mardi 30 novembre 2021

Les étudiants internationaux: nouveau vecteur d’anglicisation du Québec

En l’espace de quelques années, Frédéric Lacroix s’est imposé comme un des chercheurs les plus perspicaces et les plus écoutés quand vient le temps d’analyser la situation du français au Québec. Et depuis quelque temps, il nous met en garde contre le rôle des institutions d’enseignement supérieur dans l’anglicisation du Québec. Le problème est bien plus grave qu’il n’y paraît, comme il nous l’explique dans ce grand entretien qui analyse dans toutes ses dimensions le problème.

Mathieu Bock-Côté. — Que se passe-t-il avec les étudiants étrangers au Québec ? Car à vous entendre depuis quelque temps, la situation semble alarmante.

Frédéric Lacroix. — Le Devoir révélait, dans un article du 19 novembre dernier, qu’Ottawa refusait de plus en plus d’accorder des permis d’études temporaires à des étudiants francophones pourtant dûment acceptés par des institutions d’enseignement québécoises. Ces refus semblent cibler surtout les étudiants originaires d’Afrique, malgré des dossiers répondant à toutes les exigences. Ainsi, en moins de deux ans, Ottawa a refusé des permis à 35 642 étudiants originaires d’Afrique. Le taux de refus de permis au Québec par Ottawa oscille entre 61 et 52 % dans les dernières années, soit de 15 à 20 points de plus que le taux moyen de refus ailleurs au Canada. Encore mieux : le taux de refus au Québec est plus élevé que celui qui est hors Québec pour des étudiants originaires des mêmes pays d’Afrique. Il est difficile d’éviter d’en arriver à la conclusion que ce que les services d’immigration canadiens n’aiment pas, c’est le fait que ces étudiants se destinent à des études en français au Québec.

A contrario, les étudiants anglophones, dont le nombre augmente exponentiellement au Québec depuis des années, sont accueillis à bras ouverts par Ottawa. En 2020, par exemple, 24 042 permis ont été décernés à des étudiants originaires de l’Inde, ce qui constitue 69 % de tous les permis d’études au Québec cette année-là. Où vont étudier ces Indiens ? Massivement, dans le réseau collégial privé de langue anglaise. Tout porte donc à croire qu’Ottawa exerce une discrimination flagrante envers les étudiants qui souhaitent venir étudier en français au Québec.

Dans les dernières années, il y a eu un revirement spectaculaire dans la fréquentation des institutions d’enseignement québécoises par les étudiants étrangers. Alors qu’auparavant, la majorité des étudiants étrangers au collégial, par exemple, étaient inscrits dans les cégeps de langue française, c’est maintenant l’inverse : la majorité des étudiants étrangers sont inscrits dans les institutions de langue anglaise. Ce revirement majeur s’est produit en douce, sans faire de vagues, presque en cachette.

La figure suivante illustre l’évolution dans le temps de la proportion des étudiants internationaux qui sont inscrits dans un cégep de langue anglaise au Québec (source).

Face à ce revirement, l’absence de réaction du gouvernement du Québec est frappante. On se rappellera qu’à la suite des arrestations de certains dirigeants de collèges privés ou d’agences de recrutement d’étudiants étrangers indiens par l’UPAC en 2020, pour allégations de « stratagèmes de fraude » face au système d’immigration, la ministre responsable de l’Enseignement supérieur (MES), Danielle McCann, fut forcée de s’intéresser à la question. En juin 2021, elle a réagi au rapport d’enquête (qui est toujours en grande partie confidentiel) en mettant en place une série de « mesures » ciblant les collèges privés, mesures qu’il serait charitable de qualifier de « minimalistes ». Par exemple, Mme McCann songeait, « possiblement », à intégrer des « notions » de français dans les parcours d’études des étudiants étrangers. Les timides solutions retenues par la ministre sont sans commune mesure avec l’ampleur des problèmes.

Le gouvernement serbe prêt à tout pour dynamiser la natalité

Devant la baisse de population, le gouvernement serbe a décidé de stimuler la natalité par des mesures financières. Prime de naissance triplée, aide à l’achat d’un logement, traitement privilégié des parents étudiants… Les idées ne manquent pas, constate la presse serbe.

« Pour la première fois depuis cinquante-deux ans, la population de la Serbie tombe au-dessous de 7 millions. D’ici trente ans, le pays pourrait perdre encore 2 millions d’habitants », s’alarme le quotidien Blic. Ces quinze dernières années, 1 million de Serbes, pour la plupart des jeunes, ont quitté le pays pour aller travailler à l’étranger. Mais le solde naturel est également en cause, alerte Novosti : « En neuf mois cette année, le pays a enregistré 100 000 morts pour 50 000 naissances. »

Devant le « danger de la disparition de la nation » lié au déclin démographique, le président serbe, le populiste Alexandre Vucic, a décidé ce 24 novembre de lancer un programme nataliste. Son objectif est de faire passer le taux de natalité à 2,1 enfants par femme, contre 1,5 actuellement.

Primes à la pelle

À partir du 1er janvier, la prime à la naissance du premier enfant va passer de 100 000 à 300 000 dinars serbes (soit au maximum environ 3 660 dollars canadiens et 2 500 euros), la valorisation sera encore plus importante pour les deuxième et troisième enfants, annonce le quotidien Danas.

« Nous essaierons de motiver les jeunes et étudiants, femmes et hommes, à ne pas fuir le mariage et à avoir des enfants », a déclaré Alexandre Vucic, ajoutant que les personnes devenant pères ou mères pendant leurs études bénéficieraient d’aménagements de leur scolarité avec un « délai de grâce » et une date de fin d’études repoussée.

« Vucic n’oblige pas les étudiants à suivre le calendrier des examens s’ils mettent au monde un enfant, promettant de plus un cadeau de 20 000 euros (29 000 $ canadiens) s’ils quittent le foyer de leurs parents », écrit le site Noizz. En effet, le gouvernement serbe a annoncé vouloir subventionner les crédits de logement pour les jeunes couples de 10 000 à 20 000 euros. « C’est la femme mère qui sera bénéficiaire du droit de propriété, cela pour éviter les abus », souligne Politika. Le quotidien, plutôt favorable au gouvernement, ne précise toutefois pas où le pouvoir serbe trouvera l’argent pour sa politique nataliste.

lundi 29 novembre 2021

Que faudrait-il faire pour sauver le français au Québec?

Selon Frédéric Lacroix,

L’actuel projet de loi 96 proposé par le gouvernement s’attaque, et bien faiblement, à un seul des quatre mécanismes de recul du français, soit le bilinguisme de l’état québécois. Il tente de restreindre celui-ci aux seuls « ayants-droits », soit à ceux qui ont accès à l’école anglaise publique selon les termes de la Charte de la langue française. Cette intention est louable, mais il reste à voir comment cela pourra se faire en réalité alors que le bilinguisme anglais-français est en train de s’universaliser chez les jeunes québécois et que ceux-ci, qui n’ont nullement connus les luttes linguistiques des années 60 et 70, sont souvent ravis de « pratiquer » leur anglais en toutes circonstances. Pour vraiment restreindre l’offre de services en anglais, il faudrait procéder comme le gouvernement fédéral et la territorialiser. Il est clair cependant, que l’actuel projet de loi ne va nullement renverser le déclin du français au Québec. Il en faudra beaucoup plus.

[...]

Une offensive qui devra avoir lieu sur plusieurs fronts à la fois. Pour arrêter et renverser le recul du français au Québec, il faudrait s’attaquer à chaque ressort ou mécanisme de ce recul. Ceux-ci sont : 1) un volume d’immigration excessif, 2) de faibles capacités d’intégration, 3) une cassure culturelle entre les « vieux » et les « jeunes » et 4) une faible fécondité.

L’immigration

La question des seuils ou du volume d’immigration est incontournable. La vitalité d’une langue, c’est-à-dira sa capacité à conserver ses locuteurs ou à en recruter de nouveaux, tient à la fréquence des interactions qu’elle impose dans un endroit donné. Toute dilution de la proportion des locuteurs dans cet endroit, telle que celle causée par une présence accrue de locuteurs d’une langue tierce due à l’immigration, risque donc d’entrainer une baisse de la fréquence d’interaction et une baisse de la vitalité de cette langue. Ceci est particulièrement vrai dans une situation de bilinguisme compétitif telle qu’elle se présente dans la région de Montréal où le français a un statut et un prestige inférieur à celui de l’anglais. Toute immigration en excès de la « capacité d’intégration » entraine donc à la baisse la vitalité du français.

Or, quelle est cette « capacité d’intégration » du français au Québec? Aussi incroyable que cela puisse paraitre, nous n’en avons absolument aucune idée. Toute la politique d’immigration du Québec, pour ce qui est des seuils, est fondée sur l’arbitraire. Aucune étude n’a jamais cherché à déterminer, de manière rigoureuse, combien d’immigrants le Québec pouvait accepter sans remettre en cause son caractère français. Le chiffre de 50 000, qui constitue la cible actuelle du gouvernement, a été sorti, comme un lapin lors d’un tour de magie, d’un chapeau. Ou plutôt : il est le résultat de « consultations » où des lobbyistes de l’industrie de l’immigration et des chambres de commerce sont venus expliquer au gouvernement qu’il devait accepter plus d’immigrants, toujours plus, afin de maximiser les profits (à court terme) de certains secteurs de l’industrie (privée). Au diable le bien commun, le fait français et la capacité d’intégration.

Bref, dans le débat sur l’immigration, la question des seuils est centrale. Quel est le nombre approprié d’immigrants que le Québec français peut accueillir? On ne le sait pas. On sait seulement que le nombre actuel, qui entraine l’anglicisation de toute la région de Montréal, est tout à fait excessif. Dans l’état actuel des choses, il faut donc couper. Et de beaucoup.

L’intégration

La « capacité d’intégration » se réfère à la contrainte exercée par une langue pour générer des interactions dans un endroit donné. Cette capacité d’intégration sera élevée dans un lieu où règne la « loi du sol » c’est-à-dire si une seule langue sert de « langue commune » et de langue des institutions. Ceci est loin d’être le cas au Québec, surtout dans la région de Montréal, où règne plutôt le « bilinguisme compétitif », c’est-à-dire la compétition entre deux langues d’intégration.

Dans la région de Montréal, la capacité d’intégration du Québec français est faible. Elle est même inférieure à celle du Québec anglais. Pourquoi? Parce que l’anglais règne en maitre dans le secteur privé et dans une large partie du réseau institutionnel (hôpitaux, cégeps, universités). Il est donc impératif, si l’on souhaite augmenter la capacité d’intégration, d’augmenter la part relative occupée par le réseau institutionnel de langue française.

En clair, cela signifie qu’il faut restreindre le plus possible le bilinguisme de l’État québécois (ce qui est l’axe principal de l’actuel projet de loi 96), imposer la loi 101 au cégep (incluant les collèges privés) et au premier cycle universitaire, revoir les politiques de financement de la recherche pour favoriser la recherche en français, etc. Un Québec indépendant, débarrassé de la toxique Loi sur les langues officielles d’Ottawa, serait bien sûr un atout incontestable pour augmenter notre capacité d’intégration.

La culture

Les dernières données dont nous disposons (OQLF 2016) indiquent qu’un effondrement de la consommation culturelle en langue française est en cours chez les jeunes francophones. Ceux-ci « consomment » beaucoup moins de chansons, films, séries, etc. en français comparé à leurs ainés. Le profil de consommation culturel des jeunes est de plus en plus anglo-américain. Cela ne manquera pas d’avoir des conséquences titanesques à l’avenir.

L’acculturation est en effet la première étape dans la voie menant à l’assimilation linguistique. Pour redresser la barre, il faudra absolument diminuer la place énorme accordée à l’anglais à l’école primaire et secondaire, offrir le choix entre plusieurs « langues secondes », valoriser la culture québécoise à l’école (et partout), rendre notre culture accessible sur les plateformes numériques, etc.

La fécondité

La politique familiale du Québec (CPE, congés parentaux) a déjà permis au Québec d’augmenter légèrement son indice synthétique de fécondité. Il faudrait maintenant aller plus loin et mettre en place une politique nataliste explicite. Il est temps d’aborder cet enjeu. Cette politique devrait avoir pour but de tenter de combler l’écart important qui existe entre le nombre d’enfants moyens désirés par les femmes (2,0) et celui qu’elles ont réellement (environ 1,6).


dimanche 28 novembre 2021

Défendre le français c'est comme suspendre les droits des Noirs ou des Juifs...

Tous les pays privilégient leurs langues nationales ou officielles, ne fût-ce pour des raisons pratiques et économiques : ils ne peuvent communiquer dans de très nombreuses langues. Ce serait irréaliste. 

Même des pays qui prétendent avoir de nombreuses langues officielles, comme l’Afrique du Sud, n’utilisent qu’une ou deux langues dans l’administration, lors des réunions administratives, dans leur armée, etc. Ceci indépendamment de toute politique d’affirmation identitaire.

Incidemment, en Afrique du Sud, l’ANC a promu 11 langues officielles pour éliminer l’afrikaans, langue officielle majoritaire sous l’apartheid, la ramener au même niveau que les langues bantoues devenues récemment officielles, et privilégier le seul anglais que maîtrisaient les cadres expatriés de l’ANC (regardez les sites officiels de l’administration sud-africaine pour vous en convaincre, voir ici, ici et ).

Il n’y a donc rien de rare à ce que des lois ou des pratiques administratives privilégient une langue du pays.

Mais pour Pearl Eliadis, avocate de renom et professeure de droit à l’Université McGill de Montréal (soupirs), le projet de loi 96 sur la défense du français reviendrait à faire quelque chose de commun à suspendre les droits des Noirs ou des Juifs… C’est ce qu’elle a affirmé en septembre dernier, lors de consultations organisées par le Quebec Community Groups Network. Extrait pertinent ci-dessous, sous-titré en français. Vidéo complète en anglais (près de 4 heures) ici.


samedi 27 novembre 2021

Contradiction : la CAQ veut imposer un cours de culture québécoise, mais pas le cégep en français...

Pour Normand Baillargeon dans les colonnes du Devoir

Comment expliquer dès lors que le gouvernement en place refuse de rendre obligatoire la fréquentation du cégep français pour les allophones et les francophones ? Si la défense et la promotion de la culture, dans les deux sens du mot, sont une des tâches de l’école, cette inaction devant l’état du français chez nous est entièrement inexplicable. Pour ne pas dire plus…

Culte écologiste et terrorisme vert

RAF : ces trois lettres ne parlent peut-être pas aux plus jeunes d’entre nous. Mais dans les années 1970, la Rote Armee Fraktion (Fraction armée rouge) a plongé l’Allemagne dans l’effroi, multipliant les attentats sanglants contre les symboles de l’impérialisme américain et du capitalisme bourgeois. Cinquante ans plus tard, une certaine frange écologiste radicale s’en revendique pour légitimer des actions violentes qui pourraient être menées au nom du climat.

Pour Tadzio Müller, incendier des voitures n'est qu'un des moyens que les écologistes militants veulent utiliser à l'avenir
 
C’est en substance ce qu’affirme Tadzio Müller, l’un des militants écologistes les plus célèbres d’Allemagne. Dans une interview au Welt, le cofondateur du groupe d’action «Ende Gelände» (Stop au 4x4) prophétise une radicalisation rapide de ce mouvement. «Empêcher la protection du climat, c’est pousser à la création d’une RAF verte», dit-il. L'activiste prédit des actions violentes contre les véhicules tout-terrain, les chantiers d’autoroute ou les centrales au gaz.

Cette radicalisation du mouvement écolo était assez logique, note le journal allemand, dès lors que le «sauvetage du climat» devient l’objectif politique suprême. Fanatiques, les militants se sentent autorisés d'imposer leurs exigences par la force.

Un mode d’action légitime, puisque c’est pour le bien des générations futures. En réalité, les débordements de Friday for the future ou les prises de parole offensives de Greta Thunberg puisent dans la même dialectique : si vous, la majorité, ne répondez pas à nos exigences, vous sortez du champ du débat et devenez des ennemis avec lesquels on ne transige pas.

Source Die Welt


Vaccins : jouons-nous aux apprentis sorciers ?

Vaccins : jouons-nous aux apprentis sorciers ? C’est la question que se pose l’hebdomadaire français Valeurs actuelles ci-dessous. Si un grand nombre d’effets indésirables des vaccins remontent du terrain et des centres de pharmacovigilance, la balance bénéfices-risques penche inexorablement en faveur des injections, selon le gouvernement. Chaque voix scientifique et médicale dissidente est sommée de se taire. Tandis que la France connaît une cinquième vague.

C’est sur la tombe de Maxime que la famille Beltra s’est recueillie pour fêter son 23e anniversaire, fin octobre. Il voulait pouvoir mener la vie normale d’un jeune homme de 22 ans et prévoyait de s’envoler pour la Grèce avec sa petite amie. Mais le 26 juillet dernier, Maxime est mort subitement quelques heures après avoir reçu sa première dose du vaccin Pfizer. Les pompiers n’ont rien pu faire pour le réanimer.

Juste après que son fils s’est éteint, dans une salle à manger transformée en bloc opératoire, Frédéric Beltra, écorché vif par la douleur, publie une vidéo dans laquelle il crie sa rage. À l’encontre des « criminels » et des « élites corrompues » qui ont « mis sur le marché des vaccins qui ne sont pas certifiés et qui tuent des jeunes de 22 ans en pleine forme ». À l’encontre des médias de « propagande », « vils serviteurs des élites », étouffant la moindre parole dissidente sur les vaccins. La vidéo devient virale et fera le tour des réseaux sociaux, alimentant les certitudes de la sphère « antivax », s’empressant d’ériger Maxime en martyr de la politique vaccinale.

En parallèle, avant même que les résultats de l’autopsie soient connus, les médias de masse, drapés dans leur cape de « fact-checkers », tout à leur mission de chasser l’« infox » pullulant sur les sites alternatifs, annoncent un choc anaphylactique provoqué par une allergie à l’arachide, minimisant par là tout « possible » lien avec le vaccin. L’ancien député socialiste converti au macronisme Jean-Louis Gagnaire va même encore plus loin, en dénonçant, d’un tweet aujourd’hui supprimé, « une histoire inventée de toutes pièces par les antivax et destinée à effrayer les Français »…

« Mon fils avait un terrain allergique et l’a signalé au centre de vaccination qui l’a malgré tout piqué comme un poulet en batterie ! Il n’a jamais mangé ce soir-là de cacahuètes. L’autopsie a révélé une myocardite. Rien n’explique à ce jour les raisons exactes de son décès, mais le vaccin n’est en aucun cas écarté ! », s’insurge Frédéric Beltra, déterminé à ce qu’éclate la vérité. Une enquête est ouverte après que son avocat a porté plainte au parquet de Montpellier pour « homicide involontaire » et « mise en danger de la vie d’autrui ».

Non loin des Saintes-Maries-de-la-Mer où vivent les Beltra, deux autres familles ont vécu un drame similaire cet été. Celle de Mélanie à Béziers, victime d’une crise cardiaque deux jours après la première injection de Pfizer, alors qu’elle dressait la table pour son 16e anniversaire qu’elle devait fêter entourée de ses copains. Plongée dans un coma artificiel, elle succombera un mois plus tard. Celle de Sofia à Gardanne, 17 ans, morte d’une « embolie pulmonaire massive inexpliquée », une dizaine de jours après s’être vu injecter le sérum. Les trois familles éplorées se sont rencontrées et viennent de lancer l’association Verity, afin que toute la lumière soit faite sur la mort de leurs enfants comme sur celle d’autres victimes.

Entretemps, au Québec le gouvernement continue de mobiliser l'attention autour de la vaccination des jeunes enfants. Pour ne pas parler du scandale des CHLSD, établissement de soins pour personnes âgées, qui ont concentré les décès liés à la Covid-19 en 2020 ?

 « Il y a des effets indésirables graves voire mortels, où l’imputabilité du vaccin n’est pas discutée. Il en va des chocs anaphylactiques, entre deux et quatre fois plus nombreux avec ces vaccins à ARN qu’avec tout autre, provoqués par l’excipient présent dans la capsule lipidique qui entoure l’ARN, comme des affections cardio-vasculaires de type thrombose, myocardite et péricardite, présentes effectivement chez les jeunes entre 18 et 30 ans. Mais ces dernières sont la plupart du temps rares et bénignes. La balance bénéfices-risques est bien évidemment en faveur du vaccin, les jeunes étant la population ayant le plus de liens sociaux », assure le Pr Daniel Floret, vice-président de la commission technique des vaccinations de la Haute Autorité de santé. Six mois après le début de la campagne de vaccination des 18 ans et plus, cette même HAS vient de déconseiller les injections de Moderna pour les jeunes de moins de 30 ans après la publication début novembre d’une étude Epi-Phare confirmant ces risques… Tandis que plusieurs pays scandinaves les ont tout bonnement interdites pour cette même tranche d’âge. Et que l’Islande les a totalement suspendues pour toute la population.

Stratégie de la peur éhontée d’un médecin abonné aux plateaux de télé

La vaccination de 5-11 ans est au cœur de nombreuses controverses depuis que le laboratoire Pfizer a obtenu une autorisation provisoire de mise sur le marché de son vaccin contre le Covid-19 aux États-Unis, au Canada et en Israël. Le 17 novembre, l’Académie française de médecine préconisait de ne pas vacciner la totalité des enfants de cette tranche d’âge, mais seulement ceux qui souffrent de comorbidités, et les enfants vivants dans leur environnement immédiat. Alors que les complications neurologiques du COVID-19 chez les enfants sont rares, contrairement aux adultes, un examen d’experts internationaux des résultats positifs de la neuroimagerie chez les enfants atteints de COVID-19 aigu et post-infectieux a révélé que les anomalies les plus courantes ressemblaient à des schémas de maladie à médiation immunitaire impliquant le cerveau, la colonne vertébrale et les nerfs. Les accidents vasculaires cérébraux, qui sont plus fréquemment signalés chez les adultes atteints de COVID-19, ont été beaucoup moins fréquemment rencontrés chez les enfants. L’étude de 38 enfants, publiée dans la revue Lancet, était la plus grande à ce jour des manifestations d’imagerie du système nerveux central de COVID-19 chez les enfants.

Deray déraille sur les chiffres de la vaccination pédiatrique et du nombre d’enfants en réanimation à cause de la Covid-19

1 233 décès « suspectés » en France

Auditionné mi-octobre par la commission des lois de l’Assemblée nationale à l’occasion de la prolongation de l’état d’urgence sanitaire, Olivier Véran l’assure : « Il n’y a pas, à ce stade, de cas de décès avéré imputable à la vaccination. » Que disent les chiffres officiels ? L’Agence nationale de la sécurité du médicament (ANSM), qui recense pour la France tous les effets indésirables des vaccins remontés par les centres de pharmacovigilance, fait état de 1 233 décès « suspectés » d’être en lien avec les vaccins. Son pendant américain, le VAERS comptabilise plus de 18 000 morts aux États-Unis quand en moyenne depuis trente ans, tous vaccins confondus, 150 sont à déplorer chaque année. Quant à EudraVigilance, chargé de la même évaluation pour l’ensemble des pays européens, l’organisme dénombre plus de 26 000 décès.

« Des chiffres largement sous-évalués tant il est fastidieux de remplir un dossier de pharmacovigilance », explique le Dr Olivier Soulier, membre du Conseil scientifique indépendant et de Réinfo-Covid, listant les embûches à leurs remontées : l’obtention du dossier médical complet, le numéro des lots de doses injectées, sa validation par le centre de pharmacovigilance avant d’être recensé, le temps manquant aux médecins débordés pour recueillir cette paperasse, sans compter la culpabilité de certains rechignant à voir un lien entre l’acte réalisé et un probable décès d’un de leurs patients.

Chasse aux sorcières

La pharmacienne qui a piqué Stéphanie n’a pas hésité à remonter son cas à la pharmacovigilance. Menacée par son employeur de perdre son diplôme d’aide à domicile pour personnes âgées, Stéphanie se résigne à recevoir ses deux injections de Moderna cet été. Après trois mois de règles hémorragiques la laissant anémiée, le diagnostic de sa gynécologue tombe : la jeune femme de 26 ans est désormais ménopausée. Maman de deux enfants, elle pleure sur son rêve d’un troisième bébé. « Les désordres menstruels font partie des effets indésirables de ces injections au point qu’ils sont étudiés par plusieurs universités américaines. La protéine Spike s’accumulant dans plusieurs organes comme les ovaires », explique le Dr Alexandra Henrion-Caude.

La généticienne, spécialiste de l’ARN et ancienne directrice de recherche à l’Inserm, reste privée de contact avec certains de ses anciens collègues, comme le monsieur vaccin Alain Fischer. Elle se voit taxée de « complotiste » depuis qu’elle a osé s’interroger sur la politique sanitaire. Henrion-Caude reconnaît avoir cherché dans le dictionnaire la signification de cet attribut dont on l’affuble quasi systématiquement désormais. À chacune de ses sorties, les loupes des « fact-checkers » sont brandies pour « discréditer ou travestir mes propos », se défend-elle. Sans relâche, elle dénonce un médicament génique expérimental toujours en phase trois des essais cliniques, qui, outre son inefficacité sur la transmission, comme semble le confirmer la flambée des cas ces derniers jours, pourrait même se révéler dangereux.

« La vérité, c’est que nous n’avons aucun recul sur cet ARN messager : nous ignorons la durée de sa persistance dans l’organisme, tout comme l’ensemble des modifications génétiques qu’il engendre ainsi que leurs possibles transmissions à la descendance. Ces effets sur le système immunitaire sont suffisamment mal connus pour qu’on improvise une multiplication des doses », insiste celle qui en comptabilise au minimum sept par Français d’après le nombre commandé par le gouvernement.

Une chasse aux sorcières est menée par le Conseil de l’ordre à l’encontre des médecins prudents à l’égard des vaccins, et dont les pratiques ou les propos vont à l’encontre de la doxa sanitaire. L’instance médicale ne fait qu’appliquer le décret du 22 décembre 2020 du code de déontologie des médecins, limitant leur liberté d’expression aux données scientifiques « confirmées ou étayées ». Autrement dit, si ces communications proviennent du gouvernement.

« Antivax » et « complotiste »

Après avoir été convoqué par le Conseil de l’ordre, Stéphane Gayet, docteur en infectiologie au CHU de Strasbourg, doit prochainement comparaître devant la chambre disciplinaire du Grand-Est. Il doit sa convocation à la dénonciation de ses confrères l’accusant de rédiger des ordonnances dangereuses en soignant à base d’Ivermectine des patients atteints d’un Covid long.

« Pour que les laboratoires puissent obtenir une autorisation de mise sur le marché conditionnelle des vaccins, les autorités sanitaires ont tué les possibles traitements à base d’Ivermectine et d’hydroxychloroquine. Cette absence de traitements étant une des conditions de cette autorisation », dénonce le Pr Christian Perronne déplorant l’impossibilité d’un débat contradictoire essentiel en médecine depuis le début de la pandémie. Malgré la reconnaissance de ses pairs et un CV long comme le bras dans les plus hautes instances médicales publiques et notamment à la présidence du Comité technique de la vaccination, il se voit lui aussi taxé de « complotisme » et de « position antivax » notoire. Ses critiques sur la gestion de la crise par l’État français et ses propos tenus sur les bienfaits de l’hydroxychloroquine lui ont coûté la chefferie du service des maladies infectieuses de l’hôpital de Garches.

Sur les plateaux de télévision, seuls les spécialistes « provax » ont désormais voix au chapitre. Ils louent la sûreté de la technologie à ARN, l’efficacité des vaccins pour lutter contre les formes graves, l’importance d’une troisième dose pour maintenir à niveau les anticorps… Privés de débats contradictoires et accusés d’être à l’origine de cette cinquième vague, les « antivax » piochent çà et là dans les méandres du Net des informations la plupart du temps non vérifiées sur des sites alternatifs qu’ils se partagent compulsivement sur des boucles Telegram, comme pour extérioriser leur défiance à l’égard des élites.

« Si j’avais eu connaissance du moindre risque, jamais je ne l’aurais fait prendre à ma femme », nous confie Marc Doyer attendant la mort de son épouse Mauricette, qui a développé une forme de la maladie de Creutzfeldt-Jakob quinze jours après l’injection de Pfizer. Si la maladie est extrêmement rare et touche un cas sur un million, Marc Doyer a recueilli en quelques jours six témoignages de cas similaires. « Qui seront les responsables ? », interroge-t-il. « Les États membres », répond l’eurodéputée EELV Michèle Rivasi. Cette dernière, membre de la commission du contrôle budgétaire, s’est battue de longs mois avant d’avoir accès aux contrats qui lient les laboratoires pharmaceutiques et la Commission européenne. Des contrats illisibles car entièrement biffés pour cause de secret des affaires lui ont finalement été présentés. « Un journaliste italien est parvenu à mettre la main dessus », nous raconte-t-elle. Les laboratoires sont exonérés de toute responsabilité en cas d’effets indésirables graves, la charge revenant aux États membres de financer les frais d’avocats des firmes pharmaceutiques et les indemnités possibles à verser.

Voir aussi

  • Le risque de développer le syndrome coronarien aigu (SCA) a considérablement augmenté chez les patients après avoir reçu les vaccins COVID-19 à ARNm, selon un rapport présenté aux sessions scientifiques 2021 de l’American Heart Association (AHA). « l’ARNm [vaccins] augmente considérablement l’inflammation de l’endothélium et l’infiltration de lymphocytes T du muscle cardiaque et peut expliquer les observations d’une thrombose accrue, de cardiomyopathie et d’autres événements vasculaires après la vaccination ».
  • Docteur en Angleterre explique l'inquiétude justifiée suscitée par cette étude :

  • Les quatre cas du variant omicron découverts au Bostwana, lors d'un contrôle de routine avant voyage, étaient tous complètement vaccinés. (communiqué du gouvernement botswanais) Ceci semble démontrer que les passeports vaccinaux sont inutiles et confèrent un sentiment de sécurité et d'immunité mal placé.
  • L'association médicale sud-africaine affirme que la variante Omicron cause une maladie bénigne dans les cas recensés en Afrique du Sud (publié le 27 novembre 2021
  • La doctoresse sud-africaine, Angélique Coetzee (prononcé Coûte-si-eu), qui a découvert la variante Omicron dit qu'il n'y a pas de quoi s'inquiéter, elle n'a vu que des symptômes très légers (plutôt des hommes, vers 40 ans, extrême fatigue, pas de toux, pas de fièvre). (Il se pourrait cependant qu'il n'en aille pas de même dans d'autres villes que Prétoria.)
  • Discussions sur la vaccination des enfants sur Radio-Sud (France) avec le Dr Gérald Kierzek, médecin urgentiste à l’hôpital Hôtel-Dieu et directeur médical du site de santé Doctissimo. La balance bénéfices-risques est négative quant à la vaccination des enfants, il ne faut pas imposer la vaccination à tous les enfants. Il faut se concentrer sur les personnes à risques. Les IRM sur les cerveaux atteints de la Covid-19 indiquent des accidents vasculaires sans rapport avec l’Alzheimer, le Dr Deray est un néphrologue, un spécialiste des reins:

  • Ex-star de l'AFL (47 ans) en soins intensifs après une réaction à la dose de rappel du vaccin contre la Covid (Australie, The Herald Sun, via news.com.au)

vendredi 26 novembre 2021

Émeute anti-Chine aux îles Salomon, l'Australie envoie des troupes

Canberra envoie des troupes aux Îles Salomon. Il s’agit d’aider au maintien de la sécurité alors que des émeutes ont éclaté dans la capitale. Les manifestants remettent en cause la rupture de leur pays avec Taïwan au profit de la Chine.

C’est bien à la demande du gouvernement local que l’Australie déploie une force de maintien de la paix à Honiara, la capitale des Îles Salomon. Sur place, des émeutiers réclamaient la démission du Premier ministre et ont envahi le quartier chinois. Plusieurs bâtiments ont été incendiés.

Une intervention aux contours bordés

Le rôle des troupes australiennes est limité comme le détaille Scott Morrison, le Premier ministre australien : « Notre objectif ici est d’assurer la stabilité et la sécurité, de permettre aux processus constitutionnels normaux au sein des Îles Salomon de traiter les divers problèmes qui se sont posés et que cela se fasse dans un climat de paix, de stabilité et de sécurité. Ce n’est pas l’intention du gouvernement australien d’intervenir de quelque manière que ce soit dans les affaires intérieures des Îles Salomon, c’est à elles de les résoudre. »

L’Australie est déjà intervenue aux Salomon

Scott Morrisson a aussi rappelé les liens qui unissent les deux pays et les divers domaines d’action de l’Australie aux Salomon : « Lorsqu’elles ont besoin de notre aide, elles la recevront, que ce soit en rapport avec des catastrophes naturelles, lorsqu’elles ont besoin de notre aide ou en rapport avec le Covid, lorsqu’elles ont eu besoin de vaccins et autres soutiens dans le déploiement de leur programme de vaccination. Et malheureusement dans une situation comme celle-ci, quand il y a à nouveau des troubles civils, nous sommes là pour les aider car elles nous sont très chères, en tant que membres de notre famille du Pacifique. » Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que des troupes de Canberra interviennent aux Salomon. Notamment lors d’émeutes mettant en cause la présence chinoise.

A l’origine des émeutes, la rupture avec Taïwan mal digérée dans l’île de Malaita

Cette fois de nombreux manifestants viennent de l’île de Malaita. Ils protestent contre la rupture des relations avec Taïwan en 2019 au profit de Pékin (qui considère Taïwan comme une province chinoise et exige la rupture des relations avec Taipei pour l’établissement de relations diplomatiques avec d’autres pays). En effet, beaucoup d’habitants de Malaita avaient de fortes relations avec Taipei. Des liens ont d’ailleurs été maintenus. Les Taïwanais, comme les Américains continuent d’envoyer des aides à Malaita.

Les autorités chinoises « préoccupées »

Le gouvernement chinois observe la situation avec beaucoup d’attention à en croire Zhao Lijian, porte-parole du ministère des Affaires étrangères de l’Empire du Milieu : « Nous pensons que sous la direction du Premier ministre (Manasseh) Sogavare, le gouvernement des Îles Salomon peut rétablir l’ordre social et la stabilité dès que possible. Nous sommes sérieusement préoccupés par les attaques contre certains citoyens et institutions chinois, et avons demandé au gouvernement local de prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger la sécurité des citoyens et des institutions chinois là-bas. Nos relations se sont bien développées au cours des deux dernières années depuis l’établissement de relations diplomatiques avec une coopération fructueuse dans les domaines économique et commercial, les infrastructures, l’éducation, la santé et d’autres domaines, apportant des avantages tangibles et le bien-être aux peuples des deux pays. Toute tentative de saper le développement normal des relations sino-salomonaises est futile. »

Rivalité Pékin versus Canberra et Washington autour des Salomon

Pas un mot donc, semble-t-il, à Pékin, sur l’aide australienne au gouvernement d’Honiara. Il est vrai que paradoxalement, Canberra (comme Washington) voit d’un mauvais œil le développement de la présence chinoise aux Salomon, redoutant notamment à terme l’implantation d’une base militaire. Une inquiétude qui concerne d’autres pays du Pacifique.

Source : la 1 (Nouvelle-Calédonie)

La Chine enregistre son taux de natalité le plus bas depuis 1978 : elle allonge le congé de maternité

La Chine allonge le congé maternité pour stimuler la natalité

Plusieurs régions de Chine ont décidé d’accorder au moins 30 jours de congés maternité supplémentaires, afin d’encourager les naissances dans un pays confronté au vieillissement démographique et à la baisse du nombre d’actifs. Les autorités autorisent depuis cette année tous les Chinois à avoir trois enfants. Elles espèrent ainsi relancer le taux de natalité, qui s’est effondré l’an dernier à son plus bas niveau depuis plus de 40 ans. Le gouvernement municipal de Pékin a annoncé vendredi que les femmes pourront désormais prendre 158 jours de congé maternité -- soit 30 de plus qu’auparavant. Les autorités de Shanghai [Chang-haï], ville la plus peuplée du pays (25 millions d’habitants), ont annoncé des mesures similaires.

Dans la province côtière du Zhejiang [Tché-Kiang en notation française] (Est), les mères d’un second ou d’un troisième enfant bénéficieront d’un congé maternité de 188 jours, soit plus de 26 semaines, a indiqué l’agence de presse officielle Chine nouvelle. La législation nationale accorde un congé maternité minimum de 98 jours. Le sujet était très discuté vendredi sur les réseaux sociaux. Globalement saluée, l’initiative suscitait toutefois les réserves de certains internautes. « Le taux de chômage des femmes va être encore plus élevé », car les entreprises pourraient y réfléchir à deux fois avant de les embaucher, estimait ainsi un utilisateur du réseau social Weibo. D’autres internautes regrettaient que la longueur du congé paternité restât inchangée à Pékin (15 jours), Shanghai [Chang-haï] (10) et dans le Zhejiang [Tché-Kiang] (15).

« Les entreprises vont favoriser les hommes au détriment des femmes », jugeait ainsi un utilisateur de Weibo. Après plus de trois décennies de « politique de l’enfant unique », la Chine a assoupli ses règles en 2016, autorisant tous les Chinois à avoir un deuxième enfant, puis un troisième cette année. Mais les incitations des autorités semblent avoir peu d’effet sur les ménages, confrontés à la hausse du coût de la vie, de l’éducation et du logement. Le taux de natalité a ainsi fortement reculé l’an dernier, tombant à 8,52 naissances pour mille habitants. C’est le chiffre le plus bas depuis le début de la publication de l’annuaire statistique chinois en 1978. 

 


Billet originel du 23 novembre

Avec 8,5 naissances pour 1 000 personnes en 2020, la Chine voit son taux de natalité chuter au niveau le plus bas jamais enregistré depuis 1978. Durant toute cette période, ce chiffre n’était jamais tombé en dessous de 10, aussi le gouvernement chinois s’inquiète d’un déclin de la population.

Ce taux de natalité était de 9,5 pour 1000 au Québec en 2020 [le plus bas de son histoire], alors qu’il était encore de 9,9 en 2019. En France, ce taux était de 10,9 naissances pour 1000 habitants en 2020. Ce taux était encore de 14,8 naissances pour 1000 habitants en 1984 en France.

Selon les données publiées le week-end dernier par le Bureau national des statistiques, le taux naturel de croissance démographique du pays, comprenant les naissances et les décès, est lui aussi très bas, à 1,45, d’après le Guardian. Avec un taux de natalité en berne et une mortalité stable, la Chine s’oriente vers une potentielle crise démographique.

 


Famille chinoise. Quatre grands-parents, deux parents, un seul enfant ? L’indice de fécondité chinoise serait de 1,3 enfant par femme en 2020.

Régulation des naissances assouplie

L’analyse des experts montre que cette situation tient notamment au nombre relativement faible de femmes en âge de procréer en Chine, mais aussi au coût de la vie, aujourd’hui élevé. Récemment, la crise du coronavirus est également tenue pour responsable. Depuis quelques années, les autorités ont introduit une série de mesures destinées à enrayer voire inverser le phénomène.

La régulation des naissances a par exemple été assouplie. La Chine a progressivement abandonné la politique de l’enfant unique en 2016, autorisant les couples à avoir deux enfants dans un premier temps, puis trois à partir de mai 2021. À l’époque déjà, cette décision avait été prise après la publication du recensement décennal (2020), qui avait mis le vieillissement rapide de la population en évidence.

En parallèle, le gouvernement a également promis de faire son possible pour réduire les coûts liés à l’éducation et a imposé une période de réflexion obligatoire avant un divorce. Une mesure au succès tout relatif puisque, si les divorces ont effectivement été moins nombreux, les mariages ont suivi le même chemin, selon le Bureau national des statistiques.

Au total, 12 millions de bébés sont nés en Chine en 2020, soit une baisse de 18 % par rapport à l’année précédente. À l’autre bout de la pyramide des âges, la Chine comptait l’an dernier plus de 264 millions de personnes âgées de 60 ans et plus, soit quatre fois la population totale de la France. Cette classe d’âge constitue désormais 18,7 % du total, soit une hausse de 5,44 points de pourcentage par rapport au recensement de 2010. À l’inverse, la population d’âge actif (15 à 59 ans) ne représente plus que 63,35 % du total, en repli de 6,79 points sur 10 ans.

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Au rythme actuel, de 128 millions en 2017, la population japonaise tombera à moins de 53 millions de personnes à la fin du siècle.

Italie

Avec un Italien sur quatre âgé de plus de 65 ans, la population du pays risque de passer de 61 millions en 2017 à 28 millions en 2100.

Chine

Même écartée, la « politique de l’enfant unique » aura pour effet, à long terme, de réduire à 732 millions la population chinoise après un sommet à 1,4 milliard d’habitants.

Brésil

Avec un taux de fécondité qui s’est effondré à 1,7 enfant par femme comparativement à 6,3 en 1960, la population brésilienne pourrait glisser de 211 millions à 164 millions d’ici la fin du siècle.

Nigéria

Le problème est inverse : la population nigériane va plus que tripler d’ici 2100, atteignant 791 millions d’habitants. 

 

Sources : agences, The Lancet, INSEE.

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jeudi 25 novembre 2021

Florilège Jordan Peterson (en français)

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27 novembre 1095 — Appel lancé pour porter secours aux chrétiens d'Orient et aux pèlerins

C’était il y a près de mille ans. À la fin du XIe siècle, le royaume de France était en petite forme. Il ne représentait pas plus de deux ou trois fois l’actuelle région d’Île-de-France ; le domaine royal était bordé par Compiègne au nord, Orléans au sud, Dreux à l’ouest. Les Capétiens régnaient, mais, dit Jacques Bainville qui est indulgent, ce sont des « règnes sans éclat ». Qui se souvient de ces rois-là, les premiers héritiers du fondateur de la dynastie, Robert le Pieux, Henri Ier, Philippe Ier ? C’est à l’extérieur du royaume que les choses se passent. Chez les Normands en particulier : le duc de Normandie, Guillaume le Conquérant, a mis la main sur l’Angleterre (victoire de Hastings, en 1066, illustrée par la tapisserie de Bayeux), et ce sont aussi des Normands qui sont allés délivrer, à leur demande, les populations catholiques de l’Italie méridionale des expéditions sarrasines.



« Les malheurs des pèlerins »

Car c’est un temps de pèlerinages. Des foules de pèlerins chrétiens se déplacent en longues colonnes vers Rome ou Saint-Jacques-de-Compostelle, au nord de l’Espagne, venant manifester leur soutien aux dernières victoires de la Reconquista sur l’islam, après des siècles de conquêtes et de conversions musulmanes induites par des vexations et une forte taxation. Mais c’est le pèlerinage de Jérusalem, par terre et par mer, qui attire les fidèles les plus nombreux et les plus ardents, à partir des sols européens, notamment français. « Il crée une vie neuve, il marque la crise décisive où le vieil homme se dépouille », notent les chroniqueurs de l’époque.

Ces mouvements de population de l’Occident vers les Lieux saints d’Orient créent des routes, des escales, des dispensaires ; ils développent des échanges de toute nature. Arrivés sur place, les pèlerins rencontrent d’autres chrétiens, d’ancienne tradition qui constitue encore une grande partie de la Syrie et de la Palestine, peut-être encore la majorité des habitants, mais aussi des musulmans. Les communautés prospèrent dans des quartiers séparés. Jusqu’à l’arrivée des Turcs seldjoukides. Les anciens « maîtres tolérants et policés venus d’Égypte font place à des fanatiques durs et tracassiers ». La conquête de Jérusalem par ces Turcs s’accompagne de la persécution et du massacre des chrétiens. Les pèlerins rentrent chez eux effrayés. La nouvelle enflamme la fin de ce XIe siècle. Les Seldjoukides se sont emparés de l’Arménie si lointainement chrétienne, de Smyrne, de Nicée, près de Constantinople.

L’intervention des barons occidentaux permit de libérer de nombreuses villes (Nicée, Sardes, Tarse, Antioche) récemment conquises par les Turcs après la catastrophe de Manzikert en 1071


L’Empire byzantin menace de disparaître. Une vague de fond soulève la chrétienté.

L’Empire byzantin est confronté à l’avancée des Turcs seldjoukides. Depuis la désastreuse défaite subie à Manzikert l’arménienne en 1071, de nombreux territoires sont passés entre les mains de ces nouveaux musulmans venus d’Asie centrale et récemment convertis. Leur présence complique encore davantage le pèlerinage sur les Lieux saints qui connaît à l’époque un essor remarquable.

Qui va délivrer le Saint-Sépulcre ? Les monarques en sont incapables, qu’ils soient trop faibles, comme le roi de France, qu’ils se disputent entre eux, et notamment avec l’empereur d’Allemagne, ou qu’ils contestent l’autorité de l’Église de Rome. C’est donc elle qui va se substituer à eux, cette Église de Rome qui révèle sa solidité en résistant au grand schisme d’Orient d’un côté et aux « antipapes » de l’autre. C’est elle qui peut porter secours aux chrétiens de Terre sainte. Mais avec quels moyens le peut-elle ? Quels hommes ? Quel argent ? Quelles armes ? Elle va les mobiliser.

Et c’est un autre Français qui le fait, non pas le roi, mais un pape, le deuxième élu depuis Grégoire VII. Fils d’une famille noble de Champagne, rappelle Jacques Heers, l’historien des croisades, c’est un bénédictin ; il fut archidiacre de Reims avant de devenir prieur de l’abbaye de Cluny. Bâtie à la fin du siècle précédent, cette abbaye rayonne par son influence bien au-delà du sol qui l’a vue naître. Élu pape sous le nom d’Urbain II en 1088, il a dû attendre cinq ans avant de s’asseoir sur le trône pontifical à Rome (alors occupée par un « antipape »). La mission de la délivrance des chrétiens de Jérusalem se présente à lui comme une occasion d’affirmer son autorité tout en marquant la puissance temporelle et spirituelle de l’Église. Il part prêcher le combat dès 1095, depuis l’Italie jusqu’à la Bavière, des Alpes à la France, son pays. Il y multiplie assemblées et conciles, et n’hésite pas à excommunier le roi de France, Philippe Ier, pour usurpation de biens d’Église, répudiation de son épouse et corruption...

L’abbaye de Cluny dont Urbain II fut le prieur


Bibliothécaires choisissent livres non en fonction de leur qualité ou popularité, mais en fonction de leur prisme racialiste

L’édition jeunesse d’ici ne répond pas aux besoins des bibliothèques scolaires. « Je veux, j’ai besoin de plus de livres jeunesse avec des personnages asiatiques, noirs ou arabes », analyse la bibliothécaire au Centre de services scolaire des Mille-Îles Lyne Rajotte. L’édition jeunesse québécoise fait des avancées vers la diversité, et n’assouvit pas encore la faim des bibliothèques scolaires. « La littérature ne représente pas les visages qu’on voit dans nos écoles. » Trop blanc encore, le livre jeunesse d’ici ?
 
[Que le livre soit bon ou non, s'il est diversitaire on l'achète avec vos impôts]

Pour répondre aux besoins des 72 bibliothèques qu’elle gère, la bibliothécaire Lyne Rajotte a décidé il y a quatre ans « d’acheter 100 % des livres jeunesse où un enfant de la diversité apparaît. Ce livre-là, on l’acquiert, bon ou pas. On rentre 100 % de ce qui est non blanc en nouveautés dans nos bibliothèques. Et on a un budget plus grand encore que ce qu’on trouve sur le marché. On n’arrive jamais à vider notre enveloppe ».

Y a-t-il là un marché que l’édition québécoise ne saisit pas ? Ce désir d’augmentation de la diversité raciale en littérature jeunesse québécoise serait du moins partagé par l’ensemble des établissements du Québec, selon la présidente de l’Association pour la promotion des services documentaires scolaires (APSDS), Ariane Grenier.

Pourtant, plusieurs éditeurs disent partager aussi ce désir. Une vingtaine d’entre eux signait une lettre il y a un an, reconnaissant « le déséquilibre entre ce qui a été publié et la représentativité réelle de la société québécoise ». Un comité pour la diversité culturelle a aussi été mis en place à l’Association nationale des éditeurs de livres (ANEL) il y a un an.


Illustration de Ravy Puth, issue du livre « Comment transformer une banane en vélo : une fable écologique » de l’« autrice » Jerry Dougherty.

L’objectif de ce comité est triple, explique Marc-André Audet, éditeur des Malins. « Améliorer la diversité dans nos histoires, dans nos écuries d’auteurs, dans nos équipes. » M. Audet confirme qu’en « bibliothèques présentement, il y a assurément plus de demande que d’offre. C’est tant mieux pour les auteurs racisés du Québec, dont les voix ne sont pas entendues assez présentement. Il y a un rattrapage à faire ».

L’éditeur poursuit : « Quand on regarde la couleur de nos romans et couvertures, des auteurs, des équipes, que ça ne ressemble pas assez à la couleur des gens qu’on croise dans les rues du Québec. » Entre les pages non plus : Rachel DeRoy-Ringuette avait réalisé en 2016, pour l’Université de Montréal, une étude sur la diversité en littérature jeunesse québécoise. Sur 200 titres pour les 0-11 ans qu’elle avait étudiés, 18 % contenaient des personnages de la diversité culturelle. De ceux-là, seuls 8 % d’entre eux avaient réellement un rôle « actif ».

Pourtant, en 2018, une étude du Centre de transfert pour la réussite éducative du Québec indiquait qu’alors, « les élèves issus de l’immigration (de première et deuxième générations) constituent globalement plus du quart des élèves au Québec (27 %), et plus de 50 % de ceux des écoles montréalaises ».

Profil de l'immigrant au Québec en 2019 : très peu d'Européens, certains eux-mêmes issus de l'immigration en Europe

Et cinq ans plus tard, la diversité dans les livres jeunesse ? « Mon feeling [sic, sentiment], sans données, précise celle qui enseigne aux futurs enseignants, c’est qu’il y a eu une évolution. Mes observations laissent supposer qu’il y a plus de personnages issus de la diversité aujourd’hui. »

Les stéréotypes, qu’elle notait fort présents en 2016, ont-ils cédé leur place ? « Ce qu’on voyait à l’époque, c’est que les personnages issus de la diversité étaient souvent à l’arrière-scène. »

Apprendre par le pareil

« J’ai l’impression qu’il y a plus de personnages de la diversité à l’avant-plan maintenant, avance Mme DeRoy-Ringuette. Mais est-ce qu’on offre à ces personnages de vivre aussi des choses ordinaires ? Ou s’ils se retrouvent toujours dans l’exotisation, ou la ségrégation, le racisme, ou des thèmes propres à leur seule diversité ? Ce serait important de le savoir. »

C’est que la diversité, explique encore Mme DeRoy-Ringuette, est un outil dans l’apprentissage de la lecture. La spécialiste s’appuie sur l’analyse critique du multiculturalisme en littérature jeunesse faite par Bothelo et Rudman en 2009. « Ils y disent, résume la spécialiste, qu’il y a des textes-miroirs, où tu te reconnais. Des textes-portes qui t’amènent à agir pour une justice sociale. Et des textes-fenêtres où tu observes l’autre. »

Pour le lecteur tout débutant, « c’est important de se reconnaître, et de reconnaître l’autre », car la distance peut faire obstacle à la compréhension. « Le problème, s’il y a beaucoup de personnages blancs, c’est que les enfants issus de la diversité ne se reconnaissent pas, et se trouvent toujours dans une observation. »

Maudits bleuets

Chantal Lalonde, vice-présidente aux éditions Scholastic Canada, qui ont pris un tournant marqué vers la diversité il y a plus d’une décennie, renchérit. « Il faut que les enfants se reconnaissent dans ce qu’ils lisent. Petites, quand on lisait nos Comtesse de Ségur, on était à des milles de ce qui s’y passait. Je me rappelle très bien ne pas comprendre ce que je lisais, et que les bleuets y étaient des myrtilles, et que je ne savais pas si c’était un fruit ou une fleur… »

Cette reconnaissance directe qui aide l’apprentissage explique peut-être pourquoi les éditeurs scolaires ont une longueur d’avance en intégration de la diversité dans leurs contenus, selon plusieurs spécialistes. Les manuels, créés pour répondre à des objectifs pédagogiques, doivent aussi remplir les critères du ministère de l’Éducation, souligne Ariane Régnier de l’APSDS.

Les manuels scolaires doivent ainsi être exempts de discrimination et de stéréotypes. Les personnages doivent y entretenir des rapports égalitaires avec les autres et être présentés généralement en interaction. Et « les personnes qui présentent des caractéristiques différentes de celles de la majorité doivent y être bien représentées ».

« Les éditeurs littéraires n’ont pas à passer par ce processus », rappelle Mme Régnier. « Le désir de refléter davantage notre clientèle, nos élèves est présent depuis longtemps », indique Lyne Rajotte. « On était prêts en bibliothèque bien avant que les maisons d’édition et les auteurs se mettent à inclure de la diversité dans leurs livres. Mais c’est un mouvement : on ne bouge pas tous en même temps, mais on bouge tous dans la même direction. »

L’éditeur Marc-André Audet le croit aussi : « Les choses sont appelées à changer, on le voit avec le succès des Michel Jean et Isabelle Picard, et des auteurs des Premières Nations. J’espère qu’on va se mettre à recevoir plus de manuscrits d’auteurs racisés. Probablement qu’il y a plein de gens qui n’ont jamais envisagé la possibilité d’être publiés en français au Québec, et qui ne savent pas qu’on aimerait les lire. »

Pour le comité sur la diversité culturelle de l’Association nationale des éditeurs de livres,

le président Rodney Saint-Éloi (ci-contre), de Mémoire d’encrier, écrivait : « Il nous faut, dans le monde de l’édition comme dans la société, engager la conversation pour sortir de l’entre-soi. Il faut commencer à s’interroger. Amener des questions. Des questions pour dire la totalité de nos émotions. La totalité de nos êtres. La totalité de nos imaginaires. La totalité de nos histoires. Que serait la société si on s’acharnait à laisser de côté l’histoire et la culture des Premières Nations et l’histoire des personnes issues de l’immigration ? »

Source : Le Devoir


mercredi 24 novembre 2021

États-Unis — Regain de popularité des écoles privées catholiques

La fréquentation des écoles catholiques était en baisse depuis des années aux États-Unis.

Le nombre d’élèves inscrits était passé d’un sommet de 5,2 millions au début des années 1960 à environ 1,6 million l’année dernière. Mais cet automne, les diocèses de tout le pays voient leurs inscriptions augmenter. L’Association nationale pour l’éducation catholique continue de recueillir et d’analyser les dernières données, mais ses chiffres préliminaires montrent des augmentations dans la plupart des diocèses.

Le diocèse de Brooklyn-Queens à New York, l’un des plus grands du pays, a connu une augmentation pour la première fois depuis une décennie ou plus. Près de 60 % de ses écoles connaissent une croissance, souvent de 10 %. Partnership Schools, un réseau d’écoles catholiques à New York et à Cleveland, a enregistré une augmentation de 16 %. Le diocèse de Springfield, dans le Massachusetts, est en hausse de 13 %. Le diocèse d’Arlington, qui comprend la banlieue de Washington, DC, a augmenté de 6 %. L’archidiocèse de Baltimore, le plus ancien du comté, a connu une augmentation similaire. L’archidiocèse de Chicago, qui comprend certaines banlieues, a connu une augmentation de 5 %. Les inscriptions ont augmenté de près de 4 % dans les écoles élémentaires catholiques de l’archidiocèse de Philadelphie.

Pourquoi les écoles catholiques se développent-elles soudainement ? L’automne dernier, de nombreux réseaux scolaires publics, sous la pression de syndicats craintifs de la Covid-19, ont retardé leur réouverture et n’offraient pas d’apprentissage en classe à temps plein. Lorsque les écoles catholiques ont rouvert, la plupart ont offert un apprentissage en personne. Cela a plu aux familles peu satisfaites de l’apprentissage à distance — de nombreux nouveaux élèves sont des enfants dont les parents ne peuvent pas travailler à domicile. La plupart des écoles catholiques disposaient de beaucoup d’espace leur permettant d’assurer une bonne distanciation sociale : ces salles de classe vides, nées du déclin de fréquentation ces dernières années, se sont avérées très utiles.

Les familles ont pris note, y compris les non-catholiques. En 1970, seuls 2,7 % de la population scolaire des écoles catholiques étaient non catholiques. L’année dernière, la proportion avoisinant les 20 %. Dans certains diocèses, il approchait les deux sur cinq. Kathleen Porter-Magee, surintendante des écoles de Partnership Schools, déclare que les enfants de ses écoles de Cleveland sont presque tous non catholiques : « Nous aimons citer feu le cardinal Hickey de l’archidiocèse de Washington qui a dit : “Nous éduquons nos communautés, pas parce qu’elles sont catholiques, mais parce que nous le sommes”. »

Les surintendants catholiques et les directeurs du recrutement sont un peu dépassés par cette augmentation. Mary Pat Donoghue de la Conférence des évêques catholiques d’Amérique espère que cela permettra de stabiliser la population scolaire. Le père Joe Corpora de l’Université de Notre-Dame met en garde : « Nous n’aurons plus jamais une autre chance comme celle-ci. » Certains diocèses et écoles travaillent sur des plans de rétention et de commercialisation, une première pour beaucoup.

Les écoles catholiques ne sont pas bon marché. Les frais de scolarité s’élèvent en moyenne à 4 800 $ par an pour les écoles élémentaires et le secondaire coûte plus de 11 000 $. Historiquement, les paroissiens aidaient à compenser les frais de scolarité avec ce qu’ils mettaient lors de la collecte dominicale. Mais moins de gens vont à l’église, ce flux de financement s’est donc tari. Les nombreux scandales d’abus sexuels ont également nui aux inscriptions. Les écoles à charte, qui partagent certains des attributs des écoles catholiques (uniformes, discipline, valeurs communautaires) ont également éloigné les futurs élèves des écoles catholiques. Il est difficile de rivaliser avec des écoles gratuites. Le marché scolaire est en effet fortement déséquilibré par les subventions gouvernementales.

Selon The Economist, malgré ces coûts supplémentaires, de nombreuses familles sont prêtes à payer et lorsque les écoles publiques ont rétabli l’apprentissage en personne, les parents n’ont pas renvoyé leurs enfants à l’école publique. 

Voir aussi

Virginie — Victoire surprise d'un républicain en faveur du droit de regard des parents dans l'éducation de leurs enfants 

États-Unis — Viol d’une élève dans les toilettes pour filles, sodomisée par un élève trans, couvert par des autorités scolaires (m à j) 

Covid — Floride se félicite d'avoir gardé les écoles ouvertes

Les jeunes attirés par la droite, parce qu’ils rejettent le wokisme, le correctivisme politique et le pharisianisme

Insister sur Pythagore et π perpétuerait le « privilège immérité » des Blancs

Pendant le Grand Réveil woke, l'écart des résultats en maths et en lecture entre les élèves noirs et blancs a cru de 20 %  

New York reporte encore la rentrée en personne dans les écoles publiques 

Profs américains s'opposent à l'ouverture des écoles malgré les leçons européennes

Patriarcat blanc : plus grande proportion de femmes racisées fréquentent désormais l'université que les jeunes hommes blancs

États-Unis — Pas de réduction de l’écart scolaire en maths et lecture entre les groupes ethniques

États-Unis — Suppression de classes « avancées » au nom de l’« équité » (trop de blancs et d’Asiatiques y sont inscrits)

États-Unis — district scolaire exclut élèves asiatiques des personnes de couleur et les classe avec les Blancs  

Ministère de la Justice accuse Yale de discrimination raciale contre blancs et asiatiques (14 août 2020) [Depuis l’Administration Biden a abandonné les poursuites au nom de l’« équité » 

L'opinion sur l'utilisation des bloqueurs de puberté aux États-Unis est en train de changer

États-Unis — 34% des étudiants blancs ont menti sur leur race pour être admis ou bénéficier d'aides 

Ministre de l'Éducation de Biden incapable de dire que les parents sont les premiers intéressés dans l'éducation de leurs enfants 

États-Unis — Les Démocrates exagèrent nettement plus les effets de la Covid-19 que les Républicains 

Élèves de 10 ans ne doivent pas révèler à leurs parents les questions posées en matière d'identification de genre 

« "Connais-toi toi-même", ce proverbe africain », selon le plus grand syndicat d'enseignants américain

Un nouveau sondage suggère que le soutien pour l'idéologie transgenre est en déclin   

Brèves en éducation de l'Empire

États-Unis — Des profs lancent une université afin de lutter contre l’idéologie woke dans l’enseignement supérieur  

Wikipédia et les GAFAM : parti pris et désinformation sur le « grand remplacement »

Le Livre Noir a publié une vidéo micro-trottoir où ses journalistes ont demandé à des personnes issues de l’immigration ce qu’il pensait du « Grand remplacement ». « Le Grand Remplacement » des populations par l’immigration est ce concept théorisé par l’essayiste Renaud Camus depuis 2010 fait aujourd’hui florès dans le milieu politique.

 

mardi 23 novembre 2021

Histoire — le 23 novembre 1837, bataille de Saint-Denis


La bataille de Saint-Denis est un événement des rébellions de 1837-1838. Elle a lieu le 23 novembre 1837 à Saint-Denis (Saint-Denis-sur-Richelieu), un village situé sur la rive sud de la rivière Richelieu. Elle oppose un groupe composé de 200 miliciens patriotes et de 600 civils sans armes, dirigé par le docteur Wolfred Nelson, à un contingent de 300 soldats de l’armée britannique, dirigé par le lieutenant-colonel Charles Stephen Gore.

Au mois de novembre 1837, la crise amorcée par la réponse négative de la Grande-Bretagne aux revendications patriotes atteint un point culminant. Le 6 novembre 1837, une bagarre éclate dans les rues de Montréal entre les Fils de la liberté et le Doric Club. Dix jours plus tard, le gouvernement lance des mandats d’arrestation contre 26 chefs patriotes. Plusieurs d’entre eux choisissent alors de quitter Montréal pour se réfugier dans les campagnes. Louis-Joseph Papineau et Edmund Bailey O’Callaghan, après un arrêt à Varennes, se rendent à Saint-Denis.

Sir John Colborne, le commandant en chef des forces armées dans les deux Canadas, décide d’envoyer deux détachements de l’armée pour arrêter les chefs patriotes visés par les mandats d’arrestation. Croyant que la plupart des chefs se trouvent à Saint-Charles (Saint-Charles-sur-Richelieu), un premier détachement, mené par le commandant George A. Wetherall, prend la route du sud par Chambly. Un second, dirigé par Charles Stephen Gore, prend la route du nord en direction de Sorel (Sorel-Tracy).

Papineau et O’Callaghan, qui ont rejoint Nelson à Saint-Denis, organisent alors la résistance aux arrestations prévues dans ce village et celui de Saint-Charles. Ils mettent en place des camps et ils réquisitionnent des armes. Au matin du 23 novembre, alors que le détachement de Gore se trouve à proximité de Saint-Denis, Papineau et O’Callaghan quittent le village en direction de Saint-Hyacinthe.

Lorsque l’armée de Gore arrive à proximité de Saint-Denis, les soldats sont épuisés par une marche qui a duré toute la nuit, le froid et la pluie. De leur côté, les patriotes ont vu venir les troupes et plusieurs sont barricadés dans des bâtiments de pierre à l’entrée du village. La bataille tourne à l’avantage des patriotes, qui bénéficient de l’effet de surprise et d’un meilleur positionnement stratégique. Après environ six heures de combat, Gore sonne la retraite. Les pertes des patriotes s’élèvent à douze morts et sept blessés, tandis que les Britanniques comptent six morts, dix blessés et six disparus.

La bataille de Saint-Denis est la seule victoire des patriotes durant les rébellions de 1837-1838. Elle est suivie par leurs défaites lors des batailles de Saint-Charles (25 novembre) et de Saint-Eustache (14 décembre). Par la suite, plusieurs patriotes se réfugient aux États-Unis où ils s’organisent autour du docteur Robert Nelson.

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lundi 22 novembre 2021

Dernières nouvelles sur la Covid-19

  • Alberta : « La pandémie de COVID-19 a retardé le diagnostic de nombreuses [tumeurs] pédiatriques, parfois avec des résultats dévastateurs... On a laissé les tumeurs se développer beaucoup plus longtemps en raison de retards de diagnostic. » Il faudrait plutôt dire : la gestion de la pandémie et notamment les confinements ont retardé le diagnostic des tumeurs pédiatriques.

  • Le risque de développer le syndrome coronarien aigu (SCA) a considérablement augmenté chez les patients après avoir reçu les vaccins COVID-19 à ARNm, selon un rapport présenté aux sessions scientifiques 2021 de l’American Heart Association (AHA). « l’ARNm [vaccins] augmente considérablement l’inflammation de l’endothélium et l’infiltration de lymphocytes T du muscle cardiaque et peut expliquer les observations d’une thrombose accrue, de cardiomyopathie et d’autres événements vasculaires après la vaccination ».

  • Fabrique du consentement au sujet de la vaccination des enfants ?

  • Le variant delta semble avoir disparu au Japon. À la mi-août, le Japon a connu un pic d’infections au Covid-19, enregistrant plus de 23 000 nouveaux cas par jour. L’archipel nippon a une population de 126 millions d’habitants. Ces jours-ci, le nombre de cas n’est que d’environ 170, les décès attribués à la maladie restant le plus souvent sous la dizaine ce mois-ci. Certains mentionnent le haut taux de vaccination au Japon [77%] (environ celui du Canada [76%] ou de la Corée [79 %]), mais la Corée, elle, connaît une recrudescence du nombre de cas infectés. Ituro Inoue, généticien à l’Institut national de génétique, estime que le Japon a eu la chance de voir la souche Delta éliminer principalement d’autres variantes du virus SARS-CoV-2 avant de disparaître elle-même. Selon ses explications parues dans le Japan Times, le virus aurait tellement muté qu’il aurait accumulé les mutations délétères pour sa survie. Il sera donc ainsi éteint. Pour d’autres, l’autorisation d’utiliser l’ivermectine à partir du 13 août 2021 aurait joué un rôle important dans cette chute rapide des infections.

  • Selon le statisticien Mathew Crawford sur la foi des données officielles britanniques, les chiffres sur l’excès de mortalité ne montrent aucun avantage lié à la vaccination Covid-19. Résumé de son article détaillé. Crawford a pris les données officielles. Dont voici un graphique,

    Cependant, il est bien connu que la cohorte vaccinée a un profil d'âge plus élevé que la cohorte non vaccinée. Autrement dit, les jeunes sont moins vaccinés que les personnes très âgées. Et quand les jeunes ont été vaccinés, il l'ont été plus tard. Aussi faut-il s'attendre à voir une plus grande mortalité toutes causes confondues dans le groupe le plus vieux. Les données brutes donnent une illusion due à l'agrégation de données souvent appelée paradoxe de Simpson.

    Pour éviter ce piège, Crawford a considéré l’âge des personnes vaccinées et non vaccinés pour déterminer la mortalité escomptée pour ces deux cohortes étant donnée la distribution de leurs âges respectifs. Le statisticien a ensuite tracé les données réelles de mortalité toutes causes confondues de 2021 par rapport aux données de mortalité toutes causes attendues. Comme on peut le voir, la cohorte vaccinée, en raison d’un âge généralement plus avancé, devrait connaître une mortalité toutes causes plus élevée. (Les teintes plus claires sont les données projetées, des teintes plus foncées les données observées. Le rouge est pour les vaccinés, le bleu pour les non-vaccinés. Le trait bleu foncé représente donc les décès hebdomadaires observés pour les non-vaccinés.) 


    À la vue de ce graphique, il est difficile de déterminer quelle cohorte a subi le plus de surmortalité au cours des mois de la mi-2021 ! Aussi, Crawford a-t-il calculé la surmortalité de chaque cohorte pour chaque semaine (couleurs pâles), ainsi que de manière cumulative (couleurs foncées). Il obtient alors ce graphique : 

     

    Les tendances cumulatives s’entrecroisent, et il semble raisonnable de rejeter toute différence comme du bruit statistique. Mais lorsque l’on calcule le petit bénéfice global observé à la fin de la période de 28 semaines pour le groupe vacciné, cela ne représente que 5 décès par million de doses.

    Crawford ajoute qu'il continue de penser qu'il existe une surmortalité parmi le groupe vacciné mais qu'elle n'est pas visibles pour les données fournies (mi-2021), car ces décès se seraient produits « en masse » au début du programme de vaccination du Royaume-Uni (début 2021) chez les personnes âgées. Pour lui, « Il semble certain que ces vaccins tuent plus de personnes qu'ils n'en sauvent. » 

     


 

Semaine du 12 au 21 novembre