Est-ce que le mouvement LGBTQ+ ne serait pas, doucement, et irrévocablement en train de mourir ? Et... Est-ce qu’il ne l’aurait pas un peu cherché ?
Carnet voué à la promotion d'une véritable liberté scolaire au Québec, pour une diversité de programmes, pour une plus grande concurrence dans l'enseignement.
mardi 28 juillet 2026
Le déclin du mouvement LGBTQ+ (vidéo)
Est-ce que le mouvement LGBTQ+ ne serait pas, doucement, et irrévocablement en train de mourir ? Et... Est-ce qu’il ne l’aurait pas un peu cherché ?
jeudi 9 juillet 2026
Maire français au sujet d' une école catholique : « Je l'aurais fermée deux fois plus » [qu'une école musulmane]
Le maire de Raismes (dans le département du Nord) y expliquait, non sans fierté, avoir fait fermer une école musulmane qu'il jugeait islamiste. Lorsqu'une personne de l'assemblée lui a demandé ce qu'il aurait fait s'il s'était agi d'une école catholique, sa réponse a fusé : « Je l'aurais fermée deux fois plus. » Et toute la salle applaudit.
Une scène édifiante, qui en dit long sur le rapport très inégal de certaines institutions à la religion : autant (voire plus) de zèle à traquer l'influence catholique qu'à combattre un certain islamisme.
En assistant à une réunion publique au Grand Orient de France, consacrée à l'éducation, j'ai pu constater la vigueur de l'anticléricalisme qui y persiste.
— Anne Coffinier-Barry (@AnneCoffinier) July 8, 2026
Un maire du Nord y expliquait, non sans fierté, avoir fait fermer une école musulmane qu'il jugeait islamiste. Lorsqu'une… pic.twitter.com/3cruDXfBJg
mardi 10 février 2026
Radicalisation croissante de la gauche (démocrate) américaine
En effet, une étude récente publiée dans la revue Nature Human Behaviour par Jaume Ojer, David Cárcamo, Romualdo Pastor-Satorras et Michele Starnini analyse l’évolution de la polarisation idéologique aux États-Unis à partir des données des American National Election Studies (ANES), une grande base d’enquêtes représentatives couvrant plusieurs décennies (1992 à 2020).
Plutôt que de se contenter des déclarations d’appartenance politique, les auteurs ont construit un espace idéologique multidimensionnel en intégrant des opinions sur des dizaines de questions sociales, économiques et politiques.
Plutôt que de s’en tenir à l’auto-identification politique des répondants (« plutôt de gauche » ou « plutôt de droite »), les chercheurs ont utilisé une méthode statistique appelée k-moyennes Concrètement, cet algorithme regroupe automatiquement les individus en ensembles homogènes à partir de leurs réponses. En fixant deux groupes (k = 2), l’un à dominante libérale/progressiste, l’autre conservatrice, ils ont pu mesurer l’évolution de la distance idéologique entre ces deux pôles.
Ils ont ainsi mesuré la distance idéologique entre différents groupes (par exemple, démocrates et républicains) dans cet espace.
Le constat est clair : l’écart entre les deux groupes s’est nettement accru depuis 1988. Mais ce mouvement est asymétrique. Le groupe de gauche s’est déplacé de façon marquée vers des positions plus progressistes sur les questions sociétales (environ 31,5 % de déplacement selon les estimations). Le groupe de droite, en revanche, est resté relativement stable, avec un déplacement beaucoup plus limité (environ 2,8 %).
Autrement dit, la polarisation ne résulte pas d’un double mouvement symétrique vers les extrêmes. Elle tient surtout à un déplacement du centre de gravité de la gauche. Cela éclaire le sentiment, chez certains électeurs qui se percevaient naguère comme modérés — voire de centre gauche —, d’être aujourd’hui catalogués comme « très à droite » : moins qu’un changement personnel, c’est un glissement des repères collectifs.
Les résultats montrent que, sur les trente dernières années, la distance idéologique entre électeurs démocrates et républicains a effectivement augmenté, car les deux camps se sont éloignés du centre, mais à des rythmes différents. Ce sont surtout les électeurs démocrates qui se sont déplacés sur des positions plus progressistes sur un ensemble de sujets (notamment les droits des minorités), tandis que les républicains ont bougé beaucoup moins.
L’étude souligne aussi que la polarisation ne se résume pas à un tri partisan plus net (partisan sorting), mais reflète une réelle divergence des opinions entre les groupes, mesurée sur des dizaines de dimensions d’opinion.
En clair : la polarisation idéologique mesurée dans cette recherche n’est pas simplement due à un glissement symétrique vers les extrêmes, mais plutôt à un déplacement plus marqué vers la gauche des électeurs démocrates, ce qui élargit l’écart avec ceux qui se situent à droite ou au centre.
Référence de l’étude : Ojer et al. (2025), “Charting multidimensional ideological polarization across demographic groups in the USA”, Nature Human Behaviour, DOI : 10.1038/s41562-025-02251-0
Aux racines du wokisme dans les universités. Pourquoi cette crise dans les universités ?
La (dé) natalité, un sujet tabou au Québec ?
Pourquoi les Français font moins d’enfants qu’ils n’en voudraient
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jeudi 27 novembre 2025
Menaces contre l'IFOP et son commanditaire pour l'étude sur les musulmans de France
« Avec cette étude sur les musulmans de France, nous sommes attaqués, car nous avons touché à un sujet tabou dans l’intelligentsia de gauche », analyse François Kraus de l’IFOP Opinion dans « Le Club Le Figaro Idées ».
« Avec cette étude sur les musulmans de France, nous sommes attaqués, car nous avons touché à un sujet tabou dans l’intelligentsia de gauche », analyse @francois_kraus de @IfopOpinion dans « Le Club Le Figaro Idées », présenté par @Feertchak ce soir à 22 h 30 sur @LeFigaroTV. pic.twitter.com/cnQOCbJ4tX
— Le Figaro (@Le_Figaro) November 27, 2025
Une étude de l’IFOP publiée le 18 novembre 2025, examinant les pratiques religieuses et les attitudes des musulmans en France, a révélé une augmentation significative des pratiques religieuses, avec 62 % des musulmans déclarant prier quotidiennement, contre 41 % en 1989, et 31 % des femmes musulmanes portant le voile.
Ces résultats, interprétés comme indiquant un rigorisme croissant, notamment chez les jeunes, ont suscité des réactions virulentes de la part de l’extrême gauche. Pour François Kraus, directeur du pôle politique et actualités de l’IFOP, l’étude touche à un sujet tabou dans certains milieux intellectuels, notamment à l’extrême gauche, contrairement aux sondages sur d’autres religions qui passent inaperçus.
Kraus a mentionné des menaces directes contre lui-même, le commanditaire de l’étude et même le directeur de l’IFOP, Frédéric Dabi. Ces menaces, incluant des plaintes déposées contre X, illustrent un climat d’intimidation qui entoure l’étude. La controverse s’est intensifiée avec des actions concrètes de la part de députés du parti extrémiste La France Insoumise (LFI), qui ont déposé des plaintes contre l’étude, la qualifiant de biaisée et potentiellement islamophobe.
Des associations musulmanes, comme le conseil départemental du culte musulman de plusieurs régions, ont également contesté la méthodologie, arguant que l’enquête pourrait contribuer à produire de la peur.
Les menaces contre les acteurs de l’étude soulignent un climat d’intimidation qui risque d’entraver les discussions nécessaires sur la place de l’islam en France, tout en révélant les fractures profondes de la société française autour de la laïcité, de l’intégration et de la sécurité.
Émission en entier :
On notera que François Kraus, qui semble un progressiste de bon ton, explique que le 7 % de musulmans en France exclut toutes les personnes âgées de moins de 15 ans. Il se félicite de ce bas chiffre qui infirmerait la théorie du grand remplacement. Or, le nombre d’enfants nés de parents musulmans est proportionnellement plus important que ceux nés de parents d’autres religions et ce remplacement se fait en grande partie par les jeunes… Un tiers des naissances en France seraient extraeuropéennes. L’INSEE affirmait pour 2019-2020 : « Si le catholicisme reste la première religion (29 % de la population se déclare catholique), l’islam est déclaré par un nombre croissant de fidèles (10 %) et confirme sa place de deuxième religion de France. »
Voir aussi
France — 59 % des jeunes musulmans souhaitent l’application de la charia, selon un sondage
>Enquête Kantar (2023) : Parmi les 18-30 ans en France, 12 % se déclarent musulmans
mardi 4 novembre 2025
Pourquoi l'extrême centre est antidémocratique - Mathieu Bock-Côté
Chapitrage :
00:00:00 Pourquoi avoir écrit ce livre ?
00:04:19 L’ébranlement de l’ordre post-1989
00:10:54 Anatomie de « l’extrême centre »
00:21:16 L’hégémonie de la troisième voie
00:26:09 Le progressisme se sent assiégé
00:32:34 Mort programmée du « socle commun »
00:38:12 Existe-t-il une élite de rechange en France ?
00:42:32 Contre culture, ou contre-élite ?
00:49:36 Les tentations totalitaires
00:57:17 L’État grossit quel que soit le régime
01:11:16 Différences culturelles France/Québec
01:19:50 Conseil de lecture de Mathieu Bock-Côté
01:29:59 Pourquoi lire ?
Cette conception de soi ne s’harmonise que difficilement avec l’acceptation du fait majoritaire.
Avec un bloc central agonisant, et sur la défensive, ces tendances antidémocratiques se radicalisent :
- Élargissement constant et liberticide de la définition des « propos haineux » passibles de justifier la suppression de comptes numériques
- Élargissement constant et liberticide de la définition de l’État de droit, au point d’en retourner le sens et de la rendre incompatible avec le fait majoritaire
- La justification de l’annulation d’élections en Roumanie. Un précédent inédit.
Et ceux qui ont allumé l’incendie pourront ensuite se poser en pompiers, gardiens de la démocratie.
mercredi 14 mai 2025
Grenoble : l'université retire des dizaines d'inscriptions « artistiques » conspuant les « mâles blancs »
Précision : cela a été réalisé directement sur les baies vitrées de la Galerie des Amphithéâtres, et donc en intérieur. Un membre du personnel nous a confirmé qu’il s’agit bien là d’une initiative de l’université.
— UNI (@droiteuniv) May 12, 2025
Absolument ignoble.
La direction a condamné cette initiative. «Il y a des messages qui ont débordé le cadre acceptable. Ce sont des messages qui sont intolérables pour l’université, qui ne sont pas compatibles avec les valeurs universitaires et républicaines», a-t-il déclaré au micro de CNEWS.
Sur X, l’université Grenoble Alpes a de son côté confirmé, mercredi 14 mai, que les messages ont été effacés. « Le contenu de ces inscriptions, réalisées dans le cadre d'un atelier artistique, n’est pas à l’initiative de l’Université Grenoble Alpes et ne reflètent pas la position de l’établissement », est-il écrit.
samedi 8 février 2025
« Ce n’est pas l’expression qui engendre la violence, mais l’interdiction du débat qui alimente la radicalisation »
LE FIGARO. — On débat beaucoup en ce moment de la liberté de parole qui s’exerce sur les réseaux sociaux et qui serait, selon certains, une menace pour la démocratie. Est-ce que, selon vous, il y a une différence culturelle entre la liberté d’expression « à l’américaine » et celle qui est développée en Europe ?
PEGGY SASTRE. — Oui, il existe une différence fondamentale entre la conception américaine et européenne de la liberté d’expression. Aux États-unis, la liberté d’expression est protégée de manière maximale par le Premier Amendement, qui empêche pratiquement toute restriction sur les discours politiques, y compris ceux considérés comme offensants ou haineux. Ce à quoi il convient de rappeler, car on a tendance à l’oublier ou à ne pas le savoir, que la loi américaine punit les menaces directes et immédiates de dommages physiques, tout comme le harcèlement, le vandalisme et l’intimidation, sans même parler de la diffamation ou des secrets industriels ou militaires…
En Europe, en revanche, cette liberté est bien plus encadrée : la législation inclut souvent des limites liées aux « discours de haine » ou encore à la protection de la dignité humaine. Cette différence se traduit aussi dans les pratiques culturelles. En Europe, les lois et la sensibilité collective tolèrent moins les provocations publiques qui pourraient heurter certaines communautés. Comme le détaille le rapport «The Free Speech Recession Hits Home» du think-tank The Future of Free Speech, de Jacob Mchangama, plusieurs démocraties européennes ont adopté des lois de plus en plus restrictives sous prétexte de lutte contre la désinformation, la haine en ligne ou la protection de la cohésion nationale.
— Pourtant le droit à la caricature semble moindre aux États-unis. Pas un seul journal ne pourrait publier des caricatures hostiles à l’islam comme elles sont publiées en France dans Charlie Hebdo. Comment expliquer ce paradoxe ?
— Par une différence entre les principes juridiques et les normes culturelles. Aux États-Unis, la liberté d’expression est juridiquement plus large, mais dans la pratique, l’autocensure y est plus présente, notamment sous la pression sociale et économique. Les médias américains sont particulièrement vulnérables aux pressions des groupes militants, aux boycotts, voire à la menace physique, ce qui les pousse à éviter certains sujets trop polémiques. C’est un point que j’aborde dans Ce que je veux sauver en analysant comment certaines formes de censure ne viennent pas nécessairement de l’état, mais d’une dynamique sociale où la peur des représailles (y compris économiques) limite la liberté de parole. En France, la tradition satirique et la laïcité républicaine ont installé une tolérance culturelle plus large envers la critique des religions. L’affaire des caricatures de Charlie Hebdo en est un exemple frappant : malgré les menaces, l’hebdomadaire a continué à publier des dessins provocateurs, alors qu’aucun grand journal américain n’a osé les reproduire dans leur intégralité.
— Est-ce qu’une liberté d’expression absolue n’aboutit pas à la tyrannie des susceptibilités ?
— La liberté d’expression absolue n’existe pas, d’une part. Si on parle de liberté d’expression maximale, comme elle est consacrée par le Premier Amendement de la Constitution américaine, non, je ne pense pas qu’elle conduise à la tyrannie des susceptibilités, mais plutôt à leur confrontation ouverte. On en a un exemple avec le « retour de bâton » contre le wokisme aux États-unis : à la fois le wokisme a été le plus fort chez eux, mais en même temps il aura généré des réactions – pas toujours finaudes, mais c’est un autre débat – qui auront permis de le faire reculer avec une vitesse impressionnante. En France, je crains qu’on manque de tels contre-pouvoirs et, globalement, d’une culture qui, en fin de compte, empêche toute orthodoxie trop massive de faire souche… Ensuite, l’argument selon lequel la liberté d’expression illimitée pourrait créer un climat de violence est souvent avancé pour justifier des restrictions, mais il repose sur une logique qui inverse la causalité : ce n’est pas l’expression qui engendre la violence, mais l’interdiction du débat qui alimente la radicalisation.
Je me réfère encore au rapport « The Free Speech Recession Hits Home », qui est une mine sur le sujet. Il montre que les législations contre les discours de haine et la désinformation ont rarement prouvé leur efficacité à contenir les tensions sociales. Au contraire, elles donnent souvent une aura de martyre aux discours interdits, les renforçant au lieu de les affaiblir. C’est aussi un point que je traite dans mon livre, en soulignant que la répression des idées jugées « dangereuses » aboutit souvent à leur diffusion clandestine, les rendant encore plus toxiques. La seule réponse efficace à une idée délétère reste de lui opposer une meilleure idée, et non de la censurer. Je suis aussi très sensible à une sorte d’argument mitochondrial (en biologie, cellule chargée de récupérer l’énergie fournie par les molécules afin de les stocker pour une utilisation future, NDLR) pour la liberté d’expression maximale : quand on étouffe une idée, même et surtout atroce, on empêche par la même occasion toutes les autres idées qu’elle aurait pu faire naître. Et il est impossible, a priori, de connaître la descendance d’une idée…
La transparence est préférable à l’obscurité. Une idée exposée à la critique peut être combattue, alors qu’une idée interdite se propage en sous-main, » sans opposition
— On entend un discours selon lequel la liberté d’expression serait devenue l’ennemie de la liberté, et même de la démocratie. Ce discours est-il nouveau ?
— Non, ce discours n’est pas du tout nouveau. Il s’inscrit dans une tradition qui remonte aux régimes autoritaires et aux idéologies totalitaires du XXe siècle, qui trouvent leur genèse dans la dégénérescence de la Révolution française en Terreur. Soit un exemple emblématique d’une période où les crises politiques et sociales conduisent à un rejet de la liberté d’expression, souvent au nom de la préservation de l’ordre et de la sécurité. Initialement, la Révolution a promu la liberté d’expression comme un droit fondamental, avant de sombrer dans la Terreur et d’adopter des politiques de censure et de répression politique. En 1789, l’article 11 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen proclamait que « tout citoyen peut parler, écrire, imprimer librement», mais dès 1793, la Révolution basculait dans un régime de répression où les « ennemis de la liberté » étaient pourchassés. La loi des suspects permettait d’arrêter toute personne dont les propos étaient jugés hostiles au régime, et la loi de Prairial, de 1794, instituait la peine de mort pour de simples infractions verbales, comme critiquer la Convention nationale ou diffuser des « fausses nouvelles » (cela vous rappelle quelque chose ?). En on arrive à 17 000 exécutions, souvent pour des délits d’opinion. La Révolution est peut-être le cas d’école de ce paradoxe récurrent : ceux qui prétendent défendre la liberté sont souvent les premiers à l’étouffer lorsqu’ils estiment que son exercice met en péril leur projet politique. L’argument selon lequel la liberté d’expression mettrait en danger la démocratie est souvent employé par ceux qui souhaitent encadrer le débat public et imposer une norme idéologique unique. Dans Ce que je veux sauver, j’analyse l’évolution des totalitarismes modernes qui, au lieu d’imposer un contrôle direct, créent des formes de censure par pression sociale, comme le wokisme ou les lois contre la « désinformation ». Les travaux de Jacob Mchangama et de son think-tank mettent aussi en évidence la manière dont plusieurs démocraties utilisent la lutte contre la « haine en ligne » pour restreindre des opinions qui ne sont pas forcément haineuses mais simplement dissidentes, le tout selon cette règle : plus un régime démocratique s’inquiète pour sa stabilité, plus il a tendance à restreindre la liberté d’expression.
En Allemagne, la législation sur les discours haineux a entraîné des milliers d’arrestations pour des commentaires postés sur internet, avec des descentes de police à l’aube pour des individus accusés d’avoir insulté des personnalités publiques. En France, des lois comme celle contre « l’apologie du terrorisme » ont été utilisées de manière abusive, parfois contre des enfants ou des militants, criminalisant des opinions sans appel clair à la violence. Autant de dérives qui partagent la logique de la dégénérescence de la Révolution française : la liberté d’expression est d’abord célébrée comme un principe fondateur, puis progressivement restreinte dès qu’elle est perçue comme une menace par le pouvoir en place. Le risque majeur de cette logique est que la démocratie elle-même commence à fonctionner comme un régime autoritaire sous prétexte de se défendre contre ses ennemis. Comme l’explique Mchangama, l’histoire montre que les démocraties qui restreignent excessivement la liberté d’expression finissent par affaiblir les principes qu’elles prétendent protéger, en renforçant notamment les mouvements qu’elles cherchent à combattre. En somme, le discours affirmant que «trop de liberté d’expression nuit à la démocratie » est une vieille rengaine qui accompagne toutes les périodes de crise. Ce qui est nouveau, c’est l’ampleur de son acceptation dans les démocraties modernes, notamment sous couvert de protection contre la désinformation et les discours de haine. Mais comme l’a montré l’histoire, chaque fois que la liberté d’expression a été sacrifiée à la stabilité, c’est la démocratie elle-même qui a fini par s’effondrer.
— Vous dites que la censure ne fonctionne pas. Avez-vous des exemples concrets de censure qui ait empiré le mal ?
— Oui, plusieurs exemples plus ou moins récents montrent que la censure ne fait que renforcer les idées qu’elle prétend combattre. Le plus éloquent, et bizarrement le moins connu, concerne l’Allemagne prénazie. Voyez les travaux de Timothy Garton Ash : l’Allemagne de Weimar avait adopté des lois strictes contre les discours antisémites, poursuivant et emprisonnant plusieurs propagandistes nazis, notamment Julius Streicher, éditeur de Der Stürmer. Plutôt que d’étouffer leurs idées, ces procès leur ont offert une tribune et un statut de martyrs qui ont contribué à la montée du nazisme. Je pense aussi à l’interdiction de Dieudonné en France. Ses spectacles ont été interdits, Manuel Valls en a fait une croisade personnelle et quoi ? Cela l’a transformé en figure de la « liberté d’expression contre le système», renforçant son influence auprès d’un public complotiste qui aurait pu rester marginal. Concernant le cordon sanitaire médiatique en Belgique, contrairement à ce que certains prétendent, l’interdiction médiatique des partis d’extrême droite en Wallonie n’a pas empêché leur progression ailleurs, notamment en Flandre. La logique est toujours la même : en excluant certaines idées du débat public, on les pousse dans des sphères où elles prospèrent sans contradiction.
— Quels sont vos arguments pour faire valoir qu’une maximisation de la liberté d’expression comporte moins de dangers que sa limitation ?
— D’abord parce que la transparence est préférable à l’obscurité. Une idée exposée à la critique peut être combattue, alors qu’une idée interdite se propage en sous-main, sans opposition. Ensuite, comme je l’ai mentionné, l’histoire prouve que la censure renforce ce qu’elle cherche à éliminer : le nazisme, le fondamentalisme islamiste et même certaines formes de radicalisation politique ont prospéré précisément là où l’expression était contrainte. Enfin, la liberté d’expression est un rempart contre le totalitarisme : une société qui commence à limiter l’expression ouvre la porte à des restrictions toujours plus grandes, jusqu’à étouffer toute dissidence. Si la censure pouvait réellement empêcher la haine et la violence, nous vivrions dans un monde pacifié. Or, les sociétés qui l’appliquent le plus rigidement ne sont pas les plus démocratiques, bien au contraire.
dimanche 15 décembre 2024
Les enfants cobayes de la révolution trans
Ils sont nombreux à confesser leur surprise devant les révélations concernant le rapport ayant fuité dans Le Figaro sur la transition de genre de la Haute Autorité de santé (HAS). Car la HAS entend la rendre accessible à tous, même aux mineurs de 16 ans, sans exprimer la moindre prudence, alors qu’ailleurs en Occident, se dévoile une vive inquiétude à ce sujet. Rappelons l’esprit et les grandes lignes de ces révélations.
Mais faisons d’abord un détour. L’idéologie du genre s’est concentrée ces derniers temps sur la transition « sociale » en expliquant qu’il suffisait pour une femme de se dire homme pour que la société soit obligée de la considérer comme tel. C’est ce qui a poussé le planning familial à soutenir en 2022 qu’un homme pouvait être enceint. C’est aussi dans cet esprit qu’on a vu se multiplier les non-binaires, prétendant se dérober au féminin comme au masculin, ou alors les embrasser ensemble.
Mais nous venons de franchir une étape. C’est désormais la société dans son ensemble qui doit se reprogrammer pour faciliter non plus la transition « sociale », mais la reconstruction médicale des trans. Le personnel de santé est ainsi invité à accueillir le jeune trans en utilisant les pronoms qu’il exige - un homme biologique se prenant pour une femme devra ainsi se faire appeler «elle». L’inverse s’imposera aussi. D’aucune manière, on ne devra se demander si ce désir de changer de sexe n’est pas le signe d’un trouble psychiatrique ou psychique - la dissociation entre l’identité de genre et le corps sexué est ainsi légitimée par le corps médical.
Le système de santé est ensuite poussé à engager le plus rapidement possible la thérapie hormonale engageant le «changement de sexe», puis les opérations chirurgicales qui le rendront absolument définitif. Ces opérations devront être accessibles aux mineurs de 16 ans. Par ailleurs, les parents qui remettraient en question la transition de genre de leur enfant, et qui refuseraient de l’accompagner, pourraient être accusés de maltraitance parentale, et voir à terme leur autorité parentale remise en question, et même abolie. L’État, à terme, se donnera le droit d’arracher leurs enfants aux parents trop conservateurs, trop traditionnels. La déconstruction de la famille culmine ici.
La mouvance trans est parvenue à créer un dispositif technomédical autoréférentiel où ses militants se citent les uns les autres pour produire un « savoir » orientant ensuite le système de santéLa première chose qui frappe, ici, est la pénétration de la théorie du genre dans les instances censées produire l’expertise médicale. Le néolyssenkisme triomphe. La mouvance trans est parvenue à créer un dispositif techno-médical autoréférentiel où ses militants se citent les uns les autres pour produire un « savoir » orientant ensuite le système de santé. Cet entrisme s’accompagne souvent d’une stratégie de harcèlement des médecins pour voir lesquels se soumettent à cette idéologie et lesquelles s’y refusent, ce qui justifiera ensuite leur dénonciation pour transphobie.
La banalisation de la notion d’identité de genre a pour fonction d’empêcher de se demander pourquoi tant de jeunes, aujourd’hui, en viennent à se croire étrangers à leur corps. La vérité existentielle d’un être se trouverait dans son « ressenti de genre », et non pas dans son corps sexué, désormais traité comme une carcasse charnelle encombrante et le résidu réactionnaire d’une phase antérieure de l’humanité, avant la révélation constructiviste, expliquant que la biologie comme la nature sont désormais des catégories périmées. On parle ainsi non plus de chirurgies de changement de sexe mais de « réassignation sexuelle », pour modeler un corps jugé traître, ou du moins réfractaire, à l’esprit flottant qu’on croit porter en soi.
On touche ici les programmes d’éducation à la sexualité à l’école. Les enfants subissant la propagande du genre auront plus de chance de se retrouver un jour devant un médecin du genre ayant la mission de piloter leur transition. Si cet adolescent doute soudainement des bienfaits de la démarche dans laquelle il s’est engagé, une association de militants trans présentés comme des experts par l’état lui dira de ne pas avoir peur. La diffusion accélérée du fantasme voulant qu’on puisse naître dans le mauvais corps est le symptôme d’une perte du rapport au réel et d’un effondrement psychique à l’échelle d’une civilisation.
La modernité porte en elle une tentation démiurgique et rêve d’une humanité informe qu’elle pourra modeler selon son bon désir, dans une rationalité utopique, qui culmine toujours dans une logique totalitaire. La médecine doit fabriquer un homme nouveau, dénaturalisé, modifié aux hormones et au scalpel, persuadé désormais de s’autoengendrer. Nous sommes devant les enfants cobayes de la révolution trans.
Voir aussi
Démystifier les mythes diversitaires sur le sexe et l'identité de genre
Suicide : déclin mondial mais augmentation chez les blancs américains
Grande-Bretagne — enfants autistes poussés à s'identifier comme transgenres ?
À la lumière de six études, Remafedi trouve que le suicide chez les jeunes homosexuels s’explique peu par l’homophobie, mais davantage par la prostitution, la famille désunie, l’agression sexuelle en bas âge, les peines d’amour et l’étiquetage prématuré de l’orientation sexuelle.jeudi 12 décembre 2024
France — Vers une transition de genre gratuite dès 16 ans ?
Selon le site Le Figaro, la Haute Autorité de Santé (HAS) a dévoilé un projet de recommandations controversé relatif à la transition de genre, visant à instaurer un service public dédié. Ce dispositif proposerait un parcours de transition gratuit et personnalisé pour les personnes trans, incluant traitements hormonaux, interventions chirurgicales de réassignation, ainsi qu’un suivi psychologique, tout en écartant toute évaluation psychiatrique. Les mineurs âgés de 16 à 18 ans pourraient également bénéficier de certaines interventions, tandis que les parents s’opposant à ces mesures risqueraient de perdre, partiellement ou totalement, leur autorité parentale.
S’inscrivant dans une logique transactiviste, ce projet préconise également le financement et l’intégration des associations trans dans les réseaux de soins. Une telle orientation, en décalage avec les démarches plus mesurées adoptées par d’autres pays européens, tels que la Suède ou le Royaume-Uni, alimente les préoccupations. En effet, de nombreuses recommandations reposent sur des « accords d’experts » et non sur des preuves scientifiques établies, renforçant les critiques quant au manque de recul et à la méthodologie de l’étude.
Ce projet suscite de vives inquiétudes, notamment sur la question de la prise en charge des mineurs et l’absence d’évaluation des regrets éventuels liés aux transitions. La transparence du comité d’experts ayant rédigé ces recommandations est, par ailleurs, mise en question.
Mathieu Bock-Côté a réagi à ce projet controversé (en deux parties).
«Vers une transition de genre gratuite dès 16 ans ?» : l'édito de Mathieu Bock-Côté (Partie 1) dans #Facealinfo pic.twitter.com/Z5WUNUOKwU
— CNEWS (@CNEWS) December 12, 2024
«Vers une transition de genre gratuite dès 16 ans ?» : l'édito de Mathieu Bock-Côté (Partie 2) dans #Facealinfo pic.twitter.com/SRiyJ4poHL
— CNEWS (@CNEWS) December 12, 2024
lundi 26 août 2024
Langue française : quels sont ces « mots haïssables » ?
« Impactant », « iconique », « dispruptif », « débunker », « manspreading »… Les anglicismes, les vocables journalistiques éculés, les néologismes popularisés par les communicants de la start-up nation envahissent nos écrans, nos journaux, les discours politiques, la musique populaire. Mais ces mots ont-ils encore un sens ? En ont-ils seulement déjà eu un ? Le journaliste Samuel Piquet a disséqué cette insupportable novlangue dans son Dictionnaire des mots haïssables (éd. du Cherche-midi).
Dictionnaire des mots haïssables
de Samuel Piquet,
au Cherche-midi,
mercredi 10 juillet 2024
lundi 8 juillet 2024
Le spectre politique contemporain en France (m à j)
(Gauche populaire de conviction, bien sûr)
Vincent Roy, journaliste, s'est exprimé le terme d’extrême droite, qu’il trouve utilisé à tort et à travers : «Il faut arrêter avec ce mot d’extrême droite», réclame-t-il dans 100% politique pic.twitter.com/2HMmbDxewH
— CNEWS (@CNEWS) July 5, 2024
Plus de 10 millions de voix pour l'« extrême droite » (RN et alliés)
Aurélien Rousseau, Député des Yvelines #nouveaufrontpopulaire (extrême gauche), ancien ministre de la santé et de la prévention, remercie les médias :
mardi 19 mars 2024
Les locaux de l'Université de Montréal ont accueilli l'école marxiste d'hiver... et ses 600 participants
Les 17 et 18 février, plus de 600 communistes se sont réunis pour lancer le Parti communiste révolutionnaire. Son congrès fondateur aura lieu du 18 au 20 mai.
Le site de l’organisation ne précisait pas le lieu de cette réunion, mais indiquait :
Dans un reportage sur cette réunion, la journaliste parle d’une université, mais elle ne précise pas laquelle.LIEU ET HÉBERGEMENT
Plus de détails (sur le lieu précis, l’hébergement suggéré, etc.) seront fournis dans les semaines à venir.
Louis Audet-Gosselin, directeur scientifique du Centre contre la radicalisation violente déclare, goguenard, ne pas être inquiet par cette organisation qui est « assez dynamique » et qualifie ce rassemblement d’« assez impressionnant ». Il admet toutefois que son message est radical.
Il est intéressant de noter la discrétion de cette organisation et de cette journaliste sur le lieu de ce congrès.
Peut-être cette discrétion s’explique-t-elle par le désir de ne pas embarrasser l’Université de Montréal qui a prêté ses locaux et d’éviter que la réunion ne soit annulée ou dérangée par des troublions.
Ce genre de choses est réservé aux organisations conservatrices ou pro-vie.
Rappelons qu’une organisation chrétienne poursuit le gouvernement du Québec après s’être vue refuser l’accès à un centre de congrès l’été dernier parce qu’elle est pro-vie.Voir aussi
Extrémisme — vandalisme contre Radio-Canada pour un documentaire sceptique envers les « soins transgenres » sur les adosCitations ethniquement incorrectes de Karl Marx
Le communisme, cette religion profane
dimanche 17 mars 2024
France — Projet de loi visant les «Conversations privées, gare à la délation !»
Mise à jour du 17 mars
Matthieu Bock-Côté explique le projet totalitaire de l'extrême-centre. Le totalitarisme du XXIe siècle est le mondialo-progressisme.
— Kim Jong Un ᵖᵃʳᵒᵈⁱᵉ (@KimJongUnique) March 17, 2024
C'est une mise au point nécessaire, car le danger pour les libertés naturelles vient du centrisme extrémiste et autoritariste. On l'a vu sous le… pic.twitter.com/FGFEBBrYxz
Billet du 12 mars
Mathieu Bock-Côté : «Conversations privées, gare à la délation !», dans #Facealinfo pic.twitter.com/LPUP9PHMdx
— CNEWS (@CNEWS) March 11, 2024
Texte de Bock-Côté sur le même thème paru dans Le Figaro du 16 mars
La proposition de loi votée en première lecture par l’assemblée nationale «visant à renforcer la réponse pénale contre les infractions à caractère raciste, antisémite ou discriminatoire » peut surprendre, dans la mesure où elle projette d’étendre la pénalisation de ce qu’on appelle communément les discours haineux dans le domaine privé. Son promoteur semble surpris qu’on puisse s’y opposer : il soutient que cette proposition de loi n’innove en rien, ne change en rien la caractérisation des délits, et actualise seulement un dispositif répressif nécessaire, dans un contexte marqué par la renaissance de l’antisémitisme, suite au 7 octobre.
Mais la référence au 7 octobre semble surtout servir de prétexte. Car le véritable contexte est autre. Depuis plusieurs années, plusieurs sociétés occidentales ont voulu mettre en place un appareil juridique pour traquer les propos haineux dans le domaine privé. La lutte contre la haine justifie tout, et des lois sont élaborées pour persécuter ceux qui s’en rendraient coupables. L’écosse comme l’irlande ont montré jusqu’où cette volonté pouvait conduire. Mais l’abolition de la distinction entre le public et le privé n’est-elle pas la marque distinctive du totalitarisme, qui met toujours en place non seulement une police de la pensée mais aussi une police des arrièrepensées ?
On nous répond alors que la proposition de loi ne vise pas les propos strictement privés - en gros, ceux qui sont tenus dans la chambre à coucher - mais les propos tenus dans le domaine « non public ». Cette distinction jésuitique, ou orwellienne, devrait-on dire, est censée nous rassurer. On y verra surtout une manière comme une autre d’étendre la société de surveillance à des domaines de l’existence qui, autrefois, étaient sanctuarisés. Elle donne ainsi aux pouvoirs publics de s’immiscer dans les boucles Whatsapp, dans les groupes Facebook privés, pour pénaliser d’éventuels propos jugés litigieux.
Elle permet aussi de surveiller et de sanctionner les propos haineux qui se tiennent, par exemple, sur un lieu de travail. Le principal promoteur de la PPL a ainsi expliqué qu’on pourrait sanctionner un homme qui dirait à un autre «sale juif ». Certes. Mais c’est ici qu’on bute sur la question de la définition des propos haineux. Car le domaine de ces derniers n’a cessé de s’étendre depuis quelques années. Sera-t-il possible, ainsi, de pénaliser celui qui, dans une conversation à la machine à café, oserait affirmer qu’il y a en France un « grand remplacement », quand on sait que cette formule est systématiquement associée par la presse de gauche à une théorie conspirationniste et raciste? Il ne s’agit pas ici de reprendre cette formule à notre compte mais de savoir quel sort sera réservé à celui qui le ferait.
Quel sort réservera-t-on à celui qui, contestant la valeur de la théorie du genre, refusera de croire qu’un homme puisse devenir une femme et osera blaguer à ce sujet? Faudra-t-il sanctionner celui qui se permettra quelques observations sur les liens entre l’insécurité et l’immigration? Ou le farceur, plus ou moins maladroit, qui, au second degré, se moquera de tel ou tel article du dogme diversitaire? On nous répondra peut-être qu’il appartiendra aux tribunaux d’en juger - ce qui ne devrait rassurer personne, quand on voit le bilan de ces derniers. C’est un effet d’engrenage qui s’enclenche. Et quoi qu’on en dise, tôt ou tard, les dîners tomberont aussi sous le coup de la loi. La vie privée sera placée sous surveillance étatique.
Surtout, la pénalisation des propos dans le domaine «non public» s’accompagne par définition d’un appel à la délation généralisé, chacun devant surveiller son prochain pour s’assurer qu’il ne dérape pas, qu’il ne sort pas du cadre de la loi, qu’il ne tient pas des propos que l’ordre idéologico-juridique de notre temps prescrit. Et que faire de ceux qui se seront tus, et n’auront pas dénoncé ? Seront-ils considérés comme complices de l’odieux propos? On devrait pourtant savoir que la transformation du délateur zélé en citoyen exemplaire vient avilir l’esprit civique d’un peuple et semer une méfiance globale qui détruit le lien politique et fait régner partout le soupçon.
Ajoutons que la définition de la haine ne cessant de s’étendre, on ne sait jamais à quel moment tel propos hier anodin sera d’un coup jugé litigieux. Les lois qui sanctionnent le délit d’opinion favorisent à la fois l’autocensure et le règne de l’arbitraire, et marquent au fer rouge le déviant idéologique qu’il faudra un jour priver de ses droits civiques. Le délit d’opinion n’est-il pas que la forme sécularisée du délit de blasphème d’autrefois? J’ai cru comprendre que le simple fait de remettre en question une telle loi suffisait à étiqueter un homme à « l’extrême droite ». Étrange société qui est parvenue à se convaincre que la défense de la société libérale est le masque du fascisme.
Voir aussi
La loi sur les préjudices en ligne menace la liberté d'expression au Canada
Écosse : projet de loi prévoit de poursuivre les discours « haineux » tenus chez soi
samedi 16 mars 2024
Extrémisme — vandalisme contre Radio-Canada pour un documentaire sceptique envers les « soins transgenres » sur les ados
Une enquête a été ouverte par la police de Montréal concernant des actes de vandalisme commis sur les locaux de Radio-Canada, à Montréal, plus tôt la semaine dernière. Des gestes revendiqués en ligne comme une réponse à la récente diffusion d’un reportage par l’émission Enquête sur les thérapies de transition de genre chez les mineurs.
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| La Maison de Radio-Canada, avenue Papineau, a été la cible de vandales dans la nuit du 12 au 13 mars |
À 2 h 20, le 13 mars dernier, un appel a été fait au 911 concernant des méfaits commis sur l’édifice d’une « entreprise médiatique » dans l’arrondissement de Ville-Marie, a confirmé le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).
« À leur arrivée sur les lieux, les policiers ont constaté qu’il y a des vitres brisées à l’une des entrées de la bâtisse », explique une porte-parole du corps policier, Caroline Chèvrefils.
Selon les premières informations disponibles, « un ou des suspects » auraient causé ces dommages avant de prendre la fuite, ajoute-t-elle. L’enquête est toujours en cours et aucune arrestation n’a eu lieu pour le moment.
Le SPVM entend visionner les images de caméras de surveillance qui auraient capté la scène.
La société d’État a confirmé samedi avoir été la cible de ces gestes de vandalisme. « Des suspects ont effectivement endommagé trois vitres de notre édifice pour ensuite prendre la fuite, a indiqué son porte-parole, Marc Pichette. Il s’agit d’un malheureux geste de vandalisme. »
Revendiqués en ligne
Vendredi, un communiqué anonyme a été publié sur le site internet Montréal Contre-information, une plateforme utilisée par des militants anarchistes pour revendiquer leurs actions. Le texte suggère que ces gestes de vandalisme se veulent une réponse à la récente diffusion d’un reportage à l’émission Enquête sur les thérapies de transition de genre.
Diffusé le 29 février dernier, le reportage en question, intitulé Trans express, s’intéresse à la question des adolescents qui souhaitent changer de genre et au fait que le système de santé québécois « répond très vite à leurs demandes de transition médicale en prescrivant des bloqueurs, de la testostérone et des mastectomies ».
« Est-il normal qu’une jeune fille de 14 ans obtienne une prescription de testostérone en quelques minutes ? », peut-on lire dans le descriptif de l’enquête, sur le site internet de l’émission.
Or, le texte publié sur Montréal Contre-information reproche à la société d’État « d’utiliser sa large plateforme pour amplifier des discours transphobes proches de ceux de l’extrême droite ».
« Ce reportage représente un glissement idéologique qui sert à légitimer les demandes transphobes de l’extrême droite, qui va attiser les violences envers les communautés trans, présentement de plus en plus ciblées », poursuit le texte dont les auteurs restent inconnus.
Radio-Canada n’a pas souhaité commenter ces accusations dans l’immédiat.
La Presse rapportait cette semaine que plusieurs jours avant la diffusion du reportage, le 29 février dernier, différents médias avaient été encouragés à démolir le reportage d’Enquête, présenté comme une plateforme offerte par Radio-Canada à l’extrême droite transphobe avant même de l'avoir vu. Bizarrement, La Presse ne dit pas qui était à l'origine de ces « encouragements ».
Source : La Presse
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Parti conservateur du Québec veut interdire les mastectomies pour les mineurs
Le documentaire Garçons, un film de genre, de Manuel Foglia, suit un groupe d’adolescents de l’école secondaire de Matane et un autre de l’école Pierre-Laporte à Montréal. Le film est un projet progressiste de lutte contre les stéréotypes conservateurs en matière de rôles sexuels. Voir Réaction hostile de la part des élèves immigrés à l'arrivée d'élèves « de souche »
Mathieu Bock-Côté : La volonté de rééduquer l'homme occidental (L'homme surnuméraire)
mercredi 26 juillet 2023
Comptabilité woke de la part de la candidate préférée de Québec Solidaire
La professeure de l’Université Laval Christine Gilbert a confirmé au Journal qu’elle souhaite porter les couleurs de la formation [Québec solidaire] lors de l’élection partielle rendue nécessaire par la démission-surprise de Joëlle Boutin.
Mme Gilbert était candidate de Québec solidaire dans Lotbinière-Frontenac, le comté où elle réside, lors des dernières élections générales. Elle avait terminé loin derrière, avec un peu plus de 9 % des voix.
Il s’agit d’une candidature économique pour la formation de gauche. La professeure agrégée en comptabilité est notamment spécialisée dans les questions de dette publique. »
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| Gabriel Nadeau-Dubois (au centre) sous le regard sévère de Christine Gilbert lors de la campagne électorale de 2022 |
Elle semble surtout être une féministe très à gauche. Il suffit de consulter sa très maigre publiographie :
- Gilbert, C. (2022). A Herstory of Accounting: Reconsidering the relationship between accounting and capitalism through the lens of matriarchal societies. Conférence A-CEASAR, Wellington, Nouvelle Zélande. (recyclée en 2023 en Colombie)
- Gilbert, C. (2022). Countering Neoliberal Hegemony: The Use of Accounting in Public Space. AARG Seminar, Royaume-Uni. (recyclée deux fois)
- Gilbert, C. (2022). Investigación contable: ¿Para quién? ¿ Para qué?: El papel del los académicos para el cambio social. Keynote speaker principal à la Conférence QRCA, Medellin, Colombie.
- Gilbert, C. (2022). Resistance, hegemony, and critical accounting interventions: Lessons from debates over government debt. European Accounting Association Conference
vendredi 7 octobre 2022
Affiche subventionnée par Québec « contre la violence sexuelle » faite aux trans (m à j)
Sur la page Facebook du Cégep de Valleyfield:
« Ça aussi, c’est de la violence sexuelle. »
Plusieurs formes de violences sexuelles sont spécifiques aux communautés LGBTQIA2S+. Trop souvent, on a tendance à banaliser la violence sexuelle vécue par ces communautés.
Ce projet est rendu possible grâce au Collectif social, au Bureau de lutte contre l’homophobie et la transphobie, au Ministère de la Justice du Québec et au Gouvernement du Québec, en collaboration avec Interligne et le GRIS Montréal.
Au Cégep de Valleyfield, la violence sexuelle, c’est l’affaire de tout le monde et on prend ça au sérieux. Dans les prochaines semaines, tu pourras voir toutes les affiches de notre nouvelle campagne sur la violence sexuelle vécue par les communautés LGBTQIA2S+ sur les espaces d’affichage du cégep.
#hyperbole
Voir aussi
Lutte à « l'hétérosexisme » : manque de modestie constitutionnelle du gouvernement québécois (2010, la lutte contre l'hétéronormativité est inscrite dans les documents du gouvernement québécois)
Un plan de lutte contre l'homophobie méprisant pour la population (4 philosophes)
Le Monopole de l'Éducation au service des lobbies dits progressistes avec vos sous
Pas
de classiques de la littérature, mais la lutte contre l'hétérosexisme
en classe de français, d'anglais, d'histoire et de mathématiques
École québécoise : l'homoparentalité expliquée aux enfants du primaire par l'État
Comment créer une majorité en faveur de l'homoparentalité...dans les médias (philosophe français)
Cahier ECR : « Beaucoup de travail à faire aux groupes religieux pour accepter les homosexuels »
samedi 4 décembre 2021
La nécessité du retour de la fonction paternelle alors que le patriarcat occidental disparu est sans cesse attaqué à gauche
Jean-Michel Delacomptée s'entretient avec Mathieu Bock-Côté sur le patriarcat, la paternité, les deux sexes, la détestation de l'homme blanc uniquement apparemment
La seconde moitié du XXe siècle a vu l’avènement des femmes dans la sphère publique sous le signe de leur égalité avec les hommes, valeur fondamentale en France comme en Europe. Ce formidable progrès connaît aujourd’hui des développements hasardeux. Dans le tumulte d’une époque où les passions prennent le pas sur la raison, à la revendication d’une égalité juste se substitue progressivement la quête utopique d’une égalité totale entre les individus, les sexes, les genres, qui implique l’éradication du patriarcat, source de tous les maux. Exit le père de famille, symbole de l’autorité, voici le règne de l’amour universel comme projet politique consacré par les lois. Étrange amour, qui tend à opposer l’homme et la femme, à produire de la violence, à fracturer la société, à détruire la beauté du monde.
Avec son esprit pénétrant et sa plume inspirée, Jean-Michel Delacomptée examine la révolution des mœurs en cours, amplement importée des États-Unis, où s’invente une modernité aveugle aux conséquences de ses choix. Devant l’avenir qu’obscurcit le sectarisme de revendications sans limites, il se livre à une ardente défense de notre souveraineté morale, clé d’une indispensable préservation de l’humanisme et de la haute culture sur lesquels repose la fragile grandeur de notre civilisation. `
Les hommes et les femmes: Notes sur l'esprit du temps
de Jean-Michel Delacomptée
publié le 6 octobre 2021
chez Fayard
à Paris
224 pages
ISBN-13 : 978-2213712840
dimanche 28 novembre 2021
Défendre le français c'est comme suspendre les droits des Noirs ou des Juifs...
Tous les pays privilégient leurs langues nationales ou officielles, ne fût-ce pour des raisons pratiques et économiques : ils ne peuvent communiquer dans de très nombreuses langues. Ce serait irréaliste.
Même des pays qui prétendent avoir de nombreuses langues officielles, comme l’Afrique du Sud, n’utilisent qu’une ou deux langues dans l’administration, lors des réunions administratives, dans leur armée, etc. Ceci indépendamment de toute politique d’affirmation identitaire.
Incidemment, en Afrique du Sud, l’ANC a promu 11 langues officielles pour éliminer l’afrikaans, langue officielle majoritaire sous l’apartheid, la ramener au même niveau que les langues bantoues devenues récemment officielles, et privilégier le seul anglais que maîtrisaient les cadres expatriés de l’ANC (regardez les sites officiels de l’administration sud-africaine pour vous en convaincre, voir ici, ici et là).
Il n’y a donc rien de rare à ce que des lois ou des pratiques administratives privilégient une langue du pays.
Mais pour Pearl Eliadis, avocate de renom et professeure de droit à l’Université McGill de Montréal (soupirs), le projet de loi 96 sur la défense du français reviendrait à faire quelque chose de commun à suspendre les droits des Noirs ou des Juifs… C’est ce qu’elle a affirmé en septembre dernier, lors de consultations organisées par le Quebec Community Groups Network. Extrait pertinent ci-dessous, sous-titré en français. Vidéo complète en anglais (près de 4 heures) ici.
samedi 27 novembre 2021
Culte écologiste et terrorisme vert
RAF : ces trois lettres ne parlent peut-être pas aux plus jeunes d’entre nous. Mais dans les années 1970, la Rote Armee Fraktion (Fraction armée rouge) a plongé l’Allemagne dans l’effroi, multipliant les attentats sanglants contre les symboles de l’impérialisme américain et du capitalisme bourgeois. Cinquante ans plus tard, une certaine frange écologiste radicale s’en revendique pour légitimer des actions violentes qui pourraient être menées au nom du climat.
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| Pour Tadzio Müller, incendier des voitures n'est qu'un des moyens que les écologistes militants veulent utiliser à l'avenir |
Cette radicalisation du mouvement écolo était assez logique, note le journal allemand, dès lors que le «sauvetage du climat» devient l’objectif politique suprême. Fanatiques, les militants se sentent autorisés d'imposer leurs exigences par la force.
Un mode d’action légitime, puisque c’est pour le bien des générations futures. En réalité, les débordements de Friday for the future ou les prises de parole offensives de Greta Thunberg puisent dans la même dialectique : si vous, la majorité, ne répondez pas à nos exigences, vous sortez du champ du débat et devenez des ennemis avec lesquels on ne transige pas.
Source Die Welt














