dimanche 4 janvier 2026

Vienne (Autriche) — La majorité des élèves qui entrent à l'école parlent à peine l'allemand

Les enseignants tirent la sonnette d'alarme ! Les enfants parlent à peine l'allemand. cela constitue une charge supplémentaire énorme.


Les écoles publiques de Vienne sont pleines à craquer : plus de 15 000 enfants ne peuvent pas suivre les cours pour des raisons linguistiques. Le plus choquant, c'est que beaucoup d'entre eux sont nés ici.

Avant même le début de la nouvelle année scolaire, les enseignants et les directeurs d'école de Vienne tirent la sonnette d'alarme. De plus en plus d'enfants entrent à l'école sans avoir une maîtrise suffisante de l'allemand, alors que beaucoup vivent en Autriche depuis des années et ont fréquenté la maternelle.

Au 1er octobre 2025, Vienne comptait 15 650 élèves en difficulté dans les écoles primaires publiques. Il s'agit d'enfants qui ne peuvent pas suivre les cours normaux parce qu'ils ne maîtrisent pas suffisamment la langue.

Selon le journal Kronen Zeitung, les enfants entrant à l'école sont particulièrement touchés : sur les 21 485 enfants scolarisés cette année, 50,9 % sont considérés comme ayant des besoins particuliers. Soit plus d'un enfant sur deux.

La plupart d'entre eux viennent de Syrie (4 786 élèves), suivis par les enfants de nationalité autrichienne (3 483), de Roumanie (880), d'Ukraine (718), de Serbie (704) et de Turquie (679). L'Afghanistan (530) et la Bulgarie (453) sont également très représentés, rapporte le quotidien.

52,4 % sont nés en Autriche

Un coup d'œil sur le pays de naissance montre l'ampleur du problème : 52,4 % des enfants concernés sont nés en Autriche. 3 348 d'entre eux sont originaires de Syrie, 510 d'Ukraine.

« L'enseignement de l'allemand n'a pas suffisamment fonctionné »

« Plus de la moitié de ces élèves sont nés en Autriche. 20,4 % ont la nationalité autrichienne et ne comprennent pourtant pas l'allemand », critique Harald Zierfuß, porte-parole de l'ÖVP en matière d'éducation, dans le Kronen Zeitung.

Épiphanie — Marche des rois mages

♫  De bon matin,
J'ai rencontré le train
De trois grands Rois qui allaient en voyage,
De bon matin,
J'ai rencontré le train
De trois grands Rois dessus le grand chemin.

♫  Venaient d'abord les gardes du corps,
Des gens armés avec trente petits pages,
Venaient d'abord les gardes du corps
Des gens armés dessus leurs just'au corps.

♫  Puis sur un char,
Doré de toute part,
On voit trois rois modestes comme d'anges
Puis sur un char,
Doré de toute part
Trois rois debout parmi les étendards.

♫  L'étoile luit
Et les Rois conduit,
Par longs chemins,
Devant une pauvre étable,
L'étoile luit
Et les Rois conduit,
Par longs chemins devant l'humble réduit.

♫ Au fils de Dieu
Qui naquit en ce lieu
Ils viennent tous présenter leurs hommages,
Au fils de Dieu
Qui naquit en ce lieu
Ils viennent tous présenter leurs doux vœux.

♫  De beaux présents,
Or, myrrhe et encens
Ils vont offrir au maître tant admirable
De beaux présents,
Or, myrrhe et encens
Ils vont offrir au bienheureux enfant.


C’est le mardi 6 janvier que tombe la fête de l’Épiphanie. Dans les églises, elle est pourtant célébrée ce dimanche 4 janvier. Trois questions pour mieux pour comprendre.


QUEL JOUR TOMBE L’ÉPIPHANIE ?

Pour l’Église catholique, « l’Épiphanie est célébrée le 6 janvier », ainsi que le soulignent les Normes universelles de l’année liturgique et du calendrier (§37) annexées au Missel romain. Ce principe connaît toutefois des exceptions, en particulier dans les pays où le 6 janvier n’est pas un jour chômé, permettant ainsi aux fidèles de se rendre à la messe. Dans ces pays, l’Épiphanie est alors fixée « au dimanche inclus dans la période du 2 au 8 janvier ».

C’est le cas en France qui connaît d’ailleurs cette exception depuis 1802 : le Concordat n’ayant conservé que quatre fêtes chômées (Noël, Ascension, Assomption, Toussaint), les autres fêtes de précepte avaient été déplacées au « dimanche le plus proche » par un indult du cardinal Caprara, légat du pape Pie VII.


D’OÙ VIENT L’ÉPIPHANIE ?

La fête de l’Épiphanie naît dans l’Orient chrétien où elle se développe parallèlement à celle de Noël en Occident, où elle est rapprochée de la fête païenne de Sol Invictus (du « Soleil invaincu », le soleil renaissant avec le solstice d'hiver). La date du 6 janvier correspond d’ailleurs à celle de Sol Invictus en Égypte et en Arabie, où le calendrier lunaire en usage accusait un décalage de 12 jours avec le calendrier solaire des Romains.

En Occident, cette fête est alors christianisée, rassemblant en un même événement les premières manifestations publiques de Jésus (c’est l’étymologie d’Épiphanie, du grec φαίνω phaïnô, « faire apparaître ») : l’adoration par les mages, le baptême au Jourdain et les Noces de Cana.

L’Épiphanie arrive en Occident vers 350 (elle est déjà fêtée à Lutèce en 361). À Rome, sa célébration insiste déjà plus sur l’adoration des mages, la célébration du baptême étant renvoyée, dès le VIIIe siècle, au dimanche suivant.

La distinction entre l’Épiphanie et le Baptême ne sera toutefois entérinée qu’en 1570 par le Concile de Trente et ce n’est qu’après Vatican II qu’une véritable fête du Baptême sera instituée, en général le dimanche suivant l’Épiphanie. Quant aux Noces de Cana, elles sont marquées dans la liturgie le 7 janvier et le deuxième dimanche de l’année C (ce sera ainsi le cas le 17 janvier prochain).

En Orient, l’Épiphanie (ou Théophanie) connaît une évolution inverse avec l’importation, au IVe siècle, de la fête de Noël à laquelle va se rattacher l’adoration des mages : l’Épiphanie se recentre alors davantage sur le baptême. Aujourd’hui encore, c’est d’ailleurs par une bénédiction des eaux que la fête est le plus souvent marquée chez les orthodoxes.

POURQUOI LES ROIS ET LA GALETTE ?

C’est Tertullien (vers 200) qui, le premier, a donné le titre de rois aux mages venus visiter Jésus à Bethléem. Leur nombre de trois rappelle les trois continents d’où ils étaient censés provenir, et leurs cadeaux soulignent que le Christ est à la fois roi (or), dieu (encens) et homme mortel (myrrhe), comme le décrira saint Ambroise de Milan au IVe siècle. Quant à leurs noms, Gaspard, Melchior et Balthazar, ils apparaissent pour la première fois dans un manuscrit du VIe siècle.

La galette trouverait son origine dans les Saturnales de la Rome antique, célébrées au moment du solstice d’hiver et qui se terminaient par la fête de Sol Invictus. Lors de ces fêtes païennes, les Romains avaient l’habitude d’inverser les rôles (ainsi entre maîtres et esclaves) et utilisaient la fève d’un gâteau pour désigner le « Prince des Saturnales » qui voyait tous ses désirs exaucés le temps d’une journée. La coutume voulait que le plus jeune de la maisonnée se place sous la table et nomme le bénéficiaire de la part qui était désignée par la personne chargée du service.

En Orient, lors de la fête de saint Basile, le 1er  janvier, la tradition est aussi de placer une pièce d’or dans le gâteau de Saint-Basile (Vassilopita).

Nicolas Senèze »

Pourquoi y a-t-il plusieurs dates pour l’Épiphanie ?

Le calendrier liturgique traditionnel de l’Église latine fixe aussi la fête de l’Épiphanie au 6 janvier. Dans les pays où le jour de la fête n’est plus chômé (il l’est encore dans plusieurs Länder allemands, en Italie, en Espagne ou au Portugal), la célébration de la solennité de la fête peut être reportée aux messes du dimanche qui suit.


Source La  Croix, via Belgicatho