dimanche 21 janvier 2018

Le genre et l'université : une chape de plomb s'abat

Extrait d’une allocution de Jordan Peterson tenue à l’université de Toronto le 19 novembre 2016 qui décrit la véritable chape de plomb qui s'abat désormais à l'université.



Sur la parodie de justice qu’est le Tribunal des droits de la personne, lire « Extirper l’hérésie et le blasphème » sur l’affaire Mark Steyn devant ce « tribunal » ?

Sur Jordan Peterson :

La croisade des LGBT contre la liberté d’expression et les distinctions linguistiques immémoriales

Jordan Peterson sur l’écart salarial, l’imposition des pronoms trans et la gauche radicale

Jordan Peterson et les jeunes « trans »




Le paradoxe de l'égalité entre les sexes c. la théorie du genre (rediff)

Mise à jour du 30 novembre 2012

La vidéo a été sous-titrée en français (par des tiers)




Billet du 11 octobre 2012

La théorie du genre veut qu'il n'y ait pas de différences sexuelles innées entre les sexes, si ce n'est les caractères sexuels apparents. Pas de différences au niveau de la psychologie, des comportements entre hommes et femmes. S'il y en a, ce ne serait que le fait de facteurs environnementaux, sociaux. Les intérêts des femmes pour les professions à fort lien social plutôt que les techniques ne seraient, par exemple, que le fruit d'une culture (machiste bien sûr) qui les enferme depuis la plus tendre enfance dans des rôles traditionnels, moins bien payés.

La vidéo norvégienne ci-dessous (sous-titrée en anglais uniquement, malheureusement) a suscité un débat médiatique, scientifique et politique de premier plan en Norvège. Depuis ce débat, l’État norvégien a décidé de cesser toutes les subventions aux instituts et associations pro-genre. Ce fut plus particulièrement le cas du Nordisk institutt for kunnskap om kjønn (Institut nordique d'études sur le genre).

La controverse est née du reportage de Harald Eia qui dépeint les sociologues et les chercheurs en études du genre sous une lumière peu flatteuse dans une série télévisée appelée « Endoctrinés ».

Le vacarme avait déjà commencé l'été dernier, plus de six mois avant que la série ne soit prête. Certains chercheurs en sciences sociales qui avaient été interrogés par Eia s’étaient exprimés dans la presse pour dire qu'ils se sentaient bernés et trompés par les méthodes«douteuses» du journaliste.

Eia est d’abord allé interroger des sociologues norvégiens spécialistes en orientation sexuelle, en éducation, les rôles sexuels, l’orientation sexuelle et la race; des domaines fortement politisés dans la communauté universitaire norvégienne. Puis il a traduit ces entretiens en anglais et les a montrés à des chercheurs renommés britanniques et américains comme Robert Plomin, Steven Pinker, Anne Campbell, Simon Baron-Cohen, Richard Lippa, David Buss, et d'autres. Dire que les chercheurs américains et britanniques ont été surpris par ce qu'ils ont entendu serait un euphémisme.

« J'aimerais avoir un emploi technique. »
Tiré des travaux de Svein Sjøberg et Camilla Schreiner de l'Université d'Oslo

Tout commence par un paradoxe : la Norvège trône depuis des années aux premières places du classement des pays les plus égalitaires envers les femmes et pourtant la division du travail selon les sexes y est très stable, malgré toutes les campagnes gouvernementales pour changer les choses. Chose encore plus curieuse : plus un pays est pauvre et plus ses femmes s'intéressent aux professions techniques et traditionnellement masculines alors qu'elles sont délaissées dans des pays prospères et féministes comme la Norvège, le Danemark, la Finlande, l'Angleterre... C'est ce qu'on nomme le paradoxe de l'égalité entre les sexes.



(sous-titrage français)


(sous-titrage anglais)



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Il a arrêté l'école à 16 ans, il prépare aujourd'hui un doctorat en droit

Roderick n’a jamais passé son brevet [à 16 ans] ni été au lycée [fin du secondaire + cégep au Québec]. Après avoir travaillé quelques années, il a passé une capacité en droit en cours du soir, puis réussi licence et maîtrise à La Sorbonne.


« Les échecs font (aussi) partie de la réussite, car sans mes échecs, je ne serai jamais parvenu où j’en suis maintenant.

J’ai arrêté l’école à 16 ans après un parcours scolaire catastrophique. J’ai toujours été le dernier de ma classe. J’ai connu de nombreuses exclusions, convocations chez le juge pour enfant, en conseil de discipline, au rectorat. Au collège, j’ai redoublé deux fois — sixième et troisième — et j’en suis parti sans le brevet. Je n’ai donc jamais mis un pied au lycée.

Je suis alors entré dans l’armée, sans conviction ni patriotisme, mais il s’agissait à l’époque du seul employeur susceptible de me nourrir et de me loger, et qui recrutait sans formation. Passé cette expérience, j’ai enchaîné des petits boulots : livraison de pizzas, distribution de publicités dans le métro, petits chantiers au noir. J’ai aussi tenté une formation de paysagiste dans une école à Vincennes [Val-de-Marne]. Mais, pic de la crise oblige — nous étions en 2010 — aucune entreprise ne recrutait. J’ai donc quitté cette formation pour retourner à mes petits boulots alimentaires. »

Une passion pour le droit

« En septembre 2011, j’ai croisé un ami du collège, qui était rentré en fac de droit. Il m’a parlé d’une équivalence au bac, une capacité en droit, une formation gratuite en cours du soir en deux ans qui me permettrait soit d’entrer en fac (et pas seulement en droit), soit de passer les concours de la fonction publique.

Je me suis lancé dans cette formation, à La Sorbonne. Je ne connaissais absolument rien. Qu’est-ce que le droit ? Quelle est la différence entre un maire et un préfet ? Entre un juge et un procureur ? Entre l’État et une mairie ?

La formation a été exigeante. J’ai parfois travaillé toute la nuit pour lire des bouquins et répondre à mes questions sur la société. Et puis je me suis découvert une passion pour le droit. J’ai découvert les institutions, les enjeux des grands débats relatifs à la démocratie ou aux questions sociales…

Après l’avoir validé haut la main, j’ai intégré une licence de droit, puis un master de droit public, que j’ai obtenu avec mention. J’ai été recommandé par plusieurs de mes professeurs pour intégrer Sciences Po Paris, dont j’ai passé le concours, et obtenu la note de A (soit la note maximale). Mais j’y ai finalement renoncé pour commencer un doctorat en droit à La Sorbonne, qui débutera à la rentrée prochaine.

En parallèle, j’ai obtenu un poste d’assistant de justice en cour administrative d’appel. Preuve qu’en plus d’être diplômé, cela peut déboucher sur de très belles occasions !

Aucun bac ne prépare à la fac de droit. J’ai été bien meilleur élève que des bacheliers ES obtenus avec mention très bien, et bien moins bon que certains élèves issus d’un DAEU [diplôme d’accès aux études supérieures] ou d’une capacité en droit comme moi.

Je tire une évidence de mon expérience : le parcours scolaire du collège-lycée n’est absolument pas prédéterminant pour la réussite à l’université. »

Pour entrer à l’université en France, des examens alternatifs au baccalauréat existent, tels le DAEU, l’International Baccalaureate, la capacité en droit, l’AbiBac, le DEC québécois...

Tour d’horizon des diplômes existants :

– Le diplôme d’accès aux études universitaires (DAEU) est un diplôme national qui permet ensuite d’accéder à une université, un IUT ou une école recrutant au niveau bac. Il donne aussi accès aux concours administratifs de catégorie B. Il en existe deux types : l’option A (littéraire) et l’option B (scientifique). Le DAEU se prépare à l’université, en présentiel ou en ligne. Le cursus peut être étalé sur plusieurs années. Les candidats doivent être âgés de 24 ans au moins (ou 20 ans et justifier de deux ans d’activité professionnelle).

– Le Baccalauréat international (IB), appelé aussi « bac de Genève », a été lancé en 1968 par une fondation suisse. Il est préparé dans près de 4 000 établissements, répartis dans 150 pays. En France, 12 établissements privés préparent à l’IB, le plus souvent en anglais. [...] Le cursus comprend un tronc commun et six matières optionnelles. L’IB n’est pas reconnu a priori par l’éducation nationale. Les titulaires doivent solliciter une dispense du bac français auprès de l’établissement de leur choix. Mais nombre d’écoles cotées acceptent les élèves ayant obtenu l’IB.

– La capacité en droit est une formation juridique générale d’une durée de deux ans, souvent dispensée en cours du soir. Les titulaires peuvent ensuite entrer en première année de licence de droit ainsi qu’en première année de DUT carrières juridiques ou de BTS notariat. Ils peuvent aussi passer des concours de la fonction publique. Il existe également, sur le même modèle, une capacité en gestion des entreprises, qui se prépare surtout dans des Instituts d'administration des entreprises (IAE).

– L’AbiBac, créé par l’accord franco-allemand du 31 mai 1994, est un cursus débouchant sur la délivrance simultanée des deux diplômes, le bac français et l’Abitur allemand. Le dispositif repose sur un jumelage entre un lycée français et un Gymnasium allemand. Plus de 80 lycées en France préparent à l’AbiBac.

– D’autres équivalents du bac. Il existe un grand nombre de titres ou de diplômes permettant d’obtenir une équivalence du bac. Le DEC (diplôme d’études collégiales) québécois en est un. On en trouvera la liste sur le site Legifrance.gouv.fr.

Voir aussi

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