samedi 25 février 2017

Conférence à Montréal sur l'impératrice Zita qui vécut 8 ans au Québec (10 mars à 19 h 30)


L'essayiste, historien et journaliste au Figaro de Paris donnera une conférence le vendredi 10 mars à 19 h 30 à Montréal sur le couple impérial Charles et Zita d'Autriche-Hongrie.

La dernière impératrice d'Autriche, Zita, de son nom de naissance Zite princesse de Bourbon-Parme, une francophone de naissance, a vécu en exil au Canada une dizaine d'années, dont huit à Sillery, Québec. Son fils, Otto de Habsbourg, est mort il y a quelques années.


Monsieur Sévillia pourra autographier ses livres qui seront disponibles


L'impératrice Zita et ses enfants


Vendredi, le 10 mars à 19h30

Grand Séminaire de Montréal

2065, rue Sherbrooke ouest, Montréal

Entrée gratuite et stationnement gratuit

Pour vous inscrire 514 925 0005

Voir aussi

Zita dernière impératrice d'Autriche au Québec, conférence de son petit-fils S.A.I.R. l'archiduc Rudolf



jeudi 23 février 2017

23 février 1455 - Première impression de la bible de Gutenberg

La tradition veut que le 23 février 1455 Johannes Gutenberg parvient à imprimer en série le premier livre en Europe avec des caractères mobiles de métal : la bible de Gutenberg. Il reste aujourd’hui moins de 40 exemplaires de cette bible.

Après plusieurs années de recherche et de travaux, Gutenberg parvient à mettre au point un système lui permettant d’imprimer en série. La bible de Gutenberg se compose alors de pages comportant chacune 42 lignes.

La technique d’impression utilisée par Gutenberg repose sur deux principes qui n’étaient pas en soi nouveaux dans l’histoire de l’humanité :

– impression à partir d’une forme à l’image inversée (c’était déjà le cas de la xylographie) ;

– utilisation de caractères réutilisables (c’était une technique déjà utilisée en Extrême-Orient).

Mais trois innovations au moins ont vu le jour dans la mise en œuvre de ces principes, avec la définition d’un processus d’impression tel qu’il se répandra rapidement dans toute l’Europe, puis à la faveur de l’expansionnisme européen, dans tout le monde :

– la technique de fabrication en série des caractères : Gutenberg a inventé pour cela un moule manuel qui permet une production en série de caractères et conçu un alliage déterminé constitué de plomb, d’étain et d’antimoine ;

– la technique de préparation des formes imprimantes, de la casse au composteur, du composteur à la galée et de la galée au marbre ;

– la technique d’impression avec l’utilisation d’une presse à vis.

Ces innovations n'auraient pas vu le jour sans un contexte économique favorable dont on peut esquisser quelques aspects :

– le développement de la métallurgie (Gutenberg, comme d'autres imprimeurs, était lui-même issu d'un milieu d'orfèvres) ;

– le développement de la technique de fabrication du papier, sans lequel l'impression de centaines d'ouvrages n'aurait pas été possible (le parchemin n'aurait pas pu y suffire) ;

– le développement d'un réseau de banquiers susceptibles d'assurer les financements nécessaires pour la production en masse de livres.[Cf. « l’éthique capitaliste/bancaire protestante » était déjà très largement pratiqué par les catholiques au Moyen Âge. ]

Zemmour sur Bock-Côté : l'avenir de l'Occident visible dès maintenant au Québec

Recension du dernier ouvrage de Mathieu Bock-Côté, Le Nouveau Régime, par Éric Zemmour dans Le Figaro.

Quand j’étais enfant, je croyais que tous les Ca­nadiens français étaient bûcherons ou chanteurs. Depuis lors, les bûcherons ont appris à dissi­muler leurs mains calleuses dans les poches de leurs costumes Armani et les chanteurs à textes pour un concert à Bobino sont devenus des chanteuses pour beuglants de Las Vegas. Les paysans français de Louis XV sont désormais citoyens du monde. Ils ont troqué la religion catholique pour celle des droits de l’homme. Le Premier ministre canadien, le sémillant Justin Trudeau, est l’incarnation du destin qu’on leur réserve — le destin qu’on nous réserve : ses ancêtres sont français, mais il prononce son prénom à l’anglaise. En 2014, le Québec a voté une loi autorisant le suicide assisté. Une Pakistanaise en octobre 2015 a prêté serment en niqab avec l’accord des tribunaux. La commission scolaire de Montréal a supprimé les réfé­rences aux mots « père » et « mère ». Le Parti libéral a débattu de la reconnaissance possible d’un troisième sexe.

Le destin du Québec montre comment l’immigration peut être un instrument redoutablement efficace pour détruire l’identité d’un peuple. En 1970, le leader québécois indépendantiste, René Léves­que, avait fait scandale en déclarant : « On s’est donné un ministère de l’immi­gration. L’autre à Ottawa, pour lequel on paye, il a le droit de continuer à nous noyer, c’est lui qui a le pouvoir. Mais on en a un au Québec pour enregistrer la noyade. » René Lévesque avait tout compris. Le Québec ne pourra plus jamais voter en faveur de son indépendance, car les Canadiens français ne sont plus seuls sur leur terre. Certains parlent de « groupe démographique majoritaire » pour les désigner et le français est langue facultative à Montréal. Là où l’on criait naguère « Vive le Québec libre », des policières règlent la circulation en voile islamique.

Le Canada est le pays dont rêvent nos élites, de Juppé à Macron, d’Attali à Ber­ger. Le Québec était notre passé oublié ; il est devenu notre avenir annoncé. L’avion qui transporte les passagers de Montréal à Paris est aussi machine à remonter le temps.

Avec sa culture classique, sa passion pour l’histoire et la politique, son libéralisme aronien, son amour de la France en particulier et des nations en général, Ma­thieu Bock-Côté incarne « l’infâme réac » au Québec tandis qu’a Paris il devient Cassandre nous décrivant la prochaine catastrophe qui nous tombera dessus. Cassandre, mais rond, jovial, sympathi­que, chaleureux. Cassandre qui a troqué l’incantation prophétique pour l’analyse subtile de l’idéologie dominante, ses non-dits et sa tyrannie. Tout y passe : le « multiculturalisme de droit divin », la théorie du genre qui n’existe pas tout en existant, la prétendue « fin des idéolo­gies », le suicide assisté transformé en droit de l’homme, etc.

Le style de notre auteur est comparable à une vague qui frappe inlassablement la roche pour mieux l’user et l’éroder. Il abuse des adverbes, ose un « vastement », et met des « conséquemment » à toutes les sauces qui perdent de leur charme à l’écrit, lorsqu’ils ne sont plus enrobés dans le papier chatoyant de l’accent qué­bécois. Il excelle à la fin de ses raisonnements, quand il lâche enfin ses coups : « La référence au populisme a ceci d’intéressant qu’elle réintroduit, en la dia­bolisant, le peuple dans la démocratie... La nouvelle vocation messianique de la civili­sation occidentale : s’extraire elle-même de son histoire, pour permettre l’avène­ment de l’humanité mondialisée... Dès lors qu’on ne définit plus la nation comme une réalité historique, mais comme une communauté de valeurs, on tombe dans ce piè­ge qui la condamne à l ’impuissance parce qu’elle ne parvient plus à expliciter son identité... »

Tout en ressort concassé, démantibulé : Bock-Côté déconstruit avec efficacité les déconstructeurs. Il le fait à sa manière, ja­mais de front, tou­jours de biais. Il concède avant de rejeter. On a l’impression qu’il a besoin de s’échauffer avant de frapper. Comme s’il avait malgré lui inté­riorisé les interdits du politiquement cor­rect, et qu’il devait les endosser avant de s’en débarrasser. Donner des gages pour pouvoir être audible dans un univers in­tellectuellement cadenassé [Note du carnet : Zemmour a bien compris le Québec-qui-pense-avec-les-sous-du-contribuable : cadenassé, étriqué, peu original et incestueux]. Ainsi. dit-il, « l’islam n’est pas l’islamisme », avant de traiter le voile islamique ou le burkini de « formes d’exhibitionnisme identitaire ».

Une seule vache sacrée de l’époque échappe à sa verve iconoclaste : le féminisme. Ce qu’il appelle avec enthousias­me « l’émancipation féminine ». Notre auteur, soudain désarmé, semble avoir oublié ses lectures et ses repères. Lui qui a critiqué sévèrement le « contractualis­me » forcené de notre temps oublie que le féminisme en est, selon Christopher Lasch, un des plus flamboyants. Il se mo­que de la théorie du genre et de son por­te-voix le plus célèbre, Judith Butler, mais il ne voit pas — ou ne veut pas voir — que Judith Butler est tout entière dans Simone de Beauvoir, comme Staline est tout entier dans Lénine. La théorie du genre est une interprétation pédantesque à prétention scientifique de sa phrase célèbre : « On ne naît pas femme, on le de­vient. » La rupture du lien entre la féminité et la maternité, dénoncée aujour­d’hui par notre auteur est revendiquée par Simone de Beauvoir. « Selon la théorie du genre, tout homme est un violeur bar­bare en puissance », se plaint Bock-Côté ; mais c’étaient déjà la vision et le slogan des féministes des années 1970.

Tous les adversaires de notre auteur aujourd’hui furent hier les alliés privilé­giés des féministes : alliance politique en­tre Beauvoir (et Sartre) et le FLN dans les années 1950 ; alliance tactique des mou­vements féministes et gays contre l’hom­me blanc hétérosexuel dans les années 1970 ; alliance idéologique et universitaire entre féministes et déconstructeurs à la Foucault ou à la Bourdieu dans les an­nées 1980.

Notre auteur devient alors passionnant à double titre, dans ce qu’il dénonce, mais aussi dans ce qu’il ne dénonce pas. Com­me une borne générationnelle de ce que même un tempérament rebelle, un esprit subtil et iconoclaste ne veut et ne peut remettre en cause de l’héritage légué par le progressisme des quarante dernières années

Le Nouveau Régime
par Mathieu Bock-Côté
publié chez Boréal
dans les « Papiers collés »
en 2017
à Montréal
314 pages
29,95 $





Voici la fin de la recension de David Leroux du même livre qui aborde la critique de Zemmour sur l’oubli par Bock-Côté d’une vache sacrée : le féminisme (triomphant au Québec tant à l’école, les médias de plus en plus féminisés ou dans l’orientation des politiques prétendûment familiales) :

On pourrait reprocher à Bock-Côté, comme l’a fait Eric Zemmour, de ne pas aller au bout de sa pensée en restant trop attaché au libéralisme. La critique, d’un point de vue strictement idéologique, est tout à fait légitime. Il faut cependant différencier l’espace politique français de l’espace québécois. Dans ce dernier, beaucoup plus étouffant que l’espace français du point de vue des idées, Bock-Côté libère une parole conservatrice culturelle essentielle à la santé intellectuelle de la nation. Il éveille nombre de jeunes patriotes qui, autrement, se désintéresseraient de la chose politique par dédain naturel pour l’asepsie intellectuelle proposée par l’ordre actuel des choses. Ce livre, de ce point de vue, est une libération de plus pour la pensée québécoise et, en ce sens, même si l’on comprendra et approuvera même la critique zemmourienne, on ne l’importera pas au contexte québécois.

L’ouvrage, par ailleurs parsemé de références à des livres qu’on aura envie de courir se procurer, se termine en effet sur quelques hommages magnifiques à des écrivains et penseurs de la dissidence s’inscrivant en faux des dogmes berçant notre étrange époque tels que Raymond Aron, Chantal Delsol, Michel Houellebecq, Julien Freund et Éric Zemmour et sur un touchant éloge de l’amitié. On fermera le livre un sourire aux lèvres. On aura envie de continuer à réfléchir avec tous ces auteurs édifiants, d’étoffer notre bibliothèque de leurs œuvres, puis de partager nos lectures avec nos amis autour d’un repas rabelaisien, occupés que nous serons à tenter de conserver la beauté du monde de nos parents, « qui ne méritait pas qu’on en dise tant de mal. »

Voir aussi

Effet de l’école québécoise sur le sentiment nationaliste des jeunes ?

Le Québec tolérant à l’œuvre : Mathieu Bock-Côté entarté (m. à j. vidéo)

mercredi 22 février 2017

Pétition pour amender le nouveau programme québécois d'éducation à la sexualité

Une association de parents inquiets du nouveau programme obligatoire (et unique) du gouvernement québécois a lancé une pétition en ligne après avoir rassemblé plus de 3000 signatures sur des formulaires papier.



Pour signer la pétition, allez ici.
Pétition pour amender le nouveau programme québécois d’éducation à la sexualité
ATTENDU QUE le Gouvernement du Québec compte introduire, en Septembre 2017, un nouveau programme d’éducation à la sexualité, à caractère explicite et obligatoire, débutant dès la maternelle et ce, sans possibilité de droit de retrait de l’élève;
ATTENDU QUE ce programme ne s’inscrira pas à l’intérieur d’un cours spécifique, mais sera intégré dans la grille horaire des matières déjà existantes;
ATTENDU QUE ce programme est silencieux quant à la méthode d’enseignement à utiliser, permettant à quiconque de l’enseigner, en fonction de leurs interprétations personnelles, opinions subjectives, et choix de techniques « innovatrices »;
ATTENDU QUE ce programme est ni neutre ni impartial, et qu’il porte atteinte aux droits des parents à fournir à leurs enfants une éducation sexuelle compatible avec leurs valeurs familiales, croyances et mœurs;
ATTENDU QUE ce programme fait la promotion de l’ « exploration de nouvelles valeurs et normes en matière de sexualité, au-delà de celles de la famille » (Apprentissages en éducation à la sexualité au secondaire, page 3);
ATTENDU QUE ce programme ne fournit aucune flexibilité permettant de s’adapter aux besoins ou au développement propre à chaque enfant;
ATTENDU QUE ce programme fait présentement l’objet d’un projet pilote dans des écoles situées principalement en dehors de la région de Montréal, représentant ainsi inadéquatement la diversité culturelle et religieuse de la société québécoise;
Pour ces motifs, NOUS, soussignés, demandons au gouvernement du Québec ainsi qu’au Ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport, de retarder l’implantation du nouveau programme d’éducation à la sexualité et d’y apporter les amendements suivants;
1) Réviser le contenu du programme afin d’y refléter la diversité des valeurs, croyances, cultures, et religions de la société québécoise pluraliste;
2) Introduire l’éducation à la sexualité à l’intérieur d’un cours spécifique, inscrit dans une plage horaire définie, et qui n’affecterait d’aucune façon le temps alloué à l’enseignement des autres matières;
3) Exiger que les personnes appelées à enseigner le contenu du programme soient des professionnels certifiés en la matière;
4) Informer les parents par écrit, avant qu'un tel cours soit donné, du contenu et thèmes d'apprentissage, en spécifiant la date et l’heure auxquels ils seront enseignés, par qui, où, utilisant quels matériel et outils pédagogiques, et permettre l’accès aux parents à ce matériel et outils pédagogiques;
5) Permettre aux parents d’exercer le droit de retrait de leur enfant pour le cours, ou pour l’un de ses thèmes, par simple avis écrit, et ce sans devoir justifier quelconque motif ou rencontrer quelconque critère, tel droit existant dans d’autres juridictions canadiennes et américaines, et prévoir un cheminement ou une activité alternative pour cet élève;  
(Références:
Voir aussi

Éducation à la sexualité : pourquoi aucune école pilote dans la ville de Montréal ?

Québec — Le nouveau programme d’éducation sexuelle prônerait l’exploration sexuelle...?

L'éducation à la sexualité imposée à la maternelle

Projet pilote d'éducation sexuelle : aucune exemption du cours ne sera tolérée

Pape condamne les écoles qui enseignent qu'on peut choisir de devenir homme ou femme

Malgré l’éducation sexuelle, recrudescence des maladies vénériennes en Suède

« L’éducation sexuelle : une autre intrusion de l’État »

Enfants élevés par des couples homos deux fois plus susceptibles d'être déprimés et obèses

Étude suédoise : les « mariés » de même sexe sont trois fois plus susceptibles de commettre un suicide

France — Un nouveau modèle d'école basé sur la tradition

Poignée de main, vouvoiement des élèves et regard dans les yeux, dans cette école élémentaire de Mantes-la-Jolie (Yvelines), la discipline s'applique avant même de pénétrer dans la cour. Quelques rituels bien ancrés puis les élèves les plus méritants vont hisser les drapeaux français et européens avant d'entonner une Marseillaise à pleins poumons.

Un financement issu du mécénat

Il faut afficher ses attachements aux symboles et c'est la même chose dans les classes. Les garçons portent un uniforme vert et les filles un uniforme bordeaux. Ouverte en septembre dernier, cette école élémentaire fait partie des huit établissements du réseau Espérance banlieues financées par du mécénat. Des écoles privées hors contrat qui visent à redonner confiance aux élèves en difficulté. Les détracteurs de ces nouvelles écoles y voient le retour d'un enseignement archaïque. Ces écoles ne sont pas tenues de suivre le programme gouvernemental ni les méthodes pédagogiques imposées par le gouvernement. Elles ont aussi une grande liberté de recrutement du personnel enseignant (d'où la présence de cette jeune institutrice l'année précédente encore dans la finance). Ces libertés en éducation n'existe pas au Québec.

Résultats équivalents à l'école publique

Le reportage de France 2 affirme que les écoles de ce réseau obtiennent des résultats similaires à ceux d'une école publique secondaire (« collège » en France) locale. Le reportage ne dit rien sur la progression de ces élèves et si ceux évalués au collège étaient, comme il le semble dans le reportage pour cette école primaire, des élèves difficiles ou peu studieux auparavant.



Nouvelle offensive de la Manif pour tous sur l'éducation sexuelle

Le site onsexprime.fr est dans le collimateur de la Manif pour tous.

Le collectif d'associations s'inquiète d'un site, placé sous la tutelle du ministère de la Santé, qui répond aux questions que se posent les adolescents sur l'amour, la sexualité, la contraception, l'avortement, etc.

La Manif pour tous vient de lancer, lundi 20 février, un site d'alerte sur l'éducation à la sexualité. «En quoi consiste l'éducation sexuelle? Vers quels livres et sites internet sont renvoyés les élèves? À quel âge commence la sensibilisation des enfants à la sexualité?», indique en préambule le site ecoleetsexe.fr qui affirme publier des «directives officielles et des supports mis à disposition des élèves pour faire leur éducation sexuelle». Il s'agit d'un «site d'alerte et d'information vis-à-vis des parents». Après avoir longtemps bataillé contre le programme «ABCD» de l'égalité du ministère de l'Éducation nationale et sur les questions de genre, les quatre créateurs du site, tous proches de la Manif pour tous, s'attaquent particulièrement à onsexprime.fr.

Cette plate-forme créée en 2009 et remaniée en 2012 par l'INPES (Institut national de prévention et d'éducation pour la santé), placé sous la tutelle du ministère de la Santé, est présentée par les pouvoirs publics comme «la plus complète en matière d'éducation à la sexualité» s'inscrivant au-delà d'une approche santé, comme en attestent les rubriques: Sexe anatomy / Premières fois / Sexe & Santé /Plaisir / Sexe & Sentiments / Sexe & Égalité. Le site est censé répondre «de manière claire et simple» aux questions que se posent les adolescents sur l'amour, la sexualité, la contraception, l'avortement, les infections sexuellement transmissibles (IST), le Sida et les préservatifs.


Esther Pivet, toujours très vigilante sur les questions liées au genre via son site Vigigender et Ludovine de la Rochère, présidente de la Manif pour tous, estiment que ce site «trop technique» ne «parle pas d'amour»: «On y lit une vision de la sexualité technique, hygiéniste, mécanique. On met le corps d'un côté, le cœur de l'autre», juge Esther Pivet. Toutes deux s'indignent du luxe de détails descriptifs et techniques concernant différentes positions sexuelles: levrette, bateau ivre, cunnilingus, 69. Esther Pivet ne voit pas non plus l'utilité de représenter des actions sexuelles par des figurines en papier ou des fruits et légumes: «La sexualité est belle. Ici, on la réduit à des recettes de cuisine. Pourquoi ces représentations? Ma génération s'est passée de dessins. Après tout, c'est naturel!» Pour Ludovine de la Rochère «ce site surinforme. Il va bien au-delà des questions des adolescents. On entend parler de digue dentaire, tribaldisme. Ne peut-on pas garder un peu de mystère? On est uniquement dans la fonctionnalité du corps».

Source : Le Figaro

samedi 18 février 2017

Baisse inquiétante du QI en Occident, selon plusieurs études



Url de la vidéo, si elle ne s’affiche pas ci-dessus.

C’est un phénomène inquiétant. Depuis un siècle, le quotient intellectuel des sociétés occidentales avait tendance à toujours s’élever dans nos sociétés au fil des générations. Mais voici que plusieurs études récemment réalisées montrent un recul généralisé du QI moyen en Occident. Certains mettent en cause les pollutions chimiques, d’autres, notre monde hyper connecté. D’aucuns accusent l’éducation ou même l’afflux de populations peu formées du Tiers-Monde. Mais ces problèmes sont présents aussi en Asie et n’empêchent pas là-bas le QI moyen de progresser.

Le reportage de la télévision publique belge ci-dessus commence à la Faculté de psychologie de l’Université libre de Bruxelles. Laurence y réalise ce qu’on appelle un test de QI. Ces tests évaluent notre logique, notre raisonnement, notre rapidité d’action. En gros, nos facultés intellectuelles. Elles ne tiennent pas compte de notre socialisation ou encore de notre intelligence émotionnelle.

« Cerveaux Google »

Depuis la fin de la guerre jusque récemment, les tests de QI montraient que notre cerveau évoluait plutôt bien. Mais au tournant des années 2000, plusieurs études attestent un recul généralisé du QI moyen en Occident. Certains incriminent notre monde hyper connecté. Pour Axel Cleeremans, responsable du centre de recherche cognitive à l’ULB, ces technologies que sont internet et les iPhone ont pris une telle place dans notre environnement que notre mémoire s’externalise.

Les journalistes ont fait un test sur un campus universitaire. Tous les étudiants interrogés étaient bien en peine de leur citer un seul numéro de cellulaires de leurs proches. Tout est dans leur téléphone intelligent. Lorsque les journalistes leur demandent à quoi correspond la date de 1515, ils s’empressent de faire une recherche sur Google pour nous répondre enfin : « Bataille de Marignan ».

Sommes-nous devenus paresseux ? Pour Emmanuel De Becker, chef du service pédiatrie infantojuvénile à l’hôpital universitaire Saint-Luc, nous sollicitons simplement d’autres zones de notre cerveau. Le fait d’être devant un écran stimule certaines zones cérébrales et pas d’autres.

En fait, la « génération Google » a tellement intégré les nouvelles technologies que son cerveau s’est transformé. Son hippocampe, la zone de la mémoire s’est atrophiée alors que les lobes préfrontaux — les zones de la synthèse se sont développées.

Pour Emmanuel De Becker, les tests de QI devraient prendre en compte désormais ces transformations de notre environnement et mieux intégrer les nouvelles technologies. Mais comment expliquer, dans ce cas, les performances étonnantes réalisées en Asie alors qu’eux aussi sont hyperconnectés ? À Hong Kong et Singapour, le QI moyen est de 108, la Corée du Sud 106. Le premier pays européen à se hisser à la 5e place, c’est l’Italie avec 102.

Pour Laurent Alexandre, prospectiviste également à la tête d’une entreprise de haute technologie : « Les petits Singapouriens nous dépassent dans tous les domaines. Ce n’est pas qu’ils nous dépassent, ils nous écrasent. Probablement avons-nous renoncé à notre leadership technologique, éducatif et scientifique tel que nous l’avions il y a encore 50 ans. À l’inverse, en Asie, des sommes considérables sont investies dans l’enseignement [traditionnels et conservateurs, ajoutons-le]. »

Améliorer notre enseignement, c’est ce que prône ce spécialiste convaincu que c’est la manière d’intégrer le monde de demain. Un monde où nos jeunes devront rivaliser avec l’intelligence artificielle.

vendredi 17 février 2017

Colloque pour une guérison de la mémoire au Québec



L’Observatoire Justice et Paix est fier de vous convier à la deuxième édition de ses journées Guérison de la mémoire, qui aura lieu :

Samedi 11 mars 2017 à 9 h
Grande Bibliothèque de Montréal
475, boulevard De Maisonneuve Est
Montréal QC H2L 5C4
Métro station Berri-UQAM

Après le succès du colloque de 2016 à Québec où huit conférenciers ont pris la parole pour réfléchir et échanger sur l’état de notre mémoire collective, nous nous rassemblerons cette fois à Montréal autour d’une formule renouvelée.

Deux conférences principales, données par M. Jean Sévillia, écrivain et chroniqueur au Figaro, et M. Mathieu Bock-Côté, essayiste et chroniqueur au Journal de Montréal. Une table ronde, intitulée L’Église et la question des mœurs, animée par Marie-Andrée Lamontagne, éditrice et journaliste, avec Brigitte Bédard, écrivaine et journaliste, Serge Gagnon, historien et la participation de Mgr Christian Lépine, archevêque de Montréal.

Programme

9 h
Accueil

9 h 30
Ouverture
Présentation du projet de la guérison de la mémoire

10 h
Conférence « L’historiquement correct : l’histoire trahie,
la mémoire manipulée — Comment en sortir ? »
M. Jean Sévillia

11 h 30
Conférence de « Pour une mémoire de la réconciliation » .
M. Mathieu Bock-Côté

12 h 30
Dîner libre

14 h
Table-ronde « L’Église et la question des mœurs au Québec »
Mgr Christian Lépine, Mme Brigitte Bédard et M. Serge Gagnon

15 h 30
Fin


Inscription : Régulier 20 $ ; étudiant 10 $

Des périodes de questions seront prévues tout au long de la journée.

Renseignements sur internet

Pour s'inscrire en ligne.

mardi 14 février 2017

Italie — Les étudiants ne connaissent plus leur langue maternelle

L'Académie de la Crusca, à Florence
Plus de 600 professeurs d’université lancent un SOS au gouvernement en réclamant des mesures urgentes pour lutter contre les carences linguistiques des étudiants, qui ne cessent de s’aggraver.

Tous unis contre le déclin de la langue de Dante. Outre des recteurs et professeurs des universités de toutes les régions du pays, des membres de l’Académie de la Crusca, institution fondée en 1582 à Florence pour la défense de la langue italienne, figurent parmi les 615 signataires d’une lettre ouverte adressée la semaine passée au gouvernement et au parlement.

On doit cette initiative au « Groupe de Florence », une association d’enseignants et d’intellectuels créée en 2005, dont l’objectif est de remettre au centre de la vie familiale, scolaire et universitaire les principes du mérite et du respect des règles.

« Si un Italien ne sait pas parler ou écrire correctement sa langue maternelle, il perd son identité », se désole Giuseppe Scaraffia, professeur de littérature à l’université La Sapienza de Rome. Le problème n’est pas récent. Mais il ne cesse de s’accentuer. De fait, selon l’Institut national de statistiques (Istat), 58 % des Italiens n’ont pas lu un seul livre en 2016, alors qu’ils étaient 46 % en 2000.


Un vocabulaire qui s’appauvrit

D’un ton ironique, le professeur Scaraffia cite en exemple le récit récent d’un de ses collègues, qui a dû expliquer à une étudiante de 22 ans la signification du mot « penultimo » (avant-dernier). « Cela illustre bien les carences de nos jeunes, ils ont un vocabulaire très pauvre car ils lisent peu ou pas du tout, déplore-t-il. Ils écrivent comme s’ils rédigeaient des SMS. Avec des fautes d’orthographe, de grammaire, de conjugaison, de syntaxe… Un vrai désastre ! »

Emma Nardi, enseignante en pédagogie à l’université Roma Tre, lui fait écho. « Depuis 2010, explique-t-elle, j’ai pris l’initiative de créer un projet de réapprentissage de la langue italienne pour mes étudiants. Ils sont incapables de bien rédiger un courriel ! »

Un besoin d’une plus grande exigence

Si l’on en croit le texte de l’appel, de très nombreux étudiants, en particulier ceux des régions défavorisées du sud du pays, ont une connaissance de la langue italienne équivalente à celle d’un élève en fin de cycle primaire. Mais cela ne les empêche pas d’obtenir un diplôme universitaire.

La lettre insiste également sur l’absence de prise de conscience de ce déclin de la langue italienne par les gouvernements qui se sont succédé depuis les années 1990 : « Des mesures ont été prises pour la formation continue des enseignants mais aucune réforme n’a affronté ce problème dans toute sa gravité. L’Italie a besoin d’une école plus exigeante et plus efficace. Sans quoi, ni l’engagement de tant d’enseignants compétents, ni l’introduction de nouvelles méthodologies ne suffiront. »

Agir au niveau du début du secondaire

Des contrôles réguliers des compétences de base, durant les cycles du primaire et du début du secondaire, à travers des dictées, des résumés et des tests de compréhension, font partie des propositions que font les professeurs alarmés. Giuseppe Scaraffia estime qu’il faudrait aussi introduire un examen d’italien lors de l’inscription universitaire. « Parmi mes 250 élèves, les meilleurs en italien sont des Chinois, c’est un comble ! » s’exclame-t-il.

La nouvelle ministre de l’instruction, Valeria Fedeli, promet de rencontrer des signataires de l’appel dans les plus brefs délais. Dans sa réponse, elle précise que « les écoles primaires fonctionnent bien en Italie ». Mais reconnaît la nécessité d’« agir au niveau des collèges, en augmentant les activités de lecture et d’écriture et en renforçant la capacité de synthèse ». La ministre a aussi annoncé un projet de collaboration avec la Fédération nationale de la presse pour la distribution de quotidiens dans les établissements scolaires.

Source


lundi 13 février 2017

La liberté d'expression à l'UQAM

Selon certains, la liberté d'expression serait en danger dans les universités... Marie-Ève Tremblay a mené une expérience à l'UQAM et les résultats sont assez particuliers.

La liberté d'expression en danger dans les universités? | Cord...

Selon certains, la liberté d'expression serait en danger dans les universités... Marie-Eve Tremblay a mené une expérience à l'UQAM et les résultats sont assez particuliers.

Publié par ICI Grand Montréal sur 13 février 2017

(Hyperlien de la vidéo si elle n'apparaît pas ci-dessus)

Ou comment moins de 50 militants peuvent avoir un impact sur plus de 42.000 étudiants.

Nous avons beaucoup aimé la correction révélatrice d'une des militantes condamnant d'abord les propos « hétérosexistes » (terme militant LGBTQ2S désignant ceux qui considèrent que l'hétérosexualité est plus normale que l'homosexualité) pour ensuite utiliser le terme plus stigmatisant d'« homophobes ».

Voir aussi

Des universités politiquement correctes qui doivent « protéger » leurs étudiants

Canada — Liberté d'expression et d'opinion menacée dans les universités

Lois contre « discours haineux » — Employée aborigène poursuit des étudiants pour « embarras et humiliation » (M-à-j)

Les étudiants américains et leur lutte contre les « auteurs blancs décédés » (suite et non fin)

UQAM aurait une mauvaise réputation, à cause de ses professeurs intolérants ?

Lutte à « l'hétérosexisme » : manque de modestie constitutionnelle du gouvernement québécois