mercredi 27 juillet 2011

Histoire — Pas de célébration pour le 350e anniversaire de d'Iberville



Réplique du Pélican, le navire de d'Iberville
Mise à jour 27 juillet 

Un de nos lecteurs nous a transmis cette réponse de la part de Radio-Canada qui tente d'expliquer pourquoi la société d'État (1,1 milliard de subventions par an) ne ressort pas les feuilletons D'Iberville en DVD :
« Nous désirons vous informer que la série « D'Iberville » n'est pas disponible en coffret DVD. Cela dit, cette émission ne pourrait pas être commercialisée pour le grand public sur DVD, car les droits de reproduction seraient très coûteux à libérer en raison du grand nombre de comédiens qui y participent. Nous avons toutefois transmis votre suggestion à la directrice des ventes et marketing au Service du marchandisage, qui en prendra bonne note. »
Tout cela n'est pas très clair : pourquoi les comédiens ne voudraient-ils pas toucher des revenus supplémentaires, même s'ils sont nombreux ? Est-ce à dire que la SRC ne ressort que les feuilletons intimistes à petit déploiement ? Est-ce que les autres feuilletons historiques de la SRC comme La Feuille d'Érable, Radisson, Le Courrier du Roi et Les Brûlés ne paraîtront plus jamais ? Trop cher ou trop historique, trop enraciné ?




Mario Beaulieu, président et Christian Gagnon, conseiller général de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal se demande dans Le Devoir pourquoi le Québec ne célèbre pas ses héros. Les manuels scolaires du Québec ne parlent plus de d'Iberville.

C'est le propre des peuples fiers que de célébrer leurs héros et leurs victoires. C'est d'ailleurs le rôle de l'État de cultiver cette fierté en soulignant les grands anniversaires de ses plus glorieux personnages et événements. Aussi, le choix de ce qui est jugé valoir un tel effort en dit long sur la psyché de ce peuple. En 1976, les États-Unis ont souligné de façon festive et grandiose les 200 ans de leur guerre d'indépendance. En 1989, la France a célébré dans le faste le bicentenaire de la prise de la Bastille.

Mais au Québec, on ne veut surtout déranger personne ou même risquer de le faire. Ainsi en ce 20 juillet, le 350e anniversaire de naissance de Pierre Lemoyne d'Iberville n'aura fait l'objet d'aucune commémoration officielle.

D'Iberville est réputé être le plus illustre des fils de la Nouvelle-France. Ce Montréalais de naissance dirigea la conquête de la baie d'Hudson, puis chassa presque entièrement les Anglais de Terre-Neuve et du Labrador. Il fonda la Louisiane, dont il fut le premier gouverneur, puis conquit l'île anglaise de Nièves, dans les Caraïbes.

C'est de loin notre plus grand conquérant. Mais il ne faudrait surtout pas contrarier quelqu'un pouvant possiblement davantage s'identifier à ceux que d'Iberville a vaincus. Alors, tant par l'administration municipale de Montréal que par le gouvernement du Québec, ce grand anniversaire a été tu.

[...]

Se pourrait-il que les Québécois aient un complexe avec la victoire? Qu'ils aient du mal à s'identifier à des gagnants? Ou qu'ils soient trop gentils pour le faire? La question mérite d'être débattue.

Pour ses 350 ans, Pierre Lemoyne d'Iberville aurait mérité mieux que l'assourdissant silence de ce pourtant grand jour. Mais l'année de cet important anniversaire se poursuit. Souhaitons que la rentrée nous réserve des sursauts d'honneur.


Panneau qui marque la première capitale de la Louisiane (La Mobile)
fondée par d'Iberville. La Mobile est aujourd'hui en Alabama.
Radio-Canada n'a toujours pas ressorti en DVD le feuilleton D'Iberville, composé de 39 épisodes et réalisé en 1967-1968 par Radio-Canada, en collaboration avec l'Office de radiodiffusion télévision française (ORTF), Radiodiffusion-télévision belge (RTB), et la Société suisse de radiodiffusion (SSR). Ce fut une production très importante à l'époque, avec plus de 175 acteurs et une reproduction à l'échelle du Pélican.

Postes Canada ne prévoit aucun timbre pour commémorer le 350e anniversaire de naissance de d'Iberville. La société d'État a décidé de commémorer : Carrie Best (?), Fergie Jenkins (?), Daphne Odjig (?), à Ginette Reno et d'autres chanteurs et enfin de très nombreux signes du zodiaque...


Par contre, chaque année dans le Mississippi, à Ocean Springs, on célèbre l'arrivée de d'Iberville et la fondation de Fort Maurepas.





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Vatican — l’État a le devoir de respecter les choix des parents en éducation

En matière d’éducation, l’État a le devoir de respecter les choix des parents et d’éviter toute tentative « d’endoctrinement idéologique ». C’est ce que rappelle Mgr Silvano Tomasi, observateur permanent du Saint-Siège auprès du Bureau des Nations Unies et des institutions spécialisées à Genève, dans une intervention sur l’accès primaire à l’éducation, prononcée le 6 juillet dernier. « L’objectif de l’éducation est de s’étendre à la formation de la personne, à la transmission des valeurs comme le sens de la responsabilité individuelle et sociale, le travail éthique, le sens de la solidarité avec la famille humaine tout entière », a affirmé Mgr Tomasi. « Dans ce processus éducatif, l’État a le devoir de respecter les choix que les parents font pour leurs enfants et éviter des tentatives d’endoctrinement idéologique », a-t-il ajouté.

Citant le pacte international sur les Droits économiques, sociaux et culturels, il a rappelé que « les États parties au présent Pacte s'engagent à respecter la liberté des parents (…) de choisir pour leurs enfants des établissements autres que ceux des pouvoirs publics (…) et de faire assurer l'éducation religieuse et morale de leurs enfants, conformément à leurs propres conviction  ». Cela inclut – a rappelé Mgr Tomasi – « le droit de formuler des jugements moraux sur des questions morales ». L’observateur permanent du Saint-Siège aux Nations-Unies a aussi évoqué l’importance d’une « stricte coopération entre parents et école » pour atteindre de meilleurs résultats éducatifs. « L’État et la société civile doivent garantir une formation de haute qualité des enseignants afin qu’ils puissent voir dans leur rôle une mission spéciale et que leur service soit reconnu comme tel », a-t-il ajouté.

Source : Zenith

dimanche 24 juillet 2011

Californie — Le programme scolaire devra intégrer « la contribution des homosexuels et transsexuels » à l'histoire américaine

Mise à jour, lundi 25 juillet

Le Pacific Justice Institute a lancé une campagne pour que l'État de Californie tienne un référendum sur cette obligation d'inclure « la contribution de la communauté gay, lesbienne et transsexuelle à l'histoire américaine » dans les manuels californiens. Pour qu'un référendum soit tenu, les partisans de cette initiative doivent réunir 500.000 signatures en un peu moins de trois mois.





Une loi promulguée jeudi par le gouverneur démocrate de l'État Jerry Brown oblige désormais à ce que l'enseignement dispensé dans les écoles californiennes intègre « la contribution de la communauté gay, lesbienne et transsexuelle à l'histoire américaine ». Cette contribution devra faire partie du cours de « sciences » sociales.

La Californie, État en faillite chronique, est le premier État américain à légiférer en ce sens. La loi, défendue par le sénateur démocrate Mark Leno, avait été votée en avril dernier par le Congrès californien. Une loi similaire avait déjà été votée en 2006 mais le gouverneur de l'époque, Arnold Schwarzenegger, y avait opposé son veto.

Le sénateur Leno s'est félicité dans un communiqué de la promulgation de sa loi. « Aujourd'hui, nous écrivons une page de l'histoire de la Californie, en garantissant que nos livres scolaires n'excluront plus les contributions des gays américains », écrit le seul sénateur américain ouvertement homosexuel.

Le président de la chambre basse, le démocrate John Pérez, a cité devant l'assemblée deux exemples de personnages importants dans l'« histoire homo ». L'un est Friedrich von Steuben, un conseiller militaire de George Washington. L'autre étant le mathématicien britannique Alan Turing qui a participé au déchiffrement de la machine Enigma allemande et un des fondateurs de l'informatique. Aucun des deux n'était Américain.

Notons que tous les historiens ne s'accordent pas pour dire que von Steuben était homosexuel, bien qu'il ait été accusé de pédérastie en Europe, peut-être par malveillance. L'historien Paul Lockhart dans The Drillmaster Of Valley Forge (Smithsonian Books, 2008) écrit :
 "There is little to prove one or the other. Steuben enjoyed the company of women, in social settings at least, but like many soldiers of his day he spent nearly all of this time in the exclusively male society of the army. Whether Steuben was homosexual or heterosexual, or asexual, for that matter, may never be known with any certainty. But his inability to let down his guard suggests that he may have been incapable of forming an intimate romantic bond with anyone, male or female." (pages 203-204)
En outre, Lockhart relate cet incident
"Stueben once dropped a miniature portrait of a beautiful young woman. His personal assistant asked him about her identity, and the Baron choked up. 'She was a matchless woman,' he finally managed to say, but would speak no further about her."
On n'est donc sûr de rien en la matière. Qu'enseignera-t-on aux écoliers californiens ? Que von Steuben était « homo », « pédéraste » ou simplement un bon instructeur militaire prussien, mais un personnage toutefois secondaire ?

Pour Turing, son « indécence manifeste et [sa] perversion sexuelle » était bien connue puisqu'elle fut l'objet d'un procès très médiatisé en 1952. À l'issue de celui-ci, le tribunal lui donna le choix entre l'incarcération et une castration chimique, réduisant sa libido. Il choisit ce dernier traitement. En 1954, il mourut d'un empoisonnement au cyanure. Une enquête conclut au suicide.

Ceci étant dit la contribution de Turing n'est en rien cachée des étudiants en informatique et du chiffrement. Le concept de la machine de Turing est enseigné dans toutes les universités. Nulle conspiration du silence.

Pourquoi faudrait-il que l'importance d'un chef d'État, d'un inventeur, d'un savant, d'un découvreur soit désormais subordonnée à son orientation sexuelle ? Quel quota dans les manuels californiens pour les homosexuels, les transsexuels, les transgenres ?

Faut-il espérer qu'il y ait eu des puritains transgenres ou homosexuels sur le Mayflower pour que l'épisode ne soit pas réduit à sa plus simple expression dans des manuels californiens qui doivent déjà faire place à la contribution des femmes, des syndicats et des minorités 
ethniques ? Quel aspect transgenre, transsexuel, bisexuel ou homosexuel ignoré de la Guerre de Sécession a-t-on omis d'enseigner dans les écoles californiennes ?


Épisode de la guerre de Sécession digne des nouveaux manuels californiens ?

La nouvelle loi (la Californie est un des États les plus réglementés des États-Unis) a déchaîné l'imagination des polémistes, des commentateurs politiques et des comiques. Mark Steyn a ainsi commenté que la seule façon pour le président sudiste Jefferson Davis d'encore apparaître dans les manuels californiens serait sans doute de rappeler l'épisode de sa fuite, déguisé comme une femme, comme un haut fait transgenre.


samedi 23 juillet 2011

France — laboratoire d'idées socialiste contre la politique familiale française, en faveur d'une politique plus québécoise

Terra Nova, le laboratoire d'idées proche du Parti socialiste français, veut s’attaquer à la politique familiale à la française. Sous couvert d’égalitarisme social, la fondation met à mal les mesures visant à développer la natalité considérée comme importante pour assurer le renouvellement des générations et même favoriser une certaine croissance économique.

Plus grande étatisation de la garde des tout-petits

Terra Nova avait déjà fait parler d'elle en soupçonnant les ouvriers d'être devenus réactionnaires et de voter Front national. Dans sa dernière étude, on peut se demander s’il fait confiance aux familles et  aime que les Français fassent des enfants. Dans son rapport, le laboratoire d'idées de gauche propose une série de mesures politiques. Dans une première partie, la fondation propose notamment de créer un « service public de la petite enfance », similaire au programme ruineux, inéquitable et discriminatoire des garderies québécoises dites à 7 $ (en réalité plus proche de 50 $ quand on considère les subventions), afin de s’occuper des enfants en moins de trois ans.

Fin de la politique familiale universelle, place à une politique sociale sélective

Terra Nova propose également de remettre en cause le fondement de la politique familiale à la française. Cette dernière, n’a pas seulement pour objectif de réduire les inégalités entre riches et pauvres mais aussi et même surtout d’inciter les gens à faire des enfants, pour faire face au vieillissement de la population. C’est pour cette raison que les allocations familiales ne sont soumises à aucune condition de ressources, contrairement au Québec ! Qu’on soit riche ou pauvre, le pouvoir d’achat doit être maintenu malgré l’agrandissement de la famille. Le Québec pour sa part favorise la naissance d'enfants nés dans des familles pauvres.

La politique fiscale française actuelle a de quoi faire rêver les parents québécois. Les revenus sont taxés non à titre personnel, mais sur une base familiale. Tous les revenus de la famille sont regroupés puis divisés par le quotient familial. Celui permet d’ajouter des parts et de faire diminuer son revenu imposable en fonction du nombre d’enfants à charge. Chaque adulte dans la famille compte pour une part, les deux premiers enfants à charge pour une demi-part et chaque enfant à charge supplémentaire pour une autre part entière. Une fois le revenu familial divisé en autant de parts que permis, chaque part est imposée selon un même barème. Exemple : on divise les revenus d'un célibataire ou divorcé sans enfants et sans personnes à charge par 1 (sa part d'adulte). Un couple marié sans enfants : 2 parts, avec 2 personnes à charge : 3 parts, avec 3 personnes à charge : 4 parts, avec 4 personnes à charge : 5 parts. Le père peut par exemple être le seul à travailler et très bien gagner sa vie avec quatre enfants, sa famille paiera 5 fois l'impôt d'un célibataire gagnant 5 fois moins ce qui, étant donné la nature « progressive » de l'impôt qui impose très peu (ou pas) les revenus modestes et très fortement les revenus importants est très avantageux. Nettement plus avantageux pour les familles qui paient l'impôt que la fiscalité québécoise.

Mais voilà, Terra Nova souhaite mettre fin au quotient familial pour le remplacer par un crédit ou une réduction d’impôt, comme au Québec ! Certes, cette mesure profitera désormais aux ménages non imposables et l’avantage sera augmenté à partir de trois enfants. Mais la fondation reconnaît que « touchant beaucoup plus de ménages, (la mesure) conduit, pour un même montant global, à distribuer un montant par enfant bien plus faible qu’une réduction d’impôt » (page 58). Bref, on transformerait une mesure à visée nataliste universaliste en un politique sociale, comme au Québec.

Pire, le rapport propose carrément de remettre en cause les majorations de pensions pour les parents de plus de trois enfants, encore une politique qu'ignore le Québec. La raison de ces majorations se trouvait dans la volonté de venir en aide aux parents de famille nombreuse dont le nombre d'enfants a souvent un impact négatif sur l'avancement ou même la carrière au complet (les femmes restant par exemple à la maison).

L'institut de réflexion1 socialiste juge ces pensions majorées « particulièrement critiquables » (page 65). Le rapport affirme que ces majorations « relèvent plus d’une logique de récompense que de compensation des charges ou d’incitation ». [??] Pour lutter contre cette infamie pour un socialiste nouveau, le rapport propose donc la suppression progressive de ces majorations pour les nouveaux retraités ainsi que le gel et la prise en compte de ces dernières dans le calcul de l’impôt sur le revenu des actuels retraités.

Il n’est jamais venu à l’idée du rapporteur qu’élever une famille nombreuse représente non seulement un coût financier lorsque les enfants sont encore à charge mais aussi un obstacle dans la carrière (congés maternité, difficultés à rester tard au travail...), donc pour le niveau du salaire et in fine de la retraite. Sans compter que l'on peut considérer qu'élever une grande famille représente un véritable travail autrement plus usant que bon nombre d'emplois de fonctionnaire.

La fondation admet toutefois que les charges pour un enfant de 14 ans sont plus élevées que pour un enfant de trois ans, ne serait-ce que pour la scolarité. Pour remédier à cela, Terra Nova propose une « prestation complémentaire » pour ces enfants, mais « sous conditions de ressources ». Transformant à nouveau une politique familiale universelle en une politique sociale qui favorisera les pauvres avec enfants et punira, en comparaison, les familles aisées qui ont autant d'enfants.

Politique antinataliste

La visée antinataliste des propositions des penseurs socialistes est confirmée aux pages 60 et 61 de leur rapport. En effet, la fondation précise que l’aide apportée aux familles face au « coût » d’un enfant « ne signifie pas que l’État encourage la constitution de familles nombreuses. Les fratries nombreuses semblent avoir un effet assez défavorable sur la scolarité des enfants et leur trajectoire sociale, particulièrement en ce qui concerne les filles » (page 60). Les cerveaux bobos ne semblent pas considérer que ces résultats se concentrent dans les familles nombreuses pauvres et immigrées.

Le rapport concède qu'« Il incombe évidemment aux parents de décider le nombre d’enfants qu’ils désirent. » Mais il ajoute ensuite que « La puissance publique, à travers les services départementaux de protection maternelle et infantile (PMI) notamment, intervient pour aider les femmes qui subissent des grossesses non désirées. On pourrait également imaginer que les PMI aient une action de sensibilisation auprès des parents sur les difficultés en terme d’éducation et des vies professionnelles des mères que peut provoquer le choix d’avoir un 4ème enfant ou davantage » (page 61). Notons au passage le nom orwellien d'un service de « protection infantile » qui recommande l'avortement et donc l'élimination d'enfants. Étrange protection pour ces enfants à naître.

Est-ce une façon subtile de dire que les mères qui seraient enceintes d'un quatrième enfant seraient incitées à avorter ?

L'État aurait-il dû décourager les parents Dion dès leur 4e enfant ?

Terra Nova préconise donc l’idée que la croissance et le progrès social d'un pays est en lien avec son niveau de la natalité. Certes, l’indice de fécondité en France est un des plus élevés d’Europe (2 enfants par femme), mais il demeure faible face aux défis à relever : financement des retraites, de la dépendance, renouvellement de la main-d'oeuvre, croissance économique… L’apport de l’immigration est loin d’être une solution miracle à ces problèmes, mais elle constitue bien un avantage électoral pour le parti socialiste qui y trouve un électorat fidèle une fois naturalisé. Par dogmatisme, la fondation Terra Nova attaque donc un atout majeur de la France, sa politique familiale universelle pour adopter une politique  plus sociale ciblée, plus proche de celle du Québec dont l'indice de fécondité est sensiblement inférieur.

Voir aussi

Suisse — référendum pour une justice fiscale envers toutes les familles



[1] Le dictionnaire franglais-français propose comme néologisme pour think-tank d'autres mots comme boîte à idées, pensoir, réflexoir, cogitarium, cogitoir, phosphoroir, vivier d'idées, société de pensée, athénon et réseau pensant bien sûr composé de roseaux pensants pascaliens.

vendredi 22 juillet 2011

Raël et les écologistes d'accord : quatre enfants, c'est mal !

La naissance du dernier enfant du joueur de soccer, David Beckham, n'enchante pas tout le monde. Et surtout pas une poignée de militants écologistes, qui pointe du doigt les parents et leur reproche d'être de mauvais modèles « écologiquement irresponsables ».

La naissance du quatrième enfant du couple Victoria et David Beckham a relancé chez les militants écologistes la polémique au sujet des familles nombreuses et de leur impact environnemental, comme l'explique un article du journal de gauche The Guardian.

« Le couple Beckham, et d'autres comme le maire de Londres Boris Johnson, sont de très mauvais modèles avec leurs familles nombreuses », de déclarer Simon Ross, directeur de l'Optimum Population Trust. « L'Angleterre est l'un des pays les plus densément peuplés au monde, et qui a la plus forte croissance en termes de population en Europe. Dans 15 ans, nous serons 10 millions de personnes supplémentaires. » M. Ross oublie de préciser que cette augmentation est principalement due à une immigration massive (environ 500.000 immigrants par an !) et aux enfants de ces immigrés nés en Grande-Bretagne. Si un demi-million d'étrangers s'établissent chaque année en Grande-Bretagne, près de 350.000 Grands-Bretons émigrent pour leur part pendant la même période. (Source : Statistics UK)

Simon Ross appelle le gouvernement à lutter contre le taux de naissances élevé au Royaume-Uni en ne donnant des prestations sociales que pour les deux premiers enfants. « Il faudrait envoyer un signal clair disant que le gouvernement va soutenir les familles "durables"[sic] », a-t-il dit. « Les taux de grossesses accidentelles sont très élevés. Nous devons changer notre discours pour que les gens comprennent qu'un ou deux enfants c'est bien, mais trois ou quatre, c'est tout simplement égoïste. »

Application en France

Pour des raisons historiques liées au traumatisme des guerres perdues (1870, 1939-1945) ou gagnées de peu (1914-1918) et à une perte d'influence dans le monde face à des puissances à la démographie plus dynamique, la France a mis en place, depuis des décennies, une politique nataliste et familiale avantageuse. Elle est cependant sans cesse rognée par les gouvernements qu'ils soient de gauche ou de la « droite classique ».



Dernier exemple donné par un gouvernement censément de « droite » : la réforme du supplément familial de traitement (SFT) qui va fortement revaloriser les primes familiales versées aux fonctionnaires n'ayant qu'un enfant. Pour ceux qui en ont plus, c'est une tout  autre affaire... Il passera de 2,29 € à une trentaine d'euros pour les parents d'un seul enfant. En contrepartie, les parents de deux enfants ou plus sont perdants ! Le supplément familial était bas pour les premiers enfants, car une mesure nataliste est inutile pour le premier enfant, la grande majorité des couples en ayant un. La logique voulait donc qu'on aidât les couples à avoir les suivants et surtout le troisième qui permet d'assurer le remplacement des générations.

Caroline Proulx : globalement d'accord (avec Raël et ces écologistes)


Caroline Proulx se trompe :
  • Il n'y a pas de surnatalité en Grande-Bretagne (seul 1,94 enfant/femme). Mais le pays subit une importante immigration de femmes jeunes venant de pays à forte natalité qui contribue pour une bonne part dans les chiffres des naissances. En 2009, 24,7 % des naissances en Grande-Bretagne étaient le fait de mères nées à l'extérieur du Royaume-Uni, alors que ce taux n'était que de 16,5 % en 2001 et 19,5 % en 2004. (Source: Statistics UK)
  • La politique familiale québécoise n'est pas un franc succès : la fécondité au Québec est en baisse depuis deux ans au Québec alors que les coûts de la politique familiale explosent et cette fécondité (1,70 enfant par femme en 2010) n'est pas sensiblement supérieure à celle du reste du Canada (1,68 en 2008) qui n'a pas mis en œuvre une telle politique ruineuse et inéquitable. Deux ans de baisse et les choses ne s'annoncent guère mieux pour 2011. En effet, le nombre de naissances au Québec pour les 4 premiers mois de 2011 (28 050) est également inférieur à celui pour la même période en 2010 (28 150), alors que la population du Québec a légèrement augmenté grâce à l'immigration internationale (le nombre de femmes fécondes a donc crû). En outre, on nous annonçait il y a un peu plus d'un an un nouveau mini-baby-boom grâce au programme gratuit de fécondation in vitro, alors qu'il s'agit d'une opération extrêmement coûteuse (10 à 15 000 $ par traitement) qui occasionne la naissance d'un grand nombre de prématurés. Aucune trace de ce mini-baby-boom pour l'instant. Rappelons qu’au Québec, où la moyenne des femmes accouchent pour la première fois à 28 ans, le report de la grossesse est l’une des principales causes d’infertilité. Est-il responsable d’encourager les femmes à ignorer le signal d’alarme de leur horloge biologique ? La meilleure façon de prévenir l’infertilité, c’est d’enfanter quand on est encore jeune (plutôt que d'avorter diront certains).  
  • En revanche, le nombre de décès au Québec a fortement augmenté passant de 19.800 pour les 4 premiers mois de 2010 à 21.600 pour la même période en 2011.

Canal Savoir et le programme ECR : « Arguments contre une propagande »

Canal Savoir va diffuser une conférence de Marie-Michelle Poisson, présidente du Mouvement Laïque Québécois portant sur le programme ECR.


L'émission s'intitule « Programme éthique et culture religieuse (ÉCR) – Arguments contre une propagande ».

Cette émission sera diffusée à plusieurs reprises :

Le lundi 25 juillet 2011       à 05 h 00
Le jeudi 28 juillet 2011       à 09 h 00
Le samedi 30 juillet 2011    à 08 h 00
Le lundi 22 août 2011        à 05 h 00

L'émission la semaine suivante portera sur les « Défis et espoirs d'un enseignant d'ÉCR ». Où François Couillard, enseignant en ÉCR pour la Commission Scolaire des Premières-Seigneuries, fera part de son opinion et de son sentiment sur le programme de socialisation et de morale imposé par l'État à tous les élèves du Québec.

À notre connaissance, aucun porte-parole de la CLÉ, de l'Association des parents catholiques du Québec, du collège Loyola, des Coptes du Grand-Montréal, des témoins experts qui ont défendu la demande d'exemption au cours devant les tribunaux n'a été contacté par le Canal Savoir sur cette série consacrée au programme ECR. Voir les argumentaires présentés à la Cour suprême contre l'imposition du programme ECR : celui du regroupement Regroupement chrétien pour le droit parental en éducation, du directeur de Loyola et des parents drummondvillois. Le programme ECR en Cour suprême du Canada, relation de l'audience.





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jeudi 21 juillet 2011

Les autocollants « Danger ECR »



Rappel estival : le collectif étudiant Dialoguons autour du programme ECR! met toujours à disposition des jeunes le matériel nécessaire à des autocollants qui permettent d'engager le dialogue et l'échange sur la nature du programme gouvernemental obligatoire d'éthique et de culture religieuse.


Voir leur site.





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À lire : le témoignage de la mère de Drummondville qui est allée en Cour suprême


À lire absolument : le témoignage de la mère de mère de Drummondville qui est allée en Cour suprême : ses raisons d'engager le combat inégal pour demander le droit d'exempter ses enfants du cours d'éthique et de culture religieuse, son parcours du combattant, les coulisses des interrogatoires menés par les procureurs du Monopole de l'Éducation.

On retrouve ce long témoignage dans la revue Égards, il s'agit d'une version plus longue de son témoignage écourté par les éditions Médiaspaul qui était paru au début de cette année dans un collectif. Médiaspaul avait supprimé notamment tous les passages sur l'aspect juridique de l'affaire. Patrick Dionne, directeur d'Égards résume ainsi ce long article :

Ce témoignage déplaira aux technocrates, aux professeurs, aux architectes de la religion d’État libérale, et parions même qu’il jettera dans l’épouvante quelques journalistes et un ou deux commissaires. C’est dire la force et la vérité qu’il contient ; ce n’est pas tous les jours qu’une famille se dresse contre l’État pour défendre ses libertés et témoigner des choses éternelles. Il faut de solides convictions et une dose exceptionnelle de courage pour affronter la mesquinerie, la froideur et la franche idiotie des commis aux affaires légales, intellectuelles et médiatiques. Nous sommes heureux, à Égards, de publier la version intégrale du témoignage de Suzanne Lavallée. Ce récit douloureux, chargé d’une juste et saine indignation, ne cède jamais au ressentiment, laisse les puissants s’étouffer avec leurs décrets, et parle pour finir de ce qui importe le plus : l’espérance. Quoi de plus beau et de plus nécessaire en ces temps de futilité et de démence ?

(Mentionnons aussi que, par décision judiciaire, les noms des enfants mineurs à l’époque des faits doivent être passés sous silence. Il s’agit ici de pseudonymes)

Début du texte de la mère,  dont le témoignage en surprendra plus d'un :

Je me présente : Suzanne Lavallée, mère de quatre enfants, mais j’en compte six dans mon cœur, puisque nous formons avec mon mari une famille recomposée, comme on dit ! Trois de nos enfants fréquentaient l’école pendant l’année scolaire 2008-2009 : Mathieu et Laura, tous deux âgés aujourd’hui de dix-huit ans, et Édouard, notre cadet, qui a neuf ans.

Mathieu, Laura et Édouard ont vécu l’imposition du cours d’éthique et de culture religieuse (ÉCR), devenu obligatoire au Québec en 2008. Laura, qui se sentait à l’aise avec ce programme, a tenu à y assister. Mathieu, pour sa part, a décidé de son propre chef de s’y soustraire, après avoir été choqué par des discussions en classe (comme je le lui ai promis, je ne détaillerai pas ses motivations, afin de préserver son intimité). Édouard, lui, a accepté de ne pas y aller. Bien sûr, j’ai influencé mes enfants, car je leur ai fourni de l’information sur le cours. Mais, en bout de ligne, j’ai respecté leur choix.

Les gens comme moi qui s’insurgent contre l’imposition du cours ÉCR ont été accusés d’être les catholiques « les plus intégristes » (radio de Radio-Canada, 7 janvier 2008), d’être un « groupe de rétrogrades entêtés » (Dominic Blouin, La Voix de l’Est, 7 octobre 2008), de faire preuve d’un « comportement réactionnaire, rétrograde et injustifié » (André Beauregard, La Voix de l’Est, 8 janvier 2008). On a également voulu faire de moi une mère autoritaire et extrémiste qui ne pense qu’à isoler ses enfants du monde « pluraliste ». Or, si l’on tient absolument à m’affubler d’une épithète en « iste », la seule qui me convient actuellement est « triste ». C’est la tristesse en effet qui m’envahit quand je vois que les parents sont désormais exclus de la formation morale et de l’éducation de leurs enfants.

[...]

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mercredi 20 juillet 2011

Mgr Jean-Louis Bruguès, secrétaire de la Congrégation pour l’éducation catholique, et la déconfessionnalisation des écoles au Québec

Entretien de Mgr Jean-Louis Bruguès, secrétaire de la Congrégation pour l’éducation catholique à Rome, à l'antenne de Radio Galilée.

Mgr Jean-Louis Bruguès parle de sa vie et aborde sa vision de l’Éducation catholique, y compris la déconfessionnalisation des écoles publiques du Québec et, sans le nommer spécifiquement, du cours d'éthique et de culture religieuse.

L'entretien dure une heure, la partie sur l'éducation au Québec commence à la 38e minute.

Écoutez :


Rappelons que Jean-Louis Bruguès o.p., ancien évêque d’Angers, est un des auteurs d'une note signée également par le cardinal Zenon Grocholewski qui rappelle les exigences de la liberté de conscience et de religion à l’école. Cette lettre qui ressemble à un rappel à l'ordre, répond aux difficultés posées par la confusion entre catéchèse et enseignement du fait religieux, mais aussi par les législations toujours aussi fréquentes imposant une « forme unique d’éducation », niant ou « relativisant » la dimension religieuse de l’homme.

Le message de la congrégation s’articulait autour des points suivants :

  1. Les enfants ont le droit d’avoir une éducation religieuse.
  2. Les parents sont les premiers responsables de l’éducation de leurs enfants.
  3. La société civile doit aider les parents à choisir librement l’école de leurs enfants.
  4. L’enseignement de la religion, complémentaire de la catéchèse, ne peut être un enseignement au rabais.
  5. L’enseignement de la religion doit être catholique dans les établissements catholiques.
  6. Les évêques doivent veiller à donner à leurs fidèles l’accès à des écoles catholiques.

Cette note n'a pas pu être déposée au dossier de l'affaire S.L. c. Commission scolaire des Chênes, le procureur du Québec s'y opposant, le témoin gouvernemental, l'abbé Routhier, prétendra d'ailleurs à tort que cette note provenait d'une congrégation qui n'avait pas comme charge les cours de religion dans les écoles publiques. Cette note put toutefois être déposée lors du procès du collège Loyola.




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mardi 19 juillet 2011

Le Québec reçoit-il trop d'immigrants ? L'immigration profite-t-elle au PLQ ?

Les souverainistes doivent absolument remettre en question la politique du gouvernement péléquiste d'accueillir 200 000 nouveaux immigrants au Québec d'ici 2015, affirme le député indépendant Pierre Curzi.

Selon l'ancien député péquiste, cette cible trop élevée et difficilement soutenable. En entrevue avec Le Soleil de Québec, l'ancien acteur a affirmé que trop de tabous entourent cette question. Il estime que trop de personnes craignent de l'aborder de peur d'apparaître « politiquement incorrectes » ou de passer pour fermées aux immigrants.

Pierre Curzi a déjà exprimé son malaise lorsqu'il était au Parti québécois, mais c'était alors à huis clos, dans le secret des réunions du caucus. Il plaidait pour une baisse du nombre d'immigrants.  « Actuellement, dit l'élu indépendant, on accueille des gens chez nous sans leur offrir toutes les possibilités de s'intégrer rapidement à notre société. Je trouve ça assez grave. » Car on retrouve un taux de chômage « extrêmement élevé de 30 % » chez les nouveaux arrivants.

Ce niveau d'immigration inquiète le député de Borduas pour la pérennité du fait français au Québec. Notons au passage que M. Curzi semble limiter la culture québécoise qu'à un trait distinct : le français, même pas un certain occidentalisme, une tradition philosophique et religieuse particulière qui ne serait pas nécessairement partagé par des immigrants. Il note que « le statut de plus en plus bilingue et multiculturel de Montréal ne crée pas des conditions favorables à leur intégration à la majorité francophone ». Pierre Curzi songe aussi à l'aspect politique et à la souveraineté du Québec. Il affirme que la venue de 200 000 immigrants de plus en quatre ans n'est pas de nature à aider la cause. « Si l'intégration n'est pas réussie, et dans la mesure où la francisation est incertaine, ça ne va pas favoriser une adhésion à un projet comme l'indépendance » souligne-t-il.


Comme de nombreux économistes, l'ancien député du PQ se demande également quel est « l'apport économique » véritable d'une telle immigration massive. « C'est sûr que plus des gens arrivent, plus ça augmente le PIB. En même temps, ça augmente le nombre de services » à prester, et « donc les coûts » sociaux comme les indemnités chômage, l'éducation gratuite, les soins médicaux gratuits et la participation aux autres besoins d'investissement lorsque la population croît. L'argument parfois avancé de « la rentabilité économique est discutable ». En cela, le nouveau député indépendant s'appuie sur Le remède imaginaire, de Benoît Dubreuil et Guillaume Marois, récemment publié.

Silence radio au PQ, le sujet est tabou

Le Parti québécois évite religieusement de parler du nombre d'immigrants qu'entend accueillir le Québec de 2012 à 2015. Il semble qu'il s'agisse pour le parti de gauche que dirige Mme Marois d'un véritable tabou. « Dès qu'on parle de ça, on apparaît tout de suite xénophobes », déplore M. Curzi. Une étiquette qu'il rejette. Il trouve néanmoins capital de « parler du nombre » d'immigrants admis au Québec.

On notera l'absence de tout plan nataliste pour rétablir la démographie québécoise.




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jeudi 14 juillet 2011

Allemagne — apprentissage et faible chômage des jeunes

L'Allemagne est un des rares pays où le chômage des jeunes est comparable à celui de la population en général. Pour la Radio suisse romande, la raison en serait son système de formation en alternance entre les bancs de l'école et l'entreprise, système vieux de plus de 40 ans.

 Témoignage de plusieurs jeunes apprentis à Berlin.








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mercredi 13 juillet 2011

France — forte précarité des jeunes diplômés : surdiplômés, mal diplômés ?

De la Chronique Crottaz Finances

« Les jeunes français sont surdiplômés (où alors ces diplômes ne valent rien….tout le monde possède son bac d’où sa perte de valeur. Qu’on m’explique ! C’est l’école des fans: Tout le monde a gagné ? Trop de diplômes tuent les diplômes. Il semble qu’on ne trouve plus de plombier, ébéniste, menuisier, plâtrier etc.. compétents), à écouter sans modération bis : »



Coup de chapeau à Josick pour le lien





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Curieuse époque pro-choix, où l'on ne peut choisir vraiment l'école de ses enfants

Texte d'Anne Coffinier (ci-contre), directrice et cofondatrice de la Fondation pour l’école :

Curieuse époque que celle que nous vivons.

On peut tout choisir, tout et son contraire… parce que « c’est mon choix » et que « je le vaux bien » ! Mais on ne peut pas choisir son école. Cette responsabilité est trop sérieuse pour être laissée aux familles. Pensez donc ! Elles choisiraient une école qui leur ressemble.

À l’école publique, en revanche, on peut être tranquille, nos enfants ne courront pas le risque de rencontrer les mêmes valeurs qu’en famille ! Ce n’est pas à cause de la mixité supposée du public scolarisé (limitée vu le déterminisme géographique), mais en raison de l’idéologie antifamiliale qui a cours dans l’établissement : l’actualité avec le gender ou le pass-contraception est là pour nous le rappeler.

Le libre choix, meilleur allié de l’égalité des chances

Cela pose un vrai problème, car l’école ne sait pas éduquer et instruire contre la famille. Les totalitarismes s’y sont essayés sans succès. En attaquant la famille, c’est l’autorité elle-même qu’on détruit, sapant de ce fait les fondements de l’institution scolaire, qui devient alors incapable de transmettre des connaissances.

Ce n’est qu’en donnant le primat à l’instruction sur l’éducation et en respectant une prudente retenue pour tout ce qui touche à la conscience que l’école publique pourrait redevenir le creuset de la nation, un lieu où riches et pauvres, catholiques, musulmans et agnostiques pourraient s’instruire coude à coude. Mais ce retour à la raison semble, hélas ! peu probable. Les écoles privées ont certainement de beaux jours devant elles.

Plus l’école publique se sabordera ellemême en délaissant sa mission d’instruction, plus les écoles libres se développeront, avec ou sans financement public.

Mais que deviendront alors les familles à bas revenus ou moins attentives aux enjeux éducatifs ? Leurs enfants ne seront-ils pas les seuls à rester piégés dans des écoles publiques à la dérive ? Pour arracher ces enfants aux « trappes à ignorance » que sont devenues de trop nombreuses écoles publiques, il faut contraindre les familles à choisir l’école de leur enfant (en les aidant à s’orienter, si nécessaire), en supprimant tout choix par défaut. Le libre choix ne doit plus rester le privilège de ceux qui en ont les moyens ou qui consentent d’importants sacrifices financiers. Pour le rendre possible, il faudra que l’État accepte de financer l’accès au libre choix pour les moins favorisés.

C’est le seul moyen de faire passer l’égalité des chances du slogan à la réalité.





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mardi 12 juillet 2011

Suisse — référendum pour une justice fiscale envers toutes les familles

Au Québec, l'État finance massivement les garderies et autres CPE (environ 43 $ de subventions par jour et par enfant dans un CPE à « 7 $ »). Il aide les seules familles qui font garder leurs jeunes enfants par des tiers et non les « femmes au foyer » honnies. C'est clairement discriminatoire pour les familles qui gardent leurs tout-petits elles-mêmes sans avoir recours à des tiers.

En Suisse, l'Union démocratique du centre (UDC) a déposé aujourd'hui l'initiative populaire fédérale pour l'allègement fiscal des familles avec enfants (« Initiative pour les familles ») avec 113.001 signatures. Cette initiative exige des allègements fiscaux pour toutes les familles. Le projet d'allègement fiscal approuvé par le Parlement durant la session d'automne 2009 permet aux parents qui font garder leurs enfants par des tiers de déduire fiscalement les frais d'assistance extérieure. Alors que les parents qui gardent eux-mêmes leurs enfants ne peuvent pas bénéficier d'un tel allègement fiscal et sont donc clairement discriminés. Une telle réforme doit être rejetée et l'UDC veut corriger ce déséquilibre fiscal. Les parents qui gardent eux-mêmes leurs enfants sont en droit de bénéficier des mêmes déductions fiscales que les familles qui confient la garde de leurs enfants à des tiers. Tous les parents sont donc libres de choisir leur type de famille, mais aussi d'assumer la responsabilité et les conséquences. Les buts de l'initiative :

  • Allègements fiscaux pour toutes les familles avec enfants.
  • Pas de discrimination des parents qui gardent eux-mêmes leurs enfants.
  • Libre choix et responsabilité individuelle des familles dans l'éducation des enfants.
  • Non à l'étatisation des familles avec enfants.
  • Non à la mise sous tutelle des parents.

L'Union démocratique du centre (UDC) est un parti politique suisse de droite, moralement conservateur et économiquement libéral. Il reste le parti le plus représenté au Conseil national, avec un peu plus du quart des sièges, et dispose également de six conseillers aux États [des sénateurs] sur 46.

Récemment, l'UDC avait lancé l'initiative populaire « Pour le renvoi des étrangers criminels », acceptée par le peuple et les cantons le 28 novembre 2010.





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Médias — La foule d'un million au défilé de la Fierté gaie de Toronto

Radio-Canada affirmait le 3 juillet que « [p]lus d'un million de personnes ont envahi les rues du centre-ville de Toronto, dimanche, pour le défilé de la Fierté gaie. » Selon la radio subventionnée d'État, il s'agissait d'« Une foule record ». Étrangement, Radio-Canada donnait un record supérieur l'année précédente : « La 30e édition du défilé de la Fierté gaie a rassemblé 1,3 million de personnes à Toronto, dimanche après-midi, malgré la chaleur accablante. »

Le Devoir, cet autre pilier du correctivisme politique dans les médias québécois, affirmait le 4 juillet 2011 : « Plus d'un million de personnes ont envahi les rues du centre-ville de Toronto, hier, portant des ensembles aux couleurs de l'arc-en-ciel à l'occasion du plus important défilé de la Fierté gaie au Canada. »

Parions que ces chiffres apparaîtront bientôt dans les manuels scolaires et qu'ils seront mentionnés avec le plus grand sérieux dans les classes.

Mais d'où provenait ce chiffre d'un million ? Qui avait estimé la foule à ce nombre ? Ni Radio-Canada, ni Le Devoir ne le mentionnent. Au-delà de cette attitude cavalière de ne pas indiquer ses sources pour des médias qui se prétendent de qualité, est-ce que ce nombre est crédible ?

L'hebdomadaire Maclean's, enfin d'abord un de ses lecteurs, s'est posé la question.

Extraits :
Participants à la Fierté gaie de Toronto 2011
Un million, hein ? Vraiment ? Cela représente environ un cinquième de la population de la région du Grand Toronto entassé le long d'un défilé de 2 kilo­mètres dans les rues du centre-ville. L'auteur de la lettre, Steven Murray de Victoria (Colombie-Britan­nique), dont les calculs sont sans aucun doute meilleurs que les miens, souligne que c'est « physi­quement et mathé­ma­ti­quement impos­sible. » « Pour installer un million de personnes dans cet espace », écrit-il, « il faudrait 25 per­sonnes par mètre carré, c'est-à-dire 4 à 5 fois plus qu'il n'est possible physi­quement d'y mettre. »

La surface totale de toutes les rues dans l'enceinte du festival de la Fierté gaie, délimitées par, d'une part, les rues Bloor et Gerrard et, d'autre part, les rues Yonge et Jarvis, est d'environ 157 100 mètres carrés. Aaron Gradeen, étudiant à la maîtrise en génie à l'Université Ryerson, a effectué les calculs et il a conclu que même si les gens étaient debout au coude à coude dans chaque rue et ruelle de ce périmètre, ce chiffre [d'un million] serait hautement improbable. « Avec sept personnes par mètre carré, c'est possible, mais cela me paraît très dense. » Le parcours même du défilé n'aurait qu'une superficie d'environ 40.000 mètres carrés. Selon Gradeen, en supposant que le défilé ait eu 20 mètres de large et deux kilomètres de long, vous pourriez au mieux y tenir 280.000 personnes. Et ceci si sept personnes debout occupent chaque mètre carré de cette superficie. À titre d'expérience, j'ai entouré un mètre carré dans le bureau de la rédaction à l'aide d'un ruban et j'ai demandé à mes collègues du Maclean's de s'y tenir. À cinq personnes, c'était bizarre. À six, cela devenait assez intime. À sept, nous nous retenions pour ne pas nous effondrer sur le ruban adhésif qui délimitait le mètre carré.
Participants/participantes ? de la Fierté 2001
[...]

Mettons de côté l'arith­métique pour l'instant. Résu­mons ici ce qui a pu se passer et com­ment on en est arrivé à cette assis­tance record impos­sible. Elle prend sans doute sa source dans les chiffres publiés dans un Rapport d'impact économique de la Fierté de Toronto en 2009.

« Le concept d'assistance est problématique » de déclarer Michael Harker, associé principal à la firme de sondages de Toronto Enigma Research Corporation, la société qui a rédigé ce rapport. « Il y a une grande différence entre visites et visiteurs uniques. » Le document en question estime la participation et l'impact économique, il a été soumis et approuvé par Industrie Canada. Et on y retrouve le chiffre d'un million. L'édition 2009 du festival de la fierté de Toronto, qui a duré du 25 au 28 juin aurait attiré environ 1.120.000 visites.

« Une visite, c'est quand un gars vient trois fois, vous le comptez à trois reprises. Une visite unique, vous ne comptez un gars qu'une fois, même s'il vient trois jours de suite. » Ce chiffre d'un million représente le nombre total de visites lors des festivités — y compris donc des visites multiples par une même personne pendant les quatre jours de l’évènement et non pas le nombre de personnes présentes lors du défilé. Le nombre total de visiteurs uniques était de 411 450, et là encore ce chiffre ne correspond pas uniquement aux participants du défilé, mais à tous les visiteurs pendant les quatre jours de l'évènement.

Participant dans l'assistance clairesemée
du défilé Fierté 2011 
« En général, les organisateurs d'un évène­ment aiment citer l'esti­mation de fréquen­tation la plus haute possible, comme vous pouvez bien l'ima­giner. Ils utili­seront ce chiffre dans une entrevue, puis un jour­naliste au lieu de rappeler qu'il s'agit de visites dira qu'il s'agissait là de la fréquen­tation et la prochaine personne inter­prétera mal ces mêmes chiffres. Je pense que c'est là la cause de beaucoup de malen­tendus sur les chif­fres d'as­sis­tance à de tels évè­nements. « Ouais, un million de personnes qui descend la rue Yonge, on ne peut les y mettre. »

Le constable Victor Kwong, chargé des relations avec les médias au Service de police de Toronto, explique que la police ne fournit plus aucune estimation. « Nous avions l'habitude de faire des estimations, mais nous avons reçu au cours des années de nombreuses plaintes. Les gens disaient : Ah, vous estimez à la baisse afin que l'évènement soit moins couvert par les médias ou Vous estimez à la hausse pour que plus de gens soutiennent cette manifestation. En conséquence, voilà plusieurs années que nous faisons plus d'estimations. »

« Mais la Fierté gaie n'invente pas de chiffres », explique Harker. « La différence entre ces deux nombres est expliquée à tout un chacun sur ​​leur site web. »

Quand j'ai demandé au directeur de la communication de la Fierté Toronto si ce chiffre d'un million ne lui semblait pas un peu exagéré, il m'a dit qu'il ne savait pas : « Nous n'avons pas encore de chiffres officiels ».

[...]





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lundi 11 juillet 2011

France — trois écoles libres sur cinq sont non confessionnelles

La Fondation [française] pour l'école publie l'édition 2011 de son Annuaire des écoles indépendantes. Il montre diversité et la vitalité des écoles libres en France (aussi appelées « hors contrat » ou « indépendantes »).

L’absence de financement public leur interdit encore de fixer des frais de scolarité aussi bas qu’elles le souhaiteraient pour être accessibles à tous, mais leur essor montre que de plus en plus de Français se tournent désormais vers elles pour avoir une éducation de qualité qui n'est pas régie par l'Éducation nationale, tant au niveau des programmes que de l'embauche du personnel enseignant.

Répartition des écoles libres par confession

À l’écoute des besoins spécifiques de chaque enfant

À l’écoute des parents et au service des besoins de chaque enfant plus que du « groupe classe », les écoles indépendantes sont à l’avant-garde dans le domaine de l’éducation des enfants précoces (15 écoles), des enfants souffrant de troubles de l’apprentissage (30, dont 15 pour les dyslexiques), mais aussi pour l’éducation différenciée ou non mixte (62), les internats (54), les cursus bilingues ou internationaux (102), les pédagogies innovantes (22 écoles Waldorf, 8 écoles Montessori notamment). Elles sont aussi le fer de lance du renouveau de l’école traditionnelle, fondé sur un enseignement structuré et sur les humanités classiques, aujourd’hui abandonnées dans les écoles appliquant la pédagogie et les programmes officiels (95 écoles).

45 841 enfants ont la chance d’étudier dans une école indépendante en France
Ventilation des effectifs des écoles libres par niveaux





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France — l'imposition de la théorie du genre affaiblit l’autorité de l’institution scolaire

Le bulletin de la Fondation pour l'école revient sur l'enseignement du genre en 1re [environ Secondaire V-1re année de cégep] Sciences de la vie et de la terre (sciences naturelles) :

À la rentrée, ces lycéens devront se livrer à la « confrontation de données biologiques et de représentations sociales » (Bulletin officiel n° 9 du 30/09/2010), en SVT (sciences de la vie et de la terre), dans le cadre du module « Féminin/Masculin ». En clair, cela impose d’étudier la distinction entre l’« identité sexuelle » et l’« orientation sexuelle ». « L’identité sexuelle correspond au genre selon lequel nous sommes socialement reconnus. L’orientation sexuelle, en revanche, correspond au sexe des personnes qui sexuellement nous attirent », explique le manuel de Sciences 1re L-ES [filière non scientifiques pures] publié par Bordas.

Présenter cette théorie engagée et ultraminoritaire du Gender dans le cadre d’un cours de sciences la parera immanquablement d’une aura de vérité scientifique dont elle est objectivement dénuée.


Publicité affichée dans les écoles françaises
poussant les jeunes à s’interroger sur leur « orientation sexuelle ».

Ce mélange des genres, coutumier depuis que la pluridisciplinarité des approches thématiques est à la mode à l’Éducation nationale, rend toute rigueur scientifique impossible et, partant, affaiblit l’autorité de l’institution.

Cela constitue aussi une atteinte à la liberté de conscience des élèves, des familles, et même des professeurs, qui devront réciter ce catéchisme constructiviste sans mot dire. C’est enfin une atteinte évidente à la laïcité telle que la professait Jules Ferry dans sa fameuse Lettre aux instituteurs (1882) : « J’ai dit que votre rôle en matière d’éducation morale est très limité. Vous n’avez à enseigner, à proprement parler, rien de nouveau, rien qui ne vous soit familier, comme à tous les honnêtes gens. […] Vous n’êtes point l’apôtre d’un nouvel évangile ; le législateur n’a voulu faire de vous ni un philosophe, ni un théologien improvisé. » Bref, l’école, soucieuse de la rigueur des savoirs qu’elle transmet, ne doit pas être le champ clos des lobbies.

Cette affaire du Gender, loin d’être un dérapage isolé, s’inscrit en réalité dans une longue suite d’atteintes à la liberté de conscience des enfants et, au-delà, à l’autorité morale de la famille. L’infirmière scolaire délivre depuis 2000 la pilule abortive du lendemain sans avoir à en informer les parents ; l’éducation sexuelle est déléguée à des organismes militants tels le Planning familial ou, depuis 2009, SOS homophobie. Des campagnes d’information sont organisées dans les établissements, pressant les jeunes de définir leur « orientation sexuelle » (cf. affiche ci-dessus). On pourrait citer aussi Le Baiser de la lune, ce film qui devait familiariser les élèves de CM [4e et 5e années du primaire] avec l’homosexualité, ou la diffusion du pass-contraception aux lycéens. En dix ans, une révolution insidieuse s’est opérée.

L’affaire du Gender nous révèle ce que nous n’avons pas voulu voir : l’Éducation nationale se moque du respect des consciences des enfants et se sert du cadre scolaire pour révolutionner les mœurs. La minorité de l’enfant et les responsabilités éducatives des parents sont tout bonnement niées par l’institution scolaire, qui se mêle toujours plus d’éduquer et toujours moins d’instruire.

Dans ce contexte, rien d’étonnant à ce que les écoles entièrement libres [elles existent en France, pas au Québec] aient la cote auprès de plus en plus de familles. Avoir le droit de choisir ses professeurs, ses programmes, ses manuels devient plus que jamais nécessaire alors que l’État se laisse aller à donner aux minorités politiques une influence déplacée dans l’éducation de la jeunesse.




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États-Unis — fraude systématique depuis dix ans dans les écoles publiques d'Atlanta

Une enquête diligentée par l'État de Géorgie et publiée mardi a révélé que les écoles publiques de la capitale de l'État, Atlanta, participaient à une fraude systématique des résultats scolaires. Cette enquête met fin aux doutes croissants qu'avait suscités l'étonnante amélioration des résultats mis de l'avant par les dirigeants de ces écoles publiques et du conseil scolaire local de la ville.

Les résultats de l'enquête, rendue publique par le gouverneur Nathan Deal, ont démontré que la tricherie avait eu lieu dans 44 écoles et avait impliqué non moins de 178 enseignants et directeurs d'école. Près de la moitié d'entre eux ont avoué, a déclaré le gouverneur.

Selon un communiqué du gouverneur Deal, une véritable culture de la peur, de l'intimidation et des représailles avaient conduit à une conspiration du silence.

L'enquête a été menée par un ancien procureur général de l'État et un ancien procureur du comté d'Atlanta. Le maire d'Atlanta, Kasim Reed, a qualifié la publication de l'enquête « un jour sombre pour le système scolaire public d'Atlanta. »

Selon le maire Reed, des milliers d'élèves ont pu passer à une classe supérieure sans avoir les compétences requises.

La tricherie s'est produite pendant une décennie, elle remet en cause les résultats aux examens organisés depuis près de 10 ans.

Millicent Few
Mais ce ne sont pas les élèves les coupables, mais l'administration, le syndicat, 38 directeurs d'école et non moins de 178 enseignants dans 44 des 56 districts scolaires de la région d'Atlanta. Les « éducateurs » organisaient à leur domicile des « réceptions d'ajustement » où ils se réunissaient pour gommer et modifier les réponses des élèves aux examens afin d'améliorer les moyennes des élèves de leurs écoles et pouvoir prétendre aux subventions fédérales du programme « No Child Left Behind » et augmenter le budget de leurs écoles et payer leurs généreuses rémunérations. Il faut savoir que dix États utilisent désormais les résultats aux examens comme critère principal d'évaluation des enseignants. Certains États récompensent les professeurs dont les élèves ont de très bons résultats à l'aide de primes allant jusqu'à 25.000 $, alors que de mauvais résultats peuvent signifier le renvoi de la direction de l'école ou la fermeture pure et simple de l'école.

La directrice des ressources humaines des écoles publiques d'Atlanta, Millicent Few, a fait détruire illégalement un rapport préliminaire portant sur la falsification des notes d'examens.


Beverly Hall
Au centre de ce scandale se retrouve l'ancienne administratrice en chef, Beverly Hall, auréolée du Prix national de l'administratrice en chef de l'année, le Prix de l'administratrice de l'année, du Prix de distinction du service public, du Prix Keystone pour le leadership en éducation, le Prix du clergé noir "soucieux" ou "engagé" (« Concerned Black Clergy Award »), du Prix Effie H. Jones de l'Association américaine des administrateurs d'écoles et de nombreuses autres distinctions que les « éducateurs » et « personnes engagées » se décernent les uns aux autres.

Les écoles publiques d'Atlanta ont donc non seulement détourné pendant des années de forts subsides fédéraux, mais elles ont également servis d'exemple, réconfortant et rassurant, aux autres réseaux scolaires publics des grandes villes américaines. Elles indiquaient à l'époque la voie à suivre pour améliorer et réformer ces écoles publiques urbaines souvent trop peu performantes. Le tout n'aura été qu'une tromperie à grande échelle...

Une enquête menée par le quotidien USA Today en mars de cette année aurait révélé que les copies corrigées dans six autres États et dans le District de Columbia présentaient des fréquences anormales de « données gommées » selon l'expert en examens Thomas Haladyna de l'Université d'État de l'Arizona.

Sources : New York Times, Bureau du gouverneur de la Géorgie, Washington Post




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dimanche 10 juillet 2011

« À un très bon chercheur français, je lui dis : allez aux USA ou au Canada ! »

Le professeur et docteur Philippe Even, président de l'Institut Necker, auteur de la La Recherche biomédicale en danger dénonce les difficultés de la recherche médicale en France.


Extraits :

« Comment attirer des jeunes à la recherche quand ils ont des conditions de vie aussi difficiles ? »

« On ne fait plus de recherche dans les laboratoires privés, on rachète les recherches faites dans les laboratoires publics, recherches faites pour pas très cher. »

« Pour le même poste au Canada, le salaire est 4 fois supérieur. Les meilleurs sont donc partis là-bas, en majorité. »

« On n’a pas découvert l’Amérique avec les fonctionnaires, la recherche est quelque chose qui ne se programme pas. »

« Aux USA, les grands labos de recherche ont à leur tête des scientifiques de très haut niveau. Chez nous, le gouvernement met des hommes à sa botte, de 2nd ou de 3e rang. »

« Pour la recherche, il faut être rebelle, il faut être libre, il faut prendre des risques. »

« Nous sommes dans pays gérontocratique, et le jeune chercheur commence à balayer par terre. Tous les prix Nobel ont commencé à 32 ans, voire certains à 18 ans. C’est l’âge de la créativité, à condition de ne pas avoir été stérilisé par Polytechnique. »

« Les Polytechniciens sont exceptionnels pour répondre aux questions, mais qui posent les questions ? Pas eux. »

« À un très bon chercheur français, je lui dis : Allez aux USA ou au Canada !  »




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La Coalition a atteint son objectif de financement et annonce qu'elle continuera ses activités

La Coalition pour la liberté en éducation qui a financé la représentation des parents opposés au cours ECR en Cour suprême du Canada a indiqué sur son site qu'elle avait atteint son objectif de financement pour 2010-2011. Voir ci-dessous.

10 juillet 2011 — Financement, objectif légèrement dépassé !


Comme le thermomètre de financement ci-contre en témoigne, nous avons atteint notre objectif pour l'année 2010-2011 de 100.000 $.

Un grand merci aux centaines de donateurs qui ont permis de faire de cette campagne de financement 2010-2011 un franc succès. Nous avons, en effet, atteint et même légèrement dépassé l’objectif fixé de 100.000 $. Ce montant permet de financer notre fonds juridique et de soutenir en Cour Suprême du Canada dans la cause de la famille de Drummondville qui demande le droit à l’exemption du cours d’éthique et culture religieuse.

Nous tenons également à remercier les avocats qui nous ont aidés à préparer ce dossier et à défendre le droit des parents : ils ont fait un travail gigantesque et de grande qualité.

Tout comme vous, nous attendons impatiemment la décision de la Cour Suprême qui, nous l'espérons, sera positive pour les parents. Dans le cas contraire, il s'agirait là d'un nouveau recul de droits des parents face à l'État en matière d'éducation. Nous croyons que cette décision aura un impact très important sur l’avenir de nos enfants et des droits parentaux.

D'ici peu, nous lancerons une nouvelle campagne de financement de la CLÉ pour l'année scolaire 2011-2012 avec un nouveau baromètre pour combler nos besoins juridiques et de fonctionnement. Plus de détails à venir.

Encore une fois, merci à vous tous.

L’équipe de la CLÉ

Cette somme s'ajoute au plus de 100.000 $ dépensés pour les frais juridiques payés pour les représentations en premières instances à la Cour supérieure du Québec et en Cour d'Appel du Québec.

Sûre de l'appui de ses militants et des parents qui désirent protéger leurs droits comme premiers éducateurs de leurs enfants,  la CLÉ annonce une nouvelle campagne de financement pour l'année scolaire 2011-2012.


Il semble bien que la CLÉ soit là pour durer quelle que soit la décision de la Cour suprême dans le dossier des parents drummondvillois. Une épine dans le pied pour le Monopole de l'Éducation qui respecte peu le rôle des parents dans l'instruction de leurs enfants ?






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lundi 4 juillet 2011

France — Les prénoms et noms qui réussissent au baccalauréat

Juliette a beaucoup plus de chance d'obtenir le baccalauréat français (équivalent du D.E.C. québécois) que Samia.

Certains prénoms sont en effet associés au succès lors du bac comme Coline, le prénom le plus « performant », Gabrielle, Eléonore ou Juliette qui sont près de neuf sur dix à décrocher le diplôme. Chez les bons élèves, on retrouve aussi Adèle, Louise, Lucille, Héloïse, Anna ou encore Pierrick (84,6 %) et Émilien (84 % d'admis), seuls garçons parmi les 20 premiers.

En bas du classement arrivent Samia, Ahmed, Yacine, Samir et Ali avec des taux de réussite proches des 50 %. Des résultats édifiants qui reflètent les difficultés scolaires rencontrées par les enfants issus de l'immigration. On note aussi qu'une Karima réussira aussi bien qu'un Kevin (68,5 %), prénom masculin associé à des classes populaires.

L'application ci-dessous calcule les chances statistiques de réussite au bac d'un candidat en fonction de son prénom, son nom, son sexe, sa ville d'origine ou son âge.

Tester vos chances de réussir au bac 2010 (application Facebook)





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Roumanie — La « génération Google » recalée au bac après une surveillance renforcée

Evenimentul Zilei
4 juillet 2011
« La vraie valeur de la génération “Google”: un carnage au baccalauréat », déplore Evenimentul Zilei. Plus de 100 000 élèves, soit la moitié de ceux qui ont participé à l'examen de fin d'études secondaires, ont été recalés. C’est le pire résultat depuis la révolution il y a 21 ans.  

« Qui est coupable? », s'interroge le quotidien, qui désigne à la fois le ministère de l'Education, les professeurs et les élèves.

Les parents ont protesté contre les sujets trop difficiles, mais ils ont aussi dénoncé « le style policier » pratiqué pendant les épreuves, car des caméras vidéo ont été installées dans toutes les salles d’examen.  

« Le niveau des élèves a baissé de manière dramatique ces cinq dernières années », disent les professeurs, qui incriminent le changement de valeurs et le fait que la nouvelle génération ignore l’essence des choses importantes, comme la satisfaction de l'apprentissage. De leur côté, les inspecteurs considèrent que les résultats reflètent le niveau de préparation des élèves.




Traduction PressEurop, merci Josick