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samedi 30 mai 2026

Tombes introuvables des enfants autochtones à Kamloops : à quand excuses et errata des grands médias ?

Un texte de Christian Rioux dans le Journal de Montréal.

 Tout le monde se souvient de la terrible « découverte » faite à Kamloops, en Colombie-Britannique, il y a cinq ans, près d’un pensionnat autochtone. Plusieurs médias ont souligné cette semaine le cinquième anniversaire de ce qui avait alors ému le monde entier.

Sauf que, cinq ans plus tard, on n’a toujours pas trouvé la moindre trace de ces « charniers » ou « fosses communes » dont la presse internationale avait fait sa une. Pas le moindre petit bout d’os.

Piscine du pensionnat de Kamloops vers 1960

Un scandale mondial

Le 27 mai 2021, le chef du Conseil de bande local, Rosanne Casimir, avait affirmé que les restes de 215 enfants reposaient dans l’ancien verger du pensionnat de la réserve. Ce pensionnat était l’une des 130 institutions créées par le gouvernement fédéral canadien à l’époque.

En 24 heures, la nouvelle a fait le tour du monde. Du New York Times au Asahi Shimbun (Tokyo) en passant par Le Monde (Paris) et la Vanguardia (Barcelone), on annonça la découverte macabre sans lésiner sur les mots.

Et pourtant, personne n’a jamais entrevu l’ombre d’une tombe. Grâce à des fouilles au radar, des experts avaient bien repéré des « anomalies de terrain » pouvant représenter des « sépultures probables ». Mais rien de plus. Sans attendre les fouilles ni l’exhumation des corps, Justin Trudeau mit les drapeaux en berne et dénonça « un chapitre sombre et honteux » de l’histoire du Canada.

Or, ces fouilles n’ont jamais été faites et elles ne le seront probablement jamais. Dans les quelques pensionnats où elles furent entreprises, elles n’ont strictement rien donné. Et cela, malgré les 246,7 millions de dollars alloués par le gouvernement fédéral au Fonds de soutien communautaire aux enfants disparus des pensionnats, dont 12,1 millions à la seule communauté de Kamloops. Des millions pour l’instant dépensés en vain.

« Révisionnisme »?

On cherche encore les excuses et les erratums de ces médias, pourtant si prompts à dénoncer les fake news, qui ont contribué à cette gigantesque affabulation. Seuls quelques rares chroniqueurs et intellectuels ont eu le courage de braver les accusations de « révisionnisme ».

Parmi eux, l’historien Jacques Rouillard est certainement celui qui a été le plus lucide. Il rappelle qu’avant 1993, personne ne s’était plaint des pensionnats. Les anciens élèves tenaient même des conventums où ils célébraient leurs années d’étude. Comment imaginer que, durant toutes ces années, ni les religieux ni les enseignants, souvent eux-mêmes autochtones, n’aient pu témoigner de ces supposés « meurtres »?


Des représentants de l’Office du tourisme du Mexique ont assisté en 1963 à une représentation de la troupe de danse de Kamloops, très connue dans toute la Colombie-Britannique, et l’ont invitée au Mexique. Les filles ont lancé un appel à la population de Kamloops et ont récolté plus de 10 000 dollars en deux semaines. En juillet 1964, accompagnées de sœur Mary Leonita et du père G. P. Dunlop OMI, les filles se sont envolées pour Mexico où elles se sont produites au célèbre Palacio de Bellos Artes et à l’Arena Mexico devant un public de 5 000 personnes, dans le cadre d’une émission diffusée à la télévision mexicaine. Source : Indian Record, septembre 1964, p. 3.

Il n’est évidemment pas question de nier les conditions difficiles subies par les Autochtones dans ces internats. Ni la souffrance et le déracinement culturel qu’ont connus au cours des siècles les populations autochtones. Mais en quoi cette reconnaissance exigerait-elle de perpétuer une légende ? Légende qui, n’en doutons pas, refera surface l’année prochaine...

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lundi 22 décembre 2025

Qui veut la tête d’Anne Coffinier ?

Figure de l’école libre en France, Anne Coffinier est aujourd’hui la cible d’une campagne de presse d’une grande violence, orchestrée par une extrême gauche prête à tout pour éviter que son monopole scolaire lui échappe complètement. Texte de Mickaël Fonton dans Valeurs actuelles.

Cinq pages dans L’Humanité (communiste, gauche radicale), au matin du 8 décembre. On imagine facilement des lundis plus plaisants. Et la couverture, en outre, qui présente Anne Coffinier en joueuse de flûte de Hamelin, entraînant à sa suite une ribambelle de personnages enfantins : une figurine des Républicains, une petite fille blonde arborant la flamme du Rassemblement national (de qui s’agit-il ?), une autre enfin au tee-shirt siglé UDR. Petit détail graphique : la flûte est taillée dans le bois d’une croix catholique. Le message est clair. On ne sait pas en revanche s’il s’agit de rallier tout ce petit monde à sa cause ou de le perdre. Au moins le journaliste, Thomas Lemahieu, connaît-il ce conte allemand popularisé par les frères Grimm. Sans doute parce que son âge lui a permis de bénéficier d’une instruction qui tenait encore le coup. Une chance ! 

« Fondation Kairos : à l’école du pire », voilà pour le titre. Précisions : « Derrière la vitrine prestigieuse d’Anne Coffinier, c’est tout un écosystème réactionnaire qui s’agite à l’extrême droite. Avec, dans l’ombre [forcément dans l’ombre, NDLR], deux milliardaires en pointe dans cette bataille idéologique : Vincent Bolloré et Pierre-Édouard Stérin. » Tout y est. Comme diraient les jeunes : un combo parfait. Une matière tellement idéale que L’Humanité n’est pas le seul journal à s’être penché sur la vie et l’œuvre d’Anne Coffinier. 

Le site du Monde lui a consacré deux articles conséquents le lendemain et, au printemps, Libération ou Mediapart avaient commencé à labourer le terrain. « Je me trouve à la convergence de tout ce qui obsède la gauche, reconnaît l’intéressée. L’école libre, parfois même l’école libre catholique, la droite, Bolloré, Stérin… » Thomas Lemahieu le dit autrement ; Anne Coffinier se situe « au point nodal […] “là où l’or, la boue et le sang s’entremêlent” ». Rien que ça. C’est une phrase de Marx — c’est aussi le titre d’un ouvrage d’Édouard Drumont, l’auteur de la France juive, ce qui ne manque pas de sel, quand on y songe.

Des réseaux, quelle horreur !
Il n’y a qu’à droite que l’on trouve ça


Qu’apprend-on dans ces différents papiers ? À la fois tout et rien, comme souvent. Beaucoup de noms, mais aucune idée, aucune « preuve » de quoi que ce soit. Derrière la fondation Kairos, derrière « Créer son école », derrière la « vitrine prestigieuse », il y a des gens, figurez-vous. Des gens extrêmement de droite et extrêmement catholiques (ou traditionalistes, intégristes, au choix) ; il y a des gens fortunés ; il y a des gens malintentionnés (dit-on) ; il y a des gens qui se voient, qui s’invitent, qu’on retrouve tantôt chez les uns, tantôt chez les autres, qui ont des projets, qui se rendent des services. Des réseaux, quelle horreur ! Il n’y a vraiment qu’à droite que l’on trouve ça. Il y a un peu de Hongrie, ça ne mange pas de pain. Des anciens de chez Fillon (pourquoi lui ?), un zeste de « Manif pour tous », ça marche toujours très bien. Bref : on comprend très vite que L’Humanité ou Le Monde n’aiment pas, mais alors pas du tout, cette droite qui n’est pas de gauche.

Mais au-delà de ça ? Sur la liberté scolaire ? Sur les écoles indépendantes ? Il n’y a rien. Ce qui est saisissant, encore une fois, c’est que jamais le journaliste ne se demande si le constat que pose Anne Coffinier sur l’école publique, constat qui l’a poussée à consacrer sa vie à soutenir l’essor des écoles libres, est fondé, rationnel, pertinent. Il n’est pas là pour ça. Comme nous l’écrivions la semaine dernière dans le dossier que nous lui consacrions, la gauche sait. Vincent Bolloré n’a pas d’idées, il est le mal. Ses projets ne se discutent pas, ils se combattent.

Un exemple parmi d’autres de cette volonté de ne pas comprendre. Quand Anne Coffinier rétorque au journaliste de L’Humanité, qui l’accusait de disposer de « fiches » sur certains opposants à la liberté scolaire, que « s’il fallait recenser tous les hommes et les femmes politiques de gauche qui scolarisent leur enfant dans le privé, ce n’est pas une fiche qu’il faudrait, mais un bottin ! », précision plutôt amusante, Lemahieu estime qu’Anne Coffinier « persifle ». Pourquoi « persifle » ? Il faudrait plutôt se demander si c’est vrai, ou pas. C’est là le sujet et la seule question qu’un journaliste devrait se poser. S’il se la posait, il découvrirait très vite que ce n’est pas du « persiflage », mais la stricte réalité. Énormément d’élus ou de responsables de gauche évitent soigneusement à leur progéniture les joies de l’école publique version XXIe siècle.

Les personnes soucieuses de leur carrière peuvent passer leur chemin

La raison, connue des lecteurs de Valeurs actuelles depuis longtemps, est désormais un secret de Polichinelle. Les familles désertent l’école publique parce qu’elle n’a plus d’école que le nom. Parce que le temple de Jules Ferry est devenu un moulin ouvert à tous les vents d’une société violente, déconstruite, absurde. Beaucoup de familles font ce choix. Toutes celles qui le peuvent, ou presque. Et les autres le feraient si elles en avaient les moyens, moyens que, précisément, on leur refuse.

Lors d’un de nos premiers échanges, voilà des années, Anne Coffinier m’avait fait l’aveu suivant : « Je préférerais évidemment que l’on restaure le bel édifice de l’instruction publique, mais je pense que, pour tout un tas de raisons, ce n’est pas possible. Donc plutôt que d’attendre un hypothétique sauveur, je mets tout en œuvre pour qu’un maximum d’enfants puisse échapper à un système hors de contrôle. » C’était il y a quinze ans. Le système en question, l’Éducation nationale, est moins sous contrôle que jamais tandis que les écoles libres n’ont jamais été si nombreuses ni si diverses — n’en déplaise aux journalistes de gauche qui voient des catholiques d’extrême droite partout et qui, fidèles à leurs réflexes, s’évertuent à casser ou à salir ce qu’ils ne comprennent pas.

Par chance, la patronne de Créer son école, normalienne de formation, énarque, diplomate (d’où ses fameux réseaux internationaux !), a le cuir épais. Les joyeusetés balancées sur son compte par une ancienne collaboratrice, qui ont abondamment nourri la presse ces derniers temps, ne lui font pas plaisir, mais elles sont en quelque sorte digérées. « Je subissais déjà tout ça en interne, soupire-t-elle. Maintenant, c’est public, ce n’est pas agréable, mais c’est comme ça. J’attends sereinement que la justice rétablisse la vérité. » Une justice qu’une certaine presse ne prend jamais la peine d’attendre — mais ceci aussi fait partie du « job ». Sauver l’instruction, permettre aux enfants de France de disposer encore d’une école, ne saurait être une sinécure. C’est une vocation, un sacerdoce. Les personnes soucieuses de leur carrière ou de leur confort intellectuel peuvent passer leur chemin.

Le problème est que c’est souvent le cas des responsables de droite ! De ce point de vue là les « révélations » promises par L’Humanité sont à la fois éloquentes — et contradictoires. Il y a de riches donateurs partout dans l’entourage d’Anne Coffinier, mais les écoles libres continuent de tirer le diable par la queue — cherchez l’erreur ! « La vérité est que la droite a toujours roupillé sur l’éducation, regrette Anne Coffinier. On parle à l’envi de fondamentaux, d’autorité, d’autonomie, mais on ne fait que réagir aux offensives de la gauche, mollement et avec un temps de retard. Cela ne constitue pas une vision politique. »

L’école libre qui est simplement le nouveau nom de l’école de toujours

La fondatrice de Kairos ne le dira pas, mais elle soupçonne un certain nombre de gens de droite de ne voir dans l’école privée qu’un moyen de mettre leurs propres enfants à l’abri, tout en défiscalisant tout ce qui peut l’être. Une attitude qui peut se comprendre, mais qui laisse intact le problème de l’école, de toute l’école, donc de la société de demain. Nul ne peut se contenter de créer des isolats. Anne Coffinier le demande avec une détermination intacte : pour elle, la droite doit passer à l’offensive en matière d’éducation, au lieu de subir. « Il lui faut donner une dimension sociale qui manque à son action, en se battant pour que toutes les familles qui le veulent puissent scolariser leur enfant dans l’école privée », insiste-t-elle, avant de préciser en outre que cette réforme « serait source d’énormes économies pour la nation ».

Mais la question est : qui aurait le courage de se saisir de ce sujet ? « François-Xavier Bellamy est très présent sur ces questions d’éducation, qu’il place toujours au premier rang de ses préoccupations, avance Matthieu Grimpret. Mais il est un peu empêtré dans un milieu politique où les gens sont largement déconnectés de la réalité profonde du problème. » De manière surprenante, l’auteur de Bullshit bienveillance (Magnus) imagine que le salut pourrait venir… des milieux d’affaires. « Je fonde un certain espoir dans la prise de conscience des chefs d’entreprise, explique-t-il. Par le biais du recrutement, ils sont directement confrontés à l’effondrement de l’école, non seulement pour ce qui est des savoirs, mais aussi et surtout par la question comportementale. » Et si certains patrons, conscients du caractère « ingérable » de la génération née après l’an 2000, avouent froidement « attendre les robots », d’autres ne veulent pas renoncer à la beauté de la transmission, de la formation, de la chaîne intergénérationnelle.

« L’éducation nationale demeure dominée par le gauchisme culturel, mais le rapport de force bouge, observe de son côté Joachim Le Floch-Imad. Certaines propositions conservatrices gagnent de l’audience et 20 % des enseignants en viennent à voter pour le Rassemblement national. » Les professeurs, longtemps inféodés à ces idées de gauche qui ont creusé leur tombe, pourraient-ils devenir les acteurs de leur propre sauvetage ? « L’hégémonie de la gauche s’est fracassée sur le mur de la réalité. Elle conserve toutefois une forte capacité d’influence au sein de la technostructure du ministère », tempère l’auteur de Main basse sur l’éducation nationale (les Éditions du Cerf). Le prof évolue, mais la salle des profs continue d’afficher son hostilité à toute réforme, tout projet, toute idée qui semblerait « de droite ». Cette dernière n’est pas près de reprendre pied sur ce terrain-là — pour ne rien dire du monde syndical ! « Les professeurs sont — au moins pour un temps encore — attachés à la discipline qu’ils enseignent, insiste Matthieu Grimpret. Ils veulent transmettre du savoir, or ils ont bien conscience que, sans autorité, sans exigence, leur métier n’est pas possible. C’est une question d’efficacité. »

On retrouve l’intuition d’Anne Coffinier, celle qui l’a portée vingt ans durant : tout le monde veut l’école privée, l’école libre, qui est simplement le nouveau nom de l’école de toujours. Les enfants, leurs parents, les professeurs. Surtout : tout le monde mérite cette école et seuls les amis du désastre en cours peuvent vouloir torpiller ceux qui veulent la construire ou la reconstruire. « Le mal, pour triompher, n’a besoin que de l’inaction des gens de bien », dit la très célèbre formule attribuée à Edmund Burke. Anne Coffinier l’a bien compris. Mais qui avec elle ? 

jeudi 7 août 2025

Chute de Rome: le christianisme était-il le coupable ?



Le christianisme est-il responsable de la chute de l'Empire romain ? Telle est l’idée de Voltaire, reprise par l’historien Edward Gibbon dans son « Histoire de la décadence et de la chute de l’Empire romain » : le christianisme aurait désintéressé les empereurs chrétiens puis les populations de la défense de l’Empire. Face au Capitole, au sommet duquel Gibbon a eu cette intuition, Michel De Jaeghere, directeur du « Figaro Hors-série », réfute cette thèse point par point.

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mercredi 22 janvier 2025

Télévision publique belge (RTBF) ne diffuse pas en direct le discours de Trump pour le décrypter et filtrer les idées désapprouvées par la RTBF

La RTBF a diffusé en léger différé le discours de Trump pour mettre en place un "cordon sanitaire médiatique", afin d'analyser ses propos qualifiés de misogynes, de racistes et de ne pas banaliser de tels propos.

Une pratique mise en œuvre depuis plusieurs années en Belgique francophone... (afin de museler le discours politique). La RTBF n'invite d'ailleurs jamais le parti de droite nationaliste flamand le Vlaams Belang.

Il ne s'agirait pas de la censure selon la directrice éditoriale adjointe de l'information à la RTBF.

Elle précise enfin, le plus sérieusement du monde, que la RTBF ne serait ni pro ni anti-Trump...

Cette décision fait polémique. Elle a fait réagir de nombreuses personnes, dont Georges-Louis Bouchez, le président du MR (centre-droit francophone), qui dénonce une dérive de la part du service public.

Réaction de Pascal Praud:

dimanche 15 décembre 2024

Canada n'est pas une société qui désavantage les minorités. Les données fiscales indiquent plutôt le contraire.

Une nouvelle étude ne parvient pas à prouver que les différences de revenus sont dues au racisme systémique.

D'importantes dépenses de programmes fédéraux reposent sur l'idée que les minorités visibles au Canada sont systématiquement désavantagées.

Prenons l'exemple le plus récent : plus tôt cet automne, le gouvernement fédéral a publié une stratégie de lutte contre le racisme de près de 45 pages pour 2024-2028, qui « vise à confronter le racisme systémique et à la rendre nos communautés plus inclusives et prospères.». Une telle stratégie est nécessaire, selon le gouvernement, parce que le racisme systémique existe dans toutes nos institutions et « (perpétue) une situation de désavantage relatif pour les personnes racisées ».

Mais où sont les preuves de ce postulat ? Pas dans les statistiques sur les revenus.

Contredisant directement l'idée que les minorités visibles sont systématiquement opprimées, une nouvelle étude de Statistique Canada montre que de nombreux Canadiens issus de minorités s'épanouissent et réussissent même mieux en moyenne que leurs homologues blancs.

L'étude de Statistique Canada s'est appuyée sur les données des recensements de 1996 et 2001, a utilisé les relevés fiscaux T1 (déclaration générale)  et T4 (rémunération payée) et d'autres données pour mesurer les revenus cumulés sur 20 ans des hommes et des femmes nés au Canada appartenant à quatre cohortes raciales - Blancs, Asiatiques du Sud, Chinois et Noirs - et a constaté que les minorités obtenaient des résultats supérieurs à ceux de la majorité de la population.


Plus précisément, parmi les hommes nés au Canada, les revenus cumulés sur 20 ans étaient en moyenne les plus élevés chez les Chinois (1,58 million de dollars en 2019), suivis par les hommes originaires d'Asie du Sud (1,51 million de dollars). Seuls les hommes noirs (1,06 million de dollars) gagnaient moins que les hommes blancs (1,31 million de dollars).

De toute évidence, si les hommes chinois et sud-asiatiques ont une capacité de gain supérieure à celle des hommes blancs, il est difficile de conclure que le Canada est systématiquement raciste à l'égard des minorités.

Qu'en est-il de l'inverse ? Les données suggèrent-elles que le Canada est systématiquement raciste à l'égard des hommes blancs ? Non, pas à cette époque. « Le fait que les hommes chinois et sud-asiatiques aient un niveau d'éducation plus élevé que les hommes blancs et qu'ils soient plus susceptibles de travailler dans les domaines des sciences, de la technologie et de l'ingénierie (STIM) est le facteur le plus important expliquant pourquoi ces deux groupes ont des revenus cumulés plus élevés que les hommes blancs », indique le rapport de StatCan. (Ils se concentrent aussi dans les grandes villes où les salaires sont plus importants qu'à la campagne.)

En d'autres termes, c'est l'éducation, et non le racisme, qui expliquerait les écarts de revenus.

Que se passe-t-il lorsque l'on tient compte de l'éducation et d'autres facteurs tels que la taille de l'employeur, le secteur d'activité et la géographie ? L'écart de rémunération entre les hommes blancs et les hommes noirs demeure. De même, alors que les hommes chinois et sud-asiatiques gagnent plus que les hommes blancs, après contrôle de l'éducation et d'autres facteurs, les hommes blancs gagnent en fait plus.

Avons-nous  trouvé là la preuve d'un racisme systémique parce que les employeurs paient les minorités moins que leurs homologues blancs avec un niveau d'éducation similaire ?

Il n'y a aucune preuve tangible de cela. Tout d'abord, la discrimination des employeurs à l'égard des minorités visibles est illégale depuis des décennies. (L'inverse ne l'est pas...) Deuxièmement, comme le suggère l'étude elle-même, de nombreux facteurs influencent les revenus en dehors de ceux que les chercheurs peuvent observer et contrôler, notamment les différences dans les réseaux sociaux, les méthodes de recherche d'emploi et les préférences pour certaines conditions de travail, si bien qu'il n'est pas très logique d'accuser automatiquement le racisme. Troisièmement, si le Canada est systématiquement raciste à l'égard des minorités, comment les hommes chinois et sud-asiatiques se sont-ils retrouvés surreprésentés dans les domaines STIM les plus rémunérateurs ?

Et si le racisme à l'égard des Canadiens noirs est à l'origine de l'écart de rémunération entre les hommes, comment expliquer que les femmes noires gagnent un peu plus que les femmes blanches ? Parmi les femmes nées au Canada, avant de tenir compte de l'éducation et d'autres facteurs, la cohorte qui a gagné le moins sur deux décennies était celle des femmes blanches (0,80 million de dollars). Les femmes chinoises avaient les revenus cumulés les plus élevés (1,14 million de dollars), suivies par les femmes d'Asie du Sud (1,06 million de dollars), puis par les femmes noires (0,82 million de dollars). Le Canada est-il rempli de racistes qui ne pratiquent la discrimination qu'à l'égard des hommes noirs, mais pas à l'égard des femmes noires ?

Un autre résultat de l'analyse de StatCan est qu'après avoir contrôlé les mêmes facteurs (par exemple l'éducation), le revenu des femmes chinoises est supérieur à celui des femmes blanches de 38 000 dollars en moyenne. Les employeurs racistes favorisent-ils donc systématiquement les hommes blancs par rapport aux hommes chinois, tout en défavorisant les femmes blanches par rapport aux femmes chinoises ?

La thèse selon laquelle les Canadiens issus de minorités visibles sont systématiquement désavantagés ne résiste pas aux données.

En outre, cette dernière étude de StatCan n'a pris en compte que quatre groupes (Chinois, Sud-Asiatiques, Blancs et Noirs) de personnes nées au Canada, mais d'autres recherches de StatCan fournissent des preuves similaires contre le racisme systémique. Les données sur les revenus hebdomadaires de 2016 montrent qu'en plus des hommes chinois et sud-asiatiques, les hommes japonais et coréens nés au Canada ont des revenus plus élevés que leurs homologues blancs. Chez les femmes, sept des dix groupes minoritaires (coréennes, chinoises, sud-asiatiques, japonaises, philippines, « autres minorités visibles » et arabes ou ouest-asiatiques) avaient des revenus hebdomadaires moyens supérieurs à ceux de la population blanche.

En clair, les données sur les revenus ne prouvent pas que le Canada est une société qui désavantage systématiquement les minorités. Au contraire, elles démontrent exactement le contraire. Les politiciens et les bureaucrates devraient peut-être tenir compte de ces faits avant de gaspiller des sommes considérables de l'argent des contribuables pour élaborer de longs plans de « lutte contre le racisme ».

Voir aussi
 
TEIMS/TIMSS 2023 - Résultats inquiétants pour les élèves de 4e année/CM1 en Belgique francophone et France, Québec dans la moyenne basse (Résultat des allophones au Québec et Ontario sont meilleurs en maths que les franco/anglophones. C'est différent en France et Belgique.)

mardi 3 décembre 2024

Expert en désinformation accusé d'avoir utilisé l'IA pour faire une déclaration inexacte devant un tribunal

Le professeur en communication Jeff Hancock, expert en technologie et en désinformation, a été accusé d’avoir utilisé l’intelligence artificielle (IA) pour produire une déclaration erronée au tribunal.

En novembre, Jeff Hancock (ci-contre), qui est le directeur fondateur du Social Media Lab de Stanford, a déposé une déclaration dans le cadre d’un procès au Minnesota portant sur la loi de 2023 de cet État, qui criminalise l’utilisation d’hypertrucages (« deepfakes ») pour influencer une élection. La déclaration de 12 pages du professeur destinée à défendre la loi contient 15 citations, dont deux sont introuvables.

Les plaignants, Mary Franson, représentante républicaine de l’État du Minnesota, et Christopher Kohls, satiriste conservateur sur les réseaux sociaux, ont fait valoir que la loi constituait une limite inconstitutionnelle à la liberté d’expression. Présentant son témoignage au nom d’un défendeur, le procureur général du Minnesota Keith Ellison, M. Hancock a affirmé que les hypertrucages (deepfakes), c’est-à-dire les contenus générés par l’intelligence artificielle qui modifient l’apparence ou la voix d’une personne, peuvent renforcer le pouvoir de persuasion des fausses informations et défier les méthodes traditionnelles de vérification des faits.

Il a fait sa déclaration, pour laquelle il a été rémunéré au taux gouvernemental de 600 dollars l’heure, sous peine de parjure, affirmant que tout ce qu’il avait déclaré dans le document était « vrai et correct ».

Le Daily et d’autres organes de presse ont été incapables de trouver les deux articles de revues universitaires cités par M. Hancock : « Les contrefaçons profondes et l’illusion de l’authenticité : Les processus cognitifs derrière l’acceptation de la désinformation » et « L’influence des vidéos hypertruquées sur les attitudes et les comportements politiques » — en utilisant leur identifiant d’objet numérique ou dans les archives des revues citées.

Soulignant les erreurs contenues dans la déclaration de M. Hancock dans un document déposé le 16 novembre, Frank Berdnarz, l’avocat de M. Franson et de M. Kohls, a demandé que cette déclaration soit exclue de la décision du juge d’accorder ou non une injonction préliminaire à l’encontre de la loi.

« La citation porte les marques d’une “hallucination” de l’intelligence artificielle (IA), ce qui suggère qu’au moins cette citation a été générée par un grand modèle de langage tel que ChatGPT », a écrit M. Berdnarz. « L’existence d’une citation fictive que Hancock (ou ses assistants) n’a même pas pris la peine de consulter en cliquant sur le lien cité remet en question la qualité et la véracité de l’ensemble de la déclaration. »


M. Hancock a été contraint d’admettre qu’il s’était appuyé sur l’IA pour rédiger la déclaration (voir passage souligné dans l’extrait de l’attestation reproduite ci-dessus).

M. Hancock, qui enseigne actuellement COMM 1 : « Introduction à la communication » et COMM 324 : « Langage et technologie », est apparu dans un documentaire Netflix de 2024 mettant en scène Bill Gates, offrant des perspectives sur l’avenir de l’IA. Le professeur doit également enseigner COMM 124/224 : « Vérité, confiance et technologie » sur l’escroquerie et la technologie de la communication au printemps.

M. Kohls, connu pour son surnom sur les réseaux sociaux, M. Reagan, a déjà contesté la constitutionnalité de deux projets de loi californiens promulgués en septembre par le gouverneur Gavin Newsom. Ces projets de loi, AB 2655 et AB 2839, exigent que les plateformes en ligne bloquent certains contenus médiatiques trompeurs relatifs aux élections et interdisent la distribution de contenus publicitaires contenant des contenus médiatiques trompeurs. M. Newsom a qualifié d’illégale la vidéo parodique virale de Kohls, qui manipulait la voix de Kamala Harris dans une vidéo produite en marge de la campagne présidentielle.



vendredi 1 novembre 2024

Délire réchauffiste sur Radio-Canada (le service public)

Le modérateur de l'émission ne dit rien, mais dodeline de la tête.

—Jean-François Lisée, ancien ministre, ancien chef du Parti québécois : « mes petits-enfants vont me dire quand la température sera à 45 degrés, + 45°,  en février »
— Michelle Courchesne, ancienne ministre, « dans 15-20-25 ans une grosse partie de la planète n'existera plus ».

Selon le très politiquement correct organisme de prospective climatique Ouranos, voici le climat du Québec d'ici 2100:

Évolution des températures moyennes annuelles sur le Québec de 1950 à 2100. La partie gauche montre le climat récent intégrant des observations, la partie droite montre le climat projeté. Le SSP2-4.5 est un scénario d’émissions de GES médian, le SSP3-7.0 est un scénario élevé. Tiré des Portraits climatiques d’Ouranos basés sur CMIP6.

Avec le « pire » des scénarios SSP3-7.0 (peu probable), la température moyenne du Québec sera(it) celle de la Belgique en 2100 (12 °C en moyenne l'année), personne ne trouve que la Belgique actuellement à un climat ne fût-ce que chaud, il ne fera jamais +45 °C en plein hiver...

On remarquera, en outre, que les valeurs observées (en bleu) n'indiquent pas un emballement quelconque.

Ouranos poursuit:

Températures hivernales

Les températures hivernales ont aussi tendance à se réchauffer, et ce de façon plus marquée dans le nord de la province avec des augmentations atteignant 8 à 13 °C à la fin du siècle pour un scénario d’émissions de GES élevé. La partie nord du Nunavik verra ainsi le nombre de jours avec un minimum hivernal inférieur à -25 °C passer de 60 jours durant les dernières décennies à 35 jours à l’horizon 2050. Le Saguenay-Lac-Saint-Jean perdra environ 15 jours de grands froids, alors qu’en Montérégie, la diminution se situe autour de 2 jours.

Voir aussi

Bjorn Lomborg : Le changement climatique N'est PAS la fin du monde (vidéo sous-titrée)

Bjorn Lomborg : « Le changement climatique n’est pas la fin du monde » (article écrit)

Idéologie — « Le cours Culture et citoyenneté québécoise va faire une place aux enjeux climatiques »

La Norvège défend le pétrole et l’environnement… avec l’argent du pétrole et du gaz  

Climat : pourquoi l’apocalypse n’aura pas lieu

Écologie — Soyez écolo, mangez de la viande ! (m à j)  

Les 6 derniers mois en Antarctique ont été les plus froids jamais enregistrés  

Belgique — écoles comme centres d’organisation des manifs écologistes  

Catastrophisme — la SRC et le palais de Buckingham sous eau  

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jeudi 31 octobre 2024

Lumière sur une légende noire

Un historien argentin rappelle que si la colonisation de l’Amérique du Sud par l’Espagne n’a pas été exemplaire, elle a notamment mis fin aux pratiques sanguinaires des autochtones.

Est-il possible que des événements survenus au XVIe siècle provoquent une crise diplomatique au XXIe siècle ? 

On l’a vu récemment entre l’Espagne et le Mexique, deux nations qui ont pourtant beaucoup d’intérêts communs. Le 1er octobre avait lieu la cérémonie d’investiture de la nouvelle présidente du Mexique, Claudia Sheinbaum. Mais le roi d’Espagne n’avait pas été invité, poussant le Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, qui, lui, avait reçu une invitation, à refuser de se rendre au Mexique en signe de solidarité avec Felipe VI. Raison de cet incident ? 

En 2019, l’ancien président du Mexique, Andrés Manuel López Obrador, avait écrit au pape François et au roi d’Espagne pour leur demander de reconnaître « de manière publique et officielle » les « dommages » provoqués sur les peuples indigènes par la conquête puis par la colonisation espagnole, entre 1521 et 1821, et de s’excuser. Si le pape avait fait savoir qu’il reconnaissait une « faute historique », la lettre du président mexicain était restée sans réponse du côté espagnol, entraînant, cinq ans plus tard, une mesure de rétorsion de la part de Mexico. 

En Espagne, le président du Parti populaire (droite centriste et conservatrice), Alberto Núñez Feijóo, a affirmé que la présidente mexicaine ferait mieux de s’instruire en lisant Ceux qui devraient demander pardon, un ouvrage de l’historien argentin Marcelo Gullo Omodeo. Ce livre, qui a été un important succès de librairie en Espagne (plus de 100 000 exemplaires vendus), le voici traduit en français.

Professeur d’histoire dans des universités sud-américaines, l’auteur rappelle que l’Amérique précolombienne était un enfer voué au cannibalisme, aux sacrifices humains et à l’esclavage. En faisant de la protection des Amérindiens une affaire personnelle, le dominicain Bartolomé de Las Casas a puissamment contribué à changer le regard des Européens sur les peuples indigènes. La légende noire de l’Amérique espagnole, explique Marcelo Gullo Omodeo, a été imposée par des Anglais et des Hollandais, dont les empires coloniaux virent le règne de l’esclavage, ou des Américains qui semblent oublier les massacres de la conquête de l’Ouest… Les 30 pages de références bibliographiques qui terminent l’ouvrage apportent une caution scientifique à un discours antiwoke assez polémique, mais roboratif.

Présentation de l'éditeur

Un livre qui a rencontré un énorme succès en Espagne : plus de 100 000 exemplaires vendus !

oici le premier ouvrage qui met en lumière l'importance de l'héritage espagnol face aux atrocités commises par les ennemis de l'Espagne. Dans ce livre exceptionnel, Marcelo Gullo démontre que, devant le "Tribunal de l'histoire", l'Espagne a été jugée par des juges partiaux et de faux témoins. 

Et il affirme, preuves à l’appui, que l'Amérique, avant 1492, ressemblait plus à l'enfer qu'au paradis, car les sacrifices humains, le cannibalisme, l'esclavage, le machisme et la prostitution régnaient partout. Il rappelle que, pendant des siècles, des pays comme la Grande-Bretagne, la Hollande ou les États-Unis ont exigé de l'Espagne qu'elle s'excuse pour les prétendus péchés commis lors de la conquête de l'Amérique, alors qu'en réalité, ce sont ces mêmes nations qui devraient le faire car leurs mains sont tachées de sang. 

L'Espagne n'a pas à s'excuser car la conquête de l'Amérique a été une tentative unique de faire prévaloir la justice et les valeurs chrétiennes à une époque brutale et sanguinaire. Et c'est précisément cette tentative réussie qui a fait de l'Espagne une exception dans l'histoire de l'humanité, car jamais auparavant ou depuis, une nation ne s'est comportée de la sorte. 

Marcelo Gullo Omodeo est professeur d’Histoire à l’Université de Buenos Aires et à l’Université Fluminense de Rio de Janeiro.

Ceux qui devraient demander pardon
La légende noire espagnole et l’hégémonie anglo-saxonne
de Marcelo Gullo Omodeo,
paru le 16 octobre 2024,
chez L’Artilleur,
à Paris,
494 pp.,
ISBN-13 : 978-2810012312

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27 novembre 1095 — Appel lancé pour porter secours aux chrétiens d’Orient et aux pèlerins
 
 
 
 
 

mercredi 30 octobre 2024

Macron, en vieillissant, trouve du charme à la colonisation (arabo-musulmane)

Réaction d'Éric Zemmour aux déclarations récentes d'Emmanuel Macron.

On le savait depuis longtemps : souvent Macron varie, fol qui s’y fie. On l’avait connu anti colonialiste flamboyant, donneur de leçon impénitent : « la colonisation, avait-il lancé, à l’aube de son premier mandat, c’est un crime contre l’humanité ». Et puis, les années ont passé. Macron, en vieillissant, trouve du charme à la colonisation. C’est l’occasion d’échanges culturels entre deux civilisations, prétend-il désormais. Et ça laisse des merveilles architecturales aux peuples colonisés.

Vous croyez qu’Emmanuel Macron, Président de la République française, fait ainsi l’éloge de la colonisation par la France ? Vous n’y êtes pas du tout. Il évoquait El Andalous, c’est-à-dire l’époque bénie, selon lui, quand l’islam pendant sept siècles, entre le VIIe et le XVe siècle, occupa le sud de l’Espagne, et même une partie du sud de la France.

Et oui, pour Emmanuel Macron, la colonisation française est un crime contre l’humanité, mais la colonisation musulmane est un lit de roses. Un éternel regret.

Macron, c’est le chauvinisme à l’envers. C’est la haine de soi - ou plutôt, car cet homme a plutôt l’air de bien s’aimer - la haine de la France, de son peuple, de son histoire.

Macron, c’est l’ignorance surtout. Macron croit qu’il tire les leçons de l’histoire, alors qu’il ne fait que recracher un mythe. Un mythe qui avait pignon sur rue quand le jeune Emmanuel avait vingt ans et préparait l’ENA. Le mythe de l’existence harmonieuse des trois religions, juive, chrétienne et musulmane, sous la férule bienveillante et tolérante de l’islam. Le mythe de El Andalous. Un mythe déconstruit par un des plus grands historiens espagnols, Serafin Fanjul, il y a quelques années.

Oui, monsieur le Président, le livre a été traduit en Français. Et malgré les nécessaires restrictions budgétaires, je suppose que l’Élysée peut encore acheter des livres.

Lisez-le et offrez-le à tous vos collaborateurs. Ils découvriront - et vous avec - que la colonisation musulmane fut tout sauf bienveillante, que la conquête fut sanglante et féroce, qu’elle instaura un régime de discriminations, proche de l’apartheid dans l’Afrique du Sud du XXe siècle, pour les chrétiens et les juifs, qui n’avaient pas le droit de posséder des armes, de monter à cheval, devaient porter des vêtements particuliers, étaient les seuls à payer un impôt et vivaient dans des ghettos. On appelait ces sous-hommes des dhimmis.

Surtout, les fameux échanges culturels que fantasme Emmanuel Macron étaient réduits à néant. C’est même le propre de toutes les conquêtes islamiques, que ce soit en Europe ou au Moyen-Orient. Vainqueurs, les conquérants imposent toujours la langue arabe, le Coran et Allah. Tout le contraire des barbares venus du Nord, les Francs ou les Goths qui, lorsqu’ils s’emparèrent de l’Empire romain d’Occident, se convertirent au christianisme, parlèrent le latin, et épousèrent des femmes gallo-romaines. Enfin, ce sont des chrétiens et des juifs qui, vivant dans les pays du Moyen-Orient, conquis par les soldats de Mahomet, traduisirent en arabe, ou en latin, les précieux textes d’Aristote, ouvrant la porte à l’éclosion des connaissances et des découvertes de la Renaissance. En Europe et par l’Europe et pour l’Europe.

Sans Charles Martel, sans la Reconquista espagnole, sans les croisades, l’Europe n’aurait jamais connu un telle liberté et une telle explosion du savoir, car elle serait restée sous le joug islamique, qui interdisait tout autre livre que le Coran, et toute vérité qui ne venait pas d’Allah.

Mais au-delà d’une querelle historique, les propos d’Emmanuel Macron résonnent particulièrement en France, où des millions de musulmans vivent, et dont un nombre croissant refuse de s’assimiler et impose ses moeurs, son Dieu, son Coran, sa langue arabe, dans des quartiers de plus en plus nombreux, où les Français de souche ont le choix entre partir ou s’islamiser.

Avec ses propos tenus au Maroc, c’est comme si le Président leur donnait carte blanche. Comme s’il bénissait « ces formidables échanges culturels » entre deux civilisations. Comme s’il appelait toujours plus d’immigration, arabo-musulmane à venir conquérir la France et l’Europe.

Emmanuel Macron est le premier président dhimmi de la République française.

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jeudi 24 octobre 2024

Trois ans plus tard, les allégations de « fosses communes » au Canada restent sans fondement

Trois ans plus tard, les allégations de « fosses communes » au Canada restent sans fondement

Malgré le manque de preuves à l’appui, un projet de loi a été présenté au Parlement fédéral du Canada le mois dernier qui criminaliserait les déclarations qui s’écartent du discours dominant sur les pensionnats.

Ancien internat de Kamloops en Colombie-Britannique

Trois ans après l’éclatement d’une controverse au Canada et à l’étranger au sujet des « fosses communes » qui seraient situées à proximité des pensionnats pour enfants autochtones qui étaient autrefois en activité au Canada, les preuves continuent de s’accumuler pour montrer que ces allégations manquent de tout fondement factuel.

Cette absence totale de preuves a été soulignée dans un article du 14 octobre de la chroniqueuse du Wall Street Journal Mary Anastasia O’Grady, intitulé « Le scandale non prouvé des fosses communes au Canada ». L’article faisait référence à un projet de loi présenté le mois dernier à la Chambre des communes du Canada qui criminaliserait « le fait de tolérer, de nier, de minimiser ou de justifier le système des pensionnats indiens au Canada par des déclarations communiquées autrement que dans le cadre d’une conversation privée ».

La première allégation concernant la découverte de tombes anonymes a été formulée en mai 2021 à Kamloops, en Colombie-Britannique. Sur la base des résultats d’un relevé géoradar d’un verger situé à côté de l’ancien pensionnat indien de Kamloops, Rosanne Casimir, chef de la Première Nation Tk’emlúps te Secwépemc, a publié un communiqué de presse indiquant que le levé avait fourni « la confirmation des restes de 215 enfants » qui avaient été élèves à l’école et dont le décès n’avait pas été documenté.

Mais fin mai de cette année, le journaliste canadien Terry Glavin a rapporté dans le National Post que Casimir avait désormais abandonné l’élément central de sa déclaration concernant les résultats de l’enquête par radar à pénétration de sol. Dans un communiqué de presse commémorant le troisième anniversaire de sa déclaration de 2021, Casimir a omis sa précédente référence aux enfants morts, déclarant seulement qu’il y avait eu « confirmation de 215 anomalies ».

Bien que Casimir n’ait pas utilisé l’expression « fosses communes » dans son communiqué de presse initial, de nombreux médias canadiens et internationaux ont immédiatement utilisé cette formulation dans des reportages sensationnalistes sur son annonce, y compris un article publié le lendemain par le New York Times intitulé « “Horrible History” : Mass Grave of Indigenous Children Reported in Canada ».

En fait, le géoradar n’avait identifié que des « anomalies » sous la surface du site de Kamloops. De telles anomalies indiquent seulement qu’une certaine perturbation du sol s’est produite, et non la présence certaine de corps humains. Malgré cette incertitude, jusqu’à cette année, la Première Nation Tk'emlúps te Secwépemc refusait de reconnaître que l’existence de tombes d’enfants n’était pas prouvée.

L’article de Glavin dans le National Post a noté que les dirigeants de la Première Nation étaient au courant des failles associées à son relevé au radar terrestre depuis au moins 2022, lorsqu’ils ont reçu une analyse indépendante du site sur l’activité historique qui s’est déroulée sur le site depuis la fondation du pensionnat en 1890. Et selon un article de juin 2023 dans The Dorchester Review, une revue canadienne qui a publié un certain nombre d’articles remettant en question le récit dominant concernant les pensionnats financés par le gouvernement et gérés par l’Église catholique et d’autres confessions chrétiennes, il aurait dû être évident avant même qu’ils ne soient publiés que les conclusions de Kamloops étaient hautement discutables. En effet, des documents d’archives facilement accessibles documentaient que des tranchées, bordées de tuiles d’argile, avaient été creusées sur le site comme champ d’épuration en 1924, et l'on sait que de telles tranchées ne peuvent pas être distinguées des tombes par un radar à pénétration de sol.

Aucune preuve ailleurs

Dans les semaines qui ont suivi la déclaration de mai 2021 concernant les tombes du pensionnat de Kamloops, des affirmations similaires ont été formulées à propos d’autres anciens pensionnats en Colombie-Britannique et dans d’autres provinces canadiennes. En juillet de la même année, on prétendait qu’un total de plus de 1 300 tombes anonymes avaient été découvertes grâce à des levés au radar à pénétration de sol.

Comme l’Église catholique supervisait la majorité des pensionnats financés par le gouvernement canadien, qui ont fonctionné de la fin des années 1800 jusqu’à la fermeture du dernier en 1996, ces allégations ont déclenché une vague de violence anticatholique. Au cours de l’été 2021, plus de 60 églises, la plupart catholiques, ont été incendiées ou vandalisées, et le Premier ministre canadien Justin Trudeau a demandé au pape François de s’excuser personnellement. La controverse a poussé le pape à effectuer un « pèlerinage de réconciliation » au Canada l’année suivante, au cours duquel il s’est excusé, sans faire spécifiquement référence aux allégations de fosses communes, pour tout préjudice que ces pensionnats avaient causé aux peuples autochtones du pays.

« Une partie importante de ce processus consistera à mener une enquête sérieuse sur les faits survenus dans le passé et à aider les survivants des pensionnats à guérir des traumatismes qu’ils ont subis », a déclaré Francis à l’époque.

Pourtant, comme dans le cas du pensionnat indien de Kamloops, il n’a jamais été confirmé que les autres anomalies radar au sol à proximité d’autres anciens pensionnats étaient liées aux tombes anonymes d’élèves « disparus » dont le décès n’avait pas été enregistré. En Colombie-Britannique, où de nombreuses allégations ont été formulées, la Société Radio-Canada, propriété du gouvernement, a rapporté en avril qu’« aucune Première Nation de la Colombie-Britannique n’a encore pris la décision de procéder à des fouilles sur ces sites, et la décision de le faire est difficile et nécessite une planification et une consultation avec les communautés et les familles ».

La seule fouille achevée à ce jour a été réalisée en 2023 à Pine Creek, au Manitoba, où un levé radar au sol a permis d’identifier des anomalies dans le sous-sol de l’église catholique Our Lady of Seven Sorrows, située à proximité de l’ancien pensionnat de Pine Creek. Aucun reste humain n’a été retrouvé lors de cette fouille.

Le Catholic Register, le journal de l’archidiocèse de Toronto, a rapporté que cette absence persistante de confirmation avait provoqué une réponse pointue de l’évêque émérite de Calgary, Fred Henry. « Pourquoi l’Église catholique ne demande-t-elle pas au gouvernement fédéral la preuve qu’un seul enfant en résidence est effectivement porté disparu, dans le sens où ses parents ne savaient pas ce qui était arrivé à leur enfant au moment de son décès ? », a demandé l’évêque Henry dans un courriel qu’il a envoyé au journal.

Criminaliser le « négationnisme » ?

Malgré l’absence de corroboration, ni le gouvernement fédéral canadien ni les médias canadiens ne semblent enclins à revoir leur point de vue sur la controverse des « fosses communes ».

Une critique exhaustive des fondements des allégations concernant les prétendues fosses communes, ainsi que d’autres critiques formulées à l’encontre des anciens pensionnats du Canada, a été formulée dans le livre Grave Error: How the Media Misled Us (and the Truth About Residential Schools). Coécrit par CP Champion, rédacteur en chef de The Dorchester Review, et Tom Flanagan, politologue retraité de l’Université de Calgary, le livre est un recueil de chapitres abondamment annotés, rédigés principalement par des universitaires et des avocats. Il fait notamment valoir qu’aucune fosse commune ou anonyme d’enfants disparus n’a été trouvée à ce jour dans les pensionnats ; que c’est une fiction que des enfants autochtones aient jamais « disparu » dans ces institutions ; que la plupart des élèves qui fréquentaient ces écoles l’ont fait volontairement avec la permission de leurs parents ; et que les conditions de vie des élèves dans ces écoles étaient généralement meilleures que celles qu’ils connaissaient dans leurs communautés d’origine pendant la période où les écoles étaient en activité.

Bien que le livre soit devenu un succès de vente au Canada depuis sa publication en décembre, ses arguments n’ont pratiquement pas été couverts par les médias canadiens jusqu’à ce qu’une controverse éclate après que l’épouse du maire de la communauté de Quesnel, en Colombie-Britannique, en ait distribué quelques exemplaires. Soulignant la condamnation du livre par les représentants locaux des Premières Nations comme étant « une pure forme de bigoterie et de haine », un reportage de la CBC sur la controverse a suggéré que Grave Error était un exemple clair de « négationnisme » des pensionnats indiens.

L’article de la CBC souligne que toute remise en question des allégations formulées contre les pensionnats indiens a été publiquement condamnée comme du « négationnisme » par Kimberly Murray, qui a été nommée « interlocutrice spéciale » du gouvernement fédéral à la suite des allégations de 2021 concernant les tombes.

Dans le rapport intermédiaire qu’elle a soumis au gouvernement en juin 2023, Murray a qualifié le « négationnisme » de « dernière étape du génocide » et a recommandé au gouvernement fédéral d’en faire une infraction pénale. David Lametti, qui était alors ministre de la Justice du Canada, a répondu à la recommandation de Murray en affirmant qu’il était ouvert à l’application des mêmes mesures pénales et civiles que celles qui sont actuellement en vigueur au Canada contre ceux qui nient, minimisent ou cautionnent l’Holocauste, a rapporté la CBC.

Alors que le rapport final de Murray est toujours en attente, le gouvernement libéral de Trudeau n’a pas encore pris de mesures concernant sa recommandation de criminaliser le « négationnisme » ; le projet de loi auquel le commentaire du Wall Street Journal faisait référence a été présenté au Parlement en septembre par un membre d’un autre parti. Mais Murray a réitéré ses affirmations dans un autre rapport intermédiaire, intitulé « Sites de vérité, sites de conscience », qu’elle a publié en juillet 2024 « comme antidote au négationnisme ».

« L’histoire des cimetières situés sur les sites d’anciens pensionnats indiens témoigne d’un génocide et de violations massives des droits de l’homme », indique le rapport.

Les attaques contre les églises continuent

Parallèlement à la rhétorique incessante affirmant que les allégations infondées sur les fosses communes ne devraient pas être contestées, les incendies criminels et autres actes de violence contre les églises chrétiennes se sont poursuivis. Selon un rapport, le nombre d’églises incendiées ou vandalisées s’élevait à 112 à la fin du mois de septembre.

De son côté, le New York Times, dont l’article incendiaire de mai 2021 a probablement été le principal déclencheur de la frénésie médiatique mondiale concernant les allégations de « fosses communes », a récemment réexaminé la question. Cette fois-ci, même si le Times a rapporté que trois ans plus tard « aucun reste n’a été exhumé et identifié », il n’a présenté aucune excuse pour son reportage initial et a laissé entendre que les inquiétudes au Canada concernant la légitimité des allégations se limitent à « un petit univers de catholiques conservateurs et d’activistes de droite ».

Le Times a également cité l’ancien ministre canadien de la Justice Lametti, qui a quitté la politique plus tôt cette année. « Est-ce que chacune de ces anomalies se révélera être une tombe anonyme ? Évidemment pas », a-t-il déclaré. « Mais il existe déjà suffisamment de preuves prépondérantes qui sont convaincantes. » Cependant, l’article n’a pas reconnu que même si Lametti avait raison et que certaines anomalies se révélaient être des tombes individuelles, ces conclusions ne valideraient pas le rapport initial du New York Times sur une « fosse commune » sur le site de l’ancien pensionnat de Kamloops.

En conclusion de son commentaire pour le Wall Street Journal, O’Grady a critiqué le récit unilatéral dominant sur les « fosses communes » et les efforts visant à criminaliser les opinions qui remettent en cause ce récit.

« Il faut un débat ouvert et honnête pour distinguer les faits de la fiction sur cette question », a commenté O’Grady. « Les tentatives législatives visant à restreindre la liberté d’expression en qualifiant les points de vue contraires de “négationnistes” ne mèneront pas à la réconciliation et ne rétabliront pas le bien-être des communautés autochtones du Canada. »

Efforts de réconciliation de l’Église

Les évêques du Canada ont pour la plupart refusé de s’engager dans le débat sur la validité des allégations concernant les fosses communes dans les pensionnats, se concentrant plutôt sur les efforts visant à favoriser la réconciliation avec les peuples autochtones dans le contexte des préjudices résultant du fonctionnement de ces écoles, notamment des abus sexuels et physiques généralisés, et d’autres politiques qui n’ont pas pleinement respecté leur dignité et leurs droits individuels et collectifs.

En 2021, la Conférence des évêques catholiques du Canada a créé un Fonds de réconciliation autochtone doté de 30 millions de dollars canadiens. Il soutient les initiatives de guérison et de réconciliation pour les familles et les communautés et les efforts visant à revitaliser les langues et les cultures autochtones, ainsi que les initiatives éducatives et les dialogues qui favorisent la spiritualité autochtone.

La CECC a publié une déclaration le 30 septembre, qui a été désignée en 2021 comme la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation au Canada.

« Dans une prière et une réflexion solennelles, le Comité exécutif de la Conférence des évêques catholiques du Canada pleure l’héritage douloureux des anciens pensionnats indiens et réaffirme son engagement à accompagner les peuples autochtones dans leur cheminement vers la guérison et la réconciliation », a-t-il déclaré. « À l’occasion de la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation de 2024, nous nous souvenons du profond espoir du Saint-Père “que les chrétiens et la société civile de ce pays puissent grandir dans leur capacité d’accepter et de respecter l’identité et l’expérience des peuples autochtones”. »

source : NRC (via Belgicatho)

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vendredi 18 octobre 2024

Complotisme — Trudeau affirme que les Russes financent Jordan Peterson et Tucker Carlson

Jordan Peterson, personnalité médiatique conservatrice et auteur à succès, a déclaré qu’il envisageait une action en justice après que le Premier ministre Justin Trudeau a affirmé cette semaine que M. Peterson recevait des fonds de la part du média gouvernemental russe RT.

M. Trudeau a fait ces commentaires sous serment lors de son long témoignage mercredi à la Commission d’enquête publique sur l’ingérence étrangère et n’a fourni aucune preuve à l’appui. (Voir vidéo ci-dessous.)

Jordan Peterson déclare qu’il envisage une action en justice après que M. Trudeau l’a accusé d’avoir accepté de l’argent russe.

Peterson a déclaré au National Post qu’il n’avait jamais accepté d’argent russe, « ni dans le passé, ni aujourd’hui ».

« C’est une accusation très sérieuse », a déclaré M. Peterson lors d’une interview accordée jeudi au National Post. « Vous auriez dû faire vos fichus devoirs et si vous devez faire des accusations, vous auriez dû au moins les faire à bon escient. Je ne pense pas qu’il soit raisonnable pour le Premier ministre du pays de me qualifier de traître et je ne trouve pas cela amusant ».

M. Peterson a indiqué qu’il envisageait d’intenter un procès en diffamation contre le Premier ministre, mais il a ajouté que ce type de procès était souvent « une défaite » (une victoire à la Pyrrhus), même s’il avait des chances raisonnables de le gagner.

« Je sais ce que sont les procès et ils sont pénibles, et je n’ai pas envie de m’encombrer de ce genre de contraintes, d’un point de vue pratique. Mais en même temps, que diriez-vous de ne pas me diffamer lorsque vous êtes le Premier ministre, surtout de manière stupide », a déclaré M. Peterson.

« J’ai discuté avec ma famille pour savoir si j’avais l’obligation morale de le poursuivre pour diffamation. Il n’est pas comme mon voisin, il est le Premier ministre », a-t-il ajouté.

Le bureau du Premier ministre s’est refusé à tout commentaire vendredi quand le National Post l’a contacté.



 

Billet du 17 octobre

Hier, Justin Trudeau lors de son témoignage devant la Commission sur l’ingérence étrangère, le Premier ministre du Canada a accusé Jordan Peterson et Tucker Carlson, deux personnalités critiques de Trudeau, d’être financés par RT, le diffuseur russe. Voir vidéo ci-dessous.

Jordan Peterson a demandé à recevoir cet argent. 

Sa fille, Mikhaila se demandait s’il ne faudrait pas poursuivre Justin Trudeau en justice pour ces affirmations infondées.



Cette affirmation, assénée sans preuve fournie, intervient quelques semaines après que le député libéral Mark Gerretsen a présenté des excuses publiques pour avoir accusé une autre influente conservatrice canadienne (Kat Kanada) d’être financée par la Russie.

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