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vendredi 5 juin 2026

Les accusations fédérales américaines visant le Southern Poverty Law Center (SPLC)

Les accusations fédérales visant le Centre juridique contre la pauvreté dans le Sud (SPLC) en 2026 jettent une lumière particulièrement troublante sur certaines méthodes employées au nom de la lutte contre l’extrémisme. Longtemps présenté comme une référence morale et institutionnelle dans le combat contre les groupes suprémacistes blancs, le SPLC est aujourd’hui accusé par le Département de la Justice américain (DOJ) d’avoir entretenu, financé et parfois facilité les activités mêmes qu’il dénonçait publiquement.


Selon l’acte d’accusation fédéral, le SPLC aurait mis en place, pendant plus d’une décennie, un vaste système de paiements clandestins à des membres ou dirigeants de groupes extrémistes infiltrés comme «informateurs». Les montants évoqués atteindraient plusieurs millions de dollars entre 2010 et 2023. Une partie de ces fonds aurait transité par des sociétés-écrans, des comptes dissimulés ou des intitulés administratifs trompeurs destinés à masquer la véritable nature des dépenses.

L’un des éléments les plus frappants du dossier concerne l’usage présumé de fausses descriptions professionnelles pour dissimuler ces paiements. Selon les procureurs, certains bénéficiaires liés à des groupes néo-nazis ou au Ku Klux Klan apparaissaient dans les documents comptables sous des appellations anodines ou fictives, comme des spécialistes de livres rares (« rare books specialists ») ou des consultants indépendants. L’accusation soutient que ces mécanismes avaient pour but de tromper les banques, les auditeurs et surtout les donateurs du SPLC sur la destination réelle des fonds.

Le DOJ affirme également que certains informateurs n’étaient pas de simples observateurs passifs infiltrés dans des organisations extrémistes, mais des acteurs pleinement intégrés à leur fonctionnement. Des remboursements auraient notamment concerné l’achat de robes et capuches du KKK, du matériel utilisé lors de « incendies de croix » (croix brûlées), ainsi que diverses dépenses logistiques liées à des rassemblements ou à des activités de recrutement.

Plus troublant encore, les procureurs soutiennent que certains individus ayant exprimé le souhait de quitter ces organisations auraient été incités à y rester afin de préserver leur utilité comme sources rémunérées. Autrement dit, selon l’accusation, l’objectif n’aurait pas seulement été de surveiller des groupes extrémistes existants, mais aussi de maintenir actifs certains réseaux afin de continuer à produire du renseignement ou des sources d'incidents — et, indirectement, la justification de la mission du SPLC lui-même.

Le cas de l’informateur désigné « F-37 » occupe une place centrale dans l’acte d’accusation. Cet individu, rémunéré pendant plusieurs années par le SPLC à hauteur de plusieurs centaines de milliers de dollars selon les procureurs, aurait participé aux discussions préparatoires entourant le rassemblement « Unite the Right » de Charlottesville en août 2017. D’après le DOJ, il faisait partie de canaux de coordination utilisés par les organisateurs, aurait contribué à certains aspects logistiques du déplacement de militants et publiait des contenus racistes dans le cadre de ses activités d’infiltration ou de provocation.

C’est ici que l’affaire prend une dimension particulièrement sensible. La défense du SPLC affirme que ces méthodes relevaient de techniques classiques d’infiltration destinées à surveiller des groupes potentiellement violents et à transmettre des renseignements aux autorités. Mais les procureurs suggèrent une lecture beaucoup plus grave : celle d’une organisation qui aurait dépassé la simple observation pour devenir, dans certains cas, un acteur indirect du maintien ou de la dynamique de ces mouvements.

Les critiques du SPLC vont plus loin encore. Elles soulignent que l’organisation a connu une croissance financière spectaculaire au cours des années marquées par la forte médiatisation de la montée de l’extrême droite américaine. Pour ses détracteurs, cette coïncidence alimente une question dérangeante : une organisation dont les ressources, l’influence médiatique et la capacité de collecte de fonds dépendent largement de l’existence d’une menace extrémiste peut-elle être tentée d’entretenir, consciemment ou non, l’écosystème qu’elle combat publiquement ?

Les procureurs ne prétendent pas que le SPLC aurait « créé » à lui seul le suprémacisme blanc américain. En revanche, l’acte d’accusation suggère qu’en rémunérant durablement certains militants radicaux, en finançant indirectement certaines de leurs activités et en maintenant sous perfusion des réseaux infiltrés, l’organisation aurait contribué à préserver ou amplifier des structures extrémistes dont elle tirait parallèlement une partie importante de sa légitimité publique et de ses revenus.

Le SPLC rejette catégoriquement ces accusations et plaide non coupable. L’organisation soutient que les paiements incriminés relevaient d’opérations de renseignement indispensables pour prévenir des violences et surveiller des groupes dangereux. Elle affirme également avoir coopéré avec les forces de l’ordre fédérales et considère les poursuites comme politiquement motivées.

Le procès devra déterminer si ces pratiques relevaient d’un programme d’infiltration agressif mais légal, ou si elles ont franchi une ligne plus grave : celle où la lutte contre l’extrémisme cesse d’être une simple surveillance pour devenir un système contribuant lui-même, directement ou indirectement, à la survie des mouvements qu’il prétend combattre.

 L'issue judiciaire est incertaine, et cette poursuite est engagée par une administration Trump notoirement hostile à l'organisation. Ces réserves sont nécessaires. Mais elles ne dissolvent pas la question structurelle. La SPLC dispose d'un patrimoine de plus de 700 millions de dollars. Son modèle économique dépend des dons, lesquels dépendent de la visibilité de la menace raciste. Une organisation qui combat le racisme et qui dépend financièrement de l'existence du racisme a, structurellement, davantage intérêt à étendre la définition du problème qu'à le résoudre. 

Historique de critiques et de controverses

Le Southern Poverty Law Center (SPLC) fait depuis longtemps l’objet de critiques l’accusant d’avoir progressivement évolué d’un organisme de surveillance des mouvements extrémistes vers une organisation militante fortement polarisée, centrée sur la collecte de fonds et la mobilisation politique.

Une définition controversée des « groupes haineux »

L’un des principaux reproches adressés au SPLC concerne l’extension progressive de la catégorie des « groupes haineux ». Ses détracteurs lui reprochent de ne plus se limiter à des organisations explicitement néonazies ou suprémacistes, mais d’y inclure également des associations conservatrices traditionnelles engagées dans les débats sur l’avortement, la religion, l’identité sexuelle ou l’éducation.

Parmi les organisations régulièrement citées figurent notamment Family Research Council, Alliance Defending Freedom, certains groupes opposés à l’avortement ou encore Moms for Liberty. Les critiques estiment que cette classification contribue à placer sur un même plan des mouvements violents et des organisations participant au débat public légal et institutionnel.

Selon ces observateurs, cette extension de la notion de « haine » aurait pour effet de gonfler artificiellement les statistiques sur l’extrémisme tout en servant à discréditer des adversaires idéologiques. Plusieurs médias ou commentateurs non conservateurs, y compris dans des publications comme Politico ou The New Yorker, ont également exprimé des réserves sur certaines méthodes ou classifications employées par le SPLC.

Crises internes et accusations de culture toxique

Le SPLC a aussi été secoué par d’importantes controverses internes. En 2019, son cofondateur Morris Dees a été licencié dans un contexte marqué par des accusations de harcèlement sexuel, de discrimination raciale et de mauvaise gestion interne.

À la suite de son départ, plusieurs employés et anciens salariés ont décrit une culture organisationnelle qu’ils jugeaient toxique, dénonçant notamment des tensions raciales, des comportements sexistes et un écart important entre le discours public de l’organisation et son fonctionnement interne.

Ces révélations ont provoqué une crise majeure de gouvernance et conduit le SPLC à annoncer plusieurs réformes administratives et structurelles.

Critiques sur la gestion financière et les campagnes de collecte

Le SPLC est également critiqué pour l’ampleur de ses ressources financières. L’organisation dispose depuis plusieurs années de revenus annuels très élevés ainsi que d’importantes réserves financières et patrimoniales.

Ses détracteurs soutiennent qu’une part relativement limitée de ces ressources serait consacrée à des actions judiciaires directes ou à une assistance concrète aux victimes, comparativement aux montants investis dans la communication, la collecte de fonds et le développement institutionnel.

L’organisation est ainsi régulièrement accusée d’utiliser des campagnes de sensibilisation alarmistes sur la montée de l’extrémisme afin de stimuler les dons et d’entretenir un climat d’urgence favorable à ses activités de financement. Le SPLC rejette ces accusations et affirme que ses ressources sont nécessaires pour assurer la surveillance des mouvements extrémistes, produire des recherches, soutenir des actions éducatives et financer des procédures judiciaires de longue durée.

Des relations souvent jugées complaisantes avec les grands médias de gauche

mardi 2 juin 2026

Belgique — Quand la vérité des faits ne protège plus la liberté d’expression

Le tribunal correctionnel de Louvain a condamné, mardi le 26 mai, l'ancien député Dries van Langenhove (ci-contre) à une amende de 4 000 euros pour incitation à la haine et à la violence fondée sur la race, la couleur de peau ou l’ascendance ethnique, ainsi que pour diffusion d’idées fondées sur la haine raciale. 

Les faits remontent à une conférence donnée le 28 février 2024 à la KU Leuven (l'Université catholique de Louvain néerlandophone), à l’invitation de l’association étudiante nationaliste NSV. Initialement annoncée sur le thème de l’agriculture régénérative, l’intervention a ensuite dérivé vers une critique virulente de l’immigration de masse et de ses conséquences sur la criminalité, la qualité de l’enseignement, le logement et la sécurité sociale en Flandre.

Parmi les propos tenus figuraient plusieurs exemples devenus centraux dans le dossier : une comparaison sur l’attention portée qu'une personne attacherait à son téléphone mobile selon l’apparence « flamande » ou « rom » des personnes demandant leur chemin, la surreprésentation allochtone parmi les auteurs d’infractions, ou encore certaines disparités statistiques concernant les Noirs en prison ou au chômage. Van Langenhove dit n'avoir énoncé que « de simples faits », tirés d'études scientifiques et de données officielles.

Le jugement du tribunal reconnaît implicitement cette dimension. Le juge souligne en effet que, « même à supposer » que les déclarations reposent sur des preuves scientifiques et des statistiques, cela « n’enlève rien à ce qui précède ». Ce n’est pas la fausseté des informations qui est reprochée, mais la manière de les présenter, jugée susceptible de créer un climat d’intolérance ou de dénigrement envers des groupes protégés par la loi antiracisme de 1981. Le magistrat relève notamment l’établissement de liens de causalité entre « superdiversité » et problèmes sociétaux, ainsi que des affirmations sur des différences entre groupes ethniques — par exemple à propos des ponts en Afrique ou des performances différenciées.

Dirk Voorhoof, professeur émérite de droit des médias à l’Université de Gand, approuve cette analyse. Selon lui, le caractère répréhensible réside dans l’interprétation des faits et les conclusions qui en sont tirées, lesquelles s’inscrivent dans une logique de division et d’incitation à la haine. Le jugement rappelle, en s’appuyant sur la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme, qu’il n’est pas nécessaire d’appeler explicitement à des actes de violence : la création d’une « attitude générale d’intolérance » suffit. 

Présentation tronquée des médias de grand chemin

La grande majorité des médias traditionnels belges s'est arrêtée à cette présentation. L’article du Standaard (journal de référence, autrefois catholique et conservateur) donne une voix quasi-exclusive à un expert qui valide la décision (Voorhoof). Nul contre-expert pour critiquer la portée de la condamnation sur la liberté d’expression, ni d’analyse plus nuancée sur les données statistiques évoquées (sur-représentation dans la criminalité, différences de résultats scolaires, sportifs, etc.). C’est un défaut classique de couverture médiatique belge sur ces sujets : on y présente les jugements dans ces matières sensibles comme une application évidente et légitime de la loi anti-racisme, avec des experts dûment choisis qui expliquent ou confirment le bien-fondé des jugements, sans vraiment explorer les contre-arguments. 

Des voix critiques s’élèvent pourtant

Cette motivation suscite pourtant un malaise croissant, y compris au-delà des cercles habituels de soutien à Van Langenhove. Bart Eeckhout, éditorialiste en chef du journal De Morgen (centre-gauche), a qualifié la condamnation pour incitation à la haine d’injustice, malgré son opposition claire aux idées de l’intéressé. Le philosophe Maarten Boudry, souvent classé à gauche, a dénoncé sur les réseaux sociaux le risque de transformer en délit la discussion de statistiques ethniques publiques : « Dans un pays libéral, on ne condamne pas quelqu’un pour avoir évoqué la surreprésentation de certains groupes dans les statistiques criminelles. Ce n’est pas au juge de fermer le débat sur la dimension ethnique ou culturelle de la criminalité. »

jeudi 30 avril 2026

Scènes de christanophobie en Israël: nonne française agressée, crachats et gestes obscènes devant la cathédrale Saint-Jacques (m à j)


Billet du 30 avril

La vidéo ci-dessous de la police israélienne montrant un homme de 36 ans agressant par-derrière une nonne française de 48 ans à Jérusalem, près du tombeau de David sur le mont Sion, en la projetant au sol et en la frappant.

La victime, chercheuse à l’École biblique et archéologique française, a subi des contusions au visage ; un passant est intervenu et le suspect a été arrêté le jour même pour agression, avec examen d’un possible mobile nationaliste.

La France a condamné l’acte, dans un contexte de signalements répétés d’incidents antichrétiens par des extrémistes juifs dans la Vieille Ville.

Dans un autre vidéo, un homme est filmé crachant devant la cathédrale Saint-Jacques dans la Vieille Ville, tout en faisant un doigt d’honneur en forme de croix, suite à l’agression d’une religieuse française la veille.

Voir aussi

Le Noël tourmenté des chrétiens d'Orient

« Certains Israélites crachent sur les chrétiens qu’ils croisent à Jérusalem », Mgr Gollnisch de l'Œuvre d'Orient

Un journaliste israélien se fait passer pour un prêtre - et se fait cracher dessus à Jérusalem (juin 2023)

Liban — « Si les chrétiens quittent le sud du pays, ils ne reviendront jamais » 

« On aime Laval. C’est comme si on était au Liban ! Il y a plus d’Arabes que de Québécois ici »

Selon l'Armée israélienne, seule une partie du couvent a été détruite: « Après vérification des faits, il est apparu que dans le cadre des activités des forces visant à détruire les infrastructures terroristes, une maison située dans un complexe religieux de la région a été endommagée, et qui ne présentait aucune caractéristique indiquant qu'il s'agissait d'un bâtiment religieux. Après avoir identifié des caractéristiques claires sur un autre bâtiment du complexe, les forces ont agi pour éviter d'autres dommages au complexe.» Notons que la destruction préventive de bâtiments civils en l'absence de combats est très probablement contraire au droit international humanitaire. L’usage de moyens lents et planifiés comme ces pelleteuses, dans une zone sans combat apparent, affaiblit fortement l’argument de nécessité militaire. On semble assister à des mesures punitives collectives.

 

mercredi 10 décembre 2025

Alliance des Libéraux et du Bloc québécois pour punir l'expression de croyances religieuses qui seraient « haineuses »

La politique fédérale est en effervescence depuis qu’on a appris que les libéraux minoritaires, mais au pouvoir, ont conclu un accord avec le Bloc québécois (ci-contre le chef du BQ) pour faire adopter leur projet de loi sur la réforme des crimes haineux en supprimant la défense spéciale fondée sur les croyances religieuses dans le cadre des poursuites pénales pour promotion délibérée de la « haine ». 

La société civile et les groupes religieux ont exprimé leur inquiétude quant au fait que cette mesure expose les fidèles à des risques juridiques et pourrait décourager le discours religieux en raison de la menace de poursuites. 

— Qu’est-ce que la défense fondée sur la croyance religieuse de bonne foi ?

Selon l’article 319 (2) du Code criminel du Canada, le fait de communiquer publiquement et délibérément des déclarations qui encouragent la haine envers un groupe identifiable constitue l’un des très rares cas où un Canadien peut être condamné à une peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à deux ans uniquement pour des paroles ou des écrits.

Mais la loi prévoit actuellement quatre moyens de défense absolus. Personne ne peut être condamné pour avoir délibérément encouragé la haine ou l’antisémitisme, par exemple, « si, de bonne foi, la personne a exprimé ou tenté d’établir par un argument une opinion sur un sujet religieux ou une opinion fondée sur la croyance en un texte religieux ».

C’est ce que le nouveau projet de loi sur les crimes haineux propose de supprimer. Les autres moyens de défense comprennent la véracité des déclarations en question, la croyance raisonnable en leur véracité et leur pertinence pour l’intérêt public, et le fait de signaler les discours haineux dans le but de les dénoncer.

Telles sont les limites de la promotion délibérée de la haine, qui fait rarement l’objet de poursuites, mais reste l’une des lois les plus controversées sur le plan politique au Canada.

mardi 9 décembre 2025

Canada — 125 églises incendiées ou vandalisées depuis l'annonce de la découverte de tombes à l'ancien internat de Kamloops

Mise à jour du 9 décembre 2025 


À travers le Canada, au moins 123 églises chrétiennes à travers le Canada ont été vandalisées, incendiées ou profanées, et à ce jour, AUCUNE enquête fédérale n'a été ouverte à ce sujet à ce jour.

La vague de violence contre les lieux de culte chrétiens a éclaté après la prétendue découverte de tombes anonymes près d'un pensionnat indien à Kamloops, en Colombie-Britannique. Bien que la Première Nation elle-même ait qualifié ces découvertes d'« anomalies » et n'ait pas confirmé qu'il s'agissait bien de tombes, la tempête médiatique qui a suivi a déclenché une vague de haine anti-chrétienne. 

Quelques églises incendiées ces derniers mois:

Église orthodoxe ukrainienne All Saint’s, Bellis, Alberta

Une église orthodoxe ukrainienne vieille de près de 100 ans située à Bellis, en Alberta, a été détruite dans un incendie survenu le 21 septembre 2025. Selon la GRC, cet incendie aurait été allumé délibérément dans le cadre d’une série de crimes violents comprenant des vols de véhicules, des agressions contre des policiers et des incendies criminels. Trois suspects de la Première Nation de Saddle Lake, dont un jeune, ont été arrêtés et inculpés.

Église Thunderchild Word, Première Nation de Thunderchild, Alberta

La GRC enquête sur un incendie survenu le 1er septembre 2025 qui a détruit l'église Thunderchild Word Church de la Première Nation Thunderchild, au nord-ouest de North Battleford, causant plus de 250 000 dollars de dommages, mais sans faire de blessés. Bien que la cause n'ait pas encore été déterminée, les députés locaux et les dirigeants de l'église affirment que cet incendie reflète une augmentation inquiétante des crimes haineux contre les lieux de culte, et la congrégation s'est engagée à reconstruire l'église.

Grace United Church, Lloydminster, Alberta

Le 3 juillet 2025, les pompiers de Lloydminster ont rapidement maîtrisé un incendie mineur à la Grace United Church après avoir reçu un appel à 13 h 18 et être arrivés sur les lieux en moins de trois minutes. Bien que l'incendie ait produit une épaisse fumée et des résidus d'extincteur, aucun blessé n'a été signalé et l'enquête sur les causes se poursuit.

Notre-Dame-des-Neiges, Colville Lake, Territoires du Nord-Ouest

L'église historique en rondins Notre-Dame-des-Neiges de Colville Lake, construite dans les années 1960 par le prêtre et artiste Bern Will Brown, a été détruite dans un incendie le 16 septembre 2025, qui n'a fait aucun blessé. 

Église baptiste Cherryfield, Moncton, Nouveau-Brunswick

En août 2025, les pompiers de Moncton ont rapidement maîtrisé un incendie qui s'était déclaré dans le sous-sol de l'église baptiste Cherryfield, vieille d'un siècle, empêchant ainsi la destruction totale de ce bâtiment historique. Bien que l'église ait subi des dommages causés par le feu au sous-sol et par la fumée dans l'ensemble du bâtiment, aucun dommage structurel ni aucune blessure n'ont été signalés, et l'enquête sur les causes de l'incendie se poursuit.

Église luthérienne Our Saviour, London, Ontario

Le 25 avril 2025, les pompiers de London sont intervenus tôt le matin pour éteindre un incendie à l'église luthérienne Our Saviour, située sur Brydges Street, qui a endommagé le toit de l'église et détruit un hangar adjacent. Aucun blessé n'a été signalé, et les enquêteurs cherchent à déterminer la cause de l'incendie extérieur.

Voir aussi

L'Occident reste indifférent alors que des chrétiens sont massacrés et persécutés dans le monde entier

Vandalisme antichrétien en forte hausse en France et en Allemagne : l'inquiétude grandit

France — Actes antichrétiens : l’assourdissant silence des médias et de la classe politique

Attaque de colons sionistes contre un village chrétien palestinien (Taybeh/Tayibé)

Trois ans plus tard (octobre 2024), les allégations de « fosses communes » au Canada restent sans fondement


Mise à jour du 30 septembre 2024

dimanche 7 décembre 2025

Évêques catholiques du Canada s'opposent aux restrictions supplémentaires imposés aux discours religieux (loi C-9)

Lettre des évêques catholiques du Canada au Premier ministre Mark Carney.


Le 4 décembre 2025 


Au très honorable Mark Carney, C.P., député
Premier ministre du Canada 
Cabinet du Premier ministre Ottawa (ON) 
mark.carney@parl.gc.ca 

Objet : Restrictions proposées à la liberté religieuse – Projet de loi C-9


Monsieur le Premier ministre, 

    Au nom du Conseil permanent de la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC), nous vous écrivons aujourd'hui pour exprimer notre profonde inquiétude concernant des reportages récents voulant que votre gouvernement, en collaboration avec le Bloc Québécois, envisage d’abolir l’exemption religieuse qui existe depuis de nombreuses années et qui est prévue à l’article 319(3)(b) du Code criminel dans le cadre des modifications du projet de loi C-9: Code criminel, L.R.C. 1985, ch. C-46, art. 319(3)(b) :

Nul ne peut être déclaré coupable d’une infraction prévue au paragraphe (2) […] (b) il a, de bonne foi, exprimé une opinion sur un sujet religieux ou une opinion fondée sur un texte religieux auquel il croit, ou a tenté d’en établir le bien-fondé par argument.

    Nous reconnaissons et affirmons sans équivoque l’importance de condamner la haine, de protéger les personnes et les communautés en situation de vulnérabilité et de favoriser une société dans laquelle chaque Canadien et Canadienne peut vivre libre de toute discrimination, intimidation et violence. L’Église a constamment favorisé des mesures appropriées visant à combattre l’extrémisme et la promotion de la haine. Nous sommes également conscients des graves défis qui ont émergé ces dernières années, notamment la hausse d’antisémitisme ou d’autres formes de discours ou de comportements haineux, dont plusieurs ont visé la communauté chrétienne. Ces actes laissent une blessure profonde dans le tissu de notre pays.

     En même temps, l’abrogation proposée de la défense fondée sur la croyance de bonne foi dans un texte religieux soulève d’importantes préoccupations. Cette exemption, formulée de manière restrictive, constitue depuis de nombreuses années une garantie essentielle permettant de s’assurer que les Canadiens et Canadiennes ne soient pas poursuivis au criminel pour avoir exprimé sincèrement et sans animosité des croyances fondées sur des traditions religieuses établies. Les tribunaux ont clairement affirmé que seules les formes d’expression les plus extrêmes constituent des infractions de propagande haineuse. 

    Toutefois, l’abolition de cette disposition risque de créer de l’incertitude parmi les communautés de croyants, le clergé, les éducateurs et éducatrices, et d’autres qui pourraient craindre que l’expression d’enseignements moraux ou doctrinaux traditionnels puisse être interprétée à tort comme des discours haineux et exposer une personne à des poursuites pouvant entraîner une peine d’emprisonnement allant jusqu’à deux ans. Comme des experts juridiques l’ont signalé, la perception du public au sujet des discours haineux et de leurs implications juridiques dépasse souvent largement ce qui est réellement visé par le Code criminel. L’abolition d’une garantie légale claire aura donc probablement un effet néfaste sur la liberté d’expression religieuse, même si les poursuites demeurent peu probables en pratique.

    Nous sommes également conscients que le moyen de défense en vigueur est soutenu non seulement par les organismes chrétiens, mais aussi par les organismes de défense des libertés civiles, qui le considèrent comme un élément important de l’engagement constitutionnel du Canada en matière de liberté de religion, de liberté d’expression et de pluralisme. Le respect de ces libertés n’est pas seulement une obligation constitutionnelle, mais encore un élément fondamental de notre identité nationale. La Charte canadienne des droits et libertés déclare que le Canada est « une société libre et démocratique ». Pour ces raisons, nous exhortons respectueusement le gouvernement du Canada à :

  • s’assurer que le projet de loi C-9 ne supprime pas la défense fondée sur des textes religieux du Code criminel. Ou encore, à :
  • offrir une assurance claire, faisant l’objet d’une déclaration publique – y compris dans un dossier législatif ou un débat parlementaire –, que l’expression, l’enseignement et la prédication religieuses de bonne foi ne feront pas l’objet de poursuites criminelles en vertu de dispositions sur la propagande haineuse; et
  • s’engager à mener une consultation auprès des leaders religieux, des experts du droit et des organisations de défense des libertés civiles avant d’apporter des modifications au projet de loi C-9 qui seraient susceptibles d’affecter la liberté religieuse.

    Nous croyons qu’il est possible d’atteindre l’objectif commun de promouvoir une société exempte de haine tout en respectant les droits constitutionnels de millions de Canadiens et Canadiennes qui trouvent leur inspiration morale et spirituelle dans leurs traditions religieuses. C’est dans un esprit de dialogue et de respect mutuel que nous exprimons ces préoccupations, tout en réaffirmant notre engagement à collaborer de manière constructive avec le gouvernement afin que la législation destinée à combattre la haine ne porte pas, même involontairement, atteinte aux libertés qui permettent à notre pays de demeurer sain, diversifié et démocratique.

Sincèrement vôtre,

    Mgr Pierre Goudreault 
    Évêque de Sainte-Anne-de-la-Pocatière et Président de la Conférence des évêques catholiques du Canada 

C.c. : - L’hon. Sean Fraser, ministre de la Justice et procureur général du Canada (mcu@justice.gc.ca / sean.fraser@parl.gc.ca)
 - Patricia Lattanzio, secrétaire parlementaire du ministre de la Justice et procureur général du Canada (Patricia.Lattanzio@parl.gc.ca)
 - Larry Brock, ministre du Cabinet fantôme conservateur, responsable de la Justice (larry.brock@parl.gc.ca) 
- Lori Idlout, porte-parole NPD pour la Justice (lori.idlout@parl.gc.ca) 
- Rhéal Éloi Fortin, porte-parole du Bloc Québécois pour la Justice (rheal.fortin@parl.gc.ca) 
- Elizabeth May, cheffe du Parti vert du Canada (elizabeth.may@parl.gc.ca) 
- Pierre Poilièvre, chef du Parti conservateur du Canada et chef de l’opposition (pierre.poilievre@parl.gc.ca) 
- Don Davies, chef intérimaire du NPD (don.davies@parl.gc.ca) 
- Yves-François Blanchet, chef du Bloc Québécois (Yves-Francois.Blanchet@parl.gc.ca)

Voir aussi

Alliance des Libéraux et du Bloc québécois pour punir l'expression de croyances religieuses sincères qui seraient « haineuses » (Analyse sous forme de questions/réponses)


Zemmour sur les condamnations pour discours haineux et l'histoire protégée par les tribunaux



mardi 2 décembre 2025

Mathieu Bock-Coté à Paris interrogé par Radio-Canada


lundi 17 novembre 2025

Mathieu Bock-Côté à Tout le monde en parle sur la télévision d'État canadienne (SRC)

Les propros de René Lévesque sur les deux ministères de l'immigration :

 

Bock-Côté relève un passage du dernier livre de Ruba Ghazal, co-porte-parole du parti d'extrême gauche QS : 

Entretemps, le nouveau Premier ministre du Canada, l'irlando-britanno-canadien Mark Carney se félicite du fait que près de la moitié de la population du Grand-Toronto soit des étrangers (naturalisés) : « Ils nous enrichissent ».

mardi 11 novembre 2025

Pierre-André Taguieff sur le déni d’existence du racisme anti-Blancs


Pour Pierre-André Taguieff, une des clés d’explication du déni d’existence du racisme anti-Blancs est liée à une vision simpliste du racisme. Le philosophe poursuit son analyse critique de l’emploi du terme “racisme”. Entretien paru dans Valeurs Actuelles. 


Comme l’illustre le meurtre de Thomas Perotto à Crépol, le 19 novembre 2023, le racisme anti-Blancs fait débat dans la société française. L’observer revient à faire partie de l’extrême droite. En effet, explique le philosophe et historien des idées Pierre-André Taguieff, une « vision “coloriste”, privilégiant l’opposition entre “Blancs” et “Noirs”, est présupposée par la plupart des approches du racisme en tant que phénomène moderne ». Cette approche biaisée empêche de correctement appréhender la réalité. Le nouvel ouvrage de l’intellectuel propose de réexaminer les concepts afin de comprendre comment ce racisme contre les Blancs a même fait émerger un antiracisme anti-Blancs.

— Pourquoi le racisme anti-Blancs est-il taxé d’invention de l’extrême droite ?

— D’abord, parce qu’attribuer l’invention d’un phénomène social supposé fictif à “l’extrême droite”, catégorie floue et à géométrie variable, mais surtout instrument de disqualification de l’adversaire, est la manière la plus simple d’en nier l’existence. Ensuite, pour les nouveaux militants gauchistes qui se disent “progressistes”, cela permet de diaboliser tous ceux qui osent braver le politiquement correct en affirmant l’existence du racisme anti-Blancs. Ils sont ainsi classés parmi les “fascistes”, les “réactionnaires”, etc. Dans la guerre idéologique et culturelle, le simple fait de reconnaître, sur la base de nombreux indices, l’existence du racisme anti-Blancs fait de vous un ennemi de l’antiracisme et de l’antifascisme, atteint de “crispation identitaire”.

Enfin, c’est préserver la principale idée reçue sur le racisme, à savoir qu’il est nécessairement et exclusivement un “racisme blanc” dont les victimes sont des “non-Blancs”. Il s’agit de rendre inattaquable le postulat que le racisme est un instrument de domination, d’exploitation et de discrimination fabriqué par “les Blancs”, c’est-à-dire les peuples européens ou occidentaux et eux seuls, lesquels, en conséquence, sont coupables d’infériorisation et de déshumanisation des “autres”.

—  Que révèle cette volonté de ne dénoncer qu’un seul racisme, celui de “Blancs” à l’encontre des “non-Blancs”?

— Il s’agit d’une mise en accusation des peuples “blancs”, dénoncés comme animés d’une “haine de l’autre” théorisée ou idéologisée, dont on ne trouverait aucune trace chez les non-Blancs. C’est là, selon les types d’accusateurs, un mythe, un mensonge de propagande ou l’expression d’une ignorance prétentieuse. Les intellectuels militants qui se veulent antiracistes, en disciples appliqués des universitaires d’extrême gauche à l’américaine, réduisent désormais la “blanchité” (whiteness) à une construction sociale occidentale, donc liée à la “domination blanche” et au “privilège blanc”. Certains néoantiracistes dénoncent le “pacte de blanchité” qui unirait tous les Blancs, soucieux d’assurer leur domination. D’où les usages exclusivement péjoratifs du mot, qui fonctionne ordinairement comme un terme polémique.

Il faut rappeler ici que de très nombreux ouvrages “antiracistes” sur le racisme parus aux États-Unis depuis les années 1980 soutiennent la thèse de “la nature indélébile du racisme blanc”. Traduisons : les Blancs ne peuvent cesser d’être racistes, car la “race blanche”, pour être une construction sociale, n’en est pas moins porteuse de racisme. La référence à la race n’a donc pas disparu. Le racisme est devenu l’attribut principal de la blanchité. Mais, alors que les Blancs sont accusés de racisme, ils seraient les seuls à l’être. D’où le rejet sans discussion de la notion de racisme anti-Blancs.

— « Le caractère pluridimensionnel du racisme n’est pas pris en compte », observez-vous. Quelles conséquences ?

— La complexité du phénomène nommé “racisme” est généralement méconnue, en particulier par ceux qui emploient le mot dans une intention polémique et ont intérêt à l’utiliser comme un mot-massue. La distinction entre le racialisme, vision de la diversité humaine en termes de races différentes et (le plus souvent) inégales, et le racisme, théorie et pratique d’un projet de domination ou d’exclusion, est un préalable obligé. Disons qu’en tout racialisme prévaut une visée cognitive s’accompagnant souvent d’illusions scientistes prises pour des explications scientifiques, alors qu’en tout racisme, ce sont les conclusions normatives et prescriptives qui prévalent, impliquant des appels à la haine et à la violence, à la discrimination, à la ségrégation ou à l’expulsion, voire à l’extermination.

— Vous proposez de gagner en nuances…

— Pour rompre avec le simplisme, j’ai construit le modèle des cinq dimensions du racisme, qui renvoient à autant de domaines où le racisme est observable et qui s’articulent entre eux de diverses manières. Le premier domaine concerne les attitudes (opinions, croyances, préjugés, stéréotypes), produits de divers héritages culturels ; le deuxième s’intéresse aux comportements individuels ou collectifs, qui vont de l’évitement à la discrimination, et de l’agression à la persécution, liés ou non à des mobilisations de masse ; le troisième se rapporte à la sphère dite institutionnelle, c’est-à-dire les fonctionnements institutionnels comme la ségrégation ou la discrimination, qui ne sont pas toujours reconnus comme tels, notamment lorsqu’ils se rencontrent sous de nouvelles formes (voilées, euphémisées, non revendiquées), dans ce qu’il est convenu d’appeler le “racisme systémique” ou dans le “racisme symbolique”, formation de compromis entre les valeurs-normes antiracistes et les attitudes racistes ; le quatrième englobe l’espace affectivoimaginaire, c’est-à-dire le monde des représentations, parfois délirantes — notamment complotistes —, associées à des investissements affectifs et se manifestant par des réactions émotives ou passionnelles négatives (peur, dégoût, haine, mépris, irrespect, etc.), s’exprimant le plus souvent par un imaginaire racialiste, comme c’est le cas du racisme anti-Blancs; enfin, la sphère des croyances structurées et des discours idéologiques explicites, celle donc des idéologies ou des doctrines racistes, constitue le cinquième domaine.

Les néo-antiracistes qui nient l’existence du racisme anti-Blancs refusent de reconnaître qu’il est observable dans les domaines des attitudes, des comportements, de l’imaginaire social et des idéologies, voire dans les mesures de discrimination dite positive prises pour combattre le racisme (supposé blanc), selon la formule magique qui, importée des États-Unis, traduit les trois valeurs-normes résumant le programme woke : diversité, équité, inclusion (DEI). Le néo-antiracisme se dévoile ainsi comme un pseudo-antiracisme tout en contribuant à banaliser la vision des Blancs comme ontologiquement racistes.

— Vous montrez que le racisme anti-Blancs a généré un antiracisme anti-Blancs. En quoi ce dernier est-il inquiétant ?

— Le racisme anti-Blancs était naguère confiné dans les mouvements nationalistes dits de libération à l’époque de la décolonisation. Aujourd’hui, l’intégration de la thématique anti-Blancs dans le discours antiraciste militant, sous l’influence des idéologues décoloniaux, légitime et banalise la haine des Blancs.

— Comment bien penser le racisme ?

— En commençant par cesser de mettre le mot “racisme” à toutes les sauces pour les besoins de telle ou telle propagande politique. Dans la Force du préjugé, en 1988, j’ai identifié les deux grandes catégories de déni racisant, et appelé à distinguer clairement le déni d’humanité du déni d’identité. Le premier est à la source du racisme différentialiste, le second, à l’origine du racisme universaliste. La négation de l’appartenance au genre humain, la déshumanisation de “l’autre”, n’est pas le seul geste idéologique qui produit du racisme. La négation de l’identité collective dans laquelle se reconnaît un individu ou un groupe est tout aussi productrice de racisme. C’est là jouer brutalement et avec bonne conscience la carte de l’universel abstrait contre le particulier vécu, abaissé ou nié. Dans chaque situation concrète porteuse de conflits, il faut résoudre le difficile problème suivant : comment combiner le regard universaliste avec la reconnaissance du droit à la différence ?

D’où une double obligation morale : ne jamais se montrer aveugle à l’humanité incarnée par des individus ou des groupes perçus comme différents ou étrangers, et ne jamais nier ou considérer avec mépris les identités ethniques, culturelles ou politiques (telles les identités nationales) auxquelles tiennent les individus ou les groupes. Cette double référence à une vision positive de l’universalité et à un respect des identités particulières donne son sens et sa valeur à la vie humaine. 

​Du racisme en général et du racisme anti-Blancs en particulier, 
par Pierre-André Taguieff,
paru le 15 octobre 2025,
chez H&O éditions, 
204 pages, 
ISBN-10 ‏ : ‎ 2845474334
ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2845474338

Présentation de l'éditeur

Le racisme anti-Blancs n’existe pas. Telle est la thèse des néo-antiracistes pour qui le phénomène raciste est essentiellement lié à la « domination blanche » et à l’histoire prédatrice de la civilisation occidentale. Oser prétendre que différentes formes de racisme coexistent d’une façon conflictuelle fait de vous un complice objectif du fascisme et un « facho » vous-même.

Le racisme anti-Blancs est partout. Il prédomine dans nos sociétés et dans le monde tout entier. C’est la seule forme de racisme qui doive nous préoccuper, affirment, de leur côté, certains tenants de la droite extrême.

Alors, comment faire la part des choses dans ce débat truqué ? Comment expliquer, comprendre et évaluer correctement un phénomène que l’on nie ou dont on exagère l’importance ? Pour contourner ces biais idéologiques et cognitifs, Pierre-André Taguieff nous propose tout d’abord de revenir sur la définition même du racisme afin d’appréhender son caractère pluridimensionnel, dont la composante antisémite ne doit pas être sous-évaluée. Il examine ensuite comment le racisme blanc a enfanté l’antiracisme anti-Blancs, dans lequel il voit une forme masquée de racisme, et nous éclaire sur les raisons du déni que ce dernier engendre. Enfin, il nous alerte sur les limites et les effets pervers de ce nouvel antiracisme dévoyé.


samedi 1 novembre 2025

Trump annonce une possible intervention militaire au Nigeria

Le président américain Donald Trump a exprimé samedi son intention de prendre des mesures militaires si le Nigeria, le pays le plus peuplé d’Afrique, ne met pas fin à ce qu’il décrit comme des « meurtres de chrétiens » perpétrés par des « terroristes islamistes ».

Un policier monte la garde à l’intérieur de l’église catholique Saint-François, au lendemain d’une attaque qui a visé des fidèles à Owo, au Nigeria, en 2022.

« Si le gouvernement nigérian continue de tolérer les meurtres de chrétiens, les États-Unis cesseront immédiatement toute aide au Nigeria et pourraient envisager une intervention dans ce pays avec une action décisive pour éliminer complètement les terroristes islamistes responsables de ces actes graves », a déclaré le président américain sur sa plateforme Truth Social.

« Je demande au ministère de la Guerre de se préparer à une éventuelle action », a-t-il ajouté. 

Avertissement : le gouvernement nigérian a intérêt à agir rapidement ! », a-t-il insisté en majuscules.

Vendredi, Donald Trump a placé le Nigeria sur la liste des pays « particulièrement préoccupants » en matière de liberté religieuse, estimant que « le christianisme y est confronté à une menace existentielle ». « Les islamistes radicaux sont responsables de ce massacre de masse », avait-il affirmé dans un message précédent. « Il faut agir lorsque des chrétiens, ou tout autre groupe, sont massacrés comme c’est le cas au Nigeria », a-t-il ajouté.

Samedi, le président nigérian Bola Tinubu a réagi sur X, affirmant que « la caractérisation du Nigeria comme un pays intolérant sur le plan religieux ne reflète pas notre réalité nationale ».

Cette décision de Donald Trump intervient après plusieurs mois de démarches de la part d’élus américains conservateurs, qui estiment que les chrétiens au Nigeria font face à de graves difficultés. Ces préoccupations ont également été relayées par des associations chrétiennes et évangéliques, ainsi que par certains responsables politiques européens.


Contexte sécuritaire au Nigeria

Le Nigeria fait face à de nombreux défis sécuritaires. Dans le nord-est, l’insurrection djihadiste de Boko Haram, active depuis 2009, a causé plus de 40 000 morts et déplacé plus de deux millions de personnes, selon les estimations des Nations unies. 

Bien qu’affaiblis, Boko Haram et son groupe dissident, la Province d’Afrique de l’Ouest de l’État islamique (ISWAP), restent actifs.

Au centre du pays, des affrontements entre éleveurs peuls, majoritairement musulmans, et agriculteurs, souvent chrétiens, surviennent régulièrement. Ces conflits, souvent perçus comme interreligieux, trouvent principalement leurs origines dans la concurrence pour l’accès aux terres.

Dans le nord-ouest, des bandes criminelles, appelées localement « bandits », sèment la terreur en attaquant des villages, en tuant, en kidnappant pour des rançons et en incendiant des maisons après les avoir pillées.

Mi-octobre, le conseiller pour l’Afrique de Donald Trump, Massad Boulos, basé au Nigeria depuis plusieurs décennies, a indiqué que les djihadistes tuaient « plus de musulmans que de chrétiens ».

Le Nigeria est divisé de manière presque égale entre un nord à majorité musulmane et un sud majoritairement chrétien.

Cette attention particulière portée aux chrétiens nigérians s’inscrit dans la continuité des positions de Donald Trump concernant les Afrikaners, descendants européens établis en Afrique du Sud depuis 1652.

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Nigéria : 38 millions d’habitants en 1950, 190 millions en 2018, 400 millions en 2050 ?

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jeudi 30 octobre 2025

« Nous ne sommes pas en URSS, mais... »

Question. — De livres en livres, d’articles en d’articles, vous ne cessez de pointer la dérive autoritaire, voire totalitaire du camp progressiste. Dans Les Deux Occidents (La Cité), vous allez jusqu’à présenter la victoire de Trump comme une libération et expliquer que le monde occidental est désormais divisé en deux blocs antagonistes : un nouveau rideau de fer séparerait l’Amérique trumpienne d’une Europe dominée par des forces d’« extrême centre ». Avez-vous vraiment le sentiment que l’Union européenne est en train devenir la nouvelle Allemagne de l’Est ou la nouvelle Union soviétique ?

Bock-Côté. — Je n’ai jamais dit que Trump était une libération, mais qu’une bonne moitié de l’Amérique, au moins, l’a vécu ainsi. Le wokisme était devenu tyrannique. Le commun des mortels ne comprenait pas la banalisation de la censure à grande échelle pour lutter contre la « haine », qu’on traite les enfants comme les cobayes de la théorie du genre, qu’on institutionnalise le racisme antiblanc à travers le paradigme du DEI (diversity, equity, and inclusion, une expression résumant les trois principes établis pour promouvoir l’inclusion et la lutte contre les discriminations envers des groupes historiquement minoritaires ou minorisés, NDLR), qu’on légitime une immigration massive devenue inassimilable ou que la puissance américaine se perde dans une forme de guerre perpétuelle pour assurer la promotion de la « démocratie » dans le monde. Alors le commun des mortels s’est révolté en votant pour un homme improbable, extravagant, brutal, qui dira le contraire, entendant renverser la table. Cette victoire de la révolte populiste au cœur de l’empire, à Washington, a fait paniquer la nomenklatura européenne, qui s’est jurée d’empêcher la victoire des insurgés chez eux, et qui aujourd’hui, entend verrouiller les institutions politiques, sous le signe de l’État de droit, pour à tout prix empêcher les populistes d’arriver au pouvoir. Je crois que nous parlerons de ces moyens dans notre entretien.

dimanche 12 octobre 2025

Vandalisme antichrétien en forte hausse en France et en Allemagne : l'inquiétude grandit

En France comme en Allemagne, les églises sont la cible croissante d’actes de vandalisme, de vols, de profanations et parfois même d’attaques contre les fidèles. Les chiffres et les faits récents témoignent d’une intensification inquiétante de ce phénomène, dans un climat de plus en plus tendu autour des symboles religieux chrétiens.

Guingamp : une statue de la Vierge Marie incendiée en pleine messe

En France, une recrudescence marquée des actes antichrétiens

Au premier semestre 2025, 322 actes antichrétiens ont été recensés en France, soit une augmentation de 13 % par rapport à l’an passé. Selon le ministère de l’Intérieur, la majorité de ces actes concernent des atteintes aux biens : croix arrachées, portes fracturées, statues brisées, objets liturgiques volés. Le nombre de vols d’objets sacrés a bondi de 22,8 % en 2024, avec 820 cas signalés.

Les zones rurales sont particulièrement touchées. Dans les Landes, 27 églises ont été profanées en quelques semaines. À Mont-de-Marsan, trois individus ont été arrêtés en possession de ciboires et de calices volés. Le diocèse s’est constitué partie civile. À Badefols-d’Ans, en Dordogne, la mairie a fermé l’église du XIIe siècle après un cambriolage : tronc vidé, tapis liturgique disparu, cierges allumés retrouvés sous les chaises. Les clés sont désormais délivrées en mairie.

Dans le Nord et la Creuse, des vagues de cambriolages similaires ont visé des édifices parfois centenaires. Les régions les plus touchées en 2024 sont la Nouvelle-Aquitaine, l’Île-de-France, le Grand Est, Auvergne-Rhône-Alpes et l’Occitanie. À l’Observatoire du patrimoine religieux, on évoque une moyenne de cinq vols par semaine dans les églises françaises. Des plateformes de revente comme Leboncoin proposent régulièrement des calices ou ciboires en argent, sans traçabilité. Le président de l’Observatoire, Édouard de Lamaze, appelle à un encadrement strict de la vente de biens liturgiques, uniquement par des commissaires-priseurs.

La violence ne s’arrête pas aux objets. À Lyon, un chrétien d’origine irakienne a été assassiné en direct sur TikTok. À Paris, deux incendies ont ravagé l’église Notre-Dame-des-Champs en juillet ; le préjudice est estimé entre 2 et 3 millions d’euros. L’auteur présumé, déclaré pénalement irresponsable, était un SDF en situation irrégulière. À Pantin et La Courneuve, un autre homme, sous l’emprise du crack, a vandalisé deux églises en pleine messe, sous les yeux des fidèles.

Les profanations deviennent parfois sciemment humiliantes : à Arudy, dans les Pyrénées-Atlantiques, des excréments ont été déposés à l’entrée de l’église, de façon à ce que les fidèles les piétinent. À Panilleuse, dans l’Eure, l’autel a été partiellement incendié par des jeunes délinquants. Ces actes prennent une dimension clairement antireligieuse, au-delà du simple vandalisme.

Face à cette vague, des voix s’élèvent. La sénatrice LR Sylviane Noël dénonce une asymétrie de traitement médiatique et politique entre les actes antichrétiens et ceux visant d’autres confessions. Dans une tribune cosignée par 86 sénateurs, elle réclame la création d’un dispositif national de signalement pour les victimes d’actes antichrétiens, à l’instar des structures existantes pour l’antisémitisme et l’islamophobie. Elle critique aussi une forme d’hostilité culturelle envers les racines chrétiennes, évoquant des syndicats qui souhaitent débaptiser les vacances de Noël.

En Allemagne, une hostilité croissante envers le christianisme

La situation en Allemagne suit une évolution similaire. Si les autorités fédérales, via le Bundeskriminalamt (BKA), ne recensent que les actes motivés politiquement, ces derniers sont en forte hausse. En 2024, 337 actes antichrétiens à motivation politique ont été enregistrés, contre 277 en 2023 (+21,7 %), ainsi que 111 infractions visant des églises (contre 92 l’année précédente).

Les chiffres globaux, cependant, seraient bien supérieurs. L’Observatoire OIDAC Europe, basé à Vienne, estime à au moins 2 000 le nombre de dommages matériels causés aux églises chrétiennes allemandes en 2023. Ces actes incluent des vols, des détériorations graves et des profanations. Selon sa directrice, Anja Hoffmann, « les bibles brûlées, têtes de statues décapitées, confessionnaux détruits » deviennent de plus en plus fréquents.

La paroisse Saint-Antonius de Gronau, en Rhénanie-du-Nord–Westphalie, a ainsi décidé en février de ne plus ouvrir son église en dehors des offices, après des insultes envers les fidèles, des vols de plaques commémoratives, et des dégradations du tabernacle. Le sceptre d’une statue de la Vierge du XVIIe siècle a été volé ; le baptistère a été utilisé comme poubelle. Une habitante déplore « la perte du respect pour le sacré », dans un pays où près de 50 % de la population se réclame encore du christianisme.

Matthias Kopp, porte-parole de la conférence épiscopale allemande, observe une aggravation qualitative des attaques contre les lieux de culte. Il y voit une « hostilité ouverte contre le christianisme » et demande une répression systématique de ces actes, considérés comme des atteintes à la liberté religieuse. Il insiste sur la gravité du phénomène, qui touche au cœur de la pratique spirituelle.

Les autorités allemandes relèvent également une montée générale des « crimes de haine » : en 2024, les actes islamophobes ont augmenté de 26 %, les actes antisémites de 20,7 %. Le chancelier Friedrich Merz, dans un discours empreint d’émotion, a récemment dénoncé cette recrudescence, qualifiant de « honte » le retour d’un antisémitisme manifeste. Mais plusieurs observateurs regrettent que l’antichristianisme, bien que réel et croissant, ne bénéficie pas de la même visibilité ni du même traitement politique et médiatique.

OIDAC et la conférence épiscopale allemande s’accordent : au-delà des dégâts matériels, la fermeture progressive des églises face à ces attaques envoie un signal négatif, affaiblissant le droit au culte et le rôle spirituel de ces lieux. Ils appellent à des mesures concrètes pour sécuriser les églises, soutenir les fidèles, et préserver la liberté religieuse chrétienne, souvent perçue aujourd’hui comme minorée.

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L'Occident reste indifférent alors que des chrétiens sont massacrés et persécutés dans le monde entier

France — 90 % du vandalisme et profanations de lieux de cultes visent des églises (deux par jour !)

samedi 11 octobre 2025

L'Occident reste indifférent alors que des chrétiens sont massacrés et persécutés dans le monde entier

L'Occident reste indifférent alors que des chrétiens sont massacrés et persécutés dans le monde entier

Des dizaines de milliers de personnes ont été tuées au Nigeria depuis 2009, mais ce n'est même pas le pire endroit où être chrétien

Un policier monte la garde à l'intérieur de l'église catholique Saint-François, au lendemain d'une attaque qui a visé des fidèles à Owo, au Nigeria, en 2022.


Depuis le début du siècle, ce « massacre silencieux » aurait fait 62 000 victimes chrétiennes au Nigeria.

En Corée du Nord, les personnes reconnues comme chrétiennes peuvent être tuées sur-le-champ par les forces gouvernementales ou envoyées dans des camps de travail.

Au Pakistan, les lois sur le blasphème entraînent la peine de mort et environ 25 % de toutes les affaires de blasphème concernent des chrétiens, alors qu'ils représentent moins de 2 % de la population.

Pour beaucoup, la persécution des chrétiens évoque les images anciennes des Romains jetant des gens aux lions, mais on assiste à une recrudescence mondiale des massacres et de l'oppression de ceux qui suivent Jésus-Christ.

La tragédie croissante au Nigeria a récemment attiré l'attention, mais dans l'ensemble, l'Occident a ignoré le sort des chrétiens massacrés en masse.


Et pourtant, l'Occident n'est pas à l'abri du fanatisme anti-chrétien. La situation n'est pas aussi grave que dans d'autres parties du monde, mais il existe une intolérance croissante à l'égard des chrétiens en Occident qui, si elle n'est pas maîtrisée, pourrait avoir des effets profonds sur notre société.

Selon Michael Higgins dans le National Post, le Canada a besoin de faire un sérieux examen de conscience lorsque l'incendie de plus de 100 églises chrétiennes passe pratiquement inaperçu et que le musicien et pasteur chrétien Sean Feucht est banni de certaines salles parce que ses « opinions » soulèvent des questions de sécurité.

Cependant, c'est le niveau effroyable de violence et de mort au Nigeria qui a commencé à éveiller les consciences.

Fin septembre, l'humoriste et commentateur Bill Maher a condamné les médias pour ne pas avoir rendu compte de ce qu'il a qualifié de tentative de génocide au Nigeria.

Des personnes en deuil pleurent lors d'un enterrement collectif près de l'église Saint-Sébastien à Negombo, au Sri Lanka, le 24 avril 2019, après que neuf kamikazes ont perpétré plusieurs attentats qui ont tué plus de 350 personnes le dimanche de Pâques.

Des chrétiens coptes de la ville égyptienne de Minya se préparent à enterrer leurs morts le 3 novembre 2018, au lendemain d'une embuscade tendue par des terroristes contre trois bus transportant des pèlerins chrétiens en route vers un monastère isolé dans le désert, qui a fait plusieurs morts et blessés.

« Si vous ne savez pas ce qui se passe au Nigeria, c'est que vos médias sont nuls. Vous vivez dans une bulle », a-t-il déclaré.

« Je ne suis pas chrétien, mais ils tuent systématiquement les chrétiens au Nigeria. Ils en ont tué plus de 100 000 depuis 2009. Ils ont brûlé 18 000 églises.

C'est bien plus qu'une tentative de génocide, contrairement à ce qui se passe à Gaza. Ils essaient littéralement d'exterminer la population chrétienne de tout un pays. Où sont les enfants qui protestent contre cela ? »

Il est difficile d'obtenir un chiffre précis du nombre de personnes assassinées au Nigeria, d'autant plus que de nombreux meurtres ont lieu dans les zones rurales. Ce qui ne fait aucun doute, c'est qu'un massacre à grande échelle des chrétiens est en cours.

Le Comité international sur le Nigeria (ICON), une organisation qui promeut les droits de l'homme et la liberté religieuse dans le pays, a déclaré que 62 000 chrétiens ont été tués entre janvier 2000 et janvier 2020.

L'ICON a qualifié ces événements de « massacre silencieux » en raison du manque d'attention internationale.

Parmi les personnes tuées, 43 000 ont été assassinées par Boko Haram, une organisation terroriste désignée comme telle au Canada et l'un des groupes islamistes les plus meurtriers au monde. Selon l'ICON, 19 000 autres personnes ont été tuées par des extrémistes fulani, un grand groupe ethnique composé principalement de bergers nomades musulmans.

Le tristement célèbre Boko Haram, dont le nom signifie « l'éducation occidentale est interdite » [littéralement les livres [book] interdits [haram]], considère les chrétiens comme des ennemis.

En 2014, Boko Haram a attiré l'attention du monde entier en kidnappant 276 écolières, principalement chrétiennes, dans la ville de Chibok. Plus de dix ans plus tard, 82 d'entre elles sont toujours portées disparues.

Un autre groupe islamiste, l'État islamique en Afrique de l'Ouest, est également responsable de certaines de ces atrocités.

« Ces deux groupes, ainsi que d'autres groupes similaires, ont radicalisé leurs idéologies afin d'instaurer un État régi par la charia », a déclaré Andrew Croft, responsable de la communication et des relations publiques pour Open Doors Canada, un groupe qui soutient les chrétiens persécutés dans le monde entier, dans une interview accordée au National Post.

Cette semaine, le représentant américain Riley Moore a écrit au secrétaire d'État américain Marco Rubio pour demander que le Nigeria soit à nouveau désigné comme « pays particulièrement préoccupant » en raison des meurtres de chrétiens.

Le Nigeria est aujourd'hui « l'endroit le plus meurtrier au monde pour les chrétiens », indique la lettre.

Selon M. Moore, plus de 7 000 chrétiens nigérians ont été tués rien qu'en 2025, soit une moyenne de 35 par jour, et 19 100 églises ont été attaquées ou détruites depuis 2009.

M. Moore estime à 50 000 le nombre de chrétiens tués depuis 2009.

 Au début du mois, Andrew Scheer, ancien chef du Parti conservateur et catholique, s'est levé à la Chambre des communes pour dénoncer la tragédie nigériane.

« Malheureusement, le monde ferme les yeux sur le sort des chrétiens au Nigeria », a-t-il déclaré.

Certaines des fêtes les plus sacrées du calendrier chrétien ont été entachées par des atrocités. Le dimanche des Rameaux de cette année, 56 chrétiens ont été assassinés dans un seul village par des extrémistes fulani.

Par ailleurs, Vatican News a rapporté qu'entre 2015 et 2025, 145 prêtres ont été kidnappés et 11 ont été tués.

Mais malgré toutes les morts, les destructions et les tragédies au Nigeria, ce pays n'occupe que la septième place sur la liste 2025 des pays où les chrétiens sont les plus persécutés, établie par Open Doors. Le numéro 1 est la Corée du Nord.

« En Corée du Nord, il est illégal d'être chrétien. Il est illégal de posséder une Bible. On estime à 60 000 le nombre de chrétiens emprisonnés ou dans des camps de travail en Corée du Nord. Il n'y a aucun moyen d'exprimer ouvertement sa foi en Corée du Nord », a déclaré M. Croft.

Le site web d'Open Doors (OD) met également en garde : « Vous ne serez pas le seul à être puni : les autorités nord-coréennes sont susceptibles de rassembler toute votre famille élargie et de la punir également, même si vos proches ne sont pas chrétiens. »

Les chrétiens de Somalie, qui occupent la deuxième place du classement d'OD, sont pris pour cible par Al-Shabab, un groupe islamiste violent qui souhaite éradiquer le christianisme.

Ceux qui se convertissent au christianisme peuvent être punis par leur propre famille et leur communauté. « Vous pourriez être assigné à résidence, contraint à un mariage forcé, à des rituels islamiques ou même menacé de mort. Ces facteurs font de la Somalie l'un des endroits les plus dangereux au monde pour les chrétiens », selon le site web d'OD.

Le Yémen, en troisième position, est suivi par la Libye, le Soudan, l'Érythrée et le Nigeria.

La lecture des profils de ces pays sur la manière dont ils traitent les chrétiens est sinistre.

Au Soudan, « plus de 100 églises ont été endommagées à ce jour, et des chrétiens ont été enlevés et tués ».

Au Pakistan, « le nombre de filles chrétiennes (et celles issues d'autres religions minoritaires) enlevées, maltraitées et converties de force à l'islam (souvent avec le soutien des tribunaux inférieurs) est en augmentation ».

Les lois pakistanaises sur le blasphème touchent de manière disproportionnée les chrétiens et, bien que la peine de mort soit rarement appliquée, les accusés risquent d'être attaqués ou assassinés par des foules en colère.

L'année dernière, Nazir Masih, âgé de plus de 70 ans, a été attaqué et tué par une foule après avoir été accusé d'avoir brûlé des pages du Coran.

Les quelque 97 millions de chrétiens de Chine sont soumis à de lourdes réglementations gouvernementales.

« Ces dernières années, le gouvernement a cherché de manière agressive à s'assurer que toutes les expressions religieuses soient conformes à la philosophie officielle du Parti communiste chinois », selon Open Doors.

Le groupe International Christian Concern (ICC) tient également à jour un « indice mondial de persécution ».

Il note que les chrétiens en Inde « sont confrontés à des obstacles importants, notamment des structures juridiques qui les limitent économiquement et un système judiciaire qui accorde l'impunité aux radicaux hindous qui les attaquent ».

La raison pour laquelle certains membres de la communauté internationale restent silencieux pourrait être purement économique.

« La communauté internationale ne peut ignorer la détérioration de la liberté religieuse en Inde ou la persécution continue des chrétiens », note l'ICC. « Malgré l'influence économique et géopolitique de l'Inde sur la scène internationale, il est important de tenir ce pays responsable de ses violations des droits humains. »

La liste des pays qui persécutent les chrétiens est longue.

Chaque pays a ses propres raisons et idéologies pour persécuter les chrétiens, mais la montée de l'autoritarisme et la croissance de l'extrémisme islamiste sont deux « moteurs » particuliers de l'oppression.

« La persécution s'intensifie dans le monde entier, tant en termes de propagation que d'intensité. Nous reconnaissons aujourd'hui que plus de 380 millions de chrétiens sont victimes de persécutions et de discriminations sévères en raison de leur foi en Jésus-Christ », a déclaré M. Croft.

Il a ajouté que l'un des principaux objectifs d'Open Doors est de sensibiliser les gens à la persécution qui se déroule actuellement et de les inciter à s'impliquer. « Nous essayons d'attirer l'attention des gens et de les sensibiliser », a-t-il déclaré.

Open Doors mène actuellement une campagne de six ans visant à sensibiliser le public à ce qui se passe au Nigeria et en Afrique subsaharienne. Sa « Liste mondiale de surveillance » a également été présentée au Parlement au cours des dernières années.

L'année dernière, dans un discours prononcé devant les Nations unies, Mgr Paul Gallagher, secrétaire du Saint-Siège pour les relations avec les États, a fait écho à M. Scheer en déclarant : « Les données montrent que les chrétiens sont le groupe religieux le plus persécuté au monde, et pourtant la communauté internationale semble fermer les yeux sur leur sort. »

Mais il a ensuite soulevé un autre point pertinent pour l'Occident : les gens devraient être libres de pratiquer leur foi sans contrainte.

« La dignité de l'individu et la nature de la quête de la vérité ultime exigent que chacun soit libre de toute contrainte en matière de religion. La société et l'État ne doivent pas forcer quelqu'un à agir contre sa conscience, ni empêcher quiconque d'agir en accord avec celle-ci », a-t-il déclaré.

Et pourtant, il existe de plus en plus de signes de fanatisme anti-chrétien dans la société occidentale qui peuvent empêcher les gens de pratiquer leur foi.

Un rapport publié l'année dernière par le Center for Religious Liberty (Centre pour la liberté religieuse), intitulé « Free to Believe? The Intensifying Intolerance Toward Christians in the West » (Libres de croire ? L'intolérance croissante envers les chrétiens en Occident), affirme que « à mesure que la culture dominante s'éloigne de plus en plus de la vision chrétienne du monde, les croyances chrétiennes qui contredisent les valeurs laïques progressistes sont de plus en plus dénoncées par la culture et présentées à tort comme haineuses ou sectaires ».

Le rapport met ensuite en évidence un certain nombre de cas préoccupants.

Une députée finlandaise, Paivi Rasanen, a été poursuivie pour « agitation ethnique » en raison d'un tweet contenant un verset biblique dans lequel elle exprimait son désaccord avec le parrainage par son église d'un événement Pride, pour avoir discuté de ses croyances dans une émission de radio et pour avoir publié une brochure promouvant une conception biblique du mariage par l'intermédiaire de son église.

Elle a finalement été innocentée par la Haute Cour après quatre ans de bataille juridique.

Une Britannique a été arrêtée et inculpée pour avoir prié en silence dans une zone tampon autour d'un centre d'avortement. Dans le cadre de ses conditions de libération sous caution, il lui a été interdit de prier en public où que ce soit.

Aux États-Unis, certains parents se sont vu refuser le renouvellement de leur licence d'accueil parce qu'ils refusaient d'approuver le transgenre et l'homosexualité.

Le rapport mentionne également le pasteur Derek Reimer, de l'Alberta, qui a été arrêté et inculpé pour avoir protesté contre les heures du conte avec des drag queens dans les bibliothèques publiques. Reimer a été acquitté de méfait, mais un juge a annulé ce jugement et a ordonné un nouveau procès.

Josh Alexander, l'adolescent ontarien qui a été expulsé de son école pour avoir protesté contre l'utilisation des toilettes pour femmes par des hommes biologiques, est également mentionné.

Le rapport, qui ne prétend pas être exhaustif, répertorie plus de 150 incidents « dans lesquels les gouvernements des pays occidentaux ont menacé, condamné à une amende, emprisonné ou puni d'une autre manière des chrétiens, des organisations ou des églises pour des actions liées à leur foi ».

Tony Perkins, président du Family Research Council, qui a rédigé l'introduction du rapport, a déclaré : « Il est choquant de voir des pays occidentaux — ceux-là mêmes que nous considérons comme des sociétés libres et ouvertes — prendre des mesures autoritaires à l'encontre de chrétiens qui tentent simplement de vivre leur foi. L'hostilité envers les chrétiens qui croient en la Bible augmente clairement et régulièrement en Occident. »

Le Canada a également fait l'objet d'une attention internationale cette année en raison du traitement ridicule réservé à Feucht, qui a été censuré et exclu de nombreuses plateformes à travers le Canada, généralement pour des raisons de « sécurité », mais presque certainement parce que les gens étaient offensés par ses convictions et ses valeurs chrétiennes sans détour.

Le mois dernier, le chef conservateur Pierre Poilièvre s'est dit alarmé par le nombre d'incendies d'églises au Canada, qu'il a qualifiés d'« attaques terroristes » dirigées contre les chrétiens.

Il n'existe pas de liste officielle du nombre d'églises qui ont été attaquées au Canada, mais au moins 33 ont été réduites en cendres depuis mai 2021 et des dizaines d'autres ont été vandalisées ou profanées.

Une analyse du Macdonald-Laurier Institute a révélé qu'il y avait eu 238 incendies criminels contre des institutions religieuses, principalement chrétiennes, entre mai 2021 et décembre 2023.

En mai 2021, la Première Nation Tk'emlúps te Secwépemc de Kamloops, en Colombie-Britannique, a affirmé avoir découvert des centaines de tombes potentielles dans l'ancienne école résidentielle indienne de Kamloops. Aucune n'a été retrouvée.

« Les chrétiens sont peut-être le groupe le plus touché par les violences motivées par la haine », a déclaré M. Poilièvre. « Mais, bien sûr, il n'est pas politiquement correct de le dire. »

Le grand nombre d'incendies d'églises au Canada aurait dû susciter un débat national, voire une véritable angoisse. La police aurait dû annoncer qu'elle recherchait activement les suspects.

Selon Michael Higgins dans le National Post, le gouvernement fédéral canadien aurait dû s'engager à protéger tout groupe confronté à de telles attaques. Les médias auraient dû couvrir cette affaire sans relâche. Au lieu de cela, le Canada est resté indifférent.

Le préjugé anti-chrétien croissant dans un Occident de plus en plus laïc peut provenir d'une vision selon laquelle la religion est anachronique et ses valeurs ne reflètent plus celles de la société.

Ce que l'Église considère comme des vertus ne correspond pas aux caractéristiques déterminantes d'une culture occidentale qui a intégré le narcissisme dans ses mœurs.

L'Occident est loin de la violence sanglante infligée aux chrétiens sans défense au Nigeria. Mais le fanatisme, où qu'il se trouve, est une plaie purulente qui infecte le corps politique.

Voir aussi 

Vandalisme antichrétien en forte hausse en France et en Allemagne : l'inquiétude grandit

Canada — 112 églises incendiées ou vandalisées, timide réaction du PM Trudeau qui organisa alors un sommet sur l'islamophobie (m à j)

France — Actes antichrétiens : l’assourdissant silence des médias et de la classe politique

Attaque de colons sionistes contre un village chrétien palestinien (Taybeh/Tayibé)

Les communautés chrétiennes en Israël font face à une hostilité croissante, selon un rapport annuel

Le Noël tourmenté des chrétiens d'Orient

Syrie — Au moins 20 morts dans un attentat contre une église grecque-orthodoxe

« Certains Israélites crachent sur les chrétiens qu’ils croisent à Jérusalem », Mgr Gollnisch de l'Œuvre d'Orient

Nouvelle enquête de Reuters sur les massacres d'Alaouites. Les forces syriennes ont massacré 1 500 alaouites. La chaîne de commandement a conduit à Damas.

Révisionnisme — Pour Mélenchon, Saladin a permis aux Occidentaux de construire les cathédrales

 

mercredi 10 septembre 2025

Charlie Kirk, animateur de « Prouvez que j'ai tort », assassiné lors d'un débat en plein air à l'Université d'Utah Valley

L'assassin présumé de Charlie Kirk vivait avec son partenaire transgenre, ont déclaré des hauts responsables du FBI à Fox News Digital. 

Les responsables du Bureau ont confirmé que Tyler Robinson, 22 ans, entretenait une « relation amoureuse » avec cette personne dont l'identité n'a pas été révélée, un homme qui serait « en transition vers le sexe féminin», et qu'ils partageaient un appartement à Saint George, dans le Sud de l'Utah. Ces responsables du FBI ont déclaré à Fox News Digital que le partenaire de Robinson coopérait pleinement à l'enquête du FBI.

Des responsables du FBI ont déclaré à Fox News Digital que le FBI disposait de SMS et d'autres communications entre Robinson et sa compagne qui ont aidé les agents du FBI à se concentrer sur Robinson. Selon Fox News Digital, les responsables ont déclaré que le FBI avait saisi des preuves dans leur appartement, notamment des ordinateurs, qui ont été envoyés à Quantico pour être examinés.

Le FBI a refusé de commenter la question de savoir si le compagnon homosexuel de Robinson serait inculpé.

« Le FBI enquête sur un nombre record d'indices », a déclaré un porte-parole du FBI. « Chaque connexion, chaque groupe, chaque lien fera l'objet d'une enquête et toute personne impliquée dans cette affaire, où qu'elle se trouve dans le monde, sera traduite en justice. »

L'appartement que Robinson et son partenaire partageaient se trouve dans la même communauté du sud de l'Utah où vivent les parents de Robinson. Il est situé à environ quatre heures de l'université de l'Utah Valley, où Robinson aurait tiré sur Kirk.

Selon Andy Ngo, l'amant de l'assassin de Charlie Kirk s'appelerait Lance Twiggs. Il aurait été élevé dans une famille mormone mais aurait perdu la foi. Il aurait été expulsé de sa famille après avoir refusé l'aide de pasteurs mormons. 

Twiggs a ajouté : « Si vous êtes confronté à un évangélisme tordu, partez simplement, car vous ne pourrez pas les aider et ils continueront à vous faire du mal. »

Un voisin de Twiggs et Robinson, Josh Kemp, a déclaré au Sun qu'il pensait que Twiggs était transgenre et qu'il les avait vus s'embrasser environ deux semaines avant l'assassinat. 


Kirk a été tué mercredi alors qu'il s'adressait à une foule sur le campus de l'université à Orem. Les autorités pensent qu'un seul coup de feu a été tiré depuis le toit d'un bâtiment situé à environ 200 mètres. Kirk était âgé de 31 ans, marié et père de deux jeunes enfants.

L'appartement de Tyler Robinson

Robinson vivait dans cet immeuble de Saint George, dans l'Utah, avec son colocataire et son compagnon.

Quelques instants avant que Robinson ne tire sur Kirk, un membre du public a demandé à Kirk : « Savez-vous combien de personnes transgenres ont commis des fusillades de masse au cours des dix dernières années ? » 

Kirk a répondu : « Trop. » 

On a ensuite demandé à Kirk : « Savez-vous combien de tireurs de masse il y a eu en Amérique au cours des dix dernières années ? » 

Kirk a répondu : « En comptant ou en ne comptant pas la violence des gangs ? » 

Kirk a ensuite été assassiné. 

Une source policière a déclaré à Fox News Digital que le père de Robinson, qui l'a finalement livré aux autorités, a déclaré au FBI qu'il avait reconnu son fils grâce aux images de vidéosurveillance que le directeur du FBI, Kash Patel, avait ordonné de rendre publiques alors que la chasse à l'homme durait depuis 33 heures.

La source a déclaré à Fox News Digital que lorsque Robinson est arrivé chez son père, il a dit qu'il voulait se suicider. La source a déclaré à Fox News Digital que le père s'était entretenu avec un pasteur que la famille connaissait avant de livrer son fils. 



Billet du 12 septembre

Le suspect dans le cadre du meurtre de l'activiste conservateur Charlie Kirk survenu deux jours plus tôt dans une université de l'Utah a été arrêté, a confirmé le FBI en conférence de presse vendredi matin, précisant qu'il s'agit d'un dénommé Tyler Robinson.

La veille, un membre de la famille de Tyler Robinson a contacté un ami de la famille, qui a ensuite appelé les autorités pour les informer que Robinson leur avait avoué ou laissé entendre son implication dans l’assassinat de Charlie Kirk.

Le directeur du FBI, Kash Patel, a déclaré que le suspect avait été arrêté à 22 h jeudi, soit 33 heures après le meurtre de Charlie Kirk.


Des photos d'identité judiciaire montrent Tyler Robinson, le tueur présumé de Charlie Kirk, publiées par le département de la sécurité publique de l'Utah le 12 septembre 2025.

Un membre de la famille de Tyler Robinson, interrogé par les enquêteurs, a déclaré que le suspect était devenu plus politisé dans les dernières années, selon le gouverneur Cox.

Tyler Robinson avait émis des opinions négatives au sujet de Charlie Kirk avant sa venue sur le campus de l'Université Utah Valley pour un débat public, ajoute-t-on.

Selon le Daily Telegraph, Robinson vivait dans une maison de six chambres d'une valeur de 600 000 dollars américains à Washington, dans l'Utah, une ville de 30.000 habitants de la classe moyenne supérieure. Elle fait partie de la zone métropolitaine de Saint-George de 200 000 habitants.

Des inscriptions extrémistes gravées sur les douilles

Les enquêteurs ont également découvert des inscriptions gravées sur les douilles trouvées avec l’arme à feu, a déclaré le gouverneur de l'Utah, Spencer Cox, en conférence de presse.

Les inscriptions sur les douilles indiquaient : Hey, fasciste! Attrape!, Si tu lis ceci, tu es gay et O bella ciao, bella ciao.

La police fédérale avait déclaré jeudi avoir retrouvé l'arme du crime, une arme à feu munie d'une lunette de visée, dans des bosquets, ainsi qu'une empreinte de chaussure et une empreinte de paume.

Les enquêteurs ont également obtenu les conversations de Robinson sur la plate-forme de messagerie Discord, a indiqué M. Cox. Dans ces messages, Tyler Robinson affirmait avoir besoin d'une arme à feu et décrivait ensuite avoir laissé l'arme dans un buisson, enveloppée dans une serviette.


Billet du 11 septembre

Slogans « antifascistes » et pro-trans retrouvés sur les cartouches

Les enquêteurs ont découvert dans le fusil des cartouches marquées de slogans transgenres et antifascistes, selon le Wall Street Journal. L’arme, un ancien fusil de chasse calibre .30, a été retrouvée dans les bois près de l’Université de la Vallée de l’Utah, avec trois munitions intactes également gravées.

Réjouissances après l'assassinat de Kirk

Le département d’État de Marco Rubio interdira l’entrée sur le territoire à tout étranger ayant célébré en ligne l’assassinat de Charlie Kirk, confirme le vice-secrétaire d’État Chris Landau.

 

Bien évidemment, Charlie Kirk n'a jamais dit que le port d'armes s'était bien uniquement pour les blancs. Par contre, les positions de Kirk sur Gaza étaient alignées sur une vision conservatrice pro-Israël, anti-Hamas et anti-immigration musulmane. Toutefois, Charlie Kirk a exprimé des opinions sur les guerres en général qui reflètent une perspective nationaliste et sceptique envers l'interventionnisme américain. Kirk a régulièrement attaqué ce qu'il appelle le « complexe militaro-industriel », accusant les politiciens et les entreprises de défense de profiter des guerres. En 2024, il a dénoncé les démocrates et certains républicains pour leur soutien à des budgets militaires massifs, comme les 61 milliards de dollars d'aide à l'Ukraine, qu'il a qualifiés de « chèque en blanc » pour des conflits étrangers au détriment des contribuables américains.

Autre cagnotte pour la famille de Charlie Kirk : plus de 2,3 millions d'accumulés.

Tucker Carlson affirme que Neil Patel et lui ont organisé une collecte de fonds pour la famille de Charlie Kirk et ont lancé l'initiative avec 1 million de dollars. Plus de 2,3 millions de dollars ont été accumulés ce vendredi matin.


 

Billet originel du 10 septembre 

Charlie Kirk, militant conservateur et fondateur de Turning Point USA, est décédé après avoir été abattu mercredi devant un large foule lors d'un événement organisé sur le campus de l'université d'Utah Valley.

Le président Donald Trump a confirmé la mort de Kirk dans un message publié sur Truth Social.

« Le grand, voire légendaire, Charlie Kirk est décédé. Personne ne comprenait ou n'avait mieux le cœur de la jeunesse aux États-Unis d'Amérique que Charlie. Il était aimé et admiré par TOUS, en particulier par moi, et maintenant, il n'est plus parmi nous », a écrit Trump. « Melania et moi-même adressons nos condoléances à sa magnifique épouse Erika et à sa famille. Charlie, nous t'aimons ! »

Charlie Kirk s'exprime avant d'être abattu lors de la visite de Turning Point à l'université Utah Valley à Orem, dans l'Utah, le mercredi 10 septembre 2025.

Kirk est décédé après avoir été transporté à l'hôpital dans un état critique après avoir été abattu mercredi lors d'un événement dans l'Utah, a déclaré un responsable des forces de l'ordre à l'Associated Press.

Une vidéo publiée depuis l'événement semble montrer Kirk se faire tirer dessus alors qu'il s'adressait à la foule depuis une tente blanche. Après le coup de feu, la foule s'est dispersée, les spectateurs criant « Courez, courez, courez ! ».

Charlie Kirk a été tué d'une seule balle au cou alors qu'il abordait la seconde question de la foule, selon Jason Chaffetz, témoin de la scène, question qui portait sur les transgenres et les tueries auxquelles ils seraient associés (le dernier exemple étant le transgenre Robin Westman, 23 ans, qui a tué deux enfants dans une école catholique de Minneapolis).


(Il existe une version en gros plan du moment tragique où Charlie Kirk a été assassiné, ici, une balle, le sang gicle de son cou)

La violence politique de la gauche 

Une figure conservatrice de premier plan a été abattue sur scène, dans une reconstitution presque minute par minute de la tentative d'assassinat du président l'année dernière... un autre accès de violence politique de gauche qui n'a suscité que très peu d'intérêt de la part de la presse. Charlie sur Twitter il y a tout juste cinq mois :


Chasse à l'homme

Dans une déclaration à Fox News Digital, la porte-parole de l'UVU, Ellen Treanor, a déclaré : « Un suspect était initialement en détention, mais à ma connaissance, cette personne a été libérée. Notre police du campus mène actuellement une enquête en collaboration avec la police d'Orem. » 

Dans un communiqué, l'UVU a déclaré que la police escortait les étudiants hors du campus : « Le campus de l'UVU est fermé. Les cours sont annulés. Ceux qui se trouvent sur le campus doivent rester en sécurité jusqu'à ce que les policiers puissent les escorter hors du campus en toute sécurité. La police se rend actuellement de bâtiment en bâtiment pour escorter les personnes hors du campus. Les routes menant au campus sont actuellement fermées. »

« Nous avions un conférencier, Charlie Kirk, qui avait été invité par un groupe d'étudiants, Turning Point USA, et qui s'exprimait aujourd'hui à midi sur le campus », indique le communiqué.

« Vers 12 h 20, des coups [un seul selon plusieurs témoin] de feu ont été tirés depuis un bâtiment situé à environ 200 mètres du conférencier. À notre connaissance, l'individu a été touché et immédiatement emmené par son personnel de sécurité », a déclaré M. Treanor.

Dans une alerte diffusée à l'ensemble du campus, l'université de l'Utah Valley a déclaré : « Un seul coup de feu a été tiré sur le campus en direction d'un conférencier invité. La police mène actuellement une enquête. »


Kirk a épousé l'ancienne Miss Arizona USA Erika Frantzve en mai 2021. Ils ont eu deux enfants, une fille de 3 ans et un fils de 1 an.

Il est l'auteur de quatre livres, dont le plus récent, « The MAGA Doctrine: The Only Ideas that Will Win the Future » (La doctrine MAGA : les seules idées qui gagneront l'avenir). Kirk est l'animateur du podcast The Charlie Kirk Show, qui a été téléchargé plus de 120 millions de fois au cours des 12 derniers mois et se classe régulièrement parmi les 10 émissions les plus écoutées du classement Apple Podcasts.

Réaction du multimilliardaire Elon Musk

Voir aussi

 "J'ai envie de tout arrêter" : Erik Tegnér en larmes se confie sur les menaces de mort qu’il reçoit

États-Unis — une réfugiée ukrainienne poignardée à mort dans le tramway, lourd silence médiatique

Nashville (2023) : 3 enfants et 3 adultes abattus dans une école privée chrétienne par une meurtrière trans (m à j : menaces préalables, motifs écrits)

Robin Westman achète des armes
peu avant le bain de sang
Haine (2022) — le tueur du club LGBTQ se dit « non binaire », veut qu’on utilise « they » comme pronom, né dans une famille décomposée  
 
  • Il y a quelques semaines (2025), un transgenre mécontent a ouvert le feu dans une école catholique de Minneapolis. Il y a tué deux enfants et blessé une douzaine d'autres personnes. La psychotranssexualité est l'une des nombreuses nouvelles identités passionnantes de notre époque, mais les médias américains somnolents ne semblent pas intéressés par le sujet. Ils persistent, de manière tout à fait frauduleuse, à désigner Robin Westman par le pronom « elle », alors que M. Westman lui-même avait renoncé à sa transsexualité avant le carnage :

Robin Westman, l'auteur de la fusillade dans une école de Minneapolis, a avoué qu'il était « fatigué d'être trans » : « J'aurais aimé ne jamais m'être lavé le cerveau ».

Certes, il voulait être une fille, mais il a fini par comprendre qu'il ne l'était pas : « Je sais simplement que je ne peux pas y arriver ».

Mais est-ce vrai ? « S'identifier » est très bien vu, jusqu'à ce que vous décidiez revenir sur cette identification et être ce que vous étiez à la naissance. Ainsi, au New York Times, à Radio-Canada, France Inter et ailleurs, M. Westman est une femme pour l'éternité.

Si j'étais journaliste dans le Minnesota, je serais curieux de savoir à quelles procédures irréversibles M. Westman s'est soumis, car il serait très dur pour n'importe quel jeune homme ou jeune femme de se rendre compte qu'il ou elle est désormais, disons, impuissant(e) à vie à cause d'une phase adolescente passagère. Les « soins qui affirment le genre » se révèlent finalement pas si affirmatifs ou positifs que ça. 

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