lundi 15 octobre 2012

Soutenir davantage l’école privée et la diversité scolaire plutôt que menacer les parents

Nous avons reçu ce  communiqué de la Coalition pour la liberté en éducation (CLÉ).


Soutenir davantage l’école privée et la diversité scolaire plutôt que menacer les parents

MONTRÉAL, le 15 oct. 2012 – La Coalition pour la liberté en éducation (CLÉ) tient à réagir à la déclaration de la ministre de l’Éducation, Mme Marie Malavoy, sur la fin du financement gouvernemental des écoles privées du Québec qui sélectionnent leurs élèves. La CLÉ s’inscrit en faux contre ces menaces alors que l’école privée remplit une fonction primordiale, de manière efficace et de façon économique.
Pour la CLÉ, le gouvernement est garant de l'accès pour tous à une éducation qui correspond aux choix des parents et des élèves, que ce soit dans les écoles privées ou dans un réseau public qui devrait gagner en autonomie. Il n’est pas productif de menacer de la sorte les parents qui ont à cœur l’éducation de leurs enfants. La CLÉ en appelle à un dialogue constructif et à renforcer la diversité et la concurrence scolaire.
Cette diversité doit exister tant dans l’administration des écoles que dans l’offre de programmes. Un sondage Léger-Marketing tenu du 27 au 29 février 2012 indiquait que 54 % des Québécois désirent que les écoles bénéficient d’une plus grande liberté dans le choix des programmes qu'elles enseignent et dans la façon de les enseigner.
La CLÉ regrette la philosophie égalitariste qui inspire la ministre de l’Éducation dont l'issue pourrait être un ‘nivellement par le bas’. Le Québec a besoin d’écoles d’excellence. Cette excellence peut s’exprimer dans de nombreux domaines scolaires : sportif, artistique, technique ou académique.
Pour le secrétaire de la CLÉ, Patrick Andries, « la meilleure manière d’éviter que l’école privée ne devienne la chasse gardée des plus nantis est d’en faciliter l’accès pour tous. L'État doit faciliter cet accès et ne pas l'entraver. » Or, comme l’indiquaient l’économiste Jean-Luc Migué et le professeur Richard Marceau dans leur ouvrage Le Monopole public de l'Éducation, les règles et restrictions imposées à l'école privée par le gouvernement du Québec sont en grande partie responsables de la sélection pratiquée par l’école privée. 
La Coalition pour la liberté en éducation préconise une plus grande diversité de l'offre scolaire et la remise de l’argent du financement entre les mains des parents (bons scolaires), ou de leur accorder des crédits d'impôts, d’accroître la liberté dans les programmes et de soutenir toutes les écoles (privées comme publiques) qui accueillent des élèves en difficulté ou à risques.

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Pour information :         Richard DÉCARIE, porte-parole
                                    Cel. : 514-701-7254
                                    Coalition-CLE.org






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2 commentaires:

Remi DAILLET a dit…

Il y a comme un combat traditionnel du politique contre les libertés qui fascine. Les gouvernements, et c'est le cas en France aussi depuis des décennies, détricotent progressivement les libertés publiques, mais aussi la créativité, l'engagement, la prise de risque, l'initiative des parents et des professionnels dont les résultats sont les meilleurs, dans une logique qui s'explique: le système ne veut pas qu'une élite privée atteigne à un niveau d'indépendance et de conscience. Nos jeunes issus d'écoles plus compétentes arrivent sur le marché du travail et prennent des responsabilités, ce qui est une menace. Il faut se demander et creuser la question de savoir si ces airs officiels que se donnent les gouvernements à ce sujet ne cachent pas en réalité une démarche anticonstitutionnelle et politique de l'ordre de l'atteinte aux droits fondamentaux. De toute façon tout recours en ce sens mettra ces projets entre parenthèses.

Remi DAILLET a dit…

Il y a comme un combat traditionnel du politique contre les libertés qui fascine. Les gouvernements, et c'est le cas en France aussi depuis des décennies, détricotent progressivement les libertés publiques, mais aussi la créativité, l'engagement, la prise de risque, l'initiative des parents et des professionnels dont les résultats sont les meilleurs, dans une logique qui s'explique: le système ne veut pas qu'une élite privée atteigne à un niveau d'indépendance et de conscience. Nos jeunes issus d'écoles plus compétentes arrivent sur le marché du travail et prennent des responsabilités, ce qui est une menace. Il faut se demander et creuser la question de savoir si ces airs officiels que se donnent les gouvernements à ce sujet ne cachent pas en réalité une démarche anticonstitutionnelle et politique de l'ordre de l'atteinte aux droits fondamentaux. De toute façon tout recours en ce sens mettra ces projets entre parenthèses.