vendredi 11 mai 2012

Japon — les adultes consomment désormais plus de couches que les bébés

Alors que 23% de la population japonaise est âgée de plus de 65 ans, le taux de vente de couches pour les adultes vient de dépasser pour la première fois celui pour les bébés.

Depuis aujourd’hui, au Japon, il ne fait plus de doute que la population nippone vieillie. Preuve à l’appui, puisque au pays du soleil levant, les ventes de couches pour adultes viennent pour la première fois de dépasser celles pour bébés. C’est Unicharm, le plus gros fabricant japonais de couches qui est à l’origine de cette annonce plutôt surprenante.
Japon : les adultes consomment plus de couches que les bébésDepuis 1987, date de son lancement sur le créneau des couches pour les adultes, c’est la première fois qu’Unicharm fait un tel constat. Le vieillissement de la population est devenu un véritable problème pour le gouvernement qui doit assurer le financement des retraites et des dépenses de santé avec une population active qui décline d'année en année. La baisse de la natalité est directement liée à ce phénomène.

Vieillissement de la population et baisse de la natalité

Au Japon, la population détient le record de longévité, mais ce n’est pas sans conséquence. Le taux des naissances continuant de chuter, dorénavant 23% des Japonais sont âgés de 65 ans ou plus. D’après une étude officielle publiée en janvier dernier ce taux devrait atteindre les 40% en 2060.
Un chercheur de l'Université du Tohoku, en se basant sur ses recherches a annoncé que le Japon risquait de ne plus avoir d'enfants d'ici un millier d'années. Pour parvenir à une telle affirmation il a mis au point une « pendule démographique ». Cette horloge démontre que le Japon compterait un enfant de moins toutes les 100 secondes. Selon cette théorie, le chercheur en arrive à la conclusion que le Japon n'aura plus aucun enfant en 3011.
Le Japon comptait 127,80 millions d'habitants au 1er octobre 2011, ce qui équivaudrait à un recul de 0,2 %, par rapport au 1er octobre 2010, selon le ministère des Affaires intérieures. Si les Japonais ne parviennent pas à annuler cette tendance sa population devrait chuter de près de 32 %, soit plus de 40 millions d'habitants en moins, entre 2010 et 2060.
Source : AFP




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Les suites du métro de Montréal paralysé par des bombes fumigènes, plusieurs étudiants suspects

Un sondage Léger-Marketing réalisé à la demande du Journal de Montréal dévoile ces résultats quelques heures après la paralysie du métro montréalais, et la semaine suivant les violentes manifestations à Victoriaville.

La tendance est sans équivoque. Le gouvernement gagne encore un peu plus les faveurs des Québécois sur la hausse des frais de scolarité, puisque 60 % des sondés soutiennent l’augmentation.

En revanche, le gel demandé par les étudiants fait de moins en moins d’adeptes. Leurs appuis sont en recul de 4 points par rapport au dernier sondage effectué le 4 mai, et descendent à 34 %.

« Sur le fond, le soutien aux étudiants continue de reculer, constate Christian Bourque, vice-président chez Léger-Marketing. Mais tout n’est pas rose non plus pour le gouvernement », nuance-t-il.

Entretemps, on en apprend davantage sur les auteurs présumés des incidents au gaz fumigène qui ont bloqué le métro montréalais.


Les suspects, désormais accusés, sont :
  1. François Vivier-Gagnon, 22 ans, étudiant à l'UQAM en sociologie.
  2. Vanessa L'Écuyer, étudiante à l'UQAM en sociologie.
  3. Roxanne Belisle, étudiante de l'UQAM.
  4. Geneviève Vaillancourt, étudiante de l'UQAM.

Vanessa L'Écuyer est membre du groupe radical Force étudiante critique, fondé en 2010, qui reproche à la CLASSE et aux fédérations d'être trop modérées.

Une autre étudiante de l'UQAM qui avait été soupçonnée par les policiers après la diffusion des photos, Émilie Cloutier Morin, ne fait finalement pas partie des quatre personnes qui se sont livrées après s'être reconnues. La Presse de Montréal avait d'abord identifié la mauvaise Vanessa L'Écuyer, la prenant pour une étudiante en sexologie.

Quatre étudiants de l'UQAM dont trois femmes, en sciences « molles » mais de la gauche dure.




Pour les gens de la CLASSE, la lutte contre la hausse des frais de scolarité est mal nommée, ce n'est pas une lutte des étudiants, mais « une lutte populaire, une lutte des classes ». Sur le fond, la CLASSE est-il si éloignée de Force étudiante critique ?




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Mémoire en appel de la Loyola High School et John Zucchi c. le ministère de l'Éducation, des Loisirs et du Sport


EXPOSÉ DES INTIMÉS

PARTIE I  —  LES FAITS

A. Aperçu

Les faits

1. L'État peut-il entrer à l'intérieur des quatre murs d'une école catholique confessionnelle et forcer celle-ci, le temps d'un cours, à abandonner son point de vue-catholique ? Et ce, dans un cours portant sur-la religion et l'éthique par surcroît ? Tel est l'enjeu du présent dossier.

2. Les intimés considèrent que cette question doit recevoir une réponse négative, car la thèse contraire irait à l'encontre des droits fondamentaux reconnus par les chartes québécoise et canadienne.

3. Cela dit, l'école intimée estime par ailleurs que le régime législatif et réglementaire actuel permet une solution du litige en droit administratif pur.

B. L'École secondaire Loyola

4. Fondée en 1534 par Ignace de Loyola, la Société (ou la Compagnie) de Jésus s'intéresse à l'éducation depuis ses débuts1.

5. En tant qu'ordre religieux, la Société de Jésus relève directement du pape et est tenue au respect des enseignements du magistère de l'Église catholique2.

6. L'intimée École secondaire Loyola (ci-après 1'« École») fut fondée en 18963. Elle est administrée par la Société de Jésus. Le président de l'École, l'aumônier et deux membres du personnel enseignant sont membres à part entière de la Société de Jésus4 .

7. Sur le plan juridique, l'École est une association personnifiée constituée en vertu de la Partie III de la Loi sur les compagnies, LR.Q., c. C-385.

8. L'École est par ailleurs régie par la Loi sur l'enseignement privé, L.R.O., c. E-9.1 et par les règlements adoptés sous son régime.

9. Le programme ministériel Éthique et Culture religieuse (ci-après « ECR »), mis en vigueur en 2008, comporte certains aspects qui ne permettent pas à l'École de le donner tout en restant fidèle à sa mission.

10. En effet, le proqrarnrne ECR, dans sa façon d'aborder l'étude des religions, dénature et jette un discrédit sur celles-ci6.

11. De plus, le programme ECR exige que l'École et ses enseignants abandonnent leur caractère et leur mission catholiques. En effet, le programme pour le secondaire énonce ce qui suit7:
« Posture professionnelle 
Pour favoriser chez les élèves une réflexion sur des questions éthiques ou une compréhension du phénomène religieux, l'enseignant fait preuve d'un jugement professionnel empreint d'objectivité et d'impartialité. Ainsi, pour ne pas influencer les élèves dans l'élaboration de leur point de vue, il s'abstient de donner le sien. »
12. Selon l'expert théologien Douglas Farrow, une école jésuite catholique serait en violation des règles canoniques qui la régissent en adoptant une telle posture professionnelle8.

13. I1 n'est par ailleurs pas contesté par l'appelant que le programme ECR forcerait effectivement l'École à abandonner son caractère et sa mission catholiques, le temps du cours.

Avortement — « le débat est clos » selon les médias et l'intelligentsia autoproclamée

20.000 manifestants à Ottawa, selon les organisateurs, pour la Marche pour la vie 2012

Il y a quelque chose d'admirable avec les « progressistes ». Dès qu'ils obtiennent une victoire politique, souvent à la suite de nombreux passages par les tribunaux, le débat est clos, on ne peut revenir en arrière. Étrange conception de la démocratie où le peuple décide pourtant et peut toujours revenir sur une décision.

Dernier exemple : l'avortement. Le débat serait inopportun car clos, nous répètent les médias et les autres membres de l'intelligentsia autoproclamée.

Or, tous les sondages semblent indiquer que la population désire revenir sur la situation actuelle en matière d'avortement.

Voici donc quelques chiffres.

L'avortement sélectif en fonction du sexe devrait-il être encadré ?


Sondage Angus Reid, janvier 2012

Vaste majorité des Canadiens contre le statu quo juridique

Rappelons que dans un autre sondage, pan-canadien et réalisé en avril 2011 cette fois, Abacus Data avait avait trouvé que 59 % des Canadiens pensaient que la Loi devrait restreindre l'accès à l'avortement (27 % interdit dès la conception, 32 % interdit après 3 ou 6 mois) et que seuls 22 % des Canadiens sont favorables à la politique actuelle d'avortement illimité.

Notons que 63 % des femmes étaient pour des restrictions à la mi-grossesse, comparativement à 57 % des hommes.

Quand la vie humaine devrait-elle être protégée ?


Selon un sondage réalisé par la firme AbacusData, la majorité des Ontariens s'oppose à ce que des fonds publics financent les avortements effectués dans leur province. Plus de six Ontariens sur dix s'opposent au statu quo et refusent que l'État continue de rembourser tous les avortements dans la province alors que seuls trente pour cent soutiennent cette subvention.

L'Ontario ne publie pas de chiffres précis sur le nombre d'avortements annuels dans la province et le coût associé au financement public de ceux-ci. On estime que l'Ontario dépense au moins 30 millions de $ par an à ce poste.

Saviez-vous que l'Ontario dépense au moins 30 millions de $ par an pour subventionner les avortements ?
Le sondage a en outre révélé que 48 pour cent des Ontariens veulent que toutes les informations sur l'avortement —  le nombre d'avortements et le coût associé à ceux-ci — soient divulguées, alors que seuls 21 pour cent ne pensent pas que ces chiffres devraient être publiés. Par ailleurs, 91 pour cent des répondants n'avaient aucune idée que la province dépense au moins 30 millions de dollars sur l'avortement. Cela est sans doute lié au fait que l'Ontario ne publie pas de chiffres à ce sujet. Pourquoi ce manque de transparence de la part du gouvernement ?

Laquelle de ces options se rapproche-t-elle de votre sentiment ?

Bien que l'immense majorité (81 %) des Ontariens soient contre l'interdiction de tous les avortements, seuls 30 %  pensent que la province devrait payer les frais liés à tous les avortements,  par contre 41 % sont prêts à ce que la province paie pour les avortements qui présentent une urgence médicale.

Voir aussi

De l'avortement à l'infanticide... pour le bien-être de la famille

Dérapage en ECR : enfant prône élimination des trisomiques, devant le frère d'un tel enfant, silence complice de l'enseignant

Le paiement de la contraception et de l'avortement imposé aux établissements confessionnels

« Taire le sexe des foetus pour sauver des fillettes »

Cour de justice de l’Union européenne : respect de l'embryon humain dès fécondation

Débat sur l'avortement : l'ainée est pro-avortement et défend l'ordre établi, la cadette pro-vie veut dialoguer

Denise Bombardier : « On paie des avortements » et dans un cas d'espèce une même femme a avorté « 23 fois » aux frais du contribuable québécois

Seuls 30 % des Ontariens pensent que l'État devrait continuer à rembourser tous les avortements

Complément cour d'ECR — avortements tardifs en Russie, en Espagne et au Québec

Réactions à la suite des propos de Mgr Ouellet sur l'avortement

Erreurs et imprécisions dans le chapitre sur le clonage d'un livre d'ECR pour la 2e secondaire

Omissions et critiques pédagogiques du chapitre sur le clonage d'un livre d'ECR pour la 2e secondaire 






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« Demain, la Chine ne sera plus ! »

Affiche de propagande chinoise : la famille idéale,
deux parents et un enfant (garçon ?) 
C’est ce que clame la publicité des Éditions Fayard entourant l’essai d’Isabelle Attané, Au pays des enfants rares : la Chine vers une catastrophe démographique. C’est ce qui m’a incité à lire cet ouvrage qui décrit comment un tel scénario, contraire à toutes les prévisions, repose sur une seule et unique raison: une démographie trop lourde à porter, qui coupera les ailes du phénix chinois.

Après deux ans d’enquête, Isabelle Attané livre une radiographie décapante du «pays aux enfants rares».

Le titre réfère, bien entendu, à l’obsession des fils uniques, mais il y a aussi l’infanticide des filles, les ravages démographiques de la pauvreté, de la malnutrition et du sida. Autant de bombes à retardement.

En Chine, comme ailleurs, les parents souhaitent donner à leur enfant les meilleures qualités possibles; cela comprend des bons soins de santé et une bonne éducation.

« Mais la plus grande qualité que l’on souhaite à son enfant, c’est incontestablement d’être un garçon.  »

Les jeunes parents ne deviennent respectables que s’ils donnent un héritier à leurs ancêtres. « En donnant naissance à un fils, ils accomplissent le premier devoir du confucianisme: celui de piété filiale. »

Héritier d’une lignée familiale, ce fils unique est « investi d’une charge affective démesurée ».

En Chine, on trouve, à un extrême de l’échelle sociale, des enfants uniques formés à l’excellence dès le plus jeune âge et, à l’autre extrême, des millions d’enfants dépourvus de tout ou presque. « La santé, la possibilité de s’instruire, le droit à la parole, le respect de ses droits, le logement, le mariage… tout s’achète, tout se consomme; rien ne coule de source, rien ne revient de droit. »

Sinologue et démographe, Isabelle Attané note sans équivoque que l’avortement s’impose comme une solution largement acceptable quand le sexe n’est pas celui désiré.

« Chaque année, au bas mot, un demi-million de fillettes sont éliminées de la sorte. »

Il faut savoir que, dans la tradition chinoise, ce sont les fils qui sont tenus de prendre en charge leurs parents âgés. « Ce devoir d’assistance est d’ailleurs une obligation légale stipulée par loi sur le mariage de 1980 et par la Constitution de 1982. » On dit que l’enfant unique chinois a bien mauvaise réputation. Il serait égocentrique, capricieux et incapable d’accepter la moindre critique.

Mais il peut se permettre de se comporter en «petit empereur» car, depuis quelques années, « la Chine est devenue le pays du monde comptant la plus forte proportion d’hommes dans sa population, c’est-à-dire celui dans lequel, d’un point de vue strictement démographique, la situation des femmes est la plus mauvaise. »

En 2050, la main-d’œuvre de la Chine, celle qui fait aujourd’hui toute la force de son économie, aura été amputée de 160 millions d’actifs. Les fils uniques très/trop qualifiés auront de plus en plus de mal à s’intégrer sur le marché du travail.

Sans compter que les personnes âgées, auxquelles l’État n’est toujours pas en mesure d’accorder des conditions de vie décentes, deviendront un fardeau insoutenable pour les jeunes générations.

La Chine sera «vieille» avant d’être riche et, sur ses enfants devenus rares, pèseront des attentes démesurées.

Au pays des enfants rares : la Chine vers une catastrophe démographique,
par Isabelle Attané,
aux Éditions Fayard,
à Paris,
publié en 2011,
276 pages,
34,95 $.

Source



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