vendredi 26 mai 2017

Université d’été 2017 de l’Observatoire Justice et Paix


L’université d’été propose 4 journées de formation et de réflexion autour de la thématique : Une identité réconciliée, du 8 au 11 juin 2017 dans les locaux de la paroisse  St Thomas d’Aquin à Québec, au 2125 rue Louis-Jolliet (G1V 2B7).

Après deux colloques sur le thème de la guérison de la mémoire au Québec, l’Observatoire Justice et Paix vous propose d‘aller plus loin dans la réflexion et de passer à une dynamique de formation. De plus, l’événement aura un objectif de mobilisation conforme à la mission de l’Observatoire d’offrir un lieu d’échange et de rencontres pour mieux intervenir dans les débats de sociétés.

L’université d’été s’adresse à toute personne intéressée par l’identité historique et actuelle du Québec. Divers intervenants animeront les journées de formation, dont Éric Bédard, historien, Mathieu Bock-Côté, sociologue, Serge Gagnon, historien, Denis Vaugeois, historien et ancien ministre des affaires culturelles du Québec et l’Abbé Martin Lagacé.

Pour entendre quelques-uns des intervenants discuter de l’Université d’été, cliquez sur la vidéo ci-dessous.



INSCRIPTIONS CLIQUEZ ICI.

Apportez votre lunch du midi.

Tarifs:

Formation complète régulier (4 jours et 3 soirs): 70$
Une seule journée de formation régulier: 20$
Formation complète étudiant: 40$
Une seule journée de formation: 15$

PROGRAMMATION:

(POUR LA BIOGRAPHIE DES CONFÉRENCIERS, CLIQUEZ ICI)

Jeudi 8 Juin
9h30 Accueil
9h45

12h00
Jean-Paul Desbiens et l’ethos québécois
Conférenciers : Louis-André Richard et Marcel Côté
Dîner
13h30

16h00
Jean-Paul Desbiens et l’ethos québécois
Conférenciers : Louis-André Richard et Marcel Côté

Jean-Paul Desbiens (7 mars 1927 – 23 juillet 2006), plus connu sous le pseudonyme de Frère Untel, est un écrivain, enseignant, philosophe et religieux québécois, qui a marqué la conscience sociale des québécois, notamment par ses célèbres insolences du Frère Untel.

Ce grand esprit, que nous présentera Louis-André Richard, a de précieuses lumières à nous apporter sur l’identité du peuple québécois
Pause
19h00

21h00
Soirée de poésie québécoise
Brève anthologie des anciens et des modernes

Vendredi 9 Juin
9h30 Accueil
9h45

12h00
Plaisir d’amour et crainte de Dieu
Conférencier : Serge Gagnon
Serge Gagnon, grand spécialiste de l’histoire des mœurs au 19ème siècle au Québec, nous apportera des éclairages précieux sur le rapport entre sexualité et religion dans notre histoire.
Dîner
13h30

16h00
Les Amérindiens : sommes-nous coupables ?
Conférencier : Denis Vaugeois
Cette question hante l’esprit des québécois. Denis Vaugeois, historien chevronné, nous aidera à sortir de ce complexe de culpabilité grâce à une approche historique renouvelée.
Pause
19h00

21h00
Soirée conférence :
Vivre et mourir dans la dignité : le défi euthanasique
Le 10 décembre 2015, la Loi concernant les soins de fin de vie est entrée en vigueur au Québec. Par cette loi, le gouvernement du Québec a légalisé, à certaines conditions, la pratique de l’euthanasie – mieux connue sous le vocable « aide médicale à mourir ». Après une année d’application de cette loi qui permet de provoquer la mort d’une personne, quels constats s’imposent?
Conférencier : Aubert Martin

Samedi 10 Juin
9h30 Accueil
9h45

12h00
Nation Canadienne-française : notion obsolète?
Conférenciers : Éric Bédard
De François-Xavier Garneau à la génération actuelle des historiens, Eric Bédard se propose de nous montrer comment la référence « canadienne française » s’est progressivement éclipsée de l’histoire comme référence commune, cela constitue-t-il une perte ou un progrès ?
Dîner
13h30

16h00


Le nationalisme canadien français de Lionel Groulx
Conférenciers : Père Martin Lagacé
Lionel Groulx, prêtre et historien fut le grand leader du redressement national canadien-français au 20ème siècle. Comment comprendre cette pensée aujourd’hui et sa pertinence ? C’est ce que nous propose notre conférencier l’abbé Martin Lagacé.
Pause
19h00

21h00
Soirée cinéma :
Pour la suite du monde, réalisé par Pierre Perrault et Michel Brault


Présentée par Noémie Brassard

Dimanche 11 juin
9h30 Accueil
9h45

12h00
Le nouveau régime
Conférencier : Mathieu Bock-Côté
Dîner
13h30

15h30
Le nouveau régime
Conférencier : Mathieu Bock-Côté
Mathieu Bock Côté, dans son dernier ouvrage «  Le nouveau régime », nous présente le monde qui se met en place depuis un quart de siècle au Québec comme dans l’ensemble de l’Occident. Loin de prolonger ou d’accomplir l’histoire qui l’a précédé, il marque au contraire une rupture radicale, sinon une « trahison », c’est-à-dire l’abandon pur et simple de ce qui a guidé jusqu’ici nos façons d’être en société, par l’instauration de ce qu’il appelle un nouveau régime. Celui-ci est fondé sur une vision entièrement nouvelle, celle d’un homme coupé de toutes racines, celle d’une cité qui cesse de se voir et d’agir comme communauté politique  pour n’être plus qu’un rassemblement de consommateurs semblables à tous les consommateurs de la planète.



Réseaux sociaux : un danger pour les ados, surtout Snapchat et Instagram ?

Une étude britannique indique que les réseaux sociaux sont une source d’anxiété pour les adolescents et perturbent leur sommeil.

Se dévoiler, s’exposer, se soumettre au jugement des autres... Les réseaux sociaux peuvent être une source d’anxiété. Selon une étude britannique publiée ce mercredi 24 mai dans le Figaro, les réseaux sociaux affectent la santé mentale et le bien-être des jeunes. Plus de 1 400 personnes âgées de 14 à 24 ans ont été interrogées. Sept utilisateurs sur dix déclarent avoir déjà reçu des messages négatifs, parfois des critiques portant sur le corps.

Un sommeil perturbé

Autre danger, l’impact sur le sommeil de cette connexion permanente. Certains adolescents se réveillent la nuit pour consulter leur ordiphone (téléphone intelligent). Le rapport pointe l’anxiété que suscite en particulier l’attente de réactions à un message posté. L’étude établit le classement des réseaux sociaux. Parmi les cinq les plus populaires en Europe, Snapchat et Instagram apparaissent comme étant ceux ayant les effets les plus négatifs.






lundi 22 mai 2017

France — le nouveau ministre veut remettre à l'honneur le latin, le grec, les classes bilangues

Grec, latin, classes bilangues [*] et sections européennes : ces enseignements et dispositifs vont-ils retrouver une place centrale au collège ? C’est ce que semble souhaiter le nouveau ministre de l’Éducation, Jean-Michel Blanquer. Il remet ainsi en question les « avancées égalitaristes » de la ministre socialiste Nadjat Belkacem. « J’ai été choqué de la suppression de dispositifs qui marchaient bien », a déclaré le ministre à leur sujet. La chaîne de télévision publique France 2 s’est penchée sur ce que le nouveau ministre pourrait remettre à jour.

Lors de sa campagne, Emmanuel Macron lui-même y faisait référence : « partout, je veux remettre les classes bilangues, l’enseignement des humanités ». Le nouveau gouvernement ferait donc machine arrière sur la réforme du collège de 2015. Les établissements qui le souhaitent pourront à nouveau proposer des options « Langues anciennes ».

Une référence à la réforme du collège votée en 2015. Si les établissements avaient finalement obtenu le droit de maintenir les options latin et grec, le nombre d’heures qui leur étaient attribuées avait baissé, et elles avaient perdu du terrain au profit d’enseignements pluridisciplinaires. Quant aux classes d’excellence, l’ancien gouvernement entendait favoriser l’égalité entre tous les élèves « en les réformant » dans la langue de bois ministérielle ; en les vidant de leurs substances et en faisant du nivellement par le bas selon ses critiques.



Note

[*] Les classes bilangues permettent d’augmenter le volume horaire consacrée aux langues. De plus en plus aujourd’hui, ces classes bilangues consistent en la continuation de la langue démarrée en primaire en y ajoutant une autre (une des deux est souvent l’anglais, une exception toutefois pour un collège de l’académie de Metz, où les deux langues sont l’allemand et l’italien).

dimanche 21 mai 2017

375e de Montréal, récupération multiculturaliste ?

Nous avions déjà fait part de nos craintes de voir le 375e anniversaire de la fondation de Montréal récupéré politiquement par le parti du « vivre ensemble » multiculturel qui occulterait la fondation d’une ville française point d’appui d’une colonie française, d’un effort mené par des gens très pieux (Ville-Marie) et l’importance de cette ville du point de vue historique et linguistique pour la francophonie nord-américaine.

Denis Bombardier revient sur cette récupération :

TOUS DES IMMIGRANTS ?

Rien ne nous sera épargné­­. Montréal est en fête et cette commémoration de la fondation de Ville-Marie par nos ancêtres français permet au maire Denis Coderre de conclure que « nous sommes tous des immigrants ». Tous, mais d’abord et avant tout les Canadiens français de souche. On a bien compris­­ le message.

Le maire n’en est pas à un raccourci près lorsqu’il veut nous faire part de la réflexion qui inspire ses initiatives. Pour comprendre sa vision orthodoxe du multiculturalisme, ne l’oublions pas, puisque Denis Coderre­­ a été dans une vie antérieure ministre libéral à Ottawa. Le multiculturalisme s’est développé et s’est épanoui, si l’on peut dire, pour en arriver à cette création surprenante qu’est le Canada post national tant vanté et incarné par Justin Trudeau. Dans ses voyages à l’étranger, il commande l’admiration­­ de nombre de gens qui ignorent par ailleurs ce qu’est le Canada­­ en dehors des clichés. Et c’est à l’initiative de Pierre-Elliot Trudeau, père de la Charte des droits que le multiculturalisme, cette réponse au nationalisme québécois, s’est imposé. Que Denis Coderre prenne ses aises avec l’histoire et nos ancêtres français ne devrait donc pas nous surprendre.

EXPANSION FRANÇAISE

Le hic est que les Français venus coloniser­­ le Canada n’étaient pas des immigrants. Ils ne fuyaient pas leur pays. Ils voulaient l’agrandir jusqu’en ces contrées lointaines sur lesquelles ils misaient pour s’enrichir. Pour imposer leur civilisation également. Il s’agissait, pour ces navigateurs qui étaient des aventuriers et pour ces missionnaires animés d’une foi vibrante et conquérante, de prendre possession du territoire au nom du roi de France. Ils ne se déracinaient donc pas, ils s’installaient tout simplement dans des terres qu’ils s’appropriaient, parfois en négociant des traités avec certaines tribus. Comme les Anglais l’ont fait eux-mêmes à l’intérieur de leur empire.

PROCÈS

Le procès du colonialisme de ces grands empires a déjà été fait. Avec raison, d’ailleurs. Mais on ne peut pas réécrire l’histoire selon les critères moraux d’aujourd’hui. Les idéologues qui plaquent notre réa­lité actuelle à la lecture de celle du passé en arrivent, eux, à conclure que nous, les Blancs, sommes criminels de tous les malheurs du monde. En prenant possession de la Nouvelle­­-France, nous serions devenus­­ les initiateurs du génocide des autochtones et à ce jour, nous en demeurons les coupables.
Cette petite phrase prononcée par le maire Coderre pour bien montrer son ouverture aux communautés culturelles du Québec d’aujourd’hui est une façon de dénoncer insidieusement les Québécois qui se revendiquent de leur histoire, de leur culture propre et de leurs ancêtres, qui ont bâti ce pays. C’est une invitation à un déracinement collectif de la majorité francophone. Quel paradoxe tout de même de lancer le message aux immigrants de conserver leur culture d’origine et d’exiger des Québécois de souche qu’ils se fondent, eux, dans cette diversité culturelle canadienne en marche.

Et si les Québécois, par leur silence et leur mémoire défaillante, donnaient­­ raison au maire Coderre ?
« 375 ans d’accueil »

Le Devoir publiait vendredi une chronique de Cathy Wong, chroniqueuse au Devoir, à Radio-Canada et la plus jeune présidente du Conseil des Montréalaises, une instance consultative auprès de l’Administration municipale en ce qui a trait à l’égalité entre les femmes et les hommes et à la condition féminine. Son article voulait célébrer la dimension autochtone de Montréal et les 375 années d’« accueil » de la communauté autochtone.
Tanite nita tshipa tshi uni-tshissitutatan (Où es-tu que je n’oublie pas)

La place Jacques-Cartier, la rue Amherst (ce gouverneur anglais qui avait suggéré de donner des couvertures souillées aux autochtones pour leur transmettre la variole), le boulevard de Maisonneuve sont tous des espaces publics qui témoignent d’un Montréal colonial. Où sont ceux qui valorisent notre histoire millénaire ? Dans cet esprit, la « Commission de toponymie sauvage de Montréal », une initiative citoyenne, s’est prêtée à une action de dénomination l’été dernier. Le temps d’une action intempestive, l’angle des rues Mackay et Sherbrooke se nommait désormais ȣgmakw, le nom du frêne abénaquis. Ce genre de geste citoyen nous rappelle que, en dehors des quatre murs d’un musée, les références aux Premières Nations sur le territoire montréalais sont encore limitées. Où es-tu que je n’oublie pas ? se demande [la poétesse montagnaise] Joséphine Bacon. L’effacement de l’histoire entraîne aussi l’effacement de la mémoire. Pour l’amour de notre ville, multiplions les lieux de reconnaissance des Premières Nations.


En quête de son identité autochtone, Joséphine Bacon nous renvoie à notre vivre-ensemble. Depuis 1642, les Premières Nations accueillent sur leur territoire des vagues de migration : les Français d’abord, ensuite les Anglais, les Italiens, les Haïtiens, les Chinois, etc. Depuis 375 ans, nous sommes tous des enfants de grandes migrations et le territoire autochtone d’Hochelaga continue à accueillir les trois quarts des immigrants du Québec.

« Accueil » des Français par les Iroquois autour de Montréal
Si les Français furent bien accueillis par les Montagnais, les Hurons et les Algonquins, ils furent mal accueillis par les ennemis de ceux-ci. Il n’y a pas de tradition uniforme d’accueil des Français de la part des autochtones. C’est un point de vue racialiste (les Autochtones unis par opposition aux blancs), un point de vue anachronique.

Cette chronique étrange de cette habituée du Devoir, de Radio-Canada et animatrice de l’émission Droit de cité à CIBL FM a d’abord suscité cette réaction de Mathieu Bock-Côté :


Une fraude historique, entretenue par l’école québécoise

Mathieu Bock-Coté revenait à la charge le lendemain :,

Le 375e anniversaire de Montréal nous rappelle à quel point l’histoire est l’objet d’immenses manipulations idéologiques.

L’une d’entre elles cherche à nous faire croire que nous serions tous des immigrants, mis à part les Amérindiens, seuls vrais fondateurs de la ville et du pays.

Les Français ? Ils n’auraient été qu’une vague migratoire parmi bien d’autres dans l’histoire de Montréal. Ensuite seraient venues d’autres vagues, les Anglais, les Écossais, les Irlandais, les Italiens, les Grecs et tant d’autres.

Immigrants ?

Il faut dire que ce n’est pas vraiment nouveau. Même au ministère de l’Éducation, on tient aussi ce discours à propos du Québec.
On déclasse symboliquement la Nouvelle-France d’un trait de plume. On fait disparaître la France et son effort de colonisation. On réécrit l’histoire. On en invente une nouvelle, mensongère, mais conforme aux canons de la rectitude politique. C’est une histoire multiculturaliste. Une histoire fabulée.

On comprend l’enjeu politique de cette réécriture.

Il s’agit de nier aujourd’hui que la majorité historique francophone soit le cœur de la nation. On veut en faire une communauté parmi d’autres, ayant le même statut que n’importe quelle communauté immigrée­­.

Cette thèse a des conséquences identitaires.

On justifie historiquement un nouveau droit fondamental, celui de ne pas s’intégrer à la nation d’accueil.

On veut transformer les Québécois­­ francophones en étrangers­­ chez eux.

Nouvelle-France


Prétendre que nous sommes tous des immigrants, c’est insulter l’histoire de ceux qui ont fondé, défriché et inventé ce pays.
C’est humilier la mémoire de la Nouvelle-France. C’est mépriser sa grandeur mystique et conquérante. C’est nier nos racines françaises.
C’est nier notre identité et ridicu­liser nos combats pour la préserver.

Redisons-le : nous ne sommes pas tous des immigrants.

Nous voulons bien accueillir dans des proportions raisonnables ceux qui veulent s’ajouter à nous pour peu qu’ils s’intègrent. Nous ne voulons­­ pas pour autant nous effacer­­ et disparaître.


Absence de timbre commémoratif


Postes Canada publie fréquemment des timbres qui commémorent des événements historiques. Voici ceux disponibles en cette veille de la Fête des Patriotes... Nous avions déjà parlé de l’historicité problématique liée à un de ces timbres célébrant Mathieu da Costa pour le mois de l’histoire des Noirs alors qu’on ne sait même pas si da Costa est venu au Canada...! Mais bon, rien donc sur l’aspect historique de la fondation de Montréal.



« Je ne suis pas une immigrée, mais une descendante de colons »

L’essayiste américaine (la polémiste pour ses adversaires) Ann Coulter s’est également insurgée contre l’utilisation du slogan « Tous immigrés ! » de la part de ceux qui veulent ouvrir au maximum les frontières des pays occidentaux.

À l’accusation qu’elle était ignorante et que, descendante de colons, elle était une immigrante comme tous, Ann Coulter a répliqué que « Non, les immigrants déménagent dans un pays préexistant, les colons en créent un nouveau. Je ne vis pas dans la “Nation cherokee” ». (Nations des Chéraquis sous le régime français... Puisqu’on parle d’histoire.)


jeudi 18 mai 2017

Le 18 mai 1756 : la Grande-Bretagne déclare officiellement la guerre à la France

le 18 mai 1756 : George II de Grande-Bretagne déclare officiellement la guerre à la France.

L’année 1755 est marquée par de nombreuses agressions anglaises. L’Angleterre prend ainsi l’initiative des hostilités, en capturant deux vaisseaux français et des dizaines de bateaux de pêche et de commerce, au large de Terre-Neuve.

En mai 1755, départ d’une flotte de 20 navires et quatre frégates partant de France, commandée par Emmanuel-Auguste Cahideuc Dubois de La Motte. Cette flotte transporte des renforts militaires au Canada.

4-16 juin : victoire britannique sur la France à la bataille de Fort Beauséjour.

10 juin : deux vaisseaux français, Lys et Alcide, sont capturés par les Britanniques commandés par Edward Boscawen près de Terre-Neuve3. Le navire Dauphin Royal échappe à la capture.

17 juin : le Fort Gaspareaux faiblement défendu par les Français se rend aux Anglais. L’Acadie est entièrement sous domination anglaise.

Au cours de l’été, les Britanniques saisissent 300 navires de commerce français avec 8000 hommes d’équipage. Cette perte en tonnage et en hommes porte un coup très dur à la flotte française. La France, qui possède 45 vaisseaux de ligne, ne peut en armer que 30, faute de matériel et d’équipage. Rupture des relations diplomatiques.

Dans l’été encore, le général Braddock, envoyé contre la place forte française du Fort Duquesne, l’actuelle ville de Pittsburgh, en Pennsylvanie, est battu par les Français. Braddock est tué et son armée est mise en déroute. Le jeune George Washington parvient à maintenir un certain ordre dans l’arrière-garde, ce qui permet à l’avant-garde de se replier. Ceci lui vaut le surnom de « Hero of the Monongahela »...


De juillet à décembre, les Anglais expulsent d’Acadie tous les habitants d’origine française. Cette déportation de près de 10 000 personnes entre dans l’Histoire sous le nom de « Grand Dérangement ».

Le 21 décembre, Louis XV adresse un ultimatum à la Grande-Bretagne pour que ses navires et marins lui soient restitués. Il menace de déclarer la guerre. L’ultimatum est rejeté le 13 janvier 1756. Trois jours plus tard, Frédéric II de Prusse conclut avec l’Angleterre le traité de neutralité de Westminster. La France se tourne alors vers l’Autriche, ce qui aboutit au traité de Versailles du 1er mai 1756. C’est un renversement complet des alliances. En mai, Montcalm arrive au Canada, il s’empare d’Oswego, dans la vallée de l’Ohio.

En avril, les Français débarquent à Minorque Le 6 mai a lieu la victoire navale de Richelieu et de La Galissonnière sur l’amiral Byng à Minorque et la prise du Port Mahon. Le 18 mai l’Angleterre déclare la guerre à la France, qui lui déclare la guerre à son tour, le 9 juin.

mercredi 17 mai 2017

Le 17 mai 1642, fondation de Ville-Marie (Montréal)

Le 17 mai 1642 : Paul Chomedey de Maisonneuve débarque sur l’île de Montréal et fonde Ville-Marie, Montréal.

Paul Chomedey de Maisonneuve fonde Ville-Marie qui est aujourd’hui Montréal. Choisi pour fonder une colonie sur l’Île de Montréal, Paul Chomedey de Maisonneuve, arrive en Nouvelle-France en 1641 et commence à travailler à la construction d’une fortification et d’autres édifices de Ville-Marie le 17 mai 1642.

La ville de Montréal tient son nom de l’Île de Montréal, ainsi nommée en raison du mont Royal, la montagne au centre de l’Île. En effet, en 1535, l’explorateur Jacques Cartier avait nommé la montagne Mons realis (mont Royal). Elle est située à 1 500 kilomètres à l’intérieur des terres, au confluent du Saint-Laurent et de la rivière des Prairies. Elle deviendra bien plus tard la deuxième ville francophone du monde, après Paris.





La messe de fondation de Ville-Marie a lieu le lendemain, soit le dimanche 18 mai 1642. La première construction bâtie à Montréal est une clôture de palis située où s’élève actuellement la nouvelle douane.

vendredi 12 mai 2017

Fumer du cannabis, ne serait-ce qu'une fois par mois, mine les résultats scolaires

Fumer du cannabis, ne serait-ce qu’une fois par mois, mine les résultats scolaires d’un adolescent, ses chances de poursuivre des études postsecondaires chutant s’il en consomme fréquemment, selon une étude de l’Université de Waterloo, en Ontario.

Les chercheurs ont suivi plus de 26 000 jeunes du secondaire (de la 9e à la 12e année) durant au moins deux ans, de 2012 à 2015.

Les élèves qui fumaient de la marijuana au moins une fois par mois avaient :
  • 4 fois plus de risque de sécher des cours ;
  • 2 à 4 fois moins de chances de faire leurs devoirs ;
  • environ 50 % moins de chances d’avoir de bonnes notes.
Chez les élèves qui fumaient de la marijuana chaque jour :

  • environ 50 % moins de chances de vouloir faire des études universitaires.
Selon le professeur de santé publique Scott Leatherdale, de l’Université de Waterloo, les résultats de l’étude démontrent « l’importance de la prévention et de retarder l’utilisation de la marijuana parmi les adolescents ».

Pour ce professeur, « Il y a plus de jeunes de nos jours qui fument de la marijuana que des cigarettes. Pourtant, les efforts de prévention en santé publique accusent du retard par rapport à ce qui est fait pour l’alcool et le tabac. »

Plus vulnérables

« De moins en moins de jeunes perçoivent la marijuana comme étant [une substance] dangereuse, ajoute la chercheuse et auteure principale de l’étude, Karen Patte. Pourtant, ce sont les jeunes qui sont les plus vulnérables. »

Nombre d’études ont montré dans le passé que le développement du cerveau avait lieu jusqu’au début de la vingtaine.

Ottawa veut légaliser la vente du cannabis à partir de juillet 2018, sauf pour les mineurs.

Alcool


L’étude de l’Université de Waterloo, publiée dans le Journal of School Health, a aussi mesuré les effets de la consommation d’alcool chez les élèves.

Or, contrairement à la marijuana, même ceux qui consommaient de l’alcool fréquemment disaient vouloir faire des études postsecondaires.

Le professeur Leatherdale ajoute, toutefois, que toute substance présente des risques pour la santé.

Voir aussi

Étude — La légalisation du cannabis inciterait les ados à en consommer.



Les principaux dirigeants européens n’ont pas d’enfants

De gauche à droite : Theresa May, Angela Merkel et Jean-Claude Juncker

Les dirigeants des principaux pays européens ont un inquiétant point commun, mis en évidence par Phil Lawler (éditeur du » Catholic World News ») :

  • Emmanuel Macron, le nouveau président français, n’a pas d’enfants (il a épousé son ancienne prof, de 25 ans son aînée)
  • La chancelière allemande Angela Merkel n’a pas d’enfants
  • Le Premier ministre britannique Theresa May n’a pas d’enfants
  • Le Premier ministre italien Paolo Gentiloni n’a pas d’enfants
  • Le Premier ministre néerlandais Mark Rutte n’a pas d’enfants
  • Le Premier ministre suédois Stefan Löfven n’a pas d’enfants
  • Le Premier ministre luxembourgeois Xavier Bettel n’a pas d’enfants
  • Le Premier ministre écossais Nicola Sturgeon n’a pas d’enfants
  • Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker n’a pas d’enfants

(Le premier ministre belge, Charles Michel, a deux enfants, une moyenne haute dans cette Europe qui ne se reproduit plus. Mais son prédécesseur, Élio di Rupo, était un homosexuel sans enfant.)


Xavier Bettel (à droite) et son mari


Voir aussi

France — Hollande n'a pas réussi à inverser les mauvais indicateurs économiques, mais bien la natalité



mercredi 10 mai 2017

France — Hollande n'a pas réussi à inverser les mauvais indicateurs économiques, mais bien la natalité

Différents indicateurs servent à mesurer les performances réalisées par un pays durant une présidence. L’évolution du PIB, le nombre des personnes ayant un travail et celui des chômeurs, l’investissement, la balance des échanges extérieurs, le revenu moyen, le taux de pauvreté, sont souvent pris en considération. En revanche, les performances — si j’ose dire — démographiques sont moins utilisées pour faire le bilan d’un quinquennat. Pourtant, la célèbre phrase attribuée à Jean Bodin reste parfaitement juste : « Il n’est richesse que d’hommes ». Voyons donc quel a été sous ce rapport le résultat du quinquennat Hollande.

 

La chute des naissances

Les données à l’échelle de la France entière étant fournies par l’Insee avec un délai important, nous devons nous limiter aux naissances en France métropolitaine, connues pour chaque mois à la fin du mois suivant. Nous comparerons ici les naissances du premier trimestre 2012 à celles du premier trimestre 2017. Les années bissextiles (2012 et 2016) comportant un jour de plus que les autres, il faut pour mesurer convenablement les évolutions diminuer légèrement le nombre de naissances survenues durant les années ou les trimestres comportant un mois de février de 29 jours.

Au premier trimestre 2012, correction faite du facteur « année bissextile », il y eut 189 500 naissances vivantes. Au premier trimestre 2017, ce nombre est descendu à 174 100. La différence (15 400 bébés de moins) signifie une chute de 8,1 %.

Cette diminution s’est réalisée principalement à partir de 2015, c’est-à-dire, s’agissant des naissances du premier trimestre, pour des conceptions en 2014. Le premier trimestre 2014 a vu naître, à quelques dizaines près, 192 000 bébés, soit autant qu’au premier trimestre 2012, et 2 500 de plus en tenant compte de la correction pour année bissextile. Le début du quinquennat, à peu près jusqu’à l’été 2013, a donc été jugé par les jeunes ménages assez propices à « mettre en route » une progéniture : il n’y a pas eu de méfiance a priori à l’encontre du régime mis en place en mai 2012.

Le premier trimestre 2014 a même été sensiblement meilleur que les premiers trimestres 2012 et 2013 : cela montre qu’au second trimestre 2013, les Français étaient bien disposés en matière de procréation. C’est à l’été 2013 que le tournant se situe ; le « moral nataliste », si l’on peut dire, va dès lors décroître assez régulièrement. On peut légitimement penser que ce sont certains aspects des politiques suivies après les élections qui portent la principale responsabilité de cette évolution.

Pourquoi ce déclin ?

La crise de confiance s’est produite à partir de l’automne 2013 : il semblerait que la population concernée ait alors estimé que les conditions d’accueil d’un enfant se dégradaient. Le chômage y est sans doute pour quelque chose : son taux au sens du BIT est passé de 9,1 % au premier trimestre 2012 à 10 % au second trimestre 2013, puis a oscillé autour de ce chiffre. Or la diminution du nombre des naissances, amorcée au troisième trimestre 2014 (conceptions au dernier trimestre 2013) est devenue vraiment sensible au quatrième trimestre 2014, c’est-à-dire pour des conceptions au premier trimestre 2014 : au moment où il devenait clair pour les Français que la situation de l’emploi était durablement plombée en dépit des rodomontades de leurs dirigeants.

Les chiffres de Pôle Emploi vont dans le même sens : jusqu’à l’été 2012, le chômage de catégorie A se situe un peu en dessous de 3 millions, et le chômage toutes catégories en dessous de 5 millions. Le premier reste supérieur à 3,3 millions sur tout le premier semestre 2016 (naissances du dernier trimestre 2016 et du premier trimestre 2017), avec des pointes à plus de 3,7 millions. Le second, sur la même période, n’a jamais été inférieur à 6 millions.

Le deuxième facteur explicatif se situe au niveau de la politique familiale. Le plafond du quotient familial a été abaissé à deux reprises, de 2 336 € à 2 000 € en 2012, puis à 1 500 € en 2013. Cette même année, ont commencé à être agitées les perspectives de suppression des allocations familiales pour les ménages aisés, ou de modulation en fonction du revenu : quand l’entrée en vigueur de cette modulation est intervenue, en 2015, le bruit fait autour des projets leur a probablement donné un impact plus important auprès des couples aisés susceptibles d’engendrer.

Le gouvernement en cause

Notons enfin une mesure votée en 2014 et entrée en vigueur au 1er janvier 2015 : la durée de versement du complément de libre choix d’activité pour le deuxième enfant et autres cadets (renommé « prestation partagée d’éducation de l’enfant ») a été réduite de facto, sinon de jure, en réservant 6 mois au père, qui le plus souvent n’en profite pas. [Il s'agit dans les faits de l’obligation de partager le congé parental entre les deux membres du couple (d’où le « partagée » dans l’intitulé), alors qu’aujourd’hui seuls 4 % des bénéficiaires du CLCA sont des hommes. Quand la politique d’égalité des sexes affichée par le gouvernement sert à réduire les dépenses...] Là encore, le calendrier de l’agitation autour des projets de mesures correspond, avec les 9 mois de décalage qui séparent la conception de la naissance, à celui de la baisse de la natalité.

D’autres facteurs liés à la mauvaise gestion des affaires publiques ont pu jouer un rôle : la croissance du sentiment d’insécurité lié au terrorisme, à la délinquance et, dans certains lieux, à l’immigration mal contrôlée ; la dégradation de l’instruction publique, vivement ressentie (cf. le sondage BVA de janvier 2017 pour l’Apel et La Croix), et accélérée par la mise en place calamiteuse d’une réforme des rythmes scolaires destinée à multiplier les activités périscolaires ; l’exposition croissante des adolescents — et même des enfants — à la drogue et à la pornographie ; etc.

Tout cela montre une responsabilité importante de la présidence, du gouvernement et du législateur dans le recul de la fécondité française. Un des atouts parmi les plus importants de ceux dont dispose notre pays est en voie d’être gâché. Il serait grand temps de redresser la barre.

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lundi 8 mai 2017

Québec — La radicalisation« anarchiste » à l’université inquiète

Conférences perturbées, autocensure, radicalisation de mouvements anarchistes. Des universitaires craignent un déclin de la liberté d’expression sur les campus québécois, où le climat est tendu ces temps-ci.

« On voit de plus en plus de cas de censure », déplore Rhéa Jean. Critique du mouvement transgenre, cette docteure en philosophie relate avoir dû elle-même mettre fin à une conférence qu’elle donnait en novembre à l’UQAM après que des militants l’eurent perturbée en scandant des slogans. « Ces groupes ne veulent tout simplement pas qu’une parole différente de la leur puisse se faire entendre », dit-elle.

« Il y a une volonté de moraliser l’espace public, des mouvements de gauche qui interviennent pour imposer une rectitude politique », dit Joseph-Yvon Thériault, professeur de sociologie à l’UQAM.

Les discours à teneur capitaliste ou identitaire ainsi que les propos critiques des mouvements féministes sont particulièrement susceptibles d’être visés.

Depuis la grève étudiante de 2012, certaines franges anarchistes se sont radicalisées, observe M. Thériault. « C’est dû à l’impasse du mouvement. On se radicalise parce qu’on n’a pas de porte de sortie [politi­que] ».

Affrontements aux États-Unis

Le phénomène fait aussi écho à une tendance marquée aux États-Unis, où des controverses ont mené à des affrontements et des démissions d’enseignants. Dans plusieurs universités, des étudiants demandent le droit à un « lieu sûr », c’est-à-dire un endroit où ils seraient protégés des discours qu’ils trouvent offensants.

À la mi-mars, une étudiante du Massachusetts s’est retrouvée en cour après avoir apparemment attaqué une joueuse de basketball qui refusait de défaire ses tresses. Elle l’accusait d’appropriation culturelle. À Yale, une pétition a circulé contre une liste de livres à lire, dont les auteurs étaient tous des hommes blancs.

La situation au Québec et au Canada est encore loin d’être aussi tendue que chez nos voisins du Sud, mais la tendance est bel et bien là, s’entendent à dire la Fédération québécoise (FQPPU) et l’Association canadienne des professeurs et professeures d’université.

D’ailleurs, de plus en plus d’étudiants québécois vont suivre des formations auprès de militants aux États-Unis et en ressortent d’autant plus méfiants envers les institutions, dont l’université. « Ce sont des groupes anarchistes en ce sens qu’ils refusent de reconnaître les autorités en place », explique Jean-Marie Lafortune du FQPPU.

« Autocensure »

Les cas concrets de censure sont toutefois encore rares chez nous, selon M. Thériault. « C’est plus de l’autocensure. Des profs qui s’empêchent de dire ce qu’ils pensent, qui évitent de donner tel contenu de cours. À la longue, ce sont les étudiants qui sont perdants. »
« Je pense que c’est une tragédie. L’université est rongée par le cancer de la rectitude politique », abonde l’avocat Julius Grey. Seuls les discours qui sont potentiellement criminels, c’est-à-dire qui relèvent de la haine pure, peuvent être empêchés, rappelle-t-il.

QUELQUES CAS RÉCENTS
■ Mars 2017 :
Un colloque organisé à l’UQAM par un groupe souverainiste a été reporté « afin d’assurer un climat d’échange sécuritaire ». Le collo­que s’est finalement tenu en avril. Des rumeurs de menaces avaient circulé concernant un autre événement, celui-là impliquant le chroniqueur du Journal Mathieu Bock-Côté.
■ Février 2017 :
Un billet est publié sur la plateforme Dissident.es suggérant de ne plus tolérer les drapeaux québécois lors de manifestations étudiantes.
■ Novembre 2016 :
L’association étudiante AFESH-UQAM adopte un mandat dénonçant « l’instrumentalisation de la liberté d’expression ».
■ Novembre 2016 :
La conférence de Rhéa Jean sur la transsexualité à l’UQAM est annu­lée après perturbation.
■ Avril 2016 :
Une conférence de Jean Charest à McGill est perturbée et annulée. Elle devait porter sur les moyens de réduire le cynisme envers les institutions publiques.

DES DISCOURS « BLANCS » ET « MASCULINS »

Les discours dominants ont déjà suffisamment de visibilité, estiment des universitaires, qui ne croient pas que la liber­té d’expression soit plus en dan­ger qu’avant sur les campus.

« Ce ne sont pas les populations déjà fragilisées qui hurlent qu’on attaque leur liberté d’expression. [...] Ce sont ceux qui ont toujours eu le crachoir, c’est-à-dire généralement des hommes blancs », observe Martine Delvaux, professeure en études littéraires à l’UQAM.

Selon elle, la liberté d’expression n’est pas en danger à l’université. « Les discours dominants n’ont pas à être défendus. Ils prennent toute la place », dit-elle.

Les étudiants qui veulent des « espaces sécuritaires » demandent simplement à ce qu’on réflé­chisse au tort qui peut décou­ler de certains discours.

« Il s’agit de reconnaître qu’elles et ils vivent dans un monde qui les a blessés et qui continue de le faire », ajoute Mme Delvaux.

Pas nouveau

Le fait que des militants cherchent à faire taire leurs opposants n’est pas un phénomène nouveau, rappelle René Côté, vice-recteur à la vie universitaire à l’UQAM. Le campus de l’université est souvent montré du doigt pour le militantisme musclé de certains étudiants.

M. Côté songe d’ailleurs à orga­niser un débat au sein de l’université sur la question de la liberté d’expression. « On va essayer de travailler à ce que de tels incidents ne se reproduisent pas. »

« Reste que l’université a toujours été un lieu d’effervescence et de contestation. On ne devrait pas être étonnés que des groupes étudiants prennent des positions extrêmes. C’était comme ça il y a 20 ans et je parie que ce sera comme ça dans 20 ans », assure-t-il.

Un facteur a toutefois bel et bien changé, ces dernières années : avec les médias sociaux, il est plus facile pour les militants de se mobiliser pour critiquer ou perturber des événements.

« Les manifestations de désaccord finissent sur la place publique plus rapidement qu’avant », observe Jean-Marie Lafortune de la FQPPU.

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