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lundi 12 février 2018

France — L'Éducation nationale se dit pro-innovation mais ne l'est pas dans les actes

Une proposition de loi actuellement étudiée au Sénat vise à restreindre la liberté de création d’écoles indépendantes. Il s’agit de la proposition de loi (PPL) 589, qui reprend pour l’essentiel, le projet de Najat Vallaud-Belkacem (socialiste féministe). La PPL a cette fois été déposée par une sénatrice centriste, et est également soutenue directement par le Ministère de l’Éducation nationale.

Le ministre de l’Éducation français Blanquer
Anne Coffinier, directrice générale de la Fondation pour l’école répondait aux questions de Valeurs actuelles sur ce sujet. Retrouvez son entretien sur le site de Valeurs actuelles.

Directrice générale de la Fondation pour l’école, Anne Coffinier appelle à la vigilance face à une proposition de loi présentée au Sénat par les centristes et soutenue par le ministère de l’Éducation nationale, qui menace la liberté d’enseignement des écoles hors contrat.

Valeurs actuelles. — Vous êtes aujourd’hui inquiète alors qu’un texte sera lu au Sénat le 21 février prochain. De quoi s’agit-il ?

Anne Coffinier. — Il s’agit d’une proposition de loi centriste qui cherche à rendre beaucoup plus compliquée l’ouverture de classes hors contrat et à les soumettre au bon vouloir de l’Éducation nationale. L’idée n’est pas nouvelle, elle avait déjà été présentée à l’Assemblée nationale par Najat Vallaud-Belkacem avant d’être heureusement censurée par le Conseil constitutionnel. 
Mais si le projet de loi qui revient aujourd’hui au Sénat est proposé dans le cadre de la niche centriste, beaucoup s’accordent à dire que c’est bien le gouvernement, et le ministère de Jean-Michel Blanquer (ci-dessus) en particulier, qui est à la manœuvre. Le ministre parle beaucoup de liberté, mais ce texte vise à briser l’essor des écoles hors contrat qui sont précisément des lieux de liberté et d’innovation au service de tous.

— Pourquoi ces écoles indépendantes vous semblent-elles nécessaires aujourd’hui ?

— Il faudrait sans doute le demander en premier lieu aux parents des 65 000 élèves qui y sont scolarisés ! S’ils ont fait ce choix, c’est que l’école sous-contrat ne convenait manifestement pas à leurs enfants. 
La demande explose et 122 écoles ont encore ouvert cette année, on ne peut pas faire semblant de ne pas le voir ! C’est une demande démocratique.

Il faut une respiration, il est urgent d’innover. La technique, on la connaît parfaitement et le gouvernement s’en fait d’ailleurs l’écho : il faut s’appuyer sur la société civile, les entreprises, les bonnes pratiques internationales. C’est ainsi qu’on pourra donner un second souffle à notre école française.

— Mais vous le dites vous-même, c’est le discours du gouvernement !

C’est justement ce qui est inquiétant. D’un côté, le gouvernement, le ministre de l’Éducation nationale et le Président lui-même portent un discours libre et libérateur, prônent l’expérimentation, l’innovation et la différentiation. Et cela plait à chacun d’entre nous ! Mais force est de constater que ce n’est qu’un discours. Je le découvre aujourd’hui avec déception. Ce que nous constatons dans les faits, c’est l’action de l’administration qui se poursuit selon la même logique : éradiquer tout ce qui est différent. Ils continuent à ne soutenir que les initiatives qui émanent de cabinets ministériels, dans une logique archaïquement du haut vers le bas. Mais tout cela est sclérosé ! Nous n’avons qu’une seule question pour le gouvernement : comment compte-t-il rénover tout de l’intérieur avant que ça s’effondre ? Nous sommes bien obligés de leur rappeler que nous sommes déjà presque en queue de classement à l’international. Il faut que ça bouge, et vite.

— Que pourraient-ils faire concrètement ?

— Faire confiance aux professeurs sur le terrain et accepter que les écoles vraiment libres de leur pédagogie servent d’aiguillon au reste du système scolaire. Ces écoles n’ont pas le choix : elles sont connectées à la réalité des besoins de l’enfant et il serait temps de les observer. 
Sans compter qu’elles offrent le choix aux parents d’élèves qui ont des besoins spécifiques et qui sont souvent laissés sur le bord de la route dans l’Éducation nationale. Je pense aux enfants dyslexiques, précoces, etc. Pour eux, il n’y a que le hors-contrat. On peut également évoquer la question du sport-étude : c’est un fait, le système public est trop lourd pour créer des champions.

— Qu’espérez-vous aujourd’hui ?

La proposition a été rejetée en commission, en l’état, dans sa version modifiée par le rapporteur. Pour des raisons différentes, les socialistes et les Républicains s’y sont opposés. Elle sera en lecture le 21 février prochain.
 Désormais la question est : le gouvernement va-t-il être raisonnable ou poursuivre la vieille politique de guerre larvée à tout ce qui peut renouveler l’enseignement en France ?

Cet évènement peut sembler anecdotique, mais ce n’est pas rien : il concerne l’un des secteurs les plus dynamiques de la société civile. Cela illustre malheureusement la déconnexion entre le discours très séduisant de Jean-Michel Blanquer et la réalité des faits : la poursuite des bonnes vieilles habitudes technocratiques de l’Éducation nationale française.

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vendredi 3 juin 2016

France — Réforme socialiste des écoles libres...revient à éliminer leur liberté pédagogique

Dans la série « ne perdons jamais une occasion et profitons des crises » (la radicalisation de jeunes musulmans) « pour imposer nos petits projets liberticides et jacobins », nous présentons ce communiqué de presse de la Fondation pour l’école qui s’insurge contre un projet de loi qui vise à limiter sévèrement les libertés des écoles hors contrats (surtout laïques et chrétiennes) sans que le gouvernement socialiste ne se pose de questions sur les écoles publiques dont est issue l’immense majorité des terroristes récents.





La réforme envisagée revient à vider de sa substance la liberté pédagogique des écoles hors contrat. La Fondation pour l’école appelle le ministère à retirer son projet ou à en lever toutes les ambigüités.

Le Ministère de l’Éducation nationale projette de modifier le régime d’ouverture des établissements hors contrat (en passant d’un régime de déclaration d’intention à un régime d’autorisation préalable) et d’imposer désormais à ces établissements, ainsi qu’aux enfants pratiquant l’école à la maison, le respect des programmes de l’école publique, à chaque fin de cycle soit en CE2, 6e et 3e. La Fondation pour l’école a été consultée. Elle est tout à fait opposée aux réformes prévues au regard des projets de textes qui lui ont été transmis par le ministère. En effet, les réformes envisagées réduisent de façon draconienne la liberté d’enseignement comme la liberté d’association, deux principes de rang constitutionnel qui sont au fondement de notre État de droit, sans que les motifs de telles restrictions puissent être saisis avec certitude.

1 ° Projet de réforme du régime d’ouverture des écoles hors contrat

Le ministre de l’Éducation nationale a justifié ses projets de réforme par des objectifs contradictoires d’une déclaration à l’autre : tantôt il s’agissait de prévenir le développement d’écoles radicalisantes, tantôt était invoquée la nécessité de mettre un terme à l’indigence scolaire d’une poignée d’écoles. A noter que la rue de Grenelle a refusé de publier la liste des écoles hors contrat posant problème et servant d’élément déclencheur de cette réforme, et n’a pas davantage expliqué pourquoi elle ne fermait pas ces écoles alors que l’article 227-17-1 du Code pénal lui en donne tout à fait le pouvoir.

Instaurer un régime d’autorisation n’a rien d’un toilettage technique des textes ; c’est une révolution contraire au principe même de liberté d’ouverture qui découle du caractère constitutionnel de la liberté d’enseignement.

Cela conduira mécaniquement à la raréfaction du nombre d’écoles hors contrat ouvertes chaque année. C’est contraire à l’intérêt général, dans la mesure où 40 % des élèves de l’école publique sont en échec scolaire dans l’école publique à la fin du CM2 et donc que notre pays a particulièrement besoin de disposer d’écoles alternatives. Du principe d’un droit de la société civile à ouvrir des écoles privées, on passerait avec ce projet de réforme à celui de la restriction des ouvertures par l’État, conformément à la volonté affichée par Najat Belkacem de rendre plus difficiles les créations d’écoles privées.

Si ce régime était mis en place, les porteurs de projet d’école devraient faire des démarches administratives nettement plus lourdes, ce qui augmenterait le coût de lancement et conduirait à une raréfaction radicale des ouvertures d’école. L’administration aurait en pratique toute latitude de rallonger les délais, en ne cessant de demander des pièces administratives supplémentaires pour empêcher de voir le jour aux projets qui ne lui plairaient pas.

Alors que la réforme subordonne l’exercice de libertés fondamentales à un régime d’autorisation administrative préalable, le gouvernement veut procéder en toute hâte par ordonnance (en faisant adopter un amendement dans le cadre de la Loi Égalité et Citoyenneté habilitant le gouvernement à procéder par ordonnance législative). Il s’agirait, selon la formule du directeur de cabinet adjoint du ministre de l’Éducation, O. Noblecourt, d’éviter de livrer le projet de réforme au « ball-trap parlementaire » [Le ball-trap est un appareil à ressort qui lance des disques d’argile pour l’exercice du tir au pigeon]. Formule que les parlementaires apprécieront.

S’il ne s’agit que d’un toilettage juridique, pourquoi une telle hâte et un tel contournement des élus de la République ? Si le but est de lutter contre la radicalisation de la jeunesse, les mesures sont particulièrement inadaptées : il vaudrait mieux, pour ce qui est des écoles privées sous ou hors contrat, imposer la transparence sur l’origine des financements des écoles, contrôler le respect de l’égalité homme/femme dans l’établissement, et, s’agissant des écoles publiques, veiller à la qualité de l’enseignement et à sa contribution à la concorde sociale et à l’unité nationale.

Nous exercerons à l’égard des projets de textes en cours d’élaboration toutes les voies de recours possibles. Nous appelons en outre les parlementaires à refuser de se dessaisir de leurs responsabilités sur un sujet qui touche gravement aux libertés fondamentales et à rejeter en conséquence l’amendement habilitant le gouvernement à procéder par ordonnance.

2 ° Projet de réforme du contrôle du contenu des connaissances acquises par les enfants

Ce qui fait que les écoles hors contrat représentent un apport précieux dans le paysage éducatif français, c’est leur liberté pédagogique. Pouvoir choisir librement les progressions pédagogiques constitue un des éléments, si ce n’est l’élément essentiel, de la liberté qui caractérise les écoles hors contrat. C’est notamment cette liberté qui permet à certaines de ces écoles d’accueillir des enfants à besoin pédagogique particulier tels les enfants à haut potentiel ou les enfants « dys — ». Les écoles sous contrat sont financées par l’État dans la mesure justement où elles ont accepté d’enseigner selon les programmes de l’État. Appliquer au hors-contrat la même obligation de conformité des programmes revient à exiger de lui les mêmes contraintes que le sous-contrat sans pour autant le financer ! [Cette situation absurde est celle qui prévaut au Québec, pays du monopole éducatif.]

Si les inspecteurs évaluent désormais le niveau des élèves à chaque fin de cycle, en vérifiant qu’ils maîtrisent les mêmes connaissances et compétences que les élèves suivant le programme de l’éducation nationale, cela conduira les écoles hors contrat à s’aligner sur les programmes de l’école publique (qui sont définis par cycle). Ainsi, des écoles comme les écoles Steiner ou Montessori, les écoles démocratiques ou les écoles Espérance banlieues ne parviendront pas à se conformer à cette loi, tant leurs progressions peuvent diverger de celles de l’Éducation nationale — divergence qui ne les empêche pas d’atteindre le niveau exigé par le Socle commun de connaissances, de compétences et de culture en fin de période d’instruction obligatoire. C’est d’ailleurs cette liberté de progression pédagogique qui fait la spécificité et l’intérêt des écoles indépendantes.

Nous dénonçons le caractère illégal d’un tel projet de décret au regard des dispositions législatives pertinentes du Code de l’éducation et du caractère constitutionnel de la liberté d’enseignement, laquelle comprend à l’évidence la liberté des programmes (cf. l’article L442-3 du Code de l’éducation, par exemple pour le primaire). Par conséquent, s’il devait être pris, nous contesterions la légalité du décret devant le Conseil d’État et nous en demanderons la suspension immédiate de l’exécution.

Nous déplorons que le Ministère prenne l’initiative de rouvrir la guerre scolaire. Alors que 40 % des enfants sont en échec scolaire en fin CM2, nous ne voyons pas ce que la France gagnerait à supprimer les alternatives pédagogiques qu’offrent les écoles indépendantes à ses enfants.

Nous invitons donc le gouvernement à renoncer à ses projets de réforme.

TEXTES DE RÉFORME :

Textes fournis par le gouvernement premièrement sur le projet de changement du régime d’ouverture des écoles hors contrat et deuxièmement sur le projet de changement du contrôle des connaissances des élèves des écoles hors contrat :

http://creer-son-ecole.com/fichiers/projet-reforme-gouvernemental-hors-contrat.pdf

Anne Coffinier,
Directeur général de la Fondation

anne.coffinier@fondationpourlecole.org

jeudi 10 mars 2016

France — Professeur interrogé par la gendarmerie pour ses opinions politiques sur la Russie

Pascal Geneste, professeur d’histoire en langue bretonne, a découvert à son retour de vacances que certains de ses élèves avaient été interrogés par la gendarmerie. Une plainte émanant des parents d’une élève a, en effet, attiré l’attention des autorités sur le contenu des cours de M. Geneste.

Lui-même est la cible d’une information judiciaire. En cause : sa présentation de la Russie comme chef de file de la lutte contre Daech, mais aussi ses opinions nationalistes et ce que les parents ont interprété comme des propos « islamophobes ».



La scène se passe en France patrie de la Liberté. Le 17 février dernier, six élèves du collège Sainte-Anne d’Auray, en Bretagne, ont été convoqués par la gendarmerie pour subir un interrogatoire sur les cours dispensés par leur professeur d’histoire.

Les enquêteurs voulaient savoir ce qu’avait déclaré l’enseignant « au sujet de la Russie et de Vladimir Poutine » durant les cours d’histoire dispensés en langue bretonne par ce dernier.

« Dans une introduction à la géopolitique, j’ai voulu, conformément au programme scolaire, montrer ce qu’était la Russie aujourd’hui. J’ai parlé de la chute du communisme jusqu’à l’accession au pouvoir de Vladimir Poutine. J’ai replacé le combat de Vladimir Poutine dans le contexte de sa lutte contre l’islamisme et notamment contre Daech, en montrant que Vladimir Poutine était un des précurseurs de cette lutte, un des initiateurs d’une grande coalition contre l’État islamique », explique Pascal Geneste, dans un entretien accordé à l’agence de presse russe Spoutnik.

« Je ne fais aucun commentaire, je me base sur les faits », souligne-t-il.

Le professeur fait remarquer que ses cours se sont déroulés après les attentats du 13 novembre, qui ont traumatisé toute la France et notamment ses élèves.

Il dit les avoir prévenus à chaque fois contre les dangers de la radicalisation islamique. Le professeur souligne que c’est ainsi qu’il remplit son rôle de pédagogue, qui est de protéger les enfants, de protéger les libertés européennes.


« J’ai voulu démontrer aussi que notre proposition d’alliance avec la Russie ne date pas d’hier, qu’elle est même antérieure à la période communiste. J’ai voulu montrer que c’est une alliance d’avenir, qu’elle est raisonnable et claire », précise-t-il.

À la suite à ce cours, le professeur Pascal Geneste a été dénoncé par les parents d’une élève, qui ont déposé plainte à la gendarmerie, l’accusant de propos scandaleux et islamophobes.

« Ces parents sont un peu influencés par la propagande qu’on nous sert à la télévision française. Cela fait longtemps que la télé française n’est plus libre », déplore le professeur.

« Nous sommes en état d’urgence et au lieu de combattre les islamistes, on préfère combattre les ennemis des islamistes », poursuit-il.

Pascal Geneste rappelle qu’il fait partie des nombreuses personnes ayant été sanctionnées pour avoir essayé de faire comprendre aux élèves que « ce qui nous menaçait, c’est l’islamisation en France ».


Alors que la France est un État garantissant la liberté d’expression, M. Geneste a été interrogé sur ses positions politiques. Le procureur de la République de Lorient a décidé d’ouvrir une information judiciaire. Pascal Geneste a été entendu par un officier de gendarmerie, dont le comportement était « très courtois ».

« On m’a posé des questions pour savoir si j’étais de droite ou de gauche. Il m’a été reproché d’avoir mis sur mon site une chanson que reprennent parfois les Jeunesses du Front national. Le FN n’est pas interdit en France, c’est même le premier parti de France », s’indigne M. Geneste.

« On m’a posé une question aussi pour savoir si j’étais un nationaliste français. Si aimer son pays, aimer la France, aimer la Bretagne, si aimer l’Europe de l’Atlantique à l’Oural, c’est être nationaliste, oui, j’accepte le mot “nationaliste”. Pour moi, ce mot veut dire “aimer les siens avant les autres”, et non “détester les autres”. Donc, moi, je veux protéger les miens », conclut Pascal Geneste.

Source

samedi 12 décembre 2015

France — Ministère socialiste de l'Éducation cible l'école libre

Élèves d’une école libre catholique
Une vingtaine d’établissements hors contrat sont sous la loupe des enquêteurs du ministère de l’Éducation socialiste depuis la mi-novembre et jusqu’à la fin janvier. Les établissements sont inspectés parce qu’ils suscitent des inquiétudes (signalements par des parents, des enseignants…) ou bien parce qu’ils n’avaient pas été contrôlés depuis longtemps. Ils sont de toutes confessions, pas uniquement musulmanes, a-t-on souligné.

Sur cette vingtaine d’établissements, huit seront contrôlés d’ici ce vendredi 11 décembre par des équipes d’inspecteurs qui sonnent à la porte des écoles sans prévenir. Ils vérifient avec le directeur les programmes scolaires, les livres, les cours et parlent aux enseignants et aux enfants. Ces inspecteurs font immédiatement un rapport détaillé et en cas d’atteinte majeure aux « valeurs » de la République, le ministère envisage des fermetures d’établissement.

La France compte aujourd’hui près de 700 écoles indépendantes qui restent libres de leur pédagogie et de leurs programmes (contrairement aux écoles québécoises privées même si elles ne reçoivent aucune subvention) ; elles scolarisent environ 60 000 élèves.

« La démarche est engagée depuis une bonne année. On s’était rendu compte, quand Najat Vallaud-Belkacem est devenue ministre, que le cadre réglementaire des établissements hors contrat était assez flou et les contrôles limités ».

Les inspecteurs arrivent « en nombre important », sans prévenir. L’objectif est de « ne laisser prospérer aucun enseignement contraire aux valeurs de la République ».

Mais qu’est-ce que les valeurs de la République ? La lutte contre l’hétérosexisme, les mères porteuses pour tous, le sans-frontiérisme, la défense des « sans-papiers » devenus « migrants » puis « réfugiés », la promotion des drogues douces, la subvention par l’État de l’avortement, le « mariage » homosexuel ?

L’on peut, en effet, craindre que les écoles traditionalistes chrétiennes soient dans la ligne de mire, rappelons que le Parti socialiste au pouvoir (grâce aux élections à deux tours et à l’absence de scrutin proportionnel) considère que trente pour cent des électeurs (30 %) auraient voté pour un parti qui conduirait à la « guerre civile » (voir Manuel Valls, le Premier ministre socialiste enfiévré), qu’il faut défendre les valeurs de la « République » en érigeant barrage républicain (idem).


La ministre socialiste de l’« Éducation » en France, Najat Belkacem

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lundi 11 mai 2015

France — Réforme du collège : « Une véritable déconstruction de notre culture »


Pour l’historien Dimitri Casali, « des aspects fondateurs de la République française » sont placés au second plan par la réforme du collège portée par Najat Belkacem. Il estime que la ministre de l’Éducation nationale est influencée par « des idéologues empreints d’idées soixante-huitardes ».

La ministre de l’Éducation nationale Najat Belkacem s’attire les foudres des enseignants et des historiens par sa réforme du collège, notamment avec ses propositions de modifications des programmes d’histoire.

« Là, vraiment, c’est grave, estime l’historien Dimitri Casali, invité de Sud Radio. Nous assistons à une véritable déconstruction de notre culture en rendant certains thèmes obligatoires et d’autres facultatifs. Il faut être aveugle pour ne pas constater que la part belle est faite à l’islam, l’esclavage, la traite négrière et la colonisation au détriment de valeurs constitutives que sont l’humanisme de Montaigne ou l’esprit des Lumières. Que serait la France sans ces valeurs essentielles de notre République ? »


« La ministre est aveuglée par une garde rapprochée de pédagogues avec leurs idées d’arrière-garde »

Pour le spécialiste de l’enseignement, notamment auteur de Qui a gagné Waterloo ? (Editions Flammarion), « la rue de Grenelle est occupée par des idéologues, d’anciens marxistes empreints d’idées soixante-huitardes. Ils ne voient pas qu’ils creusent la fracture entre Français qui n’ont jamais été aussi divisés. Ils sèment la honte et la détestation de soi au sein de chaque Français. Ce n’est pas comme ça que nous construirons l’avenir. »

« La ministre est aveuglée par une garde rapprochée de pédagogues avec leurs idées d’arrière-garde, poursuit Dimitri Casali. Il faut rendre obligatoires les thèmes fondateurs de la nation française que sont l’humanisme de Montaigne et les Lumières. Il faut insister sur les belles pages de l’histoire de France et non pas seulement sur les pages noires et sombres. Il y aussi une vue d’économie [le budget de l'Éducation nationale étant le plus important], mais il y a sans doute beaucoup d’idéologie derrière. Selon eux, il faut faire des enfants des citoyens du monde avant d’en faire des citoyens français. Là, je pense qu’ils ont totalement faux. En faisant cela, en rendant l’Islam obligatoire et l’Église chrétienne au Moyen-Âge optionnelle, ils font le jeu du Front National. »

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lundi 1 septembre 2014

France — l'Éducation Nationale est-elle au bord du naufrage ?


La ministre
 Najat Belkacem
Pour la directrice générale de la Fondation pour l'École Anne Coffinier, l'école publique, abandonnée par l'État, agonise lentement mais sûrement. Une situation que la nomination de Najat Vallaud-Belkacem risque d'aggraver.

« Voici que Najat Vallaud-Belkacem est placée à la tête de l'Éducation nationale, elle qui est l'emblème même de l'idéologisation à outrance de l'école. La réalité dépasse la fiction. Alors que tous appelaient à un apaisement après les tensions suscitées par l'ABCD de l'égalité et sa paradoxale suppression-généralisation, une telle nomination interpelle fortement.

Le président cherche-t-il à faire mieux passer le tournant libéral qu'il a été contraint d'opérer en économie en donnant à sa base militante une compensation sociétale (notre pauvre école étant désormais ravalée au rôle de laboratoire sociétal, cessant d'être une institution consacrée à l'instruction des citoyens) ?

Il est fascinant de constater que c'est l'État lui-même, au plus haut niveau, qui aura tué l'école républicaine, en la détournant si ostensiblement de sa mission légitime qui est d'instruire.

Cette nomination porte en tout cas le coup de grâce à l'Éducation nationale. Ce n'est pas que la personne du ministre soit décisive: on sait depuis longtemps que c'est une marionnette à laquelle on ne consent de pouvoir que pour autant qu'il s'exerce dans le sens souverainement déterminé par les syndicats enseignants. Mais cette décision constitue tout de même un symbole qui démoralisera à coup sûr les derniers résistants de l'intérieur qui, envers et contre toute la bêtise technocratique qui les opprimait, instruisaient jour après jour leurs élèves avec un dévouement admirable, malgré les programmes aussi mal fichus que changeants et un cadre administratif infantilisant et oppressant.

Il est fascinant de constater que c'est l'État lui-même, au plus haut niveau, qui aura tué l'école républicaine, en la détournant si ostensiblement de sa mission légitime qui est d'instruire. Il n'y aura pas eu besoin d'un grand complot « ultralibéral » pour venir à bout de l'école publique. Cette thèse apparaît aujourd'hui pour ce qu'elle a toujours été : un fantasme sans fondement. Non, il suffit pour assassiner l'école républicaine d'avoir des responsables politiques et administratifs ne croyant plus au devoir sacré de transmettre, comme l'a montré en 2008 Philippe Nemo dans Pourquoi ont-ils tué Jules Ferry ?

Rien n'est plus urgent que de sanctuariser l'école, de la préserver des querelles politiques, pour lui laisser faire son travail : transmettre la culture d'une génération à l'autre par un travail lent et humble, selon des programmes scolaires progressifs, structurés et cohérents. Les professeurs ne doivent plus être évalués sur leur docilité à l'égard de circulaires politisées mais sur le niveau scolaire de leurs élèves. Mais c'est bien le signal contraire qui est passé par la nomination de Najat Vallaud-Belkacem, ou par le projet de supprimer les notes ou encore par l'improbable taux de réussite record enregistré cette année au baccalauréat. Pendant ce temps, l'école publique française agonise. Socialement, elle est la plus inégalitaire de tous les pays de l'OCDE. Elle est aussi la plus inapte à assurer la formation des élèves les plus en difficulté, qui décrochent plus que dans les autres pays. L'OCDE tire la sonnette d'alarme, mais le gouvernement refuse d'en tirer des conséquences. Il n'y aura pas de « choc Pisa » en France [note du carnet : contrairement à l'Allemagne] malgré nos piètres performances à ce test de référence.

Aucune réforme d'envergure ne se profile, bien au contraire. Force est de constater qu'il n'y a plus rien à attendre de l'Éducation nationale.

Aucune réforme d'envergure ne se profile, bien au contraire. Force est de constater qu'il n'y a plus rien à attendre de l'Éducation nationale. Il n'y a donc pas de raison d'immoler plus longtemps nos enfants sur cet autel au nom d'une fidélité à l'école publique, et à l'idéal qu'elle a pu incarner.

Dans un tel état de nécessité, il faut sortir des sentiers battus. Si le navire de l'Éducation nationale s'obstine à foncer dans les icebergs, il n'est point d'autre solution que de mettre à l'eau de multiples nefs. Les enfants d'abord ! C'est ce que font tous ces parents qui ont retiré cette rentrée leurs enfants de l'école publique pour le privé. Aucune lâcheté à cela, mais bien plutôt la réaction mûre et déterminée de parents qui se savent être les premiers éducateurs et responsables de leurs enfants, quoi qu'en dise le gouvernement.

Mais les places sont rares dans le privé, puisque l'État organise sciemment la pénurie de places en refusant de financer le développement des écoles sous contrat. Les parents sont ainsi conduits à ouvrir de nouvelles écoles libres. Soixante et une, c'est le nombre des nouvelles écoles indépendantes qui ouvriront leurs portes à la rentrée, contre trente-sept l'an dernier. L'essor des créations d'école est un signe d'espérance. Ce mouvement de la société civile n'est-il pas de bon augure sur la capacité du peuple français à se prendre lui-même en main et à innover dans le contexte de la défaillance croissante de l'État ? »

Source




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vendredi 24 janvier 2014

France — la nouvelle religion de l'indifférenciation imposée par l'État de gauche


Zemmour sur François Hollande et l'électorat catholique




Le féminisme de gauche et notre vie privée appartient désormais à l'empire du bien




ABCD

Le début de l’année 2014 est marqué par la volonté du gouvernement de « déconstruire les stéréotypes de genre », de façon plus insidieuse, grâce notamment au dispositif « ABCD de l’égalité », et à une série de mesures présentées dans un rapport récent du Commissariat général à la stratégie et à la prospective.


Vidéo gouvernementale : ABC de l'Egalité par EducationFrance

Si la démarche est moins frontale, l’influence des « théoriciens du genre » reste présente. Cette propagande « douce » et discrète, qui s’appuie notamment sur les recherches récentes en sciences comportementales, n’est cependant pas sans risques.

Dans cette note, l’Observatoire de la théorie du genre tient à souligner les trois principaux dangers :
  • Perturber la construction de l’identité sexuelle des enfants, en faisant disparaître tous les repères masculins et féminins de l’éducation.

  • Renforcer les inégalités entre garçons et filles en prétendant les combattre. Il est, en effet, paradoxal de constater qu’en Finlande, Suède, et Norvège, pays cités en exemple pour leur volontarisme en faveur de « l’égalité de genre », les inégalités entre garçons et filles à l’école ne font que s’accroître et qu’elles sont aujourd’hui parmi les plus importantes des pays de l’OCDE (source enquête PISA).

  • Détourner l’école de sa véritable mission au profit d’une œuvre plus idéologique.

Télécharger la note au format PDF.

Voir aussi

Le paradoxe de l'égalité entre les sexes c. la théorie du genre

Pour le ministre de l'Éducation français, le socialisme est une religion

L'affaire Bruce/Brenda/David Reimer c. la théorie du genre




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samedi 30 novembre 2013

France — Priorité dans la crise, lutter contre le bleu pour les garçons, le rose pour les filles...


Alors que les enquêtes PISA montrent que l'enseignement en France est devenu en moyenne médiocre. Le pouvoir idéologue socialiste trouvent prioritaire de lutter contre « les stéréotypes » (les us et coutumes locaux). Le Québec a le même genre de priorités saugrenues avec son plan interministériel de lutte contre l'hétérosexisme.







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vendredi 29 novembre 2013

France — Victoire des néo-cons... Mais quels néo-cons ?




La une du Point en question :











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