mercredi 29 février 2012

87 % mon œil !

De Christian Dufour


Cela a fait la manchette avant d’être repris partout : « Anglais intensif - Appui massif des parents à 87 % ! » Fin du débat  : les parents le veulent !

Les Québécois ont ces temps-ci des tendances suicidaires, mais 87 % d’appui à la bilinguisation de la 6e année… Vraiment ? Coup de fil à la Fédération des comités de parents du Québec. [Nous en avions parlé ici.]

Le supposé 87 % ne résulte pas d’un sondage ou d’une étude. À la dernière réunion du conseil général, les représentants des comités de parents ont simplement voté au sujet de la 6e année bilingue : 48 pour, 7 contre.

C’est cela qui a donné ce 87 % d’appui des parents qu’on a répété toute la semaine.

GROSSIÈRE MANIPULATION

Quelle grossière manipulation de l’information dans un dossier crucial pour l’avenir du français !

De façon plus plausible, le sondage quotidien du Journal révélait mercredi que 60 % des gens seraient pour la 6e année bilingue, 40 % contre.

DE LA FOLIE PURE

Quant à moi, l’appui serait-il de 98 % que je continuerais à penser que la bilinguisation de la 6e année à Montréal est de la folie pure. Un peuple a le droit de se suicider, mais qu’au moins il le fasse lucidement.

Des gens sur le terrain disent non. La CAQ a fait part de ses premières critiques par l’entremise d’Éric Caire. La présidente de la Commission scolaire de Montréal, Diane De Courcy, a annoncé le report d’un an de la bilinguisation de la 6e année, son mandat étant de franciser les étudiants issus de l’immigration et non de les angliciser.

Reste le Québec des régions où il existe un appétit d’anglais chez des parents ayant souffert de leur maitrise insuffisante de cette langue.

Si l’anglais intensif n’y a clairement pas les mêmes conséquences que dans le grand Montréal, il ne faudrait pas se tromper d’époque : à cause d’Internet, la pénétration de l’anglais y est nettement plus importante que pour les gens de la génération de Mario Dumont par exemple.

J’ai donné récemment trois conférences à Mont-Laurier sur mon livre Les Québécois et l’anglais - Le retour du mouton.

Le matin devant des étudiants de secondaire V, le midi pour des cégépiens et universitaires, le soir devant des adultes. L’un de ces derniers me lança : « C’est bien beau, mais, à Mont-Laurier, il n’y en pas d’Anglais ! » [Quelle utilité alors à ce que tous les élèves y soient bilingues ?]

INTERNET

J’ai pu lui répondre : « C’est vrai pour les gens de votre génération, mais un étudiant de Secondaire V m’a dit ce matin qu’à cause d’Internet, il écrivait mieux l’anglais que le français. » À Mont-Laurier !

Généraliser Internet haute vitesse sur tout le territoire sera plus profitable que l’anglais intensif.

Ce dernier répond en partie à un problème dépassé, la bilinguisation des jeunes francophones se faisant de plus en plus toute seule.

N’en déplaise à l’anglomaniaque PLQ…


Libertariens pour l'imposition par l'État de... l'anglais

Les idéologues libertariens prétendent s’opposer à un État omniprésent qui ne respecte pas la liberté des gens. Cela n’empêche pas la cofondatrice du Réseau Liberté Québec, Joanne Marcotte, d’applaudir à l’imposition mur à mur par l’État québécois d’une sixième année bilingue, y compris aux enfants des parents qui n’en veulent pas. Quand c’est le temps de faire rentrer l’anglais dans la gorge des Québécois, les libertariens aiment bien l’État et font peu de cas de la liberté des gens.





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François Legault pense que le cours ECR se donne à la fin du secondaire et que c'est un cours d'histoire des religions...

Aucune maîtrise du dossier de la part de Legault qui ressort des poncifs très approximatifs sur l'éthique et culture religieuse. Rappelons que M. Legault a été ministre de l'Éducation quand il a mené la fameuse réforme qui allait imposer le cours d'ECR unique (au nom de l'« égalité ») et ses compétences idéologiques ! Voir le débat parlementaire qui l'a opposé à Mario Dumont sur la question.

Vidéo du 21 décembre 2011, merci à Francis B. pour avoir posé la question

On remarquera que son souffleur, Mario Asselin, répond tout autant à côté de la plaque. La question n'est pas de savoir s'il y a consensus (ce dont nous doutons) quant à l'imposition du cours ECR, mais à savoir s'il y aura liberté, justement pour échapper au carcan du consensus.

Pénaliser l'école privée

Ce manque de maîtrise du dossier ECR n'est qu'un élément qui nous inquiète dans le programme de M. Legault dans le domaine de l'éducation, une de ses rares priorités pourtant.

Comme la vidéo ci-dessous le montre, ses positions ne s'éloignent pas vraiment en matière d'éducation du PQ ou du PLQ (selon la question). Il est ainsi pour que les écoles privées, si prisées des parents, soient de plus en plus pénalisées par une non-indexation des subventions (le remboursement partiel des impôts des parents) pendant quatre ans, soit une baisse effective de 10 % après 4 ans.

Prêt-à-penser de la gauche

Chantal Longpré et l'acteur comédien Jasmin Roy, tous deux cités par Legault 
dans la vidéo ci-dessous, posent ici à côté du drapeau arc-en-ciel, 
emblème de la communauté homosexuelle.
Pour le reste, François Legault est pour les bourses au carbone alors qu'elles s'effondrent dans le monde. Pour une stricte parité homme-femme dans les candidatures (et des jeunes inconnus) qui trahit surtout le règne de l'image et de la rectitude politique sur la compétences et la lutte de contre le harcèlement à l'école (qui ne l'est pas ?), mais avec des gens qui exploitent souvent ce dossier pour défendre les intérêts de certains lobbys sexuels. En effet, sa candidate Mme Longpré qu'il mentionne dans la vidéo propose dans les termes du Journal de Montréal de s'attaquer « à la violence à l'école, en faisant la promotion de la lutte à l'homophobie »... Ce qui tourne très vite en classe à une lutte contre l'hétérosexisme. L'« hétérosexisme » c'est, dans le jargon des lobbys LGBT et du gouvernement désormais, l'idée millénaire selon laquelle l'hétérosexualité est plus normale que l'homosexualité. Rappelons qu'il existe un plan interministériel qui vise à lutter contre l'hétérosexisme au Québec. Apparemment une priorité pour le PLQ (et sans surprise la CAQ apparemment).

La CAQ coincée ?

La CAQ (un PLQ sans les scandales de la construction ?) risque de se retrouver coincée entre un PQ et un PLQ aux appuis plus solides et plus tranchés, gauchistes francophones vaguement souverainistes d'un côté, anglophones, allophones et fédéralistes de l'autre. Avec un scrutin majoritaire à un tour par circonscription, il risque fort de n'être premier ni à Montréal (dernier réduit du PLQ) ni chez les francophones hors Montréal (terreau actuellement du PQ).



Voir aussi 

Voir l'étude de la sociologue Joëlle Quérin sur le cours d'éthique et de culture religieuse.

Voir le billet de Mathieu Bock-Coté sur la vidéo ci-dessus où Legault montre sa faible connaissance du dossier ECR.

Pour l'avocat Me Mark Phillips, ECR est tout sauf un cours d'histoire des religions. En réalité, le programme ECR interdit de donner un tel cours :








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Monsieur Lazhar, une claque pour le Monopole de l'Éducation ?

Mise-à-jour du 29 février 2012


Mathieu Bock-Côté revient sur la critique implicite du système de l'éducation québécoise que porte le film Monsieur Lazhar.

27 janvier 2012

Mario Dumont et Gilles Proulx parlent de Monsieur Lazhar nommé aux Oscars. Ce film raconte l'histoire d'un Monsieur Bachir Lazhar qui se présente à une école montréalaise pour remplacer une enseignante qui vient de se suicider. Monsieur Lazhar, un résident permanent au Canada, se présente à l’école et se fait passer pour un maître d’école prêt à prendre le relais et à faire la classe aux enfants.

Mais voilà, Bachir Lazhar n’est pas vraiment résident permanent. Il est réfugié politique algérien. Et il n’est pas maître d’école. Mais restaurateur. Mais parce qu’il est cultivé, parce qu’il a aussi du bon sens, il devient vite un professeur exemplaire...




Bande annonce






Entretien avec Phillipe Falardeau où il aborde (au début) ses recherches en classe






Chronique audio de Bock-Côté sur le film (l'école, l'autorité condition de la transmission)






Voir aussi

Bock-Côté : Merveilleux Monsieur Lazhar (chronique écrite)






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mardi 28 février 2012

National Post — Supreme Court puts the final nail in the coffin of religious freedom (ERC case)

By George Jonas of The National Post:

God isn’t ecumenical. He spells out exactly what he is, in Exodus 20: 4-5. “You shall not make yourself an idol,” he tells prospective worshippers, “for I, the Lord your God, am a jealous God.”

Soviet Poster. "Religion is poison, Save children from it"
Girl wants to go to state school (ШКОЛА).
When a jealous God talks about religion, he doesn’t say: “Hey, six of one, half a dozen of the other.” On the contrary, he commands his followers to regard him and his cosmology as the truth, and view others as being in error. Those who worship idols are idolaters. This doesn’t mean bash their heads in, or give them false measure, but it may mean pray for them, and it definitely means don’t tell your children: “Oh, it’s all the same.”

Jealousy isn’t the only thing religion is about, but it’s certainly one thing. “Thou shalt have no other Gods before me” is the second commandment in the Hebrew bible. In the Christian bible, it’s the first.

God speaks plainly; Supreme Court justices speak legalese. They’re different languages. If one looks for an innocent explanation of why the Ottawa Nine ruled as they did last Friday in S.L. v. Commission scolaire des Chênes, this may be it — though the real reasons are probably a little more complex or sinister.

Without blinking, the full court held that it’s okay for Quebec’s education minister to compel believers to describe God to their children, not as they see him, but as non-believers do. It does no injury to their Charter guarantee of religious freedom.

Hmm. What exactly is religious freedom, if it isn’t teaching God to your children as you see him? The justices didn’t say.

“Held without blinking” may be an overstatement. While Chief Justice McLachlin didn’t move a muscle and neither did Justices Binnie, Deschamps, Abella, Charron, Rothstein and Cromwell, Justices LeBel and Fish did squirm a little. In a separate opinion, they wrote that they didn’t intend “to conclusively uphold the ERC [Ethics and Religious Culture] Program’s constitutional validity.” With that and two bucks, religious parents can buy a cup of coffee, but still, in a famine a morsel is a feast.

Here’s the background. In 2008, Quebec’s provincial education ministry saw fit to replace religious instruction in elementary and secondary schools with a curriculum of its own. The state’s foray into ethics and metaphysics serves up the children’s spiritual inheritance, from aboriginal to Catholic, as a mess of pale pottage, nutrition-free and values-neutral. Attendance is mandatory.

About 2,000 parents requested to have their children exempted from having to take their religion from the state. The government and its minions circled the wagons. The parents lost in every forum, from administrative tribunals to the Quebec Court of Appeal. One case, identified by the initials of the Catholic appellants as S.L. and D.J., finally reached the unfriendly shores of the Supreme Court of Canada.

Like most courts and tribunals below, Canada’s top court sees its task as defending the state against the rights and freedoms it guarantees. Madam Justice Marie Deschamps, speaking for the nine justices, didn’t make too many bones about the court’s priority being policy over law. “The suggestion,” she wrote, “that exposing children to a variety of religious facts in itself infringes their religious freedom or that of their parents amounts to a rejection of the multicultural reality of Canadian society and ignores the Quebec government’s obligations with regard to public education.”

Pardon? Is replacing religious classes with liberal pap an educational obligation? If so, Quebec failed in its obligation until 2008. Maybe, just maybe, we aren’t talking about education, but ideology. Two ideologies, in fact: (a) The religious citizen’s ideology that’s protected by the Charter; and (b) the statist government’s ideology that’s protected by the courts.

Bills of rights don’t warrant that governments can do everything they regard as beneficial; they warrant that governments can’t infringe the rights of individuals. It shouldn’t matter if a fundamental right did amount to the rejection of a government policy. I don’t think it does in this case, but even if it did, what’s our Charter supposed to guarantee, multiculturalism or religious freedom?

Silly question. It wouldn’t be asked by anyone who went to law school. Section 27 of the Charter tells us that the document, “shall be interpreted in a manner consistent with the preservation and enhancement of the multicultural heritage of Canadians.” That’s vague. But it doesn’t matter: As any lawyer could explain, our Charter guarantees whatever our judges say it does.

The ruling graciously reassures parents that they’re “free to pass their personal beliefs on to their children if they so wish.” Well, thank God for small mercies. It’s certainly more than parents can do in North Korea. But what about parents having to send their children to be indoctrinated in values different from their own? Sorry, says Justice Deschamps, “the early exposure of children to realities that differ from those in their immediate family environment is a fact of life in society.”

Well, er, no, it isn’t, Judge. Early exposure is very much under parental control in any society, except in tyrannies.

Canada is turning into a theocracy with its own jealous God: The smug, self-worshipping state. Lower-court judges are its acolytes; high-court judges its bishops. The Charter? It’s still available in courthouse washrooms for purposes of personal hygiene. No, I’m not Catholic, or even religious. Only appalled.



See also


Professor Douglas Farrow's "On the Ethics and Religious Culture Program" Report as Expert Witness in the Loyola High School vs. Ministry of Education court case.






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Cours d'éthique : une réduction culturelle de la religion

Lettre ouverte de Pierre Cardinal, doctorant en théologie à l'Université Laval

Beaucoup de parents préoccupés par la transmission d'un certain héritage auront été heurtés par la décision rendue vendredi par le plus haut tribunal du pays dans le dossier du controversé cours d'éthique et de culture religieuse. Au-delà des considérations d'ordre juridique, c'est une véritable leçon que la cour sert aux parents sur ce qu'est et ce que sera le Québec que ces parents contribuent à mettre au monde. On doit rappeler l'enthousiasme qu'avait d'abord suscité l'annonce de la mise en place de ce cours. Devant la réalité incontournable qu'est devenu le pluralisme religieux, la mise en place d'un cours non confessionnel orienté vers un enseignement culturel des religions semblait aller de soi. Ce lieu de convergence laïque était d'autant plus séduisant que la société d'accueil s'était détournée de sa propre tradition religieuse. En outre, plusieurs ont souscrit d'emblée à cette approche, il faut bien le dire, parce que le côté visible des communautés culturelles apparaissait davantage à travers l'observance de leurs prescriptions religieuses. La crise des accommodements raisonnables est venue modifier quelque peu la perception envers le nouveau programme. C'est la majorité qui, dans ce cours, devait apprendre à accepter l'autre. On l'a même qualifié de « cours d'accommodements raisonnables ». Le « nous » sécularisé se posait devant les communautés culturelles. Or, les parents qui se sont battus jusqu'en Cour Suprême n'appartenaient ni à l'un, ni à l'autre de ces deux groupes et ce, pour leur plus grand malheur. Ils composent ce qu'il est dorénavant convenu d'appeler « la communauté culturelle canadienne-française », dont les partisans d'une identité civique québécoise aimeraient bien terminer l'intégration sans trop de résistance.

Ces parents sont demeuré attachés à leur tradition religieuse qu'ils cherchent à transmettre, mais appartiennent de plein droit, encore un temps du moins, à la société d'accueil. D'où la position inconfortable dans laquelle ils se trouvent placés, réclamant pour eux une exemption (un accommodement raisonnable si l'on veut), qui leur est refusée parce qu'ils font partie de la majorité et que celle-ci doit être accueillante. En répondant que le multiculturalisme est « un fait de la vie en société », la cour ignore totalement cette situation particulière. Mais surtout, elle n'a pas saisi que c'est la dimension agnostique de la sphère publique, à laquelle on invite l'enfant à tendre, qui constitue un fait de société davantage préoccupant pour ces parents que le multiculturalisme. Les dangers, pour une foi naissante, de « l'exposition précoce » à une réduction culturelle de la religion doit être compris dans cette perspective. On ressent une vive lassitude à la lecture du jugement de la cour, du fait que les juges en sont restés là où le débat était à l'annonce de l'implantation du cours. La problématique s'est élargie depuis, et la question requiert maintenant qu'on l'aborde avec plus de détachement idéologique. Il y aurait lieu par exemple de moduler la responsabilité de l'État à l'autorité parentale, ou si l'on préfère, l'impératif de l'éducation à la citoyenneté à la juste préservation de l'identité au sein d'une communauté d'appartenance. Dans la mesure où la sphère publique ne comporte plus aucun palier, que l'enfant doit y plonger dès son plus jeune âge, à l'instant où il met le pied hors de son « environnement familial immédiat », la cour choisit résolument de se positionner à une extrémité du spectre.


Source




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lundi 27 février 2012

Quebec’s Ethics and Religious Culture course is more about indoctrination than education

CALGARY, AB, Feb. 27, 2012/ Troy Media/ – In 2008, two concerned Catholic parents requested that their children be exempted from Quebec’s Ethics and Religious Culture (ERC) course – the Quebec government requires that all children in public, private, and home schooling take the course- because they felt it interfered with their ability to pass their faith on to their children.

The parents’ request was denied, so they took the matter to court arguing their right to freedom of religion was being violated.

On February 17th, the Supreme Court of Canada (SCC) decided that the Charter’s guarantee of freedom of religion does not prevent the Quebec government from forcing children to take the ERC course. This result was easily foreseeable. For the challenge to have succeeded, the parents needed to prove that the ERC course interfered with their ability to pass their faith to their children – something the parents consider a religious duty.

The SCC’s decision did not answer whether the ERC course might violate the freedom of religion of children or teachers, and it did not inquire whether other Charter rights might be violated. The only question addressed was whether the freedom of religion of the parents was violated. This is a significant short-coming.

Security of the person

The SCC has long held that the Charter guarantee of what is called “security of the person” encompasses personal autonomy – the right to control one’s physical and psychological integrity free from state interference. For example, this right is relevant when a parent risks having their child apprehended by child welfare authorities. And it should be relevant when a parent is compelled to educate a child in a manner contrary to his or her religious beliefs.

Imagine that you are a parent who has decided your child should get a private religious education. Even though private school can be expensive, your religious values are of fundamental personal importance, so you decide the expense is worth it. How would you react if the government forced your child to learn precisely that content which you were seeking to avoid by taking your child out of the public school system?

A similar argument can be made on behalf of irreligious parents. If your conscience compels you to shield your child from religious education, should the government be able to completely disregard your wishes?

John Stuart Mill in his famous work “On Liberty” warned that state education can be a contrivance for moulding people to be exactly like one another in a manner that pleases the predominant power in government. This moulding, if successful, establishes despotism over the mind of pupils. Quebec’s stated goal for the ERC course is to develop a society in which different religious values and beliefs can coexist. The chosen means of accomplishing this is to teach children that all religions are equally viable alternatives. And this is to mould students to accept a proposition explicitly rejected by many parents.

Indoctrination, not education

Displacing individual rights to achieve a state goal is hardly laudable. In fact, it’s the blueprint for the most atrocious violations of human rights. If parents can’t be trusted to make the right decision for their children, why can legislators be trusted?

These legislators have assumed that they are the elites who know what’s best. Their elitist attitude enables them to subjugate the wishes of individual parents and prioritize what they perceive as the interests of society. There are few more obvious examples of significant state interference with the psychological integrity of parents than the ERC course. Wasn’t the Charter adopted, in part, to prevent the majority from bullying and oppressing minorities through government power?

Education can be the perfect vehicle for an authoritarian state to indoctrinate its youth, and Quebec’s ERC course is precisely what Mill warned about. Quebec’s goals may seem innocuous to most of us, but the principle behind it is unsettling – the government knows best and has licence to mould upcoming generations into compliance. Compelling parents to do to their children that which they deeply oppose is immoral, even if other people perceive the state’s goals as wise and right. Parents should be the final arbiters of their children’s education.

Derek James From is a Staff Lawyer with the Canadian Constitution Foundation

Source: Troy Media.



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Professor Douglas Farrow's "On the Ethics and Religious Culture Program" Report as Expert Witness in the Loyola High School vs. Ministry of Education court case.






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dimanche 26 février 2012

Pourquoi le multiculturalisme et l’égalitarisme nous mènent à un suicide collectif

Pour l'écrivain Denis Tillinac, la France mérite mieux que « la bigoterie rose, rouge et verte qui fera [NdC: encore plus] la loi » si François Hollande est élu Président de la République en mai prochain.

La « repentance » que la gauche exige, c'est une culture de la haine de soi et du reniement. Nous refusons un tel suicide collectif.

Le multi-culturalisme que la gauche [note du carnet : au Canada et au Québec, tous les grands partis, même ceux dits de droite ou de centre-droite] promeut, c'est la négation de notre identité de Français, d'Européens, d'Occidentaux — d'héritiers de Jérusalem, d'Athènes et de Rome. C'est aussi la mort de l'altérité et de la frontière intime. Nous refusons ce cosmopolitisme qui ferait de la France un agrégat de communautés aigrement rivales dans un open-space sans mémoire. Il sonnerait le glas de nos attaches culturelles les plus profondes et ferait peser sur notre descendance la menace d'une désintégration du corps social.

L'égalitarisme dogmatique que la gauche revendique est une contrefaçon du sens de la justice et l'avènement d'une société de fonctionnaires nous promettrait le sort de l'Espagne au XVIIIe siècle : un pays sous-développé.Nous refusons la décadence qui résulterait inéluctablement d'une politique d'assistanat.

Le féminisme made in USA et le militantisme « gay » de la gauche conspirent à l'instauration d'un androgynat, selon cette logique de l'indifférencié qui récuse l'altérité des genres. Pour nous, un homme n'est pas une femme, une paire n'est pas un couple et dans une cité civilisée, l'individu n'a pas tous les droits, il doit prendre en compte son héritage et sa postérité. Nous refusons l'utopie sinistre d'une société dont les égos seraient à la fois souverains, déracinés, insatiables et interchangeables. Un monde sans altérité où le même serait réduit à ne dialoguer qu'avec soi dans le miroir terni d'un narcissisme barbare.

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samedi 25 février 2012

Pourquoi pas d'accommodements pour des catholiques ?

Lettre parue dans le Soleil :

Une dame de Drummondville s'adresse à la Cour suprême du Canada et demande aux honorables juges un «accommodement» qui l'autoriserait à exempter ses enfants du cours Éthique et culture religieuse (ÉCR), qui remplace le cours d'enseignement catéchétique dans les écoles québécoises.

Dans un long réquisitoire, déposé le 17 février courant, les juges, à l'unanimité déclarent: «Le fait d'enseigner aux enfants les préceptes des grandes religions du monde ne porte pas atteinte à leur propre liberté de religion ni à celles de leurs parents.» Une affirmation qui n'a rien à voir avec la demande des parents.

On se souviendra que c'est aussi la Cour suprême du Canada qui autorise, en mars 2006, au nom de la liberté de religion, un adolescent Sikh à porter son kirpan à l'école. Les juges du plus haut tribunal au pays ont estimé que la prohibition absolue n'était pas logique ni raisonnable. Pourtant, c'est une arme, et certains jeunes Sikhs l'ont utilisée à l'occasion pour se défendre.

Plus d'un Québécois saisissent difficilement que la Cour suprême «accommode» des croyants des religions sikk et islamique, mais pas ceux de la religion catholique. Pourtant, cette dame de Drummondville ne demandait qu'une exemption à la commission scolaire de sa ville, comme d'autres parents demandent que leur enfant soit exempté de cours de musique. Pourquoi les demandes des parents catholiques ne sont-elles pas traitées sur une base égalitaire? Faudrait peut-être le demander aux juges de la Cour suprême!

Augustin Réhel

Québec




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Comment faire dire n'importe quoi à un sondage et aux opposants au cours ECR

La Gazette a publié dans un article reproduit dans plusieurs journaux du pays (ici le Vancouver Sun) un sondage qui affirme que plus les gens sont religieux plus ils s'intéressent aux autres religions pour ensuite affirmer sans ambages que ce sondage étaye la position de la Cour suprême dans le dossier ECR :
« The opinion poll, conducted Oct. 3-5, by Leger Marketing, appears to support the top court's statement that exposure to different faiths does not interfere with people's own religious traditions.

In fact, folks who are familiar with different cultures and faiths are more likely to profess interest in their own traditions than those who are not. »
Quelques remarques s'imposent ici :
  • Remarquons que le sondage est vieux de plusieurs mois, on le ressort à la suite de la décision de la Cour suprême dans le dossier ECR. Le rapprochement est-il innocent ?
  • Dire que si l'on est religieux on est plus intéressé par les autres religions (c'est fort possible pour des adultes) ne veut pas dire que si l'on vous oblige à vous intéresser à plusieurs religions vous continuerez à croire dans votre religion familiale.
  • Ce sondage a probablement été réalisé auprès d'adultes et non auprès d'écoliers du primaire... Quel rapport avec la cause ECR ?
  • Admettons que ce sondage s'applique à des enfants, en quoi invalide-t-il une demande d'exemption pour des enfants particuliers ? Après tout, ce sondage n'a qu'une valeur probabiliste et ne s'applique pas à tous les sondés. Pourquoi alors refuser toutes les exemptions ? Les parents ne sont-ils pas de meilleurs juges de ce qu'un enfant pourrait ressentir que des commissaires scolaires réunis dans un sous-sol qui n'ont jamais vu l'enfant ? En passant, la « mère » de Drummondville avait trois enfants en âge scolaire. Or elle n'a demandé que deux exemptions. Sa fille adolescente, avec sa permission, a suivi le cours ECR. Ce qui montre bien que, pour elle comme parent, chaque enfant était différent et non une catégorie probabiliste d'un sondage.
  • Les parents N'ont JAMAIS dit qu'ils s'opposaient à des connaissances sur d'autres religions, mais à une manière de les présenter ainsi que des aspects troublants dans le volet éthique (voir ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici et ). D'ailleurs, l'ancien cours de religion catholique proposait aussi des faits sur d'autres religions et les parents drummondvillois ne s'y sont jamais opposés...
  • La Cour suprême n'a pas dit que l'exposition à de multiples religions n'interférait pas avec la religion familiale (ce que ce sondage ne dit pas non plus), mais que les parents n'avaient pas prouvé que c'était le cas pour eux et que, de toute façon, la « dissonance cognitive » qui pourrait accompagner une telle confrontation était normale dans l'apprentissage de la « tolérance » (voir « État ou parent, qui est le premier éducateur des enfants ? »).
Du grand journalisme de la part de la Gazette !



Écrire à la journaliste Mariam Scott.




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vendredi 24 février 2012

« État ou parent, qui est le premier éducateur des enfants ? »

La CLÉ a écrit au Devoir et à la Presse :

La famille, dernière structure intermédiaire
entre l'État et l'individu, mise sous tutelle ?
À la lecture du jugement de la Cour suprême dans l’affaire ECR de Drummonville, la position de la juge Deschamps qui écrit l’opinion majoritaire pourrait se paraphraser ainsi : comme toute exposition à différentes religions comporte une certaine relativisation, « y a rien là ! »

D’un côté, un haussement d’épaules désabusé de la part de Mme Deschamps, de l’autre les expertises de quatre universitaires qu’aucun jugement ne réfute – ni même n’aborde – ainsi que sept intervenants en Cour suprême en faveur d’une exemption ou, dans le cas de l’Association canadienne des libertés civiles, pour qu’il revienne au gouvernement de faire la preuve que la liberté des parents n’était pas brimée.

Et c’est là que tout se joue : qui a le fardeau de la preuve quand l’État prescrit un cours traitant de valeurs philosophiques, religieuses et morales ? Celui qui impose ou celui qui s’oppose  ?

Pour la Coalition en éducation du Québec, le parent est le premier éducateur de ses enfants, l’école n’étant qu’un tuteur temporaire auquel il délègue l’éducation de son enfant. Ces principes de droit naturel sont inscrits dans de nombreux pactes internationaux ainsi que dans le Code civil du Québec. Dès lors, dès qu’un parent s’oppose pour des raisons de conscience à un cours, que cette demande n’est pas frivole (le cours ECR touche bien des questions de foi, de morale) et qu’il témoigne de sa foi sincère, il faut lui accorder l’exemption à moins que l’État prouve la nécessité de la lui refuser.

Le gouvernement du Québec était tellement peu sûr de convaincre le juge de première instance que l’accusation de relativisme était farfelue qu’il a convoqué un philosophe pour venir dire que le programme n’était pas relativiste, mais simplement « pluraliste normatif ». Le professeur Guy Durand, un des témoins experts des parents, a conclu pour sa part qu’en pratique, en classe, il n’y a pas de véritables différences entre ce pluralisme normatif et le relativisme. Le juge Dubois n’a évoqué aucun de ces deux experts dans son jugement pour ne citer qu’un théologien. En Cour suprême, les avocats gouvernementaux ne défendront plus cette expertise, probablement parce qu’elle va à l’encontre de la jurisprudence canadienne qui refuse de s’engager dans des débats théologiques entre membres d’une même religion. Il ne reste donc plus du jugement de première instance que l’affirmation sans justification que le juge Dubois ne voyait rien de mal au programme ECR alors qu’il avait lui-même décidé limiter la preuve à un seul manuel (contrairement au juge Dugré dans l'affaire Loyola). Une affaire de sensibilités donc, comme Madame Deschamps.

Or, si l’on en croit les sources mêmes des avocats gouvernementaux, ces sensibilités sont sans importance. En effet, le Protocole de Tolède qui se penche précisément sur l’enseignement des religions dans les écoles publiques dit :
« Certains parents peuvent avoir des croyances religieuses ou non religieuses qui les amènent à s'opposer à exposer leurs enfants à d'autres interprétations de la réalité. Ainsi, l'enseignement des religions et des croyances peut-il être perçu comme un endoctrinement dans le relativisme ou la laïcité par certains croyants, ou comme un endoctrinement dans la religion par certains humanistes. Cela peut sembler malheureux ou mal avisé pour l'éducateur contemporain, mais les normes internationales excluent clairement « un pouvoir discrétionnaire de la part de l'État [y compris les fonctionnaires en éducation] pour déterminer si les croyances religieuses ou les moyens utilisés pour exprimer ces croyances sont légitimes. » En conséquence, l'objection de conscience à des cas particuliers de l'enseignement des religions et des croyances est précisément ce que le droit à la liberté de religion ou de conviction (et le droit parallèle des parents d'élever leurs enfants conformément à ces croyances) est censé protéger. »
Ignorant ces normes internationales, la juge Deschamps arrive à une conclusion inverse en faisant reposer tout le poids de la preuve sur les parents et en leur demandant de prouver l’inconstitutionnalité du programme ECR – alors qu’ils ne l’attaquaient pas ! – et de prouver que le programme empêche la transmission de la foi. Si la Cour n’avait pas agi ainsi, le fardeau du gouvernement aurait été très lourd, sans doute trop lourd. Il aurait dû, notamment, démontrer qu’ECR ne violait aucunement la liberté de religion parce que, tant dans sa conception que dans sa réalisation, il est parfaitement neutre (ce qui est impossible selon le protocole de Tolède); qu’il est parfaitement adapté aux besoins de tous les élèves et qu’il n’y pas de risque — sur 550 heures d'enseignement — de dérapages.

Mme Deschamps haussa donc les épaules, se dit non convaincue et déclara que s’opposer au programme c’était s’opposer au multiculturalisme officiel au Canada… Mais le pluralisme d’une société ne justifie en rien que l’État impose ou même expose chaque enfant à la diversité des repères et la pluralité des normes. Car si l’État est pluraliste, c’est précisément pour permettre la coexistence respectueuse et harmonieuse de personnes qui considèrent leurs valeurs et leur foi comme des absolus, et non pour faire de chacun un pluraliste normatif.

Deschamps enchaîne : un peu de dissonance est nécessaire à l’apprentissage de la « tolérance ». Quelle tolérance ? Les parents ne sont nullement opposés à la tolérance envers autrui. Leur religion demande d’aimer les autres comme soi-même. Si l’on peut parfaitement accepter que l’école et l’État enseignent la tolérance envers les autres, ils n’ont pas à se mêler d’inculquer une tolérance envers tous les systèmes religieux et moraux.

Enfin, Deschamps déclare que les parents peuvent éduquer leurs enfants à la maison même si l’école leur impose une « dissonance cognitive ». Ce genre de raisonnements permet plus facilement à un État jacobin d’ignorer les parents et d’imposer des programmes idéologiques. Les parents chrétiens sont bien conscients du rôle de l’école publique et de l’effet de cette « dissonance » sur la foi de leurs enfants. Selon une étude du Southern Baptist Council, 88 % des enfants de foyers protestants évangéliques éduqués à l’école publique quittent leur église à 18 ans pour ne jamais y revenir, alors que, selon la HSLDA, près des trois quarts des enfants de chrétiens éduqués à la maison continuent d’aller à l’église après 18 ans chaque semaine.

En renversant le fardeau de la preuve, en demandant de prouver l’inconstitutionnalité d’ECR, la Cour suprême a pipé les dés à l’avantage de l’État. En renonçant à protéger les parents dissidents, elle mine la primauté de plus en plus théorique de tous les parents dans l’éducation de leurs enfants, qu’ils soient religieux ou non. Cette prise de position peu prudente ne peut que léser des parents dissidents et isolés face à l'appareil d'État.


Voir aussi 

Alberta — correctivisme politique aigü imposé à la maison ?

Émission d'Isabelle Maréchal — Le débat sur le cours d'éthique et culture religieuse n'est pas terminé

Bock-Côté : La version tarte aux pommes du débat sur le programme ECR et la volonté thérapeutique

Prof. Paul Allen : debate far from over about Ethics and Religious Culture

Ethics and Religious Culture in Quebec: Canada’s Supreme Court has erred

Déclaration de Me Mark Phillips avocat de S.L. lors de la conférence de presse de ce jour

« Match nul » sur la constitutionnalité du programme ECR, entretemps Jésus, Superman même combat !




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Alberta — correctivisme politique aigu imposé à la maison ?

Du bulletin d'information de la HSLDA Canada.

« La nouvelle loi en éducation en Alberta (projet de loi numéro 2) imposerait aux parents une rectitude politique dans leurs propres foyers lorsqu'ils enseignent à leurs enfants. Plus rigoureuse, cette nouvelle législation ferait en sorte que tout ce qui relève de l'école-maison, incluant le matériel utilisé et l'approche éducative privilégiée, devrait se conformer à ces exigences. Pour l'essentiel, cette disposition soumettrait les parents albertains à la loi provinciale sur les droits de la personne (Alberta Human Rights Act) dans leur rapport avec leurs enfants et ce, dans leur propre foyer. De plus, ce projet de loi requiert une telle approche afin de promouvoir la compréhension et le respect tel qu'établi par la Alberta Human Rights Act: la même loi qui a été responsable de la répression de presque toutes les formes d'expression religieuse ayant été débattue devant le Tribunal des droits de la personne. Comment donc un parent pourra-t-il lire la Bible à ses enfants, prier ou leur partager ses propres croyances religieuses sans craindre la police de la rectitude politique?

(traduction non officielle des articles de loi pertinents)

1(1)(x) « école » se réfère à un environnement structuré pour l'apprentissage à l'aide d'un programme d'études offert à l'élève par
(iv) un parent qui lui fournit un programme d'éducation à la maison, ou...

Diversité et respect

16 Tous les cours et les programmes d'études offerts, ainsi que le matériel pédagogique utilisé dans une école, doivent refléter la nature et l'héritage diverses de la société en Alberta, promouvoir la compréhension et le respect d'autrui, et honorer et respecter la Charte canadienne des droits et libertés et la Alberta Human Rights Act.

Ceci est inacceptable pour les familles faisant l'école-maison en Alberta, à qui nous avons demandé d'agir en communiquant avec les représentants de leur Assemblée législative. Ces modifications franchissent rapidement les différents paliers du gouvernement et chaque journée compte. Deux solutions seraient envisageables: que les familles faisant l'école-maison soient spécifiquement exemptées pour ce qui concerne l'article 16 du Projet de loi numéro 2, ou encore que la définition du mot « école » soit modifiée pour exclure les familles faisant l'instruction à domicile. »

Impossible de dire que l'homosexualité est un péché

Contacté mercredi soir par LifeSite, Donna McColl, la porte-parole du ministre de l'Éducation de l'Alberta Lukaszuk Thomas, a déclaré que « Quelle que soit la nature de la scolarité —instruction à la maison, école privée, école catholique - nous ne tolérons pas un manque de respect envers les différences ».

« Vous pouvez affirmer l'idéologie familiale dans votre vie de famille, vous ne pouvez pas le faire dans le cadre d'un programme éducatif donné à la maison », a-t-elle ajouté.

Réagissant à ces remarques, Paul Faris de la HSLDA a déclaré que le ministère de l'Education « a clairement l'intention de violer les conversations privées des familles dans leurs propres foyers. » « Il faut craindre et s'opposer à un gouvernement de ce type qui tente de contrôler ainsi nos vies personnelles», a-t-il ajouté.

Impact de la décision de la Cour suprême sur ECR en... Alberta

Dans la première entrevue, la porte-parole du ministère de l'Éducation a justifié la position du gouvernement albertain à la lumière de la décision de la Cour suprême du Canada vendredi passé. Décision qui confirmait le refus d'accorder une exemption par le gouvernement du Québec à une famille de Drummondville opposée au controversé cours d'éthique et de culture religieuse.

« Vendredi dernier, la Cour suprême du Canada a rendu une décision unanime sur - il s'agit de S.L. c. La Commission scolaire des Chênes 2012 - et c'est la même chose, l'article 16 [de la loi albertaine citée ci-dessus] doit s'appliquer à tout le monde, y compris les familles qui instruisent leurs enfants à domicile », d'ajouter Mme McColl.

Voir aussi

« État ou parent, qui est le premier éducateur des enfants ? »





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jeudi 23 février 2012

Le Conseil supérieur de l'Éducation veut encore plus de contrôle sur les universités

Le Conseil supérieur de l'Éducation (CSE), une créature gouvernementale, recommande au gouvernement d'instaurer une instance gouvernementale dite indépendante pour « évaluer la qualité de programmes universitaires et favoriser la transparence ».

Cette recommandation, rendue publique jeudi, coïncide avec une revendication de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ).

L'organisme gouvernemental a publié un avis de plus de 100 pages, intitulé « L'assurance qualité à l'enseignement universitaire : une conception à promouvoir et à mettre en œuvre », dans lequel il fait cinq recommandations à la ministre Line Beauchamps.

Dans ce document de plus de 100 pages, le CSE remet en question l'indépendance de la Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec (CREPUQ) qui exerce un rôle de vérification dans l'évaluation des programmes existants.

L'État tente-t-il d'étendre son contrôle de la sorte sous le couvert de « transparence » ?

Subventions, pièges à c.. ?

C'est comme toujours (écoles, garderies) la rançon du financement public. L'État offre « gratuitement » des subventions massives, élimine par asphyxie les concurrents potentiels qui ne sont pas subventionnés, les étudiants allant d'abord vers les universités subventionnées. Puis, il serre la vis et demande plus d'imputabilité envers la technocratie bureaucratique que l'on confond avec le peuple.

Aux États-Unis, en Allemagne et au Japon, l'établissement universitaire peut choisir l’organisme d’assurance qualité qui sera chargé de les évaluer ou de les accréditer. « Aux États-Unis, il n’existe pas à proprement parler de pouvoir central sur les établissements et celui de chacun des États demeure relativement limité. La diversité des caractéristiques des formations est somme toute alimentée du fait qu’aux États-Unis les programmes sont peu soumis à des standards nationaux et à des processus d’évaluation par des instances gouvernementales » de préciser le rapport du Conseil supérieur de l'Éducation, ce qui ne semble pourtant pas avoir porté malchance aux universités américaines.

Un autre modèle : les États-Unis

Le paysage de l’enseignement supérieur étatsunien regroupe des établissements diversifiés sur le plan du statut (public ou privé), de la visée (à but lucratif ou non) et de la mission. On y trouve, entre autres, des universités de recherche, des collèges communautaires, des liberal arts colleges, des collèges d’État, des établissements religieux, des établissements spécialisés en arts, en sciences ou dans des domaines professionnels, des académies militaires, des établissements historiquement noirs et d'autres au service des Hispaniques ainsi que des collèges tribaux. Ce réseau très hétérogène accueille, à la  grandeur du territoire, plus de 17 millions d’étudiants.

C’est dans le contexte d’une forte indépendance et d’une grande autonomie que s’inscrit cet ensemble stratifié et compétitif d’établissements et de programmes. De fait, il n’existe pas à proprement parler de pouvoir central sur les établissements et celui de chacun des États demeure relativement limité. La diversité  des caractéristiques des formations est somme toute alimentée du fait qu’aux États-Unis les programmes sont  peu soumis à des standards nationaux et à des processus d’évaluation par des instances gouvernementales.

Ainsi, parce que « le contexte réglementaire ou les politiques de l’État ne sont pas suffisamment rigoureux pour éliminer les établissements ou les programmes qui n’offrent pas les garanties de qualité suffisantes », les États-Unis ont une solide tradition en matière d’accréditation d’établissements et de programmes. On peut en effet remonter à la fin du XIXe siècle pour trouver les premières traces d’une agence d’accréditation des établissements d’enseignement supérieur en territoire étatsunien.

De fait, il existe aux États-Unis un grand nombre d’agences qui accréditent les établissements et les programmes. Ainsi, en 2011, on dénombrait 19 agences d’accréditation d’établissements :

  1. six agences sont régionales, c’est-à-dire qu’elles desservent un certain nombre d’États rapprochés, et mènent leurs activités auprès des établissements généralistes (un exemple est fourni dans l’encadré ci-dessous);  
  2. les autres accréditent soit des établissements spécialisés, soit des établissements d’enseignement collégial. 
La New England Association of Schools and Colleges (NEASC)

La NEASC, la plus ancienne agence d’accréditation régionale, exerce ses activités à tous les ordres d’enseignement dans les six États de la Nouvelle-Angleterre. Elle comporte la Commission on Institutions of Higher Education, qui est responsable de l’accréditation des universités et des collèges offrant des formations générales. Cette instance autonome compte dix-huit membres qui sont administrateurs ou professeurs dans des établissements concernés de même que trois membres représentant le public. Elle dispose d’un personnel composé de six personnes, doit trois sont des professionnels. Afin de mener ses activités d’évaluation, elle a recours à un registre d’experts expérimentés qui, par leur collaboration régulière, assurent le maintien d’une expertise et la formation de nouveaux experts. Les évaluations des établissements portent sur onze objets relatifs à leur capacité à s’acquitter de leur mission, à partir de standards élaborés en collaboration avec les établissements. La Commission peut accorder à un établissement une accréditation sans restriction, auquel cas celui-ci doit, après cinq ans, lui transmettre un rapport décrivant les principaux développements observés depuis l’évaluation, les suites données aux recommandations et commentaires reçus alors, de même que les grandes lignes de sa planification pour les cinq prochaines années. La démarche d’accréditation est reprise après dix ans. Dans d’autres cas, le statut d’accréditation comporte des restrictions; des visites et la production de rapports peuvent alors être prévues sur une base plus fréquente.

Source : L’Écuyer, 2008.


Les agences font elles-mêmes l’objet d’une accréditation de la part d’un organisme national : le Council for Higher Education Accreditation (CHEA) ou le US Department of Education (USDE).

  1. Le CHEA est une association nationale privée à but non lucratif dont sont membres des établissements et les agences elles-mêmes afin d’acquérir une légitimité académique au sein de la communauté nationale de l’enseignement supérieur (CHEA, 2006).
  2. Représentant le gouvernement fédéral, le USDE voit à l’application de la loi obligeant le  ministre de l'éducation fédéral à publier la liste des agences d’accréditation reconnues à l’échelle de la nation. Sur la base du travail du National Advisory Committee on Institutional Quality and Integrity, le ministre de l'éducation fédéral détermine les agences d’accréditation jugées fiables. Les établissements et les programmes doivent être reconnus par des agences qui sont elles-mêmes reconnues par le USDE pour que leurs étudiants soient admissibles aux programmes d’aide financière aux études. 








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Le Réseau Liberté-Québec déplore le manque de courage du gouvernement et l'opacité des négociations

QUÉBEC, le 23 février 2012 - Le Réseau Liberté-Québec déplore le manque de courage du gouvernement et l'opacité des négociations entourant les conditions de travail dans les centres de la petite enfance (CPE).

« La ministre de la Famille, Mme Yolande James, et la présidente du Conseil du trésor, Mme Michelle Courchesne, auraient toutes deux intérêt à s'inspirer de la fermeté de leurs collègues et ministres Mme Lise Thériault et Mme Line Beauchamp », a déclaré la cofondatrice du RLQ, Joanne Marcotte.

« À un moment où d'importantes réformes s'imposent au Québec pour redresser les finances publiques, l'occasion est belle de revoir de fond en comble ce qui pourrait être fait du côté des services de garde », ajoute-t-elle.

Les fondateurs du RLQ déplorent également l'opacité des négociations entourant les conditions de travail des employés des CPE et jugent qu'il est anormal que le contribuable ne connaisse pas l'ampleur des engagements qui sont pris, à huit clos, en son nom.

« Les parents doivent être les décideurs ultimes quand vient le temps de déterminer le choix optimal pour leur famille en ce qui a trait à la garde des jeunes enfants », selon Ian Sénéchal, cofondateur du RLQ. « L'État ne doit pas favoriser un choix plus qu'un autre en octroyant des subventions démesurées pour les services de garde institutionnalisés et sujets aux grèves
probables des employés du secteur public. »

Le Réseau Liberté-Québec rappelle qu'un sondage effectué en avril 2010 révélait qu'une importante majorité de ses adhérents prônaient le remplacement des subventions aux garderies soit par une allocation directe aux parents en fonction du revenu, soit par une diminution d'impôt.

Finalement, 97% des adhérents du RLQ transformeraient le réseau des CPE en un ensemble d'organismes privés à but lucratif ou sans but lucratif entièrement responsables de leur administration.

Dans ce scénario, les éducatrices ne relèveraient plus de l'État, mais relèveraient du Conseil d'administration de leur entreprise (OSBL ou entreprise privée selon le cas).

Le Réseau Liberté-Québec (RLQ), qui tiendra son 3e grand événement le 18 mars à Lévis, est un organisme sans but lucratif visant à favoriser le réseautage de tous les Québécois qui partagent des idéaux de liberté et de responsabilité individuelles. Plus de détails sur cet organisme sont disponibles au http://www.liberte-quebec.ca.

– 30 –
Pour de plus amples renseignements :

Ian Sénéchal,
medias@liberte-quebec.ca
581-982-6779





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Dérapage en ECR : enfant prône élimination des trisomiques, devant le frère d'un tel enfant, silence complice de l'enseignant

Monsieur Valère Audy, le problème dans ce débat n'est pas que les opposants veulent couper leurs enfants des autres religions ou cultures.

Les parents s'opposent entre autres au fait que certains contenus sont enseignés en bas âge. Ils s'opposent aussi à la nouvelle posture neutre obligatoire de l'enseignant d'ÉCR. Par exemple, il y a ce jeune garçon de 13 ans de Saint-Laurent sur l'île de Montréal qui, en première secondaire, a entendu un élève de sa classe d'ÉCR déclarer que les trisomiques sont des êtres qui souffrent et que c'est une bonne chose que l'on s'en débarrasse avant la naissance. Il a fait face au mutisme de son professeur qui n'a rien rectifié en prétextant que tous ont droit à leur point de vue. Ce jeune est rentré à la maison totalement ébranlé: il a un petit frère trisomique! Dans son esprit, l'école a validé l'idée qu'il aurait mieux valu que son frère ne soit jamais né. Ce cours ouvre inévitablement la porte au dérapage et la CLÉ a compilé quantité d'histoires semblables.

La décision rendue par la Cour Suprême ne doit pas faire croire que ce cours est constitutionnel et ne brime pas les libertés civiles. Le jugement démontre seulement que dans une seule et unique cause, les preuves au dossier fournies en 2009 sont insuffisantes pour la cour. D'ailleurs, même si les Juges Lebel et Fish ont rejoint les 7 autres juges, ils manifestent des «inquiétudes» par rapport au cours comme tel. Au paragraphe 44 du jugement, le juge Lebel dit: «[...] Cependant, je n'entends pas pour autant confirmer définitivement la validité constitutionnelle du programme ÉCR, ni, surtout, de son application particulière dans la vie quotidienne du système d'éducation.» Il ne faudrait surtout pas que nos politiciens croient que cette cause rend son imposition par l'État légitime. Malheureusement, c'est exactement ce que vous faites M. Audy tout comme la ministre de l'Éducation. Le juge Lebel ouvre même la porte toute grande dans sa conclusion à une plainte renouvelée avec des cas concrets des effets de ce programme sur nos enfants. Il y est écrit: «Ce sont des questions et des inquiétudes possibles. Le dossier soumis à notre Cour ne permet pas d'y répondre. Toutefois, il se peut que la situation juridique évolue au cours de la vie du programme ÉCR.»

Il faut donc espérer que l'évidence sera reconnue par l'État le plus rapidement possible. Le jugement se doit donc d'être interprété comme un match nul. Instruire, qualifier, socialiser. Oui, mais pas de cette manière. De plus, l'éÉtat n'a pas fait la preuve que cette manière de faire pour garder la religion à l'école était ce que les parents désiraient comme premiers éducateurs des enfants, comme le stipule le Code civil. C'est pour cela que 76 % des Québécois sont d'ailleurs en faveur du libre choix (sondage Léger Marketing 2009) dans ce domaine. Nos politiciens sont-ils réellement à l'écoute de leurs citoyens? Quelle belle occasion de le démontrer!

Patrice Gagnon, enseignant

Granby

Écoutez aussi le témoignage de la mère du trisomique.





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Déjà trois ans de culture du dialogue en ECR : des étudiants contre la grève victimes de menaces

[Notons au passage que près de deux cents visiteurs (200) uniques ont consulté cette semaine cette ancienne page sur notre carnet : Frais de scolarité, taux de diplomation et dette du Québec d'actualité dans la dispute qui oppose les grévistes aux étudiants « responsables »]

Les étudiants qui s'affichent en faveur de la hausse des droits de scolarité ont la vie dure par les temps qui courent. La boîte courriel d'Arielle Grenier a été submergée de messages haineux après qu'elle eut dit à La Presse qu'elle se présenterait à ses cours même si son association se prononçait en faveur d'un débrayage.

D'autres ont utilisé les médias sociaux pour faire parvenir leurs menaces à la jeune femme. Sur la page Facebook de la faculté de science politique et de droit de l'UQAM, un étudiant a invité ses collègues à « inonder la messagerie d'Arielle Grenier de messages pro-grève et d'articles éclairés (pour) la pauvre brebis égarée ». L'auteur conclut sa note en écrivant : « Je veux sa tête sur son bureau. Point final. »

Mlle Grenier, qui est l'une des porte-parole du Mouvement des étudiants socialement responsables, n'en est pas à ses premières menaces. Dans un cours de politique et économie de l'Université de Montréal, le professeur a demandé à sa classe de se prononcer sur la hausse des droits de scolarité. Mme Grenier a osé prendre la parole, mais ses propos ont déclenché des huées dans l'auditorium de 300 personnes, soutient-elle.

« On peut dire que c'est une forme d'intimidation de huer une personne. Je me fais traiter d'extraterrestre. On me dit que je viens d'une autre planète », affirme celle qui étudie en sciences politiques.

Mercredi, lors de l'assemblée générale de son association étudiante, Mme Grenier, qui portait le carré vert symbole des étudiants en faveur de la hausse des droits de scolarité, aurait aimé défendre son point de vue. La salle était pleine à craquer et le président de l'assemblée n'a pas semblé voir son bras s'agiter dans les airs. Elle a dû passer son tour.

À sa sortie de l'auditorium, des étudiants sont venus la voir, déçus parce qu'elle n'avait pas pu exprimer son point de vue. D'autres l'ont interpellée, en groupe de deux ou trois, pour carrément défier ses opinions.

Mlle Grenier croit que les étudiants doivent faire leur part pour permettre aux universités d'embaucher des enseignants compétents et pour réduire leur déficit. «En coupant deux bières par semaine, les étudiants réussiraient à absorber la hausse», résume-t-elle.

Traité de fasciste

Arielle Grenier n'est pas la seule à subir les représailles de ses pairs. À l'Université de Sherbrooke, Frédéric Lamontagne s'est aussi fait conspuer dans une assemblée générale, l'hiver dernier. «On m'a hué et en sortant, il y a des petits amis avec un carré rouge qui m'ont traité de fasciste et m'ont suggéré de retourner dans mon Allemagne nazie», dit-il.

Suite ici


Voir aussi

Le cours ECR, école de l'unanimisme politiquement correct

ECR en Cour suprême — Mémoire du Regroupement chrétien pour le droit parental en éducation

Extraits (les numéros de page renvoient au programme d'ECR) sur le consensus comme outil pour décider du bien  mieux vivre-ensemble :

13. En pratique, pour tout sujet abordé en classe de primaire ou secondaire d'ECR, cette philosophie pluraliste normative ne se distingue pas du relativisme. Devant toute question éthique au programme sur laquelle il n’y a pas consensus, aucune opinion ne pourra être considérée comme plus valable que les autres. Or, le programme ECR se penche sur de nombreuses questions épineuses : « Dans un cas comme dans l’autre la situation devra être porteuse de tensions ou de conflits de valeurs » (p.727, p.818) afin de faire ressortir le besoin de créer ensemble les valeurs qui « favorisent le vivre-ensemble » (voir les attentes de fin de cycle en éthique, mais aussi en culture religieuse et en dialogue, p.729 à 741).

14. La comparaison, d’abord de « règles de vie en famille » (p.753), puis de « normes » ou « valeurs » de communautés ou de religions distinctes (p.755), et au secondaire la confrontation entre différentes conceptions de « liberté » (p.839), d’ « ordre social » (p.840) ou de « justice » (p.842) amènera le jeune à débattre d’enjeux non résolus dans la société tels que « le clonage humain, l’eugénisme, le suicide, la peine de mort, l’euthanasie, l’avortement, etc. » (p.842) et à « à remettre en question (…) l’ordre social et les lois. » (p.840).

15. Cette « construction commune collective », sera gérée par des règles strictes de dialogue, où le jeune devra « questionner » ses « jugements de préférence », « de prescription » ou « de valeur » (ainsi que ceux des autres) et privilégier les « jugements de réalité » issus de l’observation « dans les faits » (p.769-770). Tout en évaluant constamment les justifications, à travers différentes formes de dialogue, dont la « délibération » dès le primaire, le jeune doit rechercher le « consensus » dans le groupe (voir définitions et conditions de dialogue, p.766).

16. Cependant, selon Leroux lui-même, ce consensus est impossible sur des sujets épineux : « Il paraît, en tout cas, à ce jour, impossible d'obtenir ce qu'on pourrait appeler un principe éthique pour régler des questions aussi graves. » Pourtant, ECR au secondaire regorge de questions porteuses de conflits de valeurs. Devant cette diversité irréconciliable, on fera comprendre au jeune que la question n’a pas de solution convaincante. En fonction des types de dialogue, de la dynamique de la classe, de la personnalité du professeur et de l’enfant, on arrivera à des « consensus » variés. Ses propres valeurs remises en question, le jeune est vulnérable à la position la plus populaire dans le groupe. S’il ne cède pas à ce mimétisme, il reste avec des points de vue contrastés et irréconciliables auxquels il est sommé de rester « ouvert » (conditions obligatoires du dialogue, p.766). Le résultat est le relativisme des valeurs, sans principes directeurs ou absolus




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mercredi 22 février 2012

Débat radiophonique : implication des parents, ECR, chèque-éducation et beaucoup sur des structures bureaucratiques

Débat à l'émission de Catherine Perrin (Radio-Canada) sur la gestion des écoles au Québec avec :

  • Jean-Pierre Proulx (un des pères fondateurs et partisan de l'imposition du cours ECR), 
  • Chantal Longpré, présidente de la Fédération québécoise des directions d'établissements et une des fondatrices de la Coalition avenir Québec,
  • et Jeff Plante P.-D.G. du Parti Conservateur du Québec.





(durée : 20 minutes)


Voir aussi:

La liberté scolaire n'existe que lorsque l’État n’a pas le monopole de l’enseignement ni celui de la délivrance des diplômes

États-Unis, un éminent prélat s'engage résolument pour le chèque éducation

Chèque éducation ou laisser l'argent aux parents ?

Décentraliser et libérer l’école


États-Unis — fraude systématique depuis dix ans dans les écoles publiques d'Atlanta

Fascination française pour l'« Amérique d'Obama » et ses écoles à charte




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Histoire du premier réseau d'écoles publiques aux É.-U.

Samuel Blumenfeld dans son livre Is Public Education Necessary? — ouvrage sur lequel nous reviendrons — nous rappelle comment le premier réseau d'écoles publiques vit le jour aux État-Unis.

Couverture de Is Public Education Necessary?,
enlèvement par la police d'un enfant éduqué
à la maison sous les yeux effarés de sa mère.
Vers 1817, un mouvement apparut à Boston dont le but était d’étendre le système d’écoles financées par les contribuables aux écoles primaires. Pour déterminer si un tel réseau se justifiait le Comité scolaire de Boston commanda une enquête.

« [L']enquête eut lieu en novembre 1817, elle révéla que Boston, alors peuplée d’environ 40 000 habitants, avait 8 écoles publiques [qui n’accueillaient que les enfants sachant déjà lire, leur fréquentation était libre, en partie payante et était en partie contrôlée par les parents], y compris l’École latine, une école africaine pour les enfants des Afro-Américains et une école dans l’Hospice pour les enfants des pauvres. L’effectif total de ces 8 écoles était de 2 365 élèves. Il s’agissait là d’approximativement 33 pour cent de la population d’âge scolaire. L’enquête révéla également que 154 écoles privées pour garçons et filles avec un effectif total de 3 757 étaient réparties à travers toute la ville. Il existait également 8 « écoles gratuites de la charité » avec un effectif de 365 élèves. Tout compris, plus de 4 000 étudiants âgés de 4 à 14 ans fréquentaient des écoles privées d’un type quelconque au prix total de près de 50 000 $ payés par les parents. L’enquête signalait que seuls 283 enfants âgés de 7 ans et moins ne fréquentaient aucune école. Ainsi, un pourcentage étonnant des enfants de la ville fréquentait bien l’école et les quatre pour cent qui n’en fréquentaient pas, pouvaient aller aux écoles de la charité si leurs parents le voulaient » (p. 43 de Is Public Education Necessary?)



Le grand architecte Bulfinch déclara en conclusion de ce rapport que l’imposition d’un système d’écoles primaires publiques complet pour y inclure les premières années d'apprentissage était inutile. En effet, non seulement 96 % des enfants fréquentaient déjà une école à l’époque, mais, au besoin, il vaudrait mieux aider financièrement les parents des 4 % restants, la plupart pauvres, à fréquenter une école de leur choix grâce à des bourses plutôt que de mettre en place un nouveau système d’écoles publiques financé par les contribuables, système dispendieux qui dédoublerait le réseau des écoles déjà en place. Bulfinch expliquait que « la plupart des parents qui envoient leurs enfants à l’école privée payante ne considèrent pas cette dépense comme une charge : il paie volontiers les frais, mus par l’amour de leur progéniture et par un sens du devoir. Ceci en fait de meilleurs parents. Ils sont, en effet, plus enclins à se préoccuper des affaires liées à l’éducation quand ils doivent verser une petite contribution que lorsque cette dépense est complètement prise en charge par le trésor public. » Bulfinch laissait, en outre entendre, que l’utilisation d’argent public pour usurper une compétence manifestement du domaine privé ne pouvait mener qu’à la dégénérescence morale. La solidarité familiale serait affaiblie par l’action d’un gouvernement qui prendrait en charge ce qui revenait de droit aux familles. Il ne faut pas oublier – devait-il ajouter – que la charge d’éducateur revient aux parents et que ceux-ci ne délèguent au maître d’école qu’une partie du rôle de parent et des droits afférents.

Malgré ce rapport et cette analyse de Bulfinch, la ville de Boston, principalement à l'instigation des unitariens, se décida à étendre le réseau des écoles publiques subventionnées par les contribuables pour y inclure désormais des écoles élémentaires.

L’instauration du premier système d’école publique aux États-Unis, celui de Boston, ne trouve donc pas sa cause dans un échec des nombreuses écoles publiques et privées qui couvraient Boston pas plus que dans une défaillance du libre marché. Il s’agit plutôt du résultat de l’action conjointe – et en apparence contradictoire – de plusieurs groupes de pression qui cherchaient tous à utiliser l’éducation publique pour accroître leur influence politique ou pour renforcer la puissance de l’État, qu’ils espéraient maîtriser. Les conservateurs religieux, les unitariens (des hérétiques ariens pour les calvinistes et les congrégationalistes) et les socialistes considéraient tous que l’éducation publique était une prise idéale dont il fallait à tout prix se rendre maître. Chacun de ces groupes avait plus à cœur de modifier les sentiments et les idées des enfants de leurs concitoyens selon des normes gouvernementales (qu’ils édicteraient) que de prodiguer un enseignement de base de qualité à ces enfants.

Mouvement américain prône retrait massif de l'école publique pour éviter « dissonance cognitive » que la Cour suprême du Canada valorise



Dans sa décision de la Cour Suprême, condamnée comme étant « illibérale » par le National Post, Madame Deschamps n'a pas hésité à écrire :

[38] Les appelants objectent aussi que l’exposition des enfants à différents faits religieux crée de la confusion chez ces derniers. La confusion ou le « vide » résulterait de la présentation, sur un pied d’égalité, de croyances différentes.

[39] (...) On peut soutenir que l’exposition à certaines dissonances cognitives est nécessaire pour que les enfants apprennent ce qu’est la tolérance.

[40] Les parents qui le désirent sont libres de transmettre à leurs enfants leurs croyances personnelles.

Quel est l'effet de cette dissonnance entre ce que l'école publique inculque aux enfants et ce qu'ils apprennent à la maison ? Un effondrement de la transmission de la religion chez ces enfants. Par contre, les enfants éduqués à la maison ne subissent pas du tout ces effets que Deschamps considèrent comme inévitables pour être « tolérant ». Tolérant à quoi ? Les enfants instruits à la maison produisent-ils plus de cas asociaux ? Rien ne permet pourtant de le prouver.

Selon le sociologue Reginald Bibby, seuls 21 % des Canadiens allaient à l'église en 2000, alors que ce chiffre était de 31 % en 1975 et 60 % en 1945. Une étude plus récente de Campus Crusade for Christ révèle qu'en 2010 seuls 12 % des jeunes de moins de 29 ans ont jamais été à l'église. Et de ceux-ci, seuls 12 % continuent d'y aller.

Aujourd'hui, selon une étude du Southern Baptist Council on Family Life, 88 % des enfants qui sont élevés dans des foyers protestants évangéliques quittent leur Église à 18 ans pour ne jamais y revenir.

Ce genre de statistiques amène de nombreux évangéliques américains à remettre radicalement en cause l'école publique et à prôner le retrait de leurs enfants de celles-ci comme le montre cette bande-annonce du film IndoctriNation qui fait le tour des églises évangéliques américaines.




Un seul groupe résiste à cette érosion massive : les enfants éduqués à la maison plutôt qu'à l'école (publique dans la plupart des cas). Selon une étude du Canadian Center for Home Education, environ 85 % des parents qui instruisent leurs enfants à la maison se disent chrétiens et près des trois quarts de leurs enfants de plus de 18 ans vont à l'église (ou au temple) une fois par semaine. En outre, 9 autres pour cent ont indiqué qu'ils y allaient une fois par mois. Enfin, 84%nbsp; des répondants disent participer à une activité religieuse par semaine. La reproduction des convictions religieuses semble donc assurée dans ces familles qui enseignent elles-mêmes leurs enfants.

À ce stade, 85 % des parents évangéliques au Canada confient encore leurs enfants à l'école publique.

Depuis quelques années, Québec serre la vis aux parents qui instruisent leurs enfants à la maison.

Voir aussi

La HSLDA déterminée à défendre en justice ses membres menacés par la DPJ (La DPJ a d'ailleurs réussi dans ce dossier à faire fuir hors Québec de nombreuses familles québécoises de souche ces derniers mois.)

Le Monopole de l'Éducation du Québec serre la vis aux parents-éducateurs.




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Émission d'Isabelle Maréchal — Le débat sur le cours d'éthique et culture religieuse n'est pas terminé

Débat autour du programme d'éthique et de culture religieuse (39 minutes).




  • Patrice Gagnon, parent, enseignant et porte-parole de la CLÉ
  • Myriam Tétreault , parent dont les enfants suivent le cours ECR
  • Louise Mailloux, auteur du livre « La Laïcité, ça s'impose !»


Le fils de Patrice Gagnon partage d’ailleurs une anecdote particulière relié au cours d'ECR (les pierres talismans) avec les auditeurs. La mère d’un enfant trisomique nous parle de la triste expérience du frère de cet handicapé dans un cours d'ECR vers la fin de l’émission. Nombreux dérapages en ECR évoqués.

Pour Louise Mailloux, militante de la laïcité fermée : « Moi je pense que bien au contraire il faut séparer l'école de la religion. Une école laïque ça l'a ses avantages, c'est une école qui va soustraire les enfants à tout prosélytisme religieux, peu importe quelle est la religion, d'une part, donc une école qui va garantir la liberté de conscience... » Cela suppose que d'éduquer les enfants dans le vide idéologique et la liberté de conscience est vraiment possible.




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Ethics and Religious Culture in Quebec: Canada’s Supreme Court has erred

Barbara Kay in the National Post writes:

Canada’s Supreme Court has erred in its latest ruling that a mandatory Quebec curriculum in Ethics and Religious Culture (ERC), from which a Drummondville Catholic couple wished to exempt their son, does not infringe the couple’s constitutionally guaranteed freedom of religion.

The ERC program, which begins in Grade 1 and continues throughout high school, was introduced into Quebec schools in 2008 without consultation with parents. It was designed to teach children about a wide variety of religious belief systems, including Catholicism, the religious provenance of 90% of Quebecers, with a view to creating a tolerant and open population. No Quebec child is exempt from it, not even the home schooled.

Justifying their denial of the bid for exemption, the Court privileged the entrenchment of a multicultural perspective in students over the parents’ right to entrench their son’s faith in Catholicism: “The early exposure of children to realities that differ from those in their immediate family environment is a fact of life in society. The suggestion that exposing children to a variety of religious facts in itself infringes their religious freedom or that of their parents amounts to a rejection of the multicultural reality of Canadian society and ignores the Quebec government’s obligations with regard to public education.”

But it was not the facts about other religions that bothered the parents, nor do they deny or object to the reality that Canada is a multicultural society. The mother argued that the ERC courses are ideologically based in religious relativism, which is offensive to her. Religious relativism teaches that all religions are but diverse and equally valid manifestations of human creativity. In the ERC courses, children learn that Catholicism is no truer or more respect-worthy than Wicca or Earth-worship or the tinfoil-hat cult of Raelism. Indeed, one ERC student activity, entitled “Youpi! Ma religion à moi!” has students inventing personal religions, to be accorded respect by all. So how could the upcoming 11 years of such banalization of his religion fail to confuse their son?

But the parents were trapped in a Catch-22. If they waited years to gather actual evidence of the program’s deleterious effect on their son’s faith, their suit would be pointless. Their complaint had to be anticipatory. Yet the Court, unfairly in my opinion, imposed the burden of proof on them.

Liberal tradition asks the state to be cautious in matters of religious conscience. I agree with the Canadian Civil Liberties Association, whose oral arguments strongly advocated that the burden fall on the government to prove it doesn’t infringe freedom of religion. The SCC’s shift of onus from the state to isolated, dissenting parents, insisting they justify their right to act as the child’s primary educator in religion, is something new and illiberal in Canada.

Quebec and the SCC have, crucially, failed to distinguish between a multicultural state and citizens who may or may not hold multicultural views. Surely the whole point of a multicultural state is to ensure harmonious and mutually respectful relations between those Canadians who do, and those who do not have a multicultural perspective, who indeed consider their own belief system superior to all others; and as well between people of faith and atheists who believe all religions are nonsense (atheism, by the way, is not represented in ERC and, logically, should be).

The ERC program is fixated on the idea of “tolerance.” But again, there is a difference between tolerance of other people and tolerance of other belief systems. The former is the state’s business; the latter isn’t.

How paradoxical it is that the foremost proponents of normative pluralism, a doctrine that exalts diversity, should insist on a one-size-fits all program of education about religion. But Quebec’s ill-conceived plan to inculcate children with the idea that all religions are equal — and therefore equally inconsequential — will backfire. Students will report what they have learned to their parents. Rightly defensive religious parents will “correct” them, which may well end in contempt for their teachers.

There is a simpler, and more equitable way for Quebec to encourage tolerance of the Other in the young. Scrap ERC. Create a primary school curriculum that promotes the secular values, principles and laws of Quebec. To wit: “Children, in Quebec, no matter where people come from and what they do or don’t believe, we respect and treat them as equals.” In secondary school, teach religions as objective phenomena in the history curriculum. It’s that simple. In matters of religious or a-religious belief, parents are the primary educators. The state has no place in the tender souls of the nation.



See also


Professor Douglas Farrow's "On the Ethics and Religious Culture Program" Report as Expert Witness in the Loyola High School vs. Ministry of Education court case.






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