fumeurs





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mercredi 17 octobre 2012

France — Rentrée scolaire des écoles indépendantes

Sur Phare FM, radio protestante, le journaliste Paul Ohlott interroge la directrice générale de la Fondation pour l’école sur l’actualité des écoles indépendantes en cette rentrée 2012.  L’occasion de faire un point sur ces 35 nouvelles écoles qui viennent d’ouvrir et sur le processus de création d’école. Qui les souhaite ? Qui s’y oppose ? Une bonne approche de la question en quelques minutes seulement.
 




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mardi 16 octobre 2012

Grande Noirceur — Non, l'Église n'était pas de connivence avec le gouvernement et les élites

Dans un reportage radio-canadien assez schématique sur la Révolution tranquille et le concile Vatican II, la chaîne d'État avait affirmé que « l'Église est de connivence avec le gouvernement et les élites pour garder la population dans l'ignorance ». Voyons ce qu'il en était en général des relations entre l'Église catholique, l'État québécois et ses élites. Quelle était vraiment l'emprise de cette Église catholique romaine ? On trouvera ci-dessous un texte de Vincent Geloso sur le sujet, une adaptation d'une section de son livre Le grand rattrapage et le déclin tranquille – Une histoire économique et sociale du Québec depuis 1900, à paraître aux Éditions Accent Grave.

LES COMPORTEMENTS SOCIAUX DES QUÉBÉCOIS ET L'EMPRISE DE L'ÉGLISE ENTRE 1945 ET 1960*

L'affirmation la plus souvent répétée pour décrire la période de la « Grande Noirceur » (1945 à 1960) consiste à souligner l'emprise de l'Église catholique dans la vie sociale et économique du Québec. Il est vrai que les catholiques francophones du Québec étaient généralement très pieux et que l'Église était une force sociale avec une influence considérable. Néanmoins, il faut se poser deux questions qui sont souvent évacuées du débat, sciemment ou non: est-ce que la religiosité des Québécois était « anormale » et est-ce que l'Église imposait des lois et sa volonté en dépit des volontés individuelles ?

Au cours des années 1940 et 1950, les États-Unis étaient une société toute aussi croyante que le Québec. En fait, la myriade de croyances différentes attisait encore les feux politiques. Il suffit de penser à John F. Kennedy qui, lors de l'élection présidentielle de 1960, dût défendre ses origines irlandaises et sa foi catholique. Aux Pays-Bas, en Allemagne, en Suède, en Norvège et en Italie, les partis politiques majeurs de la droite portaient l'étiquette de « démocrates chrétiens » et plusieurs partis de gauche défendaient la « social-démocratie chrétienne ». En 1960, la constitution de l'Irlande était explicitement religieuse et incluait de nombreuses dispositions liant l'État et l'Église catholique. En Suède, les membres du clergé luthérien étaient (et ils le sont toujours) rémunérés par l'État(1). En Grande-Bretagne, les évêques siégeaient (et siègent toujours) à la Chambre des Lords. Plusieurs postes religieux, dont le tout-puissant évêque de Cantorbéry, sont comblés par recommandation du premier ministre britannique assujetti à l'approbation du monarque. Il serait donc malhonnête de considérer le Québec comme une société « attardée » sur la base de la religiosité de ses habitants.

Quant à la seconde question, il est possible de trouver des cas où l'Église était d'accord avec les actions du gouvernement. Mais l'Église au Québec a été longtemps en concurrence avec l'État. Il est tout aussi possible de trouver des cas où des décisions furent prises en dépit de l'opposition de l'Église que de cas où elles l'ont été avec son assentiment. En fait, pendant le Grand Rattrapage de 1945-1960, l'Église était probablement à son point le plus éloignée de l'appareil étatique québécois depuis la rébellion des patriotes.

Duplessis fait poirauter Mgr Cabana...
(deux dernières minutes de la vidéo)
Au cours des années 1930 et 1940, l'Église s'était positionnée en opposition tant au capitalisme qu'au socialisme(2). Ainsi, lorsqu'elle appuyait le gouvernement contre la « menace communiste », l'Église s'opposait aussi aux mesures économiquement libérales du gouvernement. En gros, les politiciens québécois ont accepté le message de l'Église contre le socialisme mais ont ignoré sa critique du capitalisme(3). Les politiciens, tant libéraux qu'unionistes, se moquaient même souvent ouvertement de l'Église, comme la série Duplessis de Denys Arcand l'illustre lorsqu'un secrétaire de Duplessis ignore et méprise un archevêque que le premier faisait patienter délibérément depuis plusieurs heures [voir deux dernières minutes ici]. L'historien Conrad Black rapporte en long et large le mépris du premier ministre Maurice Duplessis à l'égard du clergé qui « mangeait dans sa main »(4).

C'est pour cela qu'il est difficile de trouver des cas de lois adoptées spécifiquement pour protéger le statut de l'Église. Certes l'Église était omniprésente en éducation et en santé, mais il était possible de voir l'ouverture d'hôpitaux laïques privés ou d'écoles non confessionnelles ou de confessions différentes. En somme, l'Église n'avait pas un monopole légal même si elle était virtuellement maîtresse parmi les différentes dénominations. En dépit de son influence sur les individus, elle était le résultat d'associations volontaires. Elle produisait un sentiment de communauté et de spiritualité que plusieurs individus jugeaient – somme toute – nécessaire pour la conduite de leurs vies. La pression sociale qu'elle exerçait était puissante, mais celle-ci ne devrait pas être confondue avec la coercition légale puisque rien n'empêchait quelques courageux de briser les normes et essayer de changer l'avis des autres. En effet, puisque l'Église était composée de membres volontairement consentants, il était tout à fait possible de transgresser la foi catholique, de la renier ou même de se convertir à une autre confession. La croissance économique et le changement radical des mœurs de vie qui vont survenir dans les années 1940 et 1950 vont d'ailleurs pousser des centaines de milliers de Québécois à faire de telles transgressions.

[Omise discussion sur la prospérité comme cause de la fin de l'importance de la religion et de la famille. Explication plausible, mais qui omet le poids de l'État-providence qui remplace famille et religion en mutualisant fortement les risques et qui, pour nous, accroît l'irresponsabilité individuelle.]

Les transgressions bien avant 1960

Si nous voulons mesurer l'influence de l'Église, il faut alors se poser la question à savoir si les individus « brisaient » et « transgressaient » les diktats de celle-ci alors qu'elle n'avait aucun moyen de recourir à l'État pour assurer son statut prédominant.

Après la guerre, on trouve déjà des traces importantes de transgressions chez les Québécois. Avec les vagues de mariage de l'avant-guerre pour éviter la conscription, on aurait pu s'attendre à une augmentation temporaire du taux de divorce après la guerre. Toutefois, le niveau de divorce reste stable jusqu'en 1960 à des niveaux alors inégalés dans l'histoire du Québec.




Source:
 Sans auteur, Bilan du siècle: Taux des divorces, Sherbrooke, Université de Sherbrooke, 2012. En ligne (page consultée le 14 mars 2012).

En même temps que les divorces augmentent, les mariages diminuent relativement à la population.  [...] En ce qui a trait au nombre d'enfants par famille, on remarque une baisse considérable de la fécondité en dépit des encouragements de l'Église et du baby-boom relativement à l'Ontario.


Source:
 Sans auteur, Nombre total de mariages au Québec, Université de Sherbrooke, 2012. En ligne (page consultée le 14 mars 2012); 

Source (population): Statistiques Canada, Tableau 051-0026: Estimations de la population, Ottawa, 2012.




Source (naissances):
 Robert Bourbeau, Base de Données sur la longévité canadienne, 2012. En ligne (page consultée le 19 juin 2012); 
Source (population):
 Statistiques Canada, Tableau 051-0026: Estimations de la population, Ottawa, 2012.


Selon l'historienne Danielle Gauvreau, en étudiant la fécondité des femmes, on peut voir si les couples avaient décidé de cesser d'écouter l'Église et de fonder plutôt leur famille selon leurs désirs individuels. À la lumière des statistiques, Gauvreau conclut – comme je le fais ici – que l'image du déclin de la fécondité qu'on associe à la Révolution tranquille précède celle-ci(10). En fait, elle affirme que cette croyance populaire « est inexacte en ce qu'elle occulte une portion non négligeable du déclin survenu avant les années 1960 et sans l'aide d'un moyen de contraception moderne comme la pilule ». Elle ajoute qu'elle est « en mesure de conclure que certains éléments de cette évolution constituent une réelle transgression de la morale chrétienne  »(11). [On notera, au passage, une confusion fréquente au Québec entre chrétienne et catholique.]

Encouragés par la croissance économique, ces comportements individuels démontrent le début d'une transgression chez les individus les plus susceptibles d'ignorer les commandements de l'Église. En fait, c'est à Montréal – la ville de loin la plus riche au Québec – qu'on remarque qu'à partir de 1948, entre 30 et 50 % des catholiques de l'île cessèrent d'aller à l'Église pour célébrer la messe(12). Dans le diocèse de Saint-Jean, 38 % des catholiques cessèrent d'aller à la messe dominicale au cours des années 1950(13). Une étude conduite en novembre 1958 dans trois villes de tailles différentes démontre que 32 % des habitants n'étaient pas à la messe le dimanche(14). Notons que ces proportions signifient que les Québécois célébraient la messe dans une proportion égale ou inférieure aux catholiques américains(15).

Même les congrégations religieuses semblent incapables de recruter adéquatement relativement à la population croissante du Québec. Entre 1941 et 1961, pour la première fois depuis 1901, les communautés religieuses voient leurs effectifs diminuer relativement à la population du Québec. Même le nombre de membres du clergé relativement à la population a diminué. Ceci est corroboré dans la littérature qui discute des pressions causées au sein de l'Église par le manque d'effectifs(16). En fait, c'est justement cette perte d'influence qui effrite le pouvoir de l'Église dans les écoles puisque le manque de personnel force les administrateurs religieux à embaucher une proportion grandissante de professeurs et enseignants laïcs(17)




Source:
 Sans auteur, Communautés religieuses, Québec, Effectifs des communautés religieuses masculines de 1901 à 1969, Université de Sherbrooke, 2012.
En ligne (page consultée le 14 mars 2012) et Sans auteur, communautés religieuses, Québec, Effectifs des communautés religieuses féminines de 1901 à 1969 , Université de Sherbrooke, 2012. En ligne (page consultée le 14 mars 2012); et Source (population): Statistiques Canada, Tableau 051-0026.: Estimations de la population, Ottawa, 2012.



Source (clergé):
 Jean Hamelin, Histoire du Catholicisme québécois, Volume III, Tome 2: Le 20e siècle: de 1940 à nos jours, Montréal, Éditions Boréal, 1984, p. 163-164; Jean Hamelin et Nicole Gagnon, Histoire du Catholicisme québécois, Volume III:
Le XXe siècle, 1898 à 1940,
 Montréal, Éditions Boréal, 1984, p. 123. 
Source (population):
 Statistiques Canada, Tableau 051-0026: Estimations de la population, Ottawa, 2012.

Prenons ici la peine de se demander ce qu'aurait eu l'air le Québec aujourd'hui si ces tendances avaient continué librement (sans la Révolution tranquille). Est-ce que les Québécois auraient été tout aussi croyants qu'en 1960 ? Auraient-ils été moins croyants que maintenant ? Davantage?  Le déclin de l'emprise de l'Église sur la vie sociale du Québec aurait probablement pu se poursuivre sans le coup de grâce de la nationalisation des institutions religieuses en santé et en éducation. Par ailleurs, la sécularisation de secteurs comme l'éducation afin d'en moderniser le curriculum ne nécessitait pas du tout la nationalisation par l'État. Les États-Unis, une société où il y a beaucoup plus d'observance religieuse qu'au Québec, ont vécu une modernisation de l'éducation en grande partie dirigée par le choix des parents(18).

Le cas des États-Unis est très révélateur puisque la taille du clergé relativement à la population a chuté à partir de 1900 jusqu'à 1970 pour ensuite connaître un regain(19). Toutefois, la participation hebdomadaire aux activités religieuses au sein de toutes les confessions en 1995 était sensiblement inférieure à celle observée en 1960(20). En fait, elle a décliné entre 1960 et 1970 et s'est stabilisée aux environs de 40% par la suite. Chez les catholiques américains, la tendance est différente puisqu'elle a chuté de manière continue entre 1960 et 1997. Alors que la participation hebdomadaire dépassait les 70% chez les catholiques (un niveau similaire à celui du Québec) à l'aube des années 1960, elle se situait plutôt sensiblement en dessous du seuil des 50% à l'aube des années 2000(21)

[...]

Il y a une conclusion importante pour le Québec à tirer de tout cela: les réformes effectuées par l'État ne sont pas la cause du déclin des institutions religieuses, elles en sont plutôt le résultat. La véritable révolution tranquille s'est en fait produite au cours de la période de 1945 à 1960 et ce n'était pas qu'une révolution mais plutôt des millions de petites révolutions tranquilles qui se produisaient sur le plan individuel. Ce qui a suivi était tout simplement les fruits de ces révolutions.

Source Le Québécois libre 


1. Laurence Iannaccone, Roger Finke et Rodney Stark, « Deregulating Religion: The Economics of Church and State », Economic Inquiry, Vol. 35, 1997, p. 350-364.
2. Benoît Tessier, De quelle Grande Noirceur parlez-vous: Le Québec à l'époque de Duplessis, thèse de maîtrise, Département de science politique, Université d'Ottawa, 2000.
3. James Iain Gow, Histoire de l'administration publique québécoise, 1867-1970. Montréal, Presses de l'Université de Montréal, 1983, p. 297.
4. Conrad Black, Duplessis, Toronto, McClellan and Stewart, 1976, p. 665.
5. Robert Barro et Rachel McCleary, « Religion and Economic Growth across Countries », American Sociological Review, Vol. 68, No. 5, 2003, p. 760-781.
6. Gilles Paquet, « Duplessis et la croissance économique: une analyse exploratoire », dans Alain Gagnon et Michel Sarra-Bournet (eds), Duplessis: entre la Grande Noirceur et la société libérale, Montréal, Éditions Québec-Amérique, 1997, p. 212-213.
7. David Beito, From Mutual Aid to the Welfare State: Fraternal Socities and Social Services, 1890-1967, Chapel Hill, NC, North Carolina University Press, 2000.
8. Mark Pennington et John Meadowcroft, Rescuing Social Capital from Social Democracy, Londres, Institute of Economic Affairs, 2007, p. 52 (Mutual ownership and building societies)
9. Steven Horwitz, « The Function of the Family in the Great Society », Cambridge Journal of Economics, Vol. 29, No. 2, 2005, p. 669-684; Steven Horwitz, Markets, Maslow, and the Evolution of the Modern Family, document de travail, Saint-Lawrence NY, Department of Economics, Saint-Lawrence University, 2007.
10. Danielle Gauvreau et Diane Gervais, « Women, Priests and Physicians: Family Limitation in Quebec, 1940-1970 », Journal of Interdisciplinary History, Vol. 34, No. 2, 2003, pp. 293-314.
11. Danielle Gauvreau, « La transition de la fécondité au Québec: un exemple de transgression de la morale catholique », Études d'Histoire Religieuse, Vol. 70, 2004, pp. 23.
12. Martine Poulain, « L'art à l'époque de la ''grande noirceur'': le Refus global », Histoire Québec, Vol. 5, No. 3, 2000, p. 15.
13. Jean Hamelin, Histoire du Catholicisme québécois, Volume III, Tome 2: Le 20ème siècle: de 1940 à nos jours, Montréal, Éditions Boréal, 1984, p. 213.
14. Fernand Dumont et Gérald Fortin, « Un sondage de pratiques religieuses en milieu urbain », Recherches Sociographiques, Vol. 1, No. 4, 1960, p. 501-502.
15. Laurence Iannaccone, « Introduction to the Economics of Religion », Journal of Economic Literature, Vol. 36, septembre 1998, p. 1470.
16. Jean Hamelin, Histoire du Catholicisme québécois, Volume III, Tome 2: Le 20ème siècle: de 1940 à nos jours, Montréal, Éditions Boréal, 1984, p. 163-164.
17. Ibid, p. 164.
18. Susan Adler, « Education In America », The Freeman, 1993 (en ligne).
19. Ibid, p. 1469.
20. Ibid, p. 1470.
21. Ibid, p. 1470.






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lundi 15 octobre 2012

La proportion d'accidents vasculaires-cérébraux chez les moins de 55 ans est en hausse, alors qu'elle baisse chez les plus âgés

L'attaque cérébrale n'est plus l'apanage de la vieillesse: elle concerne de plus en plus de jeunes. C'est le constat alarmant d'une large étude américaine publiée le 10 octobre dans la revue Neurology. En dix ans, la proportion d'accidents vasculaires-cérébraux (AVC) dans la population du Kentucky (est des États-Unis) est ainsi passée de 12,9 à 18,6 % chez les 20-54 ans ; dans le même temps, l'âge moyen des AVC a légèrement rajeuni, passant de 71,2 à 69,2 ans. Parmi les facteurs explicatifs figurent une mauvaise hygiène de vie et la consommation de drogues.

« Une part de cette hausse est sans aucun doute liée à une meilleur détection des AVC grâce à la généralisation de l'IRM, même si cela ne peut être la seule explication », commente le professeur Mathieu Zuber, neurologue à l'hôpital Saint Joseph (Paris). Autre observation de l'équipe américaine, l'incidence croissante n'est pas due aux AVC hémorragiques, plus fréquents dans cette tranche d'âge, mais à la hausse significative des accidents coronariens, habituellement rencontrés chez les plus âgés. C'est pourquoi, sans mettre clairement en évidence les causes de cet accroissement des AVC, les auteurs de l'étude pointent du doigt le boom des facteurs de risque cardio-vasculaires chez les plus jeunes, en premier lieu le diabète et l'obésité.

La consommation de drogues est également évoquée. En effet en 2005, un peu plus de 20 % des patients âgés de 20-54 ans ayant eu un AVC pour la première fois consommaient de la drogue, par rapport à 2,2 % chez les plus de 55 ans.

Femmes jeunes: prudence!

« Cette étude est vraiment inquiétante car elle confirme les données publiées en mars dernier pour la France qui montrent que le taux d'AVC augmente chez les moins de 65 ans alors qu'il diminue chez les plus de 65 ans. Nous étions arrivés aux mêmes conclusions que celles de l'étude américaine en incriminant l'augmentation de l'obésité et du diabète mais aussi en posant la question des drogues illicites », explique au Figaro le professeur France Woimant, neurologue à l'hôpital Lariboisière à Paris. Pour la spécialiste, cette évolution est à surveiller de près. Car si la mortalité par AVC a nettement diminué, l'attaque cérébrale reste la première cause de handicap chez l'adulte. « Or, si ces chiffres se confirment, cela signifie une augmentation du nombre de jeunes dépendants », s'alarme-t-elle. Pour éviter d'en arriver là, une seule solution : maîtriser les facteurs de risques.

Les spécialistes mettent particulièrement en garde les femmes jeunes. « La combinaison migraine, tabac et pilule est explosive pour le cerveau », insiste Mathieu Zuber. Et à quelques jours de la journée mondiale de lutte contre les AVC, le président de la société française neurovasculaire, le Pr Thierry Moulin rappelle que l'hypertension artérielle demeure le principal facteur de risque maîtrisable. Réduire de deux points sa pression artérielle, c'est diminuer de 40 % son risque d'AVC.






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Le cannabis facilite le décrochage scolaire et le développement de la schizophrénie

Selon Alexandre Baratta, psychiatre et praticien hospitalier :

« Les répercussions de la consommation de cannabis sont nombreuses et polymorphes. Elles sont de type sanitaires avec des répercussions familiales (éclatement de la cellule) et sociales (isolement, absentéisme scolaire ou professionnel). En tant que psychiatre, j’insisterais surtout sur les effets neurotoxiques du cannabis. Les troubles psychiques les plus fréquents sont également les moins graves. S’ils ne rendent pas fous, ils favorisent largement les décrochages scolaires. Apathie, abrasion des capacités d’abstraction, ralentissement du traitement des informations, recrudescence d’angoisse, troubles du sommeil, voir véritable dépression. Autant de troubles de nature à entraver le développement scolaire harmonieux des adolescents. Lorsque la consommation s’emballe, peuvent se surajouter une problématique de dépendance physique. Un mythe bien ancré auprès des jeunes voudrait que ce ne soit pas possible avec le cannabis. Ce phénomène est certes moins fréquent qu’avec l’héroïne, mais il existe bel et bien. Sueurs, irritabilité, tremblements, insomnie massive lorsque l’adolescent interrompt brusquement les joints. Autant de symptômes observés chez de jeunes consommateurs surpris par l’importance des troubles.

Mais le risque représenté par le cannabis est représenté par la schizophrénie. Il est largement reconnu par la communauté médicale que le cannabis est le plus gros pourvoyeur d’entrée en schizophrénie. Véritable coupure à la réalité, cette maladie mentale n’a pas de traitement curatif à ce jour. Si des traitements symptomatiques existent (les anti-psychotiques), leur efficacité sous entend une prise régulière et au long cours, tout comme un diabétique doit réaliser une injection d’insuline quotidiennement. Cette maladie mentale se manifeste par un panel de signes cliniques associant entre autre: comportement bizarre, isolement autistique, intime conviction d’être l’objet de persécutions mystiques, ou encore hallucinations auditives : nous pourrions souhaiter mieux à des adolescents préparant l’épreuve du baccalauréat. Certaines voix s’élèvent et protestent : l’alcool qui est une substance elle aussi neurotoxique est entièrement légalisée. Alors, pourquoi autant de bruit autour du cannabis ? Cette question en rappelle une autre qui pourrait faire sourire : de quoi mieux vaut-il mourir ? De la peste ou de la tuberculose ? Question qui pourrait faire sourire si la situation n’était pas si grave.
 »

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Financement des écoles privées – Une affaire explosive

Chronique sensée de l'ancien ministre du PQ Joseph Facal dans le Journal de Montréal de ce jour :

Le débat sur le financement public des écoles privées refait périodiquement surface au Québec depuis un demi-siècle. La nouvelle ministre de l’Éducation a choisi de l’aborder sous deux angles liés entre eux. Elle se questionne d’abord sur la sélection que pratiqueraient les écoles privées : les fonds publics ne devraient-ils pas aller vers des services auxquels tous peuvent avoir accès ? Elle avance ensuite que le passage au réseau privé des meilleurs élèves concentre les élèves en difficulté dans un réseau public à bout de souffle.

Faits

Rappelons quelques faits têtus. D’abord, la sélection existe déjà dans le réseau public : écoles internationales, programmes sports-études, etc. Ensuite, la plupart des écoles privées ne sélectionnent pas : seules celles situées dans les régions densément peuplées le font. Il y a sélection là où la demande est supérieure à l’offre. Le réseau privé n’est pas non plus fermé à l’idée de faire plus pour les élèves en difficulté. Toutefois, les parents qui envoient leurs enfants à l’école privée au niveau secondaire le font parce qu’ils cherchent une éducation plus exigeante et mieux encadrée. Si l’école privée baissait de régime pour s’ajuster aux élèves en difficulté ou si ces derniers échouaient massivement parce qu’ils ne peuvent suivre le rythme, tout le monde serait perdant. Il faudrait être particulièrement imaginatif pour accueillir sans diluer. À mon avis, c’est l’intégration massive des élèves en difficulté dans les classes régulières du réseau public qui fut une erreur. L’intention était généreuse : ne pas stigmatiser un élève plus lent en le mettant à part. Déployée à grande échelle, l’expérience a clairement échoué.

Avantageux ?

De vieilles objections attendent aussi qu’on leur réponde. La fin ou une forte réduction du financement étatique du réseau privé ramènerait vers le réseau public des dizaines de milliers d’élèves. Leur éducation, financée présentement à 60 % par les fonds publics, serait dorénavant financée à 100 % par l’État. Sauverait-on de l’argent ? Non. Aurait-on plus de ressources pour les élèves en difficulté ? Rien n’est moins sûr. Où logerait-on cet afflux massif de nouveaux élèves ? Mystère et boule de gomme. Justement parce qu’elle est financée par les fonds publics, l’école privée québécoise est accessible à la classe moyenne. Y envoyer son enfant coûte, par année, la différence entre apporter son lunch au bureau plutôt que de manger au restaurant trois midis par semaine. Tous les parents n’ont pas les mêmes priorités. Voyez le fabuleux paradoxe : faite au nom de l’anti-élitisme, l’abolition du financement public ferait des écoles privées qui survivraient le refuge d’une super élite de l’argent et non d’une élite du mérite scolaire. Quel message dévastateur on enverrait ! La popularité de l’école privée n’est pas la cause des difficultés du réseau public. Elle en est la conséquence. Cette question très émotive a le potentiel pour devenir une véritable bombe nucléaire.





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Soutenir davantage l’école privée et la diversité scolaire plutôt que menacer les parents

Nous avons reçu ce  communiqué de la Coalition pour la liberté en éducation (CLÉ).


Soutenir davantage l’école privée et la diversité scolaire plutôt que menacer les parents

MONTRÉAL, le 15 oct. 2012 – La Coalition pour la liberté en éducation (CLÉ) tient à réagir à la déclaration de la ministre de l’Éducation, Mme Marie Malavoy, sur la fin du financement gouvernemental des écoles privées du Québec qui sélectionnent leurs élèves. La CLÉ s’inscrit en faux contre ces menaces alors que l’école privée remplit une fonction primordiale, de manière efficace et de façon économique.
Pour la CLÉ, le gouvernement est garant de l'accès pour tous à une éducation qui correspond aux choix des parents et des élèves, que ce soit dans les écoles privées ou dans un réseau public qui devrait gagner en autonomie. Il n’est pas productif de menacer de la sorte les parents qui ont à cœur l’éducation de leurs enfants. La CLÉ en appelle à un dialogue constructif et à renforcer la diversité et la concurrence scolaire.
Cette diversité doit exister tant dans l’administration des écoles que dans l’offre de programmes. Un sondage Léger-Marketing tenu du 27 au 29 février 2012 indiquait que 54 % des Québécois désirent que les écoles bénéficient d’une plus grande liberté dans le choix des programmes qu'elles enseignent et dans la façon de les enseigner.
La CLÉ regrette la philosophie égalitariste qui inspire la ministre de l’Éducation dont l'issue pourrait être un ‘nivellement par le bas’. Le Québec a besoin d’écoles d’excellence. Cette excellence peut s’exprimer dans de nombreux domaines scolaires : sportif, artistique, technique ou académique.
Pour le secrétaire de la CLÉ, Patrick Andries, « la meilleure manière d’éviter que l’école privée ne devienne la chasse gardée des plus nantis est d’en faciliter l’accès pour tous. L'État doit faciliter cet accès et ne pas l'entraver. » Or, comme l’indiquaient l’économiste Jean-Luc Migué et le professeur Richard Marceau dans leur ouvrage Le Monopole public de l'Éducation, les règles et restrictions imposées à l'école privée par le gouvernement du Québec sont en grande partie responsables de la sélection pratiquée par l’école privée. 
La Coalition pour la liberté en éducation préconise une plus grande diversité de l'offre scolaire et la remise de l’argent du financement entre les mains des parents (bons scolaires), ou de leur accorder des crédits d'impôts, d’accroître la liberté dans les programmes et de soutenir toutes les écoles (privées comme publiques) qui accueillent des élèves en difficulté ou à risques.

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Pour information :         Richard DÉCARIE, porte-parole
                                    Cel. : 514-701-7254
                                    Coalition-CLE.org






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