jeudi 7 juillet 2016

LGBT — Davantage exposés aux problèmes de santé, de tabagisme et d'alcoolisme

Les homosexuels, lesbiennes et bisexuels sont davantage exposés aux problèmes de santé mentale et physique, de tabagisme et de consommation excessive d’alcool que les hétérosexuels, remarque une étude de chercheurs américains, publiée dans la revue Jama Internal Medicine, qui explique possiblement et en partie ce constat par le stress lié aux discriminations (cela semble une explication politiquement correcte qui ne mangea pas de pain), y compris au sein de la communauté LGBT.

Parmi les hommes hétérosexuels interrogés dans le cadre de l’étude, 16,9 % souffraient de détresse psychologique modérée ou sévère. La proportion montait à 25,9 % chez les homosexuels et 40,1 % parmi les bisexuels.

Gros fumeurs

Les hommes bisexuels étaient aussi nettement plus nombreux à faire part de problème d’alcoolisme avec 10,9 % contre 5,7 % pour les hétérosexuels et 5,1 % pour les homosexuels, ont également constaté les auteurs de l’étude conduite par Gilbert Gonzales de l’université Vanderbilt à Nashville, dans le Tennessee.

Les résultats montrent aussi que les homosexuels et hommes bisexuels sont plus souvent fumeurs que les hétérosexuels masculins. Mais les hommes bisexuels sont plus fréquemment de gros fumeurs (9,3 %) comparativement aux hétérosexuels (6 %) et aux hommes homosexuels (6,2 %).

Forte consommation d’alcool

Dans le détail, 21,9 % des femmes hétérosexuelles présentent des symptômes modérés et sévères de problèmes psychologiques, contre 28,4 % pour les lesbiennes et 46,4 % pour les femmes bisexuelles.

Ces dernières étaient les plus fortes consommatrices d’alcool avec 11,7 % de ce groupe contre 8,9 % pour les lesbiennes et 4,8 % parmi les hétérosexuelles.

Plus de 25 % des lesbiennes et bisexuelles étaient fumeuses contre seulement 14,7 % des hétérosexuelles.

Les lesbiennes étaient par ailleurs plus souvent en mauvais état de santé que les femmes hétérosexuelles tandis que les bisexuelles souffraient plus fréquemment de multiples maladies chroniques que les hétérosexuelles.

Au total, le groupe représentatif de 68 814 personnes comptait 51 % de femmes et l’âge moyen était proche de 47 ans.

L’enquête publiée dans la revue médicale américaine JAMA Internal Medicine et conduite au niveau national en 2013 et 2014 aux États-Unis a comparé l’état de santé, les taux de tabagisme et la consommation d’alcool de 525 lesbiennes, 624 homosexuels et 515 bisexuels à 67 150 hétérosexuels.

Confirmation

Ces résultats ne sont pas étonnants (seule l’explication dans l’air du temps l’est). Plusieurs études ont déjà souligné la moindre santé des groupes LGBT, plus particulièrement les lesbiennes, par rapport aux hétérosexuels. Fait intéressant, les hommes homosexuels, bisexuels et hétérosexuels ont dans l’ensemble le même niveau de la santé. Toutefois, après ajustement pour les facteurs démographiques et socio-économiques, les hommes bisexuels étaient beaucoup plus susceptibles de signaler des niveaux modérés ou sévères de détresse psychologique par rapport aux hommes hétérosexuels, et ils sont aussi beaucoup plus susceptibles d’être des buveurs excessifs et les fumeurs.



Source

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France — Baisse du QI...

Le quotient intellectuel (QI) moyen français a décliné de 3,8 points entre 1999 et 2009 pour chuter à 97,3, indique une récente étude de deux chercheurs britanniques, publiée dans la revue Intelligence. Toutefois, la diminution semble globale et touche aussi la Norvège, le Danemark, le Royaume-Uni, les Pays-Bas, l’Australie, la Suède et la Finlande, mais pas les États-Unis.

En 2015, Edward Dutton (université d’Oulu, Finlande) et Richard Lynn (université d’Ulster, Royaume-Uni) publiaient, dans la revue Intelligence, une étude, passée inaperçue, mais dont les journaux auraient, peut-être, pu faire quelques manchettes. L’affaire est en effet d’une importance cardinale : les deux chercheurs documentaient, pour la première fois, une chute du quotient intellectuel (QI) moyen en France. Selon leurs estimations, ce dernier aurait perdu près de quatre points entre 1999 et 2009. A l’échelle d’une population, c’est énorme.

L’étude des deux chercheurs britanniques mérite toute notre attention.

Plusieurs raisons à cela. La première est que, s’il est reproduit et confirmé par d’autres études, ce résultat signale la première inversion, en France, de la tendance séculaire qui voit augmenter régulièrement l’indice d’intelligence individuelle — c’est-à-dire, pour éviter de parler d’« intelligence », de l’amélioration des compétences cérébrales, au sens quasi mécanique du terme. La deuxième raison de prendre au sérieux les résultats de MM. Dutton et Lynn est que cette inversion de la tendance à l’augmentation du QI est également constatée en Norvège, au Danemark, au Royaume-Uni, aux Pays-Bas, en Australie, en Suède...

Dans de nombreux pays où les données peuvent s’étudier avec un recul historique suffisant, une légère érosion des facultés cognitives est mesurée, environ depuis le milieu des années 1990. Il y a toujours, bien évidemment, des biais possibles, des erreurs, des effets d’échantillonnage... Mais, même en Finlande, où la conscription donne lieu à des tests de QI standardisés, pratiqués sur toute une génération ou presque (25 000 jeunes par an sont testés depuis 1988), une étude des deux mêmes auteurs, publiée en2013, montre une chute de deux points de QI entre 1997 et 2009, mesurée avec une grande précision. Les trois fonctions cognitives testées (représentation des formes, arithmétique, raisonnement verbal) sont toutes en régression.

Impact de l’immigration ?

Les causes pourraient être liées à la baisse qualitative de la nourriture et de l’éducation, du goût pour la lecture, à la hausse du nombre d’enfants par femme et à l’immigration. « Il se pourrait que ce soit l’augmentation du nombre d’immigrés au QI bas dans la population française qui explique ce déclin. Elle a eu lieu dans toute l’Europe occidentale et un nombre conséquent d’études a démontré que les immigrés d’Afrique du Nord et du Sud-Ouest asiatique ont typiquement un QI moyen compris entre 85 et 90 », notent-ils.

Perturbation du système hormonal ?

Pour d’autres, les causes seraient environnementales. Dans Le Cerveau endommagé (Odile Jacob, 416 p., 39,90 euros), la biologiste Barbara Demeneix (CNRS/Muséum national d’histoire naturelle) montre comment la perturbation du système hormonal par une multitude de substances présentes dans notre environnement domestique (solvants, plastiques, etc.) ou dans la chaîne alimentaire (pesticides, additifs, etc.), peut altérer la construction de certaines structures cérébrales, notamment au cours de la période intra-utérine.

La chercheuse, dont les travaux sur le système thyroïdien sont mondialement reconnus, travaille depuis plus de dix ans sur la question. Elle a ratissé toute la connaissance, de l’épidémiologie à l’épigénétique en passant par l’endocrinologie et la biologie du développement ; elle conclut à un lien fort entre l’exposition généralisée de la population aux perturbateurs endocriniens — ces substances capables d’interférer avec le système hormonal — et l’augmentation d’une variété de troubles neuro-comportementaux (trouble de l’attention, hyperactivité, autisme, etc.). Depuis longtemps, elle s’attend à ce que ses idées soient confortées par un début de baisse, dans la population générale, des capacités cognitives. Désormais, nous y sommes, même si d’autres causes que les contaminants chimiques ne sont pas à exclure...


Sources : Valeurs actuelles, Le Monde

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