dimanche 26 février 2012

Pourquoi le multiculturalisme et l’égalitarisme nous mènent à un suicide collectif

Pour l'écrivain Denis Tillinac, la France mérite mieux que « la bigoterie rose, rouge et verte qui fera [NdC: encore plus] la loi » si François Hollande est élu Président de la République en mai prochain.

La « repentance » que la gauche exige, c'est une culture de la haine de soi et du reniement. Nous refusons un tel suicide collectif.

Le multi-culturalisme que la gauche [note du carnet : au Canada et au Québec, tous les grands partis, même ceux dits de droite ou de centre-droite] promeut, c'est la négation de notre identité de Français, d'Européens, d'Occidentaux — d'héritiers de Jérusalem, d'Athènes et de Rome. C'est aussi la mort de l'altérité et de la frontière intime. Nous refusons ce cosmopolitisme qui ferait de la France un agrégat de communautés aigrement rivales dans un open-space sans mémoire. Il sonnerait le glas de nos attaches culturelles les plus profondes et ferait peser sur notre descendance la menace d'une désintégration du corps social.

L'égalitarisme dogmatique que la gauche revendique est une contrefaçon du sens de la justice et l'avènement d'une société de fonctionnaires nous promettrait le sort de l'Espagne au XVIIIe siècle : un pays sous-développé.Nous refusons la décadence qui résulterait inéluctablement d'une politique d'assistanat.

Le féminisme made in USA et le militantisme « gay » de la gauche conspirent à l'instauration d'un androgynat, selon cette logique de l'indifférencié qui récuse l'altérité des genres. Pour nous, un homme n'est pas une femme, une paire n'est pas un couple et dans une cité civilisée, l'individu n'a pas tous les droits, il doit prendre en compte son héritage et sa postérité. Nous refusons l'utopie sinistre d'une société dont les égos seraient à la fois souverains, déracinés, insatiables et interchangeables. Un monde sans altérité où le même serait réduit à ne dialoguer qu'avec soi dans le miroir terni d'un narcissisme barbare.

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samedi 25 février 2012

Pourquoi pas d'accommodements pour des catholiques ?

Lettre parue dans le Soleil :

Une dame de Drummondville s'adresse à la Cour suprême du Canada et demande aux honorables juges un «accommodement» qui l'autoriserait à exempter ses enfants du cours Éthique et culture religieuse (ÉCR), qui remplace le cours d'enseignement catéchétique dans les écoles québécoises.

Dans un long réquisitoire, déposé le 17 février courant, les juges, à l'unanimité déclarent: «Le fait d'enseigner aux enfants les préceptes des grandes religions du monde ne porte pas atteinte à leur propre liberté de religion ni à celles de leurs parents.» Une affirmation qui n'a rien à voir avec la demande des parents.

On se souviendra que c'est aussi la Cour suprême du Canada qui autorise, en mars 2006, au nom de la liberté de religion, un adolescent Sikh à porter son kirpan à l'école. Les juges du plus haut tribunal au pays ont estimé que la prohibition absolue n'était pas logique ni raisonnable. Pourtant, c'est une arme, et certains jeunes Sikhs l'ont utilisée à l'occasion pour se défendre.

Plus d'un Québécois saisissent difficilement que la Cour suprême «accommode» des croyants des religions sikk et islamique, mais pas ceux de la religion catholique. Pourtant, cette dame de Drummondville ne demandait qu'une exemption à la commission scolaire de sa ville, comme d'autres parents demandent que leur enfant soit exempté de cours de musique. Pourquoi les demandes des parents catholiques ne sont-elles pas traitées sur une base égalitaire? Faudrait peut-être le demander aux juges de la Cour suprême!

Augustin Réhel

Québec




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Comment faire dire n'importe quoi à un sondage et aux opposants au cours ECR

La Gazette a publié dans un article reproduit dans plusieurs journaux du pays (ici le Vancouver Sun) un sondage qui affirme que plus les gens sont religieux plus ils s'intéressent aux autres religions pour ensuite affirmer sans ambages que ce sondage étaye la position de la Cour suprême dans le dossier ECR :
« The opinion poll, conducted Oct. 3-5, by Leger Marketing, appears to support the top court's statement that exposure to different faiths does not interfere with people's own religious traditions.

In fact, folks who are familiar with different cultures and faiths are more likely to profess interest in their own traditions than those who are not. »
Quelques remarques s'imposent ici :
  • Remarquons que le sondage est vieux de plusieurs mois, on le ressort à la suite de la décision de la Cour suprême dans le dossier ECR. Le rapprochement est-il innocent ?
  • Dire que si l'on est religieux on est plus intéressé par les autres religions (c'est fort possible pour des adultes) ne veut pas dire que si l'on vous oblige à vous intéresser à plusieurs religions vous continuerez à croire dans votre religion familiale.
  • Ce sondage a probablement été réalisé auprès d'adultes et non auprès d'écoliers du primaire... Quel rapport avec la cause ECR ?
  • Admettons que ce sondage s'applique à des enfants, en quoi invalide-t-il une demande d'exemption pour des enfants particuliers ? Après tout, ce sondage n'a qu'une valeur probabiliste et ne s'applique pas à tous les sondés. Pourquoi alors refuser toutes les exemptions ? Les parents ne sont-ils pas de meilleurs juges de ce qu'un enfant pourrait ressentir que des commissaires scolaires réunis dans un sous-sol qui n'ont jamais vu l'enfant ? En passant, la « mère » de Drummondville avait trois enfants en âge scolaire. Or elle n'a demandé que deux exemptions. Sa fille adolescente, avec sa permission, a suivi le cours ECR. Ce qui montre bien que, pour elle comme parent, chaque enfant était différent et non une catégorie probabiliste d'un sondage.
  • Les parents N'ont JAMAIS dit qu'ils s'opposaient à des connaissances sur d'autres religions, mais à une manière de les présenter ainsi que des aspects troublants dans le volet éthique (voir ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici et ). D'ailleurs, l'ancien cours de religion catholique proposait aussi des faits sur d'autres religions et les parents drummondvillois ne s'y sont jamais opposés...
  • La Cour suprême n'a pas dit que l'exposition à de multiples religions n'interférait pas avec la religion familiale (ce que ce sondage ne dit pas non plus), mais que les parents n'avaient pas prouvé que c'était le cas pour eux et que, de toute façon, la « dissonance cognitive » qui pourrait accompagner une telle confrontation était normale dans l'apprentissage de la « tolérance » (voir « État ou parent, qui est le premier éducateur des enfants ? »).
Du grand journalisme de la part de la Gazette !



Écrire à la journaliste Mariam Scott.




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vendredi 24 février 2012

« État ou parent, qui est le premier éducateur des enfants ? »

La CLÉ a écrit au Devoir et à la Presse :

La famille, dernière structure intermédiaire
entre l'État et l'individu, mise sous tutelle ?
À la lecture du jugement de la Cour suprême dans l’affaire ECR de Drummonville, la position de la juge Deschamps qui écrit l’opinion majoritaire pourrait se paraphraser ainsi : comme toute exposition à différentes religions comporte une certaine relativisation, « y a rien là ! »

D’un côté, un haussement d’épaules désabusé de la part de Mme Deschamps, de l’autre les expertises de quatre universitaires qu’aucun jugement ne réfute – ni même n’aborde – ainsi que sept intervenants en Cour suprême en faveur d’une exemption ou, dans le cas de l’Association canadienne des libertés civiles, pour qu’il revienne au gouvernement de faire la preuve que la liberté des parents n’était pas brimée.

Et c’est là que tout se joue : qui a le fardeau de la preuve quand l’État prescrit un cours traitant de valeurs philosophiques, religieuses et morales ? Celui qui impose ou celui qui s’oppose  ?

Pour la Coalition en éducation du Québec, le parent est le premier éducateur de ses enfants, l’école n’étant qu’un tuteur temporaire auquel il délègue l’éducation de son enfant. Ces principes de droit naturel sont inscrits dans de nombreux pactes internationaux ainsi que dans le Code civil du Québec. Dès lors, dès qu’un parent s’oppose pour des raisons de conscience à un cours, que cette demande n’est pas frivole (le cours ECR touche bien des questions de foi, de morale) et qu’il témoigne de sa foi sincère, il faut lui accorder l’exemption à moins que l’État prouve la nécessité de la lui refuser.

Le gouvernement du Québec était tellement peu sûr de convaincre le juge de première instance que l’accusation de relativisme était farfelue qu’il a convoqué un philosophe pour venir dire que le programme n’était pas relativiste, mais simplement « pluraliste normatif ». Le professeur Guy Durand, un des témoins experts des parents, a conclu pour sa part qu’en pratique, en classe, il n’y a pas de véritables différences entre ce pluralisme normatif et le relativisme. Le juge Dubois n’a évoqué aucun de ces deux experts dans son jugement pour ne citer qu’un théologien. En Cour suprême, les avocats gouvernementaux ne défendront plus cette expertise, probablement parce qu’elle va à l’encontre de la jurisprudence canadienne qui refuse de s’engager dans des débats théologiques entre membres d’une même religion. Il ne reste donc plus du jugement de première instance que l’affirmation sans justification que le juge Dubois ne voyait rien de mal au programme ECR alors qu’il avait lui-même décidé limiter la preuve à un seul manuel (contrairement au juge Dugré dans l'affaire Loyola). Une affaire de sensibilités donc, comme Madame Deschamps.

Or, si l’on en croit les sources mêmes des avocats gouvernementaux, ces sensibilités sont sans importance. En effet, le Protocole de Tolède qui se penche précisément sur l’enseignement des religions dans les écoles publiques dit :
« Certains parents peuvent avoir des croyances religieuses ou non religieuses qui les amènent à s'opposer à exposer leurs enfants à d'autres interprétations de la réalité. Ainsi, l'enseignement des religions et des croyances peut-il être perçu comme un endoctrinement dans le relativisme ou la laïcité par certains croyants, ou comme un endoctrinement dans la religion par certains humanistes. Cela peut sembler malheureux ou mal avisé pour l'éducateur contemporain, mais les normes internationales excluent clairement « un pouvoir discrétionnaire de la part de l'État [y compris les fonctionnaires en éducation] pour déterminer si les croyances religieuses ou les moyens utilisés pour exprimer ces croyances sont légitimes. » En conséquence, l'objection de conscience à des cas particuliers de l'enseignement des religions et des croyances est précisément ce que le droit à la liberté de religion ou de conviction (et le droit parallèle des parents d'élever leurs enfants conformément à ces croyances) est censé protéger. »
Ignorant ces normes internationales, la juge Deschamps arrive à une conclusion inverse en faisant reposer tout le poids de la preuve sur les parents et en leur demandant de prouver l’inconstitutionnalité du programme ECR – alors qu’ils ne l’attaquaient pas ! – et de prouver que le programme empêche la transmission de la foi. Si la Cour n’avait pas agi ainsi, le fardeau du gouvernement aurait été très lourd, sans doute trop lourd. Il aurait dû, notamment, démontrer qu’ECR ne violait aucunement la liberté de religion parce que, tant dans sa conception que dans sa réalisation, il est parfaitement neutre (ce qui est impossible selon le protocole de Tolède); qu’il est parfaitement adapté aux besoins de tous les élèves et qu’il n’y pas de risque — sur 550 heures d'enseignement — de dérapages.

Mme Deschamps haussa donc les épaules, se dit non convaincue et déclara que s’opposer au programme c’était s’opposer au multiculturalisme officiel au Canada… Mais le pluralisme d’une société ne justifie en rien que l’État impose ou même expose chaque enfant à la diversité des repères et la pluralité des normes. Car si l’État est pluraliste, c’est précisément pour permettre la coexistence respectueuse et harmonieuse de personnes qui considèrent leurs valeurs et leur foi comme des absolus, et non pour faire de chacun un pluraliste normatif.

Deschamps enchaîne : un peu de dissonance est nécessaire à l’apprentissage de la « tolérance ». Quelle tolérance ? Les parents ne sont nullement opposés à la tolérance envers autrui. Leur religion demande d’aimer les autres comme soi-même. Si l’on peut parfaitement accepter que l’école et l’État enseignent la tolérance envers les autres, ils n’ont pas à se mêler d’inculquer une tolérance envers tous les systèmes religieux et moraux.

Enfin, Deschamps déclare que les parents peuvent éduquer leurs enfants à la maison même si l’école leur impose une « dissonance cognitive ». Ce genre de raisonnements permet plus facilement à un État jacobin d’ignorer les parents et d’imposer des programmes idéologiques. Les parents chrétiens sont bien conscients du rôle de l’école publique et de l’effet de cette « dissonance » sur la foi de leurs enfants. Selon une étude du Southern Baptist Council, 88 % des enfants de foyers protestants évangéliques éduqués à l’école publique quittent leur église à 18 ans pour ne jamais y revenir, alors que, selon la HSLDA, près des trois quarts des enfants de chrétiens éduqués à la maison continuent d’aller à l’église après 18 ans chaque semaine.

En renversant le fardeau de la preuve, en demandant de prouver l’inconstitutionnalité d’ECR, la Cour suprême a pipé les dés à l’avantage de l’État. En renonçant à protéger les parents dissidents, elle mine la primauté de plus en plus théorique de tous les parents dans l’éducation de leurs enfants, qu’ils soient religieux ou non. Cette prise de position peu prudente ne peut que léser des parents dissidents et isolés face à l'appareil d'État.


Voir aussi 

Alberta — correctivisme politique aigü imposé à la maison ?

Émission d'Isabelle Maréchal — Le débat sur le cours d'éthique et culture religieuse n'est pas terminé

Bock-Côté : La version tarte aux pommes du débat sur le programme ECR et la volonté thérapeutique

Prof. Paul Allen : debate far from over about Ethics and Religious Culture

Ethics and Religious Culture in Quebec: Canada’s Supreme Court has erred

Déclaration de Me Mark Phillips avocat de S.L. lors de la conférence de presse de ce jour

« Match nul » sur la constitutionnalité du programme ECR, entretemps Jésus, Superman même combat !




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Alberta — correctivisme politique aigu imposé à la maison ?

Du bulletin d'information de la HSLDA Canada.

« La nouvelle loi en éducation en Alberta (projet de loi numéro 2) imposerait aux parents une rectitude politique dans leurs propres foyers lorsqu'ils enseignent à leurs enfants. Plus rigoureuse, cette nouvelle législation ferait en sorte que tout ce qui relève de l'école-maison, incluant le matériel utilisé et l'approche éducative privilégiée, devrait se conformer à ces exigences. Pour l'essentiel, cette disposition soumettrait les parents albertains à la loi provinciale sur les droits de la personne (Alberta Human Rights Act) dans leur rapport avec leurs enfants et ce, dans leur propre foyer. De plus, ce projet de loi requiert une telle approche afin de promouvoir la compréhension et le respect tel qu'établi par la Alberta Human Rights Act: la même loi qui a été responsable de la répression de presque toutes les formes d'expression religieuse ayant été débattue devant le Tribunal des droits de la personne. Comment donc un parent pourra-t-il lire la Bible à ses enfants, prier ou leur partager ses propres croyances religieuses sans craindre la police de la rectitude politique?

(traduction non officielle des articles de loi pertinents)

1(1)(x) « école » se réfère à un environnement structuré pour l'apprentissage à l'aide d'un programme d'études offert à l'élève par
(iv) un parent qui lui fournit un programme d'éducation à la maison, ou...

Diversité et respect

16 Tous les cours et les programmes d'études offerts, ainsi que le matériel pédagogique utilisé dans une école, doivent refléter la nature et l'héritage diverses de la société en Alberta, promouvoir la compréhension et le respect d'autrui, et honorer et respecter la Charte canadienne des droits et libertés et la Alberta Human Rights Act.

Ceci est inacceptable pour les familles faisant l'école-maison en Alberta, à qui nous avons demandé d'agir en communiquant avec les représentants de leur Assemblée législative. Ces modifications franchissent rapidement les différents paliers du gouvernement et chaque journée compte. Deux solutions seraient envisageables: que les familles faisant l'école-maison soient spécifiquement exemptées pour ce qui concerne l'article 16 du Projet de loi numéro 2, ou encore que la définition du mot « école » soit modifiée pour exclure les familles faisant l'instruction à domicile. »

Impossible de dire que l'homosexualité est un péché

Contacté mercredi soir par LifeSite, Donna McColl, la porte-parole du ministre de l'Éducation de l'Alberta Lukaszuk Thomas, a déclaré que « Quelle que soit la nature de la scolarité —instruction à la maison, école privée, école catholique - nous ne tolérons pas un manque de respect envers les différences ».

« Vous pouvez affirmer l'idéologie familiale dans votre vie de famille, vous ne pouvez pas le faire dans le cadre d'un programme éducatif donné à la maison », a-t-elle ajouté.

Réagissant à ces remarques, Paul Faris de la HSLDA a déclaré que le ministère de l'Education « a clairement l'intention de violer les conversations privées des familles dans leurs propres foyers. » « Il faut craindre et s'opposer à un gouvernement de ce type qui tente de contrôler ainsi nos vies personnelles», a-t-il ajouté.

Impact de la décision de la Cour suprême sur ECR en... Alberta

Dans la première entrevue, la porte-parole du ministère de l'Éducation a justifié la position du gouvernement albertain à la lumière de la décision de la Cour suprême du Canada vendredi passé. Décision qui confirmait le refus d'accorder une exemption par le gouvernement du Québec à une famille de Drummondville opposée au controversé cours d'éthique et de culture religieuse.

« Vendredi dernier, la Cour suprême du Canada a rendu une décision unanime sur - il s'agit de S.L. c. La Commission scolaire des Chênes 2012 - et c'est la même chose, l'article 16 [de la loi albertaine citée ci-dessus] doit s'appliquer à tout le monde, y compris les familles qui instruisent leurs enfants à domicile », d'ajouter Mme McColl.

Voir aussi

« État ou parent, qui est le premier éducateur des enfants ? »





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jeudi 23 février 2012

Le Conseil supérieur de l'Éducation veut encore plus de contrôle sur les universités

Le Conseil supérieur de l'Éducation (CSE), une créature gouvernementale, recommande au gouvernement d'instaurer une instance gouvernementale dite indépendante pour « évaluer la qualité de programmes universitaires et favoriser la transparence ».

Cette recommandation, rendue publique jeudi, coïncide avec une revendication de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ).

L'organisme gouvernemental a publié un avis de plus de 100 pages, intitulé « L'assurance qualité à l'enseignement universitaire : une conception à promouvoir et à mettre en œuvre », dans lequel il fait cinq recommandations à la ministre Line Beauchamps.

Dans ce document de plus de 100 pages, le CSE remet en question l'indépendance de la Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec (CREPUQ) qui exerce un rôle de vérification dans l'évaluation des programmes existants.

L'État tente-t-il d'étendre son contrôle de la sorte sous le couvert de « transparence » ?

Subventions, pièges à c.. ?

C'est comme toujours (écoles, garderies) la rançon du financement public. L'État offre « gratuitement » des subventions massives, élimine par asphyxie les concurrents potentiels qui ne sont pas subventionnés, les étudiants allant d'abord vers les universités subventionnées. Puis, il serre la vis et demande plus d'imputabilité envers la technocratie bureaucratique que l'on confond avec le peuple.

Aux États-Unis, en Allemagne et au Japon, l'établissement universitaire peut choisir l’organisme d’assurance qualité qui sera chargé de les évaluer ou de les accréditer. « Aux États-Unis, il n’existe pas à proprement parler de pouvoir central sur les établissements et celui de chacun des États demeure relativement limité. La diversité des caractéristiques des formations est somme toute alimentée du fait qu’aux États-Unis les programmes sont peu soumis à des standards nationaux et à des processus d’évaluation par des instances gouvernementales » de préciser le rapport du Conseil supérieur de l'Éducation, ce qui ne semble pourtant pas avoir porté malchance aux universités américaines.

Un autre modèle : les États-Unis

Le paysage de l’enseignement supérieur étatsunien regroupe des établissements diversifiés sur le plan du statut (public ou privé), de la visée (à but lucratif ou non) et de la mission. On y trouve, entre autres, des universités de recherche, des collèges communautaires, des liberal arts colleges, des collèges d’État, des établissements religieux, des établissements spécialisés en arts, en sciences ou dans des domaines professionnels, des académies militaires, des établissements historiquement noirs et d'autres au service des Hispaniques ainsi que des collèges tribaux. Ce réseau très hétérogène accueille, à la  grandeur du territoire, plus de 17 millions d’étudiants.

C’est dans le contexte d’une forte indépendance et d’une grande autonomie que s’inscrit cet ensemble stratifié et compétitif d’établissements et de programmes. De fait, il n’existe pas à proprement parler de pouvoir central sur les établissements et celui de chacun des États demeure relativement limité. La diversité  des caractéristiques des formations est somme toute alimentée du fait qu’aux États-Unis les programmes sont  peu soumis à des standards nationaux et à des processus d’évaluation par des instances gouvernementales.

Ainsi, parce que « le contexte réglementaire ou les politiques de l’État ne sont pas suffisamment rigoureux pour éliminer les établissements ou les programmes qui n’offrent pas les garanties de qualité suffisantes », les États-Unis ont une solide tradition en matière d’accréditation d’établissements et de programmes. On peut en effet remonter à la fin du XIXe siècle pour trouver les premières traces d’une agence d’accréditation des établissements d’enseignement supérieur en territoire étatsunien.

De fait, il existe aux États-Unis un grand nombre d’agences qui accréditent les établissements et les programmes. Ainsi, en 2011, on dénombrait 19 agences d’accréditation d’établissements :

  1. six agences sont régionales, c’est-à-dire qu’elles desservent un certain nombre d’États rapprochés, et mènent leurs activités auprès des établissements généralistes (un exemple est fourni dans l’encadré ci-dessous);  
  2. les autres accréditent soit des établissements spécialisés, soit des établissements d’enseignement collégial. 
La New England Association of Schools and Colleges (NEASC)

La NEASC, la plus ancienne agence d’accréditation régionale, exerce ses activités à tous les ordres d’enseignement dans les six États de la Nouvelle-Angleterre. Elle comporte la Commission on Institutions of Higher Education, qui est responsable de l’accréditation des universités et des collèges offrant des formations générales. Cette instance autonome compte dix-huit membres qui sont administrateurs ou professeurs dans des établissements concernés de même que trois membres représentant le public. Elle dispose d’un personnel composé de six personnes, doit trois sont des professionnels. Afin de mener ses activités d’évaluation, elle a recours à un registre d’experts expérimentés qui, par leur collaboration régulière, assurent le maintien d’une expertise et la formation de nouveaux experts. Les évaluations des établissements portent sur onze objets relatifs à leur capacité à s’acquitter de leur mission, à partir de standards élaborés en collaboration avec les établissements. La Commission peut accorder à un établissement une accréditation sans restriction, auquel cas celui-ci doit, après cinq ans, lui transmettre un rapport décrivant les principaux développements observés depuis l’évaluation, les suites données aux recommandations et commentaires reçus alors, de même que les grandes lignes de sa planification pour les cinq prochaines années. La démarche d’accréditation est reprise après dix ans. Dans d’autres cas, le statut d’accréditation comporte des restrictions; des visites et la production de rapports peuvent alors être prévues sur une base plus fréquente.

Source : L’Écuyer, 2008.


Les agences font elles-mêmes l’objet d’une accréditation de la part d’un organisme national : le Council for Higher Education Accreditation (CHEA) ou le US Department of Education (USDE).

  1. Le CHEA est une association nationale privée à but non lucratif dont sont membres des établissements et les agences elles-mêmes afin d’acquérir une légitimité académique au sein de la communauté nationale de l’enseignement supérieur (CHEA, 2006).
  2. Représentant le gouvernement fédéral, le USDE voit à l’application de la loi obligeant le  ministre de l'éducation fédéral à publier la liste des agences d’accréditation reconnues à l’échelle de la nation. Sur la base du travail du National Advisory Committee on Institutional Quality and Integrity, le ministre de l'éducation fédéral détermine les agences d’accréditation jugées fiables. Les établissements et les programmes doivent être reconnus par des agences qui sont elles-mêmes reconnues par le USDE pour que leurs étudiants soient admissibles aux programmes d’aide financière aux études. 








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Le Réseau Liberté-Québec déplore le manque de courage du gouvernement et l'opacité des négociations

QUÉBEC, le 23 février 2012 - Le Réseau Liberté-Québec déplore le manque de courage du gouvernement et l'opacité des négociations entourant les conditions de travail dans les centres de la petite enfance (CPE).

« La ministre de la Famille, Mme Yolande James, et la présidente du Conseil du trésor, Mme Michelle Courchesne, auraient toutes deux intérêt à s'inspirer de la fermeté de leurs collègues et ministres Mme Lise Thériault et Mme Line Beauchamp », a déclaré la cofondatrice du RLQ, Joanne Marcotte.

« À un moment où d'importantes réformes s'imposent au Québec pour redresser les finances publiques, l'occasion est belle de revoir de fond en comble ce qui pourrait être fait du côté des services de garde », ajoute-t-elle.

Les fondateurs du RLQ déplorent également l'opacité des négociations entourant les conditions de travail des employés des CPE et jugent qu'il est anormal que le contribuable ne connaisse pas l'ampleur des engagements qui sont pris, à huit clos, en son nom.

« Les parents doivent être les décideurs ultimes quand vient le temps de déterminer le choix optimal pour leur famille en ce qui a trait à la garde des jeunes enfants », selon Ian Sénéchal, cofondateur du RLQ. « L'État ne doit pas favoriser un choix plus qu'un autre en octroyant des subventions démesurées pour les services de garde institutionnalisés et sujets aux grèves
probables des employés du secteur public. »

Le Réseau Liberté-Québec rappelle qu'un sondage effectué en avril 2010 révélait qu'une importante majorité de ses adhérents prônaient le remplacement des subventions aux garderies soit par une allocation directe aux parents en fonction du revenu, soit par une diminution d'impôt.

Finalement, 97% des adhérents du RLQ transformeraient le réseau des CPE en un ensemble d'organismes privés à but lucratif ou sans but lucratif entièrement responsables de leur administration.

Dans ce scénario, les éducatrices ne relèveraient plus de l'État, mais relèveraient du Conseil d'administration de leur entreprise (OSBL ou entreprise privée selon le cas).

Le Réseau Liberté-Québec (RLQ), qui tiendra son 3e grand événement le 18 mars à Lévis, est un organisme sans but lucratif visant à favoriser le réseautage de tous les Québécois qui partagent des idéaux de liberté et de responsabilité individuelles. Plus de détails sur cet organisme sont disponibles au http://www.liberte-quebec.ca.

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Pour de plus amples renseignements :

Ian Sénéchal,
medias@liberte-quebec.ca
581-982-6779





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Dérapage en ECR : enfant prône élimination des trisomiques, devant le frère d'un tel enfant, silence complice de l'enseignant

Monsieur Valère Audy, le problème dans ce débat n'est pas que les opposants veulent couper leurs enfants des autres religions ou cultures.

Les parents s'opposent entre autres au fait que certains contenus sont enseignés en bas âge. Ils s'opposent aussi à la nouvelle posture neutre obligatoire de l'enseignant d'ÉCR. Par exemple, il y a ce jeune garçon de 13 ans de Saint-Laurent sur l'île de Montréal qui, en première secondaire, a entendu un élève de sa classe d'ÉCR déclarer que les trisomiques sont des êtres qui souffrent et que c'est une bonne chose que l'on s'en débarrasse avant la naissance. Il a fait face au mutisme de son professeur qui n'a rien rectifié en prétextant que tous ont droit à leur point de vue. Ce jeune est rentré à la maison totalement ébranlé: il a un petit frère trisomique! Dans son esprit, l'école a validé l'idée qu'il aurait mieux valu que son frère ne soit jamais né. Ce cours ouvre inévitablement la porte au dérapage et la CLÉ a compilé quantité d'histoires semblables.

La décision rendue par la Cour Suprême ne doit pas faire croire que ce cours est constitutionnel et ne brime pas les libertés civiles. Le jugement démontre seulement que dans une seule et unique cause, les preuves au dossier fournies en 2009 sont insuffisantes pour la cour. D'ailleurs, même si les Juges Lebel et Fish ont rejoint les 7 autres juges, ils manifestent des «inquiétudes» par rapport au cours comme tel. Au paragraphe 44 du jugement, le juge Lebel dit: «[...] Cependant, je n'entends pas pour autant confirmer définitivement la validité constitutionnelle du programme ÉCR, ni, surtout, de son application particulière dans la vie quotidienne du système d'éducation.» Il ne faudrait surtout pas que nos politiciens croient que cette cause rend son imposition par l'État légitime. Malheureusement, c'est exactement ce que vous faites M. Audy tout comme la ministre de l'Éducation. Le juge Lebel ouvre même la porte toute grande dans sa conclusion à une plainte renouvelée avec des cas concrets des effets de ce programme sur nos enfants. Il y est écrit: «Ce sont des questions et des inquiétudes possibles. Le dossier soumis à notre Cour ne permet pas d'y répondre. Toutefois, il se peut que la situation juridique évolue au cours de la vie du programme ÉCR.»

Il faut donc espérer que l'évidence sera reconnue par l'État le plus rapidement possible. Le jugement se doit donc d'être interprété comme un match nul. Instruire, qualifier, socialiser. Oui, mais pas de cette manière. De plus, l'éÉtat n'a pas fait la preuve que cette manière de faire pour garder la religion à l'école était ce que les parents désiraient comme premiers éducateurs des enfants, comme le stipule le Code civil. C'est pour cela que 76 % des Québécois sont d'ailleurs en faveur du libre choix (sondage Léger Marketing 2009) dans ce domaine. Nos politiciens sont-ils réellement à l'écoute de leurs citoyens? Quelle belle occasion de le démontrer!

Patrice Gagnon, enseignant

Granby

Écoutez aussi le témoignage de la mère du trisomique.





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Déjà trois ans de culture du dialogue en ECR : des étudiants contre la grève victimes de menaces

[Notons au passage que près de deux cents visiteurs (200) uniques ont consulté cette semaine cette ancienne page sur notre carnet : Frais de scolarité, taux de diplomation et dette du Québec d'actualité dans la dispute qui oppose les grévistes aux étudiants « responsables »]

Les étudiants qui s'affichent en faveur de la hausse des droits de scolarité ont la vie dure par les temps qui courent. La boîte courriel d'Arielle Grenier a été submergée de messages haineux après qu'elle eut dit à La Presse qu'elle se présenterait à ses cours même si son association se prononçait en faveur d'un débrayage.

D'autres ont utilisé les médias sociaux pour faire parvenir leurs menaces à la jeune femme. Sur la page Facebook de la faculté de science politique et de droit de l'UQAM, un étudiant a invité ses collègues à « inonder la messagerie d'Arielle Grenier de messages pro-grève et d'articles éclairés (pour) la pauvre brebis égarée ». L'auteur conclut sa note en écrivant : « Je veux sa tête sur son bureau. Point final. »

Mlle Grenier, qui est l'une des porte-parole du Mouvement des étudiants socialement responsables, n'en est pas à ses premières menaces. Dans un cours de politique et économie de l'Université de Montréal, le professeur a demandé à sa classe de se prononcer sur la hausse des droits de scolarité. Mme Grenier a osé prendre la parole, mais ses propos ont déclenché des huées dans l'auditorium de 300 personnes, soutient-elle.

« On peut dire que c'est une forme d'intimidation de huer une personne. Je me fais traiter d'extraterrestre. On me dit que je viens d'une autre planète », affirme celle qui étudie en sciences politiques.

Mercredi, lors de l'assemblée générale de son association étudiante, Mme Grenier, qui portait le carré vert symbole des étudiants en faveur de la hausse des droits de scolarité, aurait aimé défendre son point de vue. La salle était pleine à craquer et le président de l'assemblée n'a pas semblé voir son bras s'agiter dans les airs. Elle a dû passer son tour.

À sa sortie de l'auditorium, des étudiants sont venus la voir, déçus parce qu'elle n'avait pas pu exprimer son point de vue. D'autres l'ont interpellée, en groupe de deux ou trois, pour carrément défier ses opinions.

Mlle Grenier croit que les étudiants doivent faire leur part pour permettre aux universités d'embaucher des enseignants compétents et pour réduire leur déficit. «En coupant deux bières par semaine, les étudiants réussiraient à absorber la hausse», résume-t-elle.

Traité de fasciste

Arielle Grenier n'est pas la seule à subir les représailles de ses pairs. À l'Université de Sherbrooke, Frédéric Lamontagne s'est aussi fait conspuer dans une assemblée générale, l'hiver dernier. «On m'a hué et en sortant, il y a des petits amis avec un carré rouge qui m'ont traité de fasciste et m'ont suggéré de retourner dans mon Allemagne nazie», dit-il.

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Voir aussi

Le cours ECR, école de l'unanimisme politiquement correct

ECR en Cour suprême — Mémoire du Regroupement chrétien pour le droit parental en éducation

Extraits (les numéros de page renvoient au programme d'ECR) sur le consensus comme outil pour décider du bien  mieux vivre-ensemble :

13. En pratique, pour tout sujet abordé en classe de primaire ou secondaire d'ECR, cette philosophie pluraliste normative ne se distingue pas du relativisme. Devant toute question éthique au programme sur laquelle il n’y a pas consensus, aucune opinion ne pourra être considérée comme plus valable que les autres. Or, le programme ECR se penche sur de nombreuses questions épineuses : « Dans un cas comme dans l’autre la situation devra être porteuse de tensions ou de conflits de valeurs » (p.727, p.818) afin de faire ressortir le besoin de créer ensemble les valeurs qui « favorisent le vivre-ensemble » (voir les attentes de fin de cycle en éthique, mais aussi en culture religieuse et en dialogue, p.729 à 741).

14. La comparaison, d’abord de « règles de vie en famille » (p.753), puis de « normes » ou « valeurs » de communautés ou de religions distinctes (p.755), et au secondaire la confrontation entre différentes conceptions de « liberté » (p.839), d’ « ordre social » (p.840) ou de « justice » (p.842) amènera le jeune à débattre d’enjeux non résolus dans la société tels que « le clonage humain, l’eugénisme, le suicide, la peine de mort, l’euthanasie, l’avortement, etc. » (p.842) et à « à remettre en question (…) l’ordre social et les lois. » (p.840).

15. Cette « construction commune collective », sera gérée par des règles strictes de dialogue, où le jeune devra « questionner » ses « jugements de préférence », « de prescription » ou « de valeur » (ainsi que ceux des autres) et privilégier les « jugements de réalité » issus de l’observation « dans les faits » (p.769-770). Tout en évaluant constamment les justifications, à travers différentes formes de dialogue, dont la « délibération » dès le primaire, le jeune doit rechercher le « consensus » dans le groupe (voir définitions et conditions de dialogue, p.766).

16. Cependant, selon Leroux lui-même, ce consensus est impossible sur des sujets épineux : « Il paraît, en tout cas, à ce jour, impossible d'obtenir ce qu'on pourrait appeler un principe éthique pour régler des questions aussi graves. » Pourtant, ECR au secondaire regorge de questions porteuses de conflits de valeurs. Devant cette diversité irréconciliable, on fera comprendre au jeune que la question n’a pas de solution convaincante. En fonction des types de dialogue, de la dynamique de la classe, de la personnalité du professeur et de l’enfant, on arrivera à des « consensus » variés. Ses propres valeurs remises en question, le jeune est vulnérable à la position la plus populaire dans le groupe. S’il ne cède pas à ce mimétisme, il reste avec des points de vue contrastés et irréconciliables auxquels il est sommé de rester « ouvert » (conditions obligatoires du dialogue, p.766). Le résultat est le relativisme des valeurs, sans principes directeurs ou absolus




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mercredi 22 février 2012

Débat radiophonique : implication des parents, ECR, chèque-éducation et beaucoup sur des structures bureaucratiques

Débat à l'émission de Catherine Perrin (Radio-Canada) sur la gestion des écoles au Québec avec :

  • Jean-Pierre Proulx (un des pères fondateurs et partisan de l'imposition du cours ECR), 
  • Chantal Longpré, présidente de la Fédération québécoise des directions d'établissements et une des fondatrices de la Coalition avenir Québec,
  • et Jeff Plante P.-D.G. du Parti Conservateur du Québec.





(durée : 20 minutes)


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Fascination française pour l'« Amérique d'Obama » et ses écoles à charte




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