mercredi 27 octobre 2010

Les droits parentaux avant tout

Nous reproduisons ci-dessous la lettre d'un jeune cégépien parue dans le Tribune de ce jour au sujet du fait que la Cour suprême a décidé de se saisir de l'affaire des parents de Drummondville qui demandaient pour leurs enfants l'exemption au cours ECR.

C'est avec soulagement que j'ai appris que la Cour suprême a accepté d'entendre l'appel des parents de Drummondville, lesquels demandent que leurs enfants soient exemptés du très controversé cours d'Éthique et culture religieuse (ECR), considéré incompatible avec leurs valeurs familiales.

Pour saisir toute l'ampleur du débat portant sur le cours d'ECR, il faut comprendre qu'il n'y a pas que des catholiques qui sont mal à l'aise avec celui-ci, mais aussi des citoyens évangéliques, des coptes (chrétiens égyptiens), des juifs et même des musulmans.

L'imposition du cours d'ECR a aussi été décriée par plusieurs individus athées et par divers groupes de pression laïcistes, le Mouvement laïc québécois notamment. Par ailleurs, des professeurs de philosophie ont critiqué le cours d'ECR comme étant une mauvaise approche pédagogique.

Le milieu nationaliste se sent également concerné par la question et identifie à juste titre ce cours comme une menace à notre identité. L'ADQ s'est prononcée pour un moratoire dès 2008, et en décembre 2009 une étude de l'Institut de recherche sur le Québec a clairement démontré que ce programme est un véritable endoctrinement multiculturel. La modification du cours d'ECR était à l'ordre du jour du Congrès des jeunes péquistes il y a trois semaines.

Même Québec solidaire, pourtant épris de diversité culturelle, a qualifié ce cours comme «problématique» dans un communiqué publié le 19 octobre dernier où il affirme qu'il faut en rediscuter. Bref, ce cours a été dénoncé par tous les segments de la société québécoise. Il n'est donc pas surprenant que le plus récent sondage indique que 76 % des Québécois sont en désaccord avec son caractère obligatoire (Léger marketing, mai 2009).

Soulignons que pour obliger les enfants à suivre des cours qui vont à l'encontre des convictions morales de leur famille, le gouvernement a supprimé le libre choix en matière d'éducation religieuse en altérant l'article 41 de la Charte québécoise des droits et libertés de la personne (et cela sans jamais consulter la population).

L'attitude du ministère de l'Éducation a été condamnée l'été dernier par le juge Dugré qui a tranché en faveur du Collège Loyola de Montréal (lequel avait demandé d'être exempté de cette partie du régime pédagogique en expliquant que le refus acharné d'accorder l'exemption «revêt un caractère totalitaire».

Espérons que le jugement de la Cour suprême sera favorable aux droits parentaux, ce qui permettrait à tous les Québécois de recouvrer le droit fondamental de déterminer la nature de l'éducation religieuse que reçoivent leurs enfants à l'école.

Clément Barbeau Vermet

Étudiant en histoire et civilisation

Cégep de Sherbrooke




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1 commentaire:

CBV a dit…

La fermeture de parenthèse après "pédagogique" s'est envolée, mais ce n'est pas bien grave.