mercredi 22 février 2017

Pétition pour amender le nouveau programme québécois d'éducation à la sexualité

Une association de parents inquiets du nouveau programme obligatoire (et unique) du gouvernement québécois a lancé une pétition en ligne après avoir rassemblé plus de 3000 signatures sur des formulaires papier.



Pour signer la pétition, allez ici.
Pétition pour amender le nouveau programme québécois d’éducation à la sexualité
ATTENDU QUE le Gouvernement du Québec compte introduire, en Septembre 2017, un nouveau programme d’éducation à la sexualité, à caractère explicite et obligatoire, débutant dès la maternelle et ce, sans possibilité de droit de retrait de l’élève;
ATTENDU QUE ce programme ne s’inscrira pas à l’intérieur d’un cours spécifique, mais sera intégré dans la grille horaire des matières déjà existantes;
ATTENDU QUE ce programme est silencieux quant à la méthode d’enseignement à utiliser, permettant à quiconque de l’enseigner, en fonction de leurs interprétations personnelles, opinions subjectives, et choix de techniques « innovatrices »;
ATTENDU QUE ce programme est ni neutre ni impartial, et qu’il porte atteinte aux droits des parents à fournir à leurs enfants une éducation sexuelle compatible avec leurs valeurs familiales, croyances et mœurs;
ATTENDU QUE ce programme fait la promotion de l’ « exploration de nouvelles valeurs et normes en matière de sexualité, au-delà de celles de la famille » (Apprentissages en éducation à la sexualité au secondaire, page 3);
ATTENDU QUE ce programme ne fournit aucune flexibilité permettant de s’adapter aux besoins ou au développement propre à chaque enfant;
ATTENDU QUE ce programme fait présentement l’objet d’un projet pilote dans des écoles situées principalement en dehors de la région de Montréal, représentant ainsi inadéquatement la diversité culturelle et religieuse de la société québécoise;
Pour ces motifs, NOUS, soussignés, demandons au gouvernement du Québec ainsi qu’au Ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport, de retarder l’implantation du nouveau programme d’éducation à la sexualité et d’y apporter les amendements suivants;
1) Réviser le contenu du programme afin d’y refléter la diversité des valeurs, croyances, cultures, et religions de la société québécoise pluraliste;
2) Introduire l’éducation à la sexualité à l’intérieur d’un cours spécifique, inscrit dans une plage horaire définie, et qui n’affecterait d’aucune façon le temps alloué à l’enseignement des autres matières;
3) Exiger que les personnes appelées à enseigner le contenu du programme soient des professionnels certifiés en la matière;
4) Informer les parents par écrit, avant qu'un tel cours soit donné, du contenu et thèmes d'apprentissage, en spécifiant la date et l’heure auxquels ils seront enseignés, par qui, où, utilisant quels matériel et outils pédagogiques, et permettre l’accès aux parents à ce matériel et outils pédagogiques;
5) Permettre aux parents d’exercer le droit de retrait de leur enfant pour le cours, ou pour l’un de ses thèmes, par simple avis écrit, et ce sans devoir justifier quelconque motif ou rencontrer quelconque critère, tel droit existant dans d’autres juridictions canadiennes et américaines, et prévoir un cheminement ou une activité alternative pour cet élève;  
(Références:
Voir aussi

Éducation à la sexualité : pourquoi aucune école pilote dans la ville de Montréal ?

Québec — Le nouveau programme d’éducation sexuelle prônerait l’exploration sexuelle...?

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Poignée de main, vouvoiement des élèves et regard dans les yeux, dans cette école élémentaire de Mantes-la-Jolie (Yvelines), la discipline s'applique avant même de pénétrer dans la cour. Quelques rituels bien ancrés puis les élèves les plus méritants vont hisser les drapeaux français et européens avant d'entonner une Marseillaise à pleins poumons.

Un financement issu du mécénat

Il faut afficher ses attachements aux symboles et c'est la même chose dans les classes. Les garçons portent un uniforme vert et les filles un uniforme bordeaux. Ouverte en septembre dernier, cette école élémentaire fait partie des huit établissements du réseau Espérance banlieues financées par du mécénat. Des écoles privées hors contrat qui visent à redonner confiance aux élèves en difficulté. Les détracteurs de ces nouvelles écoles y voient le retour d'un enseignement archaïque. Ces écoles ne sont pas tenues de suivre le programme gouvernemental ni les méthodes pédagogiques imposées par le gouvernement. Elles ont aussi une grande liberté de recrutement du personnel enseignant (d'où la présence de cette jeune institutrice l'année précédente encore dans la finance). Ces libertés en éducation n'existe pas au Québec.

Résultats équivalents à l'école publique

Le reportage de France 2 affirme que les écoles de ce réseau obtiennent des résultats similaires à ceux d'une école publique secondaire (« collège » en France) locale. Le reportage ne dit rien sur la progression de ces élèves et si ceux évalués au collège étaient, comme il le semble dans le reportage pour cette école primaire, des élèves difficiles ou peu studieux auparavant.



Nouvelle offensive de la Manif pour tous sur l'éducation sexuelle

Le site onsexprime.fr est dans le collimateur de la Manif pour tous.

Le collectif d'associations s'inquiète d'un site, placé sous la tutelle du ministère de la Santé, qui répond aux questions que se posent les adolescents sur l'amour, la sexualité, la contraception, l'avortement, etc.

La Manif pour tous vient de lancer, lundi 20 février, un site d'alerte sur l'éducation à la sexualité. «En quoi consiste l'éducation sexuelle? Vers quels livres et sites internet sont renvoyés les élèves? À quel âge commence la sensibilisation des enfants à la sexualité?», indique en préambule le site ecoleetsexe.fr qui affirme publier des «directives officielles et des supports mis à disposition des élèves pour faire leur éducation sexuelle». Il s'agit d'un «site d'alerte et d'information vis-à-vis des parents». Après avoir longtemps bataillé contre le programme «ABCD» de l'égalité du ministère de l'Éducation nationale et sur les questions de genre, les quatre créateurs du site, tous proches de la Manif pour tous, s'attaquent particulièrement à onsexprime.fr.

Cette plate-forme créée en 2009 et remaniée en 2012 par l'INPES (Institut national de prévention et d'éducation pour la santé), placé sous la tutelle du ministère de la Santé, est présentée par les pouvoirs publics comme «la plus complète en matière d'éducation à la sexualité» s'inscrivant au-delà d'une approche santé, comme en attestent les rubriques: Sexe anatomy / Premières fois / Sexe & Santé /Plaisir / Sexe & Sentiments / Sexe & Égalité. Le site est censé répondre «de manière claire et simple» aux questions que se posent les adolescents sur l'amour, la sexualité, la contraception, l'avortement, les infections sexuellement transmissibles (IST), le Sida et les préservatifs.


Esther Pivet, toujours très vigilante sur les questions liées au genre via son site Vigigender et Ludovine de la Rochère, présidente de la Manif pour tous, estiment que ce site «trop technique» ne «parle pas d'amour»: «On y lit une vision de la sexualité technique, hygiéniste, mécanique. On met le corps d'un côté, le cœur de l'autre», juge Esther Pivet. Toutes deux s'indignent du luxe de détails descriptifs et techniques concernant différentes positions sexuelles: levrette, bateau ivre, cunnilingus, 69. Esther Pivet ne voit pas non plus l'utilité de représenter des actions sexuelles par des figurines en papier ou des fruits et légumes: «La sexualité est belle. Ici, on la réduit à des recettes de cuisine. Pourquoi ces représentations? Ma génération s'est passée de dessins. Après tout, c'est naturel!» Pour Ludovine de la Rochère «ce site surinforme. Il va bien au-delà des questions des adolescents. On entend parler de digue dentaire, tribaldisme. Ne peut-on pas garder un peu de mystère? On est uniquement dans la fonctionnalité du corps».

Source : Le Figaro