lundi 21 janvier 2019

Aphorisme : « “Social” est l'adjectif qui sert de prétexte à toutes les escroqueries. » — Nicolás Gómez Dávila,


6 février à Montréal — Soirée d'information sur le programme d'éducation à la sexualité imposé par le Ministère

On nous informe :

Cent quatre (104) personnes étaient présentes à dernière soirée d’information sur le nouveau programme d’éducation à la sexualité imposé par le ministère de l’Éducation du Québec. La conférence a eu lieu à Saint-Jérôme en présence de 5 pasteurs de différentes églises évangéliques. 


Ne manquez pas le prochain rendez-vous :

Mercredi 6 février 2019, de 19H00 à 21H00

Complexe CEUM

8555, 8e Avenue, Montréal QC H1Z 2X2




Inscrivez-vous en cliquant sur ce lien suivant : https://fr.surveymonkey.com/r/session_info_UVVC

N’hésitez pas à inviter parents et amis.


3e conférence :

(Montréal) Complexe C.E.U.M.Quand : 6 février 2019 de 19 h-21 h
Adresse : 8555 8e Avenue, Montréal, QC, H1Z 2X2

4e conférence

Gatineau) Église Le Sentier
Quand : 23 février 2019 de 13 h-15 h
Adresse : 770 boul. Greber, QC, Gatineau, J8V 3P8

5e conférence

(Rive-Sud) À venir


HORAIRE

19 h – 19 h 5 : Accueil et mot de bienvenue (Hôte)

19 h 5 – 19 h 15 : Lecture de l’horaire, présentation des conférenciers, mise en contexte

19 h 15 – 19 h 45 : Présentation du programme — Jude Marie Guillaume

19 h 45 – 20 h : Présentation du Guide pour les parents — Nathalie Michaud

20 h – 20 h 10 Démarche d’intégration de l’amour et de la sexualité – Solange Lefebvre-Pageau

20 h 10 – 20 h 20 : Réflexions pour susciter le dialogue parent/enfants — Raymond Ayas

20 h 20 – 20 h 45 : Période de questions

20 h 45 – 21 h : Mots de la fin et clôture

Les élèves ontariens méritent d'être instruits plutôt qu'endoctrinés en « justice sociale »

Extrait d’un article de Sue-Ann Levy du Toronto Sun sur ce qui passe dans les écoles ontariennes. On se console en se disant que cela ne se produit qu’en Ontario. Enfin, peut-être. Voir Enseignante congédiée pour avoir parlé à des journalistes des dysfonctionnements de l’école québécoise.

Quiconque aura cliqué sur le site Web de la Fédération des enseignantes et des enseignants de l’école élémentaire de l’Ontario (FEEO) la semaine dernière se sera vu inviter à rejoindre la Marche des femmes de cette année.

Pour émouvoir ses 83 000 membres, la FEEO mentionnait le président américain Donald Trump, le Premier ministre Doug Ford, la haine et la justice sociale dans le même paragraphe.

« Alors que… le gouvernement de l’Ontario veut faire reculer l’égalité, on organise dans tout l’Ontario des marches de femmes », indique le site Web.

Cette page d’accueil contient une autre sottise, dont un communiqué de presse au sujet de la contestation judiciaire de la FEEO pour s’opposer au prétendu « mauvais traitement » de la part du gouvernement Ford dans le dossier du programme d’éducation sexuelle, affirmant que le gouvernement a « refroidi les enseignants » et « mis les élèves en danger ». [Radio-Canada n’a pas hésité à rapporter le même genre d’accusations (en français) : Éducation sexuelle : l’Ontario met les jeunes en danger, dit le père de Rehtaeh Parsons.]

Je vais vous dire ce qui a mis les élèves en danger.

C’est l’obsession de ce syndicat en matière de « justice sociale », chose qui n’a absolument rien à voir avec la capacité d’un élève à lire, écrire, additionner, soustraire, multiplier et diviser correctement, afin que ses parents n’aient pas besoin de passer d’innombrables heures à revoir ces notions après l’école et que nous nous puissions éviter le constant et triste spectacle de ces jeunes caissiers incapables de rendre la monnaie juste ou de ces jeunes qui ne savent comment écrire une note sans utiliser leur Smartphone.

Si la FEEO se souciait vraiment des élèves à risque, elle préconiserait un programme qui inculque et impose le respect des enseignants, des administrateurs et du personnel dans les écoles élémentaires où, comme je l’ai souligné dans une série d’articles précédents, les fous dirigent l’asile.

Les agressions contre les enseignants, la violence physique et verbale sont monnaie courante dans de nombreuses écoles élémentaires (pas toutes) et, comme on me l’a signalé, les auteurs de ces actes sont souvent choyés au lieu d’être soumis à de strictes sanctions.

Bien sûr, les guerrières folles de justice sociale du conseil scolaire du district de Toronto (TDSB) — conduites par le directeur de « l’éducation à l’équité », John Malloy — sont réputées pour avoir tenté de simplifier le programme et injecter encore plus de médiocrité dans les écoles de Toronto.

C’est pour cette raison que j’ai non seulement toujours soutenu les tests standardisés, mais aussi le classement annuel des écoles établi par l’institut Fraser, qui sont basés sur les tests standardisés de l’Office de la qualité et de la responsabilité en éducation (OQRE).

Malheureusement, même les tests de l’OQRE ont été simplifiés au fil des ans. Cependant, ils forment un point de départ. Il en va de même pour les classements d’établissements scolaires que les syndicats détestent, car ils révèlent que toutes les écoles ou toutes les méthodes d’enseignement ne se valent pas.

Mais je crois que le concept qui pousserait réellement les enseignants, les syndicats et les conseils scolaires à améliorer leurs prestations est la liberté de choix de l’école.

Cela n’a que trop tardé.

Je parle des écoles à charte qui existent dans aux moins 42 États et à Washington, DC. En Alberta, les écoles à charte existent depuis 2000. On en compte actuellement 13 aux niveaux primaire et secondaire.

Financées par la province ou l’État, elles sont régies par une « charte » ou un contrat de performance qui commande des résultats précis, elles sont gérées par un conseil d’administration indépendant.

Elles permettent de concurrencer les écoles publiques ordinaires, leurs élèves obtiennent généralement que ceux des écoles publiques ordinaires, leur personnel n’est pas syndiqué, elles sont moins dépensières, leurs coûts de fonctionnement soient donc moindres. Les syndicats d’enseignants sont fermement opposés à celles-ci.

Voir aussi

États-Unis ­– Inflation du taux de passage en fin de secondaire ?

Les écoles à charte monopolisent les meilleures places aux États-Unis

L’avenir des élèves québécois hypothéqué par des enseignants incompétents indéboulonnables

Québec — enseignante dénonce niveau « épouvantablement faible » de ses élèves en français — preuves à l’appui —, la commission scolaire y a vu une tromperie à l’égard du public, une preuve de déloyauté

États-Unis — fraude systématique depuis dix ans dans les écoles publiques d'Atlanta

http://www.pouruneécolelibre.com/2015/06/quebec-enseignants-incites-gonfler-les.html

Inflation des notes dans les universités nord-américaines ?

Universités québécoises : « diplômes au rabais, notes gonflées, cours inutiles »


dimanche 20 janvier 2019

Endocrinologues mettent en garde contre le traitement hormonal de la dysphorie sexuelle chez l'enfant

Barbara Kay (National Post) revient sur les dangers des traitements hormonaux que les transgenres sont astreints à suivre à vie.

J’ai un ami transgenre. Il [est né mâle et] a maintenant la cinquantaine. Il prend les hormones nécessaires pour conserver une apparence féminine depuis plus de 30 ans. Ce que j’aime chez Monica (ce n’est pas son vrai nom), c’est qu’il désapprouve le militantisme transgenre qui minimise les risques liés à l’utilisation d’hormones pendant toute la vie.

Monica a pris sa décision en tant qu’adulte, les yeux ouverts. Il s’est dit qu’il devait vivre sa vie en tant que femme et il était disposé à assumer les risques connus et inconnus pour ce faire.

Il souffre maintenant d’un cancer de la prostate (l’ironie de cette maladie typiquement masculine ne lui a pas échappé), d’un type agressif, et pourrait bien ne pas survivre très longtemps. Ses médecins n’excluent pas la possibilité que l’utilisation quotidienne d’hormones pendant des décennies soit la cause de l’apparition de ce cancer.

Le lobby trans voudrait qu’on souscrive à l’idée que la dysphorie de genre est un phénomène parfaitement naturel, qu’il suffit de croire en en la théorie de la fluidité de genre pour que cela tombe sous le sens et que la prise à vie de doses d’hormones quotidiennes ou d’importantes opérations chirurgicales ne sont que des détails anodins en regard de la fin louable qui consiste à « devenir » le sexe opposé.

Si vous acceptez l’idée que le sexe biologique est complètement distinct de l’identité de genre, vous n’aurez aucune difficulté à affirmer sans esprit critique que le processus de « transition » doit rapidement commencer dès les premiers signes d’expérimentation transgenre d’un enfant. Vous goberez aussi les autres mantras des activistes trans : tout thérapeute ou professionnel de la santé qui recommande la prudence, une attitude attentiste ou de prendre en considération les conséquences hormonales liées au processus de transition est un transphobe.

Jusqu’à présent, les activistes trans ont extrêmement bien réussi à intimider les endocrinologues qui s’inquiètent du manque de prudence qui entoure l’utilisation d’inhibiteurs de puberté et des hormones de transition.

Ces endocrinologues s’étonnent de la rapidité avec laquelle leur liberté d’expression sur cette question a été brimée. Un de mes amis endocrinologues m’a dit qu’il risquerait de perdre son poste à l’hôpital s’il conseillait aux parents d’un enfant qui se dit trans de demander une période d’évaluation thérapeutique avant de passer aux bloqueurs de puberté.

La Revue d’endocrinologie et de métabolisme cliniques (JCEM) est l’organe de la Société d’endocrinologie. Et c’est cette Société d’endocrinologie qui a publié des lignes directrices pour la pratique clinique relative au traitement de la dysphorie de genre chez les adultes et les enfants, d’abord en 2009, puis sous une forme révisée en 2017. Ces lignes directrices — très favorables aux transsexuels — ont été écrites conjointement avec l’Organisation mondiale professionnelle pour la santé des transgenres (WPATH) qui est considérée par les endocrinologues objectifs comme fondamentalement un groupe politique radical qui s’est infiltré dans une organisation médicale par ailleurs responsable et respectueuse de la méthode scientifique.

Dr Laidlaw

Un groupe d’endocrinologues inquiets s’est formé sous la direction du Dr Michael Laidlaw, un endocrinologue spécialisé dans l’étude des hormones et les glandes. Le Dr Laidlaw traite les patients atteints de maladies causées par des déséquilibres hormonaux. Ce groupe d’endocrinologues a écrit une lettre de dissidence au rédacteur en chef de la JCEM. Elle a été acceptée et sera publiée, plus tard ce mois.

Dans un communiqué de presse qui vient de paraître, le groupe du Dr Laidlaw met en garde contre les graves dangers des médicaments bloquant la puberté et des hormones sexuelles de transition utilisées dans le traitement de la dysphorie de genre chez les enfants et les adolescents : « Les enfants et les adolescents qui ont des questions au sujet de leur sexe se voient prescrire de plus en plus souvent des opérations chirurgicales et des hormones qui altéreront leur vie de façon irréversible. Celles-ci peuvent accroître le risque de décès par maladie cardiovasculaire, de caillots sanguins potentiellement mortels, une stérilité permanente et une dysfonction sexuelle, parmi d’autres problèmes », déclarent-ils.

Ils s’inquiètent également de la dysphorie sexuelle à apparition rapide, pour laquelle il n’existe pas de test fiable, une maladie qui affecte principalement des adolescentes, dont beaucoup souffrent également d’autisme ou d’autres problèmes neurodéveloppementaux.

La lettre insiste sur le fait que « les médecins doivent commencer à évaluer [cette thérapie] en usant du regard objectif des cliniciens scientifiques plutôt que par le prisme idéologique du militant social. On aidera en fin de compte bien plus d’enfants souffrant de dysphorie de genre en utilisant cette méthode » [scientifique].

La lettre reprend ce qui a déjà été répété maintes fois dans les éditoriaux et les billets de carnets, dans les conférences privées organisées par les parents inquiets et dans les vidéos postées par des dissidents. Ce qui rend cette lettre si précieuse, c’est sa parution dans un journal médical dont la crédibilité ne peut être ni niée ni ignorée.

Les endocrinologues restés passifs pendant que le rouleau compresseur du lobby trans écrasait toute opposition dans les institutions juridiques, éducatives et politiques de notre société devront désormais reconnaître qu’il faut officiellement prêter une oreille respectueuse à des points de vue divergents et qu’il faut débattre ouvertement de ces sujets.


Il s’agit d’un pas en avant encourageant pour rétablir le détachement scientifique et le sens commun nécessaires dans ce domaine. Le traitement hormonal des enfants atteints de dysphorie comme première mesure plutôt qu’en dernier recours devient de plus en plus préoccupant.

En fait, il s’agit d’une question de sécurité publique qui nécessite d’urgence un débat rationnel et fondé sur des preuves. Félicitations à la JCEM pour ce qui doit être considéré comme un acte de courage en cette période enflammée par les questions de « genre ».

Voir aussi

La sexologue de l'école québécoise accompagne les enfants « trans » dans leur transition hormonale (parfois contre l'avis des parents) (Le Devoir, commentaires d'abonnés peu enthousiastes)

Les enfants se tournent vers le marché noir des hormones de changement de sexe pour « transiter »

Grande-Bretagne — enfants autistes poussés à s’identifier comme transgenres ?

Québec — Clinique de changement de sexe débordée (épidémie psychologique sociale ?)

La priorité éducative du Québec (du moment) : Urgence : « Adapter l’école aux écoliers transgenres »

Angleterre — Au moindre soupçon, des écoles considèrent les élèves comme transgenres.

Étude suggère augmentation du nombre d’adolescentes transgenres est en partie un phénomène social

Jordan Peterson et les jeunes « trans » (M-à-j avis de Debra Soh sur l’augmentation de ceux-ci)

Le genre et l’université : une chape de plomb s’abat

Chronique de la parentalité moderne : une femme qui se dit homme et qui accouche est-elle le « père » de son bébé ?

Carence de crimes haineux, il faut les inventer ?

Canulars embarrassants : revues « savantes » dupées par de fausses études adoptant des mots clés à la mode

Histoire du Québec : multiculturalisme expiatoire, esclavage et colonisation américaine d'esprits incultes

Chronique intéressante de Mathieu Bock-Côté sur une tendance récente au Québec. L’école québécoise est-elle vraiment innocente dans cette dérive, cette culpabilisation, cette inculture ? Voir « Nos ancêtres, les Amérindiens », Manuel d’histoire québécois approuvé par le Ministère (1) — chrétiens intolérants, Saint-Louis précurseur des nazis, pas de critique de l’islam tolérant pour sa part, ECR — obsession pour les Amérindiens écologistes.




Qui s’intéresse à l’histoire du Québec est bien obligé de le constater : toute une mouvance idéologique, essentiellement l’extrême-gauche identitaire et racialiste, cherche à définir la Nouvelle-France, soit le moment fondateur de la nation québécoise, à partir de la question de l’esclavage. On comprend la manœuvre, qui n’a même pas le mérite de la subtilité : il s’agit de dire que dès ses origines, notre peuple entretenait un rapport coupable avec la diversité, ce qui devrait l’amener à se convertir à un multiculturalisme expiatoire. Ces militants qui s’acharnent contre l’histoire du Québec, en prétendant en révéler la part masquée, se prennent souvent pour de grands érudits parce qu’ils ont lu Marcel Trudel et qu’ils ont eu l’impression d’avoir eu une révélation.

[Note du carnet : L’historien Marcel Trudel a répertorié l’existence au Canada d’environ 4 200 esclaves entre 1671 et 1834, année de l’abolition de l’esclavage dans l’Empire britannique. Environ les deux tiers d’entre eux étaient Amérindiens et le tiers, des Noirs. L’utilisation d’esclaves s’est faite de façon très inconstante au cours de cette période. Pour tout le XVIIe siècle, on n’en dénombrait que 35, dont 7 Noirs. Entre 1700 et 1760, fin du Régime français, on en a recensé quelque 2 000, Amérindiens et Noirs compris. Pas tous au Québec, ni même au Canada actuel : Détroit, aujourd’hui aux États-Unis, a eu ainsi plus d’esclaves (de Panis) que Québec sous le Régime français. Marcel Trudel a compté au total 402 esclaves noirs pendant tout le Régime français.]

Ils conjuguent inculture, obsession idéologique et lectures sélectives. C’est la parfaite recette pour fabriquer des sermonneurs fanatiques et haineux, souvent prisés sur les ondes publiques et qui bénéficient d’un traitement de faveur médiatique.

Je ne dis évidemment pas qu’il n’y a pas eu d’esclavage en Nouvelle-France — c’est une réalité plus que malheureuse, bien qu’il s’agisse d’une réalité marginale [Note du carnet : aucun navire négrier n’a accosté dans un port du Saint-Laurent sous le régime français...!], aucunement structurante dans le développement de la colonie et qui n’a rien à voir avec le système esclavagiste américain. On ne saurait plaquer sur notre histoire des concepts issus de l’histoire américaine sans la déformer et sans la rendre incompréhensible. Qui fait de cette réalité la marque distinctive de l’histoire de la Nouvelle-France révèle qu’il n’en connait pas grand-chose et qu’il veut surtout disqualifier moralement la mémoire d’un peuple. On ne sous-estimera pas les effets de l’américanisation mentale de la société québécoise, sous la pression conjuguée de l’industrie du divertissement et de la pression idéologique exercée par les sciences sociales universitaires. Nous devons nous décoloniser mentalement de l’empire américain et nous affranchir d’une lecture de l’histoire et des rapports sociaux qui ne correspond en rien à notre réalité collective. « Appropriation culturelle », « racisme systémique », « personnes racisées » : ces termes doivent être déconstruits et congédiés.

Car il y a une autre dimension à cette réécriture culpabilisante de l’histoire, comme on l’a vu cet été lors de l’affaire SLAV, quand de jeunes militants racialistes qui se définissent par leur couleur de peau (et qui ont le culot de se faire passer pour des antiracistes) se présentent comme les victimes historiques d’un système discriminatoire qui aurait traversé l’histoire québécoise et qu’il faudrait désormais nommer comme tel. Sauf que c’est faux. Concrètement, ils transposent ici la mémoire américaine de l’esclavage et se présentent eux-mêmes comme des descendants du système esclavagiste québécois, qui continuerait de peser sur les rapports intercommunautaires à travers les siècles. Pour emprunter les catégories du jour, on aurait envie de les accuser d’appropriation de conscience historique.

[Note du carnet. L’immense majorité des esclaves en Nouvelle-France (Canada) ne fut pas africaine, mais amérindienne, des prisonniers de guerre, les Panis. Le plus souvent vendus aux Français par des alliés indiens des Français. Selon Pierre Georges Roy, ils « étaient plutôt employés au service domestique qu’à la culture de la terre, pour laquelle ils n’avaient aucune aptitude. » À notre connaissance, il n’existe aucune illustration de l’époque du régime français qui montre des Panis esclaves en Nouvelle-France. À titre d’illustration, nous reproduisons ci-dessus ce dessin des années 1990 représentant la fuite d’un Panis et d’une mulâtresse peu après la Défaite et, donc, au début du Régime anglais. ]


Il faut alors rappeler un fait élémentaire : l’essentiel de la « communauté noire » québécoise (je confesse encore une fois mon malaise devant ce vocabulaire racialiste) est arrivée ici dans un tout autre contexte, essentiellement dans la deuxième moitié du XXe siècle, pour trouver une société libre et prospère où s’installer — et le peuple québécois s’est effectivement montré accueillant, ce dont nous pouvons être fiers collectivement. En d’autres mots, nous ne sommes pas devant des « descendants d’esclaves noirs au Québec », mais devant des descendants d’immigrés et/ou de réfugiés arrivés ici au fil des dernières décennies et qui ont trouvé une société généreuse pour leur tendre la main. Mais apparemment, rappeler cette évidence historique vaudra à celui qui s’y risque une pluie d’injures — on risque même de vous accuser de racisme et de complaisance pour la suprématie blanche. Et on ne saurait sérieusement expliquer les difficultés d’intégration inévitables de telle ou telle communauté par un racisme systémique fantasmé.

Revenons-y : ces militants qui prétendent œuvrer à la décolonisation du monde contribuent paradoxalement à la colonisation mentale du Québec par l’imaginaire américain. Cette américanisation mentale du Québec a aussi pour triste effet de déréaliser notre histoire. Faut-il vraiment rappeler que malgré que le peuple québécois soit historiquement un « peuple blanc » (je note encore une fois le délire absolu et la régression phénoménale que représente la réintroduction de la race comme catégorie politique), cela ne l’a pas empêché d’être dominé suite à la Conquête. Les Britanniques ne nous ont pas épargnés par fraternité raciale. On aurait envie de faire lire aux militants de l’extrême-gauche identitaire et racialiste certains classiques de la Révolution tranquille. Affirmer qu’il existe au Québec une « majorité blanche », consiste à réunir artificiellement la majorité historique francophone et la minorité anglaise (qui est l’extension de la majorité canadienne-anglaise au Québec) en oubliant que la première a été dominée par la seconde et que cette histoire de dépossession n’est pas complètement terminée.


Le peuple québécois n’est pas maître chez lui-même s’il préfère désormais faire semblant de ne pas s’en rendre compte. Les Québécois, faut-il le dire, sont souvent obligés de s’expatrier mentalement chez eux en passant du français à l’anglais pour travailler — le discours médiatique dominant présente cela comme une simple adaptation à la mondialisation. Et faut-il rappeler que s’ils contrôlent un État, cet État lui-même a des marges de manœuvre plus limitées qu’on ne le pense et qu’il doit demander la permission à Ottawa pour prendre des décisions essentielles le concernant. Et quand certains militants « inclusifs » écrivent que les Québécois francophones expriment une inquiétude irrationnelle par rapport aux « minorités », ils oublient que le régime canadien, qui s’est refondé à travers le multiculturalisme d’État, a toujours su utiliser et instrumentaliser les communautés issues de l’immigration pour les retourner contre la majorité historique francophone et la diluer démographiquement chez elle, ce qui n’est pas sans effet comme on l’a vu au dernier référendum et comme on le voit dans la séparation de plus en plus marquée entre Montréal et le reste du Québec.

D’ailleurs, on se rappellera que l’été dernier, plusieurs militants anti-SLAV manifestèrent en anglais devant le TNM contre cette pièce, comme s’ils refusaient spontanément ou consciemment le principe fondateur de la loi 101 qui veut que le français soit la langue commune du Québec. Au Québec, l’extrême-gauche identitaire et diversitaire considère que le primat du français relève d’un privilège colonial et d’une discrimination illégitime à l’avantage du « groupe blanc, francophone et catholique » majoritaire. Le groupe SLAV Resistance avait ainsi exigé que le gouvernement du Québec, au nom de la diversité, traduise en anglais sa récente politique culturelle. Les Québécois qui ont un peu de mémoire y auront vu un paradoxe étonnant : c’est au nom de l’antiracisme, désormais, qu’on leur disait Speak White. Disons les choses plus largement : l’anglicisation de Montréal passe en bonne partie par l’immigration massive.

Terminons sur une note moins négative. Je note néanmoins, à travers tout cela, que l’histoire est susceptible d’intéresser même les plus jeunes générations, pour peu qu’elle porte une charge existentielle. Et nous ne devrions pas hésiter à replacer l’histoire du peuple québécois au cœur de la vie publique. Nous sommes les héritiers d’une grande aventure, qui est à la fois celle de l’exploration d’un continent, de la fondation d’une nation, d’une résistance obstinée, passive ou héroïque selon les époques, contre la volonté du conquérant de nous faire disparaître, et d’une entreprise de renaissance nationale qui demeure inachevée, mais qui reste riche d’une promesse de pleine liberté. Cette histoire, si on l’enseignait vraiment, pourrait contribuer à une forme de réaffirmation identitaire et nationale. Cette grande aventure, nous sommes appelés à la poursuivre. Mais pour l’instant, la majorité historique francophone, qui n’a plus qu’une mémoire informe, se laisse culpabiliser et dérive vers la haine de soi, comme si elle devait avoir honte de ses 400 ans d’histoire.

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Un million d’esclaves européens chez les Barbaresques

Histoire — la traite esclavagiste a-t-elle permis le décollage économique de l’Occident ?

Le génocide voilé (traite négrière musulmane)

Manuel d’histoire québécois approuvé par le Ministère (1) — chrétiens intolérants, Saint-Louis précurseur des nazis, pas de critique de l’islam tolérant pour sa part

L’école doit-elle faire connaître une histoire honnête du pays ou du monde ou former des historiens ?

BIEN : Actrice noire joue Marguerite d’Anjou : nécessaire diversité, MAL : chants d’esclaves chantés par une blanche

375e de Montréal, récupération multiculturaliste ? (m-à-j)



samedi 19 janvier 2019

Appropriation culturelle ou racisme ? La BBC attribue le rôle du méchant Javert à un Noir

Javert par Gustave Brion, 1862.
La BBC produit une nouvelle version des Misérables, d’après l’œuvre de Victor Hugo, avec le rôle de l’Inspecteur Javert joué… par un acteur noir, en l’occurrence David Oyelowo. Il est un inspecteur de police sévère, cruel et injuste même. C’est l’ennemi juré de l’ex-forçat Jean Valjean en rupture de ban et que de ce fait il pourchasse sans trêve. Il se suicide quand il comprend que Jean Valjean est un homme bon qui a tout fait pour se racheter, regrettant de l’avoir traqué.

On se demande si l’on doit condamner la chose parce qu’il s’agit là de racisme (le rôle du méchant est tenu par un noir) ou pour appropriation culturelle (un rôle de blanc joué par un noir).

Après une actrice noire quadragénaire qui joue la blonde et jeune Marguerite d'Anjou, Petit jean (Robin des Bois) incarné par Jamie Fox, après Achille en acteur noir, après la mise en avant d’un acteur noir dans une resucée du Roi Arthur – voici donc l’Inspecteur Javert et Les Misérables passés à la moulinette du politiquement correct. Prochaine étape : un acteur noir pour incarner Adolf Hitler ?




Voir aussi

Actrice noire joue Marguerite d'Anjou : nécessaire diversité, chants d'esclaves chantés par une blanche : horrible appropriation culturelle

L'éducation sexuelle précoce pourrait être traumatisante

Un texte de Martin TAMPIER de Correct Maple

Ce mois de janvier 2019, le ministère de l’Éducation du Québec est en train d’introduire le nouveau curriculum à la sexualité dans toutes les écoles du Québec, avec l’appui de la Fédération des comités de parents du Québec (FCPQ) et – supposément – des parents. Pourtant, tous ne sont pas d’accord. Le curriculum québécois, créé sous le gouvernement libéral (PLQ) d’après le modèle de l’UNESCO, est similaire aux autres programmes d’éducation « complète » à la sexualité introduits dans les dernières années à travers le monde. Posons donc un regard à ce qui se passe au niveau mondial.



L’information précoce nuit aux enfants


Le professeur Raphael Bonelli, psychiatre autrichien, nous alerte au sujet de la sexualisation précoce, considérant que certaines notions sont introduites dès la maternelle. Or, la sexualisation précoce serait, selon lui, une stratégie typique des pédophiles. Ils commencent leur séduction à visée sexuelle en passant de l’information de type sexuel pour ainsi susciter un intérêt élevé, lequel ne correspond pas à l’âge de l’enfant. Ils essaieront d’inciter les enfants à des pratiques autoérotiques et les jeux sexuels avec leurs pairs, avant de lancer leur attaque. Plusieurs patients du Dr Bonelli qui luttent avec une dépendance à la pornographie ont en commun une exposition précoce à la sexualité, dans une forme qu’ils ne pouvaient pas encore digérer à leur âge. Le trauma s’installe lors des sessions d’éducation : « En groupe, les enfants de huit ou neuf ans qui sont victimes d’abus démontrent souvent un intérêt élevé. Pourtant, ce même intérêt frappant est malsain et un symptôme de leur traumatisme. » Et cette pathologie est donc forcée aux enfants encore innocents. On parle du pénis comme du nez, sans gêne (naturelle) ni restriction : la désensibilisation institutionnalisée. Des problèmes psychologiques à long terme jusqu’à l’âge adulte peuvent en résulter. Dr Bonelli recommande donc de laisser l’information et la prévention aux parents. Seuls les parents peuvent donner une réponse individualisée à l’enfant. En groupe, il y en aura toujours un qui aura plus de questions que ses camarades, et tous seront donc exposés à la même information sans le vouloir. Le Dr Johannes Huber, gynécologue autrichien, s’oppose également à une confrontation prématurée des enfants à la sexualité dans les écoles. Selon lui, cela nuirait aux enfants et démolirait les efforts de prévention d’abus. Ironiquement, le programme propagé par le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, viserait à réduire les abus sexuels. Serait-on en train de chasser les démons au nom de Belzébuth ? Écoutons Dr Huber, qui élabore que ce sont les hormones qui déterminent le moment où un enfant commence à s’intéresser à la sexualité – soit au début de sa puberté. « Il y en a qui commencent à dix ans, d’autres à onze ou même plus tard. C’est ici qu’on devrait fournir de l’information, ni avant, ni après. Une discussion précoce de la sexualité crée un rejet parmi les enfants. » De plus, il a constaté que les femmes qui commencent à utiliser des moyens de contraception à un âge précoce, soit 15 ans ou plus tôt, se retrouvent plus tard, soit vers l’âge de 25-30 ans, dans sa salle d’attente et se font traiter pour des troubles hormonaux.


La France se mobilise

Toujours en Europe, le Réseau des professionnels pour la protection de l’enfance et l’adolescence (RPPEA) en France a lancé une pétition contre l’introduction de l’éducation complète à la sexualité. Ses préoccupations se résument comme suit : « Nous rappelons que les conséquences pour les enfants d’une entrée précoce dans la sexualité des adultes, qu’elle soit actée dans des abus réels (attouchements, viols) ou vécue à cause d’un climat transgressif (qui par des suggestions, des allusions, des informations données trop précocement, font baigner l’enfant dans une ambiance sexualisée), sont bien connues […] Or quand un adulte, qui plus est en situation d’autorité, parle à un enfant de sexualité en dehors de toute demande de sa part, l’intrusion qu’il réalise dans la vie psychique a une tonalité incestueuse : l’adulte mêle l’enfant à ses propres pensées sur le sexe et il est alors dans le registre de la séduction et non de l’information. »

« Maman, c’était tellement horrible ! Tellement horrible ! Je me sentais tellement mal, je voulais sortir mais je sentais qu’ils ne m’auraient pas laissée. Je me suis bouchée les oreilles, je parlais avec mes collègues autours de moi, tout pour ne pas entendre le sujet, j’ai refusé d’entendre ou de voir. » – Fille de 5e primaire en France, tiré du livre Dangers de l’éducation à la sexualité pour les enfants et les adolescents, de Maurice Berger et Eugénie Izard.


Le Dr Maurice Berger pédopsychiatre athée (il insiste dès le début) et les dangers de l'éducation à la sexualité (moderne) des enfants

Cette pétition fut signée par 36 000 personnes, dont 20 % des professionnels de l’enfance, de la psychologie ou de la santé, y inclus 92 psychiatres et pédopsychiatres, 90 médecins ou pédiatres, 900 psychologues/psychothérapeutes et 1 200 enseignants. En raison de la discussion publique, la ministre de l’Éducation française a au moins enlevé le cours de la maternelle, alors qu’ici au Québec, il s’agit maintenant de parler de sexualité aux enfants dans les garderies. En France, on a observé dans une classe de formation par une information sur la sexualité avec nomination et description des organes génitaux que certains enfants se bouchaient les oreilles et baissaient la tête pour ne pas voir – signe fort qu’ils étaient choqués et que, pour eux, cette information n’était pas adéquate à leur âge (8 ans). Le curriculum du Québec commence avec ce type d’information en première année de primaire (5-6 ans). Comme en France, on s’attend donc à la même situation décrite par le pédopsychiatre Maurice Berger : « nous recevons de nombreux témoignages d’enfants choqués, traumatisés, présentant des insomnies, des cauchemars, des refus de retourner en classe, etc. » Donc, on se demande pourquoi ici, nos experts en psychologie de l’enfance n’ont toujours rien dit sur le curriculum ou ne mettent pas leur poids derrière la pétition québécoise, laquelle compte aussi plus de 30 000 signatures à Pétition pour amender le nouveau programme québécois d’éducation à la sexualité



Les origines de l’éducation « complète »


Le portrait s’assombrit encore lorsqu’on réalise les origines de la sexualité dite « complète ». En Allemagne, c’était Helmut Kentler, professeur en pédagogie sociale à l’Université d’Hanovre qui, dans les années soixante, plaçait des orphelins avec des pédophiles notoires, tout en sachant qu’est-ce qui se passerait. À la suite de son décès en 2008, sa cause a été reprise par M. Uwe Sielert, de la Gesellschaft für Sexualpädagogik (Société de la pédagogie sexuelle), lequel considère M. Kentler comme son « ami paternel ». Sielert ne s’est jamais distancé des tendances pédophiles de son patron. De plus, il y a de la pression politique en Allemagne en faveur de la pédophilie, soutenue par des lobbys importants des coalitions des partis rouges-verts. Le professeur derrière le curriculum en Croatie, M. Stulhofer, lui aussi travaillait avec plusieurs pédophiles. Aux États-Unis, l’évolution a été très similaire. L’équivalent de Kentler est Alfred Kinsey, lequel conduisait, dans les années quarante et cinquante, des « expériences » pour montrer au monde que des petits enfants pouvaient avoir ce qu’il appelait des « orgasmes ». Le documentaire de la BBC Secret History – Kinsey’s Paedophiles (YouTube video 51:02 min.) raconte ses actes détestables et parle des troubles sexuels qu’avait le « Dr. Sex ». En 1947, Kinsey créa l’Institut Kinsey, lequel s’est joint avec le prestataire privé d’avortements Planned Parenthood (Planning familial) pour commencer SIECUS, le Conseil de l’information et éducation sexuelle, source des guides pour une éducation sexuelle « complète ». L’Institut s’est également fait accréditer auprès des Nations Unies (ECOSOC) et a travaillé au sein de l’UNESCO par le biais d’ETR Associates, le bras éducatif de Planned Parenthood. Basé sur ses essais abusifs [de pédophilie explicite], Kinsey a créé la fausse idée que l’enfant est « sexuel dès sa naissance ». Ce dogme, tellement convenable pour les pédophiles, se retrouve aussi dans le curriculum du Québec : « La sexualité débute avec la naissance » lit-on en position proéminente (p.5) dans la brochure Grand public du ministère de l’Éducation. Et d’ailleurs, la fausse idée que l’anus est un organe sexuel, partie de l’enseignement prévu en primaire, se trouve aussi dans le matériel de Planned Parenthood. Ce seront donc eux, une compagnie américaine, qui dirigeront désormais l’éducation de nos enfants ? La philosophie de la Fédération internationale pour la planification familiale (IPPF, l’identité internationale de Planned Parenthood) est exprimée dans leur Déclaration des droits sexuels de 2008 (Article 6) : « Toute personne [cela inclut donc les enfants, d’âge indéterminé] a le droit d’explorer sa sexualité, de rêver et fantasmer sans peur, ni honte [c’est désormais mauvais de ressentir de la honte], ni culpabilité, ni fausses croyances [comme celles des parents ?] ou autre empêchement à la libre expression de ses désirs, ce dans le respect total des droits d’autrui. » L’article 5 de la Déclaration reflète exactement la demande d’une organisation pédophile, la North American Man Boy Love Association (NAMBLA) : « Toute personne a le droit […] de décider librement de ce qui touche à sa sexualité, de choisir ses partenaires sexuels » (donc y inclus des enfants qui « choisissent » des adultes comme partenaires). L’IPPF est encore plus franche dans son Guide des jeunes sur les droits sexuels (2011) : « Il existe une supposition commune que les jeunes sont incapables de décider par eux-mêmes, donnant donc aux parents ou aux autres adultes une autorité complète sur les décisions liées à leur sexualité. »



Le contenu du curriculum québécois est largement basé sur celui de l’UNESCO, lequel est inspiré par les idées de Kinsey et l’IPPF.



Il s’agit ici non seulement d’un encouragement ouvert à une vie sexuellement active chez nos jeunes, mais également d’une tentative d’enlever nos enfants de la protection et de la supervision des parents, ainsi que des valeurs liées à la sexualité qu’ils considèrent importantes. Lorsque les enfants sont inclus dans ces « droits sexuels », et qu'on considère que les enfants sont aptes à prendre des décisions d'ordre sexuel (très pertinent, vu que le curriculum québécois mise sur le consentement des mineurs vis-à-vis la sexualité), on peut deviner une normalisation rampante de la pédocriminalité sous le couvert de ces droits sexuels. Et encore… La sexualité, dans les approches d’éducation « complète », n’est pas vue comme faisant partie d’une relation stable comme un mariage, mais se discute plutôt comme un « droit », une expression d’identité, et dans le contexte de poursuivre ses désirs – tout en suggérant que le sexe entre adolescents devrait faire partie des apprentissages (p. 9 de la brochure Grand public) et que l’expérience limitée de ceux et celles qui ne veulent pas « explorer » aurait plutôt un impact négatif sur l’individu. La maîtrise de soi et le choix d’attendre jusqu’à un âge où la personne a achevé la maturité nécessaire ne sont pas au centre de la discussion, laquelle ne traite que des limites que chacun peut auto-définir et de l’utilisation du condom. L’éducation « complète » se base donc sur les « études » abusives d’un groupe pédophile aux États-Unis et d’autres pays, comme l’Allemagne. Elle compromet la prévention par une sexualisation précoce – en utilisant des stratégies de désensibilisation en ligne avec celles des pédophiles, et est aussi promue par des pédophiles. Meilleur exemple : le sous-ministre Benjamin Levin du gouvernement libéral de Kathleen Wynne en Ontario, lequel était co-auteur du curriculum extrême en Ontario (maintenant enlevé par le premier ministre Doug Ford) qui fut condamné pour possession de pornographie juvénile. Enfin, est-ce qu’il y a un fil rouge ici ? Pour être clair, malgré le fait que la pédophilie est un grand problème parmi les haut-placés dans plusieurs pays, on n’accuse pas ici notre gouvernement d’avoir de telles tendances. Pourtant, on constate auprès de nos dirigeants élus soit une naïveté par rapport à ce qui vient de l’UNESCO ou bien un manque de compréhension des côtés négatifs liés à l’éducation complète à la sexualité. Son efficacité préventive étant loin d’être reconnue, elle pose des risques importants pour nos enfants. On se demande pourquoi elle est introduite sans avoir un débat public sur le thème, sans consulter ni les parents ni les psychologues et autres experts, et sans prendre en compte les expériences d’autres pays, lesquelles suggèrent fortement une approche plus respectueuse qui commence à la puberté, stade naturel où l’intérêt s’éveille.

vendredi 18 janvier 2019

Sérotonine : modernité nue et inhumaine où la « carrière » des femmes et l'individualisme rendent impossible le bonheur

Michel Houellebecq revient aujourd’hui dans son dernier roman, Sérotonine, sur la question du sexe et de l’amour.

Bien plus qu’un « roman de la France périphérique » comme l’a vendu son éditeur, Sérotonine est le grand roman du couple, de son idéal éternel et de son impossibilité actuelle. Ses lecteurs attentifs l’avaient deviné depuis longtemps : Houellebecq est tout sauf un cynique, ou plus exactement, c’est un faux cynique, un cynique par dépit dont les personnages se réfugient dans le porno et le divertissement uniquement parce que la seule chose qui compte pour eux n’est plus possible en cette « période inhumaine et merdique ».

Et cette seule chose qui compte, c’est l’amour, ce « rêve à deux […] qui permet […] de transformer notre existence terrestre en un moment supportable — qui en est même à vrai dire le seul moyen ».

Les souvenirs de Florent-Claude des jours heureux passés avec son ex, Camille, et ses regrets sept ans après de n’avoir pas su la garder, sont parmi les plus belles pages jamais écrites par Houellebecq, dont on découvre le goût pour le bonheur, et le talent pour le partager. Michel Houellebecq, écrivain de l’amour et du bonheur ? Mais oui ! Sauf qu’il s’agit d’un amour et d’un bonheur constamment humiliés. D’un amour et d’un bonheur que la « carrière » que veulent désormais mener les femmes, leur individualisme, leur libertinage même, ont rendus impossibles. Tout s’oppose désormais à ce « modèle conjugal » idéal et pourtant détruit à jamais.

« J’étais heureux, jamais je n’avais été aussi heureux, et jamais plus je ne devais l’être autant […] J’aurais pu lui proposer d’arrêter ses études, de devenir femme au foyer, enfin de devenir ma femme, et avec le recul quand j’y repense (et j’y repense à peu près tout le temps), je pense qu’elle aurait dit oui […] mais je ne l’ai pas fait, et sans doute je ne pouvais pas le faire, je n’avais pas été formaté pour une telle proposition, ça ne faisait pas partie de mon logiciel, j’étais un moderne, et pour moi comme pour tous mes contemporains la carrière professionnelle des femmes était une chose qui devait être avant toute autre respectée, c’était le critérium absolu, le dépassement de la barbarie, la sortie du Moyen Âge. »


Le résultat de ce « critérium absolu », c’est une fille malheureuse qui élève seule son enfant ; c’est une femme qui a rêvé d’être comédienne et qui termine seule, elle aussi, et alcoolique, à animer des ateliers théâtre à destination des chômeurs de Pôle emploi ; c’est une autre femme, seule toujours, et bipolaire, qui vit enfermée dans sa résidence ultrasécurisée en ayant « peur de tout : du soja modifié, de l’arrivée au pouvoir du Front national, de la pollution aux particules fines » ; c’est un homme enfin, seul encore et toujours, bourré d’antidépresseurs, qui crève de solitude et de regrets, et rêve de se jeter par la fenêtre… La modernité est nue sous la plume de Michel Houellebecq. Elle n’est pas belle à voir.

Source : Valeurs actuelles





jeudi 17 janvier 2019

Les enfants se tournent vers le marché noir des hormones de changement de sexe pour « transiter »

Alors que le nombre d’enfants qui se disent comme transgenres grimpe en flèche — plus de 4000 % au Royaume-Uni — les experts commencent à souligner le fait que la promotion et l’intégration constante de la théorie de l’identité du genre déclenchent un phénomène social. En fait, de nombreux enfants ne sont même pas prêts à attendre qu’une clinique d’identité du genre veuille les prendre en charge — une enquête menée par le Daily Mail a révélé qu’un marché noir d’hormones pour changer de sexe a fait son apparition sur Internet.


Nombre d’enfants référés à la clinique du genre (GIDS) par année et par sexe
Lire prof. Jordan Peterson : «  Nous sommes en pleine épidémie psychologique. Cela se produit régulièrement. »

Le Daily Mail a découvert lors de l’enquête, publiée le 4 décembre, qu’ils pouvaient très facilement acheter une « gamme de médicaments transgenres », sans qu’aucune question ne soit posée, pour aussi peu que vingt-cinq livres sterling. Il n’y a pas de vérification de l’âge des personnes qui tentent d’acheter des médicaments hormonaux en ligne, et il y a apparemment un grand nombre de forums en ligne où les enfants peuvent s’expliquer mutuellement comment commander les médicaments et quels sites pharmaceutiques sont les meilleurs à utiliser.

Dans leur enquête, par exemple, le Daily Mail a découvert qu’il pouvait acheter un paquet de « bloqueurs d’hormones mâles », avec une « carte bancaire ordinaire », d’une pharmacie en Thaïlande au prix de seulement trente-quatre livres sterling (58 $ canadiens, 38 €), port compris. Les pilules étaient étiquetées comme contenant « des œstrogènes naturels pour favoriser la croissance des seins transgenres ». Il a fallu moins d’une minute à l’enquêteur pour trouver les pilules en ligne, et il n’y avait aucune condition d’âge ou d’ordonnance nécessaire pour les commander.

Cette pharmacie en ligne en Thaïlande n’était pas seule. Le Daily Mail a trouvé un autre site en Inde où ils ont trouvé qu’ils pouvaient acheter des « sachets de gel de testostérone » appelés « Cernos », lequel était commercialisé comme « thérapie hormonale transgenre pour les femmes en transition vers l’homme ». Sur le formulaire de commande, le site avertissait que les impacts de ces pilules, faciles à acheter, sur les filles, comme le fait d’atteindre une voix beaucoup plus basse, sont « irréversibles une fois obtenue ». Un site américain basé en Floride proposait au Daily Mail du Triptorelin, lequel « agit sur l’hypophyse pour interrompre le développement sexuel des garçons et des filles qui atteignent les premiers stades de la puberté » — pour seulement vingt-cinq livres sterling.

Ce qui donne encore plus à réfléchir, c’est le fait que ces entreprises profitent de la tendance transgenre parce qu’elle est rentable. Avec la prolifération des « célébrités transgenres » sur YouTube, Tumblr et Reddit, le transgenrisme devient un phénomène social et les enfants pensent donc qu’il est « chic » de devenir transgenre. Certains experts nous avertissent que des enfants sont amenés à être persuadés, dans les forums de discussion en ligne, qu’ils sont transgenres, même lorsqu’ils vivent qu’une angoisse adolescente tout à fait normale. Par conséquent, les listes d’attente pour les cliniques de genre sont extrêmement longues et les enfants cherchent des moyens de commencer la transition par leurs propres moyens.

Les enfants n’achètent pas seulement ces médicaments par eux-mêmes — une chose que même les militants transgenres disent être extrêmement dangereux — ils demandent à leurs amis adolescents plus âgés d’acheter ces médicaments pour eux au cas où ils auraient des problèmes. Une mère, qui croit que son fils a subi un lavage de cerveau à cause de la propagande transgenre en ligne, a trouvé dans sa chambre des pilules qu’il avait commandées dans une pharmacie en ligne américaine. Il avait commandé « l’hormone féminine œstrogène » et avait commencé à se développer des seins. Elles avaient simplement été postées au bureau de poste local, et il les avait ramassées tout seul. Les médicaments étaient si bon marché, disait la mère, qu’il aurait pu les acheter avec « l’argent de son anniversaire qui lui donne sa grand-mère ou son argent de poche ».

Les enfants sont notamment impatients, et avec l’augmentation des listes d’attente pour les cliniques, beaucoup prennent maintenant les choses en main. Ils ont été persuadés qu’ils peuvent être n’importe quel genre qu’ils décident d’être, et à ce titre, ils voient un changement sexuel irréversible comme leur droit. Des enfants se mutilent eux-mêmes, et ils ont reçu cette idéologie hideuse des militants transgenres qui accusent encore tout parent qui soulève des inquiétudes face à cela d’être un fanatique. Ces activistes font du mal aux enfants, et il faut les tenir le plus loin possible d’eux. Malheureusement, pour le moment, leur idéologie est aussi ascendante en influence que destructrice.


Voir aussi

Grande-Bretagne — enfants autistes poussés à s’identifier comme transgenres ?

Québec — Clinique de changement de sexe débordée (épidémie psychologique sociale ?)

La priorité éducative du Québec (du moment) : Urgence : « Adapter l’école aux écoliers transgenres »

Angleterre — Au moindre soupçon, des écoles considèrent les élèves comme transgenres.

Étude suggère augmentation du nombre d’adolescentes transgenres est en partie un phénomène social

Jordan Peterson et les jeunes « trans » (M-à-j avis de Debra Soh sur l’augmentation de ceux-ci)

Le genre et l’université : une chape de plomb s’abat

Chronique de la parentalité moderne : une femme qui se dit homme et qui accouche est-elle le « père » de son bébé ?

Carence de crimes haineux, il faut les inventer ?

Canulars embarrassants : revues « savantes » dupées par de fausses études adoptant des mots clés à la mode

mercredi 16 janvier 2019

France : la baisse des naissances est la conséquence d’une série de décisions politiques

Pour le démographe Gérard-François Dumont, la baisse des naissances est la conséquence d’une série de décisions politiques. Le recteur Gérard-François Dumont, géographe et démographe, est professeur à l’université de Paris-IV Sorbonne. Il préside aussi la revue Population et Avenir. Il répond aux questions du Figaro.

Mais d’abord un rappel des faits : selon le bilan démographique de l’année 2018, publié mardi par l’Insee, le solde naturel (différence entre le nombre de naissances et de décès) n’a jamais été aussi bas depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.

En 2018, 758 000 bébés sont nés en France. C’est 12 000 de moins qu’en 2017, et c’est surtout la quatrième année consécutive de baisse. Natalité en berne et en même temps mortalité record : selon le bilan démographique de l’année 2018, publié ce mardi par l’Insee, le solde nature n’a jamais été aussi bas depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. L’indicateur conjoncturel de fécondité de la France s’établit à 1,87 enfant par femme en 2018, il était de 1,59 au Québec en 2017 (il faudra encore attendre 3 mois pour avoir des chiffres pour 2018 au Québec, il sera probablement légèrement en baisse au vu des chiffres publiés pour les 10 premiers mois de 2018).


LE FIGARO. — Comment s’explique cette quatrième année de baisse des naissances ?

Gérard-François DUMONT. — Cette baisse des naissances est avant tout liée à la diminution de la fécondité. Le bilan démographique de l’année 2018 confirme les effets de la détérioration de la politique familiale. Car la confiance dans la politique familiale joue un rôle dans la décision des couples d’agrandir leur famille. Aujourd’hui, nous sommes toujours dans un cycle de baisse qui a débuté en 2015, après la mise sous condition de ressources des allocations familiales. [Note du carnet : politique du gouvernement socialiste (Hollande) qui n’aide plus toutes les familles quand elles ont des enfants, l’aide à avoir des enfants va prioritairement aux pauvres. Est-ce vraiment sain ?]. Depuis, toute une série de décisions s’est accumulée et a entraîné une perte de confiance. On peut y ajouter de nouveaux signaux négatifs, avec la revalorisation des plafonds de ressources et des allocations familiales à un niveau inférieur à celui de l’inflation. Ce genre de mesures touche tout particulièrement les Français des classes moyennes et inférieures. Enfin, la politique familiale a aussi été très durement touchée, de manière indirecte, par les 13 milliards d’euros de réductions des dotations aux collectivités territoriales. Beaucoup de collectivités qui avaient envisagé de créer de nouvelles crèches ou des relais d’assistantes maternelles ont dû suspendre leur projet. Le nombre de places de crèches a donc bien moins progressé qu’annoncé.

D’autres démographes évoquent l’influence de la crise économique et les maternités de plus en plus tardives pour expliquer cette baisse de la natalité. Vous ne partagez pas leur analyse ? Certains considèrent sans doute qu’il n’est pas politiquement correct d’étudier l’impact de la politique familiale sur la fécondité… Il n’y a pas eu d’effets de la crise économique de 2008 sur les naissances, car la France a maintenu une fécondité plus élevée pendant cette période difficile et jusqu’à 2014. Ces dernières années, il est vrai que les Françaises ont reporté les naissances, notamment en raison de l’allongement des études. Mais ce phénomène de retard de la maternité ne s’exerce plus guère. En effet, la fécondité ne remonte pas chez les femmes plus âgées comme par le passé. Enfin, le nombre de mariages n’a plus d’influence sur la fécondité. Contrairement à l’Italie ou à l’Espagne, où les couples se marient avant d’avoir des enfants, la France est « championne d’Europe » des naissances hors mariage.

La France reste tout de même « championne d’Europe » des bébés… Malgré des coups de rabot successifs, la France conserve une politique familiale nettement meilleure que la moyenne européenne. Là encore, on peut observer le lien entre fécondité et politique familiale. Les pays européens les moins généreux pour les familles — comme l’Italie, l’Espagne, la Grèce ou le Portugal — affichent les indices de fécondité les plus faibles. L’Allemagne fait figure d’exception, car elle enregistre peu de naissances malgré un budget élevé consacré à la politique familiale. Cette particularité s’explique par un état d’esprit peu propice à la conciliation de la vie professionnelle et familiale. Les Allemands considèrent que les femmes qui ont un bébé doivent se consacrer uniquement à son éducation durant les premières années de sa vie. Celles qui reprennent un travail — traitées de « mères corbeaux » — restent mal jugées. Récemment, l’Allemagne a fini par prendre des mesures en faveur de l’aide à la garde d’enfant et la fécondité est remontée à 1,59 enfant par femme en 2016 [le même taux que le Québec].

[Cela coïncide cependant avec une forte natalité parmi les immigrants très nombreux en Allemagne. Si le nombre d’enfants nés de mères allemandes a augmenté de 3 % entre 2015 et 2016, dans le même temps, celui des enfants nés en Allemagne de mères étrangères a bondi de 25 %. L’indice de fécondité des mères étrangères est nettement plus élevé que celui des mères allemandes (2,28 enfants par femme contre 1,46). Les enfants nés de mère étrangère représentaient désormais 23,32 % de toutes les naissances en Allemagne (184 660 sur un total de 792 160 en 2016).

En outre, contrairement à ce que l’on pense souvent ce ne sont pas d’abord les femmes allemandes qui refusent d’avoir des enfants à cause de cette mentalité de « mère corbeaux », mais leurs « partenaires mâles ». « Dans un couple, c’est en général l’homme — et plus rarement la femme — qui refuse de faire un enfant », estimait Franziska Woellert, démographe berlinoise,
dans les colonnes de Libération. L’appel constant et un peu facile à « la conciliation travail-maternité » occulte des questions plus fondamentales : le modèle économique permet-il à une famille de vivre décemment avec un salaire à temps plein, quelles sont les priorités de la société, la maternité, la paternité, la famille y ont-elles une place importante ou est-ce plutôt la carrière et l’hédonisme, quelles valeurs familiales l’école d’État inculque-t-elle ? Voir Lutte gouvernementale à « l’hétérosexisme » : manque de modestie constitutionnelle du gouvernement québécois et Urgence gouvernemementale : « Adapter l’école aux écoliers transgenres »]

Les Français voient dans la forte natalité un signe de confiance en l’avenir. La crise sociale des « gilets jaunes » pourrait-elle entraîner une nouvelle baisse des naissances ? Tout dépend évidemment des réponses apportées à cette crise. On peut imaginer que le gouvernement décide de revoir sa politique familiale. Dans les cahiers de doléances, certains ont déjà demandé que les allocations familiales soient revalorisées à hauteur de l’inflation ! Il faut aussi voir les « gilets jaunes » comme un mouvement créateur de liens sociaux. Des Français qui vivaient seuls se sont rencontrés, les ronds-points sont devenus de nouveaux lieux de sociabilité. Il n’est pas exclu que ce mouvement favorise la création de nouveaux couples et de nouveaux bébés !

Voir aussi

Les principaux dirigeants européens n’ont pas d’enfants (mis à jour)

Jordan Peterson : Arguments en faveur du mariage et impacts du divorce

Le secret des mariés : ils sont plus riches et plus heureux, on n'en parle pas...