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vendredi 6 décembre 2024

Démographie et l'islam dans école publique québécoise (Sainte-Maxime à Laval)

« Il y avait des ablutions qui se faisaient dans les toilettes, ils cherchaient des coins isolés dans les corridors pour faire leurs prières. Aussitôt qu’on les arrêtait, la gang nous sautait dessus. […] On se faisait accuser de racisme constamment. »

Pour ce carnet, l'exemple français devrait montrer que l'invocation incantatoire à la « laïcité » de l'État ne changera pas grand-chose sur le fond. Le problème en est un de démographie (il n'y a plus de majorité canadienne-française pour assimiler les masses de jeunes immigrants en ville), de convictions identitaire et religieuse des jeunes immigrés, de vide spirituel présenté par l'école publique et de sourd mépris pour la culture québécoise considérée comme athée, faible et décadente.

Des prières en classe. Des membres du personnel qui se parlent entre eux et s’adressent aux élèves en arabe. Une nouvelle école a été signalée au ministère de l’Éducation pour de possibles accrocs à la loi sur la laïcité : l’école secondaire Saint-Maxime, à Laval. Elle fait actuellement l’objet de « vérifications » du Centre de services scolaire (CSS) de Laval.


L’établissement a aussi été le théâtre de fortes réticences d’élèves aussitôt qu’il est question de sexualité dans les cours ou les activités en milieu scolaire.

lundi 18 novembre 2024

Des collèges bidon qui vendent la citoyenneté canadienne ?

Québec a autorisé plus de 12 000 étrangers à étudier dans un collège privé méconnu de Montréal, soit plus qu’à n’importe quels autres cégeps ou universités.

Le Collège Supérieur de Montréal, situé au cœur du centre-ville, accueille une minorité d’étudiants québécois.

Son modèle d’affaires est plutôt basé sur le lucratif recrutement d’une clientèle internationale souvent originaire du Maghreb et de l’Inde.

Lors de sa dernière demande de renouvellement de permis, l’établissement privé avait informé le gouvernement qu’il prévoyait accueillir seulement 1147 étudiants en 2024-2025.

Qu’à cela ne tienne, Québec a délivré un nombre record de 12 622 certificats d’acceptation du Québec (CAQ) à des étudiants admis par le Collège entre avril 2023 et janvier 2024. C’est deux fois plus que pour l’Université de Montréal et trois fois plus que pour McGill (voir tableau ci-dessous).

Le Collège Supérieur de Montréal a ainsi profité des largesses du ministère pour accueillir un maximum d’élèves étrangers. Il en compte présentement 3300. Faute de place, certains des 12 000 admis ont opté pour un autre établissement ou ont baissé les bras après que le début de leur session a été repoussé de plusieurs mois.

«Notre objectif n’a jamais été d’octroyer des lettres d’admission à un maximum d’élèves, même si aucune règle ne nous en empêche, mais plutôt d’offrir un enseignement de qualité», s’est défendu par écrit Noureddine Hajibi, directeur général du Collège.

« Impossible de refuser »

La popularité du Collège Supérieur de Montréal, un collège privé subventionné, s’explique en partie par le fait qu’il donne accès à un précieux permis de travail post-diplôme qui mène à la résidence permanente.

Plusieurs étudiants étrangers acceptent donc de payer les frais d’admission et de scolarité s’élevant à plusieurs milliers de dollars par session dans l’espoir de pouvoir immigrer au Canada de façon permanente.

Ces étudiants font partie des 600 000 immigrants temporaires présents au Québec, un nombre que François Legault veut réduire. Dans la dernière année, il a maintes fois interpellé le fédéral à ce sujet. Or, le ministère de l’Immigration du Québec a directement contribué à cette hausse en acceptant en masse les étudiants du Collège Supérieur de Montréal.

Mais pourquoi ne pas en avoir refusé plus, vu la taille du collège? Questionné par notre Bureau d’enquête, le Ministère affirme que les dispositions législatives actuelles l’empêchent de gérer les demandes en fonction de la capacité d’accueil réelle des établissements.

Des «dérapages»

Le mois dernier, le ministre de l’Immigration Jean-François Roberge a néanmoins déposé le projet de loi 74 pour mieux contrôler la venue d’étudiants étrangers, vu les «dérapages» dans le milieu.

Sans les nommer, l’élu a fait allusion à deux collèges privés problématiques.

«C’est comme si l’enseignement n’était plus une mission sociale, une mission économique, mais un modèle d’affaires pour vendre la citoyenneté québécoise et canadienne plutôt que la qualité du diplôme», a-t-il déploré en conférence de presse.

De son côté, le ministère de l’Éducation affirme que si le projet de loi est adopté, il permettra d’assurer une meilleure répartition des étudiants étrangers entre les types de formation. [Pas de limiter ce nombre ?]

L’Ontario a aussi récemment sévi contre l’industrie «d’usines à diplômes» qui s’était développée autour des collèges privés. Pour sa part, le gouvernement fédéral a annoncé dans les derniers mois des plafonds d’admissions pour les étudiants étrangers.


Nombre de certificats d’acceptation octroyés par Québec entre avril 2023 et janvier 2024
  •     Collège Supérieur de Montréal: 12 622
  •     Université Laval: 7778
  •     Université du Québec en Outaouais*: 7176
  •     Université de Montréal: 6174
  •     Collège Ellis (campus de Trois-Rivières): 6086
  •     Université du Québec à Chicoutimi**: 5453
  •     Université du Québec à Trois-Rivières: 5144
  •     Université du Québec à Montréal: 4846
  •     Université Concordia: 4744
  •     Université McGill: 3832

*pour le 1er cycle seulement

**pour les 1er et 2e cycles seulement

Source: Cahier explicatif des crédits 2024-2025, ministère de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration

Qu’est-ce que le CAQ?

Un étudiant doit obligatoirement obtenir un Certificat d’acceptation du Québec (CAQ), remis par le ministère de l’Immigration du Québec, avant de demander son permis d’études au fédéral. L’étudiant peut changer d’établissement sans que son CAQ ne soit mis à jour.

Qui est derrière le Collège Supérieur de Montréal?

Le directeur général de l’établissement est Noureddine Hajibi. L’homme d’origine marocaine a occupé le même poste à l’Institut Teccart par le passé.

Sa femme, Saloua Zraida, et lui sont aussi administrateurs du Collège Supérieur de Sherbrooke et du Collège Universel, à Gatineau. Ces deux établissements privés accueillent également une grande proportion d’étudiants étrangers.

vendredi 7 juin 2024

« Certaines populations d’immigrés viennent de pays dont la violence culturelle ne va pas disparaitre en passant la frontière »

Émission complète : 

De Crépol à Viry-Châtillon, des émeutes de banlieue à la délinquance ordinaire en passant par le harcèlement scolaire ou l'agression de professeurs, il ne se passe plus une semaine sans qu'on parle de la violence des jeunes. Ce phénomène est-il véritablement nouveau ? La violence a-t-elle toujours existé ? Quel est le profil de ces jeunes violents ? Quels sont les raisons qui les poussent à passer à l'acte ? Quelles solutions ? Pour y répondre, Eugénie Bastié reçoit Marie-Estelle Dupont, psychologue clinicienne, Ruben Rabinovitch, psychanalyste, Maurice Berger, pédopsychiatre.


Voir aussi

« Les cas de violences entre les élèves sont nombreux à faire les manchettes, dernièrement ». Altercation et possible couteau : La police intervient dans une école primaire de Sainte-Julie...Des parents indiquent qu’un élève était en possession d’un couteau. L'événement s'est produit durant la récréation d'après-midi.

 

samedi 26 novembre 2022

« Tradition franque » d'hommes libres contre esclavage traditionnel méditerranéen y compris européen

Le commerce des hommes fut très développé en terres chrétiennes au Moyen Âge et jusqu’au XVIe siècle. Une réalité jusqu’ici négligée. Recension de l’ouvrage Maîtres et esclaves en Méditerranée de Claude Hocquet parue dans le Figaro Littéraire.

De nombreux ouvrages ont traité la question de l’esclavage. Le mérite de l’enquête de l’historien Jean-Claude Hocquet est de reprendre entièrement ce dossier et de souligner son importance trop souvent négligée autour de la Méditerranée. Car l’ancienne Mare Nostrum, probablement marquée par l’héritage antique, est une des rives où l’esclavage fut le plus diffus, du côté oriental, ce qu’on savait, l’islam ne se démarquant pas des sociétés antiques sauf sur une exception (il ne reconnaît pas l’esclavage pour dettes), mais aussi du côté occidental, ce qui reste assez ignoré.

Allégorie de la victoire de Lépante du roi d’Espagne Philippe II (et de ses alliés) contre les Ottomans en 1571. Tableau du Titien. En bas à gauche, un combattant turc réduit en esclavage.

Remettant en question les études de certains historiens de la Méditerranée, tout en s’inscrivant dans la lignée de Braudel, l’auteur nous fait découvrir une face très sombre de l’esclavage méditerranéen, qui était au Moyen Âge bien plus répandu qu’on ne saurait l’imaginer. On le retrouve non seulement dans les terres d’Afrique — puisque les Arabes furent d’importants marchands d’esclaves de cette époque — mais aussi dans les terres chrétiennes, ce qui offre une perspective nouvelle sur un dossier généralement sous-estimé, voire ignoré : la pratique de l’esclavage dans l’Europe chrétienne.

Le christianisme n’a pas mis fin au Moyen Âge à l’esclavage, même si, finalement, son message (la fameuse Épître aux Galates) a pu être décisif. Mais il n’a pas empêché, au moins jusqu’au XVIe siècle, le recours aux esclaves. Cet usage s’était répandu un peu partout dans les villes commerçantes de Venise, Gênes, Naples, Barcelone ou Valence, ce que l’auteur appelle les « cités esclavagistes de premier plan ». Toutes les terres méditerranéennes ont été frappées par cette pratique de l’esclavage, y compris des terres qui seront ensuite annexées à la couronne de France, comme le comté de Provence.

Mais le royaume de France se distingue des autres nations chrétiennes méditerranéennes et, pour une fois, « l’exception française » ne se contente pas d’être une simple posture. La justice du royaume des Lys affirme qu’il n’y a point d’esclave en terre de France. On cite souvent l’ordonnance de Louis X le Hutin (« chacun doit naître franc »). Mais l’auteur, qui ne la mentionne pas, insiste plutôt sur les procès qui ont eu lieu entre les possesseurs d’esclaves et la justice à partir du XVe siècle. Même si tous ces principes mettent un certain temps avant de s’établir. La Provence, avant d’être annexée à la couronne, a connu, précise l’auteur, un régime esclavagiste proche de celui en vigueur en Ligurie et en Catalogne.

France, mère de la liberté

Que vont devenir ces esclaves lorsque le comté est annexé à la France ? Il va y avoir de nombreuses actions en justice, car beaucoup de Provençaux exploitent des esclaves (on parle bien d’esclaves et non simplement de serfs). L’autorité royale semble vouloir combattre de telles pratiques. Ce sont les traditions « franques » d’un peuple libre qui servent de fondement à ce refus. Les élites se pensent alors issues des forêts de Germanie où dominait la liberté. En 1571, des esclaves « maures » qu’un marchand normand tentait de vendre après les avoir achetés sur les côtes barbaresques furent libérés par le Parlement de Guyenne, qui affirma : « La France, mère de la liberté, ne permet aucun esclavage. »

Cette tradition culturelle a profondément inspiré les élites de l’époque qui étaient fort attachées à cet esprit. Lors du siège de Metz, un général espagnol demandait au duc de Guise qu’il lui livre un esclave turc, et le grand défenseur de la Ligue le lui refusa, affirmant que c’est « le privilège de la France de temps immémorial, quand ce serait le plus barbare et étranger du monde, ayant mis seulement le pied dans la terre de France, il est aussitôt libre et hors de tout esclavage ». Évidemment, ce généreux discours ne vaudra, comme chacun sait, que pour la terre française. Il en sera bien autrement dans les colonies. L’auteur ne parle pas de la traite atlantique, mais il revient sur toutes les singularités de cet esclavage méditerranéen, il se demande pourquoi l’esclavage médiéval et moderne a ignoré les grandes révoltes d’esclaves à la Spartacus qui avaient émaillé l’histoire antique. Il disserte aussi sur les positions parfois équivoques des papes. Bref, autant de questions qui font l’intérêt d’un sujet à la fois dramatique et bien plus complexe qu’on ne l’a longtemps cru.


Maîtres et esclaves en Méditerranée,

de Jean-Claude Hocquet
paru le 20 octobre 2022,
aux éditions du CNRS,
330 pages,
ISBN-13 : 978-2271132994

Voir aussi 

Citations ethniquement incorrectes de Karl Marx 

Radio-Canada nous « éduque » : « plus de 800 mille-z esclaves en sol canadien » en 1834

« La traite arabo-musulmane est volontairement occultée dans les mémoires de l’esclavage » 

Un million d’esclaves européens chez les Barbaresques 

Le génocide voilé (traite négrière musulmane)  

Histoire — la traite esclavagiste a-t-elle permis le décollage économique de l’Occident ?

 
Manuel d’histoire québécois approuvé par le Ministère (1) — chrétiens intolérants, Saint-Louis précurseur des nazis, pas de critique de l’islam tolérant pour sa part

« “Connais-toi toi-même”, ce proverbe africain », selon le plus grand syndicat d’enseignants américain