samedi 30 mars 2013

Joseph Facal et la dérive de l'éducation au Québec



Sujets abordés

01:30 — Sommet sur l'enseignement supérieur

04:17 — Université comme instrument de promotion sociale ou lieu d'excellence ?

05:27 — Faut-il regretter qu'on n'ait parlé que des frais de scolarité ?

09:37 — La réforme scolaire (le renouveau pédagogique) à l'école primaire et secondaire

13:31 — Les jeunes en difficulté victimes de la réforme scolaire

14:45 — L'utopie de la transformation sociale par l'école, un échec

15:25 — Connaissances contre compétences ? Transmission culturelle c. présentisme.

21:00 — L'égalitarisme creuse le fossé entre l'élite qui a accès à la culture et une masse mal outillée

24:10 — Chaque ministre devient l'attaché de presse de la technocratie éducative au Québec

26:45 — Le cours d'éthique et de culture religieuse (ECR), le « nouveau catéchisme »

31:00 — Taux de réussite universitaire en hausse grâce au nivellement par le bas ?

35:20 — Culture de revendications, remise en question du maître

39:19 — Différence entre étudiant contestataire et casseur, les syndicats étudiants

41:00 — Quel peut-être l'avenir d'une société qui refuse la transmission d'une culture générale ?

42:30 — Un retour en politique de Joseph Facal ?

Voir aussi

Joseph Facal : « L’essentiel est invisible »

Joseph Facal et « nos valeurs » québécoises

Facal et les résultats PISA : et si on évaluait les connaissances et la culture générale ?

L'école québécoise selon Joseph Facal

Joseph Facal, La famille et l’école

Joseph Facal : « Vous avez tort de regarder de haut Drummondville »












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vendredi 29 mars 2013

La loi 101 s'appliquera aussi à la prématernelle

Après avoir laissé entendre le contraire, la ministre Marie Malavoy a finalement affirmé que la loi 101 s'appliquera à la maternelle à quatre ans. À la fin février, Mme Malavoy avait laissé entendre que ces nouvelles classes pourraient ne pas être soumises à la loi 101, puisque la Charte de la langue française ne s'applique pas à la maternelle. Or, après vérification, la ministre Malavoy a rectifié le tir jeudi: les classes de maternelle à cinq ans sont bel et bien soumises à la loi 101 et les petits de quatre ans devront aussi s'y conformer, a-t-elle déclaré. Les enfants d'immigrants devront donc fréquenter l'école en français, dès l'âge de quatre ans.




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Belgique — Suppression des congés de la Toussaint, de Pâques et de Noël... Enfin les noms. (M. à j.)

Mise à jour du 29 mars 2013

L'archevêque de Malines-Bruxelles ne cache pas son agacement face à la volonté de rebaptiser les vacances scolaires en supprimant les références chrétiennes. Il souhaite "bonne chance aux nouveau iconoclastes". Il préconise aussi l'abstinence pour les homosexuels.

La réforme des noms des congés scolaires
 n'a pas les faveurs de Monseigneur Léonard invité du Grand Oral de La Première - Le Soir : « Je pense que ces changements de vocabulaire auront le même avenir que le calendrier républicain qui a voulu faire commencer l'an 1 avec la Révolution française, ça a duré quelques années. Les gens vont continuer à parler comme ils parlent, ils vont dire les vacances de Noël, les vacances de Pâques ».

Instauré en 1792, sous la Révolution française, ce calendrier avait changé les noms des mois (brumaire, ventôse, pluviôse, etc.) et commençait à compter les années à partir de l'an I, année de la révolution. Il fut abrogé en 1806.

« Je suis rarement agacé mais ça me paraît plutôt curieux et surtout irréaliste, s'il y a derrière cela de l'idéologie, supprimer les références à nos racines chrétiennes, alors je souhaite bonne chance à tous les musées du royaume, à toutes les discothèques du royaume, je veux dire par discothèque, là on conserve des disques parce que la plus grande partie de l'art que nous cultivons en Occident, mais est d'origine chrétienne, si on veut supprimer tout cela, eh bien, je souhaite bonne chance aux nouveaux iconoclastes ».


Billet du 26 mars 2013

Un nouveau décret édicte une règle pour fixer les congés scolaires et le nom de ceux-ci dans les écoles francophones de Belgique.  Les nouveaux noms évacuent toute connotation religieuse. Les appellations des différents congés scolaires dans le décret sont « congé d’automne » pour le congé de la Toussaint, « vacances d’hiver » pour vacances de Noël, « congé de détente » pour le congé de Carnaval et « vacances d’été » pour les grandes vacances.


Le groupe MR (droite libérale économique) se dit « assez surpris de l’énergie dépensée par le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles pour déposer un projet de décret 'cosmétique' alors que les attentes de fond de l’école, comme des parents, ne sont toujours pas rencontrées. » Françoise Bertieaux, Chef de Groupe MR au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles (la partie francophone de la Belgique), ajoute : « Débaptiser le calendrier des vacances scolaires n’avait aucun caractère urgent et n’apporte d’ailleurs aucun élément nouveau ou fondamental dans la gestion du rythme scolaire, mais le faire le jour même où le Parlement reçoit les parents pétitionnaires contre le décret Inscriptions — qui attendent depuis des années que le Gouvernement trouve une solution décente – manque quelque peu d’élégance, pour ne pas dire de respect ! » Le décret d'Inscriptions est une mesure obligatoire de mixité ethnique et sociale imposée par l'État qui limite ainsi fortement le libre choix des parents, le tout s'accompagnant de démarches administratives supplémentaires. Voir notre billet.


Françoise Bertieaux poursuit : « Si la Ministre cdH ["humaniste", ancien parti social-chrétien !] de l’Éducation, Marie-Dominique Simonet, semble ainsi vouloir faire sortir le religieux par la porte, elle laisse en réalité la possibilité de le réintroduire par la fenêtre. Car, sous couvert de se détacher de la religion et des traditions, ce texte ouvre la voie à de nouveaux jours de congés liés à d’autres religions. Et cette formule, le MR la regrette fermement. »

Une pétition dénommée « Rendez-nous nos congés de Noël, Pâques, Toussaint... » a été mise en ligne. Elle s'insurge contre « des raisons obscures de clientélisme ethnique, nos bien-pensantes "élites politiques", suppriment tous ce qui nous rattachent à notre enfance, culture, coutumes. » Une autre, Contre le décret adopté par la Fédération Wallonie-Bruxelles visant à rebaptiser les congés scolaires !, l'initiateur déclare « C'est totalement ahurissant ! Nous abandonnons notre histoire, notre civilisation et ce dans le but de ne point choquer une communauté ! » Une troisième pétition en ligne est Pour le maintien des appellations historiques des congés scolaires dans l’enseignement libre confessionnel, c'est-à-dire principalement les écoles catholiques de Belgique francophone.




On se rappellera qu'au Québec le gouvernement libéral avait eu des velléités similaires, mais qu'il avait dû reculer devant l'indignation de certains secteurs. (Voir iciici, ici, ici, ici et .)

Billets connexes

Évolution dans la répartition des cours de religion en Belgique

Changement démographique en Belgique — Bruxelles musulmane dès 2030 ?

Belgique — l’écart entre élèves autochtones et allochtones reste criant

En Belgique, les élèves musulmans aiment l'école catholique

Belgique — un décret de mixité sociale obligatoire soulève l'ire des parents et des enseignants

Belgique — Près de la moitié des enfants à l'école primaire communale sont musulmans

Belgique — les nombreux décrets pour promouvoir la mixité sociale à l'école sont un échec

Belgique — La moitié des élèves bruxellois ont un retard scolaire d'un an à l'entrée du secondaire

Belgique — le niveau des élèves issus de l'immigration est nettement moins bon que celui des autochtones

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Guillaume Rousseau : Lien juridique entre cours ECR et multiculturalisme

Guillaume Rousseau, professeur de droit à l’Université de Sherbrooke, expose le lien entre le programme d'Éthique et culture religieuse (ECR) et le multiculturalisme canadian lors d’un événement organisé par Génération Nationale à Sherbrooke le 13 mars 2013 :



Il apporte de l’eau au moulin de Joëlle Quérin, professeure de sociologie au Cégep de Saint-Jérôme, dont l’étude Le cours Éthique et culture religieuse — Transmission de connaissances ou endoctrinement ? publiée par l’Institut de recherche sur le Québec en décembre 2009 abondait dans le même sens. Mme Quérin avait alors présentée ses conclusions sur l’émission Dumont 360° :





(Fichier alternatif)

Analyse de la réception du rapport Quérin, une semaine plus tard :




Et à l’émission de Denise Bombardier :



Outre le cours ECR, le programme d’histoire est aussi instrumentalisé pour imposer le multiculturalisme "canadian" aux jeunes Québécois. Deux enquêtes sur les cours d’histoire au Québec (tels que mis en œuvre par les Libéraux) :



Analyses du matériel didactique d’histoire médiévale approuvé par le Ministère de l’Éducation, des Loisirs et du Sport (MELS) du Québec :


Source http://monarchomaque.org/




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Plaintes d'abus sexuels auraient été ignorées car les parents adoptifs étaient homosexuels

Andy Cannon, 23 ans, abusé sexuellement dès l'âge de neuf ans par son père adoptif et son partenaire homosexuel a déclaré que les travailleurs sociaux n'auraient pas ignoré ses multiples appels à l'aide si ses agresseurs avaient été hétérosexuels.

Les services sociaux de Wakefield (Angleterre) renvoyaient systématiquement Andy Cannon vivre avec les deux homosexuels qui l'avaient adopté. Andy Cannon s'est plaint à six reprises de violence physique et sexuelle alors qu'il était confié à ses parents adoptifs. Le jeune homme était alors qualifié d'« enfant terrible » atteint de troubles mentaux par les travailleurs sociaux qui ont ignoré ses plaintes, les services sociaux estimaient, par contre, que son père adoptif était « très attentionné ».

Durant son calvaire M. Cannon a été gavé maintes fois avec de l'ecstasy et du cannabis avant d'être agressé sexuellement par David Cannon et John Scarfe.

Le père d'Andy, David Cannon, condamné à 30 mois de prison
Un rapport accablant pour les services sociaux vient de sortir en Grande-Bretagne. Il révèle que l'enfant aurait été écouté plus tôt si son père adoptif n'avait pas de tendances homosexuelles ! L'affaire s'est terminée l'année dernière, après une demi-décennie de procès, quand un tribunal a ordonné de verser 25.000 £ d'indemnités à à la victime.

Andy Cannon a déclaré « J'ai eu tant de surdoses dans le passé et j'ai essayé de me tuer au moins à six reprises après ce qui s'est passé. J'ai fait une dépression il y a à peu près quatre ans et il y a encore des jours où je pense que ma copine serait mieux sans moi. » « J'étais le jouet sexuel de mon père et j'ai souvent cru qu'il allait me tuer. La plupart des gens quand ils grandissent veulent une belle maison, un super boulot, des vacances à l'étranger chaque année. Mais mon seul but dans la vie ce sont mes [deux] enfants et ma petite amie. »

Le partenaire homosexuel de David Cannon,
 John Scarfe, condamné pour sévices sexuels

Cannon a été autorisé à adopter Andy en Décembre 1997, lorsque le jeune garçon était âgé de huit ans. Cela est arrivé en dépit du fait qu'il avait déjà été condamné et mis en probation pendant 12 mois pour avoir agressé la mère du garçon, Elaine Moss, avoir été en possession de cannabis et avoir manipulé un ordinateur volé. Elaine Moss avait également affirmé que Cannon avait agressé sexuellement son fils. Une travailleuse sociale n'avait pas jugé opportun de signaler ces allégations et condamnation à l'attention du tribunal de la famille lors de l'adoption, mais elle avait qualifié Cannon de «parent très attentionné soucieux des besoins de ses enfants ».

D'autres allégations d'inconvenance sexuelle avaient été formulées contre David Cannon par Andy et sa mère après que David Cannon décide de sortir avec un homosexuel en 2002 et à nouveau quand il a commencé  sa relation homosexuelle avec Scarfe.

Source Daily Telegraph

Voir aussi

Garçon gardé par un couple de lesbiennes subit un traitement hormonal pour bloquer sa puberté

Après les drogues et le SIDA, le tabou des violences dans les couples homosexuels

Étude suggère des risques pour les enfants élevés par des couples homosexuels

Étude révèle que les enfants vivant avec des homosexuels accusent un retard scolaire

Mark Regnerus — l'université du Texas le blanchit et défend son étude alors que Social Science en publie une autre





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Le programme Histoire et éducation à la citoyenneté, un échec ?

D'après Gilles Laporte, historien et président du Mouvement national des Québécoises et Québécois, le « cours Histoire et éducation à la citoyenneté se retrouve plutôt surchargé de lubies didactiques » et quant au taux de décrochage, que ce programme renouvelé devait combattre, « il n'a pas bougé d'un poil. Un constat gênant que les administrations camouflent à l'heure actuelle en baissant les seuils de réussite et en proposant une épreuve synthèse si insignifiante qu'on pourrait bientôt diplômer un citron. »

Quelques extraits de sa lettre ouverte :

« Voici donc dix trucs par lesquels le programme actuel d'histoire parvient efficacement à dégoûter les jeunes québécois de l'histoire nationale.

Truc 1 — Revoir la même matière cinq fois

On le sait déjà, tous les élèves du Québec voient la même histoire deux fois: en 3e secondaire dans l'ordre chronologique et, en 4e secondaire sous forme de thèmes. Or ces thématiques, au nombre de quatre (population, société, politique et culture), consistent à chaque fois à revisiter les mêmes notions sous quatre angles différents. Au total, la même fichue matière simplifiée et aseptisée est donc revue cinq fois. Les profs se trouvent ridicules, les étudiants crient au scandale et les parents n'y comprennent rien. Quant aux rédacteurs du programme, ils croient, j'imagine, que le plaisir croit avec la répétition.

L'utopie est dans le tipi
Les autochtones à répétition, en histoire, en ECR, en français


Truc 2 Des Iroquoiens et des fourrures encore et encore

Cinq fois les mêmes notions dis-je, en reprenant bien sûr à chaque fois du tout début et donc depuis les «premiers occupants». L'élève de 3e secondaire aura d'abord étudié les Iroquoiens et les Algonquiens durant deux mois. Mal lui en pris, il les réétudiera l'année suivante à quatre reprises, sous l'angle de la population, de la société, de la politique et de la culture. Or comme il faut chaque fois reprendre l'histoire depuis le début, on n'a jamais le temps de la raconter au complet. L'élève québécois verra donc intensivement l'histoire autochtone, passablement de Nouvelle-France, déjà moins de régime britannique, mais le XXe siècle seulement en coup de vent, pourtant le siècle de loin le plus déterminant pour comprendre le Québec actuel.

Truc 3 Évacuer l'histoire du Québec contemporain

L'histoire du Québec depuis 1960 est particulièrement escamotée. Depuis 23 ans que j'enseigne au cégep, j'ai clairement vu s'accroître les lacunes des nouveaux étudiants en ce qui a trait au dernier demi-siècle. Incollables sur les Autochtones, les grandes découvertes et le commerce triangulaire [l'esclavage culpabilisant...], ils sont en revanche absolument nuls sur les deux guerres mondiales au Canada, les réalisations de la révolution tranquille [sous un angle partial] ou sur les référendums. [...]

Truc 4 La méthode historique ? Laissez-moi rire !

L'histoire du Québec on ne l'apprend plus, on la fait ! Derrière cette formule accrocheuse, se cache l'une des pires supercheries du nouveau programme: l'apprentissage par l'analyse des documents. Aucun problème à ce que l'élève soit à l'occasion confronté à des textes historiques. Il est utile qu'ils puissent exercer son sens critique et voir comment le discours historien se construit à partir des sources. Sauf que désormais, du primaire au collégial, l'analyse de documents est devenue l'alpha et l'oméga de l'apprentissage de la matière elle-même. Désormais c'est par l'analyse d'extraits de petits textes et de banques d'images que le jeune construit son rapport au passé et «exerce sa citoyenneté». Exit la connaissance des dates charnières et des grands enjeux d'une époque. L'analyse d'extraits d'une lettre de Marie de l'Incarnation ou d'une pièce au procès de Marie-Angélique suffit pour résumer la « société en Nouvelle-France ». C'est là singulièrement confondre l'arbre avec la forêt. Nul besoin en outre de maitriser un corps de faits. Google est là pour ça !

L'apprentissage des connaissances est pourfendu au profit de l'exercice du sens critique au contact direct avec le document et sans un minimum de préparation. Personnellement, j'ai entrepris l'analyse heuristique des documents à la première année de maitrise. Je ne m'en porte pas plus mal. Le ministère a jugé, lui, qu'il était urgent que les jeunes s'y initient dès la seconde année du primaire. Le résultat est que les élèves n'y comprennent rien. L'opération « critique » se résume à un simple repérage puisque l'élève n'a ni la connaissance intime du contexte de production du discours ni l'érudition nécessaire pour situer un document dans son époque. Le résultat de que ce qu'on appelle pompeusement «la méthode historique» est donc au mieux nul et constitue généralement une perte de temps.

Réplique du bateau d'Iberville
Il n'y eut aucune célébration 
pour le 350e anniversaire de d'Iberville en 2011
Truc 5 Évacuer les épisodes et les personnages marquants

On l'a assez dit, l'accent est désormais mis sur l'histoire sociale, celle des structures profondes, des continuités, mais surtout pas sur les épisodes de rupture. L'histoire enseignée apparaît dès lors insipide, comme un long fleuve tranquille, où les seuls faits saillants consistent à marquer la naissance des grandes tendances annonçant le présent. Les bonzes du nouveau programme croient ainsi susciter l'intérêt du jeune pour le passé en le faisant partir de son présent. Le résultat n'est qu'une revue blafarde des best of de l'histoire sociale: autochtones, histoire des femmes, des ouvriers, des immigrants, des enfants et autres victimes de l'histoire. Où sont les Champlain, d'Iberville, Frobisher, Fraser, Papineau, Mercier, Gérin-Lajoie, Michel Chartrand ? Liquidées au profit des anonymes. 

[...]

[C'est identique en France : surtout plus de héros, de grands personnages]


Truc 6 — Dénationaliser l'histoire du Québec

Depuis le XVIe siècle, la composante canadienne-française est fondamentale dans le peuplement du territoire québécois. Très tôt ce groupe développe les traits d'une communauté nationale partageant des traits communs qui se répercutent sur toute la société. Il y a donc une « histoire nationale », marquée par des moments charnières et des prises de conscience collectives. Ce sont 1608, 1760, 1837, 1867, 1918, 1960, etc. L'intérêt de la perspective nationale en histoire est qu'elle permet de tracer une trajectoire collective, partielle et qu'il faut nuancer il est vrai, mais permet au jeune de s'inscrire dans l'histoire d'un peuple. Ce point de vue « national » était au cœur des précédents programmes d'histoire qui y gagnaient en cohérence et en vitalité. Depuis 2006, cette perspective a été atomisée. La population québécoise n'est plus qu'une masse intangible d'individus de diverses origines, où le groupe francophone n'est que majoritaire.

On mise au contraire sur les différences, les histoires particulières, qui permettent de faire ressortir les destins atypiques mais qui annihilent complètement l'impression que le jeune est l'héritier d'un parcours historique cohérent dans lequel il peut s'inscrire. [Et on voudrait que les immigrants s'intègrent, mais à quoi ? Un peu sans histoire...?]

[...]

Truc 7 — Formez des pédagogues et non des enseignants d'histoire

Suivre deux ou trois cours d'histoire du Canada et être réputé prêt à ensuite l'enseigner toute sa vie. Cela vous paraît absurde, c'est pourtant la réalité au Québec depuis 1994. Le baccalauréat enseignement d'univers social n'offre à son programme que deux cours de 45 heures, l'un sur le Canada jusqu'en 1867 et l'autre depuis 1867. [Rien sur les amérindiens !?] En revanche, une pléthore de cours de didactique et de pédagogie propres à former des enseignants polyvalents, mais nullement de véritables enseignants d'histoire qui maitrisent leur matière et capables d'en montrer toute la richesse et la profondeur à des ados. [...]

Truc 8 — Truffer l'histoire de « citoyenneté », de « retour au présent » et autre « ailleurs »

Programmes et manuels regorgent de gadgets didactiques auxquels l'enseignant doit se conformer : angle d'entrée, référence à des « ailleurs » (autre réalité dans un autre pays, à d'autres époques) et « retour sur le présent » faisant en sorte que chaque nouveau module part du présent de l'élève en vue de l'amener, à rebours, vers la réalité sociale étudiée. De tous ces gadgets, le plus contraignant consiste à « exercer sa citoyenneté », un principe qu'on retrouve parmi les compétences générales et jusque dans le titre du cours. Nul ne s'entend sur ce en quoi consiste au juste cette compétence. Pour certains, il s'agit d'exercer son empathie et à « se mettre à la place de... ». Pour d'autres, la citoyenneté doit strictement s'exprimer dans le présent. Le programme est irrémédiablement confus là-dessus. Chose certaine, il ne faudra pas compter sur les élèves pour mieux le comprendre que nous. En attendant, le résultat est une sinistre blague.

Truc 9 — Combattre la recherche de l'excellence

[...] . Au nom d'un nivèlement démocratique étrange, même l'élève qui s'échinera à travailler sa copie et à étudier en vue de se dépasser ne se verra plus désormais attribuer que la mention « compétence atteinte », comme le deux tiers de sa cohorte qui aura peut-être compris, mieux que lui, qu'il s'agit désormais dans les cours d'histoire d'en faire le moins possible, de laisser le prof s'échiner à nous répéter la même chose cinq fois, en attendant de passer l'épreuve synthèse qui n'aura, de toute façon, presque rien à voir avec ce qu'on aura passé un an à étudier.

Truc 10 — Une épreuve synthèse qui ne récapitule rien
[...]

Le bouquet arrive en juin. L'épreuve uniforme en histoire ne valide nullement l'acquisition de connaissance, ne vérifie absolument pas le labeur accompli durant l'année. Elle consiste tout simplement, je vous laisse deviner, à analyser un document, conformément à la fameuse méthode historique. Le jeune est donc convié à travailler sur un problème historique qu'il n'a peut-être même jamais vu en classe avec son prof durant l'année et où il doit exercer sa citoyenneté, son sens critique et sa créativité à faire du repérage dans deux ou trois documents portant sur un problème historique spécifique. Souhaitons que ce sera sur les Iroquoïens, les filles du Roy ou le procès de Marie-Angélique. Tous les profs vous le diront, pour passer un test pareil, n'importe quel étudiant le moindrement futé n'aurait même pas eu à se présenter au cours pour parvenir à passer l'épreuve synthèse qui sanctionne en principe toute l'année. Heureusement que les écoles et les commissions scolaires sont complices afin de s'assurer que cette épreuve ubuesque ne compte pas pour tout et que soit au moins aussi tenu en compte le travail accompli au cours de l'année. Mais imaginez seulement que les prescriptions du ministère de l'Éducation soient appliquées à la lettre, et imaginez seulement que les jeunes le sachent ?

Encore et toujours, la seule parade invoquée par ses défenseurs du cours « Histoire et éducation à la citoyenneté » consiste à le présenter comme un rempart à l'endoctrinement nationaliste. Ils tentent ainsi de convaincre les parents et l'opinion publique que le problème est idéologique et non pédagogique. À les croire, seuls ceux et celles qui ont le Québec à cœur trouveraient à redire du magnifique programme d'histoire de 2006. Tout compte fait ça me va. Après tout, cela fait quand même pas mal de monde et prouve que nous ne sommes pas du camp des imbéciles.

Voir aussi

Études sur la réforme pédagogique : « plus de mal que de bien », portrait sombre

Pour l'histoire du Québec (Bock-Côté)

L’histoire du Québec n’a pas assez de place dans l’enseignement et la recherche universitaires

Cours d'histoire au Québec — Une enquête plaide pour un retour de la dimension politique et nationale

Histoire — De Gaulle et son « Vivre le Québec libre ! »

Québec — Le peu de place consacrée à l'Europe dans les programmes d'histoire

L'historien Ch.-Ph. Courtois critique sévèrement le nouveau programme d’histoire au secondaire

Manuel d'histoire (1) — chrétiens intolérants, Saint-Louis précurseur des nazis, pas de critique de l'islam tolérant pour sa part

Manuel d'histoire (2) — Chrétiens tuent les hérétiques, musulmans apportent culture raffinée, pacifique et prospère en Espagne

Histoire — Pas de célébration pour le 350e anniversaire de d'Iberville

Bock-Côté : L’histoire aux oubliettes

La Grande Noirceur, revue et corrigée

Le « mythe » de la Révolution tranquille

Héritage de la Révolution tranquille : lent déclin démographique du Québec ?

La Grande Nouérrceurrr : portrait de famille monochrome, rictus, pénurie francocentrique et ânonnements (5 pages dans un cahier ECR utilisé en classe)

Révolution tranquille : Entre imaginaire et réalité économique et sociale







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jeudi 28 mars 2013

Plus de 1000 enfants d'illégaux n'ont pas accès à l'école à Montréal

Après Mathieu Bock-Côté qui se plaignait d'un article partial et mièvre de la Presse qui se voulait un article d'information, Denise Bombardier revient sur les mille enfants d'immigrants illégaux qui n'auraient pas accès à l'école à Montréal. Extraits :

Dura lex sed lex

Quiconque veut immigrer au Canada doit se soumettre à un processus strict et précis. Un immigrant doit faire les démarches de l’extérieur du Canada.

Tout immigrant qui entre au pays muni d’un statut de touriste, mais ayant l’intention d’y demeurer, enfreint nos lois et donne à penser que tous les immigrants qui respectent les règles sont des imbéciles.

Une fois qu’il est sur le sol canadien, la situation se complexifie pour lui. Sans papiers, travaillant au noir dans des emplois précaires, les illégaux n’ont, en principe, pas accès aux soins médicaux, à l’aide sociale, au permis de conduire, à tous ces attributs de citoyens ou de résidents permanents.

Ce sont des non-citoyens, ombres fuyantes hors du système social.

Droits c. humanitarisme

En Europe, les pays vacillent sous le poids économique des illégaux. Et que dire des États-Unis? Chez nous, le problème est moins aigu du fait du resserrement des contrôles, mais il faut mettre cartes sur table. La plupart des nouveaux immigrants le sont pour des raisons économiques. Même chez les réfugiés demandeurs d’asile. [...]

Dans le contexte économique plus qu’inquiétant qu’est le nôtre, avons-nous les moyens d’ouvrir nos frontières à tous les discriminés de la terre?

Où Denise Bombardier ressort les clichés

Les immigrants sont essentiels à notre survie collective et, sans eux, notre progrès économique est en péril. [C'est en grande partie faux ! Ils ne font qu'augmenter la population, mais ne résolvent pas le problème démographique, ni même le problème économique : le chômage est plus haut chez les immigrants africains et arabes... Ce qui ne veut pas dire qu'à dose moindre, l'immigration de personnes hautement qualifiées ne puisse pas être une bonne chose.]

Puis revient au bon sens

Mais nous avons le droit de les choisir. Car il ne faut jamais oublier que l’immigration est un privilège qu’accordent les États. Les frontières sont des réalités, certes contraignantes, mais elles sont légitimes et sacrées.

On en a même étendu le concept aux mers et à l’espace aérien.

Le désir de quitter la misère pour des pays rêvés comme le nôtre ne justifie guère une entrée par effraction, obligeant ensuite les autorités à poser des gestes inhumains, comme celui de refuser de scolariser des enfants, de soigner les malades et de soutenir financièrement les démunis.

Une société juste récuse l’illégalité. Qu’elle soit le fait des puissants ou des plus humbles. Et l’application de la loi n’exclut pas la compassion, mais gratifie ceux qui l’ont respectée.
À savoir, la majorité des nouveaux immigrants.





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mardi 26 mars 2013

Marche printanière contre l'euthanasie, oui aux soins palliatifs





http://www.lamarcheprintaniere.org/

18 mai 2013
à Québec
devant le Musée nationale des beaux-arts
départ du cortège à 13 h 45





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La Presse « informe » : sentimentalisme et mièvreries sur l'immigration illégale

Matthieu Bock-Côte revient sur son carnet sur un article de La Presse de Montréal. 

La Presse consacre un papier aux enfants des immigrants clandestins, qui sont évidemment ici de manière illégale, et qui subissent évidemment les conséquences de leur clandestinité. Évidemment, le sujet est crève-cœur et doit être traité avec finesse. Mais il est assez fascinant de voir comment, dans ce papier, on cherche à noyer la question de l’immigration illégale et des enjeux politiques, légaux et sociaux qu’elle soulève dans la seule perspective humanitaire. Ce qu’on nous explique, c’est que la famille a réclamé le statut de réfugié et qu’elle ne l’a pas obtenu. À moins que l’on condamne notre système politique et les décisions qui s’en réclament, cela veut donc dire que les demandeurs du statut de réfugié ne sont plus ici légalement. Cela veut donc dire qu’ils doivent quitter. Mais le papier cherche à nous faire comprendre que cette décision est absolument injuste et que malgré elle, la famille devrait avoir les droits qu’elle aurait obtenus si la décision avait été autre, d’autant plus qu’elle travaillerait fort à son intégration. Cela rajoute évidemment au caractère odieux de la situation qu’elle subit, apparemment.

La question est pourtant — relativement — simple : soit la citoyenneté veut dire quelque chose, et elle est associée à des droits et privilèges qui distinguent finalement les citoyens de ceux qui ne le sont pas, soit elle ne veut rien dire, et n’importe qui parvenant à s’installer légalement ou illégalement dans un pays dispose immédiatement des droits sociaux et économiques qu’il accorde, parce qu’ils participeraient aux droits de l’homme qui transcendent tout ordre politique. Mais si la citoyenneté ne veut rien dire, et si être membre d’une communauté politique ne veut rien dire aussi, et si les décisions qui émanent de cet ordre politique ne veulent rien dire non plus et peuvent être transgressées dès lors qu’on se réclame de la morale humanitaire, quel est le sens de la citoyenneté, de la démocratie, de la souveraineté nationale ? Si la citoyenneté n’est qu’un tampon administratif, et s’il n’est même pas nécessaire d’obtenir ce coup de tampon pour jouir des droits et des privilèges qu’elle confère, à quoi rime-t-elle? Et surtout, devons-nous consentir à cette déconstruction progressive de la citoyenneté, qui se voit ainsi vidée de sa substance, au nom d’une vision déformée des «droits de l’homme»? Je parle d’une vision déformée dans la mesure où elle cherche à faire passer pour la simple expression des droits de l’homme une remise en question radicale du socle philosophique et sociologique de la citoyenneté nationale. Un État n’est-il pas en droit de décider qui peut en devenir citoyen, et qui ne le peut pas?

Je devine évidemment les critiques. Nous sommes ici dans un territoire idéologiquement interdit, où les accusations les plus odieuses guettent ceux qui cherchent à équilibrer l’humanitarisme avec le rappel des exigences élémentaires de la citoyenneté occidentale, avec une vision de la chose qui tient compte aussi des nécessités de l’ordre politique, et des raisons qui le justifient. Les idéologues du sans-frontiérisme nous diront que cette décision est «inhumaine», qu’elle manque de cœur, qu’elle est contraire à nos propres valeurs. Il ne faut tout simplement pas se laisser intimider par une telle rhétorique. Car depuis quand le respect de nos institutions, des décisions qui sont prises en leur nom n’est plus conforme aux valeurs démocratiques? Je ne doute pas, évidemment, de la douleur de ceux qui sont invités à quitter une société où ils n’ont pas passé le test d’entrée. Mais à moins de soutenir que la citoyenneté n’a aucune valeur et qu’on doit la distribuer sans conditions, en se basant sur la seule bonne foi de ceux qui la demandent, il faut distinguer finalement entre les immigrants légaux, les réfugiés admis, et les gens qui sont ici en situation irrégulière et qui ont décidé de vivre dans la clandestinité plutôt que de respecter nos lois. D’ailleurs, n’est-ce pas insultant pour les immigrants légaux qui ont suivi les règles d’admission au Canada que d’en appeler à reconnaître des droits équivalents à ceux qui n’ont pas respecté ou ne respectent pas les exigences de la légalité?

J’ajoute une chose: cet article de La Presse n’était pas classé dans la section Opinions. Ce n’était pas une chronique. Pourtant, il serait malhonnête de prétendre qu’il n’est pas idéologiquement orienté, ou comme on dit généralement, qu’il n’est pas biaisé. En fait, l’article, calmement mais nettement, prend le parti de la dénonciation de la situation des clandestins, en accordant une plus grande légitimité à leur point de vue. L’article nous présente la situation des clandestins comme injustifiable, comme absurde. En le terminant, le lecteur de bonne foi n’a qu’une envie : en appeler à la régularisation de leur situation. Je ne doute pas que la journaliste a fait son travail le plus honnêtement du monde, et qu’elle s’est laissé guider par ses émotions, qu’elle croit seules légitimes, devant une bureaucratie froide et mécanique, dont il faudrait dénoncer l’inhumanité. Son travail aurait été plus complet si elle avait rappelé aussi les exigences de la démocratie, la valeur des mécanismes qui mènent à certaines décisions et pas à d’autres, si elle avait équilibré son récit, finalement, sans prendre parti. Surtout, il s’agit d’un exemple renversant de rectitude politique. Cette dernière mine la compréhension d’une question aussi complexe, davantage qu’elle ne l’éclaire.





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lundi 25 mars 2013

Tout se tient : mariage, adoption, location d'utérus pour homosexuels et endoctrinement scolaire des enfants

Texte de Grégor Puppinck (ci-contre), le directeur du Centre européen pour la loi et la justice :

Il faut bien comprendre que l’adoption, la PMA et la GPA, c’est-à-dire les mères porteuses, suivent inévitablement le simple vote du « mariage pour tous ». Il est vain de dire « j’accepte le mariage, mais pas le reste ».

C’est tout ou rien : à cause de la Cour européenne des droits de l’homme, dès lors que l’on ouvre le mariage républicain aux couples de même sexe, c’est une cascade, un effet domino : le droit au mariage entraîne le droit à l’adoption et le droit à la PMA (fécondation in vitro), lequel entraîne à son tour le droit à la GPA (location d'utérus).

La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) est la plus haute instance judiciaire européenne ; ses décisions s’imposent sur les 47 États membres du Conseil de l’Europe, de l’Islande à l’Azerbaïdjan. Il n’y a pas de pouvoir humain au-dessus d’elle ; elle peut censurer des lois adoptées par référendum  elle peut condamner des États à changer même leur constitution.

1. PMA (Procréation médicalement assistée)

Pour la Cour européenne, le droit à la PMA est automatique : dès lors qu’elle est autorisée aux couples mariés, elle doit l’être à tous sans distinction  entre couples mariés homosexuels et hétérosexuels. Les couples de femmes pourront avoir accès à la PMA dans les mêmes conditions que les couples hétérosexuels. La Cour européenne interdit toute différence de traitement dans l’exercice du « droit de procréer en ayant recours à la PMA ».

2. La GPA (gestation pour autrui)

Pour les couples d’hommes, la légalisation du recours aux mères porteuses, c’est-à-dire à la GPA,  est très probable. Il y a déjà en ce moment trois affaires devant la CEDH ; deux contre la France et une contre l’Italie.

À cause de la circulaire Taubira, qui reconnaît la filiation des enfants nés par GPA pratiquées à l’étranger, l’interdiction de la GPA en France est très compromise, car Christiane Taubira a cassé volontairement la cohérence du droit français.  Comment la France va-t-elle justifier devant la Cour européenne l’interdiction de la GPA en France, alors que nous l’acceptons lorsqu’elle est pratiquée par des Français à l’étranger ? La Cour dira que cette interdiction est hypocrite, et qu’elle doit donc être supprimée !

La GPA, c’est de la prostitution et de la vente d’enfant : c’est une honte. Il faut savoir qu’en Europe de l’Est, là où elle est pratiquée, le business de la GPA est géré par les réseaux mafieux.

3. L’adoption homosexuelle

Au mois de février dernier, la Cour européenne a condamné l’Autriche à légaliser l’adoption au sein des couples de mêmes sexes, dans une affaire où la compagne homosexuelle de la mère d’un enfant veut se substituer au père qui entretient pourtant des rapports réguliers avec son fils. Eh bien, la Cour, plutôt que de reconnaître que cet enfant n’est pas adoptable, car il a sa mère et son père, elle a imposé aux États de renoncer à la famille naturelle fondée sur les parents biologiques comme modèle de référence de la famille. Elle a jugé – et cela s’impose à tous les États – qu’il n’est pas préférable en soi pour l’enfant d’avoir sa filiation établie envers son père et sa mère plutôt qu’envers deux femmes ou deux hommes !

L’Autriche est maintenant obligée de changer sa législation en sorte qu’un enfant puisse avoir deux pères ou deux mères. Pourtant, le droit international dit très clairement que tout enfant a « dans la mesure du possible, le droit de connaître ses parents et d’être élevé par eux » et le droit « de préserver son identité, y compris sa nationalité, son nom et ses relations familiales » (articles 7 et 8 de la Convention relative aux droits de l’enfant).

4. La théorie du genre

Cette tendance idéologique de la Cour n’est pas nouvelle,  déjà, il y a dix ans, elle a adopté la théorie du genre dans une affaire de mariage transsexuel. Dans le but de pouvoir déclarer que les personnes transsexuelles ont un droit fondamental à se marier avec une personne du même sexe biologique – alors que la Convention ne garantit que le droit « à l’homme et à la femme » de se marier, la Cour a dit qu’elle « n’est pas convaincue que l’on puisse aujourd’hui continuer d’admettre que ces termes impliquent que le sexe doive être déterminé selon des critères purement biologiques ». En cela, elle a substitué le concept de « genre » (gender) à la réalité sexuelle, et elle a obligé les 47 États européens à autoriser le mariage transsexuel, mais la petite île de Malte fait de la résistance, elle est maintenant poursuivie devant la CEDH !

Prison allemande où fut enfermée  Irene Wiens pour 
avoir refusé que ses enfants soient soumis
à un cours d'éducation sexuelle qu'elle réprouve
5. Les droits des parents

Si nous sommes ici aujourd’hui, c’est d’abord et avant tout pour les enfants, pour nos enfants : c’est pour lutter contre un gouvernement qui veut endoctriner nos enfants avec l’idéologie néomarxiste de Pierre Bergé [Zemmour dirait plutôt hyperlibérale], Christiane Taubira, Vincent Peillon et de Jean-Pierre Michel. Comme dans tous les pays totalitaires, ils veulent utiliser l’école pour voler nos enfants. N’est-ce pas Vincent Peillon qui déclare que « le gouvernement s’est engagé à s’appuyer sur la jeunesse pour changer les mentalités, notamment par le biais d’une éducation au respect de la diversité des orientations sexuelles » et Christiane Taubira qui avoue que  « Dans nos valeurs, l’éducation vise à arracher les enfants aux déterminismes sociaux et religieux et d’en faire des citoyens libres ».

Il faut savoir qu'en Allemagne des parents de jeunes élèves ont fait de la prison pour avoir refusé d’envoyer leurs enfants à des cours obligatoires d’éducation sexuelle et morale organisés à l’école. Je dis bien que les parents ont été condamnés à de la prison ferme ! Et bien que croyez-vous qu’il arriva ? La Cour européenne des droits de l’homme a trouvé cela très bien, au nom de la nécessité « d’intégrer les minorités et d’éviter la formation de ‘’sociétés parallèles’’ motivées par la religion ou l’idéologie ». [En l'occurrence les parents allemands concernés sont tous ethniquement allemands, chrétiens ou conservateurs.]

Les« sociétés parallèles » ce n’est pas nous, nous sommes plus d’un million rassemblés ici, au contraire, les« sociétés parallèles », ce sont eux, c’est cette oligarchie internationale à la fois néomarxiste et ultralibérale qui veut nous imposer sa conception mortifère et marchande de l’individu et de la société.

Est-ce que c’est nous qui représentons un danger pour la société et qu’il faudrait soumettre à l’idéologie ? Je dis que ce sont les idéologues qu’il faut soumettre à la réalité, et la première réalité, c’est que tout enfant a un père et une mère ; c’est le moment de ne rien lâcher !

Après les enfants, l'État (ici québécois) considère qu'il doit rééduquer les goûts sexuels de ses citoyens


Voir aussi

Allemagne — Mère de douze enfants emprisonnée : elle refuse pour ses enfants le cours d'éducation sexuelle au primaire

Juge américain accorde le statut de réfugiés politiques à des parents-éducateurs persécutés en Allemagne (le gouvernement Obama a décidé de son propre chef de faire appel de cette décision)

Priorité de l'État : vous devez trouver homosexuels, bisexuels et transsexuels «normaux» !

George Leroux : L’État doit viser à déstabiliser les systèmes absolutistes de croyance

Étude révèle que les enfants vivant avec des homosexuels accusent un retard scolaire

Après les drogues et le SIDA, le tabou des violences dans les couples homosexuels

Autre étude suggère des risques pour les enfants élevés par des couples homosexuels

Garçon gardé par un couple de lesbiennes subit un traitement hormonal pour bloquer sa puberté

École québécoise : l'homoparentalité expliquée aux enfants du primaire par l'État

Lutte à « l'hétérosexisme » : manque de modestie constitutionnelle du gouvernement québécois





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France — L'Éducation d'État et pilule du lendemain, le droit éducatif des parents usurpé

Pierre Arduin, professeur de sciences naturelles et auteur de nombreuses publications sur la bioéthique comme La bioéthique et l’embryon (2007), analyse la contradiction existant entre la politique d’accès à la contraception d’urgence mise en place progressivement par les gouvernements successifs à l’intention des mineures, en particulier dans le cadre des établissements de l’Education nationale, et les lois en vigueur garantissant en théorie le respect des droits et devoirs des parents à l’égard de la santé, de l’éducation, de la moralité des mineurs.

Depuis l’adoption de la loi n. 2000-1209 du 13 décembre 2000, œuvre législative portée par Ségolène Royal alors ministre déléguée à l’Enseignement scolaire, la contraception d’urgence peut être administrée par les infirmiers(ères) de l’Education nationale aux élèves mineures à l’insu de leurs parents. Le décret n. 2001-258 du 27 mars 2001 pris en application de cette loi précise que le NorLevo®, nom commercial de la pilule du lendemain, est délivré de manière anonyme et gratuite dans l’enceinte scolaire si l’élève se trouve en « situation de détresse » ; en cas de dépassement du délai d’efficacité du produit qui doit être ingéré dans les 72 heures qui suivent un rapport sexuel, l’infirmier(ère) doit impérativement orienter la jeune fille vers un centre de planification familiale ou un établissement de santé adéquat pour la prendre en charge.

Sauf avis contraire de l’élève, le protocole national sur la contraception d’urgence en milieu scolaire autorise donc l’infirmier(ère) à soustraire la mineure aux titulaires de l’autorité parentale, tant lors de la procédure d’administration de la pilule du lendemain qu’en cas d’orientation vers un centre de planification ou un hôpital. Autrement dit, l’Etat usurpe le droit inaliénable des parents à l’éducation de leurs enfants dans un domaine d’autant plus crucial qu’il concerne l’un de ses aspects les plus originaux et essentiels : l’éducation à l’amour et à la sexualité dans son lien avec la transmission de la vie humaine. Selon l’Inspection générale des affaires sociales, en 2006/2007 9672 élèves ont reçu la pilule du lendemain au sein de leur établissement, soit une augmentation de la délivrance de la contraception d’urgence de 66 % par rapport à la période 2001/2002.

Selon sa définition classique, l’avortement est la destruction, quelle que soit la façon dont il est effectué, d’un être humain dans la phase initiale de son existence située entre la conception et la naissance. Or, le lévonorgestrel qui est la molécule active de la contraception d’urgence, s’il peut bloquer l’ovulation et donc empêcher la rencontre des cellules sexuelles en mettant en jeu un mécanisme anticonceptionnel qui déjoue la fécondation, peut également avoir un effet abortif. En effet, le premier type d’action « contraceptif » n’est vrai que si le produit est pris avant l’ovulation. Si celle-ci vient d’avoir lieu ou si elle est sur le point de se produire, les spermatozoïdes ne mettant que 50 à 80 minutes pour rejoindre le lieu de la fécondation, la substance active du NorLevo® ne pourra éviter que se rejoignent les gamètes féminin et masculin. Dans ce cas, la pilule du lendemain met en œuvre un mécanisme interceptif ou antinidatoire qui va empêcher l’implantation de l’embryon déjà conçu. Ici, l’action antinidatoire de la pilule du lendemain n’est donc qu’un avortement précoce réalisé à travers des moyens chimiques. Ne connaissant pas exactement le jour de l’ovulation, l’élève à qui l’infirmier(ère) administre la pilule du lendemain ne saura donc jamais à quel moment du cycle elle se trouvait et si elle a détruit ou non l’enfant à naître qu’elle portait.

L’intention « abortive » est donc au cœur de cette procédure comme en témoigne d’ailleurs la recommandation faite aux professionnels de santé de l’Education nationale d’orienter l’élève vers le centre de planification familiale le plus proche en cas de dépassement du délai d’efficacité de la contraception d’urgence. Cette disposition n’a en effet de sens que si les acteurs de ces structures proposent dans un second temps à la jeune fille une interruption volontaire de grossesse de rattrapage. Alors que l’école devrait s’en tenir en matière d’éducation sexuelle soit à une stricte neutralité soit à une coopération prudente réalisée sous la conduite attentive des parents et dans le respect de leurs convictions, l’Etat outrepasse ici son rôle en bafouant leur droit inaliénable de premiers éducateurs de leurs enfants.

Ce protocole qui viole leur droit parental est par ailleurs totalement contradictoire avec les dispositions du code civil et du code de la santé publique. En effet, l’article 371-1 du code civil définit l’autorité parentale comme un « ensemble de droits et de devoirs ayant pour finalité l’intérêt de l’enfant. Elle appartient aux père et mère jusqu’à la majorité ou l’émancipation de l’enfant pour le protéger dans sa sécurité, sa santé et sa moralité, pour assurer son éducation et permettre son développement, dans le respect dû à sa personne » et l’article 4127-42 du code de la santé publique insiste sur le fait qu’un acte médical ne peut être autorisé sur un mineur que si le professionnel de santé a cherché à obtenir le consentement des parents, sauf cas d’urgence vitale caractérisée. Deux obligations pèsent ainsi sur le médecin à l’égard de ceux qui sont titulaires de l’autorité parentale : l’obligation de les informer de tout ce qui concerne la santé de leur enfant d’une part, l’obligation d’autre part de recueillir leur consentement (sauf urgence) avant d’effectuer toute investigation ou acte médical sur celui-ci.

Cette incohérence juridique ne fait que révéler l’approche idéologique d’un Etat qui banalise la sexualité humaine, s’arroge un pouvoir exorbitant sur la vie humaine et s’affranchit de la famille, première école de l’éducation à l’amour des enfants. De fait, les parents sont mis dans l’impossibilité d’exercer leurs droits et devoirs éducatifs en un domaine éminemment intime, au profit de l’État qui lui impose par des voies détournées la violation de la conscience de tous, parents et adolescents.

Source




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dimanche 24 mars 2013

France — Des centaines de milliers de manifestants mobilisés contre « l'autisme » idéologique du gouvernement


Reportage de KTO sur la manifestation



Reportage de la Voix de la Russie sur la manifestation
(la Russie veut interdire l'adoption d'enfants russes par des Français si la loi passe)


Des centaines de milliers d’opposants au « mariage » entre personne de même sexe et à l’adoption par les couples homosexuels se sont rassemblés dimanche à Paris contre le projet de loi sur le prétendu1 « mariage pour tous » en voie d’adoption par le Parlement.

Ils étaient 300.000, estime la préfecture de police, selon laquelle les chiffres définitifs ne seront connus qu’en début de semaine. Les organisateurs revendiquent pour leur part 1,4 million de participants.

Des heurts ont éclaté entre les forces de l’ordre et des manifestants qui tentaient de rejoindre la place de l'Étoile et l’avenue des Champs-Elysées que le gouvernement se refusait de voir occuper par les manifestants, sans doute pour éviter que l'ampleur de la manifestation soit encore plus visible.

Les manifestants, dont de nombreuses familles, des jeunes et des élus ceints de leur écharpe tricolore, ont afflué en début d’après-midi sous une marée de drapeaux roses, blancs et bleus sur l’avenue de la Grande Armée pour demander à François Hollande de retirer le texte et de le soumettre à référendum.


Vue de l'axe principal de la manifestation
à partir de l'Arche de la Défense jusqu'à l'Arc de Triomphe à 5 kilomètres de distance


Vue de l'axe principal de la manifestation
à partir de l'Arc de Triomphe jusqu'à l'Arche de la Défense à 5 kilomètres de distance


Une foule compacte et bigarrée


Slogans : du boulot, pas de l'idéologie homo

« On veut du boulot, pas du mariage homo » ou « Occupe-toi d’Aulnay [usine automobile qui ferme], pas du mariage homo », proclamaient des pancartes en faisant allusion à la fermeture programmée et très médiatisée de cette usine du constructeur automobile PSA.


D’autres pancartes étaient à la gloire de la « famille PME » (« papa, maman, enfant ») ou sommaient François Hollande d’entendre les opposants au « mariage pour tous ».

« Les Français ont besoin de travail, les Français ont besoin de logements, ils n’ont pas besoin du mariage homo », a déclaré la présidente du Parti chrétien démocrate, Christine Boutin.

« Je dis au président de la République: si vous n’entendez pas le peuple de France, il va se révolter », a-t-elle ajouté, tandis que les manifestants scandaient : « François, ta loi on n’en veut pas ! »

Policiers chargent la foule et poivrent une mémé, puis la foule 

Lacrymogènes, enfants gazés

L’avenue de la Grande Armée, qui prolonge les Champs-Elysées au-delà de l’Arc de Triomphe en direction de Neuilly, a vite été saturée et les manifestants ont débordé sur l’avenue Foch, puis sur la place de l’Étoile. Selon Hervé Mariton, ci-dessous à partir de 2:00, on avait accordé le droit aux manifestants d'y être avant que le ministre de l'intérieur Valls intervienne personnellement pour empêcher la chose.

C’est alors que plusieurs centaines d’entre eux ont tenté de forcer le passage vers les Champs-Elysées. Les forces de l’ordre en tenue anti-émeute les ont repoussés avec des boucliers en plexiglas et des jets de gaz lacrymogènes et ont évacué manu militari certains d’entre eux.

Les forces de l’ordre « ont été contraintes de faire usage ponctuellement de gaz aérosols compte tenu du comportement très agressifs de certains manifestants », a expliqué à la presse le directeur de cabinet du préfet de police, Laurent Nunez.



Des manifestants, parfois des pères ou mères de familles, ont vigoureusement protesté contre l’usage de ces gaz. Certains ont commencé à scander « Hollande démission ! »

« C’est inacceptable d’envoyer des gaz contre des enfants. Est-ce qu’il est normal qu’on ait des forces de l’ordre dans la République qui tirent sur des familles et des enfants ? » s’est indigné l’ancien ministre UMP [centre-droite] Laurent Wauquiez.

« C’est juste le reflet de la violence avec laquelle le gouvernement traite ce mouvement. C’est inacceptable. Il faut que la préfecture de police soit sanctionnée », a-t-il ajouté.

Henri Guaino, ancien conseiller spécial de l’ex-président Nicolas Sarkozy, a pour sa part qualifié de « honte  » le fait que les autorités n’aient pas autorisé les opposants au « mariage pour tous » à manifester sur les Champs-Élysées.


En fin d’après-midi, les forces de l’ordre ont déployé sur la place de l’Étoile des véhicules pour tenter de contenir les manifestants qui s’y trouvaient encore.

Le 13 janvier, la précédente manifestation contre le « mariage pour tous » avait réuni à Paris 340.000 participants, selon la police, un million selon les organisateurs.


L'ancienne ministre Christine Boutin a demandé dimanche soir sur i-télé la démission de Manuel Valls et du préfet de police suite aux incidents en marge de la manifestation contre le mariage gay à laquelle elle a participé.

« Un jeune de 14 ans a été mis KO par des gaz lacrymogènes », a assuré la présidente du Parti chrétien-démocrate (PCD, associé à l'UMP), en ajoutant avoir elle-même été « ciblée » par les forces de l'ordre.

La députée Christine Boutin au sol après avoir été « ciblée » par les policiers

Certains manifestants affirmaient qu'un car de police avait sciemment renversé ou écrasé une jeune manifestante, voir ci-dessous.


Mobilisation

« Si aujourd’hui il y a autant de monde, c’est aussi parce que les gens sont en colère », a déclaré Laurent Wauquiez à BFM-TV. « Et ils sont en colère sur la façon dont le gouvernement a traité ce mouvement. Il l’a traité avec mépris. »

« Un gouvernement républicain ne peut pas rester sourd à une mobilisation pareille », a renchéri Henri Guaino, qui avait lancé un appel à « censurer le gouvernement dans la rue ».

Le président de l’UMP, Jean-François Copé, avait quant à lui appelé les adhérents du principal parti d’opposition à participer à ce rassemblement.

Le texte de loi, qui ouvre aux homosexuels la possibilité de se marier et d’adopter, a été voté le 11 février par les députés à l’issue d’un débat marathon émaillé d’incidents parlementaires.

Il sera examiné en séance publique par les sénateurs à partir du jeudi 4 avril, l’objectif du gouvernement étant que la réforme soit définitivement adoptée avant les vacances d’été.

La ministre de la Famille, Dominique Bertinotti, a estimé sur BFM-TV que les opposants au texte étaient dans leur droit quand ils manifestaient mais que cela n’empêcherait pas cette réforme d’être votée par le Parlement.


Une figure du mouvement contre le « mariage pour tous », Frigide Barjot, a cependant déclaré sur i-Télé que les opposants au texte n’entendaient pas désarmer.

« Au Sénat, la commission des lois a failli ne pas adopter cette loi à deux voix près », a-t-elle dit. « C’est toute la France qui est en train de se réveiller et donc nous allons dire au sénateur, ‘c’est ton heure’ et au président de la République (…) retirez-là pour la soumettre au peuple qui se lève. »

Seuls 37 % des Français pour le mariage homo et ses droits

Au lendemain du vote en première lecture par l’Assemblée nationale du projet de loi sur le mariage des personnes de même sexe déposé par Mme Taubira, Alliance VITA a demandé à l’Ifop de réaliser un sondage sur l’adhésion réelle des Français à ce projet. Les résultats montrent que seulement 37 % des Français adhèrent au projet de la loi Taubira (mariage plus adoption) contre 34 % favorables à une union civile (sans adoption) et 24% opposés à ces deux solutions.

Question : Vous savez qu’actuellement en France, le mariage ouvre automatiquement le droit à l’adoption, c’est-à-dire qu’on ne peut dissocier mariage et adoption. Dans ces conditions, êtes vous plutôt favorable … ?




La police poivre la foule qui déborde et qui veut accéder aux Champs-Élysées





Voir aussi

Mariage pour tous : 170 professeurs de droit interpellent les sénateurs

Raz-de-marée contre le prétendu « mariage pour tous » (janvier 2013)

Éric Zemmour sur le mariage homo, l'union civile (PACS), l'immigration et l'avenir de la France






[1]  Le caractère orwellien du terme « mariage pour tous » est évident puisqu'il exclut notamment les couples polygames ou incestueux, il s'agit juste du « mariage » homosexuel.

Éric Zemmour sur le mariage homo, l'union civile (PACS), l'immigration et l'avenir de la France

France 2, On n'est pas couché, 23/III/2013


Zemmour fait allusion au mariage au Moyen-âge (voir ici sur le mariage avec consentement)




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Comment Pauline Marois modifie une constitution... et une charte

Les « ténors » du gouvernement Marois s’insurgent contre le projet du nouveau chef libéral Philippe Couillard d'adhérer à la Constitution sans consulter directement la population.

Il est bon de vouloir consulter par référendum (par pas des sommets pipés) la population pour des décisions d'importance.

Il serait bon de rafraîchir les mémoires : Pauline Marois ne s’est jamais gênée pour faire des changements constitutionnels sans consulter la population.

  1. En 1997, Pauline Marois, alors Ministre de l’Éducation, a obtenu une modification de l’article 93 de la Constitution canadienne (en vue d’abolir les commissions scolaires confessionnelles), sans consultation directe de la population;
     
  2. En 2005, lors de l’étude du Projet de loi 95 en commission parlementaire, Pauline Marois pose des questions au témoin Pierre Bosset pour connaître les conditions pour modifier la Charte québécoise. Le témoin Bosset lui répond : « Je confirme que, pour modifier la charte, une majorité simple est requise, mais que, pour nommer les membres de la commission, les deux tiers sont requis.  »

    Documents

    Le décrochage scolaire pour Pauline Marois en 1996

    Projet de loi 95

    Le Projet de loi 95, opérant cette modification à la Charte, a été adopté sans vote par appel nominal1 de l’Assemblée nationale, de sorte qu’on ignore combien de députés ont voté cette modification à la Charte.

    Lors de l’étude du Projet de loi 95 en commission parlementaire, au printemps 2005 la question du nombre de votes nécessaire pour modifier la Charte avait été abordée lors d’un échange entre M. Pierre Bosset et la députée de Taillon, Pauline Marois :
    Mme Marois — (…) Les modifications apportées à la charte doivent se faire avec l'appui de deux tiers des... Non? Ce n'est pas ça? C'est parce que j'essayais de me souvenir, là. Je le sais pour la nomination des personnes mais pas nécessairement pour les changements à la charte. D'accord. Je dis «pas nécessairement» parce que j'écoute le non-verbal... je constate le non-verbal. Pas écouter mais voir le non-verbal. 
    Le Président (M. Chagnon)  — Vous faites bien de le dire. Vous faites bien de le dire, Mme la députée de Taillon, parce que ce serait dur, pour les gens qui vont vous lire dans sept ou huit ans, dans 25 ans, de comprendre. 
    Mme Marois  — C'est ça, de comprendre. Mais j'aimerais vous entendre maintenant sur cela. Alors,on comprendra mes propos sans avoir à les interpréter.
    Le Président (M. Chagnon)  — M. Bosset.
    M. Bosset (Pierre)  — Je confirme que, pour modifier la charte, une majorité simple est requise, mais que, pour nommer les membres de la commission, les deux tiers sont requis. 2

    Pourtant, des assurances, émanant des deux paliers de gouvernement, avaient été données dans le passé aux parents quant au caractère fondamental de cette liberté, notamment lors de l’amendement à la
    Constitution canadienne de 1997.

    Pauline Marois, alors Ministre de l'Éducation, déclarait le 26 mars 1997 à l'Assemblée nationale :
    « L'école publique se doit donc de respecter le libre choix ou le libre refus de la religion, cela fait partie des libertés démocratiques. » 
    « Le libre choix entre l'enseignement moral et l'enseignement religieux catholique et protestant continuera d'être offert, en conformité avec la Charte québécoise des droits et libertés. » 
    «  Cette école devra être capable d'offrir le libre choix aux parents qui la fréquenteront... c'est-à-dire aux parents des enfants qui la fréquenteront, soit la possibilité d'une formation religieuse catholique, protestante ou une formation morale. » 
    « Je répète, M. le Président, que l'école publique doit respecter le libre choix comme le libre refus de la religion qu'expriment les parents. »3

    Stéphane Dion, alors Ministre des Affaires intergouvernementales canadiennes, déclarait le 22 avril 1997 à la Chambre des Communes :
    Si les Québécois approuvent une déconfessionnalisation des structures, un grand nombre tient à l'instruction religieuse. La ministre de l'Éducation du Québec, madame Pauline Marois, a déjà indiqué que les écoles qui le désirent pourront conserver leur orientation confessionnelle. De surcroît, le droit à l'enseignement religieux demeure garanti par l'article 41 de la Charte des droits et libertés de la personne du Québec.
    Le 1er octobre 1997, il renchérissait en déclarant, toujours à la Chambre des communes :
    Qui plus est, le droit à l'enseignement religieux demeure garanti par l'article 41 de la Charte des droits et libertés de la personne du Québec, un document ayant une valeur quasi constitutionnelle selon la Cour suprême du Canada.
    L’ancien ministre Jacques Brassard commente ainsi les événements de 1997 et le changement à l’article 41 de la Charte québécoise :
    Lorsque j'étais, dans une vie antérieure, ministre des Affaires intergouvernementales, j'ai contribué, avec Pauline Marois et Stéphane Dion, à faire adopter par les deux Parlements un amendement constitutionnel qui avait pour effet de déconfessionnaliser les commissions scolaires. Le but recherché était d'en faire des structures linguistiques.

    Lors des débats parlementaires, cependant, tout le monde insistait pour dire que la création de commissions scolaires linguistiques n'abolissait pas le droit à l'enseignement religieux garanti par la Charte des droits et libertés. Jusque-là, pas de problème!

    Quand le ministère de l'Éducation a concocté et imposé à tous les jeunes du primaire et du secondaire un cours d'éthique et de culture religieuse, quelle ne fut pas ma surprise d'apprendre que l'Assemblée nationale avait modifié à l'unanimité et à toute vapeur, en juin 2005 sans vote nominal la Charte des droits. Résultat: abolition, à toutes fins utiles, de la liberté de choix des parents en matière d'enseignement religieux et moral. (…)

    On dit que la Charte des droits et libertés a plus de valeur et d'importance qu'une loi ordinaire. Et que, par conséquent, il ne faut lui toucher qu'avec grande précaution et après un large débat permettant une décision éclairée. Ce ne fut évidemment pas le cas sur cette question délicate. 
    (…)

    Tout cela s'est fait pratiquement en cachette et à toute vapeur. Une telle désinvolture en matière de droits et libertés est pour le moins offensante et méprisante à l'égard des parents du Québec.

    Notes

    [1] Procès-verbal de l'Assemblée nationale du 15 juin 2005 (n° 169) : page 1723 pour l’adoption du projet de loi 95, Annexe pour les votes par appel nominal aux pages 1725-1726 : le projet de loi 95 n’y figure pas.
    www.assnat.qc.ca/FRA/37legislature1/Pv/PF20050615.PDF

    [2] Travaux parlementaires — Commission permanente de l'éducation, 2 juin 2005, http://www.assnat.qc.ca/FRA/37legislature1/Debats/journal/ce/050602.htm

    [3] Journal des débats, 26 mars 1997, Déclaration ministérielle de la Ministre de l’Éducation à l’Assemblée nationale,
    http://www.assnat.qc.ca/Archives-35leg2se/fra/Publications/debats/JOURNAL/CH/970326.htm